Biais Cognitif – Compensation du risque et effet Peltzman

La compensation du risque est une théorie qui suggère que les gens ajustent généralement leur comportement en réponse au niveau perçu de risque, devenant plus prudents quand ils ressentent un plus grand risque et moins prudents s’ils se sentent plus protégés.

La réduction des avantages anticipés des lois qui visent à accroître la sécurité est parfois appelée l’effet Peltzman en reconnaissance de Sam Peltzman, un professeur d’économie à l’Université de Chicago Booth School of Business, qui a publié « The Effects of Automobile Safety Regulation » dans le Journal of Political Economy en 1975.

Très controversé, il a laissé entendre que les mesures prises pour réduire les risques dans la conduite automobile n’avaient pas réduit le nombre de décès sur les routes. À titre d’exemple, un conducteur tolérant au risque répond aux injonctions de sécurité (comme les ceintures de sécurité obligatoires, les détecteurs de franchissement de ligne, l’ABS…) en conduisant plus vite et avec moins d’attention. Ceci peut entraîner une augmentation des accidents et des décès en particulier chez les piétons.

En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?

Le rôle premier du manager de projet est souvent considéré être d’anticiper, manager et maîtriser tous les risques qui pourraient venir affecter l’une des dimensions majeures du projet : Délais, Coûts, Qualité des livrables.

Un bon manager de projet va souvent donner un sentiment de sécurité à ses parties prenantes et à ses équipes projet. Il n’y a rien de mal à cela si ce n’est que, selon ce biais, cela peut entrainer des dérives dans la prise de risque ou les précautions prises par les commanditaires et les personnes travaillant sur le projet.

Comment éviter le plus possible ce travers ?

Quand une prise de décision par votre comité de projet vous semple beaucoup plus risquée qu’à l’accoutumée. Disons qu’elle dépasse très largement leur goût du risque, posez-vous la question. Leur avez-vous donné un sentiment un peu trop important de sécurité, de capacité à résoudre tout problème qui surgirait, de maîtrise des impondérables, de facilité à tout gérer ?

Rappelez-leur les pour et les contre de la décision à prendre et insistez sur les impacts potentiels. Vérifiez au moins 2 fois la fermeté de la décision.

Ce biais peut-il nous être utile ?

Rappeler les avantages et les risques du choix à faire en insistant sur les impacts négatifs potentiels pourrait vous aider à obtenir les moyens supplémentaires dont vous aurez besoin pour prévenir et manager ces risques.

Lundi de Pâques : Prenez du recul sur votre projet. Avez-vous un problème de chocolat ou un problème d’oxygène ?

Dans nos projets, posons-nous une question et posons-la surtout à nos parties prenantes et commanditaires : Qu’est-ce qui est réellement vital pour la réussite du projet ?

Cette exigence est-elle un carré de plus de chocolat ou bien l’oxygène sans lequel vous ne pourrez vivre ?


A propos des besoins vitaux et des autres besoins et de comment bien faire la différence par Seth Godin.

Do you have a chocolate problem or an oxygen problem?

Soyez à court le chocolat et c’est la honte. Soyez à court d’oxygène et vous êtes foutus.

Parfois, nous exagérons notre dépendance au chocolat. Il est meilleur à petites doses : Trop et il perd de sa magie. Et parfois nous confondons la chose que nous voulons avec la chose dont nous avons besoin

Si votre journée ou votre projet ou votre organisation se concentrent trop sur trouver le prochain carré de chocolat, vous pourriez oublier de vous concentrer sur l’oxygène dont vous avez en réalité besoin pour vivre.

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Sérieusement / personnellement (en ce 1er Avril) ?

En fait, n’est-il pas quasiment impossible de faire les deux en même temps ? L’un ou l’autre pas forcément l’un et l’autre !

Seriously/Personally

https://seths.blog/2019/08/seriously-personally/ par Seth Godin

Prenez-cela au sérieux. Bien sûr. C’est exigé.

Mais vous n’avez pas à le prendre personnellement.


En fait, n’est-il pas quasiment impossible de faire les deux en même temps ?

Si vous êtes manager de projet, manager, leader ou membre de l’équipe, efforcez-vous d’introduire un peu de légèreté dans votre projet. Et ce 1er avril est un bon jour pour commencer.

Vous n’êtes pas obligé de tout prendre au sérieux ni personnellement.

D’autre part, pour que personne ne sente blessé par votre plaisanterie du jour, faites-la à vos dépends plutôt qu’à celle de l’un de vos collègues. Donnez l’exemple.

