Une proposition de PMOs dirigés par la valeur par Pallav Rohatgi.

La valeur est créée lorsque le modèle PMO est aligné sur la maturité de l’organisation, ses priorités stratégiques et son appétit pour le risque.

Les bureaux de gestion de projet sont passés d’unités de coordination administrative à des moteurs de valeur organisationnelle. Pourtant, pour de nombreuses entreprises, la question du modèle PMO à adopter — et comment le positionner pour un rendement stratégique maximal — reste sans réponse. Ce livre blanc comble cet écart en présentant une comparaison rigoureuse et axée sur la valeur de trois archétypes distincts des PMO : le PMO stratégique, le PMO d’entreprise et le PMO de gouvernance, risque et conformité (GRC).

Chaque modèle occupe une position fondamentalement différente dans l’écosystème organisationnel. Le PMO stratégique se situe à l’intersection du leadership exécutif et de la prise de décision de portefeuille, traduisant la vision d’entreprise en une sélection et une exécution de projets rigoureuses. Le PMO d’entreprise fonctionne comme le système nerveux central de l’organisation pour la réalisation des projets, fournissant des méthodologies standardisées, des services partagés et une visibilité à l’échelle de l’entreprise. Le PMO GRC agit comme le gardien de l’intégrité organisationnelle, intégrant la sensibilisation aux risques et la conformité réglementaire à chaque étape du cycle de vie du projet.

Thèse centrale

Aucun modèle PMO unique n’est universellement supérieur. La valeur est créée lorsque le modèle PMO est aligné sur la maturité de l’organisation, ses priorités stratégiques et son appétit pour le risque. Cet article dote les leaders d’un cadre d’analyse pour prendre cette décision d’alignement avec confiance — et pour construire un argumentaire économique en faveur d’un investissement durable dans les PMOs.

 

L’article est structuré autour de cinq piliers :

  1. la proposition de valeur de chaque modèle PMO ;
  2. une analyse comparative directe ;
  3. le ROI financier et organisationnel ;
  4. un cadre de mise en œuvre par phases ;
  5. un guide de décision pour sélectionner et séquencer les capacités PMO.

Les dernières sections consolident les conclusions en recommandations concrètes et en une matrice de décision exécutive.

1. L’évolution du paysage des PMOs.

1.1 De centre de coût à centre de valeur.

Le PMO est né comme une fonction administrative : un centre de services partagés qui suivait les calendriers, gérait les modèles et rendait compte à la hausse de la situation. Cette identité perdure dans de nombreuses organisations aujourd’hui, et c’est précisément pour cela que tant de PMOs peinent à justifier leur existence auprès de la direction générale.

Le passage de centre de coût à centre de valeur n’est pas automatique. Cela nécessite un repositionnement délibéré : des activités aux résultats, de la conformité aux processus à l’optimisation du portefeuille, du reporting à l’habilitation à la décision.

Les trois modèles PMO examinés dans cet article représentent chacun un point différent sur cette trajectoire.

1.2 Les trois modèles en un coup d’œil.

Modèle PMO Orientation primaire Couche de valeur Parrain typique
PMO Stratégique Optimisation de portefeuille et soutien aux décisions exécutives Alignement stratégique et efficacité du capital PDG / COO / Conseil d’administration
PMO d’entreprise Excellence de la prestation et capacité organisationnelle Efficacité opérationnelle et scalabilité CTO / CIO
PMO GRC

Gouvernance, Risque et Conformité

Risque, conformité et assurance réglementaire Atténuation des risques et protection réglementaire Chief Information Security Officer CISO / Conseil de Surveillance / Directeur Financier CFO

1.3 Pourquoi un objectif axé sur la valeur est important.

Le benchmarking traditionnel des PMOs se concentre sur les indicateurs de processus : respect du planning, écarts budgétaires, optimisation de l’utilisation des ressources. Ces éléments sont nécessaires mais insuffisants. Un PMO qui livre chaque projet dans les délais et dans le budget mais sélectionne les mauvais projets a échoué stratégiquement. Un PMO qui gère le risque sans faute mais ne relie pas cette gestion des risques aux résultats business a échoué commercialement.

Cet article reformule la conversation du PMO autour de la valeur : les retours mesurables, tangibles et intangibles que chaque modèle apporte à l’organisation. Chaque capacité, chaque pratique, chaque mécanisme de gouvernance est évalué à travers ce seul prisme de la valeur.

2. Le PMO stratégique — Intelligence du portefeuille et alignement exécutif.

2.1 Définition et portée.

Le PMO stratégique est le modèle de PMO le plus étroitement aligné sur les objectifs majeurs de l’organisation. Son mandat n’est pas de gérer des projets, mais de s’assurer que l’organisation gère les bons projets. Il opère à l’intersection de la stratégie d’entreprise, de la planification financière et de la gouvernance de portefeuille. Il sert de moteur analytique et de conseil et guide la prise de décision des exécutifs.

Caractéristique qui le définit

Le PMO stratégique transforme la stratégie organisationnelle en un portefeuille discipliné. Il répond à la question à laquelle aucune autre fonction ne répond de manière cohérente : investissons-nous nos ressources limitées de projets dans les initiatives qui offriront le meilleur retour stratégique et financier ?

2.2 Capacités principales

Capacités Description Valeur livrée
Priorisation du portefeuille Applique un cadre de notation pondérée — intégrant l’adéquation stratégique, le retour financier, le risque et la disponibilité des ressources — pour classer et sélectionner les projets à travers toute l’entreprise. Élimine les dépenses non alignées ; concentre les ressources sur les initiatives à rendement les plus forts.
Soutien à la décision des exécutifs Fournit à la direction des rapports soigneusement sélectionnés et riches en analyses qui mettent en lumière les compromis, les dépendances et les risques émergents au niveau du portefeuille. Accélère la rapidité de décision ; Réduit le coût des mauvaises décisions.
Scénarios de planification stratégique Modélise l’impact du portefeuille des changements stratégiques — nouvelle entrée sur le marché, fusions et acquisitions, changements réglementaires — avant que les engagements ne soient pris. Réduire les risques des pivots stratégiques ; Révéler les coûts cachés des opportunités.
Suivi de la réalisation des bénéfices Suit la livraison des bénéfices business promis tout au long du cycle de vie du projet et après, en reliant les résultats du projet à l’impact sur le compte de résultat et leurs conséquences. Réduit l’écart entre le ROI projeté et le ROI réel ; Favorise la prise de responsabilité des résultats.
Gouvernance des ressources et des investissements Régit l’allocation des ressources rares du projet — budget, talents, technologie — entre des priorités concurrentes. Optimise l’utilisation des ressources ; Empêche la fragmentation qui tue la livraison.

2.3 Proposition de valeur

Le PMO stratégique apporte principalement de la valeur grâce à l’efficacité des investissements et à la qualité des décisions. Les recherches montrent que les organisations disposant d’une gouvernance de portefeuille mature réalisent des rendements de 15 à 25 % plus élevés sur leurs portefeuilles d’investissement de projets comparées à celles qui s’appuient sur la sélection de projets ad hoc. Le mécanisme est simple : lorsque la sélection des projets est rigoureuse, l’échec potentiel est identifié plus tôt et les investissements sont réaffectés plus rapidement.

Au-delà du retour financier, le PMO stratégique offre une capacité organisationnelle qui se cumule dans le temps : la capacité d’apprendre des résultats du portefeuille et d’affiner continuellement le processus de sélection et de priorisation. Cela crée un cercle vertueux dans lequel chaque cycle de portefeuille est plus productif que le précédent.

3. Le PMO d’entreprise — Excellence de la prestation et échelle organisationnelle

3.1 Définition et portée

Le PMO Enterprise est le modèle le plus intensif opérationnellement des trois modèles. Son mandat est de construire, protéger et améliorer continuellement la capacité de l’organisation à livrer des projets à grande échelle. Il possède les méthodologies, les viviers de talents, les outils et plateformes, ainsi que les services partagés qui sous-tendent la réalisation des projets dans chaque unité d’activité.

Caractéristique qui le définit

Le PMO d’entreprise est le système d’exploitation de livraison de projets de l’organisation. Lorsque le PMO stratégique demande « Quels projets ? », le PMO d’entreprise demande « Comment les livrer mieux, plus rapidement et de manière plus cohérente que la dernière fois ? »

3.2 Capacités principales

Capacités Description Valeur livrée
Méthodologie et normes Conçoit et maintient une méthodologie de management de projet évolutive — qu’elle soit en cascade, agile ou hybride — ainsi que les normes, modèles et portes de gouvernance associés. Réduit les incohérences dans la livraison ; Raccourcit le temps d’intégration des nouvelles équipes projet.
Centre d’Excellence (CoE) Fonctionne comme un référentiel des meilleures pratiques en gestion de projet, offrant coaching, formation et amélioration continue à travers l’organisation. Développe des capacités internes ; Réduit la dépendance aux consultants externes.
Services partagés et outillages Gère l’outil de portefeuille de projets d’entreprise, les plateformes de management de projet et les services de support de projet partagés — estimation des projets, la planification et l’infrastructure de test. Réduit le coût par projet grâce à des économies d’échelle ; Améliore la qualité des données.
Gestion des ressources et des talents Maintient le réservoir de professionnels de projet de l’organisation, gérant les recrutements, le développement, le déploiement et la rétention. Assure la continuité de la livraison ; Réduit le coût de la rotation des talents sur les projets.
Visibilité et reporting des entreprises Offre une visibilité consolidée et en temps réel de l’état, de l’état de santé et de la trajectoire de chaque projet et programme actif au sein de l’organisation. Identifie tôt les risques de blocage ; permet une escalade coordonnée ; Réduit les surprises.

3.3 Proposition de valeur

Le PMO d’entreprise apporte de la valeur grâce à l’effet de levier opérationnel et à l’apprentissage organisationnel. Chaque amélioration de la méthodologie de livraison, chaque affinement des outils, chaque investissement dans les talents de projet s’accumule sur l’ensemble du portefeuille. Une amélioration méthodologique qui permet d’économiser en moyenne deux semaines par projet ne permet pas de gagner deux semaines — elle en produit deux multipliées par chaque projet du portfolio.

Le PMO d’entreprise apporte également de la résilience. Lorsque la capacité de livraison est centralisée et standardisée, l’organisation peut absorber des pics de volume, des changements de personnel et des perturbations du marché sans perdre en efficacité de la livraison. Cette résilience a une valeur financière directe qui est rarement prise en compte dans les affaires traditionnelles des PMO, mais qui est constamment significative en pratique.

4. Le GRC PMO — Gouvernance des risques et assurance réglementaire

4.1 Définition et portée

Le PMO Gouvernance, Risque et Conformité occupe une position distincte et de plus en plus cruciale au sein de l’entreprise. Son mandat est de veiller à ce que chaque projet (quels que soient sa taille, son type ou son unité business) soit conçu, exécuté et clôturé en parfaite conformité avec le cadre de gouvernance de l’organisation, son appétit pour le risque et ses obligations réglementaires.

Caractéristique qui le définit

Le GRC PMO est le système immunitaire de l’organisation au niveau des risques de projet. Il ne ralentit pas les projets, il évite le type de risques silencieux qui s’ils s’accumulent finissent par entraîner des sanctions réglementaires, des dommages à la réputation ou un échec catastrophique dans la livraison.

4.2 Capacités principales

Capacités Description Valeur livrée
Identification et évaluation des risques Intègre une identification structurée des risques dans chaque passage de jalon de projet, en utilisant des analyses basées sur des scénarios et des données historiques de pertes pour détecter les menaces dès le début. Réduit la fréquence et la gravité des événements de risque au niveau du projet.
Intégration de la conformité Inscrit les exigences réglementaires, spécifiques au secteur et à la juridiction, dans le cycle de vie du projet, garantissant que les obligations de conformité sont respectées par conception, et non par réparation. Élimine le coût d’une refonte axée sur la conformité ; Réduit l’exposition aux pénalités réglementaires.
Conception des passages de jalon de gouvernance Conçoit et exploite les passages de jalon de gouvernance par lesquels les projets doivent passer aux étapes clés, garantissant que les décisions d’investissement, de risque et de conformité soient prises avec la rigueur appropriée. Empêche les projets mal gérés de consommer du capital ; crée de la responsabilité.
Intervention en cas d’incident et de violation Fournit la capacité au niveau du projet de détecter, répondre et apprendre des violations de conformité et des événements de risque. Cela limite les risques financier et réputationnel provenant de l’impact de chaque événement pris individuellement.
Audit & Assurance Effectue des examens indépendants de la gouvernance, des risques et des pratiques de conformité au niveau du projet, en rapportant les conclusions au comité de gouvernance et à l’équipe exécutive. Maintient la confiance du comité ; Satisfait aux exigences d’audit externe.

4.3 Proposition de valeur

Le GRC PMO apporte de la valeur grâce aux bénéfices ajustés au risque et à la protection réglementaire. Sa contribution financière est asymétrique : le coût de gestion d’un PMO GRC est modeste par rapport au coût des événements qu’il empêche. Une seule violation de la conformité des livrables dans un secteur réglementé peut coûter à une organisation des dizaines de millions en amendes, remédiations et dommages à la réputation. Le GRC PMO est la fonction qui rend de tels événements considérablement moins probables.

Tout aussi important est le rôle du GRC PMO dans le maintien de la confiance organisationnelle : la confiance des régulateurs, des clients, des investisseurs et du conseil d’administration. À une époque de contrôle réglementaire renforcé et de responsabilité RSE, cette confiance a un impact direct sur le coût du capital de l’organisation et sa capacité à fonctionner.

5. Analyse comparative directe

L’analyse suivante place les trois modèles de PMO côte à côte à travers onze dimensions de valeur, de capacité et d’impact organisationnel. La comparaison vise à mettre en lumière les compromis que les leaders doivent gérer lorsqu’ils décident quel modèle PMO établir en premier, sur lequel s’appuyer, et comment séquencer leur évolution PMO.

5.1 Matrice de Capacité & Valeur

Dimension PMO Stratégique PMO d’entreprise PMO GRC
Moteur principal de valeur Efficacité du capital Échelle de diffusion Atténuation des risques
Influence sur la sélection du projet Très forte Modéré Modéré
Propriété de la méthode de livraison Faible Très forte Modérée
Profondeur du risque et de la conformité Modéré Faible Très fort
Visibilité au niveau du comité exécutif Très forte Modérée Forte
Moteur d’apprentissage organisationnel Fort Très fort Fort
Développement des talents et des capacités Faible Très fort Modéré
Garantie réglementaire Faible Faible Très haute
Vitesse de réalisation de la valeur Moyenne (6–12 mois) Rapide (3–6 mois) Immédiate
Intensité de l’investissement Modérée Forte Modérée
Évolutivité Forte Très forte Forte

5.2 Guide de l’adéquation organisationnelle

Le modèle optimal de PMO n’est pas déterminé uniquement par l’industrie. Il est déterminé par l’intersection de la maturité organisationnelle, des priorités stratégiques et de l’environnement de risque. Le tableau ci-dessous fait correspondre des profils organisationnels courants au modèle PMO le plus susceptible d’apporter une valeur immédiate.

