L’Impératif du PMO : Transformer l’Excellence de la Recherche en Productivité Durable et en Valeur d’Entreprise Par Pallav Rohatgi

Pourquoi les PMO stratégiques deviennent-ils le système d’exploitation managérial de l’innovation, de l’exécution, de la gouvernance et de la création de valeur mesurable ?

Les organisations échouent rarement par manque d’idées, de technologies, de talents ou d’ambition. Elles échouent parce qu’elles ne parviennent pas à relier de manière cohérente ces ressources à l’exécution, à l’adoption, à la réalisation des bénéfices et à la création durable de valeur.

Un PMO mature permet de combler cet écart.

La prochaine ère de performance des entreprises sera moins déterminée par le nombre de stratégies élaborées que par la capacité à exécuter les bonnes stratégies avec rapidité, discipline, agilité et résultats mesurables.

Les conseils d’administration approuvent des programmes de transformation, les chercheurs développent des innovations de rupture et les équipes dirigeantes investissent dans les plateformes numériques, l’automatisation, l’intelligence artificielle, le développement durable et de nouveaux modèles opérationnels.

Pourtant, de nombreuses organisations peinent encore à convertir ces investissements en gains tangibles de productivité ou en avantages concurrentiels durables.

C’est ce que l’on appelle le fossé de l’exécution.

Ce fossé apparaît lorsque :

  • Les projets sont achevés mais que les résultats attendus ne sont pas obtenus ;
  • Les pilotes réussissent sur le plan technique mais ne sont jamais déployés à grande échelle ;
  • Les rapports démontrent une activité intense sans pour autant générer de valeur d’entreprise ;
  • Les portefeuilles d’innovation se développent plus rapidement que la capacité de l’organisation à les gouverner, les prioriser, les commercialiser et les adopter.

Le Project Management Office (PMO) moderne a évolué précisément pour répondre à ce défi.

Il ne se limite plus au suivi des échéances, au reporting budgétaire ou à la gestion documentaire. Le PMO stratégique agit désormais comme un moteur de création de valeur à l’échelle de l’entreprise. Il aligne la stratégie avec les portefeuilles de projets, affecte les ressources aux initiatives les plus prometteuses, pilote les risques, accélère l’innovation, mesure les bénéfices et instaure les mécanismes organisationnels nécessaires à une productivité durable.

Pour les organisations industrielles et les structures fortement orientées recherche, ce rôle est particulièrement crucial. Les avancées dans l’intelligence artificielle, l’automatisation, les jumeaux numériques, l’Industrie 5.0, le développement durable et la transformation des compétences créent un potentiel considérable.

Le PMO transforme ce potentiel en adoption, en productivité, en valeur économique et en résilience organisationnelle.

Pourquoi les Grandes Idées Ne Suffisent Pas.

Chaque organisation ambitieuse dispose d’un portefeuille d’idées prometteuses.

  • Certaines cherchent à transformer des secteurs entiers.
  • D’autres visent à améliorer la qualité de vie grâce à la recherche.
  • Certaines souhaitent bâtir des chaînes d’approvisionnement plus résilientes, des usines intelligentes, des opérations plus durables ou des expériences clients supérieures.

L’ambition est généralement claire.

La difficulté apparaît lorsque cette ambition doit être traduite en actions coordonnées.

La question que se posent fréquemment les dirigeants est simple :

« Pourquoi n’obtenons-nous pas les résultats attendus ? »

La réponse réside rarement dans un manque de compétences ou de capacités.

Plus souvent, l’organisation est confrontée à :

  • Un trop grand nombre d’initiatives concurrentes ;
  • Une responsabilité insuffisamment définie pour la réalisation des bénéfices ;
  • Une gouvernance fragmentée ;
  • Des prises de décision lentes ;
  • Une faible préparation à l’adoption ;
  • Un manque de visibilité sur les résultats réellement obtenus.

Dans un tel contexte, l’achèvement d’un projet peut donner une illusion de succès.

Une équipe peut déployer une plateforme, lancer un pilote ou clôturer un programme alors que les gains de productivité, les économies de coûts, la croissance des revenus ou les bénéfices environnementaux attendus ne se matérialisent jamais.

La question essentielle n’est donc plus :

« Le projet a-t-il été livré ? »

Mais bien :

« La valeur attendue a-t-elle été créée ? »

Le Défi du Leadership : Exécuter à Grande Échelle.

Les organisations évoluent aujourd’hui dans un environnement de changement non linéaire.

  • L’intelligence artificielle transforme les modes de décision.
  • L’automatisation redéfinit le travail.
  • Les cybermenaces se multiplient.
  • Les investisseurs et les régulateurs exigent davantage de transparence et de responsabilité.
  • Les clients attendent rapidité et personnalisation.
  • Les collaborateurs recherchent du sens, de la flexibilité et des perspectives d’évolution.

Parallèlement, la volatilité géopolitique, les contraintes climatiques, la discipline financière et les risques liés aux chaînes d’approvisionnement obligent les dirigeants à prendre de meilleures décisions dans des délais toujours plus courts.

Dans un tel environnement, l’écart entre savoir ce qu’il faut faire et réussir à le faire devient l’un des principaux freins à la croissance.

  • Une stratégie sans exécution reste une ambition.
  • Une innovation sans adoption demeure une expérimentation.
  • Une gouvernance sans création de valeur devient une bureaucratie.
  • Un investissement sans mesure des bénéfices se transforme en simple dépense.

Le PMO stratégique existe pour rendre l’exécution reproductible.

Il apporte structure, visibilité, rythme et responsabilité. Il aide les organisations à orienter leurs ressources limitées vers les résultats qui comptent réellement. À son meilleur niveau, le PMO ne ralentit pas l’entreprise. Il élimine les frictions qui l’empêchent d’avancer avec confiance.

Du Bureau de Gestion de Projet (PMO) à l’Orchestrateur Stratégique.

Historiquement, les PMOs étaient conçus autour du contrôle.

Ils collectaient les rapports d’avancement, suivaient les jalons, surveillaient les budgets, imposaient des méthodologies et standardisaient la documentation.

Ces activités demeurent utiles.

Mais elles ne suffisent plus pour accompagner les transformations contemporaines.

Le PMO stratégique opère aujourd’hui au croisement de :

  • la stratégie ;
  • la gouvernance ;
  • la gestion des risques ;
  • l’innovation ;
  • la finance ;
  • les opérations ;
  • les ressources humaines.

Il pose des questions fondamentales :

  • Investissons-nous dans les initiatives les plus importantes ?
  • Nos portefeuilles sont-ils alignés sur nos priorités stratégiques ?
  • Mesurons-nous des activités ou des résultats ?
  • Quels risques peuvent compromettre la création de valeur ?
  • Quels pilotes méritent d’être industrialisés ?
  • Comment accélérer l’innovation tout en préservant la confiance et la gouvernance ?

Ces questions dépassent largement le cadre du management de projet.

Ce sont des questions de leadership.

Le PMO devient véritablement stratégique lorsqu’il aide les dirigeants à y répondre à l’aide de données fiables, d’une visibilité claire et d’un soutien décisionnel pertinent.

Le Cadre de Création de Valeur du PMO

Un PMO mature crée de la valeur à travers cinq dimensions interdépendantes.

Une faiblesse dans l’une d’entre elles réduit l’impact de toutes les autres.

1. Valeur Stratégique

Le PMO traduit les priorités de l’entreprise en un portefeuille exécutable.

Il aide les leaders à sélectionner les bonnes initiatives, à les séquencer de manière réaliste et à garantir que chaque programme contribue directement aux objectifs stratégiques.

Ainsi, l’organisation évite de confondre activité et progrès.

2. Valeur Financière

Chaque initiative constitue une décision d’investissement.

Le PMO renforce la discipline financière en améliorant les business cases, en évaluant les coûts d’opportunité, en réduisant les redondances, en suivant les bénéfices réalisés et en réallouant les ressources lorsque la valeur attendue n’est plus crédible.

3. Valeur Opérationnelle

Le PMO crée une capacité d’exécution reproductible.

Il standardise les pratiques essentielles lorsque la cohérence est nécessaire et encourage des approches plus agiles lorsque l’adaptabilité est requise.

Les enseignements tirés deviennent ainsi des routines d’exécution plus performantes.

4. Valeur de Gouvernance et de Management des Risques

Les conseils d’administration et les leaders ont besoin d’une visibilité en temps réel sur les performances, les risques, les dépendances et les décisions critiques.