Enfin, ne vous arrêtez pas là…

Après tout, le travail de projet est très difficile, il n’a pas en plus à être triste ou austère.

Michel.

Comment savoir si le succès vous est monté à la tête ?

Nous travaillons tous pour réussir et atteindre le succès est une merveilleuse sensation. Mais une fois que vous y êtes, il est important de vous assurer qu’il ne va pas vous monter à la tête.

How to Know Success Has Gotten to Your Head

https://www.lollydaskal.com/leadership/how-to-know-success-has-gotten-to-your-head/ par Lolly Daskal

C’est une difficulté que rencontre beaucoup de gens qui réussissent et elle peut causer de sérieux problèmes. Quand vous permettez à votre ego de régner, vous perdez le contrôle de votre vie, de vos relations et de tout ce pour quoi vous avez travaillé si dur.

Un ego qui augmente est une chose à surveiller constamment. Voici certains des signes les plus courants.

Vous monopolisez les projecteurs.

Quand vous vous mettez au premier plan et tenez d’autres dans l’ombre, vous ne communiquez pas votre succès, mais votre sentiment de suffisance. Mettre d’autres personnes en avant est non seulement la bonne chose à faire, mais cela vous met aussi en valeur.

Se mettre en avant est parfois involontaire comme sur cette photo d’équipe où le positionnement des personnes indique clairement qui est le chef.

Vous avez cessé d’apprendre.

Apprendre n’arrive pas par chance, cela nécessite travail et diligence et humilité. Le talent et la chance peuvent tomber sur qui que ce soit, mais si vous ne continuez pas à apprendre, votre succès ne va pas probablement durer.

Vous prenez tout le crédit.

Rien de grand n’a jamais été accompli sans l’aide d’une autre personne.

Quand vous feignez qu’un accomplissement est uniquement le vôtre, vous aliénez les autres autour de vous, les mêmes personnes dont l’aide vous sera probablement nécessaire à nouveau.

Vous avez un sens de droit acquis.

Croire que vous méritez certains privilèges plus que d’autres personnes est une bonne façon de construire du ressentiment et du mépris.

Être le chef ne vous donne pas le droit de passer en premier.

Vous ignorez les retours.

Quand vous faites la sourde oreille aux réactions, vous risquez de passer pour quelqu’un qui pense être trop intelligent pour écouter les autres. Et vous vous tirez une balle dans le pied parce que le succès vient à ceux qui savent comment écouter et répondre aux autres.

Votre comportement est égocentrique.

Si vous mettez systématiquement vos propres besoins avant ceux des autres, vous n’avez pas atteint de succès du tout parce que le vrai succès est de partager ce que vous avez réussi avec ceux autour de vous.

Vous êtes difficile à fréquenter.

Si les gens trouvent difficile de passer du temps avec vous, vous vous retrouverez bientôt seul.

Vous n’êtes pas respectueux des autres.

Si vous vous apercevez que vous regardez les autres de haut, il est le temps de faire une sérieuse revue de votre attitude. Chacun mérite le respect. Rappelez-vous que le jour peut venir où votre propre succès se sera évanoui et les gens que vous avez snobés seront au sommet, alors traitez-les aujourd’hui comme vous voudriez qu’ils vous traitent demain.

Un ego sain et un respect de vous-même sont importants, mais n’oubliez jamais que vous ne valez pas mieux que ceux autour de vous. Appréciez le succès que vous avez gagné. Rappelez-vous juste qu’il ne signifie pas que vous êtes plus intelligent, ni de plus de valeur ni davantage digne de respect.

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Menez de l’intérieur

Quand vous atteignez le succès, ne cédez pas à votre ego et ne vous reposez pas sur vos accomplissements. Dans le succès, dans l’échec et dans tout l’entre deux, donnez-vous l’objectif chaque jour d’être meilleur qu’hier.

Biais Cognitif – Réactance

La réactance survient quand nous estimons que quelqu’un (ou quelque chose) essaie de contraindre notre liberté de choix et de limiter nos alternatives. Quand cela se produit, nous ressentons une irrépressible envie d’y résister et de faire l’opposé.

résistance au changement
Il ne s’agit pas d’être le plus fort mais de tirer dans le même sens.

En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?