Profil organisationnel Premier PMO recommandé Justification
Entreprise technologique en pleine expansion PMO d’entreprise La cohérence de la livraison et son échelle de diffusion constituent la contrainte majeure. La méthodologie et l’investissement dans un centre d’expertise rapportent le plus rapidement.
Institution financière réglementée PMO GRC L’exposition réglementaire est le risque dominant. La conformité dès la conception dans les projets est non négociable.
Conglomérat industriel établi PMO stratégique L’allocation de capital à travers un portefeuille diversifié est le levier le plus important. La discipline du portefeuille génère le rendement.
Gouvernement ou organisme public PMO GRC La responsabilité, l’auditabilité et la conformité sont des exigences existentielles. Le PMO GRC en est la base.
Entreprise de santé ou sciences de la vie PMO GRC La sécurité des patients et la conformité réglementaire exigent une gouvernance des risques intégrée au niveau du projet.
Société de portefeuille de capital-investissement PMO stratégique La création de valeur et la préparation à la sortie nécessitent une priorisation disciplinée du portefeuille et un suivi des bénéfices.

5.3 Intégration et interdépendance

Bien que chaque modèle de PMO puisse opérer de manière autonome, les écosystèmes PMO les plus résilients et générateurs de valeur intègrent les trois. Le PMO stratégique fixe la direction ; le PMO Enterprise assure la livraison ; le PMO GRC la garantit. Lorsque ces trois fonctions sont alignées et connectées, l’organisation atteint ce que nous appelons l’Avantage PMO Intégré — un état dans lequel l’investissement dans les projets est simultanément optimisé, livré et réduit au niveau des risques.

L’avantage du PMO intégré

Les organisations qui exploitent des capacités Stratégiques, Enterprise et PMO GRC matures et intégrées qui surpassent systématiquement leurs pairs en matière de ROI du projet de 20 à 35 %, réduisent les événements de risque liés au projet de 60 à 70 %, et offrent un délai d’obtention de valeur plus rapide de 15 à 20 % sur les initiatives stratégiques.

6. ROI et quantification de la valeur

Chaque investissement dans un PMO doit être justifié ; non pas par aspiration, mais par un rendement financier et organisationnel mesurable. Cette section présente le cadre de quantification de la valeur pour chaque modèle de PMO, soutenu par des références indicatives issues de recherches de maturité PMO entre différents secteurs industriels.

6.1 Catégories de valeur

La valeur du PMO se divise en quatre catégories. Chacune est quantifiable, bien que la méthodologie et les sources de données diffèrent. Les leaders doivent utiliser le cadre de travail ci-dessous pour élaborer un business case adapté au profil financier et au contexte stratégique de leur organisation.

Catégorie de valeur Définition Approche de mesure
Rendement financier direct Revenus possibles ou coûts évités directement grâce à la capacité du PMO. Analyse du ROI du portefeuille ; attribution de comptes de pertes et profits au niveau du projet.
Économies ajustées au risque La perte financière évitée en réduisant la probabilité ou la gravité des événements de risque indésirables. Modélisation des valeurs attendues ; Évaluation historique des pertes.
Efficacité opérationnelle Réduction du coût de livraison d’une unité de projet à mesure que la méthodologie, les outils et les talents mûrissent. Analyse du coût par jour de projet ; Benchmarking de productivité.
Efficacité stratégique du capital Une amélioration du rendement généré par unité monétaire de capital de projet investi, stimulée par une meilleure sélection et une meilleure priorisation. Suivi du rendement sur investissement du portefeuille ; Modélisation des coûts d’opportunité.

6.2 ROI indicatif selon le modèle PMO

Métrique PMO stratégique PMO d’entreprise PMO GRC
Investissement annuel typique (relatif) 1,0x 1,5x 0,8x
Augmentation du ROI du portefeuille 15–25% 8–14% 5–10%
Réduction des coûts du projet (par projet) 3–7% 10–18% 4–8%
Réduction de la fréquence des événements de risque 10–20% 5–12% 50–70%
Évitement de pénalité réglementaire Low Low Très haut
Délai de mise en service pour les initiatives prioritaires 15 à 25 % plus rapide 20 à 30 % plus rapide N/A (assurance)
Période de retour sur investissement (indicatif) 12 à 18 mois 9 à 15 mois 6 à 12 mois

6.3 Construire le business case

Un cas d’affaires convaincant pour le PMO doit faire trois choses : quantifier la valeur que le PMO offrira, quantifier le coût de ne pas en disposer, et démontrer que l’investissement dans le PMO est récupérable dans un délai acceptable. Le troisième élément — la « récupérabilité » — est souvent le plus convaincant pour les comités de direction et conseils financiers.

Le coût de l’inaction

La phrase la plus puissante dans un cas d’affaire de PMO ne concerne pas ce que le PMO va livrer. Il s’agit de ce que l’organisation perdra sans cela. Les taux d’échec des projets, les manquements de conformité, la mauvaise allocation du capital et la perte de talents en l’absence de capacité structurée par le PMO entraînent des coûts réels et quantifiables. Exprimer clairement ces coûts est la base de toute proposition de PMO axée sur la valeur.

7. Feuille de route de mise en œuvre

Établir un PMO n’est pas une décision unique — c’est une séquence de décisions, chacune s’appuyant sur la précédente. La feuille de route ci-dessous propose une approche progressive de la création des PMO, calibrée selon la réalité organisationnelle : en commençant par les capacités à plus fort impact et à faible complexité, et en élargissant progressivement le champ d’action à mesure que l’organisation gagne en confiance et en capacité.

7.1 Le Voyage en 4 Phases

Phase Chronologie Focus Livrables clés
Phase 1 : Fondation Mois 1 à 3 Évaluation & Conception évaluation de la maturité du PMO ; modèle opérationnel cible ; charte de gouvernance ; Alignement des sponsors.
Phase 2 : Lancement Mois 4 à 6 Construire et déployer Méthodologie de base déployée ; Outil PMO configuré ; équipe initiale embauchée ; Première vue du portfolio publiée.
Phase 3 : Intégration Mois 7–12 Opérer et apprendre Premier cycle complet de portefeuille terminé ; des rétrospectives organisées ; Premier rapport de réalisation des bénéfices publié.
Phase 4 : Optimiser Mois 13–18 Amélioration et mise à l’échelle Deuxième modèle de PMO lancé ; l’intégration inter-PMOs a commencé ; le benchmarking externe ; Rapports du PMO au niveau du conseil d’administration établis.

7.2 Séquençage entre les trois modèles

L’ordre dans lequel les trois modèles de PMO sont établis devrait être guidé par les besoins organisationnels, et non par la convention.

La logique décisionnelle suivante fournit un point de départ :

  • Si le principal défi de l’organisation est une exécution de projet incohérente ou infructueuse, établissez d’abord le PMO d’entreprise. La capacité de livraison est la base sur laquelle tout le reste repose.
  • Si l’organisation opère dans un environnement fortement réglementé ou a connu récemment des défauts de conformité, il faut d’abord établir le PMO GRC. Le risque et la conformité sont existentiels dans ces contextes.
  • Si l’organisation dispose d’une capacité de livraison mature mais a du mal à démontrer le rendement de son portefeuille de projets, il faut d’abord établir le PMO stratégique. La discipline de portefeuille est le levier qui transforme l’investissement en rendement.

Dans tous les cas, planifiez une intégration éventuelle. Les trois modèles sont plus puissants lorsqu’ils fonctionnent comme un système inter-connecté, et non comme des fonctions isolées.

 7.3 Facteurs critiques de réussite

Facteur de réussite critique Pourquoi c’est important
Sponsor exécutif au niveau de la direction Un PMO sans sponsor principal sera privé d’autorité, de budget et d’accès aux décisions qui comptent.
Mandat clair et charte de gouvernance L’ambiguïté quant à ce que le PMO dirige ou ne dirige pas est la cause la plus fréquente de l’échec du PMO.
Investissement dans les talents du PMO Le PMO n’est aussi bon que par les personnes qui le composent. Sous-investir dans la direction et le personnel du PMO est une fausse économie.
Une technologie qui permet, et non contraint L’outil du PMO doit être adapté à son objectif et véritablement adopté. Un outil sophistiqué que personne n’utilise est pire qu’un tableur.
Rapport régulier de la valeur au conseil d’administration La visibilité de la valeur du PMO au niveau du conseil d’administration est ce qui assure la poursuite des investissements et protège le PMO lors des pressions budgétaires.
Patience et engagement soutenu La valeur du PMO s’accumule au fil du temps. Les leaders qui s’attendent à une transformation en quatre-vingt-dix jours seront déçus et pourraient abandonner l’investissement prématurément.

8. Le cadre décisionnel du PMO

Pour les leaders prêts à agir, cette section consolide l’analyse dans un cadre décisionnel structuré. Il est conçu pour être utilisé lors d’ateliers exécutifs ou de discussions au conseil d’administration afin d’aligner la direction sur la stratégie du PMO et de sécuriser des investissements.

8.1 Matrice de décision

Notez chaque critère sur une échelle de 1 (faible besoin organisationnel) à 5 (besoin organisationnel critique). Le modèle PMO avec le score global le plus élevé est votre point de départ recommandé.

Critère de décision PMO stratégique PMO d’entreprise PMO GRC
Le retour sur investissement du portefeuille est inférieur à l’objectif 5 2 2
La réalisation des projets est incohérente entre les unités 2 5 2
Le risque réglementaire ou de conformité est très élevé 1 2 5
Le conseil d’administration manque de visibilité sur les résultats des projets 4 3 3
Les lacunes en talents et en compétences limitent les livrables des projets 1 5 2
Les décisions d’allocation de capital manquent de support analytique 5 2 1
Les événements à risque sont récurrents ou non managés 2 2 5
L’organisation croît rapidement 3 5 3

8.2 La hiérarchie de valeur du PMO

Quel que soit le modèle établi en premier lieu, la valeur à long terme d’un écosystème PMO est maximisée lorsque les trois modèles sont compris comme des couches d’une unique capacité intégrée. La hiérarchie ci-dessous illustre la relation :

Couche 3 : PMO stratégique — Direction du portefeuille et efficacité du capital

Sélectionne, priorise et gouverne le portefeuille de projets

Couche 2 : PMO d’entreprise — Excellence de livraison à l’échelle de l’organisation

Livrer les projets de manière cohérente, efficace et à grande échelle

Couche 1 : PMO GRC — Gouvernance des risques et assurance réglementaire

Garantit que chaque projet est régi, dé-risqué et conforme

 

L’intégration est le multiplicateur

Chaque couche de PMO apporte de la valeur de manière indépendante. Mais la combinaison des trois — avec des interfaces claires, des données partagées et des incitations alignées — offre un rendement combiné qu’aucun modèle unique ne peut produire. L’écosystème PMO intégré n’est pas la somme de ses parties ; C’est bien plus.

9. Voie à suivre

Le Bureau de Management de projet n’est plus une fonction de soutien. Entre les mains de la bonne direction et du mandat approprié, c’est l’un des mécanismes de création de valeur les plus puissants disponibles pour l’organisation moderne. Mais cette valeur n’est pas garantie — elle doit être conçue, financée et maintenue.

Ce livre blanc démontre que les trois modèles PMO — stratégique, entreprise et GRC — offrent chacun une valeur distincte et significative. Le PMO stratégique optimise le capital. Le PMO Enterprise optimise la livraison. Le GRC PMO optimise le risque. Ensemble, ils forment la base de l’excellence opérationnelle au niveau des projets d’une organisation.

La décision de choisir quel modèle construire en premier n’est pas la décision la plus importante. La décision la plus importante est l’engagement à traiter le PMO comme un actif stratégique — le financer de manière appropriée, l’autonomiser sincèrement et mesurer honnêtement sa valeur. Cet engagement est le facteur unique qui prédit de manière la plus fiable le succès du PMO.

Proposition finale

Le PMO axé sur la valeur n’est pas une destination — c’est une direction. Chaque organisation peut commencer là où elle est, avec le modèle qui apporte le retour le plus immédiat, et construire à partir de là. Les organisations qui seront leaders dans la prochaine décennie ne sont pas celles qui engagent le plus de projets. Ce sont celles qui ont le meilleur PMO.


Pallav Rohatgi

Pallav Rohatgi

Pallav Rohatgi est un leader de gouvernance et de transformation des PMOs, avec plus de vingt ans d’expérience en management de projet, stratégie d’entreprise et management des risques dans les secteurs télécom, gouvernemental et du conseil.

Professionnel multi-accrédité du PMI (PMP®, PMI-ACP®, PMI-RMP® et PMI-PMOCP®), il apporte une expertise approfondie dans l’intégration de la gouvernance de portefeuille, de l’intelligence sur les risques et de la réalisation de valeur dans les modèles d’exécution d’entreprise.

Administrateur indépendant certifié spécialisé en gouvernance, risque et conformité (GRC), Pallav se concentre sur le renforcement de la résilience organisationnelle en positionnant le PMO comme un facilitateur stratégique de l’efficacité du capital et de la création de valeur à long terme.

Il contribue activement à la communauté mondiale PMI par un leadership de chapitre et un leadership d’opinion sur l’évolution stratégique des PMO, l’agilité des entreprises et l’excellence en gouvernance.

La durabilité en pratique – Sustainability in Practice du GPM

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Le guide couvre l’ensemble de la pratique, depuis l’évaluation de l’impact et l’analyse de matérialité à la conception des interventions, la gouvernance de la mise en œuvre, la mesure de la performance et la responsabilité éthique.

Cette pratique est fondée sur le P5 Standard for Business Practice et conforme aux normes GRI qui représentent les bonnes pratiques mondiales de reporting public. Chaque chapitre de ce guide est construit autour de ce que les professionnels doivent être capables de faire, et non de ce que les organisations devraient devenir à terme.

Il n’offre pas de voies d’échappement par des histoires de progrès incrémentaux. Il définit les conditions minimales pour l’intégrité professionnelle et vous donne les outils pour tenir fermement cette position.

Au-delà du « faire moins de mal »

Minimiser les dégâts ne suffit plus.

Ce guide formalise le passage de :

  • Atténuation à Régénération

L’augmentation de la capacité du système au fil du temps est établie comme la direction d’un travail compétent avec des seuils exécutoires et le Test de Suffisance Régénérative pour définir quand cette norme est atteinte.