Le PMO agit comme un système d’alerte précoce reliant stratégie, conformité, risques, performance et création de valeur.

5. Valeur de l’Innovation

L’innovation ne crée de valeur que lorsqu’elle dépasse le stade de l’invention pour atteindre celui de l’adoption et du déploiement à grande échelle.

Le PMO pilote le pipeline d’innovation, accompagne la sélection des pilotes, coordonne les transferts technologiques et transforme les avancées en impacts mesurables sur le marché ou dans les opérations.

L’équation de la valeur du PMO.

Valeur d’Entreprise = Stratégie × Exécution × Gouvernance × Innovation × Réalisation des Bénéfices

Si l’un de ces facteurs tend vers zéro, la création globale de valeur diminue fortement.

La mission du PMO consiste à maintenir ces cinq dimensions étroitement connectées.

Les PMOs au Service de la Transformation Industrielle et de l’Excellence en Recherche.

L’un des défis majeurs auxquels sont confrontées les organisations axées sur la recherche et l’innovation consiste à transformer les découvertes scientifiques et technologiques en valeur économique durable.

Les centres de recherche, les instituts technologiques et les organisations industrielles développent continuellement :

  • Des solutions d’intelligence artificielle ;
  • Des technologies d’automatisation avancée ;
  • Des jumeaux numériques ;
  • Des plateformes de fabrication intelligente ;
  • Des solutions durables et bas carbone ;
  • Des innovations centrées sur l’humain dans le cadre de l’Industrie 5.0.

Pourtant, l’existence d’une technologie innovante ne garantit pas son adoption.

L’histoire économique regorge d’innovations techniquement brillantes qui n’ont jamais généré de valeur significative parce qu’elles n’ont pas réussi à franchir les étapes critiques de la commercialisation, du déploiement et de l’adoption à grande échelle.

C’est précisément à ce niveau que le PMO joue un rôle déterminant.

Il agit comme un mécanisme de transformation permettant de faire évoluer une idée depuis sa phase de recherche jusqu’à son impact économique réel.

Cette progression peut être représentée par la chaîne suivante :

Recherche → Innovation → Adoption → Productivité → Avantage Concurrentiel → Valeur d’Entreprise

Sans gouvernance structurée, cette chaîne est souvent rompue.

Avec un PMO stratégique, elle devient un processus maîtrisé et reproductible.

Transformer l’Excellence Technologique en Centrale de Productivité.

Les organisations les plus performantes ne se distinguent pas uniquement par leur capacité à innover.

Elles excellent surtout dans leur capacité à convertir l’innovation en résultats opérationnels.

Le PMO joue un rôle central dans cette transformation à travers cinq phases complémentaires.

Phase 1 : Management Stratégique du Portefeuille

La plupart des organisations gèrent simultanément des dizaines, voire des centaines d’initiatives.

Certaines concernent la transformation numérique. D’autres visent l’amélioration opérationnelle, la durabilité, l’innovation ou le développement des compétences. Sans une gouvernance adaptée, ces initiatives deviennent rapidement concurrentes. Les ressources sont dispersées. Les priorités se brouillent. La valeur potentielle diminue.

Le PMO stratégique consolide ces initiatives au sein d’un portefeuille unique permettant :

  • Une visibilité globale ;
  • Une meilleure allocation des ressources ;
  • Une hiérarchisation fondée sur la valeur ;
  • Une cohérence entre investissements et stratégie.

Les leaders disposent ainsi d’une vue claire des initiatives qui génèrent le plus fort impact.

Phase 2 : Management de la Réalisation des Bénéfices

De nombreuses organisations célèbrent l’achèvement des projets. Peu célèbrent la réalisation effective des bénéfices. Cette distinction est fondamentale. Un projet peut être livré parfaitement selon le périmètre prévu tout en échouant à produire les résultats attendus.

Le PMO met en place un cadre structuré de réalisation des bénéfices permettant de mesurer :

  • Les gains de productivité ;
  • Les réductions de coûts ;
  • L’amélioration de la qualité ;
  • L’augmentation des revenus ;
  • Les bénéfices environnementaux ;
  • L’adoption par les utilisateurs.

L’attention se déplace ainsi des livrables vers les résultats.

Cette évolution représente l’une des contributions les plus importantes du PMO moderne.

Phase 3 : Commercialisation de l’Innovation

L’innovation ne produit de valeur que lorsqu’elle est utilisée. Le PMO contribue à accélérer la transition entre invention et adoption en coordonnant :

  • Les portefeuilles d’innovation ;
  • Les projets pilotes ;
  • Les partenariats industriels ;
  • Les programmes de transfert technologique ;
  • Les stratégies de commercialisation.

Cette approche réduit considérablement le délai entre la découverte et son impact économique.

Elle améliore également les taux de réussite des innovations.

Phase 4 : Gouvernance de la Transformation Numérique

Les investissements numériques représentent aujourd’hui une part significative des dépenses stratégiques des entreprises. Cependant, les programmes numériques sont également parmi les plus complexes.

Ils impliquent :

  • L’intelligence artificielle ;
  • L’automatisation ;
  • La cybersécurité ;
  • La gouvernance des données ;
  • L’analyse avancée ;
  • Les technologies cloud ;
  • Les plateformes collaboratives.

Le PMO fournit les mécanismes de gouvernance nécessaires pour garantir que ces investissements produisent les résultats attendus.

Il assure :

  • L’alignement stratégique ;
  • La gestion des dépendances ;
  • Le suivi des bénéfices ;
  • La maîtrise des risques ;
  • La cohérence des décisions.

Ainsi, la transformation numérique cesse d’être une succession de projets isolés et devient un véritable programme de création de valeur.

Phase 5 : Transformation de la Productivité Humaine

La technologie seule ne transforme pas une organisation. Les personnes le font. L’échec de nombreuses initiatives de transformation provient moins de limitations techniques que de difficultés d’adoption.

Le PMO contribue à instaurer une culture de performance durable en développant :

  • Des ambassadeurs du numérique ;
  • Des champions Lean ;
  • Des leaders de l’innovation ;
  • Des communautés de pratique ;
  • Des réseaux d’amélioration continue.

Ces mécanismes favorisent l’apprentissage collectif, l’engagement des collaborateurs et la diffusion rapide des bonnes pratiques.

La productivité devient alors une caractéristique culturelle de l’organisation.

Pourquoi la Productivité Est-Elle le Nouvel Avantage Concurrentiel ?

Pendant des décennies, les organisations ont cherché à se différencier par :

  • Leur taille ;
  • Leurs actifs ;
  • Leur présence géographique ;
  • Leurs capacités de production ;
  • Leurs technologies.

Aujourd’hui, ces facteurs demeurent importants mais ne suffisent plus.

Le véritable avantage concurrentiel réside désormais dans la capacité à transformer rapidement les investissements en résultats.

Deux organisations peuvent disposer :

  • Des mêmes technologies ;
  • De talents comparables ;
  • De budgets similaires ;
  • D’opportunités identiques.

Pourtant, leurs performances peuvent être radicalement différentes.

Pourquoi ?

Parce que l’une possède une capacité supérieure d’exécution. Elle sait aligner ses initiatives, prioriser ses ressources, mesurer ses bénéfices et apprendre plus vite.

Le PMO est le mécanisme qui institutionnalise cette capacité.

Il transforme l’exécution en avantage concurrentiel durable.

Le Coût Invisible d’une Mauvaise Exécution.

Lorsque l’exécution est inefficace, les conséquences dépassent largement les dépassements budgétaires ou les retards de planning. Les coûts les plus importants sont souvent invisibles.

Ils incluent :

  • Les opportunités de marché perdues ;
  • Les innovations jamais déployées ;
  • La baisse de confiance des parties prenantes ;
  • La démotivation des équipes ;
  • La fragmentation organisationnelle ;
  • L’érosion de l’avantage concurrentiel.

Ces coûts s’accumulent progressivement. Au fil du temps, ils limitent la capacité de l’organisation à se transformer.

Le PMO agit comme un mécanisme préventif.

Il identifie les obstacles avant qu’ils ne deviennent systémiques et aide les dirigeants à corriger la trajectoire avant que la valeur ne soit détruite.

La Dimension Humaine de la Création de Valeur.

L’un des aspects les plus sous-estimés du PMO moderne concerne sa dimension humaine.

  1. Les méthodologies sont importantes.
  2. Les outils sont utiles.
  3. Les tableaux de bord sont nécessaires.
  4. Mais aucune transformation durable n’est possible sans les personnes.

