Un webinaire et papier blanc de Melanie Franklin nous donnent un aperçu de l’impact des approches agiles sur la façon dont nous gérons le changement !

L’utilisation d’une approche Agile est pertinente pour tout type de changement, et pas seulement pour les changements technologiques.

Melanie le précise parce que, trop souvent, on a l’impression que Agile ne s’applique qu’aux projets des nouvelles technologies.

Les principes et techniques d’Agile ont été largement adoptés dans l’ensemble de la communauté informatique, mais les initiatives de restructuration des entreprises, de changement de localisation, d’acquisition et de rationalisation des processus bénéficient toutes d’Agile.

En effet, Agile est une façon de travailler qui permet de décomposer un objectif en petits étapes, chaque pas (ou Sprint en approche Scrum) menant à une réalisation qui peut être utilisée, davantage développée et construite.

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Papier Blanc en anglais pour entrer dans les détails

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pour en apprendre davantage sur Disciplined Agile Delivery (#dad) !

Cette brève vidéo donne un aperçu du cycle de vie agile de base avec Disciplined Agile Delivery qui est l’application la plus courante de DA.

Relisez le billet « Voici pourquoi le PMI a acquis DA« 

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Commençons bien l’année, faisons un peu de ménage dans notre « product backlog » !

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai remarqué que nous indiquons rarement une date ou raison de péremption sur nos besoins utilisateurs et autres user stories…

Hors, il n’est pas si rare qu’après une certaine date, jalon projet ou événements internes ou externes, certains des besoins précédemment exprimés (et toujours en attente dans le product backlog) ne soient plus d’actualité.

Qu’en pensez-vous et comment traitez-vous ce problème ?

Est-ce en amont, en indiquant sur la user story une date ou les raisons pour lesquelles elle pourrait devenir inutile ?

Est-ce périodiquement lors de grands « ménages » saisonniers ?

Ou bien, serait-ce plutôt de manière opportuniste, lors par exemple d’un changement d’application de gestion du product backlog ? Ou d’arrivée d’un nouveau product owner, scrum master… ?

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Agile, c’est aussi et surtout commencer par faire simple avant d’améliorer, d’automatiser et d’optimiser.

Je vous l’accorde volontiers, il ne s’agit pas avec Agile d’oublier que la complexité est bien réelle ni de l’ignorer…

Mais, il faut savoir commencer petit puis apprendre en marchant si l’on veut tirer rapidement bénéfice des avancées même modestes.

Par exemple, vous pouvez trouver acceptable d’avoir des paramétrages codés en dur dans la première version du logiciel, ou bien des capacités réduites de personnalisation, ou encore un seul profil/persona utilisateur…

Ou des choix de coloris limités pour vos premières productions.

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Devrions-nous adopter certaines des approches de « triage » utilisées dans les services des urgences des hôpitaux pour définir nos MVPs ?

Livre sur Amazon

Darria Long, médecin urgentiste, explique les principales leçons tirées des urgences de l’hôpital sur la gestion du stress, du chaos et de la vie.

Le Dr. Darria Long Gillespie est un médecin d’urgence formé à Yale et Harvard, auteur du livre à succès « Mom Hacks ».

Vous avez toujours voulu savoir ce qu’est et n’est pas un Scrum Master, voici une vidéo faite pour vous.

Avec l’essor massif de l’Agilité dans les organisations et plus particulièrement de la méthode Scrum, un nouveau rôle est apparu : Scrum Master.

Et avec ce rôle de nombreuses questions:

  • Peut-il développer ?
  • Est-il chef de projet ?
  • Est-il le responsable des développeurs ?
  • Comment s’interface-t-il avec les utilisateurs et le Product Owner ?
  • Quelles sont ses missions ?

Cette vidéo devrait vous permettre de faire le tri entre les mythes et les réalités qui entourent ce rôle.

En bonus vous repartez avec quelques outils bien pratiques dans votre rôle quotidien de Scrum Master si vous l’êtes et vous comprendrez mieux ce rôle si vous ne l’êtes pas !

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Montez ou restez dans le train SAFe© avec la 5.0 !

Téléchargez la présentation “What’s New in SAFe® 5.0 ?”