  • Rapport à Documentation de la performance

Documenter n’est pas une responsabilité juridique. Le guide sépare ce qui est rapporté de ce qui est fait et rend cette distinction applicable.

  • Aspiration à Responsabilité

Les bonnes intentions ne suffisent pas. La compétence est comportementale. Ce guide dénonce les schémas de greenwashing, définit les non-négociables et distingue la compétence de l’intention.

Pourquoi ce guide est-il différent ?

✓ Il définit les éléments non négociables et nomme les conditions dans lesquelles les revendications de durabilité deviennent invalides.

✓ Il (d)énonce les modèles de greenwashing avec précision, pas seulement l’intention, mais aussi le mécanisme.

✓ Il traite la durabilité comme une discipline avec une architecture de gouvernance, pas comme une histoire à raconter.

✓ Il comprend des arbres de décision, des modèles d’intervention, une bibliothèque de KPIs alignée sur P5, des outils de cartographie des parties prenantes et un cadre d’évaluation de la matérialité : pour les professionnels qui doivent agir, pas seulement planifier.

✓ Il est aligné sur les normes GRI, rédigées par des personnes qui contribuent à les façonner.

GPM a passé plus de 10 ans à mettre en œuvre la durabilité grâce à la norme P5, à l’évaluation intégrée de l’impact, à la gouvernance régénérative et à la conception d’interventions fondée sur des preuves.

Là où d’autres discutent de durabilité, GPM définit comment la pratiquer de manière compétente.

Pour des professionnels prêts à rendre des comptes.

Nommez le mal. Concevez de vraies interventions. Justifiez les compromis. Escaladez les problèmes lorsque les normes sont enfreintes. Refusez quand l’intégrité l’exige.

La durabilité n’est pas une identité. C’est une obligation professionnelle.

 

 

 

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2 – PMI France Hauts de France – Piloter l’IA : Du Mythe à la Livraison de Valeur

L’objectif de la session menée par David HERY : Acquérir les réflexes pour transformer une idée IA en un produit industrialisable.

2 – PMI France La Défense – Neutraliser les asymétries transcontinentales : Gouvernance et synergies sur les projets Europe-Afrique

Lorsqu’un un projet Europe-Afrique échoue, la distance n’est pas seulement géographique, elle est méthodologique. Ce webinaire animé par Jean Moïse NDOH et Adjo Abigail Akakpo dévoile comment auditer les asymétries invisibles (processus, culture, information) qui compromettent les délais et le ROI — et les transformer en leviers de performance grâce à une gouvernance

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2 – Lefebvre Dalloz Compétences – Comment adapter sa stratégie formation sans perdre en impact ?

Former autrement n’est plus une option.

Les attentes des collaborateurs évoluent, les compétences se transforment et l’IA redessine les pratiques.

Comment adapter sa stratégie formation sans perdre en impact ?

Lefebvre Dalloz Compétences vous invite à un webinar exclusif pour décrypter les enseignements croisés de ses deux baromètres 2026 :

 

Deux études de référence. Un même constat : la formation et les compétences transverses sont devenues des leviers stratégiques face aux mutations du travail, à l’essor de l’intelligence artificielle et aux nouveaux enjeux managériaux .

4 – PMI Morocco – Lien entre pilotage de projets et pilotage de soi.

Dans le cadre de la célébration des 15 ans du PMI Morocco Chapter, une session interactive sera dédiée au lien entre pilotage de projets et pilotage de soi.

Cet atelier, animé par Nabila KADIRI, proposera une approche expérientielle autour de la connaissance de soi, de la clarté intérieure et d’un leadership aligné, au service de professionnels engagés dans la réussite de leurs projets.

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4 – PMI Togo – “Au-delà du QI : les 5 formes d’intelligence qui définissent les chefs de projet les plus performants au monde”

Et si la performance d’un chef de projet ne dépendait pas uniquement du QI ?

Inspiré des meilleures pratiques présentées au PMI Global Summit à Phoenix, cette session animée par Essowè Abalo va vous aider à :
✔️ Comprendre pourquoi le QI seul ne suffit plus
✔️ Maîtriser les 5 intelligences clés (IQ, EQ, SQ, AQ, KQ)
✔️ Passer d’un chef de projet “technique” à un leader à fort impact
✔️ Améliorer concrètement vos résultats projets

7 – PMI France Provence – Airbus Helicopters : L’IA dans les projets complexes et de haute technologie

La Branche PMI France Provence vous ouvre les portes d’Airbus Helicopters (Marignane) pour une immersion « IA du futur » : une après-midi de retours terrain sur la place de l’IA dans les projets complexes et high-tech, ses cas d’usage, ses bénéfices… et ses risques. Au programme : visite des chaines de montage, conférence et networking convivial.

7 – PMI Montréal – Gérer les tensions dans son projet

La gestion de projet est un univers passionnant… mais semé de défis complexes et en constante évolution. Cette mission peut générer des tensions qui nécessitent une approche réfléchie et créative.

Nous poursuivons notre série d’échange entre pairs afin de découvrir des stratégies concrètes pour mieux naviguer dans certaines de ces situations délicates.

Au programme : Un atelier interactif avec JOELLE ADJA d’échanges autour de deux défis en gestion de projet suivi d’une présentation des bonnes pratiques sur les deux sujets du jour:

  • Sortir de l’impasse : Comment s’élever au-dessus de la forêt ?
  • Stimuler la créativité en période de tension : Comment amener l’équipe à penser hors du cadre ?

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8 – PMI Agile Alliance – How to Use Value Stream Maps to Reinforce Agility & Effectiveness

Does your team struggle with finishing work “on time”? Or does that work queue up behind a particular person or function? That’s too much Work in Progress, and can slow a team’s pace to a crawl. The value stream map is a powerful tool to visualize how work moves through the team and where the work gets stuck.

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8 – PMI Agile Alliance – XP 2026

XP is the premier Agile software development conference that combines both research and practice. It is a unique forum where agile researchers, practitioners, thought leaders, coaches, and trainers gather to present and discuss their most recent innovations and research results.

9 – PMI France Paris – ATELIER D’EXPÉRIMENTATION « Verbal Aïkido ®» RÉDUIRE LES TENSIONS ENTRE LES PARTIES PRENANTES D’UN PROJET

Vous dépensez certainement beaucoup d’énergie et de temps à traiter des problèmes relationnels au sein de vos projets.

Et si vous veniez découvrir une nouvelle posture pour :

  • Dénouer les non-dits et les quiproquos qui impactent le bon déroulement de vos projets
  • Et développer une relation apaisée et durable avec les parties prenantes ?

Alors,venez expérimenter l’« Verbal Aïkido ®» avec Philippe BRUNET  et Anne-Catherine DUGAST à partir de cas concrets ! 

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9 – SMP – Congrès 2026 : L’intelligence humaine dans les projets

Dans un monde où l’intelligence artificielle et les technologies prennent une place croissante, le rôle de l’intelligence humaine reste au cœur de la réussite des projets. Plus que jamais, ce sont la créativité, l’intuition, l’éthique, la collaboration et la capacité d’adaptation qui permettent de transformer des idées en réalisations concrètes.

Pour cette édition, nous mettons l’accent sur les différentes formes d’intelligence mobilisées dans les projets :

  • L’intelligence humaine et émotionnelle, qui favorise la compréhension des dynamiques interpersonnelles, le leadership, la gestion des émotions et la création d’un climat de confiance.
  • L’intelligence technique, entendue comme la maîtrise des savoirs, des méthodes et des compétences spécifiques, garantissant la rigueur et l’efficacité dans la conduite des projets.

9 + PMI UK – PMI Celebrating Women 2026 – Delivering Value in an Era of Complexity

PMI UK is proud to host PMI Celebrating Women 2026, an in-person International Women’s Day celebration dedicated to leadership, complexity, and value delivery at scale.

Aligned with this year’s IWD theme, “Give to Gain,” this event brings together insight, experience, and community, creating a space where knowledge shared becomes collective growth.

The evening will feature a keynote by Grace Najjar, followed by a moderated women’s panel discussion and a networking reception.

This will be a focused, high-impact event celebrating women while exploring the realities of delivering value in today’s complex environments.

10 – PMI UK – Webinar: Twin Transformation in Project Management: Orchestrating AI and Sustainability for Real Impact.

Artificial intelligence and sustainability are rapidly reshaping how organizations create value through projects. While both transformations are often pursued independently, their real potential emerges when they are intentionally orchestrated together. This integrated approach—referred to as twin transformation—aligns AI‑enabled decision intelligence with environmental, social, and governance objectives to drive long‑term, resilient value creation.

14 – PMI Switzerland – Inside the AI Hub at Campus Biotech: Exploring AI in Highly Regulated Environments

Artificial Intelligence (AI) is rapidly moving toward real-world use, raising new challenges around governance, ethics, and data sharing—especially in regulated sectors like healthcare.

14 – PMI UK – Driving Digital Transformation in Legacy Infrastructure: Practical Lessons from Oil & Gas and Global IT Programs.

In many organizations, especially in traditional and asset-heavy industries like Oil & Gas, digital transformation is no longer optional—it is mission-critical. Yet most transformation programs struggle not because of technology, but because of legacy systems, entrenched processes, and cultural resistance.

In this session, Angel Chew, an international Senior Project Manager with 15 years of experience leading global IT infrastructure, cloud migration, and digitalization initiatives—shares practical, real-world insights from complex programs delivered across Europe, Asia, and the Americas.

15 – PMI France Paris-Saclay – La Puissance de l’Hybridation dans les projets

Cette conférence sera animée par Stéphane DEROUIN, Président d’honneur du PMI France, et spécialiste depuis 12 ans de l’hybridation des approches projet -prédictive (cycle en V) et adaptative (Agile), elle sera consacrée à un retour d’expérience concret, sur le projet d’une usine chimique innovante, pilotée en mode hybride. L’hybridation n’est plus un débat méthodologique, mais un levier stratégique de performance, de maîtrise des risques et de création de valeur, sur des projets à forts enjeux industriels, financiers et humains. La capacité à maîtriser, à décider et à mobiliser ces différentes approches pour trouver l’optimum et réussir son projet, est devenue aujourd’hui incontournable.

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15 – PMI France WomenByPMI – Découvrez les lauréates du Concours Cheffes de Projet 2025

Venez découvrir le parcours de nos 3  lauréates du concours « Coup de projecteur sur des cheffes de projet« .  Une initiative pour promouvoir le leadership féminin dans la gestion de projet.

15 – PMI France Paris Est –Utiliser la communication assertive/CNV dans votre quotidien de gestion de projet

Dans un environnement projet où les interactions sont nombreuses – avec les équipes, les parties prenantes ou les sponsors – savoir communiquer de manière claire, respectueuse et constructive est une compétence essentielle.

Ce Webinaire animé par Sylvie Granger vous permettra de (re)découvrir comment les principes de la communication assertive/CNV peuvent soutenir votre posture de chef de projet au quotidien.

16 – PMI Montréal – Cercle de la donnée – Le jumeau numérique

Participez au Cercle de la donnée !

Laurence Beluze et Eric Walker vous invitent à rejoindre ce nouveau cercle d’échange dédié à l’intelligence collective. Profitez d’un espace de codéveloppement et de réseautage pour briser l’isolement et partager vos enjeux avec vos pairs.

Vos rendez-vous :

  • 16 avril : Le jumeau numérique (un cocktail suivra cette première rencontre !)
  • 7 ou 21 mai : La cybersécurité des données
  • 4 juin : La souveraineté des données

Venez bénéficier d’échanges structurés et d’expertises concrètes pour propulser vos projets.

17 – PMI France WomenbyPMI – Atelier #IamRemarkable

17 – PMI Belgium – The Economics of Project Decisions: ROI, NPV and Business Case Development

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18 – PMI Cameroun – 𝐋𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞́ 𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐜𝐨𝐦𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐜𝐞𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐮𝐛𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐧𝐨𝐫𝐦𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐜𝐞𝐮𝐱 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐚𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐥’𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐞𝐫

Le management de projet vit une révolution avec l’arrivée du PMBOK 8 et l’impact massif de l’IA. Êtes-vous prêts ?

Le 18 avril à Douala, nous passons de la théorie à la haute performance.

𝐑𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐞 : Cas pratique exclusif sur le projet hydro-électrique Kikot-Mbebe

𝐎𝐮𝐭𝐢𝐥 𝐄𝐱𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐟 : Repartez avec le ‘Livre Blanc PMBOK8’, un condensé opérationnel non commercialisé.

20- PMI RDC –Rencontre des membres

21 – PMI France Lyon – Portes ouvertes Académiques : Inspirer, collaborer, valoriser et renforcer la valeur du management de projet dans les établissements académiques

Retour sur les initiatives réalisées au cours de l’année, Partager la proposition de valeur ajoutée apportée aux écoles  , Co-construire avec la communauté académique de nouvelles perspectives de collaboration autour de la gestion de projet.

21 – PMI UK – From Resolution to Revolution: How to Make Changes Permanent in 2026?

Following strong interest in Parts 1 and 2, this final webinar brings together the most impactful insights from both the “hard” and “soft” sides of change, illustrated through real‑world case stories from their practice – good, bad and entertaining ones. Mili and Nathalie will briefly recap key concepts such as SMART pressure, effective change tracking, the role of organisational culture in strategy execution, before moving into a practical Live Q&A.

21 – APMG International – Project Forum 2026

One day. Big conversations. Real connections.

A free-to-attend, industry-leading event comprising a comprehensive exhibition, a structured seminar programme, and a focused roundtable discussion series. Join fellow project, programme and portfolio professionals

Partenaire de DantotsuPM, visitez le site pour toutes les formations certifiantes proposées. En particuliers celles sur Prince2 et AgilePM.

22 – PMI Luxembourg & Netherlands & Belgium – Project Sustainability Assessment using P5 methodology

This webinar introduces the core concepts of Sustainable Project Management, highlighting why sustainability matters in projects and how it reshapes decision-making across the project lifecycle. Participants will also gain an overview of the PMI-GPM certification pathway and how it equips project professionals with the mindset and tools needed to deliver projects that create lasting value.

22 – Scrum . Org – Effective Stakeholder Collaboration for Scrum Teams: Turning Demands into Dialogue

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23 -PMI Montréal – Cercle de la construction

Lancez votre journée sous le signe de l’intelligence collective. Profitez de ce créneau matinal pour :

  • Bénéficier d’un espace de codéveloppement et de réseautage privilégié.
  • Briser l’isolement en partageant vos enjeux actuels avec vos pairs.
  • Propulser vos projets grâce à des échanges structurés et des expertises concrètes.

23 – PMI UK – The Science of Successful Project Management

This session will explore how AI-powered DevOps can transform software development and delivery by automating tasks, enhancing real-time monitoring, and providing predictive insights for project managers.
However, the true value of AI in DevOps is realised only when technical implementation is combined with effective leadership and change management – ensuring teams embrace new tools and workflows to improve outcomes.