Les organisations qui réussissent comprennent que la création de valeur est avant tout une question d’alignement humain.

Le rôle du PMO consiste donc également à :

  • Créer une vision partagée ;
  • Favoriser la collaboration ;
  • Renforcer la confiance ;
  • Éliminer les obstacles ;
  • Donner du sens aux initiatives de transformation.

Lorsque les collaborateurs comprennent comment leur contribution s’inscrit dans une ambition plus large, leur engagement augmente considérablement.

Les projets cessent alors d’être de simples tâches à accomplir. Ils deviennent des leviers de croissance, d’innovation et d’impact collectif.

Le PMO comme Moteur de Croissance Exponentielle.

Les organisations les plus performantes ne considèrent plus le PMO comme un simple centre de coordination de projets. Elles le considèrent comme une capacité stratégique essentielle.

Pourquoi ?

Parce que dans un environnement où la vitesse du changement s’accélère continuellement, la croissance durable dépend de la capacité à exécuter efficacement des transformations complexes tout en maintenant la stabilité opérationnelle.

Le PMO moderne agit comme le moteur qui permet à l’organisation de développer simultanément cinq capacités stratégiques fondamentales.

1 – Agilité Stratégique

La volatilité économique, les avancées technologiques et les évolutions des attentes des parties prenantes exigent une capacité d’adaptation permanente. Les organisations ne peuvent plus se permettre de planifier sur plusieurs années sans ajustement. Elles doivent continuellement réévaluer leurs priorités et réallouer leurs ressources.

Le PMO favorise cette agilité en :

  • Offrant une visibilité en temps réel sur les portefeuilles ;
  • Identifiant rapidement les changements de priorité ;
  • Facilitant les arbitrages stratégiques ;
  • Accélérant les prises de décision.

L’agilité devient alors une compétence organisationnelle et non une réaction ponctuelle.

2 – Résilience Organisationnelle

Les crises récentes ont démontré que la résilience est devenue un facteur déterminant de performance. Pandémies, cyberattaques, perturbations géopolitiques, pénuries de compétences et ruptures des chaînes d’approvisionnement ont profondément modifié l’environnement des entreprises.

Le PMO contribue à renforcer la résilience en :

  • Assurant une surveillance proactive des risques ;
  • Coordonnant les réponses aux crises ;
  • Développant des plans de continuité ;
  • Renforçant la capacité d’adaptation organisationnelle.

Les organisations résilientes ne sont pas celles qui évitent les perturbations.

Ce sont celles qui savent les absorber, s’adapter et rebondir rapidement.

3 – Leadership en Innovation

L’innovation n’est plus un événement occasionnel. Elle est devenue une exigence permanente.

Cependant, les organisations innovantes ne se distinguent pas uniquement par le nombre d’idées qu’elles génèrent. Elles se distinguent par leur capacité à transformer ces idées en valeur.

Le PMO joue ici un rôle central en :

  • Structurant les pipelines d’innovation ;
  • Priorisant les opportunités à fort impact ;
  • Facilitant l’expérimentation contrôlée ;
  • Accompagnant le passage à l’échelle.

Ainsi, l’innovation devient un processus systématique plutôt qu’une série d’initiatives isolées.

4 – Croissance Durable

La création de valeur durable exige un équilibre entre performance économique, impact sociétal et responsabilité environnementale. Les investisseurs, les régulateurs et les clients accordent désormais une importance croissante aux critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance). Le PMO permet d’intégrer ces dimensions dans les processus décisionnels et les programmes de transformation.

Il aide l’organisation à :

  • Mesurer les impacts extra-financiers ;
  • Aligner les investissements sur les objectifs ESG ;
  • Démontrer la création de valeur à long terme.

La croissance devient ainsi durable plutôt que simplement rapide.

5 – Productivité d’Entreprise

La productivité constitue aujourd’hui l’un des indicateurs les plus importants de la compétitivité organisationnelle. Cependant, la productivité moderne dépasse largement les notions traditionnelles d’efficacité opérationnelle.

Elle englobe :

  • La rapidité d’exécution ;
  • La qualité des décisions ;
  • La capacité d’innovation ;
  • L’adoption des technologies ;
  • L’efficacité de la collaboration.

Le PMO agit comme un multiplicateur de productivité en alignant l’ensemble de ces dimensions autour d’objectifs communs.

Pourquoi les Conseils d’Administration Doivent-Ils Repenser le PMO ?

Historiquement, les conseils d’administration ont souvent considéré le PMO comme une fonction opérationnelle. Cette perception est aujourd’hui dépassée.

À mesure que les organisations deviennent plus complexes, les administrateurs ont besoin d’une visibilité accrue sur :

  • L’exécution de la stratégie ;
  • La réalisation des bénéfices ;
  • Les risques émergents ;
  • Les investissements de transformation ;
  • Les performances du portefeuille.

Le PMO est idéalement positionné pour fournir cette visibilité.

Pour les conseils d’administration, il représente :

Le Gardien de l’Exécution Stratégique

Le PMO veille à ce que les initiatives approuvées soient effectivement mises en œuvre et produisent les résultats attendus.

  • L’Intégrateur de la Gouvernance et de la Performance : Il relie les mécanismes de gouvernance aux résultats opérationnels et financiers.
  • Le Facilitateur de la Création de Valeur : Il garantit que les investissements stratégiques génèrent des bénéfices mesurables.
  • Le Radar des Risques : Il identifie précocement les menaces susceptibles d’affecter la performance ou la réputation de l’organisation.
  • Le Catalyseur de la Transformation : Il coordonne les changements organisationnels nécessaires pour soutenir la croissance.

Pour les administrateurs indépendants et les dirigeants, le PMO devient ainsi un partenaire stratégique essentiel.

Le PMO comme Système d’Exploitation de l’Entreprise Moderne

Chaque organisation performante possède un système qui lui permet de transformer ses ambitions en résultats. Ce système n’est pas uniquement technologique. Il est également managérial.

Il relie :

  • Stratégie ;
  • Personnes ;
  • Processus ;
  • Gouvernance ;
  • lnnovation.

De plus en plus, le PMO remplit précisément cette fonction.

Il apporte :

  • De la clarté dans l’incertitude ;
  • De la structure dans la complexité ;
  • De l’alignement dans le changement ;
  • De la discipline dans l’exécution ;
  • De la visibilité dans la prise de décision.

En d’autres termes, le PMO devient le système d’exploitation qui permet à l’organisation de fonctionner de manière cohérente et performante.

Une Nouvelle Vision de la Création de Valeur.

Pendant longtemps, les organisations ont privilégié la planification stratégique.

Aujourd’hui, l’avantage concurrentiel dépend davantage de la capacité à exécuter cette stratégie avec efficacité.

Cette réalité peut être résumée par une équation simple :

Valeur d’Entreprise = Stratégie × Exécution × Gouvernance × Innovation × Réalisation des Bénéfices

Cette formule met en évidence une vérité essentielle :

  • Une stratégie brillante sans exécution ne crée aucune valeur.
  • Une innovation remarquable sans adoption ne crée aucune valeur.
  • Une gouvernance rigoureuse sans résultats ne crée aucune valeur.
  • Une exécution efficace sans alignement stratégique ne crée qu’une performance limitée.

Le PMO est la seule fonction capable d’intégrer durablement ces dimensions dans un cadre cohérent de création de valeur.

L’Avenir Appartient aux Organisations qui Savent Exécuter.

L’histoire économique démontre que les organisations les plus prospères ne sont pas nécessairement celles qui possèdent les meilleures idées.

Elles sont celles qui savent transformer leurs idées en résultats.

À l’ère de l’intelligence artificielle, de l’Industrie 5.0, de la transformation numérique et de l’innovation permanente, cette capacité devient plus importante que jamais.

Le PMO moderne n’est plus simplement un bureau de gestion de projet.

Il est devenu :

  • un moteur d’exécution stratégique ;
  • un facilitateur de transformation ;
  • un accélérateur d’innovation ;
  • un intégrateur de gouvernance ;
  • un créateur de valeur durable.

Il relie la vision à l’action.

La recherche à l’adoption.

L’investissement aux bénéfices.

L’ambition à la performance.

En définitive, les organisations qui réussiront demain ne seront pas celles qui auront uniquement les meilleures stratégies ou les technologies les plus avancées.

Ce seront celles qui auront développé une capacité exceptionnelle à exécuter, apprendre, s’adapter et créer de la valeur de manière continue.

