Si un jour, vous aussi devenez sponsor d’un projet, comment vous y prendre ?

Dans la littérature sur le management de projet, le rôle de sponsor de projet semble apparaître dans les années 70s.

PMI Exec sponsor engagementC’est dans cette période que le management de projet s’est développé dans toutes les industries et activités au lieu d’être cantonné aux grands projets de construction, du militaire et de l’aéronautique. Certaines entreprises se sont alors organisées par projet et il est apparu qu’il n’y avait plus assez de leaders business pour conduire directement tous les projets. Ces leaders devaient s’appuyer sur des managers de projet plus opérationnels tout en conservant le rôle de sponsors business et de responsables ultimes du projet.

Étant moi-même un chef de projet comme beaucoup des lecteurs de ce blog, devenir sponsor de projet revient pour nous à traverser le miroir.

Le PM que je suis a des attentes très fortes (tout en essayant de rester lucide) de ce qu’il attend de son ou ses sponsors.

Alors, si je devenais sponsor à mon tour, quelles seraient mes premières préoccupations ?

1. En premier lieu, bien définir mon rôle et mes attentes envers le PM

Au même titre qu’il ou elle aura des attentes de ce que je peux lui apporter. Il est donc nécessaire d’établir une relation de confiance entre nous basée sur des rôles et responsabilités clairement établis, de communications régulières, des règles de vie. Établissons-les en communs lors d’une première session de travail.

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2. Être le champion du métier/business en toute légitimité.

Afin de remplir pleinement sa fonction, le sponsor doit être écouté et reconnu de ses pairs dans le business et de son management. Il est donc critique que je prenne contact avec toutes les parties prenantes du projet: les « stakeholders« . J’ai besoin de bien cerner leurs attentes du projet, leurs inquiétudes également, leur niveau d’implication nécessaire, et d’écouter leurs points de vue.

Il sera en particulier souvent nécessaire d’obtenir un accès à leurs meilleures ressources expertes du domaine dans et pour lequel œuvre le projet et de bien comprendre les tenants et les aboutissants de la problématique à adresser.

sponsor compas3. Apporter direction et soutien décisionnel

Voici l’un des rôles clés du sponsor. Il s’agit de donner une direction et un support managérial au chef de projet. Il est donc impératif que j’ai une excellente vue d’ensemble très claire des objectifs du projet et que je sois capable de les articuler et de les communiquer simplement et efficacement.

Et ce, à toutes les parties prenantes: le chef de projet et son équipe bien sûr, mais aussi le management de l’entreprise, les clients, les fournisseurs, y compris ou peut-être même en particulier vers tous ceux qui semblent moins directement impactés mais qui auraient une grande influence dans la société (pas toujours les plus hauts placés).

4. Revoir et approuver les plans et livrables

acceptedAu-delà de l’adéquation des livrables et plans de projet aux objectifs concrets du projet que nous avons établis ensemble, mon rôle de sponsor est d’améliorer ces livrables et de les approuver formellement.

Les meilleurs sponsors que j’ai eu en tant que PM, avaient la capacité de voir plus loin que les livrables en eux-mêmes. Ils percevaient à l’avance comment ces produits seraient accueillis selon les attentes des diverses parties prenantes. Ils anticipaient les éventuelles réactions négatives pour les prévenir, souvent par des modifications cosmétiques en apparence mais qui faisaient la différence.

Ils avaient toujours un ou deux coups d’avance dans leur réflexion par rapport à mon focus nécessairement plus opérationnel.

5. Assurer la disponibilité des ressources allouées (y compris la  mienne)

balancer les ressources allouéesJe me montrerai exigent, voire intransigeant sur la mise à disposition dans les temps des ressources promises à l’équipe projet pour réussir.

Comment être sévère sur toute dérive du projet si les moyens agréés ne sont pas fournis?

Le plus difficile sera probablement ma propre disponibilité envers le chef de projet. Elle doit être facile à obtenir, sans délais, et surtout 100% de mon attention doit être dédiée au projet dans ces occasions de rencontre.

6. Éliminer les obstacles

éliminer tous les obstaclesEn sus de fournir les ressources nécessaires, j’ai le devoir d’intervenir efficacement pour débloquer les situations complexes ou les crises que le PM malgré tous ses efforts (car c’est en premier lieu son rôle) ne saurait résoudre.

Il ne s’agit pas de déresponsabiliser le PM ni de se substituer à elle ou lui mais au contraire de fournir le support dont elle/il a besoin quand cela est nécessaire.

7. Établir et trancher sur les priorités

TriangleQue faire? Décaler une mise en production de quelques jours ou dépasser le budget?

Le PM saura me fournir les arguments pour et contre de ces deux alternatives, et éventuellement sa recommandation.

La décision m’en reviendra (avec le comité de projet) et je devrai prendre en compte les objectifs et impératifs business, les impacts opérationnels et commerciaux, les parties prenantes…

Ce type de décision ne saurait être remis et, souvent, pas de décision est pire que de faire une erreur que l’on corrigera plus tard.

8. Examiner régulièrement l’état d’avancement

Image courtesy of Ambro / FreeDigitalPhotos.net
Image courtesy of Ambro / FreeDigitalPhotos.net

Une combinaison de réunions formelles et informelles me semble une bonne base d’efficacité. Le coté formel des comités de projet et autres revues de jalons et de documents est nécessaire mais souvent insuffisant. En effet, ce n’est pas en lisant un rapport ou en écoutant un laïus de présentation bien rodé que l’on perçoit ce qui se passe réellement.

Il faut lire entre les lignes, comprendre les non-dits, les intangibles, apprécier les difficultés du PM et avoir une vraie relation humaine.

Dans mes projets passés, de brèves (30 minutes) sessions fréquentes (hebdomadaires) et régulières m’ont paru être les plus efficaces.

9. Promouvoir une communication franche et ouverte (bas les masques !)

wearing a maskPour avoir l’info vitale, y compris les mauvaises nouvelles difficiles à entendre, il faut que de mon coté je sois franc et ouvert avec le PM. Communiquer sans tabou ni agenda caché est un pré-requis.

Hormis certaines informations de nature à mettre à risque la société au plan légal (certaines infos financières par exemple, ou des réorganisations et acquisitions), tout peut être expliqué avec un peu d’intelligence et de confiance.

10. Fournir des standards de performance

Être ouvert et approchable ne signifie pas être permissif. Mes meilleurs sponsors étaient intransigeants envers mon équipe et moi-même. J’avais très clairement leur support et je savais parfaitement ce qu’ils attendaient de moi. Nous avions des standards de qualité et de performance très élevés et ils étaient partagés.

11. Développer une organisation qui apprend de ses erreurs et de ses réussites

apprendreEnfin, en tant que sponsor d’un projet important de la société et donc membre du senior management, je me dois de développer les compétences et le savoir-faire des ressources qui me sont confiées et m’assurer que les leçons apprises bénéficieront aux futurs projets.

Pensez stratégique avec la certification PMI-PBA® par Jean-Christophe Hamani

Obtenir la certification PMI-PBA® Professional in Business Analysis du PMI (Project Management Institute) ou comment rajouter un facteur essentiel de succès dans vos projets !

Jean-Christophe Hamani, Vice-President PMI France

La Business Analyse, une discipline nouvelle ?

Jean-Christophe Hamani
Jean-Christophe Hamani

La Business Analyse en tant que « traduction des besoins en exigences » est une discipline indispensable, matérialisée par le business case (cas d’affaire) et le cahier des charges à l’origine des projets. Pour autant, la pression exercée sur les organisations privilégie souvent le « Quand » (les délais) et néglige quelque fois le « Pourquoi » (au fond quelle est la raison business ?) sans oublier le « Pour Quoi » (quel est le vrai produit résultant du projet répondant à ce besoin business ?).

problem analysis solutionLe PMI rappelle que près de 40% des organisations considèrent un mauvais pilotage des exigences comme étant la cause majeure d’échec sur leurs projets.

Le guide en français
Le guide en français

Dans un environnement de transformation récurrent des organisations et des contextes, un leader de projet, programme ou portfolio peut-il prendre le risque de rater la cible qu’avait en tête son donneur d’ordre ? Il devient de plus en plus crucial de fournir aux praticiens les outils permettant de sécuriser un alignement de la stratégie avec l’exécution !

Le PMI en a bien compris la nécessité et c’est fin 2014 qu’est lancée la session pilote de la certification PMI-PBA®, qui compte en moins d’un an et demi près de 700 certifiés !

En intégrant la Business Analyse au cycle de vie décrit dans le référentiel PMBOK® Guide, le PMI a donné à cette discipline la dimension qui en fait un facteur clé de succès dans la réalisation des projets.

De l’idée au projet : êtes-vous éligible ?

PMI PBA HandbookFort de ce constat, vous décidez de rajouter cette nouvelle certification à votre actif. Conçue sur le même modèle que le PMP® soit 4 heures d’examen et 200 questions (seuil de réussite à 70%), vous visez et planifiez une fenêtre de trois mois pendant lesquels vous vous consacrerez à la préparation.