25 – PMI RDC – Focus sur la gestion de projet

25 – PMI Luxembourg & Netherlands – Case Studies: Sustainable Project Management in Practice

In a world where sustainability is no longer a choice but a necessity, the GPM P5 Standard for Sustainability in Project Management stands as a beacon for organizations striving to embed sustainable practices into their project management processes. This webinar introduces the GPM P5 Standard and how it can be used to assess and improve the sustainability performance of projects

27 – APMG International – What is The AI Project Governance Framework?

As AI adoption accelerates across project environments, governance is struggling to keep pace. Join Emanuela Giangregorio, creator of the AI Project Governance Framework, for a practical and insightful session on how to embed AI governance directly into your project lifecycle.

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28 – PMI France Orléans – Les enjeux environnementaux dans la gestion de projet

Les organisations affichent de plus en plus d’objectifs de durabilité, qui concernent à la fois l’environnement, le social, l’économie, la gouvernance et la culture. Mais c’est dans les projets que ces ambitions se traduisent en actions concrètes.

Cette intervention montrera, de façon pragmatique, comment un chef de projet peut intégrer ces impératifs de durabilité dans la vie d’un projet : définition des objectifs, critères de décision, indicateurs clés. En s’appuyant sur les référentiels de Green Project Management (GPM) et les apports du PMI, Elmehdi Elguarni proposera des repères simples pour faire évoluer ses pratiques.

29 – APMG International – How to create project delivery models that thrive in uncertainty

Uncertainty is no longer the exception. It is the environment in which organisations operate every day. As disruption accelerates, traditional project delivery models are increasingly exposed. Rigid plans, linear governance, and slow decision-making struggle to keep pace when priorities shift, risks evolve, and assumptions change mid-delivery.

For organisations focused on operational resilience, the ability to deliver under uncertainty has become a critical capability.

29&30 – PMI – Golbal Series Summit – Lisbonne

Attending PMI® Global Summit Series Lisbon is a strategic investment with proven ROI. Organizations that invest in learning see stronger results, including higher revenue, productivity, profitability, and employee engagement.

At PMI® Global Summit Series Lisbon, you’ll gain future-ready skills in AI, technology, and leadership, earn PDUs, and connect with 500+ Project Professionals worldwide. You’ll return with insights that drive performance and deliver measurable value for your organization.

30 – PMI France Horizons IA

Horizons IA : une série de webinaires dédiée à l’IA générative dans les projets avec le PMI !

30 – PMI Montréal – Cercle I.A.: Échanges sur vos outils et workflow IA préférés en Gestion de projet

Le Cercle IA du PMI-Montréal est une communauté d’échange dédiée aux gestionnaires de projets souhaitant naviguer avec succès dans l’ère de l’intelligence artificielle. Ce cercle se veut un espace collaboratif où les membres peuvent explorer les avancées technologiques, discuter des enjeux éthiques et partager des solutions concrètes pour intégrer l’IA dans leurs pratiques professionnelles. Que vous soyez expert en automatisation ou simplement curieux de l’impact de l’IA sur votre rôle, ce cercle favorise le développement des compétences et le réseautage entre pairs pour propulser l’innovation au sein de notre section.


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Si vous êtes membre du PMI®, ne manquez pas ces wébinaires gratuits

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“PMI”, the PMI logo, “PMP” and “Project Management Institute” are registered marks of Project Management Institute, Inc.

« Save the dates » for 2026

  • PMI France – Rencontres 2026 – Osons le futur des projets – 8-9 Juin
  • PMI® Global Summit Series Seoul 2026 – 10–11 June
  • Agile2026 | Washington, DC, USA – 23-26 July
  • PMI® Global Summit Series Cape Town 2026 – 14–15 September
  • PMI® Global Summit 2026 – Detroit, MI, USA – 21–24 October

Maniaques du contrôle : pourquoi la poigne la plus serrée est-elle celle qui perd souvent le plus ?

Le contrôle, au-delà d’un certain point, produit le chaos qu’il est justement censé empêcher.

Control Freaks: Why the Tightest Grip Often Loses the Most par Bob Marshall

https://flowchainsensei.wordpress.com/2026/02/15/control-freaks-why-the-tightest-grip-often-loses-the-most/

Il existe un type particulier d’anxiété qui hante les organisations qui développent des logiciels. Cela se manifeste par des chaînes d’approbation sans fin, des demandes pour des demandes, des commissions de revue d’architecture qui se réunissent trimestriellement, et des processus de déploiement si baroques qu’ils nécessitent leur propre équipe de documentation.

Cela vient d’un endroit raisonnable. Le logiciel est invisible jusqu’à ce qu’il tombe en panne, et quand il tombe en panne, il le fait coûteusement. Alors nous cherchons à contrôler.

Le problème, c’est que le contrôle, au-delà d’un certain point, produit le chaos qu’il est justement censé empêcher.

L’illusion de sécurité

J’ai travaillé avec une équipe qui demandait sept approbations pour déployer un seul changement en ligne. La logique était irréprochable : plus d’yeux signifiait moins d’erreurs. En pratique, cela signifiait que les déploiements étaient regroupés en livraisons massives et peu fréquentes, chacune étant une terrifiante partie de roulette russe. Quand quelque chose se cassait, personne ne savait lequel des quarante changements en était la cause.

Pendant ce temps, une équipe au bout du couloir mettait en production des dizaines de fois par jour sans aucune validation. Leur secret n’était pas l’imprudence. C’était un investissement dans les tests automatisés, les feature flags* et le retour en arrière instantané. Ils avaient remplacé la surveillance humaine par la résilience systémique.

*feature flags – Les indicateurs de fonctionnalités (également appelés commutateurs ou interrupteurs de fonctionnalités) sont des morceaux de code logique if/else utilisés pour activer ou désactiver des fonctionnalités. Ils peuvent être activés ou désactivés manuellement ou lorsque certaines conditions sont remplies.

La première équipe se sentait en sécurité. La deuxième équipe était en sécurité.

Le contrôle comme symptôme

Lorsque vous constatez un contrôle excessif dans une organisation, vous observez un symptôme plutôt qu’une solution. Creusez sous la surface et vous trouverez :

  • Peur du blâme. Dans les cultures où l’échec est puni, les gens construisent des forteresses bureaucratiques. Chaque approbation est une responsabilité répartie. Si quelque chose tourne mal, au moins sept personnes l’ont approuvé.
  • Manque de confiance. Le micro-management est un problème de confiance caché sous des processus. Si vous faites confiance à vos ingénieurs, vous leur donnez des garde-fous et de l’autonomie. Sinon, vous leur donnez des listes de contrôle et de la surveillance.
  • Absence de boucles de rétroaction. Les mécanismes de contrôle se multiplient lorsque les organisations ne peuvent pas savoir si leur logiciel fonctionne réellement. Si vous disposez d’une surveillance robuste, d’alertes et d’un retour en arrière rapide, vous n’avez pas besoin qu’un comité approuve un changement de couleur de bouton.

Le paradoxe du couplage serré

L’architecture logicielle reflète la psychologie organisationnelle. Les équipes orientées contrôle construisent des systèmes orientés contrôle : des monolithes où chaque changement nécessite une coordination entre des dizaines de composants, des bases de données partagées qui rendent impossible un déploiement indépendant, des flux de travail d’approbation encodés dans le logiciel lui-même.

Ces systèmes semblent gérables car tout est visible et centralisé. Mais ils sont fragiles. Un point de défaillance unique devient un point unique de paralysie. L’organisation qui voulait le contrôle finit par être contrôlée par sa propre architecture.

L’alternative n’est pas le chaos : c’est un découplage réfléchi.

De petits services indépendants. Des contrats clairs. Des équipes qui livrent sans attendre l’autorisation de six autres équipes. Cela implique de renoncer au confort de tout savoir, et d’accepter que les systèmes distribués sont intrinsèquement plus difficiles à comprendre. Mais ce découplage échange un faux contrôle contre une vraie résilience.

À quoi ressemble un contrôle sain ?

Rien de tout cela ne signifie que le contrôle est mauvais. Les systèmes incontrôlés sont terrifiants à leur manière : codage de cowboy, bases de données de production accessibles aux stagiaires, déploiements qui ont lieu quand quelqu’un en ressent l’envie.

La distinction se situe entre contrôler les personnes et contrôler les résultats.

Les organisations saines s’obsèdent sur ce dernier :

  • Nous contrôlons la fiabilité en investissant dans la surveillance et la réponse aux incidents, et non en exigeant des tests manuels à chaque déploiement.
  • Nous contrôlons la sécurité en intégrant des mesures sécurisées par défaut sur nos plateformes, et non en obligeant les développeurs à remplir des questionnaires de sécurité qu’ils ne comprennent pas.
  • Nous contrôlons la qualité en recrutant bien, en fournissant un contexte clair et en créant des boucles de rétroaction rapides, pas en instituant une revue de code par des personnes très éloignées du travail.

Le but est de rendre la bonne chose facile et la mauvaise difficile. C’est un problème de conception, pas de permissions.

Lâcher prise

La partie la plus difficile pour réparer une culture obsédée par le contrôle, c’est qu’il faut que les personnes en contrôle l’abandonnent. C’est vraiment difficile à demander. Le contrôle est apaisant. L’autonomie — pour les autres — est stressante.

Mais voilà le truc : vous n’avez jamais vraiment eu le contrôle de toute façon. Vous aviez une apparence de contrôle, maintenu à un coût énorme en vitesse, en moral, et en l’attrition silencieuse de vos meilleurs éléments (qui partaient vers des endroits où on leur faisait confiance). Les réunions, les signatures, les commissions de revue, c’étaient un rituel, pas une sécurité.

La vraie sécurité vient des systèmes qui supposent que la panne va survenir et qui s’en remettent en douceur. D’équipes qui expérimentent sans permission et apprennent sans être blâmées. Des architectures qui se plient au lieu de se briser.

La poigne la plus ferme ne vous protège pas. Elle fatigue juste vos mains.

Les meilleures cultures d’ingénierie partagent un trait commun : elles sont obsédées par les résultats et décontractées quant aux méthodes. Elles précisent ce qui doit être vrai — le système doit être fiable, sécurisé, maintenable — puis s’écartent. Quand on explique aux gens intelligents à quoi ressemble le succès et qu’on leur donne les outils pour y parvenir, ils le font.

Les 3 signaux de valeur dans lesquels les dirigeants ont confiance (et pourquoi les tableaux de bord échouent). par Ahmed Jadelrab

Votre tableau de bord peut-il répondre aux questions clés des dirigeants et leaders ? Quels sont les 3 signaux de valeur en lesquels les dirigeants ont réellement confiance.

The 3 Value Signals Executives Trust (and Why Dashboards Fail)

https://www.linkedin.com/pulse/issue-3-value-signals-executives-trust-why-dashboards-ahmed-jadelrab-1lfnf/

La plupart des tableaux de bord échouent.

  • Pas parce qu’ils manquent de données.
  • Pas parce que le PMO sous-performe.

Ils échouent parce qu’ils mesurent la mécanique de livraison — pas la valeur.

  • Les dirigeants ne font pas confiance aux codes couleur.
  • Ils font confiance aux signaux qui sont directement liés aux résultats.
Si votre tableau de bord ne peut pas répondre à :
  • Est-ce que nous nous améliorons ou nous détériorons ?
  • Quelle valeur est en jeu ?
  • Quelle décision doit être prise maintenant ?

Alors il s’agit d’un rapport, pas d’un outil de leadership.

Et présenter un rapport ne mérite pas une place à la table décisionnelle.

Les 3 signaux de valeur en lesquels les dirigeants ont réellement confiance.

Dans les conseils d’administration, les comités exécutifs, les comités de pilotage et les programmes de transformation, trois signaux attirent constamment l’attention :

#1 – La tendance.

Est-ce que nous nous améliorons ou nous détériorons ? Pas le statut : La direction.

Le momentum compte plus que la couleur.

#2 – L’exposition

Quelle valeur est en jeu ?

  • Impact quantifié.
  • Protection des revenus.
  • Protection de la marge.
  • Impact sur les clients.
  • Délais de mise sur le marché.
  • Exposition réglementaire.

Si ce n’est pas quantifié, ce n’est pas stratégique.

#3 – Le mouvement

Qu’est-ce qui a changé à cause de cette mise à jour ?

  • Quelle décision a été déclenchée ?
  • Quelle mesure a été approuvée ?
  • Qu’est-ce qui a changé dans le portefeuille ?

Pas de mouvement = pas de valeur de leadership.

L’outil : remplacer le reporting de codes couleur par TVR

Au lieu de rouge / orange / vert…

Utilisez TVR dans votre résumé exécutif.

T — Tendance

Amélioration / Stabilité / Détérioration (avec explication en une ligne)

V — Valeur en jeu

Quantifié en devises / temps / performance et métrique métier

R — Risque sur la valeur

Risque principal + atténuation + décision requise

  • Simple.
  • Exécutif.
  • Axé sur l’investissement.
Mini-exemple — Avant versus Après

Avant : Mise à jour traditionnelle

    • « Orange à cause des retards. »
    • 62 % complétude
    • En attente du fournisseur
    • Échéancier impacté

Résultat : Aucune urgence. Aucune clarté. Pas de décision.

Après : Version TVR

Tendance : détérioration de valeur en jeu – Exposition à la marge de 1,2 million – Risque : Retard de livraison par le fournisseur

Atténuation du risque : Approbation du fournisseur alternatif requise d’ici vendredi

Résultat :

    • Attention immédiate des dirigeants.
    • Exposé clair.
    • Décision déverrouillée.

C’est la différence entre faire un rapport et manager des investissements.

Un point à retenir de plus de 15 comités exécutifs.

Dans plus de quinze revues de portefeuilles à travers des environnements de transformation, un schéma est indéniable :

Au moment où les PMOs passent d’un langage de statut à un langage de valeur, la posture des cadres exécutifs change.

Les conversations évoluent de :

« Pourquoi est-ce orange ? »

à

« Quelle décision protège la valeur et l’impact business ? »

Ce seul changement élève le PMO de la fonction de supervision à une autorité d’investissement.

Et c’est exactement la mission de Run PMO Consulting : l’impact sur l’activité.

Abordabilité, crédibilité et coût — une comparaison pratique

Avant (tableau de bord traditionnel)

    • Présentation de 18 diapositives
    • 27 KPIs
    • 4 couleurs de statut
    • 6 à 8 heures de préparation

Impact exécutif : décisions minimales – Temps de revue perçu comme une tache imposée.