Et au cœur de cette capacité se trouvera un PMO stratégique, mature et orienté vers la réalisation des bénéfices.

Le PMO n’est plus un bureau de projets. Il est devenu le cœur stratégique de l’entreprise moderne et le moteur silencieux de sa croissance durable.

FRAMEWORKS ET RÉALITÉ : CE QUE LE PMBOK® NE PEUT PAS FAIRE A VOTRE PLACE par Yasmine Makhloufi

Intelligence émotionnelle et acuité contextuelle dans le management de projet.

En plus de vous ouvrir les portes, les certifications vous donnent une structure et une façon de penser mais sur le terrain, c’est votre intelligence émotionnelle et votre acuité contextuelle qui font la différence entre un projet livré et un projet réussi.

LE FRAMEWORK QUE PERSONNE N’APPLIQUE VRAIMENT

On les entend souvent, ces chefs de projet désenchantés. Ceux qui ont investi du temps, de l’énergie et parfois beaucoup d’argent dans une certification — PMP®, Prince2® ou autre — pour se retrouver face à une réalité qui ne ressemble en rien à ce qu’ils ont appris. Les processus sont là, sur le papier. Mais sur le terrain, personne ne les suit vraiment : les parties prenantes improvisent, les décisions se prennent dans les couloirs, et le beau framework se retrouve rangé dans un tiroir, aussi inutile qu’un plan d’architecte dans un chantier où personne ne lit les plans.

La frustration est légitime. Mais elle repose sur un malentendu fondamental sur ce qu’est — et ce que n’est pas — une certification en gestion de projet.

LE MALENTENDU

Prenons un exemple qui peut surprendre : la fonction publique. Beaucoup pensent qu’il serait absurde d’y appliquer les principes du PMBOK : trop rigide, trop privé, trop éloigné des réalités institutionnelles. Et pourtant, j’y pilote aujourd’hui un portefeuille de projets territoriaux en m’appuyant précisément sur ce que cette formation m’a appris.

Non pas en l’appliquant à la lettre. Mais en m’en servant comme d’une boussole.

C’est là tout le secret : la plus-value d’une certification n’est pas de montrer que vous savez faire. Elle vous invite à démontrer que ce que vous faites produit de la valeur. C’est exactement ce sur quoi le PMBOK 7 met l’accent avec la notion de livraison de valeur et la distinction entre les outputs (ce que le projet produit concrètement) et les outcomes (ce que les livrables changent réellement dans la vie des utilisateurs et de l’organisation). L’objectif n’est plus de bien livrer un projet, c’est de livrer un projet réussi. La nuance est immense. Elle déplace le curseur de la conformité méthodologique vers l’impact réel.

La certification donne une façon structurée de penser, un socle organisationnel sur lequel s’appuyer. Mais il est nécessaire de laisser l’outil au rang de l’outil.

POURQUOI L’EXPÉRIENCE PRIME

Ce n’est pas un hasard si le PMP exige, pour les profils sans licence, cinq années d’expérience professionnelle avant de pouvoir passer la certification. C’est une reconnaissance implicite de quelque chose que tout praticien sait : sur le terrain, c’est l’intelligence émotionnelle qui prime. C’est la capacité à comprendre le contexte dans lequel on évolue, à saisir les attentes de l’exécutif et des clients, à lire ce qui se joue réellement dans une salle de réunion.

J’ai connu et documenté les plus grands problèmes de livraison de ma carrière. Ils n’étaient jamais des problèmes de framework. C’était toujours des problèmes de personnes, de facteurs humains, de non-dits et de malentendus.

Ce n’est pas un hasard non plus si le PMP consacre 42% de son examen au domaine « People« . La méthode sait où se jouent les vrais enjeux, même si elle ne peut pas les résoudre à votre place.

CINQ RECOMMANDATIONS POUR RENDRE VOS CONNAISSANCES STRUCTURELLES PLUS EFFICIENTES SUR LE TERRAIN

#1 – Analysez chaque situation avec détachement: ressentez.

C’est indispensable pour comprendre ce qui se passe. Mais ne prenez jamais les choses personnellement. Le détachement n’est pas de l’indifférence : c’est la condition pour rester lucide et efficace dans les moments de tension.

#2 – Questionnez clairement les attentes dès le départ, et restez attentif à leur évolution: interrogez vos clients et commanditaires au début de chaque projet.

Documentez leurs attentes explicitement. Si les processus internes ne le permettent pas, un simple compte rendu de réunion partagé à l’ensemble des parties prenantes et validé par elles suffit. C’est ce qui permet de cadrer le scope et d’éviter les malentendus qui coûtent cher en fin de projet. Mais les attentes évoluent : c’est une réalité du terrain. En cas de pivot en cours de route, mettez à jour cette documentation sans attendre. Un changement non tracé est un risque silencieux. Un changement documenté et partagé devient une décision assumée par tous.

#3 – Maintenez une gestion exhaustive et documentée, même sans y être invité: les frameworks internationaux comme le PMBOK recommandent de documenter les décisions, les risques, les parties prenantes et les leçons apprises.

Faites-le, même si votre hiérarchie ne vous le demande pas, même si les outils internes ne l’encouragent pas. Cette documentation est votre vision globale du projet. Elle vous permet de voir l’ensemble là où tout le monde ne voit que des fragments.

#4 – Face aux conflits humains, restez ancré: quand un client adopte une posture difficile ou qu’un conflit émerge au sein de l’équipe, maintenez un ton chaleureux et un discours précis.

Basez-vous sur les faits documentés (reportings, avancements, décisions tracées, …) pour éviter toute escalade. La documentation n’est pas une arme : c’est un ancrage commun qui permet de revenir aux faits quand les émotions prennent le dessus.

#5 – Clôturez toujours par un bilan, même informel: à la fin de chaque projet, qu’on vous le demande ou non, rédigez un bilan.

Documentez les leçons apprises, les points forts, les points faibles. Partagez-le à l’ensemble des parties prenantes. Ce document est une trace pour vous, que l’organisation s’en serve ou pas. Il capitalise sur ce qui a été vécu pour que les projets suivants bénéficient de l’expérience accumulée.

CE QUE LA MÉTHODE NE REMPLACERA JAMAIS

Le PMBOK vous donne la structure. Il vous apprend à poser les bonnes questions et à ne rien oublier d’essentiel. Mais c’est votre intelligence situationnelle, votre présence et votre capacité à vous adapter qui transforment cette structure en résultats.

Le meilleur chef de projet n’est pas celui qui applique le framework à la lettre. C’est celui qui sait s’en inspirer, et sait quand s’en affranchir.

POUR ALLER PLUS LOIN

Cet article est le premier d’une série de quatre « De la méthode à l’impact », consacrée à ce que la gestion de projet est vraiment, au-delà des certifications et des frameworks. Les prochains épisodes aborderont la place de l’intelligence artificielle dans notre métier, le PMBOK à l’épreuve de la fonction publique, et comment toutes ces expériences m’ont amenée à construire mon propre système de gestion de projet sur Notion.

SÉRIE D’ARTICLES « DE LA MÉTHODE A L’IMPACT » :

Article 1 : Frameworks et réalité : ce que le PMBOK ne peut pas faire à votre place

Les certifications vous donnent une structure et une façon de penser, mais sur le terrain, c’est votre intelligence émotionnelle et votre acuité contextuelle qui font la différence entre un projet livré et un projet réussi.

Article 2 : L’IA peut planifier un projet. Peut-elle le ressentir ?

L’intelligence artificielle excelle dans l’analyse et l’automatisation, mais elle bute sur l’essentiel : lire une salle, sentir une tension, adapter sa posture. Ce que le chef de projet fait naturellement reste, pour l’instant, irremplaçable.

Article 3 : PMP dans la fonction publique : quand la méthode doit apprendre à se plier

Appliquer une certification internationale dans un environnement institutionnel contraint, c’est avant tout un exercice d’adaptation. Retour d’expérience sur ce que le PMBOK devient quand il rencontre la réalité de la fonction publique.

Article 4 : Notion, le PMBOK et moi : comment j’ai construit mon propre système

Ni manuel, ni tutoriel — un système né des leçons apprises sur le terrain, des lacunes des outils existants, et de la conviction qu’un bon outil de gestion de projet doit être aussi contextuel que son utilisateur.