Les occasions ne sont hélas pas rares dans les projets de ne pouvoir offrir que des choix très limités à nos parties prenantes pour tenir nos contraintes de délais, coûts et qualité. Parfois, seule une option est réellement envisageable. Il est donc important pour la/le manager de projet de réaliser que certaines réactions que l’on pourrait percevoir comme négatives sont le reflet de ce biais. La réactance est un mécanisme de défense psychologique naturel mis en œuvre par un individu qui tente de maintenir sa liberté d’action lorsqu’il la sent menacée. Elle se manifeste particulièrement en période de forts changements, quand le « nouveau normal » que propose le projet va à l’encontre des croyances et/ou de l’expérience de l’individu.

Comment éviter le plus possible ce travers ?

Pousser les personnes à sortir de leur zone de confort n’est jamais aisé.

Quand, pour faire avancer le projet, vous devez vraiment pousser une personne à faire quelque chose, sachez que ce biais va plus ou moins fortement se manifester. Il peut aller jusqu’à faire naître chez l’individu une attitude ou une croyance opposée à celle que vous lui suggérez. Le pire est que plus vous chercherez à persuader la personne ou à la contraindre et plus elle résistera. Si vous voyez lors d’une réunion de projet comme une démonstration de fin de Sprint ou Release avec de futurs utilisateurs que les restrictions de choix ou les contraintes qu’imposerait votre produit leur semblent inacceptables, faites l’effort d’essayer de comprendre pourquoi. Même si au final vous ne pouvez que partiellement les prendre en compte, le ressenti d’être écoutés, d’exprimer leurs idées, de proposer des alternatives est toujours apprécié. Cela réduira le risque d’effet boomerang qu’un passage en force génèrerait probablement.

Ce biais peut-il nous être utile ?

Votre intelligence émotionnelle sera ici fortement sollicitée et c’est une bonne chose. C’est en travaillant une compétence qu’elle se muscle. Donc soyez conscient des effets délétères d’entrer dans une dispute avec l’une de vos parties prenantes. Focalisez votre attention sur les raisons du désaccord, plus que sur la résistance qui vous parait certainement importune. Vos messages deviendront alors certainement moins coercitifs et plus empathiques. C’est de cette écoute que nait et se nourrit la confiance si nécessaire à tout projet réussi.

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Cette petite astuce rend tout rapide et plus facile

This one simple trick makes everything faster and easier 

https://seths.blog/2019/09/this-one-simple-trick-makes-everything-faster-and-easier/ par Seth Godin

La voici, testée, efficace et intéressante :

Arrêtez de chercher des raccourcis.
Ce raccourci en est-il réellement un ?

Finances personnelles, perte de poids, marketing, carrière, éviter les bouchons, relations, éducation, tout ce qui importe à qui que ce soit vient souvent avec un raccourci abondamment promu comme une alternative.

Des secrets rapides, sans risque, faciles qui fonctionnent comme de la magie, souvent aux frais de quelqu’un d’autre.

Mais si ces raccourcis marchaient comme promis, ils ne seraient plus des raccourcis, n’est-ce pas ? Ils seraient la norme.

Un raccourci n’est pas une innovation. Ce n’est pas un chemin direct, non plus. Ceux-ci fonctionnent mais ils exigent de l’effort, du risque et de la sagacité.

Si vous ne pouvez pas vous accorder le temps ni consentir l’effort de le faire bien, vous ne pourrez probablement pas vous permettre de le refaire quand vous vous serez rendu compte que le raccourci était simplement un leurre.


Dans le management de projet, il n’existe pas non plus de recettes de grand-mère qui marchent à tous les coups…

Il existe peu de recettes de « grand-mère » qui rapportent universellement.

…mais il existe fort heureusement des recueils de bonnes pratiques, de méthodes et d’approches qui ont fait leurs preuves dans de nombreux projets.

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Bien sûr, chaque projet est différent.

Aussi est-il d’autant plus intéressant de connaitre des approches différentes comme prédictive, Agile, hybride; des techniques qui ont fait leurs preuves comme le management des risques, les techniques d’estimation, les RACI, les fishbone diagrams, l’approche PDCA, la mise en évidence du chemin critique ou des ressources critiques

Efforcez-vous sans relâche d’élargir votre panel de compétences. Découvrez de nouvelles techniques et approches qui un jour sauront vous servir et peut-être même vous sortir d’une impasse.

Biais Cognitif – Autocomplaisance

Nous avons tendance à attribuer les raisons de notre réussite à nos propres qualités (causes internes) et nos échecs à des facteurs ne dépendant pas de nous (causes externes), afin de maintenir une très positive notre image de nous-mêmes.

Estimez-vous votre contribution à la réussite à sa juste valeur ?

En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?

