L’Impératif du PMO : Transformer l’Excellence de la Recherche en Productivité Durable et en Valeur d’Entreprise Par Pallav Rohatgi

Pourquoi les PMO stratégiques deviennent-ils le système d’exploitation managérial de l’innovation, de l’exécution, de la gouvernance et de la création de valeur mesurable ?

Les organisations échouent rarement par manque d’idées, de technologies, de talents ou d’ambition. Elles échouent parce qu’elles ne parviennent pas à relier de manière cohérente ces ressources à l’exécution, à l’adoption, à la réalisation des bénéfices et à la création durable de valeur.

Un PMO mature permet de combler cet écart.

La prochaine ère de performance des entreprises sera moins déterminée par le nombre de stratégies élaborées que par la capacité à exécuter les bonnes stratégies avec rapidité, discipline, agilité et résultats mesurables.

Les conseils d’administration approuvent des programmes de transformation, les chercheurs développent des innovations de rupture et les équipes dirigeantes investissent dans les plateformes numériques, l’automatisation, l’intelligence artificielle, le développement durable et de nouveaux modèles opérationnels.

Pourtant, de nombreuses organisations peinent encore à convertir ces investissements en gains tangibles de productivité ou en avantages concurrentiels durables.

C’est ce que l’on appelle le fossé de l’exécution.

Ce fossé apparaît lorsque :

  • Les projets sont achevés mais que les résultats attendus ne sont pas obtenus ;
  • Les pilotes réussissent sur le plan technique mais ne sont jamais déployés à grande échelle ;
  • Les rapports démontrent une activité intense sans pour autant générer de valeur d’entreprise ;
  • Les portefeuilles d’innovation se développent plus rapidement que la capacité de l’organisation à les gouverner, les prioriser, les commercialiser et les adopter.

Le Project Management Office (PMO) moderne a évolué précisément pour répondre à ce défi.

Il ne se limite plus au suivi des échéances, au reporting budgétaire ou à la gestion documentaire. Le PMO stratégique agit désormais comme un moteur de création de valeur à l’échelle de l’entreprise. Il aligne la stratégie avec les portefeuilles de projets, affecte les ressources aux initiatives les plus prometteuses, pilote les risques, accélère l’innovation, mesure les bénéfices et instaure les mécanismes organisationnels nécessaires à une productivité durable.

Pour les organisations industrielles et les structures fortement orientées recherche, ce rôle est particulièrement crucial. Les avancées dans l’intelligence artificielle, l’automatisation, les jumeaux numériques, l’Industrie 5.0, le développement durable et la transformation des compétences créent un potentiel considérable.

Le PMO transforme ce potentiel en adoption, en productivité, en valeur économique et en résilience organisationnelle.

Pourquoi les Grandes Idées Ne Suffisent Pas.

Chaque organisation ambitieuse dispose d’un portefeuille d’idées prometteuses.

  • Certaines cherchent à transformer des secteurs entiers.
  • D’autres visent à améliorer la qualité de vie grâce à la recherche.
  • Certaines souhaitent bâtir des chaînes d’approvisionnement plus résilientes, des usines intelligentes, des opérations plus durables ou des expériences clients supérieures.

L’ambition est généralement claire.

La difficulté apparaît lorsque cette ambition doit être traduite en actions coordonnées.

La question que se posent fréquemment les dirigeants est simple :

« Pourquoi n’obtenons-nous pas les résultats attendus ? »

La réponse réside rarement dans un manque de compétences ou de capacités.

Plus souvent, l’organisation est confrontée à :

  • Un trop grand nombre d’initiatives concurrentes ;
  • Une responsabilité insuffisamment définie pour la réalisation des bénéfices ;
  • Une gouvernance fragmentée ;
  • Des prises de décision lentes ;
  • Une faible préparation à l’adoption ;
  • Un manque de visibilité sur les résultats réellement obtenus.

Dans un tel contexte, l’achèvement d’un projet peut donner une illusion de succès.

Une équipe peut déployer une plateforme, lancer un pilote ou clôturer un programme alors que les gains de productivité, les économies de coûts, la croissance des revenus ou les bénéfices environnementaux attendus ne se matérialisent jamais.

La question essentielle n’est donc plus :

« Le projet a-t-il été livré ? »

Mais bien :

« La valeur attendue a-t-elle été créée ? »

Le Défi du Leadership : Exécuter à Grande Échelle.

Les organisations évoluent aujourd’hui dans un environnement de changement non linéaire.

  • L’intelligence artificielle transforme les modes de décision.
  • L’automatisation redéfinit le travail.
  • Les cybermenaces se multiplient.
  • Les investisseurs et les régulateurs exigent davantage de transparence et de responsabilité.
  • Les clients attendent rapidité et personnalisation.
  • Les collaborateurs recherchent du sens, de la flexibilité et des perspectives d’évolution.

Parallèlement, la volatilité géopolitique, les contraintes climatiques, la discipline financière et les risques liés aux chaînes d’approvisionnement obligent les dirigeants à prendre de meilleures décisions dans des délais toujours plus courts.

Dans un tel environnement, l’écart entre savoir ce qu’il faut faire et réussir à le faire devient l’un des principaux freins à la croissance.

  • Une stratégie sans exécution reste une ambition.
  • Une innovation sans adoption demeure une expérimentation.
  • Une gouvernance sans création de valeur devient une bureaucratie.
  • Un investissement sans mesure des bénéfices se transforme en simple dépense.

Le PMO stratégique existe pour rendre l’exécution reproductible.

Il apporte structure, visibilité, rythme et responsabilité. Il aide les organisations à orienter leurs ressources limitées vers les résultats qui comptent réellement. À son meilleur niveau, le PMO ne ralentit pas l’entreprise. Il élimine les frictions qui l’empêchent d’avancer avec confiance.

Du Bureau de Gestion de Projet (PMO) à l’Orchestrateur Stratégique.

Historiquement, les PMOs étaient conçus autour du contrôle.

Ils collectaient les rapports d’avancement, suivaient les jalons, surveillaient les budgets, imposaient des méthodologies et standardisaient la documentation.

Ces activités demeurent utiles.

Mais elles ne suffisent plus pour accompagner les transformations contemporaines.

Le PMO stratégique opère aujourd’hui au croisement de :

  • la stratégie ;
  • la gouvernance ;
  • la gestion des risques ;
  • l’innovation ;
  • la finance ;
  • les opérations ;
  • les ressources humaines.

Il pose des questions fondamentales :

  • Investissons-nous dans les initiatives les plus importantes ?
  • Nos portefeuilles sont-ils alignés sur nos priorités stratégiques ?
  • Mesurons-nous des activités ou des résultats ?
  • Quels risques peuvent compromettre la création de valeur ?
  • Quels pilotes méritent d’être industrialisés ?
  • Comment accélérer l’innovation tout en préservant la confiance et la gouvernance ?

Ces questions dépassent largement le cadre du management de projet.

Ce sont des questions de leadership.

Le PMO devient véritablement stratégique lorsqu’il aide les dirigeants à y répondre à l’aide de données fiables, d’une visibilité claire et d’un soutien décisionnel pertinent.

Le Cadre de Création de Valeur du PMO

Un PMO mature crée de la valeur à travers cinq dimensions interdépendantes.

Une faiblesse dans l’une d’entre elles réduit l’impact de toutes les autres.

1. Valeur Stratégique

Le PMO traduit les priorités de l’entreprise en un portefeuille exécutable.

Il aide les leaders à sélectionner les bonnes initiatives, à les séquencer de manière réaliste et à garantir que chaque programme contribue directement aux objectifs stratégiques.

Ainsi, l’organisation évite de confondre activité et progrès.

2. Valeur Financière

Chaque initiative constitue une décision d’investissement.

Le PMO renforce la discipline financière en améliorant les business cases, en évaluant les coûts d’opportunité, en réduisant les redondances, en suivant les bénéfices réalisés et en réallouant les ressources lorsque la valeur attendue n’est plus crédible.

3. Valeur Opérationnelle

Le PMO crée une capacité d’exécution reproductible.

Il standardise les pratiques essentielles lorsque la cohérence est nécessaire et encourage des approches plus agiles lorsque l’adaptabilité est requise.

Les enseignements tirés deviennent ainsi des routines d’exécution plus performantes.

4. Valeur de Gouvernance et de Management des Risques

Les conseils d’administration et les leaders ont besoin d’une visibilité en temps réel sur les performances, les risques, les dépendances et les décisions critiques.

Le PMO agit comme un système d’alerte précoce reliant stratégie, conformité, risques, performance et création de valeur.

5. Valeur de l’Innovation

L’innovation ne crée de valeur que lorsqu’elle dépasse le stade de l’invention pour atteindre celui de l’adoption et du déploiement à grande échelle.

Le PMO pilote le pipeline d’innovation, accompagne la sélection des pilotes, coordonne les transferts technologiques et transforme les avancées en impacts mesurables sur le marché ou dans les opérations.

L’équation de la valeur du PMO.

Valeur d’Entreprise = Stratégie × Exécution × Gouvernance × Innovation × Réalisation des Bénéfices

Si l’un de ces facteurs tend vers zéro, la création globale de valeur diminue fortement.

La mission du PMO consiste à maintenir ces cinq dimensions étroitement connectées.

Les PMOs au Service de la Transformation Industrielle et de l’Excellence en Recherche.

L’un des défis majeurs auxquels sont confrontées les organisations axées sur la recherche et l’innovation consiste à transformer les découvertes scientifiques et technologiques en valeur économique durable.

Les centres de recherche, les instituts technologiques et les organisations industrielles développent continuellement :

  • Des solutions d’intelligence artificielle ;
  • Des technologies d’automatisation avancée ;
  • Des jumeaux numériques ;
  • Des plateformes de fabrication intelligente ;
  • Des solutions durables et bas carbone ;
  • Des innovations centrées sur l’humain dans le cadre de l’Industrie 5.0.

Pourtant, l’existence d’une technologie innovante ne garantit pas son adoption.

L’histoire économique regorge d’innovations techniquement brillantes qui n’ont jamais généré de valeur significative parce qu’elles n’ont pas réussi à franchir les étapes critiques de la commercialisation, du déploiement et de l’adoption à grande échelle.

C’est précisément à ce niveau que le PMO joue un rôle déterminant.

Il agit comme un mécanisme de transformation permettant de faire évoluer une idée depuis sa phase de recherche jusqu’à son impact économique réel.

Cette progression peut être représentée par la chaîne suivante :

Recherche → Innovation → Adoption → Productivité → Avantage Concurrentiel → Valeur d’Entreprise

Sans gouvernance structurée, cette chaîne est souvent rompue.

Avec un PMO stratégique, elle devient un processus maîtrisé et reproductible.

Transformer l’Excellence Technologique en Centrale de Productivité.

Les organisations les plus performantes ne se distinguent pas uniquement par leur capacité à innover.

Elles excellent surtout dans leur capacité à convertir l’innovation en résultats opérationnels.

Le PMO joue un rôle central dans cette transformation à travers cinq phases complémentaires.

Phase 1 : Management Stratégique du Portefeuille

La plupart des organisations gèrent simultanément des dizaines, voire des centaines d’initiatives.

Certaines concernent la transformation numérique. D’autres visent l’amélioration opérationnelle, la durabilité, l’innovation ou le développement des compétences. Sans une gouvernance adaptée, ces initiatives deviennent rapidement concurrentes. Les ressources sont dispersées. Les priorités se brouillent. La valeur potentielle diminue.

Le PMO stratégique consolide ces initiatives au sein d’un portefeuille unique permettant :

  • Une visibilité globale ;
  • Une meilleure allocation des ressources ;
  • Une hiérarchisation fondée sur la valeur ;
  • Une cohérence entre investissements et stratégie.