SAFe permet de monter à l’échelle dans l’implémentation de méthodes Agile et de mettre en place gouvernance projet et programme robuste.

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Ce jeu de transparents présente une vue assez détaillée de tous les changements introduits dans le SAFe Framework©.

Téléchargez le document: https://v5preview.scaledagileframework.com/?ddownload=41425
© Scaled Agile, Inc.

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Dans les projets liés à la conception de produits et services, la priorisation est plus Art que Science

Il n’y a pas d’approche de priorisation foncièrement mauvaise ni systématiquement bonne mais il y a des incontournables.

Prioritization is More Art Than Science

http://www.cleverpm.com/2018/10/05/prioritization-is-more-art-than-science/ par The Clever PM

Un challenge très commun chez les managers de produit de tous niveaux d’expérience est de comprendre et mettre en œuvre une certaine forme de processus répétable autour de la priorisation.

Certaines personnes prennent une approche très légère, elles font des décisions basées sur leur propre expérience, données et conviction sur la direction du produit.  D’autres prennent une approche beaucoup plus rigoureuse, appliquant des scorecards et autres mesures « objectives » à travers une pléthore de différentes métriques potentielles.

Je dois ici vous dire qu’il n’y a rien de mauvais avec n’importe laquelle de ces approches, mais il m’est aussi apparu clairement au cours de mes années de  manager de produit qu’il n’y a aucune solution miracle pour vous assurer que vos décisions de priorisation seront bonnes plus souvent que mauvaises.

Trop compter sur des systèmes et des scores aboutit souvent seulement à un faux sentiment de sécurité que « le processus » était bon, quand en creusant vous constaterez que ces “scores objectifs” ne sont rien plus qu’un système avec lequel jouer.

Il y a cependant 3 choses dont je pense que chaque système de priorisation devrait tenir compte.  Aussi, sans plus de cérémonie, discutons valeur, difficulté et instinct

#1 – Prioriser c’est prendre en compte la valeur

Si nous pensons au problème racine que nous essayons de résoudre avec nos efforts de priorisation, ce devrait être que nous essayons de livrer la plus grande valeur possible, aussi rapidement que possible, en apportant des bénéfices à nos utilisateurs finaux et clients.  Si c’est votre but (et si ça ne l’est pas, honte à vous !), alors l’un des facteurs les plus importants à considérer dans vos efforts de priorisation est la valeur que cette chose apportera vraiment.

Apporter la plus grande valeur possible, aussi rapidement que possible à nos clients.

Certains lui donnent une valeur numérique, d’autres utilisent une valeur monétaire — quoique ce soit qui marche, tant que vous considérez combien de valeur vos efforts vont délivrer.  Cependant, baser vos décisions seulement sur la valeur marchande peut souvent aboutir à une dépriorisation de la dette technique et des investissements d’infrastructure. S’il vous plaît, pour l’amour de toute puissance supérieure en laquelle vous croyez, n’en soyez pas la victime.  Bien que la dette technique et l’infrastructure pourraient ne pas avoir la valeur évidente pour le client, échouer à investir le nécessaire dans celles-ci causera l’échec de votre produit à un certain point critique pour un certain client critique.  Si vous utilisez la valeur pour le client comme unique ou principale métrique, assurez-vous s’il vous plaît que vous avez un groupe de taches séparé pour le travail qui vous permet de rembourser votre dette technique et investir dans des améliorations d’infrastructure.  Ayez confiance en moi, vous respirerez beaucoup plus librement en sachant qu’il n’y a pas un certain item technique inconnu qui va causer un effondrement général au plus mauvais moment possible.

#2 – Prioriser c’est prendre en compte la difficulté

Alors que la valeur pour le client est importante, il est également important que nous comprenions la quantité de travail qui va entrer dans toute nouvelle fonctionnalité ou amélioration de notre produit.  Peu importe combien la valeur client est incroyablement élevée, si vous ne parviendrez jamais en réalité à compléter le travail à temps pour capitaliser sur cette opportunité.  Trop souvent, des managers de produit décident seuls de la difficulté de quelque chose sans impliquer quelqu’un côté développement, support, ou équipes de livraison : C’est une erreur de débutant que même les managers de produit avec plus de 10 années d’expérience font tout le temps (oui, je la fais aussi parfois).