Yasmine Makhloufi

Pharmacienne de formation, passée par la recherche sur le cancer et les neurosciences, Yasmine Makhloufi a construit un parcours multi-sectoriel — des laboratoires de recherche au secteur public, en passant par l’entrepreneuriat et le monde privé. Formée au PMBOK et passionnée d’innovation numérique, elle a développé un système de gestion de projet sur Notion qui s’inspire des grands frameworks sans en être prisonnier.

“PMI”, the PMI logo, “PMP”, “PMBOK” and “Project Management Institute” are registered marks of Project Management Institute, Inc

Partenaire de DantotsuPM, CERTyou est le spécialiste des formations certifiantes dont PMP® et bien d’autres.

Scepticisme, surprise et résistance

Ce n’est pas parce que votre innovation dérange les personnes et organismes bien établis qu’elle est mauvaise.

Skepticism, surprise and resistance par Seth Godin

 https://seths.blog/2026/01/skepticism-surprise-and-resistance/

Chaque innovation médicale importante des cinq cents dernières années a été ridiculisée, sapée et ignorée par les médecins et l’institution médical. Chacune d’elles. Le lavage des mains, les antibiotiques et les dangers du tabagisme, pour n’en citer que quelques-unes.

Cela se produit dans tout système où l’expertise est valorisée et où le changement peut être risqué.

Ce n’est pas parce que l’establishment n’aime pas une nouvelle innovation que ce n’est pas une bonne idée.

(D’un autre côté, il y a aussi beaucoup de mauvaises idées que les institutions établies n’aiment pas).

« Quand l’IA devient le vrai décideur — et que personne ne s’en rend compte. » par Alex Gilles Loumedjinon

L’outil ne devrait jamais remplacer le jugement. L’IA est un copilote, pas le pilote.

Un manager m’a partagé récemment une anecdote qui m’a frappé.

Son organisation venait de lancer un chantier de transformation important. Avant le comité de direction, il a passé trente minutes à interroger son outil d’IA sur les arbitrages à faire. Puis il est entré en réunion, a présenté ses conclusions — et pris sa décision. Sans avoir consulté son équipe. Sans avoir sollicité un seul regard terrain.

Ce n’est pas un cas isolé. Dans de nombreuses organisations, c’est devenu un réflexe.

Ce que la recherche révèle — et qui devrait nous alerter

En juin 2025, des chercheurs du MIT Media Lab ont publié une étude qui a fait beaucoup parler. Kosmyna et al. ont équipé 54 étudiants de casques EEG* pour mesurer leur activité cérébrale pendant qu’ils rédigeaient des essais : seuls, avec un moteur de recherche, ou avec ChatGPT.

Résultat : les participants utilisant l’IA affichaient jusqu’à 55 % d’engagement cognitif en moins que ceux travaillant sans outil. Pire : ils se souvenaient peu de leur propre travail. La tâche était accomplie. La pensée, elle, ne s’était pas vraiment déclenchée.

« La tâche était exécutée, et vous pourriez dire qu’elle était efficace », commente Nataliya Kosmyna. « Mais vous n’avez fondamentalement rien intégré dans vos réseaux de mémoire. »

*Casque EEG : Les casques électroencéphalogramme (EEG) sont des outils utilisés dans la recherche en neurosciences qui permettent aux chercheurs d’étudier le fonctionnement et la dynamique du cerveau en temps réel.

Maintenant transposez cela à un comité de direction.

Le paradoxe de la confiance bien intentionnée

Les managers qui délèguent leurs arbitrages stratégiques à l’IA ne le font pas par paresse. Ils le font souvent parce que l’IA paraît objective. Elle n’a pas d’agenda. Elle ne se souvient pas qu’on lui a dit non lors du dernier comité. Et surtout : elle répond vite.

Mais c’est précisément là le problème.

Vasconcelos et al. (2023), dans une étude publiée par l’ACM, documentent ce qu’ils appellent la surconfiance envers l’IA (overreliance) : les décideurs acceptent fréquemment les recommandations des systèmes automatisés même quand celles-ci sont incorrectes — et même quand leur propre expertise leur permettrait de faire mieux. Ce n’est pas un défaut de caractère. C’est une réponse cognitive naturelle face à un outil qui réduit l’effort de décision.

Ce que ça coûte vraiment aux équipes

Les conséquences ne se mesurent pas seulement en qualité de décision. Elles se mesurent en confiance, en engagement, en culture d’équipe.

Selon le rapport State of the Global Workplace de Gallup (2025), l’engagement des managers a chuté de 30 % à 27 % en un an — la plus forte baisse enregistrée. 70 % de l’engagement d’une équipe dépend directement de son manager. Et pourtant, seulement 12 % des employés dans des organisations ayant déployé l’IA estiment que celle-ci a réellement transformé leur façon de travailler.

BetterUp Labs va plus loin dans une enquête publiée dans Fortune (2025) :

« Lorsque les managers sur-utilisent l’IA pour le travail collaboratif, la perception des collaborateurs envers leur manager diminue. »

Les équipes distinguent instinctivement ce qui vient d’un humain de ce qui vient d’un outil. Et elles ne valorisent pas les deux de la même façon.

Reprenez le volant

La bonne nouvelle, c’est que la solution ne demande pas de renoncer à l’IA. Elle demande de clarifier qui fait quoi.

Kolbjørnsrud (2024), dans la California Management Review, propose un cadre éclairant : l’IA excèle à traiter des données et identifier des patterns, l’humain apporte le jugement contextuel, le raisonnement éthique et la capacité à naviguer l’ambiguïté. Les deux sont complémentaires — à condition que l’humain reste aux commandes. Le PMI formule la même chose dans son rapport First Movers’ Advantage (2024) : l’IA est un outil d’augmentation, pas de substitution.

Quelques gestes simples pour rétablir l’équilibre :
  • Consultez votre équipe avant l’IA pour tout arbitrage à fort impact humain ou stratégique.
  • Utilisez l’IA pour préparer les options, construire les scénarios, synthétiser — pas pour trancher.
  • Posez explicitement la question : « Qu’est-ce que l’IA ne peut pas savoir ici ? »
  • Rendez le processus décisionnel visible : qui a été consulté, comment, et pourquoi.

L’IA n’est pas le problème. L’abdication l’est.

L’IA ne vous a jamais demandé de lui confier vos arbitrages. Vous le lui avez accordé, progressivement, confortablement, sans vous en rendre compte.

Je pense souvent à cette distinction simple : un copilote vous aide à naviguer. Il signale les turbulences, analyse les conditions, suggère une altitude. Mais il ne pose pas l’avion à votre place. Pas parce qu’il en serait incapable — mais parce que vous êtes le commandant de bord. Et l’équipage, les passagers, la mission : ils comptent sur vous.

La vraie question n’est pas « faut-il utiliser l’IA ? » — la réponse est oui, absolument.

La vraie question est : « qui décide — et qui assume ? »

« L’humain a toujours sa place. Non pas malgré l’IA. Grâce à elle — à condition de rester aux commandes. »

Et vous — avez-vous observé ce glissement dans votre organisation ? Comment maintenez-vous l’intelligence collective de votre équipe face à la tentation de l’IA comme oracle décisionnel ?

Sources

  • Kosmyna, N. et al. (2025). Your Brain on ChatGPT: Accumulation of Cognitive Debt when Using an AI Assistant for Essay Writing Task. MIT Media Lab. arXiv:2506.08872
  • Vasconcelos, H. et al. (2023). Explanations Can Reduce Overreliance on AI Systems During Decision-Making. ACM CHI Conference on Human Factors in Computing Systems
  • (2025). State of the Global Workplace: 2025 Report. Gallup Press
  • Kolbjørnsrud, V. (2024). Designing the Intelligent Organization: Six Principles for Human-AI Collaboration. California Management Review, 66(2), 44–64
  • Niederhoffer, K. (2025). Cité dans : AI is taking over managers’ busywork. Fortune, décembre 2025
  • Project Management Institute. (2024). First Movers’ Advantage: The Immediate Benefits of Adopting Generative AI For Project Management. PMI

À propos de l’auteur

Alex Gilles Loumedjinon

Alex Gilles LOUMEDJINON, PMP, PSM, est conseiller en gestion de projet chez Abna Service Conseil et membre du conseil d’administration du PMI Lévis-Québec.

Fort de plus de onze ans d’expérience en gestion de projet, dont neuf années exercées en Afrique et deux ans au Canada, il détient une expertise reconnue en technologies de l’information et en entrepreneuriat.

Contributeur au PMI Infinity, il accompagne les professionnels dans une adoption équilibrée des technologies émergentes afin de renforcer leur expertise et la maturité décisionnelle de leurs équipes projet.

