Carotte et bâton par Suman Ghose

une « carotte sur un bâton » !

https://www.linkedin.com/posts/sumanghose_inclusion-activity-6688409778538053632-dlzG/ par Suman Ghose

L’approche de la carotte et du bâton est encore largement utilisée dans les organisations comme moyen de motiver les gens. À un niveau profond, les humains sont menés par leurs besoins et leurs peurs et c’est pourquoi le bâton (la peur) a toujours fonctionné.

Entre la carotte et le bâton, il s’agit plus souvent du bâton que de la carotte. En fait, c’est souvent une « carotte sur un bâton », ce qui nous rappelle l’image d’une carotte attachée à un bâton tenu juste devant un âne pour le motiver à aller plus vite !

Dans les entreprises, les carottes sont des récompenses ou des incitations qui miroitent devant les employés pour les inciter à atteindre ce prochain Key Performance Indicator (KPI) ou objectif de vente.

Le concept est enraciné dans ce qu’on appelle le management scientifique. Frederick Taylor a écrit un livre marquant à ce sujet il y a plus d’un siècle.

Son travail a impliqué l’étude des méthodes et des processus dans une usine de fabrication. Le travail en question était de nature entièrement physique et ne nécessitait presque aucune réflexion.

Aujourd’hui, le travail implique de plus en plus de réflexion. Plus de jus de cerveau, moins de mains. Cet unique changement est suffisamment puissant pour remettre en question une hypothèse de base : il faut des carottes pour motiver.

Il est temps de remplacer les carottes par un objectif et une autonomie.

Au bout du compte, il faut valoriser les gens et valoriser leur travail et leur permettre de se sentir respectés et autonomes.

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Si vous êtes un leader, c’est probablement votre premier travail.


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Suman Ghose a plus de 22 années d’expérience dans le management de programmes et centres de profits, ainsi que consulting en ERP, business et logistique.

Il est l’auteur de ‘From Command to Empathy’ et  Co-fondateur de Inroads Leadership Development.

3 bénéfices surprenants à prendre un engagement avec quelques astuces et 6 conseils simples à mettre en œuvre

Faites quelque chose ou l’échec a de l’importance.

3 Surprising Benefits of Making a Commitment

https://leadershipfreak.blog/2019/03/04/three-surprising-benefits-of-making-commmitments/ par Dan Rockwell

Un leader peu disposé à prendre un engagement respecte la valeur des engagements. Mais toute réussite remarquable exige de l’engagement.

La répugnance à s’impliquer est naturelle. Le refus de s’engager est mortel.

Les leaders qui excellent prennent de courageux engagements.  Le demi-engagement déçoit toujours.

Le courage de prendre un engagement est le début du succès.

3 bénéfices surprenants à prendre des engagements

#1. Créativité accrue.

Vous ne pouvez pas trouver comment faire ce que vous ne voulez pas faire.

Vous inventerez comment accomplir des engagements pris. Le manque d’engagement vous rend muet.

L’engagement suscite la créativité.

#2. Énergie boostée.

Avant de prendre des engagements, vous êtes réticent et léthargique.

Les engagements donnent une direction à l’énergie. L’énergie potentielle est inutile jusqu’à ce qu’elle soit libérée.

L’engagement suscite l’énergie.

#3. Priorités claires.

Limitez les options – établissez les priorités.

En dehors de l’engagement, la séduction des objets brillants l’emporte.

Quand vous vous engagez avec votre conjoint, vous éliminez d’autres options.

La dérive est exclue quand vous vous engagez à exceller.

L’engagement suscite le focus.

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Quelques astuces sur l’engagement

a) Prenez de petits engagements.

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Stephen Guise dit qu’un engagement à faire une pompe par jour a changé sa vie. (Mini Habits) L’engagement d’aller à mon bureau et poser mes mains sur le clavier a abouti à plus de 3,000 billets de blog.

Je n’avais pas l’ambition d’écrire 3,000 billets. Si cela avait été le cas, je n’aurais jamais commencé.

Stephen Guise dit que si votre engagement est ridiculement petit, vous êtes sur la bonne voie.

b) Engagez-vous juste pour aujourd’hui.

Évitez la plupart des engagements à long terme.

Engagez-vous à donner trois réponses positives pour chaque feedback ou critique reçu, juste pour aujourd’hui.

c) Engagez-vous AVEC.