Les leaders disposent ainsi d’une vue claire des initiatives qui génèrent le plus fort impact.

Phase 2 : Management de la Réalisation des Bénéfices

De nombreuses organisations célèbrent l’achèvement des projets. Peu célèbrent la réalisation effective des bénéfices. Cette distinction est fondamentale. Un projet peut être livré parfaitement selon le périmètre prévu tout en échouant à produire les résultats attendus.

Le PMO met en place un cadre structuré de réalisation des bénéfices permettant de mesurer :

  • Les gains de productivité ;
  • Les réductions de coûts ;
  • L’amélioration de la qualité ;
  • L’augmentation des revenus ;
  • Les bénéfices environnementaux ;
  • L’adoption par les utilisateurs.

L’attention se déplace ainsi des livrables vers les résultats.

Cette évolution représente l’une des contributions les plus importantes du PMO moderne.

Phase 3 : Commercialisation de l’Innovation

L’innovation ne produit de valeur que lorsqu’elle est utilisée. Le PMO contribue à accélérer la transition entre invention et adoption en coordonnant :

  • Les portefeuilles d’innovation ;
  • Les projets pilotes ;
  • Les partenariats industriels ;
  • Les programmes de transfert technologique ;
  • Les stratégies de commercialisation.

Cette approche réduit considérablement le délai entre la découverte et son impact économique.

Elle améliore également les taux de réussite des innovations.

Phase 4 : Gouvernance de la Transformation Numérique

Les investissements numériques représentent aujourd’hui une part significative des dépenses stratégiques des entreprises. Cependant, les programmes numériques sont également parmi les plus complexes.

Ils impliquent :

  • L’intelligence artificielle ;
  • L’automatisation ;
  • La cybersécurité ;
  • La gouvernance des données ;
  • L’analyse avancée ;
  • Les technologies cloud ;
  • Les plateformes collaboratives.

Le PMO fournit les mécanismes de gouvernance nécessaires pour garantir que ces investissements produisent les résultats attendus.

Il assure :

  • L’alignement stratégique ;
  • La gestion des dépendances ;
  • Le suivi des bénéfices ;
  • La maîtrise des risques ;
  • La cohérence des décisions.

Ainsi, la transformation numérique cesse d’être une succession de projets isolés et devient un véritable programme de création de valeur.

Phase 5 : Transformation de la Productivité Humaine

La technologie seule ne transforme pas une organisation. Les personnes le font. L’échec de nombreuses initiatives de transformation provient moins de limitations techniques que de difficultés d’adoption.

Le PMO contribue à instaurer une culture de performance durable en développant :

  • Des ambassadeurs du numérique ;
  • Des champions Lean ;
  • Des leaders de l’innovation ;
  • Des communautés de pratique ;
  • Des réseaux d’amélioration continue.

Ces mécanismes favorisent l’apprentissage collectif, l’engagement des collaborateurs et la diffusion rapide des bonnes pratiques.

La productivité devient alors une caractéristique culturelle de l’organisation.

Pourquoi la Productivité Est-Elle le Nouvel Avantage Concurrentiel ?

Pendant des décennies, les organisations ont cherché à se différencier par :

  • Leur taille ;
  • Leurs actifs ;
  • Leur présence géographique ;
  • Leurs capacités de production ;
  • Leurs technologies.

Aujourd’hui, ces facteurs demeurent importants mais ne suffisent plus.

Le véritable avantage concurrentiel réside désormais dans la capacité à transformer rapidement les investissements en résultats.

Deux organisations peuvent disposer :

  • Des mêmes technologies ;
  • De talents comparables ;
  • De budgets similaires ;
  • D’opportunités identiques.

Pourtant, leurs performances peuvent être radicalement différentes.

Pourquoi ?

Parce que l’une possède une capacité supérieure d’exécution. Elle sait aligner ses initiatives, prioriser ses ressources, mesurer ses bénéfices et apprendre plus vite.

Le PMO est le mécanisme qui institutionnalise cette capacité.

Il transforme l’exécution en avantage concurrentiel durable.

Le Coût Invisible d’une Mauvaise Exécution.

Lorsque l’exécution est inefficace, les conséquences dépassent largement les dépassements budgétaires ou les retards de planning. Les coûts les plus importants sont souvent invisibles.

Ils incluent :

  • Les opportunités de marché perdues ;
  • Les innovations jamais déployées ;
  • La baisse de confiance des parties prenantes ;
  • La démotivation des équipes ;
  • La fragmentation organisationnelle ;
  • L’érosion de l’avantage concurrentiel.

Ces coûts s’accumulent progressivement. Au fil du temps, ils limitent la capacité de l’organisation à se transformer.

Le PMO agit comme un mécanisme préventif.

Il identifie les obstacles avant qu’ils ne deviennent systémiques et aide les dirigeants à corriger la trajectoire avant que la valeur ne soit détruite.

La Dimension Humaine de la Création de Valeur.

L’un des aspects les plus sous-estimés du PMO moderne concerne sa dimension humaine.

  1. Les méthodologies sont importantes.
  2. Les outils sont utiles.
  3. Les tableaux de bord sont nécessaires.
  4. Mais aucune transformation durable n’est possible sans les personnes.

Les organisations qui réussissent comprennent que la création de valeur est avant tout une question d’alignement humain.

Le rôle du PMO consiste donc également à :

  • Créer une vision partagée ;
  • Favoriser la collaboration ;
  • Renforcer la confiance ;
  • Éliminer les obstacles ;
  • Donner du sens aux initiatives de transformation.

Lorsque les collaborateurs comprennent comment leur contribution s’inscrit dans une ambition plus large, leur engagement augmente considérablement.

Les projets cessent alors d’être de simples tâches à accomplir. Ils deviennent des leviers de croissance, d’innovation et d’impact collectif.

Le PMO comme Moteur de Croissance Exponentielle.

Les organisations les plus performantes ne considèrent plus le PMO comme un simple centre de coordination de projets. Elles le considèrent comme une capacité stratégique essentielle.

Pourquoi ?

Parce que dans un environnement où la vitesse du changement s’accélère continuellement, la croissance durable dépend de la capacité à exécuter efficacement des transformations complexes tout en maintenant la stabilité opérationnelle.

Le PMO moderne agit comme le moteur qui permet à l’organisation de développer simultanément cinq capacités stratégiques fondamentales.

1 – Agilité Stratégique

La volatilité économique, les avancées technologiques et les évolutions des attentes des parties prenantes exigent une capacité d’adaptation permanente. Les organisations ne peuvent plus se permettre de planifier sur plusieurs années sans ajustement. Elles doivent continuellement réévaluer leurs priorités et réallouer leurs ressources.

Le PMO favorise cette agilité en :

  • Offrant une visibilité en temps réel sur les portefeuilles ;
  • Identifiant rapidement les changements de priorité ;
  • Facilitant les arbitrages stratégiques ;
  • Accélérant les prises de décision.

L’agilité devient alors une compétence organisationnelle et non une réaction ponctuelle.

2 – Résilience Organisationnelle

Les crises récentes ont démontré que la résilience est devenue un facteur déterminant de performance. Pandémies, cyberattaques, perturbations géopolitiques, pénuries de compétences et ruptures des chaînes d’approvisionnement ont profondément modifié l’environnement des entreprises.

Le PMO contribue à renforcer la résilience en :

  • Assurant une surveillance proactive des risques ;
  • Coordonnant les réponses aux crises ;
  • Développant des plans de continuité ;
  • Renforçant la capacité d’adaptation organisationnelle.

Les organisations résilientes ne sont pas celles qui évitent les perturbations.

Ce sont celles qui savent les absorber, s’adapter et rebondir rapidement.

3 – Leadership en Innovation

L’innovation n’est plus un événement occasionnel. Elle est devenue une exigence permanente.

Cependant, les organisations innovantes ne se distinguent pas uniquement par le nombre d’idées qu’elles génèrent. Elles se distinguent par leur capacité à transformer ces idées en valeur.

Le PMO joue ici un rôle central en :

  • Structurant les pipelines d’innovation ;
  • Priorisant les opportunités à fort impact ;
  • Facilitant l’expérimentation contrôlée ;
  • Accompagnant le passage à l’échelle.

Ainsi, l’innovation devient un processus systématique plutôt qu’une série d’initiatives isolées.

4 – Croissance Durable

La création de valeur durable exige un équilibre entre performance économique, impact sociétal et responsabilité environnementale. Les investisseurs, les régulateurs et les clients accordent désormais une importance croissante aux critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance). Le PMO permet d’intégrer ces dimensions dans les processus décisionnels et les programmes de transformation.

Il aide l’organisation à :

  • Mesurer les impacts extra-financiers ;
  • Aligner les investissements sur les objectifs ESG ;
  • Démontrer la création de valeur à long terme.

La croissance devient ainsi durable plutôt que simplement rapide.

5 – Productivité d’Entreprise

La productivité constitue aujourd’hui l’un des indicateurs les plus importants de la compétitivité organisationnelle. Cependant, la productivité moderne dépasse largement les notions traditionnelles d’efficacité opérationnelle.

Elle englobe :

  • La rapidité d’exécution ;
  • La qualité des décisions ;
  • La capacité d’innovation ;
  • L’adoption des technologies ;
  • L’efficacité de la collaboration.

Le PMO agit comme un multiplicateur de productivité en alignant l’ensemble de ces dimensions autour d’objectifs communs.

Pourquoi les Conseils d’Administration Doivent-Ils Repenser le PMO ?

Historiquement, les conseils d’administration ont souvent considéré le PMO comme une fonction opérationnelle. Cette perception est aujourd’hui dépassée.

À mesure que les organisations deviennent plus complexes, les administrateurs ont besoin d’une visibilité accrue sur :

  • L’exécution de la stratégie ;
  • La réalisation des bénéfices ;
  • Les risques émergents ;
  • Les investissements de transformation ;
  • Les performances du portefeuille.

Le PMO est idéalement positionné pour fournir cette visibilité.

Pour les conseils d’administration, il représente :

Le Gardien de l’Exécution Stratégique

Le PMO veille à ce que les initiatives approuvées soient effectivement mises en œuvre et produisent les résultats attendus.

  • L’Intégrateur de la Gouvernance et de la Performance : Il relie les mécanismes de gouvernance aux résultats opérationnels et financiers.
  • Le Facilitateur de la Création de Valeur : Il garantit que les investissements stratégiques génèrent des bénéfices mesurables.
  • Le Radar des Risques : Il identifie précocement les menaces susceptibles d’affecter la performance ou la réputation de l’organisation.
  • Le Catalyseur de la Transformation : Il coordonne les changements organisationnels nécessaires pour soutenir la croissance.

Pour les administrateurs indépendants et les dirigeants, le PMO devient ainsi un partenaire stratégique essentiel.

Le PMO comme Système d’Exploitation de l’Entreprise Moderne

Chaque organisation performante possède un système qui lui permet de transformer ses ambitions en résultats. Ce système n’est pas uniquement technologique. Il est également managérial.

Il relie :

  • Stratégie ;
  • Personnes ;
  • Processus ;
  • Gouvernance ;
  • lnnovation.

De plus en plus, le PMO remplit précisément cette fonction.

Il apporte :

  • De la clarté dans l’incertitude ;
  • De la structure dans la complexité ;
  • De l’alignement dans le changement ;
  • De la discipline dans l’exécution ;
  • De la visibilité dans la prise de décision.

En d’autres termes, le PMO devient le système d’exploitation qui permet à l’organisation de fonctionner de manière cohérente et performante.

Une Nouvelle Vision de la Création de Valeur.