Entreprise “AI-first” : entre promesse marketing et réalité des projets, par Paul Buchholz

Aujourd’hui, de nombreuses entreprises cherchent à devenir “AI-first”.

Sur le papier, l’ambition est séduisante.
Elle traduit une volonté d’innovation, de modernisation et de performance.

Mais dans les faits, cette posture pose une question essentielle du point de vue du management de projet :

Que signifie concrètement être “AI-first” lorsqu’il s’agit de cadrer, piloter et délivrer des projets ?

Dans la majorité des cas, la réponse reste floue.
Et c’est précisément là que les difficultés commencent.

Un positionnement pertinent… mais souvent marketing

Se dire “AI-first” est aujourd’hui un signal.

Un signal adressé au marché, aux partenaires, aux talents :

  • nous innovons
  • nous intégrons les nouvelles technologies
  • nous préparons l’avenir

À ce titre, le positionnement est pertinent.

Mais il reste, dans de nombreuses organisations, principalement déclaratif.

Car être “AI-first” ne constitue pas, en soi, une stratégie opérationnelle.

Cela ne précise ni :

  • les priorités
  • les cas d’usage
  • les objectifs
  • ni les critères de succès

Autrement dit :

C’est une intention. Pas un cadre de pilotage.

Pourquoi les entreprises peinent à devenir réellement “AI-first”

1. Une mauvaise compréhension du rôle de l’IA

L’un des écueils les plus fréquents consiste à vouloir appliquer l’IA de manière généralisée.

Dans une logique “AI-first”, certaines organisations cherchent à :

  • automatiser un maximum de tâches
  • intégrer l’IA dans tous les processus
  • multiplier les cas d’usage simultanément

Cette approche est non seulement inefficace, mais souvent contre-productive.

Comme le souligne Eric Ries dans The Lean Startup,
un projet ne doit pas partir d’une solution, mais d’un problème validé.

Or, dans de nombreuses approches “AI-first”, cette logique est inversée.

Résultat : on cherche des usages… sans avoir clarifié les enjeux.

L’IA n’est pas une solution universelle.
Elle n’est pertinente que dans des contextes précis.

Sur le terrain, cela se traduit très concrètement.

Quelques situations fréquemment observées :

  • production de contenu automatisée sans stratégie éditoriale claire
    → volume élevé, mais faible impact réel
  • analyse de données automatisée sans compréhension métier
    → multiplication des insights, mais difficulté à prendre des décisions
  • automatisation de processus relationnels (support, commercial)
    → dégradation de l’expérience utilisateur

Dans ces cas, l’IA est bien présente.
Mais la valeur, elle, est absente.

Pire : elle peut amplifier les inefficacités existantes.
Automatiser un processus mal conçu ne l’améliore pas.
Ça accélère simplement le problème.

2. Une confusion entre activité et valeur

Deuxième problème, plus profond : la manière dont les projets sont pilotés.

Dans beaucoup d’initiatives “AI-first”, on mesure :

  • le nombre d’outils
  • le volume produit
  • le nombre de tests

Ces indicateurs montrent une chose : de l’activité.

Mais pas de la valeur.

Quand l’indicateur devient l’objectif, il perd son sens.
On optimise alors ce qui est mesuré… pas ce qui compte.

Résultat :

  • plus de contenu, sans plus de revenus
  • plus d’automatisation, sans gain réel
  • plus d’analyse, sans meilleure décision

Or, la donnée — comme l’IA — n’a de valeur que si elle améliore la prise de décision.

Et c’est là que beaucoup d’organisations décrochent :
elles produisent plus… sans décider mieux.

Le problème n’est pas l’IA.
Le problème, c’est l’absence de cadre dans lequel on l’utilise.

Du point de vue du pilotage de projet, ces dérives ne sont pas anecdotiques.
Elles rendent les projets structurellement fragiles dès leur lancement.

Les conséquences sur le pilotage des projets

Concrètement, ces dérives se traduisent rapidement dans l’exécution des projets.

Un cadrage affaibli
Les projets démarrent sans objectif clair ni priorisation forte.

Une dispersion des efforts
Multiplication des initiatives, sans cohérence d’ensemble.

Ce phénomène correspond à ce que le Project Management Institute définit comme du “scope creep”…

Des indicateurs inadaptés
Difficulté à mesurer le succès réel du projet.

Une perte de lisibilité pour les décideurs
Beaucoup d’activité, peu de clarté sur les résultats.

Ce que font les projets IA qui réussissent

À l’inverse, les projets qui produisent un impact réel suivent une logique différente.

Ils ne sont pas “AI-first”.
Ils sont orientés valeur.

D’ailleurs, de nombreuses analyses, notamment chez McKinsey & Company, montrent que les transformations digitales échouent rarement par manque de technologie, mais par absence d’alignement avec les enjeux métier.

1. Ils partent d’un problème métier clair

Avant de parler d’IA, ils identifient :

  • une inefficacité
  • une friction
  • une décision à améliorer

2. Ils ciblent un cas d’usage précis

Plutôt que de multiplier les initiatives :

  • un périmètre limité
  • un objectif défini
  • un résultat attendu

3. Ils mesurent un impact concret

Les indicateurs sont directement liés à la performance :

  • amélioration d’un KPI
  • réduction de coût
  • gain de temps réel

4. Ils intègrent l’IA dans des processus existants

L’IA n’est pas un projet à part.
Elle s’inscrit dans des workflows métier déjà en place.

Conclusion

Le positionnement “AI-first” répond à une logique de communication compréhensible.

Mais appliqué sans cadre, il peut rapidement devenir un facteur de confusion dans les projets.

L’IA n’est pas une stratégie.
C’est un levier.
Et un levier mal utilisé ne crée pas de valeur, mais amplifie les erreurs.

Les organisations qui réussiront ne seront pas celles qui chercheront à être “AI-first”.

Ce seront celles qui sauront :

  • identifier les bons problèmes
  • structurer leurs priorités
  • piloter leurs projets avec rigueur

Et utiliser l’intelligence artificielle là où elle crée réellement de la valeur.

À retenir

Avant de lancer une initiative “AI-first”, une question simple doit être posée :

Quel problème concret cherchons-nous à résoudre ?

Si la réponse n’est pas claire,
l’IA ne le sera pas non plus.


Paul Buchholz

Paul Buchholz

Paul Buchholz est consultant et formateur en data, marketing et intelligence artificielle.
Il accompagne les entreprises dans l’exploitation de leurs données afin d’améliorer la prise de décision et la performance marketing.

Il intervient également comme enseignant à SKEMA Business School sur des sujets liés à la data, à l’IA et à leurs applications concrètes en entreprise.

UN projet, c’est une idée. LE projet, c’est une vision. par Corine Palierse

Le projet naît d’une réflexion, répond à un besoin ou une demande.

Un projet est aussi bien professionnel que personnel. Il se formalise de 3 manières : le porteur de projet, le management de projet, le chef de projet. Il se concrétise par les actions mises en place.

Chaque jour, dans nos vies personnelles , nous sommes porteurs de projet en faisant face à nos obligations, nos priorités, notre planning et nos imprévus. Pour faire face à tous les éléments et ne pas perdre les objectifs de cette journée, faire apparaître le cercle du Yin et du Yang entre vos mains , c’est l’élément de pilotage de vos émotions et de vos réflexions pour agir et faire en sorte que le positif de toute solution prenne toujours le dessus ou trouve une alternative. C’est filtrer et continuer d’agir

Sur le plan professionnel, l’attitude est la même. Entre vos mains, la sphère du Yin et du Yang qui symbolise l’équilibre. La forme ronde est une forme douce, elle représente l’entité, l’Univers. Dans cet espace, deux autres formes vivent avec leurs propres énergies.

Notre monde, notre vie est ainsi composée.

  • Il y a le Monde et le nôtre, notre Environnement.
  • Il y a la Vie et la nôtre, dans son intégralité.

Nous devons composer avec cela.

  • Il y a le Temps, un facteur tout aussi précieux.

Avec tous ces éléments, la meilleure attitude est le positivisme, l’introspection, l’écoute, l’observation, la communication, l’ouverture d’esprit. Car nous sommes tous différents, nos origines, notre passé, notre histoire

Un projet collectif

Un projet collectif, viable et solide, ne peut exister et durer qu’avec des fondations basées sur l’information, l’échange et la communication autour du projet.