Trouvez un partenaire d’engagement, quelqu’un qui s’engagera avec vous. Vous irez plus loin avec lui que seul.

6 engagements des leaders qui réussissent

  1. Sans échec pas de réussite.

    Fertilisez votre leadership.

  2. Utilisez le scalpel sur vous-même : Cherchez des feedbacks.
  3. Essayez des choses.
  4. Tournez-vous constamment vers l’avenir.
  5. Élevez des éléphants.
  6. Gardez votre tirelire vide. Donnez tout le crédit à d’autres.

Faites quelque chose où l’échec a beaucoup d’importance.

Selon VOUS…

  • Qu’est-ce qui empêche les leaders de prendre des engagements ?
  • Quels engagements prennent les leaders qui réussissent le mieux ?

Entre deux livres comme entre deux projets, que faire ?

Que devrais-je faire entre deux livres si je suis écrivain ? Ou entre 2 projets si je suis manager de projet ?

Between Books

https://stevenpressfield.com/2020/03/between-books par Steven Pressfield

Les auteurs me demandent parfois, “Que devrais-je faire entre deux livres ?”

Stephen King écrit chaque jour, y compris pour son anniversaire et Noël.

Ma réponse

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Il ne devrait jamais y avoir un « entre des livres.”

Ne vous arrêtez pas.

Ne stoppez pas votre élan.

Moi-même, je veux être 90 pages dans le livre suivant avant que je ne finisse celui sur lequel je travaille actuellement. Mon but est de me déplacer sans couture de l’un à l’autre. Si je termine le 13ème livre le mardi, je suis profondément dans le travail sur le 14ème le mercredi.

Pourquoi ?

La résistance.

La résistance aime quand nous arrêtons de travailler.

J’ai un ami à club de gymnastique qui avait l’habitude de traîner avec Jack Lalanne. Il m’a dit que Jack avait une règle.

C’est OK si vous sautez un jour d’exercice. Mais ce jour-là vous n’avez pas le droit de manger.

Jack avait un autre axiome :

Chaque jour que vous sautez demande six jours de rattrapage.

Est-ce vrai ? Je n’en ai aucune idée. Mais je sais que chaque jour d’écriture que nous manquons rend les choses beaucoup plus dures quand nous reprenons.

Stoppons pendant trois jours et nos muscles d’écriture commencent à ramollir.

Sautons une semaine et nous resterons terriblement à la traine.

Loupons un mois et c’est comme repartir de zéro.

Stephen King écrit 365/365, y compris le jour de Noël et son anniversaire.

Ne vous arrêtez pas.

Il ne devrait y avoir aucun “entre deux livres.”


Comment rapporter ceci au management de projet ?

Plutôt qu’un parallèle avec l’écriture que je connais peu (même si j’écris sur ce blog tous les jours…), le mien est avec la pratique régulière d’une activité physique.

Si vous courrez ou nagez une fois par mois, vous ne pouvez noter aucune progression, vous repartez de zéro à chaque fois que vous vous chaussez ou enfilez le maillot.

Si vous le faites une fois par semaine, le premier quart d’heure est difficile à chaque session, 2 fois par semaine et chaque entrainement laisse moins de douleur et fatigue, à partir de 3 fois par semaine vous éprouvez du plaisir plus rapidement à chaque session et c’est devenu une habitude qui ne demande plus d’effort de motivation pour y aller.

Ainsi, la séance d’étirements du matin, propice à la méditation, devient un plaisir et une source de dynamisme et de sérénité pour la journée.

Dans les projets

Dans le management de projets, comme dans l’écriture, il est important que le manager de projet mais aussi toute l’équipe projet et chacun de ses membres se préparent avant la fin du projet au suivant. Le propre des projets est d’avoir un début et une fin et il est important selon moi de se positionner avant la fin du projet pour votre challenge suivant.

J’ai vu trop de brillantes personnes terminer avec grand succès un projet, en récolter les lauriers, être encensés, recevoir des awards et autres récompenses, puis se retrouver brutalement le bec dans l’eau sans projet ni job intéressant vers lequel rebondir en profitant de cet élan positif.

Cela peut mener les plus consciencieux et motivés à de sérieux risques de dépression.

Alors, évitons ce piège, commençons à poser nos jalons pour le prochain challenge bien avant que l’actuel ne soit totalement achevé.