Mais êtes-vous éligible ? Il vous faut télécharger le PMI-PBA® Handbook. Il vous appartient d’ouvrir un dossier de candidature à soumettre dans les 90 jours. Votre éligibilité vous sera communiquée dans les 5 jours. Par contre, à partir du moment où vous payez pour l’examen (405 US$ au tarif membre), vous aurez un an pour le passer avec la liberté de choisir la date auprès du centre Prometric (75019). Notez que vous avez trois possibilités de passer l’examen, les deux dernières étant payantes (275 US$). Je vous recommande le test sur PC (Computer Based Test) qui vous permet d’avoir le résultat immédiatement (sans attendre 15 jours).

Pour revenir à l’éligibilité, les deux difficultés principales résident dans la justification d’une expérience de Business Analyse et d’une formation de 35 heures.  Cette expérience doit être de trois ans minimum (4500 heures dont 2000 dans un contexte projet) pour un bac + 5. On ne vous demande pas d’avoir été business analyste sur votre CV mais a minima d’avoir exercé une activité de BA en environnement projet. Comme pour le PMP®, vous devez être capable de produire des pièces justificatives en cas d’audit. Souvent la difficulté réside dans la justification de la semaine de formation avant l’éligibilité …

Le contenu de la Certification

Partenaire de DantotsuPM
Partenaire de DantotsuPM
La certification s’articule autour de 5 grands domaines :
  1. Get the guide for free on PMI's Web Site
    Get the guide on PMI’s Web Site

    Needs Assessment (18%) – Comment évaluer les besoins business (problèmes ou opportunités) et proposer des initiatives pour consolider le business case

  2. Planning (22%) – Rédiger le plan de Business Analyse
  3. Analysis (35%) – Utilisation des outils et méthodes pour, à partir des besoins, documenter les exigences qui serviront de document d’entrée au design
  4. Traceability and Monitoring (15%) – Comment s’assurer pendant le cycle de vie du projet que les exigences existantes ou nouvelles sont traçables en amont (en remontant aux besoins business) ou en aval (en descendant jusqu’aux livrables produit)
  5. Evaluation (10%) – Comment valider le produit apporté par le projet au regard des besoins business qui avaient donné lieu à la création du projet

Une large part est consacrée aux outils et méthodes, à l’adaptation de l’effort du BA selon le mode de développement (Cascade vs. Agile) et à l’intégration dans le processus du PMBOK® Guide.

La préparation à la certification

requirements managementA la différence du PMP®, la préparation du PMI-PBA® se fait sur la base … d’une liste de lecture contenant pas moins de 12 références ! Pas de panique, pour ma part je pense qu’il y a en priorité deux documents que vous devez parfaitement maîtriser :

Ces documents sont téléchargeables gratuitement pour les membres PMI. Cependant, je recommande fortement de travailler sur une version papier.

Je vous recommande également de télécharger le document suivant, qui se rapproche du « Practice Guide » et détaille la partie « Requirement Management » du PMBOK® Guide

Le PMI met également à disposition également :

Cette certification étant nouvelle, la liste des ouvrages disponibles a l’avantage d’être restreinte. J’ai également acheté un guide qui est très complémentaire du « Practice Guide » (écrit par deux des auteurs du « Practice Guide ») et un test blanc :

Bien entendu, vous avez la possibilité de suivre un cours auprès d’un REP (Registered Education Provider) (une liste de REP partenaires est disponible sur le site du PMI France).

Partenaire de DantotsuPM
Partenaire de DantotsuPM

De la préparation à l’entraînement : se préparer au jour « J » !

Après une première lecture de ces documents, vous devez commencer à vous entrainer. Les deux derniers documents (le premier comporte un test pour chacun des domaines ainsi qu’un examen blanc de 100 questions) vont vous aider à retenir tous les concepts, notamment les méthodes pratiques, comment et quand les utiliser.

logo PMI-PBAPar contre, il m’apparait absolument indispensable de s’entrainer en conditions réelles sur des bases de questions (je précise que tout l’environnement du PMI-PBA® est en anglais, à la différence du PMBOK® Guide et du PMP®). La plus grande difficulté de l’examen réside dans la capacité à rester frais pendant 4 heures d’affilée. Les questions sont en grande majorité des études de cas, vous devez donc vous préparer à lire un énoncé de plusieurs lignes dont chaque mot compte ! De plus, vous devez choisir la réponse la plus adaptée parmi quatre (généralement deux sont possibles -une plus que l’autre- et deux sont disqualifiées par un mot dans la description).

Aussi, je vous recommande de vous entrainer jusqu’à avoir une bonne marge. Pour ma part, j’ai attendu de réussir une banque de question en conditions réelles à 90% avant de passer l’examen (70% à atteindre). En effet, en utilisant une banque de questions, vous vous habituez au style et vous retrouvez aléatoirement des questions auxquelles vous avez déjà répondu. Par contre, le jour de l’examen, vous serez face à 200 questions inconnues rédigées dans un style différent !

PMI-PBA®, une nouvelle compétence stratégique !

Une fois le précieux label obtenu, que peut-on retenir de cette expérience ?

Cette préparation a été une belle occasion de :

  • Get the latest on this topic from PMI
    Get the latest on this topic from PMI

    Rafraichir ses connaissances par rapport au PMBOK Guide

  • Découvrir un « Practice Guide » très bien écrit et riche d’enseignements
  • De découvrir de nombreux rapports et livres blancs excellents (je ne peux pas ne pas mentionner ceux rédigés en coopération avec Deloitte, the BCG ou The Economist) notamment les rubriques Pulse of the Profession et Thought Leadership

Cette certification n’a pas vocation à transformer des praticiens de projet en BA mais plutôt de garantir que nos Managers et Directeurs de projet, programme et portefeuille maitrisent la dimension de Business Analyse, facteur essentiel de réussite.

En conclusion, la certification PMI-PBA®, fort bien faite, offre la possibilité de valider des compétences de type « Strategic and Business Management », compétences critiques pour qui veut entretenir la dimension stratégique du management de projet dont la première vocation est de prodiguer, par l’excellence opérationnelle et la performance, un avantage compétitif à nos entreprises.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bon courage pour votre certification !

N’hésitez pas à me contacter sur  jean-christophe.hamani@pmi-france.org

PMI-PBA, PMI, PMP, PMBOK Guide are registered mark of Project Management Institute, Inc.

pourquoi le changement ne perdure-t-il pas ?

Le nouveau leader doit regarder le système dans son ensemble, au lieu d’essayer d’économiser quelques centimes sur chaque pièce prise individuellement.

Why Change Fails to Stick

http://ecaminc.com/index.php/blog/59-generalblog/237-2011-02-28

Le management invente de grands plans pour introduire le changement, il met en œuvre ces plans et trois ans plus tard l’organisation est redevenue à son point de départ, telle qu’elle l’était avant l’initiative. Le changement vers de nouveaux systèmes révolutionnaires n’est pas facile; maintenir ces processus et procédures est encore plus difficile. Des idées progressistes peuvent connaître une mise en œuvre réussie seulement pour voir l’organisation régresser jusqu’à son état antérieur quelques années plus tard. La raison de cela prend ses racines dans les pratiques sociales et la nature humaine.

changement colleLe changement réussi

Paul Gibbon's latest book on the topic
Paul Gibbon’s latest book on the topic

Réussir un changement dans l’entreprise exige une charte de management, du financement pour l’éducation, une démonstration par l’exemple et une totale intégration dans le tissu qui fait l’entreprise. Toutes ces choses puisent leur énergie dans le management. La genèse de l’idée peut venir de tous les recoins de l’organisation mais le management doit parrainer et supporter le changement par des actions et pas seulement des paroles.

Le changement est difficile et les chances de l’implémenter avec succès les meilleurs changements sont très faibles. L’organisation entière participe à la mise en œuvre du changement; cependant, le management porte la responsabilité de le faire se produire. Sans engagement plein et entier du management derrière l’initiative, elle échouera. Le succès est obtenu de haute guerre et seulement atteint  par les meilleurs. Les managers qui le réussissent doivent en récolter une récompense significative.

Récompenser le succès

success go get itLa plupart des leaders qui pilotent le changement trouvent peu d’intérêt dans la tâche banale de maintien des processus. Ils ont besoin du prochain défi. La culture d’entreprise induit ceci par les promotions. Les primes financières aident, mais la stature d’un nouveau titre ou d’un nouveau bureau expose la réussite à tous. Si la récompense est mal proportionnée par rapport aux buts de l’agent de changement, il ou elle cherchera de nouvelles opportunités à l’extérieur de l’organisation courante. Quand bien même, peu de temps après que l’on ait considéré le changement réussi, les personnes responsables de cet accomplissement quittent nécessairement sa sphère d’influence. Ajouter à cela l’afflux normal de nouveaux salariés, tous ayant besoin de recevoir une formation dans ces concepts non usuels, le tissu de l’entreprise autour du changement commence à s’effilocher. Le désir de confort accroît une pression passive-agressive sur le système le ramenant rapidement à son état original.