Pendant longtemps, les organisations ont privilégié la planification stratégique.

Aujourd’hui, l’avantage concurrentiel dépend davantage de la capacité à exécuter cette stratégie avec efficacité.

Cette réalité peut être résumée par une équation simple :

Valeur d’Entreprise = Stratégie × Exécution × Gouvernance × Innovation × Réalisation des Bénéfices

Cette formule met en évidence une vérité essentielle :

  • Une stratégie brillante sans exécution ne crée aucune valeur.
  • Une innovation remarquable sans adoption ne crée aucune valeur.
  • Une gouvernance rigoureuse sans résultats ne crée aucune valeur.
  • Une exécution efficace sans alignement stratégique ne crée qu’une performance limitée.

Le PMO est la seule fonction capable d’intégrer durablement ces dimensions dans un cadre cohérent de création de valeur.

L’Avenir Appartient aux Organisations qui Savent Exécuter.

L’histoire économique démontre que les organisations les plus prospères ne sont pas nécessairement celles qui possèdent les meilleures idées.

Elles sont celles qui savent transformer leurs idées en résultats.

À l’ère de l’intelligence artificielle, de l’Industrie 5.0, de la transformation numérique et de l’innovation permanente, cette capacité devient plus importante que jamais.

Le PMO moderne n’est plus simplement un bureau de gestion de projet.

Il est devenu :

  • un moteur d’exécution stratégique ;
  • un facilitateur de transformation ;
  • un accélérateur d’innovation ;
  • un intégrateur de gouvernance ;
  • un créateur de valeur durable.

Il relie la vision à l’action.

La recherche à l’adoption.

L’investissement aux bénéfices.

L’ambition à la performance.

En définitive, les organisations qui réussiront demain ne seront pas celles qui auront uniquement les meilleures stratégies ou les technologies les plus avancées.

Ce seront celles qui auront développé une capacité exceptionnelle à exécuter, apprendre, s’adapter et créer de la valeur de manière continue.

Et au cœur de cette capacité se trouvera un PMO stratégique, mature et orienté vers la réalisation des bénéfices.

Le PMO n’est plus un bureau de projets. Il est devenu le cœur stratégique de l’entreprise moderne et le moteur silencieux de sa croissance durable.

Non.

« No. » par Seth Godin

https://seths.blog/2026/02/no-3/

C’est une phrase complète.

Il en va de même pour « oui ».

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« Pourquoi certains leaders obtiennent-ils des résultats… mais échouent à instaurer l’engagement ? » par Pallav Rohatgi

Les leaders les plus efficaces ne se contentent pas de diriger l’effort.

Cette question a préoccupé Pallav Rohatgi dernièrement. Dans les salles de conseil d’administration et les organisations du monde entier, nous célébrons les leaders qui « font accomplir les choses » : Les objectifs sont atteints. Les projets sont livrés. Les métriques sont au vert.

Mais comment ces résultats sont-ils obtenus ?

Trop souvent, sous la pression. Par l’urgence. Par des primes. Par la peur.

Bien que ces outils puissent stimuler l’action, ils renforcent rarement la croyance. Ils créent la conformité, pas l’engagement. Ils génèrent des transactions, pas de la confiance.

C’est là le paradoxe du leadership : les leaders peuvent accomplir des choses rapidement grâce au contrôle.

Les grands leaders accomplissent les choses de manière durable grâce à l’engagement des personnes.

La distinction est importante.

Les gens peuvent répondre à ce que vous leur demandez. Mais ils ne s’engagent profondément que lorsqu’ils comprennent pourquoi cela compte. C’est là que le leadership passe de la gestion de la performance à la création d’un but.

4 changements pour une exécution intentionnelle.

D’après mes réflexions sur le leadership, la gouvernance et la résilience organisationnelle, je pense qu’une exécution intentionnelle repose sur quatre changements essentiels :

  1. Commencez par Pourquoi —– Sans but, les équipes se conforment. Avec un but, les équipes s’engagent.
  2. Pensez Alignement, pas Correction —– Trop d’organisations continuent d’utiliser l’approche du « maillet en caoutchouc », forçant les résultats par des corrections répétées au lieu d’aligner les personnes, les processus et les incitations par conception.
  3. Construisez la loyauté, pas la répétition de la performance —— La réalisation de tâche n’est pas la confiance. Le véritable leadership crée un effort discrétionnaire : la volonté de rester, de contribuer et de croire, même en période d’incertitude.
  4. Remplacez la peur par la sécurité psychologique —- La peur peut apporter le silence. La confiance apporte innovation, défi et résilience.

Pour les conseils d’administration et les cadres supérieurs, cela soulève des questions de gouvernance plus profondes.

  • Favorisons-nous l’obéissance ou la conviction ?
  • Communiquons-nous des objectifs ou un but ?
  • Construisons-nous des cultures de pression ou de confiance ?

Parce qu’au final… Les leaders les plus efficaces ne se contentent pas de diriger l’effort. Ils créent l’engagement. Et cet engagement est ce qui transforme l’exécution en impact durable.

Qu’en pensez-vous ?

Avez-vous déjà connu un leadership qui inspirait l’engagement — ou qui exigeait simplement la conformité ?

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Les essentiels du PMI® : M.O.R.E. en action, une formation gratuite proposée par PMI

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#1 – Élargissez votre perspective

Voyez votre projet comme un système. Identifiez la dynamique des parties prenantes, découvrez des forces cachées et reconnaissez où de petits changements peuvent générer des impacts significatifs, en particulier sous des contraintes réelles.

#2 – Prenez la responsabilité de la réussite

Assumez la responsabilité au-delà de la charte de projet. Identifiez vos lacunes dans les mesures de réussite, évaluez votre niveau de prise de responsabilité et communiquez avec clarté pour obtenir des résultats à l’aide d’une étude de cas.

#3 – Réévaluez sans relâche

Adaptez-vous lorsque les conditions changent. Réévaluez la portée, remettez en question les hypothèses et prenez des décisions défendables, même au-delà de votre autorité, tout en développant une approche structurée de réévaluation.

#4 – Managez proactivement les perceptions

Façonnez une définition partagée du succès du projet. Impliquez les parties prenantes plus efficacement, comprenez les motivations, les préoccupations de surface comme sous-jacentes et concevez une communication qui favorise l’alignement.

Pour finir

Réfléchissez à la façon dont votre réflexion a évolué dans un scénario complexe du monde réel. Renforcez les comportements que vous avez pratiqués et intégrez un jugement plus puissant, une capacité d’adaptation et une prise de décision plus fortes dans votre travail.

PMI is a registered mark of Project Management Institute, Inc.

Une simple pause de 2 secondes peut faire beaucoup pour vous !

Choisissez d’être utile ou pénible avec la « pause 2 secondes ».

A Simple Two-Second Pause par Dan Rockwell

https://leadershipfreak.blog/2026/02/16/a-simple-two-second-pause/

L’ego, a du bon. Il montre que vous comptez pour vous-même. Mais l’ego devient mauvais quand il diminue les autres. Le respect de soi est sain. Le sentiment d’avoir tous les droits dévalorise les autres.

Choisissez d’être utile ou pénible avec la « pause 2 secondes ».

Une pause de deux secondes change l’impulsion en décision

L’action suit l’impulsion en un éclair. Mais vous pouvez vous entraîner à faire une pause.

Rollo May a déclaré dans Freedom and Destiny :

« La liberté est la capacité de s’arrêter face à des stimuli venant de plusieurs directions à la fois et, lors de cette pause, de mettre son poids sur une réponse plutôt que vers une autre. »

10 opportunités quotidiennes de faire une pause de 2 secondes

  1. Résistez à l’envie de parler. Gardez les lèvres serrées. Écoutez pour comprendre.
  2. Choisissez la curiosité. L’humilité apprend. L’ego sait. Demandez-vous : « Qu’est-ce qu’ils pourraient comprendre que je ne comprends pas ? ». Remettez en question votre propre sagesse.
  3. Rejetez la défensive. Quand c’est approprié, dites : « J’avais tort ». Aucune explication. Aucune défense. Assumez-le.
  4. Adoptez la flexibilité plutôt que l’entêtement. Dites : « Je n’avais pas vu ça de cette façon. »
  5. Invitez à la dissidence. Après avoir proposé une solution, faites une pause et demandez : « Quelles autres solutions pourraient fonctionner ? »
  6. Partagez l’autorité. Quand vous voulez prendre le commandement, demandez-vous : « Quel membre de l’équipe pourrait réussir à mener cela ? »
  7. Dites : « Je suis désolé ». Supposons que vous soyez intervenu trop vite. Dites : « Je suis désolé. Je suis intervenu trop vite. Qu’en pensez-vous ? »
  8. Cessez de vouloir avoir le dernier mot. Quand quelqu’un a une excellente idée, n’y ajoutez rien. Dites : « Ça a l’air super. Vas-y, fais-le. »
  9. Ralentissez votre cerveau. Prenez des notes pendant que les autres parlent.
  10. Exprimez votre gratitude. Quand on vous challengera, dites : « Merci de me l’avoir dit. Qu’est-ce qui rend cela important pour vous ? »
L’arrogance demande : Comment suis-je ?
L’humilité demande : Comment puis-je servir ?

Comment allez-vous pratiquer l’une de ces pauses de 2 secondes aujourd’hui ?

Adopter la bonne posture en tant que manager de projet dans un contexte changeant nécessite d’avoir les bonnes clés. C’est pourquoi notre partenaire Lefebvre Dalloz Compétences propose des formations professionnelles continues pour mieux manager et piloter le changement.

Arrêtez de tout financer. Commencez à prioriser par la valeur, par Ahmed Jadelrab

Le changement dans la discipline du management de portefeuille de projets qui transforme le bruit du PMO en confiance chez les dirigeants.

Stop Funding Everything. Start Prioritizing Value par Ahmed Jadelrab

https://www.linkedin.com/pulse/issue-6-stop-funding-everything-start-prioritizing-value-jadelrab-cig8f/

La plupart des PMOs n’échouent pas parce qu’ils manquent de projets.

Ils échouent parce qu’ils protègent trop de projets en même temps.

  • Tout est urgent
  • Tout a un sponsor.
  • Tout semble stratégique.
  • Et c’est précisément pour cela que la valeur se dilue.

Lorsque le leadership finance trop de projets en même temps, le portefeuille semble bien occupé mais avance lentement.

  • Les ressources sont réparties.
  • Les décisions sont retardées.
  • Les initiatives critiques rivalisent avec les travaux de moindre valeur.

Ensuite, le PMO est blâmé pour une mauvaise exécution, alors que le vrai problème était la faible priorisation.

Voici la vérité :

Un portfolio n’est pas une liste de projets approuvés. C’est un ensemble de choix d’investissements.

Cela signifie que le PMO doit aider la direction à répondre clairement à une question difficile :

Que devons-nous protéger en premier — et qu’est-ce qui devrait attendre ?

Le changement

Ne priorisez pas uniquement en fonction de l’urgence.

Utilisez ces 3 objectifs ensemble :

  1. Valeur — Quel résultat business ou bénéfice cette initiative protège-t-elle ou crée-t-elle ?
  2. Urgence — Qu’est-ce qui est urgent aujourd’hui, motivé par l’extérieur ou stratégiquement critique ?
  3. Capacité — Avons-nous réellement l’attention du leadership, la bande passante dans les équipes et la capacité de livraison nécessaires pour bien le faire ?

Si l’un de ces trois est faible, votre priorisation est faible.

L’outil : Le filtre VUC

Avant qu’une initiative ne soit remontée comme « critique », notez-la :

V — Valeur – Impact sur la valeur : Quel résultat mesurable cela affectera-t-il ?