Il ne s’agit pas de se disperser mais de planifier son propre avenir et celui des membres de son équipe projet comme on planifie son projet !

Matchware est partenaire de DantotsuPM

Quelles sont vos propres retours d’expérience en la matière ? Attendez-vous toujours la fin complète de votre projet pour en chercher un nouveau ? Pourquoi ?

En Octobre 2019, ces billets parus sur DantotsuPM furent les plus lus.

Les soft skills étaient encore à l’ordre du jour en Octobre: Déstresser, moins se préoccuper de ce que l’on peut penser de nous, mais aussi être courageux et reconnaitre nos limites !

Comment cesser de vous inquiéter de ce que les autres pensent de vous !

Nous voulons tous être aimés et appréciés pour nos nombreux talents, notre vive intelligence, notre bonne nature, notre personnalité brillante.

Mais quand nous commençons à dépendre de ce que d’autres gens pensent de nous et nous mettons leur opinion au cœur de notre succès, nous nous créons des ennuis. Nous commençons à façonner nos vies pour les adapter aux attentes d’autres et à partir de là nous entrons dans un cercle vicieux.

FDF est partenaire de DantotsuPM

Êtes-vous assez courageux pour être stupide ?

se porter volontaireNe pas savoir peut paraître faible. L’ego se cache derrière une façade de connaissances et de compétence.

Ne feignez pas de savoir quand ce n’est pas le cas. La plupart des personnes savent que vous faites semblant de toute façon.

Déstressez votre équipe projet : Protégez-la des demandes contradictoires

La ou le Manager de projet doit clarifier avec toutes les personnes travaillant sur le projet leur charge de travail induite par le projet et les résultats attendus. Il s’agit de bien aligner les demandes dirigées vers les membres de l’équipe projet pour ne pas générer de demandes contradictoires voire conflictuelles. Il peut s’agir de choses aussi simples que des créneaux de réunions en conflit entre projet et équipe opérationnelle, ou encore des journées de formations ou de congés.

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Intelligence émotionnelle et compétences humaines pour le chef de projet du futur par Jean-Louis Rogé

Bien maitriser la gestion des plannings et des risques, savoir utiliser aux mieux les méthodes d’analyse sont des compétences incontournables mais pas suffisantes pour les chefs de projet.

En effet, ces requis historiques sont en train de passer un peu au second plan par rapport à de nouvelles compétences, plus humaines, qui sont demandées avec insistance.

Comment éviter la mort par PowerPoint par David Phillips

Avec sa connaissance et sa passion pour son sujet, David Phillips est devenu la figure de proue suédoise dans l’art de faire des présentations.

 

« La carotte et le bâton VS l’open source : comprendre la motivation » par Émilie Lessire

La carotte et le bâton ont toujours été les principaux leviers de « motivation ».

Que ce soit dans un cadre professionnel – si tu atteins tel objectif, tu auras tel bonus – ou dans un cadre privé – réussis ton année et nous t’offrirons cette console que tu souhaites tant, mais si tu échoues, tu seras privé de sortie jusqu’à tes 25 ans !

Pourtant une autre motivation, bien plus puissante, existe et permet non seulement d’atteindre de bien meilleurs résultats mais également de maintenir cette motivation sur le long terme !

Les 2 motivations qui existent depuis la nuit des temps (ou presque)

Au tout début de l’humanité, la motivation de nos ancêtres était simple : survivre.

Cette motivation n’était, il est vrai, pas très subtil mais très utile ! Et a très bien fonctionné pendant un certain temps.

Puis, à mesure que les êtres humains formaient des sociétés plus complexes, le système a évolué et s’est transformé afin de dépasser la définition de « l’être humain comme une suite de pulsions biologiques », c’est la naissance d’une nouvelle source de motivation, basée sur la recherche des récompenses et l’évitement des punitions. Il s’agit donc d’un système de motivation extrinsèque – l’individu va chercher sa motivation à l’extérieur de lui.

Frederick Winslow Taylor (1856-1915).

Taylor disait du travail « qu’il est principalement constitué de tâches simples et pas particulièrement intéressantes. La seule façon d’obtenir des gens qu’ils les exécutent est de les inciter correctement et de les surveiller attentivement ».

Or, les emplois ont considérablement évolué depuis cette époque.