Attention au mirage venu de la seule imagination du manager de produit sans réelle prise en compte de la faisabilité.Évaluer l’effort exigé pour ajouter une  fonctionnalité ou une capacité est plus précis quand réalisé en impliquant les gens qui feront effectivement le travail. Ils connaissent leurs capacités mieux que vous, ils connaissent la technologie mieux que vous, ils connaissent le code existant mieux que vous, etc.  Cela ne signifie pas que vous devez tout décomposer en tâches, ou même en histoires utilisateur mais cela veut dire que vous devez consulter vos équipes techniques pour avoir une meilleure idée de combien une fonctionnalité est « grande », ou combien de temps il leur faudrait pour la produire.  Quand nous devons évaluer la difficulté de résoudre un problème, assurons-nous que nous nous basons sur des experts et n’utilisons pas simplement nos propres opinions qui seront plus souvent fausses que correctes.

#3 – Prioriser c’est aussi suivre son instinct

Des données objectives et quantitatives sont des apports épatants dans tout processus de priorisation et plus de données vous pouvez obtenir, meilleures vont probablement être vos décisions.  Mais il y a aussi un aspect inexprimable à la priorisation qui fait de ce processus tout entier plus un art qu’une science.  Franchement, si tout ce qu’il fallait était des données objectives déposées dans un tableau qui donne un score alors vous n’auriez pas vraiment besoin de managers de produit pour mener vos efforts de priorisation.  Vous auriez un système basé sur l’Intelligence Artificielle qui considère vos idées, prend toute les données disponibles et vous dit exactement que faire et précisément quand le faire.  Heureusement pour ceux d’entre nous qui avons choisi le Management de Produit pour carrière, ce n’est pas le cas.

Il y aura toujours une partie d’analyse subjective quand on regarde les données et prend des décisions sur si vraiment la direction que nous indiquent  les données signifie réellement quelque chose dans le schéma d’ensemble.  J’ai travaillé dans des environnements où les décisions ont été prises par des résultats d’étude Six Sigma, des tableaux, un processus « objectif » de collecte de données et celles-ci ont poussé des fonctionnalités que personne ne voulait ni ne se souciait et en gaspillant des ressources techniques.  L’équipe de Management de Produit savait qu’il y avait de meilleures options, savait qu’il y avait d’autres données subjectives pour soutenir ces efforts, mais a été forcée de se taire et de “laisser marcher le système”.  Mais il n’a pas fonctionné, parce qu’il a ignoré l’expérience globale que de bons managers de produit apportent à la table.  Un bon manager de produit sait quand insérer l’instinct et l’expérience dans l’équation et changer ou réarranger des choix basés seulement sur des données « objectives ».

Sans instinct, sans le ressenti dans ses tripes, seuls les choix apparemment les plus sûrs seront adoptés et l’innovation jetée par la fenêtre.

SAFe 5.0, une brève avant-première par Henny Portman

Elle arrive bientôt, la nouvelle version de SAFe !

SAFe 5.0 brief preview

https://hennyportman.wordpress.com/2019/10/08/safe-5-0-brief-preview/ par Henny Portman

Au début 2020, une nouvelle version de SAFe sera disponible. Elle est, comme d’habitude, entièrement compatible avec la version précédente SAFe 4.6, permettant une migration en douceur.

Il y a maintenant 7 compétences fondamentales qui permettent l’agilité dans le business. Certaines sont repositionnées et restructurées et 2 nouvelles compétences étendent SAFe afin qu’il englobe l’entreprise toute entière et permettent l’agilité d’affaires. Voir la nouvelle grande image de SAFe.

Les deux nouvelles compétences sont : Culture d’Apprentissage Continu (Continuous Learning Culture / CLC) et Agilité Organisationnelle (OA).

La Culture d’Apprentissage Continu est basée sur trois dimensions : L’Organisation Apprenante (vision partagée, systems thinking, modèles mentaux, apprentissage dans l’équipe, maîtrise personnelle), l’Amélioration Inexorable (un sentiment constant de danger, optimisation de l’ensemble, culture de résolution de problème, Prise de recul aux événements marquants principaux, l’amélioration basée sur les faits) et la Culture d’Innovation (les gens innovateurs, le temps et l’espace, aller voir, expérimentation et réactions, pivoter sans pitié ni culpabilité, innovations à contre-courant).