U — Urgence – Réalité de l’urgence : Que se passera-t-il si nous n’agissons pas ce trimestre ?

C — Capacité – Adéquation de vos capacités : Peut-on exécuter ce projet sans nuire à un travail de plus grande valeur ?

Mini-exemple

Au lieu de dire :

« Nous avons 14 priorités stratégiques ce trimestre. »

Dites :

« Nous avons examiné 14 initiatives. Seulement 5 ont obtenu un score élevé en termes de valeur, d’urgence et de capacité réaliste. Les 9 restants sont désormais échelonnés, et non annulés, donc nous protégeons la qualité de la livraison et l’attention des dirigeants. »

C’est ainsi qu’un PMO commence à résonner comme un partenaire stratégique.

Partenaire de DantotsuPM, CERTyou est le spécialiste des formations certifiantes dont PMP® et bien d’autres.

Le changement pour vous dès cette semaine.

Prenez vos 10 initiatives majeures et passez-les à travers le filtre VUC.

Vous pourriez découvrir que le problème n’est pas l’exécution mais une surcharge déguisée en ambition.

« Quand l’IA devient le vrai décideur — et que personne ne s’en rend compte. » par Alex Gilles Loumedjinon

L’outil ne devrait jamais remplacer le jugement. L’IA est un copilote, pas le pilote.

Un manager m’a partagé récemment une anecdote qui m’a frappé.

Son organisation venait de lancer un chantier de transformation important. Avant le comité de direction, il a passé trente minutes à interroger son outil d’IA sur les arbitrages à faire. Puis il est entré en réunion, a présenté ses conclusions — et pris sa décision. Sans avoir consulté son équipe. Sans avoir sollicité un seul regard terrain.

Ce n’est pas un cas isolé. Dans de nombreuses organisations, c’est devenu un réflexe.

Ce que la recherche révèle — et qui devrait nous alerter

En juin 2025, des chercheurs du MIT Media Lab ont publié une étude qui a fait beaucoup parler. Kosmyna et al. ont équipé 54 étudiants de casques EEG* pour mesurer leur activité cérébrale pendant qu’ils rédigeaient des essais : seuls, avec un moteur de recherche, ou avec ChatGPT.

Résultat : les participants utilisant l’IA affichaient jusqu’à 55 % d’engagement cognitif en moins que ceux travaillant sans outil. Pire : ils se souvenaient peu de leur propre travail. La tâche était accomplie. La pensée, elle, ne s’était pas vraiment déclenchée.

« La tâche était exécutée, et vous pourriez dire qu’elle était efficace », commente Nataliya Kosmyna. « Mais vous n’avez fondamentalement rien intégré dans vos réseaux de mémoire. »

*Casque EEG : Les casques électroencéphalogramme (EEG) sont des outils utilisés dans la recherche en neurosciences qui permettent aux chercheurs d’étudier le fonctionnement et la dynamique du cerveau en temps réel.

Maintenant transposez cela à un comité de direction.

Le paradoxe de la confiance bien intentionnée

Les managers qui délèguent leurs arbitrages stratégiques à l’IA ne le font pas par paresse. Ils le font souvent parce que l’IA paraît objective. Elle n’a pas d’agenda. Elle ne se souvient pas qu’on lui a dit non lors du dernier comité. Et surtout : elle répond vite.

Mais c’est précisément là le problème.

Vasconcelos et al. (2023), dans une étude publiée par l’ACM, documentent ce qu’ils appellent la surconfiance envers l’IA (overreliance) : les décideurs acceptent fréquemment les recommandations des systèmes automatisés même quand celles-ci sont incorrectes — et même quand leur propre expertise leur permettrait de faire mieux. Ce n’est pas un défaut de caractère. C’est une réponse cognitive naturelle face à un outil qui réduit l’effort de décision.

Ce que ça coûte vraiment aux équipes

Les conséquences ne se mesurent pas seulement en qualité de décision. Elles se mesurent en confiance, en engagement, en culture d’équipe.

Selon le rapport State of the Global Workplace de Gallup (2025), l’engagement des managers a chuté de 30 % à 27 % en un an — la plus forte baisse enregistrée. 70 % de l’engagement d’une équipe dépend directement de son manager. Et pourtant, seulement 12 % des employés dans des organisations ayant déployé l’IA estiment que celle-ci a réellement transformé leur façon de travailler.

BetterUp Labs va plus loin dans une enquête publiée dans Fortune (2025) :

« Lorsque les managers sur-utilisent l’IA pour le travail collaboratif, la perception des collaborateurs envers leur manager diminue. »

Les équipes distinguent instinctivement ce qui vient d’un humain de ce qui vient d’un outil. Et elles ne valorisent pas les deux de la même façon.

Reprenez le volant

La bonne nouvelle, c’est que la solution ne demande pas de renoncer à l’IA. Elle demande de clarifier qui fait quoi.

Kolbjørnsrud (2024), dans la California Management Review, propose un cadre éclairant : l’IA excèle à traiter des données et identifier des patterns, l’humain apporte le jugement contextuel, le raisonnement éthique et la capacité à naviguer l’ambiguïté. Les deux sont complémentaires — à condition que l’humain reste aux commandes. Le PMI formule la même chose dans son rapport First Movers’ Advantage (2024) : l’IA est un outil d’augmentation, pas de substitution.

Quelques gestes simples pour rétablir l’équilibre :
  • Consultez votre équipe avant l’IA pour tout arbitrage à fort impact humain ou stratégique.
  • Utilisez l’IA pour préparer les options, construire les scénarios, synthétiser — pas pour trancher.
  • Posez explicitement la question : « Qu’est-ce que l’IA ne peut pas savoir ici ? »
  • Rendez le processus décisionnel visible : qui a été consulté, comment, et pourquoi.

L’IA n’est pas le problème. L’abdication l’est.

L’IA ne vous a jamais demandé de lui confier vos arbitrages. Vous le lui avez accordé, progressivement, confortablement, sans vous en rendre compte.

Je pense souvent à cette distinction simple : un copilote vous aide à naviguer. Il signale les turbulences, analyse les conditions, suggère une altitude. Mais il ne pose pas l’avion à votre place. Pas parce qu’il en serait incapable — mais parce que vous êtes le commandant de bord. Et l’équipage, les passagers, la mission : ils comptent sur vous.

La vraie question n’est pas « faut-il utiliser l’IA ? » — la réponse est oui, absolument.

La vraie question est : « qui décide — et qui assume ? »

« L’humain a toujours sa place. Non pas malgré l’IA. Grâce à elle — à condition de rester aux commandes. »

Et vous — avez-vous observé ce glissement dans votre organisation ? Comment maintenez-vous l’intelligence collective de votre équipe face à la tentation de l’IA comme oracle décisionnel ?

Sources

  • Kosmyna, N. et al. (2025). Your Brain on ChatGPT: Accumulation of Cognitive Debt when Using an AI Assistant for Essay Writing Task. MIT Media Lab. arXiv:2506.08872
  • Vasconcelos, H. et al. (2023). Explanations Can Reduce Overreliance on AI Systems During Decision-Making. ACM CHI Conference on Human Factors in Computing Systems
  • (2025). State of the Global Workplace: 2025 Report. Gallup Press
  • Kolbjørnsrud, V. (2024). Designing the Intelligent Organization: Six Principles for Human-AI Collaboration. California Management Review, 66(2), 44–64
  • Niederhoffer, K. (2025). Cité dans : AI is taking over managers’ busywork. Fortune, décembre 2025
  • Project Management Institute. (2024). First Movers’ Advantage: The Immediate Benefits of Adopting Generative AI For Project Management. PMI

À propos de l’auteur

Alex Gilles Loumedjinon

Alex Gilles LOUMEDJINON, PMP, PSM, est conseiller en gestion de projet chez Abna Service Conseil et membre du conseil d’administration du PMI Lévis-Québec.

Fort de plus de onze ans d’expérience en gestion de projet, dont neuf années exercées en Afrique et deux ans au Canada, il détient une expertise reconnue en technologies de l’information et en entrepreneuriat.

Contributeur au PMI Infinity, il accompagne les professionnels dans une adoption équilibrée des technologies émergentes afin de renforcer leur expertise et la maturité décisionnelle de leurs équipes projet.

Le focus sur lequel la plupart des gens se trompent.

Ne vous concentrez pas sur ce que vous voulez. Focalisez-vous sur ce que vous faites.

The Focus Most Get Wrong par Dan Rockwell

https://leadershipfreak.blog/2026/02/17/the-focus-most-get-wrong/

Ne vous concentrez pas sur ce que vous voulez. Concentrez-vous sur ce que vous faites.

  • Apprenez du passé.
  • Regardez vers l’avenir.
  • Concentrez-vous sur votre action actuelle.

Les objectifs à long terme sont bons pour donner la direction, pas pour les pratiques quotidiennes.

Les escaliers

J’ai décidé d’augmenter mon activité physique. Mon objectif quotidien est de doubler mon utilisation des escaliers. Quand j’arrive à mon bureau, je monte et redescends immédiatement. Parfois, je le fais trois ou quatre fois. Je note mes sorties sur un bloc en bas des marches.

Ne vous concentrez pas sur la victoire. Développez des habitudes quotidiennes qui contribuent à la victoire.

Rejetez la séduction des résultats. Engagez-vous dans des actions quotidiennes.

À ne pas faire pour votre concentration.

Ne vous obsédez pas sur avoir une promotion. Adoptez les attitudes et activités quotidiennes qui justifient des promotions.

Ne vous concentrez pas sur une vie fructueuse. Adoptez des habitudes qui donnent la vie.

Les rêves frustrent jusqu’à ce qu’ils se distillent en habitudes quotidiennes.

Un exemple

« Déblayez le chemin » quand votre objectif est le leadership de service.

Habitude quotidienne : Réalisez un « audit de friction ». Une fois par jour, éliminez ce qui freine les gens. En réunion, demandez : « Qu’est-ce qui rend votre travail plus difficile qu’il ne devrait l’être ? »

Les comportements rendent tangibles des objectifs intangibles.

Quel est votre rituel quotidien qui vous sert le mieux ?

 

La règle « Appeler 5 personnes »

L’isolement est une sécurité destructrice. Utilisez la règle « Appeler cinq personnes » pour briser votre silo.

The Call five people rule par Dan Rockwell

https://leadershipfreak.blog/2026/02/06/the-call-five-people-rule/

Quand vous dirigez en isolement

  1. Votre perception se rétrécit.
  2. Votre jugement s’atténue.
  3. Les erreurs se multiplient.
  4. Votre influence diminue.
  5. Le doute s’amplifie.
  6. Votre ego se rigidifie.
  7. Les défaillances s’accumulent.
Adopter la bonne posture en tant que manager de projet dans un contexte changeant nécessite d’avoir les bonnes clés. C’est pourquoi notre partenaire Lefebvre Dalloz Compétences propose des formations professionnelles continues pour mieux manager et piloter le changement.

La Règle

Passez 10 minutes avec 5 personnes différentes.

Exposez la situation.

Dites : « Ma réflexion actuelle est… »

Posez des questions comme…

  1. Après avoir entendu cela, qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ?
  2. Qu’est-ce que je néglige ?
  3. Si vous étiez à ma place, quel serait votre première action demain matin ?
  4. Si j’échoue, qu’est-ce que je laisserai inachevé ?
  5. Que faut-il faire d’abord ?

Appelez cinq personnes quand

#1. Vous avez tourné en rond sur le même problème pendant 48 heures. Quand vous êtes confus, parlez avec cinq personnes qui croient en vous.

#2. Vous vous demandez comment faire. Appelez cinq personnes qui l’ont déjà fait.