Cependant, c’est encore ce système de motivation qui prévaut dans la plupart des entreprises…

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Curieux… Étonnant me direz-vous…

D’autant plus que si l’être humain est réellement motivé par la carotte et le bâton, comment expliquer le succès de Wikipedia face à Microsoft Encarta ?

Comment une entreprise surpuissante avec des dizaines de milliers d’employés rémunérés peut-elle perdre le combat face à des personnes travaillant bénévolement pour construire une ressource gratuite ?

De nombreux chercheurs comme Harry F. Harlow, Edward Deci, Bruno S. Frey ont mis en lumière, à l’aide de de nombreuses expériences, un troisième type de motivation : la motivation intrinsèque.

Vers la prise de conscience d’une nouvelle motivation

Il était une fois un petit garçon du nom de Tom Sawyer. Sa tante Polly lui demande de blanchir la palissade à la chaux. Le petit Tom n’a, vous vous en doutez, aucune envie de s’adonner à cette besogne ennuyeuse… Son ami Ben passe par là et commence à se moquer de Tom et de son triste sort. Vient alors une idée à Tom. Il répond à son ami qu’à ses yeux, blanchir la palissade à la chaux est un privilège. Ben lui demande s’il peut l’aider, Tom refuse à plusieurs reprises. Tom est tellement convainquant que bientôt Ben et tous ses amis offrent des cadeaux à Tom pour avoir le privilège de se joindre à lui pour blanchir la palissade.

Mark Twain tire une règle essentielle de motivation de cette histoire : « Travailler c’est faire tout ce qui nous est imposé et s’amuser, exactement l’inverse ».

Une récompense peut donc transformer une tâche intéressante en besogne ennuyeuse et d’un jeu, elle peut faire un labeur : c’est l’« effet Sawyer ».

La motivation intrinsèque s’appuie sur une tendance inhérente pour un individu à rechercher la nouveauté et les défis, à développer et exercer ses capacités, à explorer et apprendre. À cela s’ajoute notre besoin inné de diriger notre propre vie, d’apprendre et de créer de nouvelles choses et de mieux réussir.

Pour revenir à notre exemple de Wikipedia, il n’est pas le seul à s’être emparé du marché selon ce modèle. Firefox, Linux, Apache, Freemind, OpenOffice, entre autres, sont d’autres exemples d’open source.

Mais pourquoi et comment ces modèles peuvent-ils venir concurrencer de puissantes entreprises internationales ?

Comprendre la motivation intrinsèque par l’open source

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Karim Lakhani, professeur de management au MIT et Bob Wolf, consultant du Boston Consulting Group ainsi que 3 économistes allemands qui ont étudié des projets d’open source dans le monde entier, ont enquêté auprès de développeurs de logiciels open source afin de savoir ce qui les incitait à participer à de tels projets.

Les principales motivations étaient le sentiment d’être créatif, de collaborer avec d’autres personnes, l’état d’implication et de réussite optimale (appelée flow), le plaisir de relever le défi de résoudre un problème logiciel donné et le désir d’offrir un cadeau à la communauté des programmeurs.

Bien entendu, toute personne travaillant sur un logiciel open source le fait à titre gratuit mais cela n’exclut pas d’obtenir certaines récompenses extrinsèques comme se faire une réputation, aiguiser ses compétences et/ou accroître sa valeur sur le marché du travail.

Mais pour nombre d’entre eux, c’est la motivation intrinsèque qui guide leur choix de participer à ce type de projet.

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Si vous gérez une équipe, réfléchissez donc à deux fois avant de proposer des récompenses afin de ne pas être victime de l’effet Sawyer et voyez plutôt d’abord si votre équipe n’est pas déjà et « simplement » motivée par le challenge que représente le projet et le plaisir de travailler ensemble dans un but commun !

Si le sujet de la motivation vous intéresse, je vous encourage à lire le fabuleux livre de Daniel H. Pink « la vérité sur ce qui nous motive »

Émilie Lessire, Business coach et architecte digital
Visitez son site Internet

Émilie accompagne les dirigeants de PME et leurs équipes à devenir LA référence incontournable de leur marché grâce, entre autres, au digital. Au travers de ses accompagnements mais également de formations et de conférences, elle encourage et motive les dirigeants et leurs employés afin d’obtenir de meilleurs résultats dans la joie et la bonne humeur.