Coût caché : Temps + faible crédibilité stratégique

Après (Instantané de la direction TVR)

    • Résumé de portefeuille sur une page
    • 3 risques de valeur quantifiés
    • 2 décisions requises
    • 90 minutes de préparation

Impact exécutif : décisions prises – Valeur protégée et Confiance renforcée

Exemple de coût évité : marge de 3,4 millions protégée par une décision accélérée.

    • C’est abordable
    • Cela renforce la crédibilité
    • Et cela réduit le coût d’opportunité.

Pourquoi cela compte-t-il pour vous ?

Si votre PMO souhaite obtenir un financement, influencer la stratégie et protéger sa pertinence à long terme :

Vous devez parler le langage de la valeur, de l’exposition et des décisions.

    • Pas des modèles
    • Pas des pourcentages de progrès. Pas de détails administratifs.
    • Votre rôle est de confiance.

Les projets sont des investissements. Et les dirigeants attendent de l’intelligence en investissement.

Conclusion

Les tableaux de bord échouent lorsqu’ils se limitent à mesurer l’activité.

Ils réussissent lorsqu’ils clarifient les conséquences.

  • Tendance
  • Valeur
  • Risque.

TVR n’est pas un ajustement du reporting.

C’est un changement d’état d’esprit. Et l’état d’esprit alimente la confiance des dirigeants.

Votre action cette semaine ?

Convertir UNE section de votre tableau de bord en TVR.

  • Pas tout.
  • Juste une section.
  • Puis observez comment la conversation évolue.

Passons les PMOs du reporting à la direction des investissements.

Grandissons !


Ahmed Jadelrab

Ahmed Jadelrab

Ahmed Jadelrab est coach et consultant reconnu pour des missions critiques (Run PMO Consulting™). Il permet aux dirigeants de PMO et aux organisations d’accélérer le succès organisationnel et de maximiser les bénéfices grâce à des programmes hybrides axés sur l’entreprise, la formation et le coaching. Ahmed offre en même temps des solutions de conseil afin que ces leaders puissent générer un IMPACT mesurable à travers leur organisation tout en gagnant et en conservant leur place à la table décisionnelle.

La plupart des PMOs n’ont pas de problème de livraison, ils ont un problème de visibilité de leur valeur. J’aide les directeurs de PMO et les responsables de la transformation à traduire l’exécution en preuves de valeur et de qualité à la direction.

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PMO MVP Value Model™ (PMO-MVM™)

 

Comment mettre en place une structure de management de projet pour de petites équipes ?

Même les petits projets peuvent créer de la confusion s’ils ne sont pas structurés clairement.

How to Set Up a Project Management Structure for Small Teams par Susan Fennema

https://beyondthechaos.biz/project-management-structure/

Il est facile de supposer qu’une petite équipe n’a pas besoin de structure formelle. Tout le monde s’exprime souvent. Les priorités semblent alignées. Au début, le travail progresse bien, jusqu’à ce que des étapes manquées, des responsabilités floues ou des délais conflictuels commencent à gêner. Alors, les choses ralentissent. Ce sont les mêmes personnes qui finissent par faire du nettoyage au lieu de continuer à progresser.

Les organisations gaspillent 9,9 % de chaque dollar à cause de mauvaises performances de projet, une perte qui affecte tout autant les petites équipes. Sans système clair, même les employés performants passent des heures à réfléchir à la suite au lieu de faire avancer le travail.

Ce billet explique comment mettre en place une structure de management de projet qui aide les petites équipes à rester concentrées, à livrer le travail efficacement et à réduire le stress quotidien.

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À quoi ressemble une structure de management de projet pour les petites équipes ?

Une structure de management de projet aide les petites équipes à organiser leurs priorités, à réduire les frictions et à maintenir le flux de travail. Sans cela, les rôles de projet se brouillent, les échéances sont manquées et les décisions sont retardées.

Voici comment une structure simple peut fonctionner dans une petite équipe :

  • Le manager de projet supervise le flux des tâches, les délais et la communication.
  • Les membres de l’équipe se concentrent sur des taches liées à leurs points forts.
  • Le Responsable Fonctionnel (le cas échéant) gère les compétences, la capacité et le déploiement.
  • Les rôles clairs aident à éviter toute confusion sur qui possède quoi.
  • La structure matricielle permet à la fois l’alignement du projet et fonctionnel.

Ce type de structure organisationnelle n’a pas besoin d’être complexe. Ce qui compte, c’est la cohérence et la clarté. Une structure bien utilisée aide à :

  • Éviter les goulots d’étranglement dans la prise de décision.
  • Maintenir l’alignement entre les départements fonctionnels.
  • Soutenir l’amélioration continue grâce à la gestion visible des tâches.
  • Améliorer la façon dont les retours circulent dans l’équipe.

Une bonne configuration pourrait inclure :

  • Un document d’une page qui définit l’équipe projet.
  • Un flux montrant les approbations de tâches et les points de contrôle.
  • Un échéancier partagé pour les livrables et la progression.

Lorsque de petites équipes appliquent la bonne structure de management de projet, elles gagnent plus que le contrôle : elles gagnent de l’espace pour se concentrer sur les résultats. Elle favorise également la durabilité à long terme grâce à des étapes répétables et traçables.

Si votre équipe a besoin d’une structure de gain de temps qui fonctionne dans la vie réelle, ce guide sur la continuité des activités montre comment la structure soutient aussi le temps libre.

Une structure claire de management de projet aide à rendre le travail moins chaotique et plus gérable, même pour les équipes LEAN.

Comment créer un flux de travail de projet que tout le monde peut suivre ?

Sans structure, les projets stagnent. Pour créer un flux de travail de projet sur lequel les petites équipes peuvent compter, il faut des étapes claires, des délais réalistes et des rôles définis. Un flux de travail simple aide à réduire la confusion, à éviter les tâches manquées et à rendre les progrès visibles pour tous les participants.

Voici comment créer un flux de travail de projet qui supporte le travail réel :

Étape 1 : Définissez les rôles et responsabilités.

Clarifiez les devoirs de chaque personne à travers les départements fonctionnels. Cela aide à éviter les goulots d’étranglement et soutient l’équipe dans l’exécution des bonnes tâches au bon moment.

Étape 2 : Cartographiez les étapes du flux de travail.

Énumérez chaque étape nécessaire au projet du début à la fin. Centraliser cette séquence dans un seul outil, afin que chaque membre de l’équipe comprenne la suite et comment faire avancer le travail.

Étape 3 : Fixez des délais réalistes.

Les délais doivent refléter la capacité réelle. Cela vous permet d’allouer les ressources efficacement sans submerger votre équipe de projet.

Étape 4 : Utilisez un seul système pour suivre le travail.

Évitez de passer d’un outil à l’autre. Mettez en place un processus centralisé pour aider votre manager de projet à capturer les mises à jour, suivre l’avancement et soutenir la réussite du projet.

Étape 5 : Revoyez et affinez le flux de travail.

Instaurez des boucles de rétroaction rapides pour garder le flux de travail flexible et fonctionnel. Cela aide votre équipe à s’adapter au changement de priorités.

Lorsque vous créez un flux de travail de projet de cette manière, il devient plus facile de gérer les rôles de projet, de réduire les retards et de soutenir une exécution cohérente. Pour en savoir plus sur la manière dont les flux de travail alimentent les décisions, lisez notre guide sur les flux de travail d’approbation.

Comment fixer des échéances qui permettent au travail d’avancer ?

Les petites équipes comptent sur la fixation de délais pour garder le travail sur la bonne voie. Quand les délais sont flous, les projets ralentissent et les responsabilités deviennent floues. Fixer des échéances donne à chacun un rythme partagé pour que les tâches avancent sans vérifications répétées ni transmissions bloquées.

Pour rendre efficace la fixation des échéances, concentrez-vous sur la manière dont le travail du projet se déroule dans votre équipe. Une structure simple aide chacun à planifier son temps et à comprendre comment son travail s’inscrit dans l’effort global.

Ces stratégies aident les petites équipes à fixer des délais de manière à soutenir le progrès :

  1. Gardez les délais réalistes pour tous les rôles – Fixer des délais ne fonctionne que la capacité des équipes interfonctionnelles est respectée. Les équipes dans des configurations fonctionnelles et projet ont besoin d’attentes claires qui correspondent à la charge de travail réelle.
  2. Donnez à chaque date limite un propriétaire clair – Quand une personne comprend son devoir et le résultat attendu, la fixation des délais devient plus facile à gérer. Cette clarté est importante dans des environnements matriciels forts où les personnes soutiennent les projets en parallèle à d’autres projets et priorités en cours.
  3. Utilisez un unique endroit pour suivre les progrès – Le suivi centralisé aide les équipes à voir ce qui est à rendre ensuite. Fixer des échéances devient plus simple car tout le monde a la même vision du portefeuille de projets.
  4. Révisez les délais au fur et à mesure que le travail évolue – Les projets traversent différentes phases. La fixation des échéances doit être ajustée au fur et à mesure que les membres de l’équipe terminent leur travail ou identifient de nouveaux besoins.
  5. Reliez les échéances au flux de travail complet – Lorsque vous créez une séquence claire, fixer des échéances aide chaque étape à avancer dans le temps sans confusion.

Fixer des échéances de cette manière soutient la structure et réduit les retards, ce qui facilite la progression des projets. Pour plus d’informations sur l’amélioration du débit, vous pouvez lire ce guide sur l’analyse des goulots d’étranglement  et voir comment le timing affecte l’efficacité.

Quelques conseils pour organiser des projets professionnels sans être submergé.

Même les petits projets peuvent créer de la confusion s’ils ne sont pas structurés clairement. Sans processus commun, les membres de l’équipe peuvent dupliquer les efforts, manquer des échéances ou avoir l’impression d’être toujours en retard. Ces conseils pour organiser des projets professionnels sont conçus pour aider les petites équipes à rester sur la bonne voie—sans ajouter de complexité ni de pression.

Chaque conseil vise à être clair, responsable et à réduire les frictions inutiles dans le travail quotidien.

Conseil 1 : Définissez clairement les rôles et responsabilités.

Dans un environnement hybride ou interfonctionnel, les employés rendent compte à différents managers ou collaborent entre plusieurs équipes. Cela rend essentiel de définir qui possède quoi. Des rôles clairs réduisent la confusion liée aux transferts et aident le projet à atteindre son objectif.

Conseil 2 : Divisez le travail en tâches plus petites et ciblées.

Les grands projets semblent irréalisables quand les éléments sont vagues. Divisez le travail en étapes précises et axées sur les résultats. Assignez les taches selon la spécialisation pour que tout le monde sache quoi faire et quand.

Conseil 3 : Rendez les objectifs et les délais visibles.

Gardez les objectifs et dates limites du projet accessibles à tous les membres de l’équipe. Un plan centralisé améliore la collaboration et évite les surprises de dernière minute entre différents départements.

Conseil 4 : Limitez les flux de travail actifs par personne.

Pour éviter l’épuisement et la duplication, équilibrez les charges de travail. Une forte utilisation des ressources permet à chaque employé d’évoluer à un rythme régulier sans changement constant de contexte.

Conseil 5 : Apportez de l’aide pour structurer le travail.

Si vous ne savez pas comment centraliser ou coordonner le travail de votre équipe, un consultant peut vous aider à mettre en place un cadre flexible adapté à la structure de votre entreprise.

Ces conseils pour organiser des projets professionnels font partie de la manière dont Beyond the Chaos aide les petites équipes à rester claires, confiantes et productives — sans avoir à revoir leur fonctionnement existant.

Rendez le travail plus facile à manager.

Votre équipe ne devrait pas avoir à deviner quoi faire ensuite. Sans structure, même les meilleurs peuvent avoir du mal à faire avancer les projets.

Beyond the Chaos aide des entreprises comme la vôtre à définir leurs responsabilités, à rationaliser la collaboration et à créer des systèmes pratiques qui réduisent la confusion et améliorent le suivi.

Personne n’achète quoi que ce soit à moins que cela ne génère plus de valeur que ce que cela coûte.

Création de valeur

Value creation par Seth Godin

https://seths.blog/2025/09/value-creation/

Il y a une loi simple : personne n’achète quoi que ce soit à moins que cela ne génère plus de valeur que ce que cela coûte.

Cela semble évident. La valeur peut prendre la forme de subsistance, de statut, d’affiliation, de tranquillité d’esprit ou de santé. Et la valeur est toujours mesurée par l’utilisateur.

Une cuillère à caviar à 300 $ ne sera achetée que si quelqu’un estime qu’elle produit plus de 300 $ de valeur (et qu’il peut se le permettre).

Les utilisateurs se moquent du coût de création. Ils se fichent de combien vous avez besoin de cette vente.

Alors, pourquoi les infirmières ne sont-elles pas mieux payées ? Il est assez clair qu’elles produisent une valeur bien supérieure à leur salaire.

Et pourquoi les billets de concert de Taylor Swift sont-ils si chers ? Cela ne coûte pas grand-chose au promoteur d’offrir ce dernier siège…

La raison est claire : la rareté.

Lorsqu’il existe des substituts, les consommateurs avertis choisissent généralement le produit identique le moins cher. C’est pourquoi le vin cher coûte plus cher que l’eau, même si on ne peut pas vivre sans eau.

Tout cela s’assemble lorsque nous réalisons qu’un bon projet business ne se contente pas de créer de la valeur, il est aussi construit autour d’une certaine rareté.

Les freelances sont tentés d’oublier cela et finissent par foncer vers le bas. « Tu peux prendre n’importe qui, et je suis n’importe qui », n’est pas un slogan marketing utile.

Les gens vont acheter ça à quelqu’un, mais pourquoi l’auraient-ils acheté à vous ?

Parlez de la valeur que VOUS créez. Et expliquez à vos investisseurs pourquoi votre offre restera toujours rare.

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Le management de projet gère l’exécution, mais qui gouverne la décision ? par Walter Afonso Filho

Les échecs majeurs des projets proviennent rarement de la couche exécution. Ils prennent naissance bien avant dans la couche décisionnelle.

Depuis des décennies, les cadres de travail pour le management de projets aident les organisations à planifier, coordonner et exécuter des initiatives complexes. Des projets de construction au développement logiciel et aux programmes aérospatiaux, les méthodologies structurées ont amélioré la planification, l’allocation des ressources et la discipline de la distribution.

Pourtant, une question fondamentale reste largement sans réponse.

Qui gouverne les décisions qui façonnent le projet lui-même ?

Les cadres de travail de management de projets sont extrêmement efficaces pour gérer l’exécution. Ils définissent les tâches, responsabilités, étapes et livrables. Ils fournissent des outils pour suivre la progression, manager les risques et coordonner les équipes.

Mais les échecs majeurs des projets proviennent rarement de la couche exécution.

Ils prennent naissance bien avant dans la couche décisionnelle.