#3. Vous doutez. Connectez-vous avec cinq personnes qui connaissent vos points forts.

#4. Vous êtes à un carrefour. Parlez avec des personnes qui posent d’excellentes questions.

#5. La date limite pour votre décision majeure est pressante. Demandez-vous ce qui se passerait si vous ne faisiez rien ?

#6. Une conversation à enjeux élevés est très proche. Cherchez des personnes fortes dans la construction de fortes relations.

#7. Vous avez gagné une promotion. Demandez : « Quelle est la clé du succès au cours des 90 prochains jours ? »

Membres potentiels de votre liste « Appelez cinq personnes »

  1. Le Sage : Un mentor ou un leader doté de perspicacité et d’expérience.
  2. Le Contrarien : Une personne qui pratique la dissidence constructive.
  3. Le Pair : Quelqu’un qui est dans les tranchées avec vous.
  4. L’Outsider : Quelqu’un qui est éloigné de votre secteur. Cherchez un retour à la réalité humaine.
  5. Le Première Ligne : Un membre de l’équipe directement touché par ce problème.
  6. Le Rêveur : Cette personne dit généralement : « Et si… » ou « On pourrait… »
  7. Le Performeur : Quelqu’un qui termine toujours ce qu’il commence.
  8. Le Sensible : Un empathique qui ressent ce que les autres ressentent.
Quand les leaders doivent-ils selon vous utiliser la règle « Appeler 5 personnes » ?
Qui suggérez-vous pour les personnes à consulter qui ne seraient pas sur la liste ?

Note de l’auteur : L’idée d’appeler cinq personnes vient de mon ami Stan Endicott.

Comment percevez-vous votre adaptabilité et votre résilience lorsque vous prenez des décisions ?

Comment l’adaptabilité et la résilience fonctionnent-elles ensemble ?

How Can You See Your Adaptability and Resilience as You Make Decisions? par Johanna Rothman

https://createadaptablelife.com/2026/03/how-can-you-see-your-adaptability-and-resilience-as-you-make-decisions.html

Comment décidez-vous de la suite ?

La plupart d’entre nous trouvent assez tentant de continuer ce que nous avons toujours fait jusqu’à présent. Pour continuer, nous n’avons pas besoin de beaucoup d’adaptabilité ni de résilience. Mais que faites-vous quand quelque chose se passe ?

Ce quelque chose peut être merveilleux, comme un événement du cycle de vie, ou lorsque vous organisez un grand rassemblement entre amis et/ou famille.

Ou que quelque chose pourrait être grave, comme perdre votre emploi.

Quand quelque chose se passe, nous avons souvent besoin de notre capacité d’adaptation et de résilience pour réagir. Pourtant, trop peu d’entre nous réalisent comment nous pouvons utiliser cette adaptabilité et cette résilience.

L’image ci-dessus montre les axes que j’utilise pour évaluer mon adaptabilité et ma résilience dans ma prise de décisions. Ou, quand je réalise que je dois choisir à nouveau.

Comment l’adaptabilité et la résilience fonctionnent-elles ensemble ?

Voici une autre image que j’utilise pour tester mon adaptabilité et ma résilience :

Parfois, je m’entends me dire : « J’ai toujours fait comme ça. »

Je sais que je n’utilise pas toutes mes compétences. Au lieu de cela, je suis un peu coincée dans le quadrant inférieur gauche de faible adaptabilité et de faible résilience.

Comparez cela avec le fait de monter dans le quadrant supérieur gauche. Quand vous pouvez dire que vous avez besoin d’alternatives, ou que vous vous demandez ce qu’il faut faire maintenant — c’est ainsi que vous utilisez votre résilience, même si vous êtes incertains.

Ensuite, il y a le quadrant inférieur droit, où l’adaptabilité est plus faible, mais la résilience est plus élevée. Vous comprenez la nécessité de changer, mais vous essayez de contenir ce changement. C’est pourquoi j’ai mis « Planifiez le travail et travaillez sur le plan » dans ce quadrant.

Enfin, vous avez le quadrant supérieur droit, avec le plus d’adaptabilité et de résilience. Comment pouvez-vous expérimenter ? À quelle vitesse pouvez-vous apprendre ? Par où pourriez-vous commencer ?

Permettez-moi de parler de ceci dans le contexte de la prise de décision, car c’est là où je veux aller cette semaine.

Toutes les décisions reflètent l’adaptabilité et la résilience — ou leur absence.

Chaque décision est différente et nécessite des degrés variables d’adaptabilité et de résilience.

Imaginez organiser un dîner pour quatre à huit personnes. Vous avez le menu puis vous allez au magasin pour acheter tous les ingrédients. Mais le magasin ne propose pas l’ingrédient clé, comme les asperges. Si vous êtes à ma place, vous vous réjouissez de l’absence d’asperges, et optez pour un autre légume vert. Ou alors, vous décidez d’acheter un plat préparé auprès d’un traiteur. Ou vous recréez tout le menu, cette fois sans asperges.

Mais si ce dîner était pour douze personnes ? Ou trente ? Maintenant, vous avez un problème de taille et vous devrez peut-être repenser toutes les décisions. Cela dit, c’est une décision relativement simple avec de nombreuses options évidentes.

Certaines décisions offrent beaucoup moins d’options évidentes. L’une d’elles est de manager le portefeuille de projets, que ce soit pour vous-mêmes ou pour votre organisation. C’est parce que vous devez choisir ce qu’on ne fera pas, ce à quoi dire non.

Choisissez tôt pour maximiser adaptabilité et résilience.

Nous pourrions reporter ces décisions au « dernier moment responsable ». Quand sera ce « dernier » moment ? Souvent, il arrive bien plus tôt que ce que l’on réalise. Par exemple, si l’entreprise perd de l’argent, prenez des décisions dès maintenant et commencez à expérimenter les possibilités de générer des revenus. Plus l’entreprise attend le « dernier » moment responsable, plus ce « dernier » moment arrive souvent bien trop tard.

Au lieu de choisir autre chose, ils décident de « continuer », de « garder le cap ». Cette décision de « continuer » est une conséquence d’une faible adaptabilité et d’une faible résilience.

C’est pourquoi des prises de décision précoces et fréquentes, même pour de petites décisions, peut aider lorsque vous avez de grandes décisions à prendre. Plus vous pratiquez votre adaptabilité et votre résilience dans les petites décisions, plus il vous est facile de les appliquer aux grandes décisions.

La première étape, comme toujours, est de voir votre réalité pour voir comment vous décidez.

C’est la question cette semaine :

Comment pouvez-vous percevoir votre adaptabilité et votre résilience lorsque vous prenez des décisions ?

« Quand arrêter d’affiner votre backlog ? » par Mike Cohn

Lors de la refonte du backlog produit, j’utilise une question simple :

Savons-nous assez pour croire que cet article peut probablement être terminé en sprint ?

C’est tout.

Je ne demande pas si nous avons répondu à toutes les questions possibles.

Je ne demande pas si nous avons finalisé toutes les décisions de conception.

Je demande si nous avons assez de compréhension pour prendre un engagement responsable.

Si la réponse est oui, nous arrêtons d’affiner.

Si la réponse est non, nous identifions la plus grande inconnue et la résolvons avant d’introduire l’objet dans le sprint.

L’affinement n’est pas affaire de certitude. C’est une question de confiance.

Lorsque les équipes essaient d’éliminer toute incertitude, l’affinement devient pesant. Les réunions durent longtemps. L’énergie chute. Et ironiquement, la prévisibilité ne s’améliore pas.

Mais lorsque l’affinement se concentre sur ce seul enjeu « assez de clarté pour tenir dans un sprint », la planification du sprint devient plus facile et les engagements plus réalistes.

Si vous souhaitez en savoir plus loin, j’ai écrit un guide complet sur l’affinement du backlog produit.
Et si vous voulez une checklist pratique que votre équipe peut utiliser lors de l’affinage, vous pouvez la télécharger ici.
CertYou est partenaire de DantotsuPM, allez voir toutes les certifications Agiles.

Réduire le temps d’attente dans les hôpitaux par Sohail Bashir Chughtai

Une perspective pratique utilisant le diagramme en arête de poisson (Fishbone ou Ishikawa Diagram) et la pensée PMI.

Dans de nombreux hôpitaux, les longs délais d’attente sont discrètement devenus une partie de la routine quotidienne.

Un patient arrive à l’heure pour un rendez-vous prévu, mais finit par attendre 45 minutes, parfois plus d’une heure. Au fil du temps, cela commence à affecter non seulement la satisfaction des patients, mais aussi la confiance dans le système.

D’un point de vue opérationnel et management de projet, ce n’est pas seulement une question de planning. C’est un problème de processus, impliquant plusieurs parties prenantes, des flux de travail et des dépendances dans le système.

Le vrai défi n’est pas de réaliser l’existence de retards. Le défi est de comprendre pourquoi ils existent de façon récurrente.

Pourquoi l’analyse des causes profondes est-elle nécessaire ?

Dans les milieux hospitaliers, il est très facile de tirer des conclusions hâtives :

  • Le docteur est en retard.
  • Trop de patients sont programmés.
  • Le système est lent.

Cependant, lorsque le même problème se répète chaque jour, cela indique généralement quelque chose de plus profond.

C’est là que l’analyse de la cause profonde (Root Cause Analysis / RCA) devient importante. Au lieu de réagir aux symptômes, RCA se concentre sur l’identification des causes sous-jacentes du problème.

L’un des outils les plus pratiques pour cela est le diagramme en arête de poisson (diagramme d’Ishikawa).

Qu’est-ce qu’un diagramme en arête de poisson ?

Un diagramme en arête de poisson est une méthode simple mais structurée pour analyser un problème en le décomposant en catégories de causes possibles.

Vous commencez par un énoncé clair du problème, par exemple : « Le temps d’attente pour un rendez-vous en Consultation Externe dépasse les limites acceptables. »

Ensuite, vous explorez les causes dans des domaines clés tels que :

  • Personnes
  • Processus
  • Technologie
  • Environnement
  • Management

Le but n’est pas de blâmer les individus, mais de comprendre comment différents facteurs se combinent pour créer le problème.

Pourquoi utiliser le diagramme en arête de poisson dans les opérations hospitalières ?

Les hôpitaux sont des systèmes complexes. Un délai provient rarement d’une seule source.

Sans approche structurée :

  • Les équipes ont tendance à blâmer les individus.
  • Des solutions temporaires sont appliquées.
  • Le même problème continue.

L’utilisation d’une approche Fishbone aide les équipes :

  • Regardez le système de bout en bout.
  • Impliquez plusieurs parties prenantes.
  • Passez des hypothèses aux causes réelles.
  • Alignez les discussions sur les faits plutôt que sur les opinions.

Du point de vue du PMI®, cela soutient directement :

  • Gestion de la qualité (identification des causes racines).
  • Engagement des parties prenantes.
  • Amélioration continue.
  • Identification des risques.

Comprendre les retards dans la pratique

Quand on applique la pensée Fishbone aux retards de rendez-vous, le tableau devient plus clair.

Personnes

Les retards sont souvent attribués aux médecins, mais en réalité :

  • Certains patients nécessitent plus de temps de consultation.
  • Le personnel n‘a pas préparé les patients avant la consultation.
  • La réception peut surbooker sans prendre en compte la variabilité des durées.

Exemple :
Un consultant programme 30 patients avec des créneaux de 10 minutes. Quelques consultations complexes nécessitent chacune 20 minutes. Le retard s’accumule et affecte l’ensemble du planning.

Processus

Les écarts de processus sont généralement les facteurs les plus importants :

  • Créneaux horaires fixes malgré des besoins de consultation de durées variables.
  • Patients sans rendez-vous ajoutés sans contrôle.
  • Pas de flux de travail pré-consultation.