Relisez ou découvrez ces billets sur la motivation déjà parus sur ce blog

 

Intelligence émotionnelle et compétences humaines pour le chef de projet du futur par Jean-Louis Rogé

Bien maitriser la gestion des plannings et des risques, savoir utiliser aux mieux les méthodes d’analyse sont des compétences incontournables mais pas suffisantes pour les chefs de projet.

En effet, ces requis historiques sont en train de passer un peu au second plan par rapport à de nouvelles compétences, plus humaines, qui sont demandées avec insistance.

De fait, les transformations rapides et en profondeur qui se produisent au sein des entreprises exigent des chefs de projet une maîtrise des émotions et une capacité d’adaptation sans précédent.

Voyons quelques bonnes pratiques pour être prêt à relever ce nouveau défi.

Intelligence émotionnelle

Il faut commencer par comprendre et connaitre ses propres émotions pour ensuite essayer de les utiliser afin d’atteindre des objectifs concrets.

Il est clair que nous ne pouvons pas espérer contrôler nos ressentis si nous ne les comprenons même pas !

Débutons avec une technique simple pour prendre conscience de notre état d’esprit.

Réfléchir et donner un nom aux sentiments

Se poser pour éviter les réactions trop impulsives

Il est indispensable de nous accorder une très courte pause pour réfléchir à ce que nous ressentons. Ce simple fait permet d’éviter des réactions impulsives qui sont très souvent négatives et que l’on peut regretter par la suite.

Et si ensuite nous faisons l’effort de donner un nom à notre état d’esprit, nous pourrons par la suite le reconnaitre .

Une fois que nous avons appris à mieux contrôler nos émotions, nous passons à l’étape suivante.

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Identifier les modèles récurrents

Donc, si nous prenons la bonne habitude de donner un nom à nos sentiments, par la suite et naturellement, nous ferons des rapprochements avec des moments déjà vécus.

Cela nous permettra de nous dire : « Quand telle situation se produit ma réaction habituelle est … »

Nous venons tout simplement de comprendre notre comportement face à une situation qui se répète parfois au quotidien.

Il ne nous reste plus qu’à décider comment nous voulons agir dans chaque situation.

Il faut comprendre la spirale dans laquelle on se trouve pour pouvoir en sortir.

Choisir la réaction adaptée

Dans le cas où nous voulons uniquement maitriser notre réaction lorsqu’il n’y a pas d’autres personnes impliquées, nous pouvons envisager des comportements types qui vont nous aider.

Comme par exemple :

Quand je reçois une mauvaise nouvelle si ma réaction habituelle est de me décourager, le comportement type envisagé est : « J’essaye de trouver les aspects positifs et de limiter au maximum les conséquences des points négatifs. »

Mais parfois la situation est plus complexe et des compétences additionnelles sont nécessaires… Voyons de quoi il s’agit sans plus attendre.

Compétences humaines

Les outils et la technologie ne suffisent pas! Pour que nos réactions soient réellement adaptées aux interlocuteurs dans une situation donnée, il faut nous y préparer.

Pour y parvenir il vaut mieux travailler certaines compétences humaines, souvent connues comme soft skills, parfois difficiles à trouver chez un chef de projet et pourtant si recherchées.

Elles nous permettent aussi de nous préparer à de nouveaux défis dans votre vie professionnelle, comme par exemple aspirer à diriger un PMO (Project Management Office).

J’en ai choisi trois pour vous, les plus utiles à mon sens.

#1 – Leadership

Un vrai leader est l’interlocuteur privilégié, celui que tout le monde écoute et suit. Mais pour exercer réellement ce rôle si envié il faut travailler certaines attitudes.

Expliquer au lieu d’ordonner

Si on veut que quelqu’un suive nos thèses il faut d’abord qu’il les comprenne. Soyez clair et direct dans vos explications, prenez le temps de vous assurer que votre interlocuteur a vraiment compris votre message.

Démontrer par l’exemple
suivre la bonne direction
montrez l’exemple

Nous ne sommes pas crédible si nos agissements ne sont pas cohérents avec nos propos. Vous constaterez que si vous êtes conséquent avec vous-même et que vous le prouvez, votre équipe comprendra mieux votre message et vous écoutera.

Être positif

Même si on n’a pas la solution, il faut avoir une attitude confiante. Les autres vous regardent, essayez de voir le côté positif des choses et de le montrer à vos interlocuteurs. Cela permet de créer une dynamique constructive, nécessaire pour établir une relation de confiance avec les autres.