Les projets s’effondrent dans la décision avant de s’effondrer dans leur exécution.

L’exécution ne fait souvent que révéler des faiblesses déjà présentes dans le processus décisionnel. Lorsque l’on examine les échecs majeurs de projets dans plusieurs secteurs, un schéma récurrent apparaît : le projet était déjà structurellement fragile bien avant l’apparition du premier problème opérationnel.

Des décisions cruciales ont pu être prises :

  1. Avec des preuves incomplètes ou ambiguës.
  2. Sous forte pression organisationnelle.
  3. Au sein de structures de gouvernance fragiles.
  4. Dans des conditions d’irréversibilité où revenir sur la décision devient extrêmement difficile.

En d’autres termes, les projets n’échouent pas uniquement parce que l’exécution tourne mal.

Ils échouent parce que l’environnement décisionnel lui-même était instable.

Cette observation révèle une distinction rarement explicite dans la littérature traditionnelle sur le management de projet.

Le management de projet régit la manière dont les projets sont exécutés.

Mais les systèmes complexes exigent aussi une gouvernance sur la manière dont les décisions cruciales sont prises.

C’est le domaine de ce que j’appelle la gouvernance décisionnelle.

La gouvernance décisionnelle se concentre sur les conditions structurelles dans lesquelles les décisions sont prises au sein de systèmes complexes. Au lieu d’analyser uniquement les échéanciers, budgets ou livrables, elle examine l’environnement institutionnel entourant le processus décisionnel lui-même.

Différentes questions émergent :

  • Les décisions sont-elles étayées par des preuves suffisantes ?
  • Les responsabilités sont-elles clairement définies ?
  • Des engagements irréversibles sont-ils pris trop tôt ?
  • Les signaux d’alerte sont-ils ignorés ou supprimés ?
  • Les mécanismes de gouvernance sont-ils suffisamment robustes pour remettre en question les décisions ?

Dans les systèmes d’ingénierie complexes, les programmes aérospatiaux, les projets d’infrastructure ou les grandes plateformes numériques, les réponses à ces questions déterminent souvent la stabilité à long terme du système.

L’exécution peut être bien gérée alors que le régime décisionnel reste structurellement fragile.

Lorsque cela se produit, les organisations peuvent continuer à progresser vers la mise en œuvre même si les conditions de décision sous-jacentes se détériorent.

Le résultat est une forme d’accumulation invisible du risque.

Pour explorer ces dynamiques, j’ai développé un cadre conceptuel modélisant l’environnement décisionnel à travers des vecteurs structurels tels que la densité de la décision, l’irréversibilité, la disponibilité des preuves, la fragilité de la gouvernance et les signaux non résolus. Ensemble, ces facteurs contribuent à décrire la stabilité du régime décisionnel entourant un projet.

Cette perspective ne remplace pas le management de projet.

Au contraire, elle le complète.

Le management de projet garantit que le travail est organisé et exécuté efficacement. La gouvernance décisionnelle garantit que les décisions qui guident ce travail sont structurellement solides.

À mesure que les projets deviennent technologiquement plus complexes et organisationnellement interconnectés, l’importance de gouverner le processus décisionnel lui-même continuera de croître.

L’exécution compte.

Mais dans les systèmes complexes, les décisions comptent encore plus.


Walter Afonso Filho

Walter Afonso Filho

Walter Afonso Filho est ingénieur civil et mécanique, titulaire d’un MBA et de plus de 30 ans d’expérience dans des environnements d’ingénierie complexes, des organisations axées sur la technologie et des systèmes critiques pour la décision.

Il est le fondateur de l’IVEXSI Institute — www.ivexsi.org International Decision Governance Authority, une institution indépendante dédiée à la promotion de la gouvernance décisionnelle en ingénierie comme discipline formelle. Ses travaux portent sur la gouvernance des décisions techniques critiques, irréversibles et à fort impact, abordant l’autorité décisionnelle, la responsabilité, l’incertitude et la responsabilité institutionnelle au-delà des cadres traditionnels de management de projet et de conformité.

Tout au long de sa carrière, Walter a travaillé avec des multinationales telles que Philips, Ericsson, Tetra Pak et Embraer, contribuant à des projets à l’intersection de l’ingénierie, du risque, des systèmes de qualité et de la prise de décision organisationnelle.

Il possède une vaste expérience en audit, gestion de la qualité (y compris ISO 9000) et formation technique, ayant exercé en tant qu’auditeur principal, instructeur et coordinateur des programmes de gouvernance et de qualité dans les secteurs public et privé.

Walter a également créé et animé deux programmes nationaux de télévision au Brésil — *Qualidade Empresarial* (TV Bandeirantes) et *Empresa do Futuro* (Rede Vida) — axés sur la prise de décision exécutive, l’innovation et la responsabilité organisationnelle.

Il est l’auteur d’ouvrages à orientation internationale sur la gouvernance décisionnelle, notamment : « Decision Governance in Complex Projects and Systems ».

Votre talent mérite d’être reconnu : candidatez aux IRIS du PMI® France

Vous êtes manager de projets, vous surmontez obstacles, conflits, crises pour délivrer de la valeur. Ne restez pas dans l’ombre !

Brochure, catégories, règlement, contacts…

Par modestie et/ou manque de temps, vous oubliez de promouvoir nos retours d’expérience et ne mettez en avant vos réussites pour partager vos bonnes pratiques. Voici une belle opportunité de changer cela.

PMI France lance IRIS pour récompenser votre talent et célébrer l’excellence du management de projet en France.

Cette première édition est une occasion unique de faire rayonner la communauté et la profession du management de projet.

Si vous avez contribué à un projet dont vous êtes fier, faites-le connaître en déposant votre candidature.

Si vous connaissez des personnes avec des projets réussis à mettre sous les projecteurs, incitez-les à candidater.

C’est facile, une équipe de bénévoles volontaires du PMI France est là pour vous aider : CONTACTEZ LES ! Adresse mail: iris@pmi-france.org

Tout sur cette belle initiative.

PMI is a registered mark of Project Management Institute, Inc.

12 Expressions de stress auto-infligé, à éviter bien sûr.

Quel stress auto-imposé pouvez-vous remarquer dans votre leadership ?

12 Expressions of Self-Imposed Stress par Dan Rockwell

https://leadershipfreak.blog/2026/01/29/12-expressions-of-self-imposed-stress/

Stress auto-infligé

  1. Essayer de contrôler la vie et les gens.
  2. Surestimer votre capacité à accomplir les choses.
  3. Sous-estimer le talent des autres.
  4. Trop dépenser. Trop manger. Trop boire.
  5. Poursuivre des futilités. Statut. Possessions qui créent des dettes. Plaisirs que vous ne pouvez pas vous permettre.
  6. Procrastiner.
  7. Juger sa vie à travers le prisme des réseaux sociaux.
  8. Dire oui trop souvent.
  9. Attendre la perfection au lieu de poursuivre l’excellence.
  10. Vénérer l’occupation. Arrêtez de croire qu’être occupé signifie que vous êtes important. Les personnes importantes ne sont pas sur-occupées.
  11. Éviter les conversations douloureuses.
  12. Trainer des échecs passés.
Quelle est une chose que vous pouvez faire pour éliminer ce stress auto-imposé ?
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« Le mirage du Go-Live » par Julie Guerin

Le mirage du Go-Live : pourquoi un projet ne commence vraiment qu’après le déploiement.

Lors du séminaire de présentation du nouvel outil, tout semble prêt pour le lancement.
Les fonctionnalités sont là, le projet est officiellement lancé.

Pourtant, au moment des premières démonstrations, une réalité apparaît déjà :
une partie de l’équipe continue d’utiliser un fichier Excel partagé.

Pas parce que l’outil est mauvais.
Mais parce que la réalité du quotidien n’a pas été prise en compte.

Et dans les projets de transformation, les freins se nichent souvent dans les détails.

Cette scène est loin d’être exceptionnelle.
Dans beaucoup d’organisations, la réussite d’un projet de déploiement d’outil est encore définie de manière très simple :

l’outil est livré, la fonctionnalité est disponible, le projet est considéré comme terminé.

Pourtant, sur le terrain, la réalité est souvent différente.

L’organisation pense avoir livré un outil.
En réalité, elle ouvre une nouvelle phase d’adaptation des pratiques de travail.

Le vrai projet commence dans la majorité des cas… après le déploiement.

Le décalage entre la solution et le terrain.

Dans de nombreux projets, l’objectif initial est clair : répondre à un besoin fonctionnel, comme structurer certaines informations ou simplifier un processus. Sur le papier, ces objectifs sont souvent parfaitement cohérents.

Mais une question essentielle apparaît rapidement : est-ce que la solution correspond réellement aux besoins quotidiens des utilisateurs ?

Dans la salle de projet, tout semble cohérent.

Sur le terrain, les utilisateurs reviennent parfois vers Excel, simplement parce que c’est l’outil qu’ils connaissent déjà.

Une fonctionnalité peut être techniquement pertinente.

Mais si les utilisateurs ne perçoivent pas clairement comment elle s’intègre dans leur quotidien, son adoption restera limitée.

Dans ce type de situation, les équipes ne rejettent pas forcément l’outil. Elles l’ignorent simplement.

L’autopsie d’un cas classique : l’outil d’onboarding*.

Prenons l’exemple d’un nouvel outil d’onboarding client. L’outil permet de structurer la collecte d’informations et de sécuriser certaines données techniques. Du point de vue du projet, l’objectif est rempli. Mais du point de vue des utilisateurs, cet outil facilite-t-il réellement leur quotidien ? Réduit-il certaines frictions opérationnelles ou ajoute-t-il simplement une nouvelle étape dans un processus déjà complexe ? Un outil peut être parfaitement conçu… et rester inutilisé.

La vraie question n’est pas : “Est-ce que l’outil fonctionne ?”

Mais : “Est-ce que quelqu’un a réellement envie de l’utiliser lundi matin ?”

* L’onboarding client est l’équivalent de ce que nous appelons plus couramment l’entrée en relation ou “l’intégration de nouveaux clients”. C’est une étape clé dans la relation commerciale qui marquera le début d’une histoire entre vos clients et votre société.

La pyramide de Maslow de l’adoption

Pour comprendre les mécanismes d’adoption, il faut se rendre à l’évidence : une fonctionnalité ne sera réellement utilisée que si les utilisateurs comprennent pourquoi elle existe et en quoi elle améliore leur travail.

L’adoption repose sur une logique très proche de celle décrite par la pyramide de Maslow appliquée aux usages.

Si l’utilisateur ne perçoit pas clairement le bénéfice dans son quotidien, l’outil restera secondaire. Il faut donc connecter la solution aux problématiques concrètes du terrain et montrer l’impact positif sur le travail des équipes. Parler du travail réel plutôt que des objectifs théoriques est souvent beaucoup plus efficace.

3 leviers pour hacker l’adoption dès le départ

Avec le recul, plusieurs pratiques permettent de favoriser l’adoption dès le départ:

  1. Intégrer les utilisateurs très tôt : Cela passe par des interviews, des phases de tests régulières et des recettes fonctionnelles réalisées par les équipes métier. Cette approche permet de confronter la solution aux réalités opérationnelles.
  2. Armer les « Key Users » : Ces utilisateurs référents jouent un rôle essentiel. Au moment du déploiement, ils deviennent souvent de véritables ambassadeurs, les “Avengers” de la solution. Parce qu’ils connaissent les réalités opérationnelles, ils peuvent expliquer l’outil à leurs collègues et rassurer sur les changements. L’outil cesse alors d’être perçu comme un projet purement technique. Il devient un outil porté par les utilisateurs eux-mêmes.
  3. Instaurer un comité de pilotage transverse : Dans certains projets, cela permet à chaque service d’exprimer ses contraintes et ses attentes. Les décisions deviennent alors plus collectives et mieux comprises.

Redéfinir la réussite (et le rôle du Chef de Projet).

La réussite d’un projet de déploiement d’outils ne peut pas se limiter à la livraison d’une fonctionnalité. Elle doit être évaluée à travers des indicateurs d’usage, tels que le taux d’utilisation réel, le volume de tickets de support, ou encore le niveau de satisfaction des utilisateurs.

Dans ce type de projet, le rôle du chef de projet dépasse largement la coordination technique. Il devient un facilitateur de transformation.

Le chef de projet devient souvent le tampon entre trois mondes qui ne parlent pas la même langue :

  • l’IT
  • les métiers
  • la direction.

Un projet n’appartient ni à l’IT, ni à l’équipe projet.

Il appartient avant tout aux utilisateurs qui devront l’utiliser au quotidien.

Paradoxalement, l’un des meilleurs indicateurs de réussite apparaît parfois longtemps après la fin officielle du projet. Lorsque des utilisateurs continuent de revenir vers le chef de projet plusieurs mois ou années plus tard parce qu’ils le considèrent encore comme leur référent, cela signifie souvent que le projet a réussi à créer une véritable relation de confiance autour du changement.


Julie Guerin

Julie Guerin

Julie Guerin est cheffe de projet interne spécialisée dans les projets de transformation organisationnelle et l’optimisation des processus dans des environnements SaaS B2B. Elle accompagne les organisations dans le déploiement d’outils et l’évolution des pratiques de travail, avec une attention particulière portée à l’adoption par les utilisateurs.

Son parcours, qui combine expérience en relation client et pilotage de projets transverses, lui permet d’aborder la transformation sous l’angle des usages réels et de la coordination entre équipes métiers et équipes techniques.

Julie intervient notamment sur des projets impliquant ERP, CRM et transformation des processus internes, en plaçant l’alignement entre stratégie, organisation et outils au cœur de la réussite des projets.

À travers ses publications, elle partage des retours d’expérience concrets sur la conduite du changement, l’adoption des outils et les enjeux humains des transformations organisationnelles.

Ceux qui souhaitent et ceux qui veulent.

« Vouloir et souhaiter sont 2 choses très différentes. » Jonathan Friesen

Wishers and wanters Steve Keating

https://stevekeating.me/2026/01/25/wishers-and-wanters/

Il y a plusieurs années, j’assistais à une convention Dale Carnegie. J’étais entourée de centaines de personnes formidables venues du monde entier. La grande majorité des personnes présentes étaient d’excellents orateurs et les meilleurs des meilleurs délivraient des présentations à l’ensemble du public.

Je me souviens d’une présentation particulièrement incroyable où l’orateur jouait de la harpe TOUT en faisant une intervention sur un sujet totalement différent. J’ai dit à la personne assise à côté de moi que je voulais vraiment apprendre à jouer d’un instrument de musique.

Je n’avais jamais rencontré cette personne auparavant, donc j’ai été un peu surpris par sa réaction. Elle m’a dit : « Non, tu ne veux pas. » J’ai réitéré que je voulais vraiment, vraiment apprendre à jouer d’un instrument de musique. Elle a encore dit que non.