Les trois dimensions d’Agilité Organisationnelle sont : des gens pensant LEAN et des équipes agiles (house of lean, principes SAFe, Manifeste Agile), des Opérations LEAN (temps de traitement –temps d’attente – temps de traitement) et Agilité de Stratégie.

L’ancienne compétence DevOps et release on demand est maintenant appelée Livraison de Produit Agile (Agile Product Delivery). Ici nous voyons des développements sur la Cadence, la livraison sur demande, DevOps et le Pipeline de Livraison en Continu. Une nouveauté est  la Position Centrée sur le Client Customer Centricity qui comprend : étude de marché, design avec l’utilisateur) et Design Thinking dans la Livraison Agile de Produit.

Livre sur mazon

Les équipes business de l’entreprise montent maintenant ‘sur le train’ et participent à la livraison et au support de solutions business innovantes. Ces équipes adoptent les valeurs, principes et pratiques Lean et Agiles.

Un dixième principe SAFe est ajouté : S’organiser autour de la valeur. Ce principe est basé sur Kotter ‘dual operating system’ comme décrit dans son livre XLR8 – Accelerate. Building strategic agilty for a faster moving world.

Si je prends une vue d’ensemble de la forêt agile, je replace SAFe pour souligner que SAFe couvre maintenant, au niveau produit, cible produit ainsi que le choix de culture.

Voir Bird’s eye view on the agile forest blog pour l’article complet.

Voir le Scaled Agile website pour plus d’information sur SAFe 5.0

Guide Kanban pour les équipes Scrum par Scrum.org

Un tout nouveau guide disponible gratuitement et traduit en français.

 

à télécharger en ligne

L’approche Kanban, orientée flux, peut améliorer et compléter le cadre de travail (Framework) Scrum ainsi que sa mise en œuvre. Les équipes peuvent ajouter des pratiques Kanban complémentaires, qu’elles débutent avec Scrum ou l’utilisent déjà.

Le Guide Kanban pour les équipes Scrum est le résultat d’une collaboration entre des membres de la communauté Scrum.org et des leaders de la communauté Kanban.

Ensemble, ils supportent Le Guide Kanban pour les équipes Scrum. Ils partagent la conviction que les professionnels du développement de produits peuvent bénéficier de l’application de Kanban couplée à celle de Scrum.

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MVE et MVP et MMF : Quelle est la différence ?

Livrer souvent un produit certes incomplet mais utilisable et de valeur c’est Agile !

Personnellement, je ne connaissais ni MVE ni MMF et je trouve que ces concepts sont utiles pour préciser ce que l’on cherche à réaliser et surtout ce que l’on peut ou pas livrer aux clients et utilisateurs. L’idée des spikes sur une journée pour préciser les besoins me parait également très intéressante.

MVE and MVP and MMF: Defining the Difference

https://blog.gurock.com/mve-and-mvp-difference/  par Catherine Nest

Source : Egg Lighting

La promesse des approches agiles est de livrer quelque chose souvent. Nous livrons, ainsi nous pouvons obtenir des réactions et discuter du reste à faire avec notre client (ou le Propriétaire de Produit / Product Owner). Et, donc nous pouvons évaluer notre processus et notre travail d’équipe tout le temps.

Trop souvent, les gens pensent aux fonctionnalités comme la somme de tout ce qui pourrait être dans ce périmètre. Cependant, nous en avons des alternatives à ce « tout » avec une variété de minimums.

Définissez les divers Minimums

Nous avons beaucoup de « minimums » possibles quand nous pensons aux histoires et plans de travail :

  • MVE, Minimum Viable Experiment – Expérience Viable Minimale : une histoire fournit des réactions pour l’équipe et le propriétaire de produit.
  • MVP, Minimum Viable Product – Produit Viable Minimal : une histoire ou un jeu d’histoires qui apportent assez de fonctionnalités pour que le client puisse les utiliser, même si ce ne sont pas les pleines fonctionnalités.
  • MMF, Minimum Marketable Feature – Fonction Commercialisable Minimale : le plus petit morceau de fonctionnalité qui le client considère de valeur.