#2 – Communication

Communiquez en permanence : Des messages courts, ciblés et centrés sur l’essentiel.

Pour cela, réfléchissez bien sur le contenu, décidez très clairement l’information que vous voulez passer : Puis, centrez-vous sur celle-ci.

Communiquer l’est pas un exercice unidirectionnel, il faut écouter les retours

Mais, en l’occurrence, l’information doit parfois être plus détaillée et structurée. Au début d’un projet, par exemple, les acteurs veulent tout savoir pour être guidés dans la nouvelle aventure qui commence.

Et là, il faut être très habile: Il s’agit de rentrer dans les détails sans s’y perdre.

Voici une façon très efficace d’y parvenir : Au préalable, réfléchissez, écrivez tout ce que vous avez à dire sur le sujet, sans limites. Ensuite relisez-vous et ne soulignez que ce qui peut le plus intéresser vos interlocuteurs. C’est à partir de cette base qu’il faudra communiquer !

#3 – Motivation

Il faut nous motiver nous-mêmes avant tout !

Concentrez-vous sur vos objectifs

Prenez le temps d’énumérer et de visualiser les étapes à suivre pour les atteindre. Imaginez-vous en train de tout réussir exactement tel que vous l’avez planifié. Pensez positif le plus souvent possible car cela vous maintient actif et motivé.

Et maintenant transmettez la motivation autour de vous

Il faut d’abord savoir reconnaitre les points forts de vos interlocuteurs. Ensuite il ne vous reste qu’à les mettre en valeur, sans oublier d’encourager en permanence, pour motiver durablement les autres !


À retenir

Le côté humain des chefs de projet est de plus en plus mis en valeur. En effet la nature et la complexité des projets exigent de nouvelles compétences. Un nouveau défi voit le jour pour les project managers qui doivent se pencher sur la gestion des émotions et de leurs propres réactions.

Un univers bien loin des aspects techniques mais tout autant passionnant, qui peut être maitrisé, on a pu le voir, en appliquant de bonnes pratiques et en travaillant sur certaines compétences.


Jean-Louis Rogé

Jean-Louis ROGÉ est Ingénieur informatique et Directeur des services d’informations (DSI). Il a été PCO (contrôleur de projet), responsable de la planification, de la mise à jour et du contrôle de projets pendant plus de 20 ans dans différents secteurs d’activités tels que les télécoms, la grande distribution et le service public. Il partage ses expériences et conseils sur son blog : http://www.comment-reussir-mon-projet.com/

Et vous pouvez également le suivre sur Twitter : https://twitter.com/ReussirProjet

Libérons l’initiative de tous en entreprise pour faire face au monde VUCA

Lors du dernier forum National du PMI France, les chanceux participants ont pu écouter et échanger avec Isaac Getz !

Voici une interview de Isaac GETZ : Comment libérer l’entreprise et l’initiative de tous pour faire face au monde VUCA

Pour aller plus loin, revisionnez cette émission sur ARTE sur les entreprises libérées

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J’ai noté lors de la session que les travailleurs désengagés sont très nombreux. Bien plus nombreux que je ne le pensais ni ne le constate tous les jours au boulot. Peut-être ne vois-je que la surface et le présentéisme masquerait un peu le niveau de démotivation, mais je le pense pas.

Selon le Gallup Report « State of the Glogal Workforce »

  • 69% seraient désengagés dont
  • 25% activement désengagés pour seulement
  • 6 % de travailleurs engagés.

La définition du travailleur désengagé pourrait être: « Il vient au travail pour partir« .

Alors que l’ « activement désengagé » souhaite en plus décourager les autres.

Libérer l’entreprise est une aventure !

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S’affranchir des pratiques fondées sur la méfiance et le contrôle pour co-inventer un mode d’organisation fondé sur la responsabilité et la liberté est une vraie épreuve. On se demande alors si toutes les entreprises peuvent devenir des entreprises libérées. Mais il y a une question plus pertinente : « Tous les leaders peuvent-ils devenir des leaders libérateurs ? ».

Pour aller plus loin, lisez le livre de référence sur l’entreprise libérée écrit par Isaac Getz.

De nombreuses présentations de cette journée de management de projet sont disponibles sur le site du PMI France
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qu’est-ce qui nous motive réellement ?

Une superbe vidéo d’une durée de 10 minutes de Cognitive Media par Daniel Pink.