Changement de paradigme

Récemment un leader respecté, visionnaire et dynamique que je connais a quitté une organisation qu’il avait dirigée depuis de nombreuses années. Pendant son mandat, il avait réalisé des changements significatifs. Ces accomplissements comprenaient la transformation du groupe de développement d’applications informatiques en une équipe bien réglée et très performante. Cette équipe cultive et embrasse encore ce changement. Un des nombreux changements complétés était de passer d’une méthodologie de management de projet en cascade pour le développement applicatif à une approche Agile. Beaucoup de managers ont eu du mal à comprendre la valeur d’échouer tôt et le fait que la liste des choses proposées au début de l’année n’était pas nécessairement la liste complétée à la fin de l’année. En fait ,leurs méthodes testées et prouvées de mesure du succès étaient périmées. Dans ce nouveau paradigme, une année réussie pouvait ne rien livrer si les équipes décidaient dans les premières itérations qu’il y avait une valeur insuffisante pour le business.

Il reste à voir si la nouvelle direction, peu familière avec Agile, sans parler de l’informatique, continuera à utiliser cette approche. Cela empirera quand la société embauchera de nouveaux membres dans l’équipe et que les dépenses de formation augmenteront.

Le management « court-termiste » considère la formation comme une cible de choix quand il a besoin de réduire des frais généraux.

Le nouveau leader doit regarder le système dans son ensemble, au lieu d’essayer d’économiser quelques centimes sur chaque pièce prise individuellement.

Enraciner et maintenir le changement

Image courtesy of Manostphoto at FreeDigitalPhotos.net
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Il est dans la nature humaine de résister au changement. La norme réconforte. Chacun d’entre nous s’y oppose inconsciemment et quand la pression pour le maintenir diminue, nous régressons vers nos anciennes habitudes. C’est encore renforcé quand nous sommes jetés dans un environnement étranger qui a besoin d’action rapide. Nous recourons à ce qui est testé et prouvé, des processus et  procédures confortables à mettre en œuvre car provenant de notre passé. Ces actions pourraient remplacer des solutions nouvelles et novatrices qui nous sont peu familières et dont nous ne comprenons tout simplement pas la valeur.

Nous devons faire une pause et comprendre les environnements dans lesquels nous opérons et ne retourner en arrière que quand il y a une réelle preuve d’échec.

May 19 – London – The Ghosts of Project Managers Past with Geoff Reiss

Learn powerful lessons for today’s PMs from some of the past’s most astonishing successes – and failures – in human endeavour.

FREE Seminar on Thursday, 19 May 2016 from 12:30 to 15:00 (BST) at PwC – PricewaterhouseCoopers LLP – 1 Embankment Place, London WC2N 6RH, United Kingdom

Eventbrite - The Ghosts of Project Managers Past

Geoff Reiss
Geoff Reiss

An highly entertaining, in-depth presentation by leading project management author, trainer, mentor and co-founder of Project Manager Today: Geoff Reiss M.Phil, B.Sc., HFAPM

This fully illustrated talk explores some of history’s greatest project managers. Geoff will share extraordinary tales of people who achieved sometimes lasting but often short lived greatness.

Plus enjoy generous hospitality and professional networking opportunities in one of PwC’s flagship offices.

About the keynote speaker:

Project Management Demistified
Check his book on Amazon

Geoff Reiss is an Honorary Fellow of the UK Association for Project Management and Past President of ProgM, the Association for Project Management Specific Interest Group in Program Management. Reiss today works independently as a trainer and mentor in programne management. After 12 years as a construction project planner for Bovis in UK, the Middle and Far East, he co-authored the Apple Project Manager, Pertmaster and Pertmaster Advance project management software systems. He was a founder and Features Editor of Project Manager Today magazine where he often wrote the ‘Project of the Month’. He was also the founder of Hydra Development Corporation.

His first book Project Management Demystified, become a best-selling books in its topic and is now part of a four book series including:

  • Portfolio and Programme Management Demystified
  • One Project Too Many
  • The Gower Handbook of Programme Management.

le chef de projet devrait toujours prêter attention à la réalisation des bénéfices

A Project Manager Should Always Keep an Eye on Benefits Realization

http://www.projecttimes.com/kiron-bondale/a-project-manager-should-always-keep-an-eye-on-benefits-realization.html par  Kiron Bondale

La triple Contrainte
la triple Contrainte

La gestion de la triple contrainte est seulement le service de base, il est grand temps pour les chefs de projet d’aller plus loin.

La préoccupation naturelle qui pourrait être soulevée est que, dans de nombreux cas, le chef de projet est passé au projet suivant alors que le propriétaire de produit (Product Owner) et certaines autres parties prenantes travaillent encore à assurer que le changement requis pour réaliser des bénéfices est bien effectif. Le chef de projet pourrait avoir eu un engagement direct limité avec le personnel qui doit adopter les changements, ou pourrait n’avoir aucune influence sur les facteurs externes qui auraient un impact sur la réalisation desdits bénéfices.

Ceci est tout à fait vrai, et pourtant, si le projet ne délivre pas les bénéfices attendus, le chef de projet va probablement recevoir une partie du blâme.

Responsabilités

assumer ses responsabilitésCeci ne veut pas dire que les chefs de projet n’essayent pas de poser les bases du réel succès après avoir complété leurs projets. Parfois, la faute pourrait revenir aux propriétaires de produit susceptibles de percevoir de tels efforts du chef de projet comme une intrusion dans leur juridiction. Cependant, ceci n’est en aucune manière une raison suffisante de reculer pour le chef de projet. Si il a une preuve suffisante que la réalisation des bénéfices sera impactée, c’est sa responsabilité de s’assurer que ces informations sont prises en compte.

Initiation du projet

Pendant l’initiation du projet, le chef de projet devrait prendre le temps de comprendre le cas d’affaires qui soutient le raisonnement du sponsor d’investir dans le projet. Ceci est un des avantages à avoir un chef de projet qui ait un peu d’expertise du domaine. Un chef de projet qui a seulement une compréhension superficielle des processus métier va probablement moins comprendre si certaines suppositions fondamentales sont invalides. Il pourrait éluder des menaces qui auraient un impact sur la réalisation réussie des bénéfices.

Un analyste d’affaire est d’habitude responsable de l’élicitation de besoins et devrait vérifier que les besoins collectés sont directement connectés au cas d’affaire et aux retours attendus. Et, le chef de projet devrait aussi prendre le temps de passer en revue la ligne de bases des besoins comme cela dicte beaucoup de décisions en aval qui peuvent avoir un impact sur le succès de projet. En faisant ceci, le chef de projet est mieux équipé pour supporter l’analyste d’affaire dans la facilitation de la prise de décisions appropriées – quand les changements de portée interviennent plus tard dans la vie du projet.

Pour les projets dont on attend livrer des avantages financiers, le chef de projet devrait non seulement se concentrer sur la définition des coûts du projet, mais devrait aussi passer en revue les coûts opérationnels récurrents et les projections de revenu estimées par le propriétaire de produit et autres parties prenantes. Si les suppositions à la base de ces évaluations ne semblent pas être correctes ou si le chef de projet croit qu’une contrainte clé pourrait avoir été manquée, il devrait partager cette préoccupation.

Réalisation / Construction

straight line train railtrackUne fois que le travail a commencé pour livrer le contenu approuvé du projet, la plupart des chefs de projet ont tendance à concentrer leurs efforts sur garder le projet sur les rails et manager efficacement des demandes de changements par rapport aux lignes des bases. Pour complémenter ces activités normales de projet, le manager de projet devrait envisager de prendre le temps de revisiter périodiquement le cas d’affaires pour identifier les changements qui peuvent avoir un impact sur l’atteinte des bénéfices attendus.

Le chef de projet peut aider à faciliter des revues des bénéfices avec le propriétaire de produit en identifiant et en engageant les bonnes parties prenantes qui peuvent fournir un apport dans le processus d’évaluation. Si le chef de projet et le propriétaire de produit décident qu’il y a eu une réduction significative des bénéfices escomptés, ceci devrait déclencher une revue avec le l’entité de gouvernance appropriée pour se décider si le projet devrait continuer à être financé pour éviter d’y investir davantage à fonds perdus.

Campana & Schott est partenaire de DantotsuPM
Campana & Schott est partenaire de DantotsuPM

Maîtrise des changements

jeter l'argentLes changements de périmètre fournissent une autre occasion pour les chefs de projet d’aller au-delà de leur rôle traditionnel de livraison de projet. Alors que comprendre les impacts sur le contenu, l’échéancier, les coûts et les contraintes secondaires de projet est important, les impacts sur la réalisation des bénéfices devraient aussi être identifiés pour éviter des conséquences inattendues.

L’adoption réussie de changement et leur suivi sont un autre apport critique dans la réalisation des bénéfices. Les meilleurs livrables de projet produiront une valeur minimale si le personnel opérationnel ne modifie pas ses comportements pour tirer le plein avantage des changements.

Communications

A travers ses interactions régulières avec les parties prenantes, le chef de projet est dans une position idéale pour recevoir un retour d’information des groupes impactés par les changements.

Le chef de projet peut supporter des propriétaires de changement dans l’analyse des parties prenantes et des plans d’action et peut assurer que la priorité est placée pour garantir que les agents de changement nécessaires sont inclus pour chaque domaine. Il peut passer en revue des plans de changement et aider à faciliter l’identification de risques et l’animation ses sessions d’évaluation requises pour comprendre quelles menaces peuvent exister qui entraveraient une adoption réussie.