Elle m’a expliqué que, même si apparemment je « souhaitais » pouvoir jouer d’un instrument de musique, je n’en avais de toute évidence pas vraiment envie. Elle a ajouté que si je le voulais vraiment, je pourrais probablement déjà le faire. J’ai compris ce qu’elle voulait dire, mais j’étais quand même un peu agacé par cette personne qui me disait ce que je voulais ou pas.

Il a fallu longtemps avant que je comprenne vraiment le profond fossé psychologique et pratique entre un souhait et une volonté. Bien qu’ils commencent souvent au même endroit — une étincelle de désir — ils prennent des directions complètement différentes.

L’un vit dans l’imagination ; l’autre vit dans le calendrier.

La nature du souhait : passif et indolore

Un vœu est essentiellement un fantasme sans prix. Quand nous souhaitons quelque chose, nous nous concentrons entièrement sur le résultat sans réfléchir au processus.

Direction : Vers l’intérieur. C’est un rêve éveillé qui procure une dose temporaire de dopamine.

Le coût : Zéro. Souhaiter n’exige pas de sacrifice, de changement ni de risque d’échec.

Le langage : « J’espère », « Si seulement » ou « Ce serait bien si… »

Le piège : Souhaiter peut en fait devenir une forme de procrastination. Nous ressentons un sentiment d’accomplissement rien qu’en pensant à l’objectif, ce qui peut tromper notre cerveau en lui faisant se sentir satisfait sans jamais faire le premier pas.

La nature du vouloir : active et coûteuse

« Le vouloir assez pour le mériter » transforme un désir passif en engagement. À ce stade, vous n’êtes pas seulement amoureux du trophée ; Vous avez accepté la sueur, les matins de lever tôt et les revers inévitables.

Direction : Vers l’extérieur. Il passe de l’esprit à l’action physique.

Le coût : Élevé. Cela nécessite d’échanger vos ressources les plus précieuses : le temps, l’énergie et le confort.

Le langage : « Je vais le faire », « Je suis » et « Quelle est la prochaine étape ? »

Le filtre : C’est là que la plupart des gens s’arrêtent. Comme le dit le proverbe, « Tout le monde veut la médaille, mais peu veulent le processus. »

Le point pivot : la « décision »

La différence entre les deux se résume généralement à un unique moment d’honnêteté. Pour passer du désir au vouloir, il faut se demander : « Suis-je prêt à supporter les parties ‘ennuyeuses’ de cet objectif ? »

Si vous souhaitez être écrivain, vous appréciez l’idée d’un livre terminé.

Si vous voulez mériter le titre d’écrivain, vous appréciez (ou du moins tolérez) l’acte de vous asseoir sur une chaise et d’écrire alors que vous préféreriez faire autre chose.

« Un but sans plan n’est qu’un souhait. » — Antoine de Saint-Exupéry

Souhaiter est un excellent point de départ — c’est le « pourquoi ». Mais l’atteindre, c’est le « comment ».

Le monde est rempli de personnes qui souhaitent le changement ; Il ne bouge que par celles qui décident d’en payer le prix.

« Anticiper les départs de talents : l’erreur que font encore beaucoup d’organisations. » par Maël Brocker et Nicolas Martin

Êtes-vous certain de résoudre le vrai problème ?

Dans de nombreuses organisations, les projets RH commencent souvent avec de bonnes intentions : améliorer l’engagement, réduire le turnover, renforcer la cohésion des équipes ou améliorer les conditions de travail.

Pourtant, malgré des budgets, des outils et de l’énergie investis, beaucoup de ces initiatives produisent des résultats mitigés.

Non pas parce que les idées sont mauvaises.

Mais parce qu’une étape essentielle est souvent négligée : le diagnostic initial.

L’erreur la plus fréquente : agir avant de comprendre.

Dans la plupart des projets organisationnels, les décisions sont prises à partir d’intuitions, de ressentis ou de signaux visibles.

Un manager remarque une baisse de motivation dans son équipe.

Un dirigeant constate plusieurs départs sur une période courte.

Les RH reçoivent davantage de demandes ou de tensions internes.

La réaction est généralement rapide : lancer une initiative.

On met en place une formation, un séminaire, un plan QVCT, un nouveau processus ou un outil supplémentaire.

Mais une question fondamentale est rarement posée :

Quelle est réellement la situation interne ?

Car derrière un même symptôme peuvent se cacher des causes très différentes :

  • Une surcharge de travail.
  • Un manque de reconnaissance.
  • Un problème d’organisation.
  • Une communication interne défaillante.
  • Une perte de sens dans les missions.

Sans compréhension précise du problème, les actions mises en place ressemblent parfois à des réponses… à côté de la question.

Le coût invisible des mauvaises décisions.

Dans un projet, prendre une décision sans visibilité réelle sur la situation peut entraîner des conséquences importantes.

En particulier lorsqu’il s’agit de départs de collaborateurs clés.

De nombreuses études estiment qu’un départ peut coûter à une entreprise entre 6 et 18 mois de salaire, si l’on prend en compte :

  • La perte de productivité.
  • Le temps de recrutement.
  • La phase d’intégration.
  • La perte de connaissances internes.
  • L’impact sur l’équipe restante.

Mais le coût le plus important est souvent ailleurs : le départ aurait pu être anticipé.

Dans beaucoup d’organisations, les signaux existent bien avant la décision de partir.

Simplement, ils ne sont pas toujours visibles ou structurés.

Pourquoi les questionnaires et baromètres ne suffisent plus.

Pour répondre à ces enjeux, beaucoup d’organisations ont déjà mis en place des baromètres internes ou des enquêtes collaborateurs.

Ces outils ont le mérite d’exister et permettent souvent de prendre une première photographie du climat interne.

Cependant, ils présentent aussi plusieurs limites :

  • Ils sont souvent ponctuels (une ou deux fois par an).
  • Ils donnent une vision globale, mais rarement opérationnelle.
  • Les résultats sont parfois difficiles à traduire en actions concrètes.
  • Les équipes peuvent développer une certaine fatigue des questionnaires.

Résultat : les organisations disposent d’indicateurs, mais manquent encore de visibilité sur les causes réelles des problèmes.

Un score d’engagement peut baisser, mais il reste difficile de comprendre précisément :

  • Où agir.
  • Sur quoi agir.
  • Avec quel niveau de priorité.

C’est précisément là que l’approche du diagnostic organisationnel évolue aujourd’hui :

Passer d’une simple mesure du ressenti à une compréhension plus fine des dynamiques internes et des causes opérationnelles.

Anticiper plutôt que subir.

Les organisations les plus performantes ont progressivement changé leur approche.

Au lieu de réagir aux problèmes une fois qu’ils apparaissent, elles cherchent à détecter les signaux faibles en amont.

Par exemple :

  • Une évolution de la perception du travail.
  • Une baisse progressive de l’engagement.
  • Des tensions localisées dans certaines équipes.
  • Un décalage entre les attentes et la réalité du terrain.

Ces informations existent déjà dans l’organisation.

Le défi n’est pas tant de les créer que de les rendre visibles et exploitables.

C’est précisément là que le diagnostic joue un rôle clé.

Le diagnostic : une étape souvent sous-estimée.

Dans le management de projet, on consacre beaucoup de temps à la planification, aux méthodes ou aux outils.

Mais trop rarement à une question simple :

Sur quelles données repose réellement notre décision d’agir ?

Un diagnostic bien construit permet notamment de :

  • Identifier les causes réelles d’un problème.
  • Éviter des actions inutiles ou mal ciblées.
  • Prioriser les sujets qui auront le plus d’impact.
  • Objectiver des situations parfois sensibles.

Il ne s’agit pas seulement de collecter des informations.

Il s’agit de transformer une perception diffuse en compréhension claire.

Et cette étape change souvent complètement la manière dont un projet est mené.

Des outils plus simples pour une meilleure visibilité.

Historiquement, réaliser ce type de diagnostic pouvait être long, coûteux et lourd à mettre en place.

Aujourd’hui, de nouvelles approches permettent d’obtenir rapidement une vision structurée de la situation interne, sans mobiliser des mois de travail.

Grâce à des outils plus simples, des analyses de données et des méthodes adaptées aux organisations, il devient possible de :

  • Identifier rapidement les irritants du quotidien.
  • Détecter les risques organisationnels.
  • Comprendre les causes profondes de certaines difficultés.
  • Prioriser les actions réellement utiles.

Dans beaucoup de cas, quelques jours suffisent pour faire apparaître des éléments qui restaient invisibles auparavant.

Un changement de posture.

Finalement, la question n’est pas tant de savoir quelles actions lancer.

La vraie question est souvent :

Sommes-nous certains de résoudre le bon problème ?

Dans un contexte où les organisations évoluent rapidement, où les attentes des collaborateurs changent et où les talents deviennent plus mobiles, la capacité à comprendre sa propre organisation devient un véritable avantage stratégique.

Les projets les plus efficaces ne sont pas forcément ceux qui déploient le plus d’actions.

Ce sont souvent ceux qui commencent par prendre le temps de comprendre avant d’agir.


À propos des auteurs

Maël Brocker
Nicolas Martin

Maël Brocker et Nicolas Martin sont entrepreneurs et cofondateurs d’une solution dédiée à l’anticipation des départs de talents au sein des organisations.

Ils ont développé un système d’analyse permettant d’identifier les signaux faibles dans les entreprises afin d’aider dirigeants et DRH à mieux comprendre les dynamiques internes, prévenir les départs évitables et renforcer durablement la rétention des talents.

Leur approche vise également à dépasser les limites des questionnaires et baromètres traditionnels, souvent longs à déployer, peu opérationnels et qui ne traitent bien souvent que les symptômes plutôt que les causes profondes des difficultés organisationnelles.

Ils s’entourent également d’un réseau de partenaires, notamment de consultants, afin d’apporter aux organisations des réponses personnalisées et opérationnelles, adaptées à leurs enjeux.

 

Livre blanc du PMI France sur les projets au service de la transition énergétique

Avez-vous lu ce livre blanc, plus que jamais d’actualité, paru l’an dernier sur les projets au service de la transition énergétique ?

Notre société tient pour acquis sa souveraineté économique, alors que fortement dépendante des énergies fossiles.

  • Elle doit réagir sur leur épuisement, comme sur l’impact climat des gaz à effet de serre résultants,
  • La transition énergétique est le moyen d’y parvenir,
  • L’ambition du livre blanc est de présenter des cas concrets de projet aux chefs de projet et aux décideurs, issus de l’expérience approfondie de ses co-rédacteurs.

L’attractivité de l’entreprise est démontrée, dès lors que ses engagements RSE s’intègrent dans chacun de ses projets et visent soit l’atténuation, soit l’adaptation au changement climatique.

L’originalité de ce livre blanc est de présenter un double enjeu de cette transition énergétique :

  1. l’atténuation de l’impact du changement climatique,
  2. l’adaptation nécessaire à la poursuite des activités humaines.

Merci aux co-rédacteurs de ce documentLionel BOURCERET, Fabien BREYNAERT, Guillaume COLOMB, François DELIGNETTE, Ivan KOKAREV, Louis-Marie LE LEUCH, Elisabeth LUCAS, Hubert MIGNOT, Cedric PAYRE, Sophie POTTIER.

Téléchargez le rapport AI4Agile Practitioners 2026

83 % des praticiens Agile utilisent l’IA, mais la plupart y consacrent au plus 10 % de temps car ils ne savent pas où elle se situe. Stefan Wolpers

Le rapport AI4Agile Practitioners 2026 inclut des analyses détaillées des réponses par rôle, taille d’organisation et niveau d’agilité. Vous y découvrirez une analyse qualitative complète des défis, préoccupations, réussites et priorités.

Cette enquête auprès de 289 praticiens Agile identifie les véritables obstacles à l’adoption et montre où l’Intelligence Artificielle crée une valeur sur laquelle vous pouvez agir.

Pour en savoir plus, téléchargez gratuitement le rapport AI4Agile Practitioners Report 2026.

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Près de la moitié des employés ne croit pas en la culture de leur organisation.

La culture est le moteur de l’exécution. Et dans trop d’organisations, ce moteur bloque.

Nearly Half the Workforce Doesn’t Believe in Their Culture par Sam Silverstein

https://samsilverstein.com/nearly-half-the-workforce-doesn’t-believe-in-their-culture/

La culture n’est pas un exercice de promotion de l’image de marque. Ce n’est pas une affiche dans la salle de pause, une retraite en montagne, ni une rubrique agréable dans le budget des ressources humaines.

C’est le moteur de l’exécution. Et dans trop d’organisations, ce moteur bloque.

Téléchargez ce rapport.

Selon l’ « Accountability & Culture Reality Check 2026 », 54,2 % des employés jugent leur culture « forte », avec un score de 8 ou plus sur une échelle de 10 points. À première vue, cela pourrait sembler être une victoire. Plus de la moitié de votre personnel pense que la culture est bonne.

Mais inversez ce chiffre. Cela signifie que 45,8 % jugent leur culture médiocre ou pauvre.

Cela représente près de la moitié des effectifs opérant dans des environnements dans lesquels ils ne croient pas. En chiffres bruts, cela représente des millions de personnes qui se présentent chaque jour pour un travail qui ne les inspire pas, ne les engage pas ni ne les motive.

Ces employés ne déposent pas de plaintes. Ils ne font pas de piquets de grève sur le parking. Ils sont tout simplement déçus. Et les employés déçus ne stimulent pas la croissance, ne fidélisent pas les clients et ne stimulent pas l’innovation.

Dans trop d’entreprises, l’objectif est d’éviter la catastrophe plutôt que de construire l’excellence.

Les leaders travaillent dur pour prévenir la toxicité mais n’investissent pas assez pour créer des cultures qui favorisent un véritable engagement. Ils jouent en défense puis se demandent pourquoi le moral ne semble jamais s’améliorer.

Une culture « médiocre » pourrait maintenir les lumières allumées. Cela pourrait éviter des poursuites judiciaires et limiter le roulement de personnel à des niveaux acceptables. Mais elle n’attirera pas les meilleurs talents. Elle n’inspirera pas un effort discrétionnaire. Elle ne créera pas le genre de loyauté qui survit à la sollicitation de recrutement d’un concurrent.

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Cela demande de la foi. Cela demande de la responsabilité.

La responsabilité ne consiste pas seulement à répondre aux attentes. Il s’agit de prendre la responsabilité de l’expérience de ses troupes. Et cette expérience inclut la question de savoir si les valeurs sont vécues plutôt que simplement exprimées, si le leadership tient ses promesses, si les gens se sentent suffisamment en sécurité pour s’exprimer et être soutenus lorsqu’ils le font, et si la reconnaissance semble méritée plutôt que basée sur une impression ou déclaration.