Quel coup de crayon !

La motivation des membres de l’équipe projet étant au cœur des préoccupations du chef de projet, je pense que tout comme moi, vous serez sensibles à cet exposé.

Dan Pink liste les axes principaux de motivation qu’il a observés : autonomie, reconnaissance, maîtrise de son métier, travail sur une activité qui a du sens…

J’avais déjà partagé cette vidéo en anglais avec vous il y a 9 ans et cette version est une traduction en français réalisée par COACH AGILE que je remercie de ses efforts !

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un(e) manager de projet est un(e) équilibriste !

Les managers de projets sont souvent sur la corde raide entre la satisfaction des désirs de leurs clients et leur compréhension (et celle de leur équipe) de ce qu’il est réellement possible de faire.

Le manager de projet est soumis à des pressions constantes et parfois contradictoires de ses clients, équipiers et sponsors.

Comment trouver le juste milieu entre la nécessaire réalisation des objectifs du projet et le maintien de la motivation de son équipe ?

L’équilibre est difficile à trouver entre :

  • Objectifs projet et motivation de l’équipe
  • Écoute et discipline d’exécution
  • Désirs des sponsors et réalités terrain
  • Prise de risque et sécurisation
  • Attention aux détails et vue d’ensemble
  • Persévérance et flexibilité

Une part importante de la réussite est dans l’écoute des membres de l’équipe et elle doit s’accompagner une ferme discipline dans l’exécution des tâches et de respect des jalons du projet. Il faut donc discuter, écouter et expliquer (encore et encore) à toutes les parties prenantes et au sponsor, tout en maintenant le bon niveau de pression pour obtenir les résultats escomptés.

Les passages de jalons du projet, la production de livrables intermédiaires ou même partiels, les partages de retours positifs des commanditaires sont autant d’opportunités à exploiter pour motiver l’équipe et l’ensemble de la communauté projet en célébrant ces résultats.

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Les compromis sont nombreux au cours d’un grand projet pour réussir ce juste équilibre entre désirs et réalités.

Les meilleures pratiques pour les jalons de projet par Jason Westland @projectmanager.com

Les jalons sont de véritables trésors : Comment pouvez-vous utiliser au mieux des jalons pour assurer le succès de votre projet ?

Un jalon de projet est un outil puissant pour marquer et évaluer la progression du projet. Représenté par une forme en losange dans les logiciels de diagramme de Gantt, ces trésors indiquent des points clefs dans le plan de projet, comme la fin d’une phase ou une date butoir pour un élément à livrer.

Alors, comment pouvez-vous utiliser au mieux des jalons pour assurer le succès de votre projet ?

Les jalons dans la méthode Hermès

Planification

En préparant un échéancier de projet (idéalement sur un diagramme de Gantt), il est important de positionner dans le bon ordre les jalons de projet pour définir des cibles atteignables, marquer les différentes phases du projet et indiquer des événements clefs comme un lancement d’un produit ou une réunion avec le client.

Évaluation

Chaque fois que vous atteignez un jalon, il est important de comparer votre progression réelle par rapport au plan prévisionnel. Plus tôt vous pouvez découvrir des erreurs dans votre exécution de projet, plus tôt elles peuvent être corrigées. Utilisé ainsi, les jalons deviennent critiques pour évaluer les membres d’équipe et définir le succès du projet.

Motivation

la motivationIl peut être tentant d’abuser des jalons de projet pour créer un sentiment d’urgence dans votre équipe. Mais si vous vous reposez trop sur les jalons, ils perdront de leur importance, les rendant plus faciles à ignorer. Placez-les intelligemment, d’habitude aux derniers délais sur les livrables majeurs ou à la fin de phases de projet. Vous constaterez que vous pouvez garder votre équipe motivée à faire son maximum pour atteindre ces buts.

Célébration

célébrer féterComme votre équipe s’approche d’un jalon, vous constaterez que chacun pousse un peu plus fort pour atteindre cette cible. Une fois que vous atteignez ce jalon, il est temps de le célébrer ! Indépendamment de comment vous célébrez, assurez-vous de démontrer votre appréciation envers votre équipe. Ainsi, chacun reste motivé et va poursuive ardemment vers le prochain jalon de votre projet.

Témoignage additionnel

Dans cette brève vidéo, Tom Peters parle même d’art de définir et poser des jalons dans tous nos projets professionnels comme privés.