Exemple :
Un patient entre dans la salle de consultation, et ce n’est qu’ensuite que les constantes sont prises et que son historique est discuté. Cela augmente inutilement le temps passé par patient avec le médecin.

Technologie

La technologie peut soit améliorer, soit ralentir les opérations :

  • Système de gestion des dossiers médicaux lent.
  • Trop de documentation manuelle.
  • Manque d’une planification intelligente.

Exemple :
2 minutes supplémentaires par patient pour la documentation entraînent près d’une heure de retard sur 30 patients.

Environnement

L’installation physique joue également un rôle :

  • Centres d’intervention surpeuplés.
  • Mauvaise conception du flux patient.
  • Goulots d’étranglement à l’enregistrement ou à la capture des constantes vitales.
Management

Souvent négligé mais essentiel :

  • Pas de KPIs définis pour le temps d’attente.
  • Manque de contrôle.
  • Aucun mécanisme de responsabilité.

Sans mesure, l’amélioration est difficile à maintenir.

Partenaire de DantotsuPM, CERTyou est le spécialiste des formations certifiantes dont PMP® et bien d’autres.

Passez de l’analyse à l’action.

Une fois les causes profondes clairement identifiées, les solutions deviennent plus pratiques et ciblées.

Parmi les améliorations efficaces, on trouve :

  • Planification différenciée (nouveaux patients vs patients de suivi).
  • Flux de travail avant consultation (antécédents et constantes pris avant la visite chez le médecin).
  • Systèmes de visibilité des files d’attente (affichage des jetons, alertes SMS).
  • Optimisation du système de gestion des dossiers médicaux (modèles, réduction de la saisie manuelle).
  • Des KPIs et des tableaux de bord définis pour surveiller le temps d’attente.

Ces changements ne sont pas complexes individuellement, mais pris ensemble, ils améliorent significativement le flux opérationnel.

Un résultat pratique.

Dans un scénario, le temps d’attente moyen est passé de plus d’une heure à moins de 15 minutes après la mise en œuvre de changements structurés basés sur RCA.

La différence clé ne résidait pas uniquement dans la technologie. C’était la compréhension du système dans son ensemble.

Les retards à l’hôpital sont rarement causés par un seul facteur.

Ils résultent de multiples éléments interconnectés entre les personnes, les processus et les systèmes.

Le diagramme en arête de poisson offre un moyen pratique et structuré de découvrir ces connexions.

Du point de vue du management de projet, cela permet de déplacer l’attention de la résolution réactive de problèmes vers l‘amélioration au niveau du système, en accord avec les principes PMI de qualité, d’engagement des parties prenantes et de contrôle continu.

Dans le secteur de la santé, l’efficacité ne se limite pas à la rapidité. Il s’agit de concevoir des systèmes qui respectent à la fois les flux de travail cliniques et l’expérience du patient.


À propos de l’auteur

Sohail Bashir Chughtai

Sohail Bashir Chughtai, PMP®, est chef de projet informatique dans le domaine de la santé avec plus de 12 ans d’expérience à la tête d’initiatives de transformation numérique dans des milieux hospitaliers. Il est spécialisé dans la mise en œuvre de DME/DES (Dossiers Médicaux Electroniques et Dossiers de Santé Electroniques) , la prestation Agile dans les systèmes de santé réglementés, l’optimisation des flux de travail cliniques et les plateformes de santé numérique d’entreprise.

Il a dirigé des équipes interfonctionnelles produisant des modules d’urgence, d’hospitalisation, d’infirmières et de facturation numérique dans des écosystèmes de santé complexes, alignant la stratégie technologique avec les opérations cliniques réelles.

En élargissant actuellement son engagement professionnel à travers l’Europe, Sohail est ouvert à la collaboration et aux opportunités de leadership dans la transformation informatique de la santé, la stratégie de santé numérique et le management de projets d’entreprise sur le marché européen.

 

Comment pouvons-nous arrêter d’attendre pour faire ce que nous disons compter le plus pour nous ?

Ne craignez pas de commencer un nouveau chapitre.

How Can We Stop Waiting to Do What We Say Matters to Us? Par Johanna Rothman

https://createadaptablelife.com/2026/03/how-can-we-stop-waiting-to-do-what-we-say-matters-to-us.html

J’ai eu plusieurs belles conversations ces dernières semaines avec des amis et collègues de longue date. (Ce ne sont pas des personnes âgées, c’est pourquoi je ne les appelle pas de vieux amis.) Chacun d’eux veut faire quelque chose de différent de sa vie, quelque chose qui compte plus que ce qu’ils font maintenant. Ils disent souvent « lire plus », « faire plus d’exercice », voire « écrire plus ». (Je soupçonne que la lecture et l’écriture venaient du fait que je lis et écris beaucoup. Pas forcément parce que c’est ce qu’ils voulaient. Soupir.)

Aucune de ces choses n’est difficile ni ne nécessite une formation spécifique. Bien sûr, certains de leurs exercices préférés nécessiteraient peut-être une salle de sport ou un entraîneur, mais ils pouvaient commencer maintenant. À la maison ou au travail.

Ils pouvaient commencer maintenant.

Au lieu de cela, ces personnes gentilles pensent qu’elles doivent attendre une autre étape, comme la retraite, un nouvel emploi ou un autre événement dans leur vie.

Je pense qu’elles attendent parce qu’elles ont peur de faire « mal » les choses. Et si elles pouvaient construire un système pour lancer cette nouvelle chose puis l’améliorer ?

Plus nous attendons, plus nous construisons d’inertie pour maintenir cet état d’attente.

Pire encore, plus nous avons d’inertie, moins nous sommes susceptibles de nous engager personnellement dans cette nouvelle chose. Parce que nous avons parlé de le faire… …et nous ne l’avons pas fait.

Au lieu d’attendre pour faire ce qui compte pour nous, voici trois idées pour arrêter d’attendre et commencer à faire.

3 « secrets » pour arrêter d’attendre et commencer à faire

Voici mes « secrets » pour arrêter d’attendre :

  1. Timeboxez une courte expérience.
  2. Changez votre calendrier pour ajouter cette chose à votre emploi du temps.
  3. Parlez-vous à vous-même de ce qui compte pour vous.

Voici comment ces secrets fonctionnent.

#1 – Timeboxez une courte expérience.

Quand je ne sais pas comment procéder, j’utilise souvent une plage de temps (timebox) de dix ou quinze minutes. Au début de ma carrière de romancière, quand je ne savais pas comment commencer une nouvelle, j’utilisais souvent des timeboxes de cinq minutes. C’était assez de temps pour avancer un peu, mais pas au point de me sentir submergée par toute la tâche.

Vous aussi pouvez faire ça.

À mesure que je gagnais en confiance en tant qu’écrivaine de fiction, j’ai pu étendre ces périodes à dix minutes, puis à quinze minutes. Mais remarquez, je devais prendre plus confiance en moi. Et c’est un autre secret : plus nous pratiquons et persévérons, plus nous augmentons notre confiance en nous, notre estime de soi.

Commencez petit. C’est ainsi que vous pouvez construire votre confiance pour réussir.

« Je ne peux pas commencer petit, ce n’est pas suffisant pour moi. » Pourquoi ? Parce que je peux toujours dire : « Je n’ai pas le temps. » Si cela vous semble familier, ajoutez cette chose à votre agenda.

#2 – Ajoutez ce qui compte dans votre agenda ou emploi du temps.

Je dis souvent que mon agenda dirige ma vie. Je mets tout là-dedans. Pas seulement les réunions, mais aussi mes tâches à faire. Je suis donc sérieuse à propos d’ajouter ce qui compte dans votre agenda.

En remodelant mon travail, j’ai modifié les horaires que je bloque dans mon agenda. Je copie beaucoup d’autres écrivains en mettant le travail le plus important (l’écriture) en premier dans mon agenda. Si vous voulez lire davantage ? Lisez pendant 15 minutes le matin au lieu de regarder les informations.

Voici pourquoi cela fonctionne : les informations sont nulles. Et en cas d’urgence, vous comprendrez rapidement ce dont il s’agit et ce que vous devez répondre. Même si je ne recommande pas de faire l’autruche et de se cacher la tête dans le sable, je vous recommande de commencer la journée avec un bon livre. Si vous le faites, vous aurez beaucoup plus de chances de commencer la journée en vous sentant bien dans votre peau.

Décidez ce qui compte pour vous. Faites cela en premier, juste pendant dix ou quinze minutes. Vous vous te sentirez super bien pour le reste de ta journée.

#3 – Parlez-vous à vous-même, pas aux autres.

Parfois, les écrivains parlent du livre qu’ils écrivent pendant des années. Quand ils me demandent pourquoi ils ne peuvent pas écrire, je leur explique que trop en parler les a éloignés d’écrire leur livre. Ils n’ont plus besoin d’écrire ce livre parce qu’ils en ont parlé. Ce livre n’a plus d’importance pour eux.

Si vous avez ce problème, repensez au livre que vous souhaitez écrire. (Voir Comment commencer un livre de non-fiction pour éduquer, inspirer ou influencer votre lecteur idéal à agir pour piocher quelques idées sur mon autre site.)

Commencez ce qui compte pour vous dès aujourd’hui

Si vous voulez changer quelque chose dans votre vie, commencez petit. Faites un petit changement chaque jour pour renforcer ce changement. Cela vous permettra de renforcer votre estime de soi et de changer.

N’attendez pas pour commencer. Commencez maintenant.

(Et peut-être lisez le livre de James Clear  Atomic Habits. Ce lien contient mon code d’affiliation.)

Les 3 signaux de valeur dans lesquels les dirigeants ont confiance (et pourquoi les tableaux de bord échouent). par Ahmed Jadelrab

Votre tableau de bord peut-il répondre aux questions clés des dirigeants et leaders ? Quels sont les 3 signaux de valeur en lesquels les dirigeants ont réellement confiance.

The 3 Value Signals Executives Trust (and Why Dashboards Fail)

https://www.linkedin.com/pulse/issue-3-value-signals-executives-trust-why-dashboards-ahmed-jadelrab-1lfnf/

La plupart des tableaux de bord échouent.

  • Pas parce qu’ils manquent de données.
  • Pas parce que le PMO sous-performe.

Ils échouent parce qu’ils mesurent la mécanique de livraison — pas la valeur.

  • Les dirigeants ne font pas confiance aux codes couleur.
  • Ils font confiance aux signaux qui sont directement liés aux résultats.
Si votre tableau de bord ne peut pas répondre à :
  • Est-ce que nous nous améliorons ou nous détériorons ?
  • Quelle valeur est en jeu ?
  • Quelle décision doit être prise maintenant ?

Alors il s’agit d’un rapport, pas d’un outil de leadership.

Et présenter un rapport ne mérite pas une place à la table décisionnelle.

Les 3 signaux de valeur en lesquels les dirigeants ont réellement confiance.

Dans les conseils d’administration, les comités exécutifs, les comités de pilotage et les programmes de transformation, trois signaux attirent constamment l’attention :

#1 – La tendance.

Est-ce que nous nous améliorons ou nous détériorons ? Pas le statut : La direction.

Le momentum compte plus que la couleur.

#2 – L’exposition

Quelle valeur est en jeu ?

  • Impact quantifié.
  • Protection des revenus.
  • Protection de la marge.
  • Impact sur les clients.
  • Délais de mise sur le marché.
  • Exposition réglementaire.

Si ce n’est pas quantifié, ce n’est pas stratégique.

#3 – Le mouvement

Qu’est-ce qui a changé à cause de cette mise à jour ?