Les MVEs peuvent être utiles quand vous voulez savoir si vous devriez même songer à cette partie d’un jeu de fonctionnalités.

Une équipe à la société Acme se débattait avec l’ensemble de fonctionnalités appelé « Rapports ». La fonctionnalité couvrait plusieurs grands rapports : ventes par géographie, par type de produit, agrégées par plusieurs clients et autres.

L’équipe savait qu’elle avait besoin d’une base de données, d’un système de production configurable et de sécurité/protection des données, parce que les clients pourraient accéder directement à certains de ces rapports. Et, chaque client devait avoir ses données protégées. Aucun client ne pourrait voir des données d’autres clients. Ils savaient qu’ils auraient besoin d’au moins deux niveaux de protection pour les clients et en interne à leur organisation.

En essayant d’écrire l’histoire dressant la liste de fonctionnalités des rapports, ils avaient créé plus de 20 histoires, juste pour les rapports client. Ils ont alors décidé qu’ils avaient besoin d’un MVE pour voir ce quels étaient les besoins minimaux pour les rapports clients. Peut-être sur-analysaient-ils le jeu minimal de rapports clients.

Comme ce produit exigeait de la sécurité, tant le MVP que le MMF nécessitaient une base de données avec des fonctionnalités de management de la sécurité. L’équipe savait que pour la base de données, ils auraient probablement besoin de données avant de créer un schéma pour cette base.

Ils ont finalement choisi d’expérimenter avec des données simulées pour voir de quoi les clients auraient vraiment besoin. Puis, ils pourraient élaguer l’arriéré d’histoires.

Les expérimentations créent un accord commun sur ce qui est important

Quand l’équipe a créé son histoire utilisateur originale pour des rapports clients, les membres avaient identifié trois niveaux de sécurité : le vendeur chez le client, le directeur commercial du client (ou tout autre membre de la direction) et les personnels internes de gestion de produit et commercial. Acme avait besoin d’informations sur ses clients et les clients de la sécurité nécessaire pour l’un et l’autre, c’est pourquoi il y aurait des niveaux différents de sécurité.

L’expérimentation initiale était simple : Sur un petit jeu de produits, comment les clients avaient-ils besoin de visualiser les données ?

L’équipe a pensé à simuler les rapports dans un fichier informatique. Puis, un testeur a suggéré qu’ils créent plutôt les prototypes sur papier car ils seraient faciles à changer instantanément, si nécessaire.

L’équipe (incluant le Product Owner) a passé une heure à créer une variété de prototypes papier et de flux de travail qu’ils pensaient que le client voudrait. Ils ont appelé le chef de produit qui avait rencontré un client la semaine précédente. Ils lui ont déroulé les flux.

Le chef de produit a accepté le premier flux et a rejeté les trois suivants et a expliqué pourquoi. Les explications ont surpris tant le Product Owner que le reste de l’équipe. Ils ont appris beaucoup de cette expérimentation et furent capables de reporter à plus tard un certain nombre d’histoires utilisateurs sur les Rapports – le tout en un seul jour de travail.

Puis, ils ont eu besoin de considérer le schéma de la base de données. Ils savaient qu’ils n’auraient pas de MVP sans la sécurité nécessaire. Cela signifiait qu’ils devaient embarquer non seulement la sécurité, mais aussi sa performance.

Les Spikes ont aidé toute l’équipe à apprendre ensemble

Ndlt : Les Spikes sont une invention de la méthode Extreme Programming (XP). C’est un type spécial d’histoire utilisateur qui est utilisé pour acquérir les connaissances nécessaires afin de réduire les risques sur un choix technique, de mieux comprendre une exigence, ou d’accroitre la fiabilité d’une estimation. Une spike a une taille maximale en durée car elle doit tenir dans le sprint qui la contient. À la fin du sprint, la spike sera déterminée comme done ou pas comme toute autre histoire utilisateur. Une spike est un excellent moyen de réduire rapidement les risques et elle permet à l’équipe d’obtenir des retours utilisateurs et de mieux appréhender la complexité.

Copyright 2000 Don Wells

Cette équipe avait essayé les spikes dans le passé et les avait appréciées.