MPM est Partenaire de DantotsuPM
MPM est Partenaire de DantotsuPM

Je n’oublie pas l’effort et les défis à surmonter pour réussir un projet sur un contenu, un coût et des délais approuvés, mais ce n’est pas suffisant de nos jours.

Qu’on le veuille ou non, vous serez probablement évalués non seulement sur la livraison de projet, mais aussi sur si vos projets ont délivré les bénéfices attendus.

vous pouvez catégoriser la plupart de vos réunions selon 5 types et mieux utiliser votre temps

Types of meetings

https://kerrywills.wordpress.com/2016/02/26/types-of-meetings/ par : Kerry Wills

Comme je l’ai déjà indiqué, j’assiste à beaucoup de réunions. La plupart des semaines, leur nombre peut atteindre 50 à 80. J’ai remarqué que je peux catégoriser la plupart de ces réunions selon 5 types différents.

face to face meeting1. Face à Face individuel: les « one to one » ou « 1/1s »

Ce sont des rencontres individuelles que j’utilise pour discuter avec des pairs, des mentors ou des membres de l’équipe afin d’obtenir des informations spécifiques. J’ai d’habitude une liste de sujets de discussion en cours.

2. Sessions de travail

Celles-ci sont des réunions sur des sujets spécifiques pour se concentrer sur un résultat précis nécessitant la participation de plusieurs personnes. Je peux être le facilitateur ou un participant pour y fournir mes idées. Ce sont les types de réunions les plus productifs parce qu’elles aboutissent à un résultat tangible.

Startup Stock Photos
Startup Stock Photos

3. Rapport/État d’avancement : émetteur

Image courtesy of renjith krishnan / FreeDigitalPhotos.net
Image courtesy of renjith krishnan / FreeDigitalPhotos.net

Les projets ont toujours des réunions de statut/d’avancement. Ce sont des réunions où je présente des informations aux parties prenantes. Parfois ces réunions peuvent être utilisées pour prendre des décisions basées sur les informations fournies.

4. Rapport/État d’avancement : récepteur

Comme je manage des portefeuilles et programmes, j’ai plusieurs réunions où je reçois des informations (que j’utilise alors pour les réunions de type #3).

salle de conférence5. Activités non liées aux programmes et projets

Il y a aussi des réunions à l’échelle de l’entreprise, des divisions, ou des sessions d’information.

Faites votre propre inventaire et constat !

Idéalement ma journée devrait être passée à réaliser des progrès sur mes projets (#2) et des rencontres avec des membres de l’équipe pour les aider à avancer ou résoudre des problèmes (#1) mais dans la plupart des cas je passe trop de temps dans des réunions de type de statut (#3 ou #4).

La bonne nouvelle est que la prise de conscience est la première étape et que nous devrions continuer à mieux comprendre où nous dépensons notre temps pour maximiser son usage et la productivité de l’équipe.

Bon, il est grand temps de retourner à mes réunions :- …

estimations de temps optimistes (par rapport à honnêtes)

Optimistic time (vs. honest time)

http://sethgodin.typepad.com/seths_blog/2015/01/optimistic-time-vs-honest-time.html par Seth Godin

Les estimation de temps optimistes semblent être une bonne idée. « Nous expédierons en janvier. » « La conférence commencera midi. » « Je serai là dans dix minutes. »

L’espoir est que l’attente même de l’événement élèvera nos attentes et augmentera les chances que quelque chose se produise réellement.

courir après la montre - dernières minutesEn fait, il y a cependant des coûts énormes au temps optimiste. Quand vous annoncez des choses basées sur l’optimisme, le reste des personnes avec lesquelles vous vous engagez construit des plans autour de vous et de votre annonce. Et le coût de la personne qui n’a pas votre logiciel au moment promis ou qui reste assise dans une salle de réunion à vous attendre pendant des heures est élevé.

L’alternative est le temps honnête. Temps sans recours ni négociation. Le train part à 5h52 pas 5h55, peu importe combien vous voulez qu’il attende.

Le logiciel est délivré ou la conférence démarre précisément quand nous avons dit que nous allions le faire. Donc, tout le monde planifie pour cela et en dépend et l’efficacité augmente.

executive timeOn n’expédie pas parce que c’est prêt. On expédie parce que c’est promis.

(Étonnamment, cette règle fait que les choses soient prêtes à temps, bien plus souvent).

C’est une position et un contrat avec vous-même. J’expédie quand j’ai dit que le ferai.

voici 10 mythes du management de projet qu’il reste intéressant de garder à l’esprit

Top 10 Myths in Project Management

billet original de Philip R. Diab http://philipdiab.com/2010/11/myths/

Si je jette un coup d’œil en arrière vers le début des années 1990, beaucoup de collègues avaient l’habitude de dire que le management de projet est le meilleur secret caché du business.

L’idée très répandue que le management de projet n’était pas une profession principale et souffrait donc d’un manque de conscience de son rôle essentiel était, en un sens, une épée à double tranchant. Ceux qui étaient bien versés dans la pratique de management de projet avaient acquis une très grande valeur dans les organisations. D’un autre coté, convaincre les organisations qu’elles avaient besoin de praticiens du management de projet restait un challenge. Ce paradoxe aidant, beaucoup de mythes se sont formés dans la communauté business sur ce qu’est le management de projet et ce qu’il offre aux organisations. En outre, le rôle du chef de projet était un peu flou.

Si nous devions chercher la définition du mot mythe, nous constaterions qu’une définition est qu’un mythe est “une croyance ou une idée largement répandue, mais fausse.”

10 mythesÀ bien des égards un mythe dans ce contexte est très proche d’une mauvaise assomption. Le PMBOK® Guide définit des assomptions comme “des éléments que, dans un objectif de planification, l’on considère comme étant vrais, réels, ou certains sans preuve ni démonstration.” Autrement dit, si vous savez qu’une croyance est fausse, alors ce n’est plus une assomption. De même, si vous savez que quelque chose est vérifiable alors ce n’est plus une assomption, mais un fait.

De façon assez intéressante, j’ai cependant observé que beaucoup de praticiens et de parties prenantes essayent néanmoins de documenter des assomptions dont ils savent qu’elles sont probablement fausses. Un de mes exemples préférés est quand l’équipe inclut une supposition qui dit “la direction de la société supporte ce projet.” Je suggérerais que ce type de supposition est vraiment trop dangereux car il fait porter à l’équipe une quantité significative de risque. Il est important de comprendre que pour chaque assomption, nous allons probablement rencontrer un risque auquel on devra s’attaquer.

Cependant, au-delà des projets individuels et de leurs assomptions, j’ai aussi rencontré par hasard beaucoup de situations et de personnes qui avaient des vues étranges quant au management de projet. À bien des égards j’en suis venu à considérer ces vues comme des mythes car elles ont souvent très peu à faire avec la réalité du management de projet.

Voici mes 10 mythes préférés:

bilan financier1. les faits et les chiffres sont plus importants que les sentiments et les perceptions.

Bien que les faits soient très importants, je vois souvent des projets dérailler et être sabotés à cause de fausses perceptions. Le chef de projet expérimenté doit prêter attention tant aux faits qu’à la perception pour naviguer à travers les turbulences du changement organisationnel.

2. les chefs de projet doivent être par nature orientés sur les détails et non pas stratégiques.

Alors qu’il peut être important pour le chef de projet de comprendre comment lire les détails du projet et de bien les suivre, il doit aussi comprendre comment le projet supporte des objectifs organisationnels. Donc, avoir une perspective stratégique ajoute une valeur énorme au jeu de compétences du chef de projet.

art expert3. il faut faire confiance aux experts en toute situation.

Il est vrai que nous devons compter sur les experts mais notre confiance ne doit pas être une foi aveugle. Notre travail de chef de projet dans ce secteur est double. En premier lieu, nous devons extraire les informations et, deuxièmement, nous devons vérifier que les informations sont exactes. Un bon exemple est de demander à un programmeur de fournir une évaluation de l’effort requis pour produire un livrable. Puis de poser certaines questions de vérification car certains membres de l’équipe pourraient oublier d’inclure certaines tâches (documentation, formation utilisateur, transfert opérationnel…), ce qui aboutit en fin de compte à une évaluation défectueuse.

4. les clients savent ce qu’ils veulent.

J’ai connu tant de situations où cette phrase ne pouvait pas être plus éloignée de la vérité. Dans un projet, j’essayais de développer une proposition d’offre de services de conseil pour un client. Nous lui avons demandé de nous fournir une idée de la portée des services nécessaires. Notre proposition a été rejetée parce qu’il était incapable d’aller au-delà de son idée initiale et qu’il avait besoin de voir ce qui fournirait des bénéfices au business.

war stories5. pour réussir, toutes les batailles doivent être livrées et gagnées.

Comme ils/elles sont passionné(e)s, les chefs de projet font parfois la supposition de devoir s’obstiner pour réaliser le travail. Un jour ou l’autre, le compromis est le meilleur chemin de progression. J’ai dû apprendre de la manière la plus difficile qui soit qu’il y a des batailles qui ne valent pas la peine d’être engagées. J’ai dû sacrifier certaines de ces batailles pour pouvoir gagner la guerre.