Comme avec le biais égocentrique, quand un jalon majeur du projet ou un livrable est fourni, il y aura immanquablement dans l’équipe une ou deux personnes qui seront intimement convaincues qu’elles en sont les artisans majeurs.

Par contre, cette fois-ci à l’inverse du biais égocentrique, il y aura aussi certains qui, en cas de loupé, chercheront à faire porter la responsabilité de l’échec sur d’autres personnes, le plus souvent externes à l’équipe projet.

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Comment éviter le plus possible ce travers ?

ll convient de redoubler de vigilance dans ces périodes fastes !

Ce biais d’autocomplaisance se manifeste  le plus souvent après une série de réussites, de jalons majeurs du projet passés dans les temps et avec succès, de retours positifs des utilisateurs… Il convient donc de redoubler de vigilance dans ces périodes fastes pour ne pas laisser de l’autosuffisance s’introduire subrepticement dans l’équipe car elle pourrait alors relâcher son attention ou ses efforts. Ce pourrait être dans la réussite que naitra votre plus bel échec.

Confrontez la personne dans le déni à son propre rôle dans l’échec.

Stop également aux effets délétères de l’autocomplaisance en période d’échec où certains chercheront à se défausser de leurs responsabilités sur d’autres personnes le plus souvent externes au projet. Dans ces situations, n’hésitez pas à confronter la personne dans le déni à son propre rôle dans l’échec. Demandez-lui de se mettre dans les chaussures des personnes qu’elle accuse d’être responsable du faux pas pour confirmer ses propos. Pourquoi pense-t-elle qu’ils sont responsables ? Quel poids ont-ils réellement sur l’échec ? Qu’aurait-elle fait à leur place pour garantir la réussite ?

Ce biais peut-il nous être utile ?

J’ai beau chercher, je ne vois pas de côté positif à ce biais d’autocomplaisance qui invite à un relâchement de nos efforts, une surestimation de nos compétences et le dénigrement des autres.

Voyez-vous des situations dans lesquelles il serait bénéfique ?

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Trois voeux

Three wishes

https://seths.blog/2019/07/three-wishes par Seth Godin

Quand vous vous sentez bloqué dans votre projet, prenez trois fiches bristol.

Sur chaque fiche, notez un élément du projet qui, si vous y investissiez du temps et de l’argent, changerait en mieux.

Si ces trois choses se produisaient, si ces trois éléments étaient améliorés, qu’est-ce qui arriverait à votre projet ?

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Bien, maintenant que vous les avez toutes les trois … qu’allez-vous faire à ce sujet ?

Ajustez d’abord votre propre masque !

Comment prendre soin des autres si vous ne prenez pas d’abord soin de vous-même ?

Adjust Your Own Mask First

https://stevekeating.me/2019/12/23/adjust-your-own-mask-first/ par Steve Keating

Je passe pas mal de temps dans des avions. Tellement en fait que je pense je pourrais faire les annonces de sécurité de mémoire. Si vous avez jamais volé vous pouvez vous rappeler la partie des annonces de sécurité où ils disent : “dans l’événement peu probable de perte de pressurisation dans la cabine, des masques à oxygène tomberont d’un panneau au-dessus de votre tête”. Ils disent aussi « Ajustez votre propre masque avant d’aider d’autres personnes avec le leur ».

Vous êtes-vous jamais demandés pourquoi ils disent cela ? Par exemple, il serait instinctif de mettre le masque sur votre enfant avant d’ajuster le vôtre. Et bien, les experts conseillent de s’y prendre autrement.

C’est parce qu’ils savent que vous ne serez pas capables d’aider quelqu’un si vous perdrez conscience. Vous ne pouvez pas tenir longtemps sans air donc vous devez vous aider vous-même en premier. Il semble d’une façon ou d’une autre erroné de le faire. Cela semble égoïste. Mais si vous voulez vraiment aider d’autres personnes, vous devez vous assurer que vous êtes en capacité d’aider. Être inconscient n’est pas une condition très utile dans laquelle se trouver.

C’est tout aussi vrai dans la vie quotidienne. Vous devez occuper de vous d’abord si vous devez en capacité de vous occuper de d’autres. Cela peut sembler aussi égoïste que de mettre votre masque à oxygène sur vous en premier mais le même principe s’applique.

Plus vous êtes une personne attentive et généreuse envers les autres et plus le danger est grand que vous oubliez de vous soucier de vous-même. Le problème est que vous vous usez au point de plus pouvoir aider personne, pas même vous-même.