Ils avaient un flux typique
  • L’équipe entière se rencontre 20 minutes maxi le matin (à 9 :00) pour passer en revue l’histoire. L’équipe a souvent besoin de seulement 5 minutes, mais on y alloue 20 minutes.
  • L’équipe décide comment travailler ensemble. Dans ce cas spécifique, deux développeurs travaillent en paire sur le schéma, deux autres membres de l’équipe sur les tests automatisés et l’autre développeur s’assure qu’il créée des outils pour que les testeurs puissent vérifier les résultats dans la base de données. Ils décident de développer et tester directement dans la base avant l’interface utilisateur.
  • L’équipe est séparée en ses sous-groupes et travaille pendant une heure.
  • Toutes les heures, ils se réunissent 5minutes pour un point rapide. Quelqu’un a-t-il été bloqué ? Tout se passe-t-il comme prévu ? Quelqu’un aurait-il besoin d’aide ? Quelqu’un a-t-il terminé et pourrait aider les autres ?

Leurs réunions n’étaient pas des standups traditionnels, où trop souvent, l’équipe se concentre sur la personne. Ces rencontres ont permis aux membres d’équipe de se concentrer sur le travail.

Au point rapide, l’équipe décide si elle a besoin de modifier les sous-équipes pour améliorer le flux du travail. Ils font ceci à chaque heure (avec une pause déjeuner) jusqu’à 16:00 ou quand ils ont terminé, le premier des deux.

L’équipe s’ arrête à 16:00 pour plusieurs raisons
  1. Ils sont fatigués. Ils se sont concentrés toute la journée sur du travail difficile.
  2. S’ils ne peuvent pas « finir » le spike dans la journée, le travail nécessitait probablement plus que même deux journées. Ils ont besoin de se regrouper et de replanifier.
  3. S’ils ont terminé, ils peuvent expliquer ce qu’ils ont découvert au Product Owner.

À la fin de la première journée, ils se sont rendus compte qu’ils auraient besoin d’autres scénarios pour la performance et la sécurité. Il était le temps de discuter de comment ces aspects fonctionnaient ensemble et séparément avec le Product Owner.

Que pourraient-ils reporter en matière de performance, d’autant plus qu’ils n’allaient pas encore exécuter ces rapports sur de gros volumes ?

Les MVPs fournissent des retours à l’équipe

Produit Viable Minimum (MVP)

Le Product Owner mène la discussion d’équipe sur ce qui constitue un réel MVP. Un MVP signifie que les clients devaient être capables d’utiliser ce que l’équipe a livré. Ils choisissent cinq histoires et créent ce premier MVP centré seulement sur le vendeur interne à la compagnie. L’équipe s’attend à recevoir des réactions du personnel commercial sur les fonctionnalités et la performance. Ils utilisent ces retours pour prévoir les MVPs suivants à destination du personnel commercial de la société.

Dans ce cas, le Product Owner décide quel persona est le plus important à quel moment, pour séquencer les MVPs de manière logique. Il faut trouver la balance entre manager les retours de l’équipe et délivrer de la valeur pour les clients.

Les MVPs permettent de créer un produit commercialisable ou MMF

Il faut plusieurs MVPs pour créer une MMF, une Minimum Marketable Feature (Fonction Commercialisable Minimale). Ce MMF fournit assez de valeur (et de cohérence produit) pour trois personae clés : le personnel commercial interne et leurs managers, ainsi que l’équipe de ventes.

Plus petit votre MMF, plus rapide le flux de travail pour le produire.

Vos minimums sont-ils assez petits ?

Je travaille régulièrement avec des équipes qui pensent qu’un MVE est la même chose qu’un MVP et qu’un MMF. Même s’il est possible que les trois soient identiques, le plus souvent ils sont différents.

Je constate que quand les équipes utilisent des spikes d’un jour, apprenant ensemble pendant cette journée, elles sont mieux à même de faire la différence entre ces divers minimums.

A quel point pouvez-vous minimiser votre travail et en maximiser la valeur pour vos clients ?

Livre sur Amazon

Cet article a été écrit par Johanna Rothman. Johanna, est connue comme la “Pragmatic Manager” qui fournit des avis honnêtes sur vos problèmes.

Son dernier ouvrage est “Create Your Successful Agile Project: Collaborate, Measure, Estimate, Deliver.”