Quand près de la moitié de vos employés ne croient pas en votre culture, aucune augmentation de salaire ou avantage ne pourra réparer cela. On ne peut pas acheter la solution à un problème de croyance. On ne peut pas offrir assez de cafés gratuits pour compenser un manque de but.

La culture ne s’améliore pas par accident. Elle s’améliore par conception.

Les leaders doivent agir avec intention. Faites des bilans sur vos valeurs et demandez si vos actions correspondent à vos convictions exprimées. Demandez aux gens ce que la confiance signifie pour eux et comment l’entreprise la construit ou la casse. Allez au-delà de la mesure de la satisfaction et visez la foi, la connexion et l’appropriation.

La question que tout leader devrait se poser n’est pas de savoir si la culture de l’organisation est suffisamment bonne pour éviter la catastrophe. La question est de savoir si la culture est assez forte pour gagner.

Essayez-vous d’être « suffisamment bien » ? Ou êtes-vous engagé à être excellent ?

Comment fournir un plan de livraison sans perdre en agilité par Mike Cohn

Les parties prenantes veulent savoir ce qui sera livré, et quand. Votre équipe veut rester agile. Alors, comment créer une feuille de route ?

C’est-à-dire un plan de livraison ou un plan de jalons sans verrouiller chaque détail ?

How to Provide a Release Plan Without Losing Agility by Mike Cohn

Une feuille de route est un plan, pas une promesse.

Je m’apprête à partir pour un road trip entre l’Idaho et le Colorado : un trajet de 16 heures.

Je sais où je vais, et mon itinéraire général, mais je ne connais pas chaque virage que je vais prendre — et ça me va.

C’est ainsi que les équipes agiles devraient traiter les plans de livraison et les feuilles de route.

Mon itinéraire est un plan, pas une promesse. Il n’est pas gravé dans le marbre. Les virages que j’ai pris et mon temps estimé pouvaient varier en fonction des travaux sur les routes, des embouteillages, d’une opportunité de détour excitant, ou même une crevaison. Plus je dois parcourir de la distance, plus je devrais m’attendre à être ces incertitudes.

Les plans agiles sont identiques. Nous ne pouvons pas prédire chaque éventualité, mais nous pouvons fournir une prévision. Nous pouvons donner une idée générale de la direction que nous envisageons, une plage prévue de moments où nous atteindrons probablement des étapes clés, ainsi que notre niveau de confiance dans le plan.

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Pourquoi les parties prenantes poussent pour avoir des garanties.

La plupart des équipes agiles savent qu’il y a trop d’incertitude pour tout garantir. En même temps, elles pensent qu’une garantie est la seule chose que les parties prenantes accepteront.

Voici ce que les équipes agiles pourraient manquer : les parties prenantes ont leurs propres plans à établir. Et elles sont tout aussi inquiètes que les équipes Agiles de devoir rendre des comptes sur leurs prévisions.

Les parties prenantes ont besoin de dates de livraison et de jalons justes (notez que je n’ai pas dit précis). Elles recherchent la prévisibilité.

Parfois, on a l’impression qu’elles demandent une garantie. Mais en vérité, la seule façon de leur donner une certitude absolue est de :

  • Charger nos estimations (comme dire à quelqu’un que mes 16 heures de route en prendront 24 heures, juste au cas où), ou
  • Refuser de vous adapter lorsque les conditions changent.

Aucun n’est bon ni pour le produit ni pour l’équipe.

Le chemin vers l’alignement commence par l’empathie.

Alors, que pouvez-vous faire lorsqu’une partie prenante semble vouloir une garantie plutôt qu’une prévision ? Essayez ceci : parlez aux parties prenantes en termes qu’elles comprennent. Voici une technique que j’ai trouvée utile :

Comparez leurs demandes à celles de prévisions similaires dans leur propre domaine.

Par exemple :

  • Demandez à un commercial quel serait son niveau de confort s’il devait garantir précisément combien il vendra — et avec quels clients il conclura — pour chacun des six prochains mois, ou durant la première année de sortie d’un produit.
  • Demandez à un responsable marketing quelles seraient ses préoccupations si on lui demandait de s’engager sur des résultats de campagne précis avec des délais précis.

Ne soyez pas dans la confrontation. L’objectif n’est pas de les piéger, c’est de montrer que l’incertitude existe partout, et que l’agilité est une force, pas une faiblesse.

Donnez aux parties prenantes ce dont elles ont besoin pour réussir.

Ensuite, partagez mon analogie de road trip avec vos parties prenantes. Dites-leur que vous ne pouvez pas leur donner de garantie, mais que vous pouvez présenter une feuille de route pour les 3 à 6 mois. La feuille de route montrera l’objectif de l’équipe, le niveau de progrès que vous pensez pouvoir faire à quel moment (exprimé en fourchette), ainsi que la confiance de votre équipe dans le plan.

Rappelez aux parties prenantes que, comme les itinéraires suggérés lors d’un long trajet, les feuilles de route agiles offrent de la visibilité, alignent les attentes et aident les gens à planifier — sans prétendre que chaque virage est connu à l’avance.

Libérer votre équipe d’attentes irréalistes peut accélérer leur transition de bon à excellent niveau.

P.S. Si votre équipe a du mal à concilier agilité avec attentes des parties prenantes, amenez Mountain Goat dans votre organisation pour un atelier de planification de sortie. Nous aidons les équipes à construire des feuilles de route flexibles et à haute confiance — sans trop s’engager. Vous avez besoin d’aide pour communiquer vos projets ? Essayez notre outil de visualisation de plans, gratuit pour tous les membres de MGS Essentials.   

Comment une forte capacité à manager les changements peut-elle accélérer la progression de carrière des managers de projet ?

Manager un projet qui aura des répercussions majeures est une opportunité de laisser votre empreinte.

How Strong Change Capability Can Accelerate Career Progression For Project Managers par Melanie Franklin

https://www.pmtoday.co.uk/how-strong-change-capability-can-accelerate-career-progression-for-project-managers/

Manager un projet qui aura des répercussions majeures est une opportunité de laisser votre empreinte, pourtant seulement 25% des employés estiment que leurs managers considèrent que déployer ce changement majeur est un moment positif déterminant pour leur carrière.

Melanie Franklin, directrice générale de Capability for Change, explique pourquoi et partage son point de vue sur la manière dont la capacité à mettre en œuvre des changements positifs et influençant l’entreprise peut dynamiser la carrière d’un manager de projet.

L’impact des changements internes et externes sur les managers de projet en 2026.

Nos recherches récentes dans le cadre du Rapport sur la capacité au changement 2025 montrent que les entreprises de tous secteurs connaissent des niveaux de changement sans précédent.

Ce changement prend de nombreuses formes, mais les avancées technologiques récentes, y compris l’essor de l’IA, font qu’une augmentation de la numérisation et une amélioration de l’efficacité opérationnelle figurent en tête de liste.

En tant que manager de projet, il est probable que vous soyez fortement impliqué dans le déploiement des programmes liés à ces grands changements. Cela signifie que non seulement vous serez sous pression pour obtenir des résultats visibles pour le reste de l’entreprise, mais vous serez aussi responsable de guider les équipes qui rencontrent actuellement d’énormes changements.

C’est donc votre rôle de maintenir la foi de ces employés dans le changement comme un concept positif.

C’est particulièrement difficile si ces personnes ont connu une période de changement antérieure qui n’a entraîné qu’une augmentation de la charge de travail sans aucun bénéfice tangible. Il est compréhensible que cela conduise au cynisme et à la méfiance, ce qui signifie que vous devrez passer plus de temps à reconstruire leur confiance en vous et dans le changement en tant que concept.

Utiliser le changement comme une opportunité de vous démarquer par rapport aux autres.

Notre étude a révélé que de nombreux leaders d’entreprise sont nerveux à l’idée de s’impliquer dans le changement. Et cela est compréhensible, étant donné que, en moyenne, seulement la moitié des projets de management du changement réussissent. Cependant, cette réticence des autres départements crée une véritable opportunité pour les managers de projet de se démarquer de leurs pairs tant aux yeux des équipes plus juniors que ceux du conseil d’administration.

Par exemple, un thème central dans les retours que je reçois de ceux que j’ai formés en gestion du changement est l’augmentation du soutien et de la fidélité envers les managers de projet lorsqu’ils sont capables d’expliquer non seulement les changements, mais aussi la raison qui les sous-tend. La capacité à communiquer le changement de manière cohérente pour les équipes élargies contribuera non seulement à rendre les programmes plus fluides, mais amènera aussi d’autres employés à vous considérer comme une source de confiance et de sagesse. Cela peut avoir un impact énorme sur votre réputation interne.

Mener le changement avec succès peut également vous distinguer aux yeux des parties prenantes seniors de l’entreprise.

Et la bonne nouvelle, c’est que vous avez déjà les compétences nécessaires pour cela. En tant que manager de projet, vous avez l’habitude de créer des changements concrets qui déclenchent de nouvelles façons de travailler dans l’entreprise. Ainsi, la capacité à comprendre l’impact stratégique d’un projet, ainsi qu’à expliquer l’importance commerciale de l’évolution du travail afin d’exploiter pleinement les bénéfices potentiels, fait déjà partie de votre ensemble de compétences fondamentales. Exploiter cette capacité pour valoriser les bénéfices de votre travail et l’impact qu’il a sur la construction de l’avenir de l’entreprise vous aidera inévitablement à vous distinguer aux yeux du conseil d’administration.

Qu’en est-il des risques ?

Le changement est indéniablement risqué. Il y aura toujours la possibilité que les choses ne se passent pas bien – surtout dans des situations où la transformation elle-même risque de se modifier. Mais ces enjeux élevés ne sont pas nouveaux pour les managers de projet, et les professionnels ambitieux ont l’opportunité de s’imposer comme faisant partie d’une minorité extrêmement précieuse : des individus non seulement suffisamment préparés, mais aussi compétents pour mener à bien des initiatives de changement.

En fait, je soutiendrais qu’il y a un plus grand risque à ne pas s’impliquer dans des initiatives majeures et transformatrices. Après tout, ceux qui choisissent de s’impliquer activement dans le changement – dans ce qui est essentiellement la définition de l’avenir de l’organisation – prouvent qu’ils doivent être un acteur clé dans la stratégie de l’entreprise à l’avenir. D’un point de vue professionnel, cela ne peut être qu’une bonne chose.

Conseil final.

Mon dernier conseil pour les managers de projet qui souhaitent utiliser leur expertise et leur expérience en management du changement pour les aider à progresser dans leur carrière serait de consolider votre statut de figure majeure dans l’avenir de votre entreprise. Obtenir cet engagement, tant de la part de collègues juniors que seniors, améliorera non seulement votre réputation et accélérera votre progression, mais il y a de fortes chances que cela augmente aussi le niveau de réussite des programmes à venir.

Et, si vous vous sentez dépassé par ces nouvelles responsabilités changeantes, sachez qu’il existe des ressources et des outils externes de formation au changement  sur lesquels vous pouvez vous appuyer lors d’une transformation – et vous pourriez bien en avoir besoin. Personne n’a toujours toutes les réponses, et c’est très bien ainsi.

Découvrez comment ChangeabilityPro peut vous accompagner dans le développement de vos compétences en management du changement.

Conçue pour le changement : l’agilité d’entreprise n’est plus optionnelle !

PMI Agile Alliance publie le Manifeste pour l’Agilité d’Entreprise.

PMI et Agile Alliance sont heureux de dévoiler le « Manifeste pour l’Agilité d’Entreprise », un guide de leadership destiné aux organisations confrontées à des perturbations fréquentes et à une pression croissante pour se réinventer.

https ://agilealliance.org/built-for-change-enterprise-agility-isn’t-optional-anymore/

https://www.linkedin.com/posts/pierre-le-manh-3a4158_enterprise-agile-manifesto-short-ugcPost-7434459654715330561-iQYb/

L’agilité de l’entreprise est la capacité à s’adapter à grande échelle sans perdre de cohérence – à décider rapidement, à rediriger délibérément les ressources et à maintenir la stratégie exploitable sous la pression réelle.  Pierre Le Manh, président et directeur général de PMI.

Téléchargez ce manifeste gratuitement

L’ambition est de révolutionner le management des entreprises et de mener des transformations à grande échelle dans un monde de disruption accélérée, avec une direction plus claire, des décisions plus rapides, des changements de ressources plus intelligents et une exécution alignée sur la stratégie.

Lancé lors du 25e anniversaire du Manifeste pour le développement logiciel agile, le Manifeste pour l’Agilité d’entreprise dépasse l’agilité au-delà des équipes et des projets à l’ensemble de l’entreprise. Cela inclut le comportement du leadership, les modèles opérationnels, la gouvernance et la culture.

Sa force vient de la simplicité : 4 valeurs et 9 principes qui rendent explicites les choix.

Même recette pour l’Agilité d’Entreprise.

Les 4 valeurs de l’Agilité d’Entreprise :

  1. Un objectif clair réalisé grâce à des plans adaptatifs. Mener avec un but clair et s’ajuster en chemin l’emporte sur la surplanification et l’illusion de contrôle.
  2. Des résultats d’entreprise partagés plutôt qu’optimisation fonctionnelle. Prioriser les objectifs à long terme et la collaboration interentreprises prime sur l’optimisation des KPIs départementaux à court terme.
  3. Réinvention continue plutôt que préservation. Remettre en question avec audace les modèles d’exploitation établis et l’innovation l’emporte sur l’inertie structurelle et la préservation du statu quo.
  4. Le centrage sur l’humain au cœur eu du changement. L’apprentissage continu, le développement de la résilience, l’autonomie et le leadership avec empathie et confiance l’emportent sur le fait de mener le changement uniquement par les processus.

Les 9 principes

Comportement de leadership

#1 – Créer une clarté d’objectif et s’aligner sur les résultats d’entreprise.
#2 – Étendre l’agilité entre partenaires et écosystèmes.
#3 – Adopter la technologie et les talents distribués.

Conception organisationnelle

#4 – Gouverner avec des garde-fous, pas des gardiens.
#5 – Financer le but et l’intention, pas l’exécution
des activités.
#6 – Concevoir pour l’adaptabilité, pas seulement l’efficacité.

Exécution

#7 – Déplacer l’autorité et la prise de décision vers le lieu où la valeur est créée.
#8 – Fournir de la valeur fréquemment et rendre le travail visible.
#9 – Percevoir tôt, apprendre vite, agir avec confiance.

Ce Manifeste est le fruit d’un travail collectif rigoureux à l’échelle mondiale.

Téléchargez-le et partagez-le aussi largement que possible.

« PMI », « Agile Alliance » et « Project Management Institute » sont des marques enregistrées de Project Management Institute, Inc.