  • Quelle décision a été déclenchée ?
  • Quelle mesure a été approuvée ?
  • Qu’est-ce qui a changé dans le portefeuille ?

Pas de mouvement = pas de valeur de leadership.

L’outil : remplacer le reporting de codes couleur par TVR

Au lieu de rouge / orange / vert…

Utilisez TVR dans votre résumé exécutif.

T — Tendance

Amélioration / Stabilité / Détérioration (avec explication en une ligne)

V — Valeur en jeu

Quantifié en devises / temps / performance et métrique métier

R — Risque sur la valeur

Risque principal + atténuation + décision requise

  • Simple.
  • Exécutif.
  • Axé sur l’investissement.
Mini-exemple — Avant versus Après

Avant : Mise à jour traditionnelle

    • « Orange à cause des retards. »
    • 62 % complétude
    • En attente du fournisseur
    • Échéancier impacté

Résultat : Aucune urgence. Aucune clarté. Pas de décision.

Après : Version TVR

Tendance : détérioration de valeur en jeu – Exposition à la marge de 1,2 million – Risque : Retard de livraison par le fournisseur

Atténuation du risque : Approbation du fournisseur alternatif requise d’ici vendredi

Résultat :

    • Attention immédiate des dirigeants.
    • Exposé clair.
    • Décision déverrouillée.

C’est la différence entre faire un rapport et manager des investissements.

Un point à retenir de plus de 15 comités exécutifs.

Dans plus de quinze revues de portefeuilles à travers des environnements de transformation, un schéma est indéniable :

Au moment où les PMOs passent d’un langage de statut à un langage de valeur, la posture des cadres exécutifs change.

Les conversations évoluent de :

« Pourquoi est-ce orange ? »

à

« Quelle décision protège la valeur et l’impact business ? »

Ce seul changement élève le PMO de la fonction de supervision à une autorité d’investissement.

Et c’est exactement la mission de Run PMO Consulting : l’impact sur l’activité.

Abordabilité, crédibilité et coût — une comparaison pratique

Avant (tableau de bord traditionnel)

    • Présentation de 18 diapositives
    • 27 KPIs
    • 4 couleurs de statut
    • 6 à 8 heures de préparation

Impact exécutif : décisions minimales – Temps de revue perçu comme une tache imposée.

Coût caché : Temps + faible crédibilité stratégique

Après (Instantané de la direction TVR)

    • Résumé de portefeuille sur une page
    • 3 risques de valeur quantifiés
    • 2 décisions requises
    • 90 minutes de préparation

Impact exécutif : décisions prises – Valeur protégée et Confiance renforcée

Exemple de coût évité : marge de 3,4 millions protégée par une décision accélérée.

    • C’est abordable
    • Cela renforce la crédibilité
    • Et cela réduit le coût d’opportunité.

Pourquoi cela compte-t-il pour vous ?

Si votre PMO souhaite obtenir un financement, influencer la stratégie et protéger sa pertinence à long terme :

Vous devez parler le langage de la valeur, de l’exposition et des décisions.

    • Pas des modèles
    • Pas des pourcentages de progrès. Pas de détails administratifs.
    • Votre rôle est de confiance.

Les projets sont des investissements. Et les dirigeants attendent de l’intelligence en investissement.

Conclusion

Les tableaux de bord échouent lorsqu’ils se limitent à mesurer l’activité.

Ils réussissent lorsqu’ils clarifient les conséquences.

  • Tendance
  • Valeur
  • Risque.

TVR n’est pas un ajustement du reporting.

C’est un changement d’état d’esprit. Et l’état d’esprit alimente la confiance des dirigeants.

Votre action cette semaine ?

Convertir UNE section de votre tableau de bord en TVR.

  • Pas tout.
  • Juste une section.
  • Puis observez comment la conversation évolue.

Passons les PMOs du reporting à la direction des investissements.

Grandissons !


Ahmed Jadelrab

Ahmed Jadelrab

Ahmed Jadelrab est coach et consultant reconnu pour des missions critiques (Run PMO Consulting™). Il permet aux dirigeants de PMO et aux organisations d’accélérer le succès organisationnel et de maximiser les bénéfices grâce à des programmes hybrides axés sur l’entreprise, la formation et le coaching. Ahmed offre en même temps des solutions de conseil afin que ces leaders puissent générer un IMPACT mesurable à travers leur organisation tout en gagnant et en conservant leur place à la table décisionnelle.

La plupart des PMOs n’ont pas de problème de livraison, ils ont un problème de visibilité de leur valeur. J’aide les directeurs de PMO et les responsables de la transformation à traduire l’exécution en preuves de valeur et de qualité à la direction.

Abonnez-vous à PMO Value Proof Weekly pour des outils hebdomadaires : tableaux de métriques, questions de décision et exemples concrets pour renforcer la confiance des leaders et gagner votre place à la table décisionnelle.

PMO MVP Value Model™ (PMO-MVM™)

 

Le management de projet gère l’exécution, mais qui gouverne la décision ? par Walter Afonso Filho

Les échecs majeurs des projets proviennent rarement de la couche exécution. Ils prennent naissance bien avant dans la couche décisionnelle.

Depuis des décennies, les cadres de travail pour le management de projets aident les organisations à planifier, coordonner et exécuter des initiatives complexes. Des projets de construction au développement logiciel et aux programmes aérospatiaux, les méthodologies structurées ont amélioré la planification, l’allocation des ressources et la discipline de la distribution.

Pourtant, une question fondamentale reste largement sans réponse.

Qui gouverne les décisions qui façonnent le projet lui-même ?

Les cadres de travail de management de projets sont extrêmement efficaces pour gérer l’exécution. Ils définissent les tâches, responsabilités, étapes et livrables. Ils fournissent des outils pour suivre la progression, manager les risques et coordonner les équipes.

Mais les échecs majeurs des projets proviennent rarement de la couche exécution.

Ils prennent naissance bien avant dans la couche décisionnelle.

Les projets s’effondrent dans la décision avant de s’effondrer dans leur exécution.

L’exécution ne fait souvent que révéler des faiblesses déjà présentes dans le processus décisionnel. Lorsque l’on examine les échecs majeurs de projets dans plusieurs secteurs, un schéma récurrent apparaît : le projet était déjà structurellement fragile bien avant l’apparition du premier problème opérationnel.

Des décisions cruciales ont pu être prises :

  1. Avec des preuves incomplètes ou ambiguës.
  2. Sous forte pression organisationnelle.
  3. Au sein de structures de gouvernance fragiles.
  4. Dans des conditions d’irréversibilité où revenir sur la décision devient extrêmement difficile.

En d’autres termes, les projets n’échouent pas uniquement parce que l’exécution tourne mal.

Ils échouent parce que l’environnement décisionnel lui-même était instable.

Cette observation révèle une distinction rarement explicite dans la littérature traditionnelle sur le management de projet.

Le management de projet régit la manière dont les projets sont exécutés.

Mais les systèmes complexes exigent aussi une gouvernance sur la manière dont les décisions cruciales sont prises.

C’est le domaine de ce que j’appelle la gouvernance décisionnelle.

La gouvernance décisionnelle se concentre sur les conditions structurelles dans lesquelles les décisions sont prises au sein de systèmes complexes. Au lieu d’analyser uniquement les échéanciers, budgets ou livrables, elle examine l’environnement institutionnel entourant le processus décisionnel lui-même.

Différentes questions émergent :

  • Les décisions sont-elles étayées par des preuves suffisantes ?
  • Les responsabilités sont-elles clairement définies ?
  • Des engagements irréversibles sont-ils pris trop tôt ?
  • Les signaux d’alerte sont-ils ignorés ou supprimés ?
  • Les mécanismes de gouvernance sont-ils suffisamment robustes pour remettre en question les décisions ?

Dans les systèmes d’ingénierie complexes, les programmes aérospatiaux, les projets d’infrastructure ou les grandes plateformes numériques, les réponses à ces questions déterminent souvent la stabilité à long terme du système.

L’exécution peut être bien gérée alors que le régime décisionnel reste structurellement fragile.

Lorsque cela se produit, les organisations peuvent continuer à progresser vers la mise en œuvre même si les conditions de décision sous-jacentes se détériorent.

Le résultat est une forme d’accumulation invisible du risque.

Pour explorer ces dynamiques, j’ai développé un cadre conceptuel modélisant l’environnement décisionnel à travers des vecteurs structurels tels que la densité de la décision, l’irréversibilité, la disponibilité des preuves, la fragilité de la gouvernance et les signaux non résolus. Ensemble, ces facteurs contribuent à décrire la stabilité du régime décisionnel entourant un projet.

Cette perspective ne remplace pas le management de projet.

Au contraire, elle le complète.

Le management de projet garantit que le travail est organisé et exécuté efficacement. La gouvernance décisionnelle garantit que les décisions qui guident ce travail sont structurellement solides.

À mesure que les projets deviennent technologiquement plus complexes et organisationnellement interconnectés, l’importance de gouverner le processus décisionnel lui-même continuera de croître.

L’exécution compte.

Mais dans les systèmes complexes, les décisions comptent encore plus.


Walter Afonso Filho

Walter Afonso Filho

Walter Afonso Filho est ingénieur civil et mécanique, titulaire d’un MBA et de plus de 30 ans d’expérience dans des environnements d’ingénierie complexes, des organisations axées sur la technologie et des systèmes critiques pour la décision.

Il est le fondateur de l’IVEXSI Institute — www.ivexsi.org International Decision Governance Authority, une institution indépendante dédiée à la promotion de la gouvernance décisionnelle en ingénierie comme discipline formelle. Ses travaux portent sur la gouvernance des décisions techniques critiques, irréversibles et à fort impact, abordant l’autorité décisionnelle, la responsabilité, l’incertitude et la responsabilité institutionnelle au-delà des cadres traditionnels de management de projet et de conformité.

Tout au long de sa carrière, Walter a travaillé avec des multinationales telles que Philips, Ericsson, Tetra Pak et Embraer, contribuant à des projets à l’intersection de l’ingénierie, du risque, des systèmes de qualité et de la prise de décision organisationnelle.

Il possède une vaste expérience en audit, gestion de la qualité (y compris ISO 9000) et formation technique, ayant exercé en tant qu’auditeur principal, instructeur et coordinateur des programmes de gouvernance et de qualité dans les secteurs public et privé.

Walter a également créé et animé deux programmes nationaux de télévision au Brésil — *Qualidade Empresarial* (TV Bandeirantes) et *Empresa do Futuro* (Rede Vida) — axés sur la prise de décision exécutive, l’innovation et la responsabilité organisationnelle.

Il est l’auteur d’ouvrages à orientation internationale sur la gouvernance décisionnelle, notamment : « Decision Governance in Complex Projects and Systems ».

Ceux qui souhaitent et ceux qui veulent.

« Vouloir et souhaiter sont 2 choses très différentes. » Jonathan Friesen

Wishers and wanters Steve Keating

https://stevekeating.me/2026/01/25/wishers-and-wanters/

Il y a plusieurs années, j’assistais à une convention Dale Carnegie. J’étais entourée de centaines de personnes formidables venues du monde entier. La grande majorité des personnes présentes étaient d’excellents orateurs et les meilleurs des meilleurs délivraient des présentations à l’ensemble du public.

Je me souviens d’une présentation particulièrement incroyable où l’orateur jouait de la harpe TOUT en faisant une intervention sur un sujet totalement différent. J’ai dit à la personne assise à côté de moi que je voulais vraiment apprendre à jouer d’un instrument de musique.

Je n’avais jamais rencontré cette personne auparavant, donc j’ai été un peu surpris par sa réaction. Elle m’a dit : « Non, tu ne veux pas. » J’ai réitéré que je voulais vraiment, vraiment apprendre à jouer d’un instrument de musique. Elle a encore dit que non.