6. quand il y a une contrainte de temps la meilleure façon de respecter la portée (le contenu) est de sacrifier sur la qualité du produit à livrer.

Voilà une attitude extrêmement dangereuse. Seriez-vous enclins à acheter un vélo qui aurait des câbles de frein effilochés ? Ce qui est souvent confondu avec la qualité est la catégorie. La catégorie est une chose qui peut être sacrifiée en connaissance de cause, pas la qualité. Par exemple, au niveau personnel, si vous avez une contrainte budgétaire, vous pourriez être enclins à acheter une voiture de catégorie inférieure (une Kia plutôt qu’une Mercedes) mais vous n’allez probablement pas achetez celle qui a des freins défectueux.

MPM est Partenaire de DantotsuPM
MPM est Partenaire de DantotsuPM
7. les personnes peuvent porter de multiples casquettes et délivrer avec excellence.

Souvent, tenir des rôles multiples est extrêmement embrouillant. C’est particulièrement vrai si on demande au chef de projet d’être un analyste métier ou un expert technique en plus de ses services de chef de projet. Il finit par remplir avec médiocrité les deux rôles plutôt que l’un ou l’autre avec excellence.

learning8. l’échec est mauvais en toute circonstance.

Beaucoup d’organisations favorisent la peur de l’échec parce qu’il y a une assomption que, si l’équipe échoue, il y aura d’excessives conséquences négatives pour l’organisation. Une meilleure posture envers ce risque est de dire qu’échouer de manière répétitive à cause des mêmes difficultés est le réel problème. Il est primordial d’utiliser l’échec comme un outil d’amélioration. Si l’équipe a peur d’échouer alors ses membres ne sont pas enclins à agir ni à prendre des décisions.

9. les chefs de projet ne peuvent pas être efficaces dans leur rôle à moins qu’ils n’aient l’expertise technique spécifique au domaine précis du projet.

Vous n’avez pas besoin d’être un ingénieur pour manager un projet de construction ni un programmeur pour un projet de développement logiciel. Tout ce dont vous avez besoin est une compréhension des fondamentaux et de fortes compétences de chef de projet pour diriger le processus. L’expérience de terrain aide mais ne garantit pas le succès. C’est même parfois l’inverse (voir le point #7).

Man Holding Stop Sign10. une fois le projet démarré, il est difficile de le stopper ou de le terminer.

C’est particulièrement difficile. Et pourtant, si le projet n’atteint pas les objectifs business désirés ou ne produit pas selon le plan, il peut y avoir une bonne raison de l’arrêter en cours de route. Cela n’a aucun sens à continuer à jeter de l’argent par la fenêtre.

Je comprends que la profession s’est améliorée depuis les années 90 et que certains de ces mythes s’estompent. Cependant, nous en voyons toujours quelques restes sous une forme ou une autre.

Si vous avez rencontré d’autres mythes, j’accueillerais volontiers vos remarques.

PMBOK® Guide is a registered mark of Project Management Institute, Inc.

Campana & Schott est partenaire de DantotsuPM
Campana & Schott est partenaire de DantotsuPM

Ne soyez pas si linéaire!

Don’t Be So Linear!

http://blog.melonicoaching.com/professional-development-dont-be-so-linear par Margaret Meloni

Man Climbing a Ladder« Les carrières sont plutôt des parcours d’accrobranche que des échelles – parfois un pas en arrière ou en oblique peut vous propulser en avant. »

Careers are more like jungle gyms than ladders- sometimes a sideways or backward step can propel you forward.” Sarah Robb O’Hagan President of Equinox

Vous cherchez à avancer ? Excellente nouvelle !

Parfois le chemin vers le sommet ne consiste pas seulement à continuer à s’élever tout droit.

Bien sûr, si vous êtes un oiseau, alors le meilleur et plus court chemin est la ligne droite. Volez tout droit du fond de la vallée jusqu’au sommet de la montagne. Mais vous n’êtes pas un oiseau. Vous pourriez atteindre la cime de la montagne en marchant tout droit vers le haut et si vous avez de la chance, peut-être y-aura-t-il un escalier ou un tapis roulant ou encore mieux un ascenseur. C’est le top, un ascenseur tout droit jusqu’au sommet…

plus court cheminMaintenant, vous pouvez rester à la base de la montagne à chercher votre ascenseur ou bien vous pouvez continuer votre voyage.

La voie vers le sommet est fréquemment sinueuse.

Parfois vous vous élevez, puis vous restez à la même élévation et ensuite vous pourriez même descendre un peu, puis monter à nouveau.

Soyez ouvert au voyage. Ceci ne signifie pas que vous n’avez pas de carte ou de destination en ligne de mire. Cela signifie que si vous ciblez seulement la prise d’attributions qui soient clairement désignées comme des promotions, vous allez louper beaucoup d’opportunités. Pendant que vous restez obstinément dans le même poste jusqu’à ce qu’une promotion claire et évidente vienne vers vous, vous pourriez vous trouver dépassé par d’autres qui sont plus ouverts. Vous faites du sur place tandis que d’autres avancent.

risques à éviterBien sûr vous n’allez pas accepter une mission juste pour vous déplacer. Mais, avant de rejeter une opportunité parce que ce n’est pas une étape évidente vers les sommets, considérez ce qu’elle offre d’autre.

  • Vous permet-elle d’apprendre quelque chose de nouveau sur votre organisation ou industrie ?
  • Vous aide-t-elle à ajouter de nouvelles compétences à votre portefeuille ?
  • Vous aidera-t-elle à construire des relations de travail plus fortes ?

Tous ces éléments sont importants pour votre capacité à avancer et quand il sera temps d’avancer vous serez comparés à d’autres qui peuvent avoir renforcé leur position dans ces domaines et avoir montré qu’ils n’ont pas peur d’essayer quelque chose de nouveau.

mountain topContinuez à vous déplacer – Mème parfois de côté pour parvenir au sommet !

comment appréhender la culture d’une entreprise ?

Understanding the Corporate Culture – Key Questions to Ask Yourself

Gina Abudi
Gina Abudi

Une reprise d’un article qui date déjà de 2010 de Gina Abudihttp://www.ginaabudi.com/understanding-the-corporate-culture-key-questions-to-ask-yourself

En rejoignant une organisation, indépendamment de votre rôle, il est important que vous preniez du temps pour comprendre la culture d’entreprise. Il y a différentes façons d’y parvenir, y compris en apprenant à connaître les autres départements et leur fonction/but dans l’organisation et en vous présentant à d’autres personnes dans l’organisation.

Pour comprendre la culture de votre organisation, ce qui vous aidera à mieux intégrer l’organisation et à y réussir dans votre rôle, répondez aux questions suivantes :

Les personnes
  • Quelles sont les personnes clés dans l’organisation – celles qui réussissent, auxquelles ont fait appel quand des problèmes surgissent, qui prennent la parole régulièrement sans qu’on le leur demande, qui sont « visibles » dans l’organisation ?
  • Comment les joueurs principaux dans l’organisation influencent-ils les autres ?
    • S’expriment-ils fréquemment si quelque chose ne semble pas être juste ou s’ils ne sont pas d’accord ?
    • Ou restent-ils silencieux parce que, de leur perspective, les choses ne peuvent pas tout simplement être changées ?
key peopleL’organisation et les processus
  • Comment votre organisation travaille-t-elle avec d’autres départements ?
  • Quels sont les processus et les procédures en place pour votre département ?
    • Qu’en est-il de celles des départements avec lesquels vous interagissez régulièrement ?
Règles et valeurs
  • Quelles sont les règles de l’organisation ?
    • Et les règles « tacites » ?
  • Quelles sont les valeurs de l’organisation ?
    • Qu’est-ce qui est le plus important pour elle ?
Interactions, décisions et communication
  • evaluerComment l’organisation interagit-elle avec ses clients – internes et externes ?
  • Comment les décisions sont-elles construites et prises dans l’organisation ?
    • Quels sont les joueurs majeurs pour des décisions stratégiques ?
    • Qui est impliqué dans les prises de décisions non stratégiques?

 

  • Comment communique l’organisation: au sein du département ?
    • De département à département ?
    • Avec les clients externes ?
    • Depuis l’équipe de direction ?
    • Quelle méthode est la plus efficace pour communiquer dans chaque situation ?

 

  • Comment les réunions sont-elles exécutées dans l’organisation ?
    • en face à face ?
    • à distance ?
    • Téléconférence ?
    • Quelle est la meilleure manière pour vous de contribuer aux réunions de votre département ?
    • Et pour les réunions avec la participation de divers autres départements?
Priorités
  • "Image courtesy of Stuart Miles / FreeDigitalPhotos.net"
    « Image courtesy of Stuart Miles / FreeDigitalPhotos.net »

    Quelles sont les priorités principales business pour l’organisation dans son ensemble – quels sont ses buts ?

    • cette année ?
    • à 3 ans ?
    • 5 ans ?
    • 10 ans ?
    • Plus long terme ?

 

  • Quelles sont les priorités principales pour votre département ?
    • cette année ?
    • à 3 ans ?
    • 5 ans ?
    • 10 ans ?
    • Plus loin ?