Le Respect en est la première pierre : le Respect de soi , le Respect des autres, le Respect de son environnement, le Respect de ses engagements

L’Honnêteté en est le ciment : avec soi-même, faire son introspection ; avec les autres, les écouter ; avec son environnement, observer.

On peut être né leader de par notre tempérament, notre personnalité, notre dynamisme. Le manager canalise cette énergie en donnant la direction à prendre pour l’atteinte des objectifs. Cette atteinte des objectifs nécessite de s’entourer des potentiels utiles, informés de la vision et porteurs d’idées pour que l’équipe soit performante. UN brainstorming ou table ronde, dans une régularité, brise les incompréhensions et pallie au vide de l’information.

Le recours à l’adoption du Yin et du Yang pour diriger ma Vie, privée ou professionnelle, me vient de ma sensibilité à la sagesse venue d’Asie par les moines taoïstes : la paix de l’esprit, la recherche d’harmonie, la relation dans une dualité, le maintien d’un équilibre.

Le manager a besoin de ses dispositions pour collaborer sainement avec ses équipes.

Corine Palierse

Corine Palierse

Je pratique le Management par la Psychologie dans le cadre de mon Management de Transition. C’est aider le manager à se poser les bonnes questions, à trouver les réponses adéquates face à des paramètres, à prendre des décisions en toute équité, à les formuler clairement, à agir en toute maturité. Comprendre le Yin et le Yang, c’est admettre que rien n’est figé, tout évolue.

Mon parcours professionnel est atypique, il est une adaptation de ma Vie, de ma personnalité et des valeurs auxquelles je crois. La Créativité est l’essence de ma façon de penser et l’Équité, ma façon d’être.

Responsable Projets RSE aspect SOCIAL en Hôtellerie Internationale

Fondatrice de HK by CP Consulting Audit Diagnostic en Housekeeping

Présidente de l’Association Phoenix & Orchidaceae

Clous, colles et vis

Une métaphore de Seth Godin utile dans la vie comme dans les projets.

https://seths.blog/2025/09/nails-glues-and-screw/

Peut-être que cette métaphore vous aidera :

  • Les clous sont les plus faciles à utiliser et demandent le moins de compétence.
  • La colle peut renforcer la liaison, mais c’est souvent un engagement à sens unique – on ne peut pas la défaire sans dommages.
  • Et les vis sont les plus résistantes. Ils exigent un bon jugement dans leur sélection et des compétences dans leur pose. Elles créent un lien puissant mais peuvent aussi être défaites sans trop de complications.

Souvent, nous construisons nos projets avec des clous. Parfois, nous nous engageons fortement et utilisons de la colle. Mais les vis offrent souvent la meilleure productivité à long terme.

Elles ne sont pas plus faciles, mais elles pourraient être meilleures.

Maniaques du contrôle : pourquoi la poigne la plus serrée est-elle celle qui perd souvent le plus ?

Le contrôle, au-delà d’un certain point, produit le chaos qu’il est justement censé empêcher.

Control Freaks: Why the Tightest Grip Often Loses the Most par Bob Marshall

https://flowchainsensei.wordpress.com/2026/02/15/control-freaks-why-the-tightest-grip-often-loses-the-most/

Il existe un type particulier d’anxiété qui hante les organisations qui développent des logiciels. Cela se manifeste par des chaînes d’approbation sans fin, des demandes pour des demandes, des commissions de revue d’architecture qui se réunissent trimestriellement, et des processus de déploiement si baroques qu’ils nécessitent leur propre équipe de documentation.

Cela vient d’un endroit raisonnable. Le logiciel est invisible jusqu’à ce qu’il tombe en panne, et quand il tombe en panne, il le fait coûteusement. Alors nous cherchons à contrôler.

Le problème, c’est que le contrôle, au-delà d’un certain point, produit le chaos qu’il est justement censé empêcher.

L’illusion de sécurité

J’ai travaillé avec une équipe qui demandait sept approbations pour déployer un seul changement en ligne. La logique était irréprochable : plus d’yeux signifiait moins d’erreurs. En pratique, cela signifiait que les déploiements étaient regroupés en livraisons massives et peu fréquentes, chacune étant une terrifiante partie de roulette russe. Quand quelque chose se cassait, personne ne savait lequel des quarante changements en était la cause.

Pendant ce temps, une équipe au bout du couloir mettait en production des dizaines de fois par jour sans aucune validation. Leur secret n’était pas l’imprudence. C’était un investissement dans les tests automatisés, les feature flags* et le retour en arrière instantané. Ils avaient remplacé la surveillance humaine par la résilience systémique.

*feature flags – Les indicateurs de fonctionnalités (également appelés commutateurs ou interrupteurs de fonctionnalités) sont des morceaux de code logique if/else utilisés pour activer ou désactiver des fonctionnalités. Ils peuvent être activés ou désactivés manuellement ou lorsque certaines conditions sont remplies.

La première équipe se sentait en sécurité. La deuxième équipe était en sécurité.

Le contrôle comme symptôme

Lorsque vous constatez un contrôle excessif dans une organisation, vous observez un symptôme plutôt qu’une solution. Creusez sous la surface et vous trouverez :

  • Peur du blâme. Dans les cultures où l’échec est puni, les gens construisent des forteresses bureaucratiques. Chaque approbation est une responsabilité répartie. Si quelque chose tourne mal, au moins sept personnes l’ont approuvé.
  • Manque de confiance. Le micro-management est un problème de confiance caché sous des processus. Si vous faites confiance à vos ingénieurs, vous leur donnez des garde-fous et de l’autonomie. Sinon, vous leur donnez des listes de contrôle et de la surveillance.
  • Absence de boucles de rétroaction. Les mécanismes de contrôle se multiplient lorsque les organisations ne peuvent pas savoir si leur logiciel fonctionne réellement. Si vous disposez d’une surveillance robuste, d’alertes et d’un retour en arrière rapide, vous n’avez pas besoin qu’un comité approuve un changement de couleur de bouton.

Le paradoxe du couplage serré

L’architecture logicielle reflète la psychologie organisationnelle. Les équipes orientées contrôle construisent des systèmes orientés contrôle : des monolithes où chaque changement nécessite une coordination entre des dizaines de composants, des bases de données partagées qui rendent impossible un déploiement indépendant, des flux de travail d’approbation encodés dans le logiciel lui-même.

Ces systèmes semblent gérables car tout est visible et centralisé. Mais ils sont fragiles. Un point de défaillance unique devient un point unique de paralysie. L’organisation qui voulait le contrôle finit par être contrôlée par sa propre architecture.

L’alternative n’est pas le chaos : c’est un découplage réfléchi.

De petits services indépendants. Des contrats clairs. Des équipes qui livrent sans attendre l’autorisation de six autres équipes. Cela implique de renoncer au confort de tout savoir, et d’accepter que les systèmes distribués sont intrinsèquement plus difficiles à comprendre. Mais ce découplage échange un faux contrôle contre une vraie résilience.

À quoi ressemble un contrôle sain ?

Rien de tout cela ne signifie que le contrôle est mauvais. Les systèmes incontrôlés sont terrifiants à leur manière : codage de cowboy, bases de données de production accessibles aux stagiaires, déploiements qui ont lieu quand quelqu’un en ressent l’envie.

La distinction se situe entre contrôler les personnes et contrôler les résultats.

Les organisations saines s’obsèdent sur ce dernier :

  • Nous contrôlons la fiabilité en investissant dans la surveillance et la réponse aux incidents, et non en exigeant des tests manuels à chaque déploiement.
  • Nous contrôlons la sécurité en intégrant des mesures sécurisées par défaut sur nos plateformes, et non en obligeant les développeurs à remplir des questionnaires de sécurité qu’ils ne comprennent pas.
  • Nous contrôlons la qualité en recrutant bien, en fournissant un contexte clair et en créant des boucles de rétroaction rapides, pas en instituant une revue de code par des personnes très éloignées du travail.

Le but est de rendre la bonne chose facile et la mauvaise difficile. C’est un problème de conception, pas de permissions.

Lâcher prise

La partie la plus difficile pour réparer une culture obsédée par le contrôle, c’est qu’il faut que les personnes en contrôle l’abandonnent. C’est vraiment difficile à demander. Le contrôle est apaisant. L’autonomie — pour les autres — est stressante.

Mais voilà le truc : vous n’avez jamais vraiment eu le contrôle de toute façon. Vous aviez une apparence de contrôle, maintenu à un coût énorme en vitesse, en moral, et en l’attrition silencieuse de vos meilleurs éléments (qui partaient vers des endroits où on leur faisait confiance). Les réunions, les signatures, les commissions de revue, c’étaient un rituel, pas une sécurité.