Battez-vous donc contre l’instinct de mettre le masque à oxygène sur chacun des autres en premier. Mettez le vôtre d’abord. Cela signifie se reposer avant que d’être épuiser. Cela signifie trouver le temps dans votre programme chargé pour faire quelque chose de bon pour vous. Cela signifie comprendre que vous et le monde, méritez le meilleur de vous-même, pas ce qu’il reste de vous.

Juste pour être clair, je ne recommande pas que vous en fassiez moins pour les autres. Je recommande que vous en fassiez davantage pour vous. Prendre soin de vous-même est la façon la plus sûre d’être certain que vous serez en capacité de vous occuper des autres. N’oubliez pas ce simple fait !


Qu’en est-il des managers de projets ?

A force de nous occuper de nos clients, de nos commanditaires, de notre sponsor, des membres de notre équipes, des partenaires et autres parties prenantes du projet, ne nous oublions-nous pas un peu nous mêmes assez souvent ? Et même un peu trop souvent ?

J’ai pu le ressentir comme l’observer chez de nombreux chefs de projets. Elles et ils sont si investis dans leur projet qu’ils ont tendance à un peu trop tirer sur la corde jusqu’à l’épuisement physique et psychologique assez souvent.

Même sans aller jusqu’au burn-out, une trop grande fatigue physique et charge mentale peuvent altérer significativement notre jugement. Hors, il nous faut rester capables de prendre du recul, d’envisager les options, de questionner judicieusement pour proposer et prendre les meilleures décisions pour le projet et les équipes projet.

N’oublions donc pas de prendre régulièrement une grande bouffée d’oxygène pour nous ressourcer, clarifier nos idées, recharger notre énergie et aller de l’avant.

 

Biais Cognitif – Biais égocentrique

Le biais égocentrique a lieu quand un individu s’attribue davantage de responsabilité que ne le ferait un observateur extérieur quant aux résultats d’une action conjointe avec d’autres personnes.

En dehors du simple fait de s’octroyer le crédit des résultats positifs, qui pourrait n’être que de l’auto-complaisance, les gens faisant preuve d’un biais égocentrique se présentent aussi comme exagérément responsables des résultats « négatifs » du comportement du groupe.

En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?

Quand un jalon majeur du projet ou un livrable est fourni, il y aura immanquablement dans l’équipe une ou deux personnes qui seront intimement convaincues qu’elles en sont les artisans majeurs. Si cette pensée intérieure est bonne en tant que motivation intrinsèque pour ces membres de l’équipe, elle peut faire du tort au travail d’équipe si elle est exprimée à haute voix, surtout par le manager du projet. A l’inverse, en cas de loupé, une personne pourrait se porter coupable. Quand bien même elle aurait effectivement une grande responsabilité dans l’échec, la laisser se stigmatiser n’apportera rien de bon, ni au projet ni à l’équipe.

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Comment éviter le plus possible ce travers ?

Le projet est par essence un travail d’équipe.

Si ce biais se manifeste chez des membres de l’équipe projet ou chez vous-même, il est important de rappeler à tous que la réussite de passage d’un jalon du projet ou son loupé ne sont jamais l’œuvre d’une seule personne. Le projet est par essence un travail d’équipe. Les différentes contributions de chacun construisent les livrables, les qualités relationnelles de certains vont aider à mieux comprendre ce que veut vraiment le client et à échanger au sein de l’équipe, les compétences techniques d’autres vont permettre de développer une réponse à ce besoin, les valeurs de responsabilité et d’engagement de tous amèneront au succès… Il faut donc systématiquement rappeler que le livrable n’a été produit que par le travail d’ensemble. Bien sûr chacun apporte sa pierre à l’édifice et doit être reconnu et encouragé sans pour autant être singularisé en bien ou en mal.

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Ce biais peut-il nous être utile ?

L’égo est un motivateur très puissant. Il est important pour le manager de projet de reconnaitre chacun en privé et l’ensemble de l’équipe en public. Trouver la bonne balance n’est pas facile mais cependant crucial.

Attention également au fait que ce biais à tendance à s’amplifier avec le travail à distance. Certains résisteront moins à fanfaronner à distance que si nous étions tous présents dans une même salle. Il se peut qu’ils le fassent en toute bonne foi, ayant moins la visibilité des contributions des autres membres de l’équipe à cause de la distance. Les plus introvertis à l’inverse, risquent d’être encore plus effacés et silencieux derrière leurs claviers et écrans. Pourtant leur besoin de se sentir valorisés est aussi puissant que chez les extravertis. Prêtez-leur donc une attention toute particulière.