Elle m’a expliqué que, même si apparemment je « souhaitais » pouvoir jouer d’un instrument de musique, je n’en avais de toute évidence pas vraiment envie. Elle a ajouté que si je le voulais vraiment, je pourrais probablement déjà le faire. J’ai compris ce qu’elle voulait dire, mais j’étais quand même un peu agacé par cette personne qui me disait ce que je voulais ou pas.

Il a fallu longtemps avant que je comprenne vraiment le profond fossé psychologique et pratique entre un souhait et une volonté. Bien qu’ils commencent souvent au même endroit — une étincelle de désir — ils prennent des directions complètement différentes.

L’un vit dans l’imagination ; l’autre vit dans le calendrier.

La nature du souhait : passif et indolore

Un vœu est essentiellement un fantasme sans prix. Quand nous souhaitons quelque chose, nous nous concentrons entièrement sur le résultat sans réfléchir au processus.

Direction : Vers l’intérieur. C’est un rêve éveillé qui procure une dose temporaire de dopamine.

Le coût : Zéro. Souhaiter n’exige pas de sacrifice, de changement ni de risque d’échec.

Le langage : « J’espère », « Si seulement » ou « Ce serait bien si… »

Le piège : Souhaiter peut en fait devenir une forme de procrastination. Nous ressentons un sentiment d’accomplissement rien qu’en pensant à l’objectif, ce qui peut tromper notre cerveau en lui faisant se sentir satisfait sans jamais faire le premier pas.

La nature du vouloir : active et coûteuse

« Le vouloir assez pour le mériter » transforme un désir passif en engagement. À ce stade, vous n’êtes pas seulement amoureux du trophée ; Vous avez accepté la sueur, les matins de lever tôt et les revers inévitables.

Direction : Vers l’extérieur. Il passe de l’esprit à l’action physique.

Le coût : Élevé. Cela nécessite d’échanger vos ressources les plus précieuses : le temps, l’énergie et le confort.

Le langage : « Je vais le faire », « Je suis » et « Quelle est la prochaine étape ? »

Le filtre : C’est là que la plupart des gens s’arrêtent. Comme le dit le proverbe, « Tout le monde veut la médaille, mais peu veulent le processus. »

Le point pivot : la « décision »

La différence entre les deux se résume généralement à un unique moment d’honnêteté. Pour passer du désir au vouloir, il faut se demander : « Suis-je prêt à supporter les parties ‘ennuyeuses’ de cet objectif ? »

Si vous souhaitez être écrivain, vous appréciez l’idée d’un livre terminé.

Si vous voulez mériter le titre d’écrivain, vous appréciez (ou du moins tolérez) l’acte de vous asseoir sur une chaise et d’écrire alors que vous préféreriez faire autre chose.

« Un but sans plan n’est qu’un souhait. » — Antoine de Saint-Exupéry

Souhaiter est un excellent point de départ — c’est le « pourquoi ». Mais l’atteindre, c’est le « comment ».

Le monde est rempli de personnes qui souhaitent le changement ; Il ne bouge que par celles qui décident d’en payer le prix.

Créez votre meilleure réunion jamais réalisée !

Les réunions sont devenues des armes de dysfonctionnement collectif.  Rebecca Hinds, PhD

Create Your Best Meeting Ever  par Dan Rockwell

https://leadershipfreak.blog/2026/02/03/create-your-best-meeting-ever/

La présence n’est pas synonyme d’engagement.

La tolérance envers de mauvaises réunions est une permission pour davantage de celles-ci.

Créez votre meilleur meeting.

#1. Réduisez votre dette de réunion (volume)

La compétence la plus puissante en matière de meeting est de savoir quand ne pas se rencontrer.

Reprenez le contrôle du calendrier. Faites un nettoyage du calendrier. Supprimez toutes les réunions récurrentes. Réajoutez uniquement celles qui le méritent.

Auditez chaque réunion par rapport à leur impact versus effort.

#2. Mesurez ce qui compte réellement (métriques)

Arrêtez d’utiliser la présence, la durée ou le « remplissage de votre calendrier » comme indicateurs de réussite.

Mesurez les réunions par :

  1. Qualité de décision
  2. Progrès réalisés
  3. Clarté des prochaines actions

Posez ces questions après chaque réunion :

  • Cela a-t-il changé ce que nous faisons ensuite ?
  • Cela aurait-il pu être réalisé de manière asynchrone ?

Tuez les réunions qui ne justifient pas leur coût de par leurs résultats.

#3. Devenez un minimaliste de la réunion (structure)

Réduisez les réunions aux éléments essentiels.

  • Participants (moins de personnes, mieux ça vaut).
  • Raccourcissez la durée par défaut des meetings.
  • Limitez le nombre de points à l’ordre du jour.
  • Mettez fin aux réunions récurrentes par défaut.
  • Renommez les réunions pour que leur objectif soit indubitable.
  • Écartez les personnes qui ne contribuent pas activement.
Éliminez les réunions de mises à jour de statut.

Utilisez les réunions uniquement pour :

  1. Décisions
  2. Conflit
  3. Donner du sens

Conseil :

Éliminez les réunions qui existent uniquement pour compenser un flux d’information défaillant.

La raison d’être d’une réunion d’équipe est de réaliser quelque chose que vous ne pouvez pas faire seuls.

#4. Concevez pour l’engagement (conception centrée sur l’utilisateur)

  • Clarifiez pour qui est la réunion.
  • Concevez la réunion pour les participants, pas pour les spectateurs.
  • Faites tourner le rôle de facilitateur.
  • Prévoyez des moments pour réfléchir, pas seulement pour parler.
  • Terminez par des décisions ou engagements explicites.

#5. Utilisez la technologie intentionnellement (technologie)

Les outils ne corrigent pas un mauvais design.

  • Arrêtez d’utiliser par défaut la vidéo.
  • Réduisez la dépendance au déroulement de transparents de présentation.
  • Utilisez l’IA pour résumer les décisions et suivre les actions agréées.

Si une réunion ne mérite pas sa place, elle ne devrait pas exister.

Quelle est votre façon d’améliorer vos réunions ?

Cet article est adapté de Votre meilleure réunion de tous les temps : 7 principes pour concevoir des réunions qui permettent de faire avancer les choses, par Rebecca Hinds, PhD.

Arrêtez de produire des rapports. Commencez à proposer des décisions de pilotage. (La méthode « Décider Demander ») par Ahmed Jadelrab

La plupart des rapports d’avancement du PMO sont informatifs… Mais pas décisifs.

Stop Reporting. Start Driving Decisions. (The “Decision Ask” Method)

Les leaders n’ont pas besoin d’un autre commentaire de statut des projets. Ils ont besoin de clarté, de propositions de compromis et d’une décision claire qu’ils puissent prendre en 30 secondes.

Si votre mise à jour commence ou se termine par « pour info »… Vous avez raté le coche.

Le Changement

À partir de cette semaine, chacune de vos mises à jour de statut devrait se terminer par une Demande de Décision.

Utilisez l’un de ces verbes (choisissez UN) : Approuver / Rejeter / Prioriser / Réduire le périmètre / Financer / Escalader

Lorsque votre PMO devient l’équipe qui réduit les frictions décisionnelles, vous cessez d’être un centre de reporting, vous devenez un moteur de valeur.

L’outil : La demande de décision en 5 lignes

Copiez/collez et utilisez exactement ce format à la fin de toute mise à jour :

  1. Décision requise : ______
  2. Pourquoi maintenant : ______
  3. Options : A) ______ (1 ligne) B) ______ (1 ligne)
  4. Impact du retard : ______
  5. Recommandation : ______

Un reporting qui motive les actions de pilotage.

Exemple (ce à quoi cela doit ressembler)
  1. Décision requise : Prioriser le programme A par rapport au programme B.
  2. Pourquoi maintenant : Le partage des ressources crée un conflit au prochain sprint.
  3. Options : A) Protéger les revenus. B) Protéger la conformité.
  4. Impact du retard : Les deux prennent de 4 à 6 semaines de retard.
  5. Recommandation : Choisir A ; Compenser le besoin conformité par des contrôles temporaires.

Comment l’utiliser (dans la vraie vie)

Choisissez un projet cette semaine qui génère actuellement du bruit (débats, retards, « en attente d’approbation »). Attachez une demande de décision à votre prochaine mise à jour et envoyez-la au sponsor / au comité de pilotage.

Vous constaterez immédiatement 2 choses:

  1. Les réunions sont plus courtes.
  2. Les décisions deviennent plus rapides.

C’est à cela que ressemble la « valeur Pdu MO » dans le langage exécutif : La rapidité de prise de décision.

Passez à l’action dès aujourd’hui

Choisissez un projet et joignez une demande de décision à votre prochaine mise à jour.


Ahmed Jadelrab

Ahmed Jadelrab

Ahmed Jadelrab est coach et consultant reconnu pour des missions critiques (Run PMO Consulting™). Il permet aux dirigeants de PMO et aux organisations d’accélérer le succès organisationnel et de maximiser les bénéfices grâce à des programmes hybrides axés sur l’entreprise, la formation et le coaching. Ahmed offre en même temps des solutions de conseil afin que ces leaders puissent générer un IMPACT mesurable à travers leur organisation tout en gagnant et en conservant leur place à la table décisionnelle.

La plupart des PMOs n’ont pas de problème de livraison, ils ont un problème de visibilité de leur valeur. J’aide les directeurs de PMO et les responsables de la transformation à traduire l’exécution en preuves de valeur et de qualité à la direction.

Abonnez-vous à PMO Value Proof Weekly pour des outils hebdomadaires : tableaux de métriques, questions de décision et exemples concrets pour renforcer la confiance des leaders et gagner votre place à la table décisionnelle.

PMO MVP Value Model™ (PMO-MVM™)

Sans compromis

Without compromise par Seth Godin

https://seths.blog/2025/09/without-compromise/

Cela, en soi, est un compromis.

Lorsque vous insistez pour que votre vision soit acceptée, complètement, sans modification, vous avez déjà fait des compromis.

Il se peut que vous ayez accepté une cible de personnes beaucoup plus restreinte.

Ou bien il se peut que les lois de la physique s’interposent, et que votre solution sans compromis soit si lourde, si coûteuse ou si difficile à utiliser qu’elle n’en devienne même pas possible.

Mais surtout, vous avez fait des compromis sur qui peut contribuer à vos choix et les améliorer.

Le compromis n’est pas toujours un défaut, c’est souvent une caractéristique.

La simplicité, c’est PLUS de travail.

On ne peut rien enlever sans itération.

Simplicity is more work par Maarten Dalmijn

https://mdalmijn.com/p/simplicity-is-more-work

Cette phrase du manifeste Agile est souvent mal comprise :

« La simplicité — l’art de maximiser la quantité de travail non accomplie — est essentielle. »

Résumer la simplicité à atteindre simplement à « ne PAS faire le travail » est trompeur. La simplicité, ce n’est pas seulement « Vous n’en aurez pas besoin » (YAGNI : You Ain’t going to Need it).

La simplicité signifie PLUS de travail. Il est plus difficile de simplifier que de ne rien faire et de laisser les choses compliquées. La première version n’est presque jamais la version la plus simple.

Garder les choses simples signifie faire un travail acharné puis en faire encore plus pour éliminer votre travail acharné.

La simplicité est difficile car nous détestons retirer et perdre ce dans quoi nous avons mis tout notre cœur et notre âme.

Alors, facilitez-vous la tâche en n’ajoutant pas d’éléments inutiles dès le départ.

Mais ne vous laissez pas tromper : Quoi que vous fassiez, la simplicité ne sera pas facile.