Demandez à d’autres dans l’organisation ce qui leur permet de réussir dans leur job.

Qu’ont-ils appris qu’ils peuvent partager avec vous pour vous aider à partir du bon pied et à être efficace dans votre rôle ?

Les employés sont souvent enclins à aider de nouveaux arrivants en les guidant dans la bonne direction.

Quelles autres questions pourriez-vous poser pour parvenir à comprendre la culture de l’organisation ?

Ne vous sentez pas trop confortable !

Don’t Get Too Comfortable

https://kerrywills.wordpress.com/2015/01/16/dont-get-too-comfortable-2/  par  Kerrywills

Philip Diab
Philip Diab

J’ai réalisé beaucoup d’évaluations de santé de projets dans ma carrière. C’est-à-dire que l’on m’a demandé de venir et d’évaluer un projet qui allait mal, identifier les risques/manquements et recommander des solutions pour les atténuer. J’ai aussi été sur beaucoup de projets où des auditeurs ou consultants ont fait de même. L’approche est toujours similaire, elle consiste à demander aux membres de l’équipe quels sont les problèmes puis les organiser par thèmes.

Cette approche d’évaluation de projets n’est ni secrète ni magique et donc nous tous devrions pouvoir prendre un peu de recul sur nos propres projets et nous observer comme le ferait un auditeur externe.

Nous connaissons tous les problèmes sur nos projets, mais ce qui arrive, je pense, est que nous devenons « trop à l’aise » dans nos projets et si familiers de ces problèmes qui « font juste partie des choses ».

MPM est Partenaire de DantotsuPM
MPM est Partenaire de DantotsuPM

Donc mon conseil est celui-ci : ne vous laissez pas aller à vous sentir trop à l’aise.

Sur une base régulière, prenez du  recul et considérez les défis auxquels fait face votre projet et documentez vos recommandations comme si vous étiez cette société extérieure de conseil. Comment résoudriez-vous les problèmes ? Que diriez-vous la direction générale ? Puis examinez comment implémenter ces recommandations.

Par une constante introspection sur votre programme, vous ne tolérerez plus les choses auxquelles vous pourriez vous être habitué.

Alors, commencez au plus vite à vous sentir inconfortable…

Campana & Schott est partenaire de DantotsuPM
Campana & Schott est partenaire de DantotsuPM

trop occupé à couper du bois pour aiguiser la hache…

Too busy chopping wood to sharpen the axe

http://www.energizedwork.com/weblog/2011/12/too-busy-chopping-wood-to-sharpen-the-axe par Simon Baker

hacheLa mentalité dominante dans le management et la finance dans les sociétés est de nos jours centrée sur l’efficacité, la productivité et les coûts.

La préoccupation majeure est de maximiser tous les actifs et capacités pour que rien ne reste inactif ou inoccupé.

Ce que ceci signifie vraiment est de garder les gens utilisés à 100 %.

Si la demande est là, cela a du sens de maximiser la production. Mais connaît-on vraiment la demande ?

Avec le développement piloté par les spécifications, il y a d’habitude l’implicite attente que toutes les fonctionnalités exigées soient exprimées.

Et si toutes les fonctionnalités construites n’étaient pas utilisées avant longtemps ?

Cela accroîtrait simplement le stock de capacités inutilisées.

Et si une proportion de ces fonctionnalités n’était jamais mise en œuvre par les utilisateurs ?

Ce serait un gaspillage d’argent et de ressources.

Toutes les demandes ne sont pas égales. Toute demande n’est pas fonctionnalité. Il vaut mieux supprimer toute demande qui ajoute un coût, mais peu de valeur.

Quels sont les différents types de travail et quels sont leurs besoins ?

Trouver l’équilibre entre la capacité et la demande signifie souvent que quelques actifs resteront inoccupés. Parfois certaines personnes se retrouveront avec un peu de temps libre entre leurs mains. Dans le domaine de la production, les coûts d’inoccupation sont généralement acceptés en échange d’une réduction de stock et des coûts liés au stockage et cela permet d’éviter les conséquences de devoir vendre la surproduction à prix cassés.

hache bien aiguiséeLe temps « mort » fournit un espace dont il devrait être fait bon usage.

Toute personne avec du temps libre a la responsabilité de s’assurer que le coût de ce temps « mort » est récupéré par des améliorations sur l’ensemble de la chaine de la valeur (incluant des améliorations de la façon de travailler et la suppression d’inefficacités) qui réduisent le coût de production et augmentent la qualité.

7 manières de faire plaisir à votre patron tout en accroissant vos capacités

7 ways to please your boss and enhance your capabilities

Inspiré de 7 Ways You’re Annoying Your Manager Without Realizing It de Alison Green

Vous ne pouvez pas satisfaire tout le monde mais quand c’est votre patron que vous ennuyez, cela vaut la peine d’y prêter attention. Si vous adoptez les 7 habitudes de travail suivantes, vous satisferez et même surprendrez votre chef.

1. Présentez les suppositions pour ce qu’elles sont : des suppositions.

C’est parfaitement acceptable de ne pas toujours avoir la réponse; un patron raisonnable ne s’attendra pas à autre chose. Vous devez fournir à votre patron des informations correctes. Si c’est un fait avéré, présentez-le ainsi, quand c’est une conjecture de votre part, même une conjecture bien informée, dites-le aussi. De cette façon, votre manager peut prendre des décisions ou décider d’actions basées sur des données correctes.

2. Appréciez pleinement le retour d’information.

active listeningC’est le travail de votre patron que de vous donner un retour d’information sur vos actions et sur votre performance. Prenez le temps d’écouter, d’écouter vraiment, sans déjà commencer à préparer un argument défensif dans votre esprit en réponse aux commentaires de votre manager. Passer en mode défensif peut l’inciter à ne plus vous donner ce retour d’information important que vous devez entendre. Le retour d’information honnête et direct est précieux et non seulement quand il provient votre patron : appréciez-le à sa juste valeur quand on vous l’offre.

3. Allez directement au point.

Votre patron est très occupé. Quand vous apportez des informations, ou un problème, ou une question, allez rapidement au résultat. Si vous donnez 10 minutes de contexte avant d’en venir au fait, vous êtes très certainement irritant pour cette personne.

4. Évitez les mauvaises surprises.

Cela pourrait être acceptable de manquer un délai particulier, mais pas si cela survient comme un totale surprise pour votre chef. Elle doit être informée tôt pour avoir une chance d’influencer et finalement de changer des choses. Elle a besoin de savoir qu’elle peut avoir confiance en vous pour lui dire la vérité même quand elle est désagréable.

5. Pensez à la vue d’ensemble.

Prenez de l'altitude pour acquérir une vue d'ensemble de la situation
Prenez de l’altitude pour acquérir une vue d’ensemble de la situation

Les managers jonglent avec beaucoup de sujets à tout moment. Ils doivent considérer ce que veulent leurs patrons, les besoins l’équipe et de l’organisation, et tous les objectifs à atteindre dans leur ensemble. Si vous pensez seulement à comment les choses vous affecteront, vous montrez à votre manager que vous n’avez pas de perspective d’ensemble et que vous ne comprenez pas ou sont ses besoins. Quand vous faites une requête, essayez de prévoir ce que cela signifie pour votre patron, quels compromis il devra faire pour y répondre favorablement.

6. Créez et contribuez à une boucle positive.

Tout le monde rencontre occasionnellement des frustrations au travail et aussi des raisons d’être heureux. Concentrez-vous sur ces dernières, voyez le de verre à demi plein, célébrez chaque petit accomplissement comme une victoire. Etre raisonnablement heureux au travail n’est pas stupide, ni rare, mais cela passe trop souvent inaperçu.

CSP est partenaire de DantotsuPM
CSP est partenaire de DantotsuPM

7. Favorisez les contacts directs

Décrochez le téléphone ou parlez-lui en face à face si vous avez « le luxe » de travailler au même endroit. Les conversations complexes et sensibles sont beaucoup plus faciles à traiter par contact direct que via courrier électronique. Vous obtiendrez les bénéfices de signaux visuels et comprendrez quand vous arrêter et quand insister sur votre argument.

comment bien répondre à une question piège ?

Dans le management de projet, les questions pièges peuvent causer des problèmes massifs dans les équipes.

Les questions "chargées" de sens et de risque !
Les questions « chargées » de sens et de risque !

En tant que chef de projet, c’est votre job de garder les choses sous contrôle. Les questions pièges comportent d’habitude une certaine forme de faute présumée.

Par exemple : « pourquoi n’avez-vous pas fourni le statut du projet dans les temps ? »

Quand une personne, membre de l’équipe d’équipe projet, partie prenante ou client, vous pose une telle question, comment réagissez-vous ?

Y répondez-vous directement ou essayez-vous en premier lieu de vous défendre vous-même ou votre équipe, empirant ainsi encore la situation ?

À mon avis, la façon la plus rapide et la plus efficace de répondre à une question piège est d’adresser sa préoccupation sous-jacente.

Quand vous abordez le vrai problème plutôt que ce que l’on vous demande en surface, vous créez un environnement sécurisant dans lequel votre interlocuteur se sent compris.

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pulvériser la position « adverse »

Il vous est certainement arrivé d’être dans une telle situation et votre réaction première à la question « pourquoi n’avez-vous pas fourni le statut du projet dans les temps ? » a probablement été de vous défendre, voire de pulvériser la position « adverse », la personne vous mettant en cause.

Que serait-il advenu si vous aviez pris un peu de recul et recherché quelle était sa préoccupation par rapport à ce retard plutôt que de basculer en mode défensif ?

En faisant cela, vous auriez pu voir plus clairement pourquoi, cette personne était inquiète de ne pas avoir reçu le statut du projet à la date prévue, et ce, sans pousser votre propre point de vue. Au lieu de voir des accusations, vous allez commencer à voir quelles actions vous auriez besoin de prendre pour mieux tenir cette personne informée des avancées du projet. Quand vous reconnaissez le problème sous-jacent du manque de communication sur le projet auprès de la personne qui a soulevé le problème, la préoccupation originale disparait immédiatement pour les deux parties.

good and badLa prochaine fois que quelqu’un vous pose une question piège, efforcez-vous de déceler la préoccupation et d’y répondre et non pas à la question initiale.

Celle-ci pourrait fort bien tout simplement disparaître.

Pensez à une rencontre récente avec un membre de l’équipe projet ou une partie prenante où vous pourriez avoir été un peu sur la défensive.

Qu’est-ce qui changerait dans cette situation si vous aviez écouté pour découvrir la vraie préoccupation derrière les paroles prononcées ?

à propos d’obéissance aveugle…

Vous est-il arrivé de suivre aveuglément une directive de votre management ?

La réponse est très probablement OUI.

Ce peut être simplement parce que vous avez un très grande confiance en la personne qui vous transmet le message. Cela peut parfois même être absolument nécessaire s’il existe des impératifs légaux ou contraintes commerciales, ou bien s’il fait écho à vos propres connaissances et expériences. Et ceci, même si cette directive va à l’encontre de votre conviction personnelle.

Cependant, le bandeau aveuglant de l’obéissance inconditionnelle doit tomber quand l’ordre est en conflit avec vos valeurs et votre éthique personnelle.

se taireJ’en ai fait la triste expérience il y a vingtaine d’années.

Un proche collègue avait commis tant d’erreurs de communication et affiché une d’attitude si désinvolte envers ses sponsors, son management, ses clients et ses pairs, que la direction jugeait impossible de le maintenir dans son poste.

Avant que quiconque (intéressé y compris) ne soit informé des changements à venir, le directeur de département m’a demandé de venir le voir. Il ne m’a pas précisé l’objet de l’entretien. Après avoir fermé la porte de son bureau, il m’a demandé de m’engager à ne rien divulguer de la suite de notre conversation. J’ai accepté sans plus de réflexion car être dans la confidence de son directeur est toujours valorisant…

Puis, il m’a exposé la situation et le point de vue de la direction. Il a précisé que la personne ne serait pas licenciée mais réaffectée sur un autre poste. Il ne m’a pas donné l’opportunité de défendre cette personne qui était un proche collègue. Le directeur m’a uniquement demandé d’identifier qui serait capable de remplacer ce manager au pied levé et a réitéré la nécessité de garder le silence avant que je ne le quitte. Ce que je fis.

Peu de temps après, le manager incriminé eut un entretien avec la direction qui lui exposa son point de vue et sa décision. La structure était à taille humaine et j’y occupais une place très visible dans ce secteur d’activités. Il devint rapidement évident que je ne pouvais pas ne pas être au courant… et le remplaçant que j’avais proposé a parfaitement rempli la fonction et avec un total succès.

Mais…

…que serait-il advenu si, bien qu’ayant donné ma parole, je m’étais parjuré et avais prévenu la personne ?

Ou bien menti, en répondant qu’aucun confrère ne pouvait à mon avis reprendre ce job ?

Je ne le saurais bien sûr jamais.

Mon éthique personnelle en aurait certainement souffert. Pourtant, j’aurais probablement été moins affecté que ce ne fut le cas et, surtout, la personne impliquée aurait eu plus de temps pour se préparer à cet entretien difficile.

Je suis absolument certain que cela n’aurait rien changé sur la décision car trop de limites avaient été franchies, cependant, cela aurait changé la manière et le ressenti chez les personnes impactées: le manager en question et toute son équipe.

Depuis, quand il arrive que l’on me demande de m’engager à tenir le silence, je pose quelques questions préliminaires avant de répondre afin d’éviter un conflit entre mes convictions et mes actes qui déboucherait sur du stress et un fort malaise intérieur.

Restons bien alignés sur le compas de nos valeurs.
Restons bien alignés sur le compas de nos valeurs.

Pour reprendre l’analogie proposée par Seth Godin: « Il faut parfois savoir suivre son propre sens de l’orientation, son compas intérieur, plutôt que les directives d’un GPS (ou d’un supérieur). »

questionnaire de recherche sur l’efficacité des équipes projet

Savez-vous que le taux de réussite du management de projet est toujours aussi faible selon l’observatoire des projets?

Patrice Maillot
Patrice Maillot

Dans le cadre de ses études de doctorat en gestion de projet, Patrice Maillot, mène une étude empirique grâce à un questionnaire.

Pour valider cette étude, il a besoin d’un nombre significatif de réponses ! Merci de participer (j’y ai répondu en 10 minutes)

Toutes les réponses sont traitées comme confidentielles et strictement réservées à l’usage de l’étude.

  • questionL’identification de la société et de l’interviewé
  • La stratégie
  • L’organisation projet
  • L’équipe projet
  • Le système de mesure de la performance
  • L’alignement entre le projet et la stratégie

Vous pouvez transférer ce lien à votre convenance; plus nous serons à répondre, meilleurs seront les résultats. Et, si vous laissez votre adresse mail, vous recevrez une synthèse courant 2° semestre 2016.

Le questionnaire

Comment exploiter efficacement vos données de projet pour anticiper et corriger les dérives par Yannick Meriguet

Le « Machine Learning » au service de vos projets

Une recherche incessante de performance des projets

aider les personnes à élever leur niveauPour améliorer en continu la performance des projets, les organisations s’orientent vers :

  • La montée en compétence des chefs de projet via les certifications, comme le PMP® du PMI®
  • L’alignement ou création des processus «management de projet » avec les « bonnes pratiques » comme celles exposées dans le PMBOK Guide® du PMI®
  • La création de structures de support appelées souvent PMO (Project Management Office)
  • La gestion de portefeuilles de projet pour faciliter la priorisation et l’allocation des ressources rares
Partenaire de DantotsuPM
Partenaire de DantotsuPM

Toutes ces solutions structurent le management de projet, produisent de l’information en continu mais aucune d’elles ne peut prédire dynamiquement le taux de dérive d’un projet et proposer rapidement les corrections appropriées pour le remettre sur les rails.

Une nouvelle approche prédictive : le « machine learning »

Le « machine learning » ou « apprentissage automatique » en français permet de développer des modèles informatiques intelligents et adaptatifs (en auto-apprentissage), exploitant un nombre important de données. Ce sont des modèles prédictifs qui cherchent des corrélations significatives de données historiques et transactionnelles afin d’identifier risques et opportunités.

ArtificialFictionBrainLes applications du «machine learning » sont surtout connues chez les entreprises du web, notamment intégrées dans les systèmes de recommandation des sites marchands ou des jeux en ligne, le filtrage anti-spam, l’optimisation des stocks, la segmentation et le ciblage des clients. Mais de nouvelles applications commencent à apparaitre dans le monde industriel.

Selon certains journaux spécialisés, le machine learning va être une source de gain énorme pour les entreprises  qui pourront multiplier leur performance marketing par 10, la qualité de leur maintenance par 8 et réduire leurs risques financiers par 5, d’ici 2030.

Dans ce courant, nous avons développé un cadre pour intégrer le « machine learning » dans des modèles prédictifs permettant d’anticiper, éviter et/ou corriger les dérives des projets.

Mieux exploiter les données des projets pour anticiper…

Image courtesy of Phanlop88 / FreeDigitalPhotos.net
Image courtesy of Phanlop88 / FreeDigitalPhotos.net

Notre objectif est d’amener l’organisation à exploiter efficacement toutes les données « projet » dont elle dispose afin de créer des agents «intelligents » qui accompagneront la gouvernance des projets dans les prises de décision nécessaires au succès des projets en cours.

Ce modèle d’analyse prédictive peut être utilisé aux étapes majeures du cycle de vie des projets comme les passages de Gate (débuts ou fins de phases), les revues de pilotage mensuel ou encore les jalons contractuels.

Le processus propose 3 capacités de prédiction :
  1. Un diagnostic: quelle est la probabilité de succès du projet à l’instant « t » ?
  2. Un relevé de points de vigilance: quels sont les domaines ou les axes à corriger ?
  3. Des propositions d’amélioration continue: quelles sont les actions correctives les plus pertinentes à mener en fonction de l’environnement actuel ?

Ces capacités reposent sur une base de données historiques des projets comme représentée ci-dessous :

bd historique des projetsL’interaction entre le modèle et le chef de projet ou l’instance de gouvernance est permanente ce qui permet des cycles courts et itératifs d’entrées-sorties. A chaque cycle, le modèle s’ajuste et apprend pour restituer de nouvelles informations améliorant la prise de décision.

Notre modèle est basé sur les technologies éprouvées telles que le « support vector machine [SVM], fast messy genetic algorithms [fmGA], matrix factorization », ou encore les réseaux de neurones.

Une solide méthodologie basée sur les principes du « lean management » est intégrée au modèle afin que seules les connaissances pertinentes et utiles soient réintégrées au cœur du système.

La mise au point du processus complet adapté aux besoins de l’organisation se réalise sur 3 à 6 semaines.

Campana & Schott est partenaire de DantotsuPM
Campana & Schott est partenaire de DantotsuPM

Que faut-il pour utiliser ce modèle prédictif dans mes projets ?

Pour bénéficier de cette approche, les organisations doivent disposer au préalable d’un certain niveau de maturité en gestion de projet :

  • Avoir un historique de 20 à 50 projets avec les données suivantes : rapports d’avancement, demandes de modification, retours d’expérience, registres de problèmes (issue log), etc.
  • Chefs de projet séniors (formés et/ou certifiés)
  • Utilisation de processus de management de projet
  • Une Direction de projets (PMO, Comité de Pilotage, Gestion de Portefeuille…)

Tous les secteurs industriels sont concernés: sociétés d’engineering, de construction, fournisseurs de solutions logicielles d’entreprise, sociétés de services, industrie de fabrication, R&D, etc..

Il existe un modèle pour chaque environnement, nous sommes à l’écoute de vos besoins !

Lisez un article complet sur cette approche ou contactez Yannick Meriguet – Beagle Consulting : ymeriguet@beagle-net.com

MPM est Partenaire de DantotsuPM
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La meilleure stratégie de gestion du temps : Ne trouvez pas le temps, trouvez le Pourquoi

The Best Time Management Strategy: Don’t Find the Time, Find the Why

http://chrisguillebeau.com/time-management-strategy/ Par Chris Guillebeau, The Art of Non-Conformity
Remettre les horloges à zéro
comment trouver le temps ?

Durant ces derniers mois, j’ai interviewé des personnes pour mon prochain livre sur les jobs de rêve. Beaucoup de gens auxquels j’ai parlé sont très occupés. Ils ont trouvé ou ont créé leur job de rêve, mais ils ont aussi tendance à faire beaucoup d’autres trucs. Certains d’entre eux ont des entreprises en plus de leur travail ou courent des ultra marathons pendant les week-ends. Certains ont des vies familiales très actives et passent beaucoup de temps à participer aux événements sportifs ou autres activités de leurs enfants. Certains d’entre eux font Toutes ces choses

…et plus encore.

Je ne pose pas toujours les mêmes questions aux interviewés, mais l’une à tendance à revenir assez souvent : « Comment trouvez-vous le temps ? »

J’ai aimé cette réponse que j’ai entendue hier :

« C’est moins de Comment je trouve le temps que Pourquoi je trouve le temps. Vous trouverez toujours le temps pour les choses qui ont un très fort pourquoi. »

N’est-ce pas excellent ?

Vous avez probablement entendu cette autre question/réponse : « Comment faire faire quelque chose ? Demandez à une personne occupée ! ».

Mais, la première est bien meilleure, parce qu’il ne s’agit pas seulement de réaliser quelque chose.

Peut-être que la meilleure stratégie de gestion du temps consiste à Trouver votre pourquoi. Une fois que vous avez une chose vers laquelle aller, il est beaucoup plus facile de trouver le temps.

En moyenne, les moyennes sont stupides de Seth Godin

Il est facile pour quelqu'un ne sachant pas nager de se noyer en traversant une rivière dont laprofondeur est en moyenne de 50cm ! Image courtesy of koratmember / FreeDigitalPhotos.net
Il est fort possible pour quelqu’un ne sachant pas nager de se noyer en traversant une rivière dont la profondeur est en moyenne de 10cm !
Image courtesy of koratmember / FreeDigitalPhotos.net

 

On average, averages are stupid

http://sethgodin.typepad.com/seths_blog/2016/01/on-average-averages-are-stupid.html de Seth Godin

« À travers nos 100 points de vente, les chiffres sont en moyenne en hausse de 3 % le mois dernier. »

Ceci ne vous dit exactement rien du tout !

Il s’avère que dix des points de vente ont vu leurs ventes doubler, tandis que la plupart des autres stagnaient ou même diminuaient leurs volumes de ventes. Ceci est la vraie chose à appréhender.

Les moyennes cachent presque toujours des points intéressants au lieu de les exposer. Si le problème est assez intéressant pour en parler, il est assez intéressant pour en montrer les vrais regroupements et les différences que cache la moyenne.

Voici ce qui vaut la peine d’être discuté au lieu de la moyenne : Quelles sont les valeurs atypiques ? Qu’ont-elles en commun ? Ces tendances-là sont-elles explicables, ou est-ce simplement du bruit ?

La partie ardue à propos d’énoncer la vérité avec des chiffres est que l’on y trouve pas souvent la vérité. Ce qui est clé est d’avoir le courage de partager la vérité.

 

« Dans vos projets, apprenez à transformer les pièces en or ! » de Rose-Hélène Humeau

Sans engagement ni adhésion des parties prenantes aux projets, leur réussite est compromise!

Contrairement à ce qui est dit, les individus ne sont pas résistants au changement qu’apportent les projets !

Eli Goldratt - The Goal
Cliquer sur cette image pour le livre

Mais, lorsque les projets bouleversent les organisations, modifient les environnements ou créent des innovations majeures, alors la conduite du changement opérationnel peut s’avérer périlleuse et créer une opposition.

Faut-il plus de persuasion, d’influence, de leadership, voire de manipulation pour engager les parties prenantes vers les nouvelles avancées introduites par la mise en œuvre de ces projets stratégiques?

Dans l’approche de la Théorie des Contraintes, E Goldratt explique que les meilleures solutions ne se vendent pas d’elles-mêmes. SI nous voulons obtenir l’entière coopération nécessaire à la réussite de leur mise en œuvre, un effort particulier doit être mené quant à l’adhésion des parties prenantes.

Qu’il est bon de « ne pas changer » …

Tout commence par comprendre comment la situation actuelle est perçue par la ou les parties prenantes impactées par le changement généré par les projets.

pieces en or - 1

Si l’on considère la matrice ci-dessus, « Ne pas changer » correspond à une situation actuelle imparfaite apportant une certaine satisfaction. Les avantages (les pièces en chocolat) ne sont pas précieux mais agréables, les inconvénients (les cailloux) gênent mais n’empêchent pas d’avancer. 

Le chef de projet doit reconnaître les avantages réels et/ou perçus d’une situation existante autant que ses inconvénients. C’est également reconnaître la valeur apportée par chaque partie prenante et permet d’initier son implication dans le projet.

Changer : d’accord mais…

Tout changement est un effort pour celui qui a l’impression de le subir. Une partie prenante sera prête à entreprendre un effort de changement seulement si la situation future peut lui apporter plus que ses avantages actuels.

pieces en or - 2Tous les chefs de projet sont des alchimistes et tous les projets sont élaborés pour aboutir à une situation meilleure – dans notre cas, remplacer le chocolat par de l’or.

Pour que cela fonctionne, l’espoir d’amélioration doit être réel – c’est-à-dire que la valeur apportée par les pièces d’or doit être supérieure à la valeur existante perçue (ou s’ajouter à l’existant !) – ET les inconvénients potentiels futurs doivent être considérés comme acceptables par la partie prenante concernée.

Ce qui amène à la matrice suivante, librement inspirée de la matrice du changement de E. Goldratt.

pieces en or - 3

Dans cette matrice, les inconvénients futurs sont perçus plus dangereux que ceux actuels. Par peur de non maîtrise liée à l’incertitude de la nouveauté, le futur devient une forêt de cactus à éviter !

Il faut pouvoir reconnaître la perception de ces craintes et leurs impacts négatifs. Si aucune réponse n’est apportée pour réconforter ou diminuer les impacts attendus, la partie prenante aura tendance à se protéger, reculer, voire refuser le changement, malgré les pièces d’or espérées ! Une analyse de risque avec des réponses claires et bien communiquées doit apaiser les tensions.

pieces en or - 4

Être engagé vers le changement c’est…

…contrebalancer les avantages avec les inconvénients des situations actuelles et futures grâce à une analyse croisée :

pieces en or - 5

La réflexion partagée est la suivante :
  • « Parce que la situation actuelle est bonne pour … et à cause des difficultés potentielles de la solution… [action/décision] »
  • « Parce que les inconvénients actuels sont…. et que la solution apporte… … [action/décision]»

Cette démarche permettra de clarifier les manquements ou faiblesses d’une solution, de clarifier les exigences et renforcer l’engagement des parties prenantes. Elle complétera également l’analyse de certains risques. Elle doit se faire avec une liste sélectionnée des parties prenantes clés les plus impactées par le projet mené.

Transformer les pièces en or…

Si vos projets bouleversent grandement les environnements actuels, renforcez votre management des parties prenantes grâce à cette approche de conduite du changement au sein des projets.

Alors l’or ne sera plus une promesse mais une réalité !

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