La vraie sécurité vient des systèmes qui supposent que la panne va survenir et qui s’en remettent en douceur. D’équipes qui expérimentent sans permission et apprennent sans être blâmées. Des architectures qui se plient au lieu de se briser.

La poigne la plus ferme ne vous protège pas. Elle fatigue juste vos mains.

Les meilleures cultures d’ingénierie partagent un trait commun : elles sont obsédées par les résultats et décontractées quant aux méthodes. Elles précisent ce qui doit être vrai — le système doit être fiable, sécurisé, maintenable — puis s’écartent. Quand on explique aux gens intelligents à quoi ressemble le succès et qu’on leur donne les outils pour y parvenir, ils le font.

Les 3 signaux de valeur dans lesquels les dirigeants ont confiance (et pourquoi les tableaux de bord échouent). par Ahmed Jadelrab

Votre tableau de bord peut-il répondre aux questions clés des dirigeants et leaders ? Quels sont les 3 signaux de valeur en lesquels les dirigeants ont réellement confiance.

The 3 Value Signals Executives Trust (and Why Dashboards Fail)

https://www.linkedin.com/pulse/issue-3-value-signals-executives-trust-why-dashboards-ahmed-jadelrab-1lfnf/

La plupart des tableaux de bord échouent.

  • Pas parce qu’ils manquent de données.
  • Pas parce que le PMO sous-performe.

Ils échouent parce qu’ils mesurent la mécanique de livraison — pas la valeur.

  • Les dirigeants ne font pas confiance aux codes couleur.
  • Ils font confiance aux signaux qui sont directement liés aux résultats.
Si votre tableau de bord ne peut pas répondre à :
  • Est-ce que nous nous améliorons ou nous détériorons ?
  • Quelle valeur est en jeu ?
  • Quelle décision doit être prise maintenant ?

Alors il s’agit d’un rapport, pas d’un outil de leadership.

Et présenter un rapport ne mérite pas une place à la table décisionnelle.

Les 3 signaux de valeur en lesquels les dirigeants ont réellement confiance.

Dans les conseils d’administration, les comités exécutifs, les comités de pilotage et les programmes de transformation, trois signaux attirent constamment l’attention :

#1 – La tendance.

Est-ce que nous nous améliorons ou nous détériorons ? Pas le statut : La direction.

Le momentum compte plus que la couleur.

#2 – L’exposition

Quelle valeur est en jeu ?

  • Impact quantifié.
  • Protection des revenus.
  • Protection de la marge.
  • Impact sur les clients.
  • Délais de mise sur le marché.
  • Exposition réglementaire.

Si ce n’est pas quantifié, ce n’est pas stratégique.

#3 – Le mouvement

Qu’est-ce qui a changé à cause de cette mise à jour ?

  • Quelle décision a été déclenchée ?
  • Quelle mesure a été approuvée ?
  • Qu’est-ce qui a changé dans le portefeuille ?

Pas de mouvement = pas de valeur de leadership.

L’outil : remplacer le reporting de codes couleur par TVR

Au lieu de rouge / orange / vert…

Utilisez TVR dans votre résumé exécutif.

T — Tendance

Amélioration / Stabilité / Détérioration (avec explication en une ligne)

V — Valeur en jeu

Quantifié en devises / temps / performance et métrique métier

R — Risque sur la valeur

Risque principal + atténuation + décision requise

  • Simple.
  • Exécutif.
  • Axé sur l’investissement.
Mini-exemple — Avant versus Après

Avant : Mise à jour traditionnelle

    • « Orange à cause des retards. »
    • 62 % complétude
    • En attente du fournisseur
    • Échéancier impacté

Résultat : Aucune urgence. Aucune clarté. Pas de décision.

Après : Version TVR

Tendance : détérioration de valeur en jeu – Exposition à la marge de 1,2 million – Risque : Retard de livraison par le fournisseur

Atténuation du risque : Approbation du fournisseur alternatif requise d’ici vendredi

Résultat :

    • Attention immédiate des dirigeants.
    • Exposé clair.
    • Décision déverrouillée.

C’est la différence entre faire un rapport et manager des investissements.

Un point à retenir de plus de 15 comités exécutifs.

Dans plus de quinze revues de portefeuilles à travers des environnements de transformation, un schéma est indéniable :

Au moment où les PMOs passent d’un langage de statut à un langage de valeur, la posture des cadres exécutifs change.

Les conversations évoluent de :

« Pourquoi est-ce orange ? »

à

« Quelle décision protège la valeur et l’impact business ? »

Ce seul changement élève le PMO de la fonction de supervision à une autorité d’investissement.

Et c’est exactement la mission de Run PMO Consulting : l’impact sur l’activité.

Abordabilité, crédibilité et coût — une comparaison pratique

Avant (tableau de bord traditionnel)

    • Présentation de 18 diapositives
    • 27 KPIs
    • 4 couleurs de statut
    • 6 à 8 heures de préparation

Impact exécutif : décisions minimales – Temps de revue perçu comme une tache imposée.

Coût caché : Temps + faible crédibilité stratégique

Après (Instantané de la direction TVR)

    • Résumé de portefeuille sur une page
    • 3 risques de valeur quantifiés
    • 2 décisions requises
    • 90 minutes de préparation

Impact exécutif : décisions prises – Valeur protégée et Confiance renforcée

Exemple de coût évité : marge de 3,4 millions protégée par une décision accélérée.

    • C’est abordable
    • Cela renforce la crédibilité
    • Et cela réduit le coût d’opportunité.

Pourquoi cela compte-t-il pour vous ?

Si votre PMO souhaite obtenir un financement, influencer la stratégie et protéger sa pertinence à long terme :

Vous devez parler le langage de la valeur, de l’exposition et des décisions.

    • Pas des modèles
    • Pas des pourcentages de progrès. Pas de détails administratifs.
    • Votre rôle est de confiance.

Les projets sont des investissements. Et les dirigeants attendent de l’intelligence en investissement.

Conclusion

Les tableaux de bord échouent lorsqu’ils se limitent à mesurer l’activité.

Ils réussissent lorsqu’ils clarifient les conséquences.

  • Tendance
  • Valeur
  • Risque.

TVR n’est pas un ajustement du reporting.

C’est un changement d’état d’esprit. Et l’état d’esprit alimente la confiance des dirigeants.

Votre action cette semaine ?

Convertir UNE section de votre tableau de bord en TVR.

  • Pas tout.
  • Juste une section.
  • Puis observez comment la conversation évolue.

Passons les PMOs du reporting à la direction des investissements.

Grandissons !


Ahmed Jadelrab

Ahmed Jadelrab

Ahmed Jadelrab est coach et consultant reconnu pour des missions critiques (Run PMO Consulting™). Il permet aux dirigeants de PMO et aux organisations d’accélérer le succès organisationnel et de maximiser les bénéfices grâce à des programmes hybrides axés sur l’entreprise, la formation et le coaching. Ahmed offre en même temps des solutions de conseil afin que ces leaders puissent générer un IMPACT mesurable à travers leur organisation tout en gagnant et en conservant leur place à la table décisionnelle.

La plupart des PMOs n’ont pas de problème de livraison, ils ont un problème de visibilité de leur valeur. J’aide les directeurs de PMO et les responsables de la transformation à traduire l’exécution en preuves de valeur et de qualité à la direction.

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PMO MVP Value Model™ (PMO-MVM™)

 

Comment mettre en place une structure de management de projet pour de petites équipes ?

Même les petits projets peuvent créer de la confusion s’ils ne sont pas structurés clairement.

How to Set Up a Project Management Structure for Small Teams par Susan Fennema

https://beyondthechaos.biz/project-management-structure/

Il est facile de supposer qu’une petite équipe n’a pas besoin de structure formelle. Tout le monde s’exprime souvent. Les priorités semblent alignées. Au début, le travail progresse bien, jusqu’à ce que des étapes manquées, des responsabilités floues ou des délais conflictuels commencent à gêner. Alors, les choses ralentissent. Ce sont les mêmes personnes qui finissent par faire du nettoyage au lieu de continuer à progresser.

Les organisations gaspillent 9,9 % de chaque dollar à cause de mauvaises performances de projet, une perte qui affecte tout autant les petites équipes. Sans système clair, même les employés performants passent des heures à réfléchir à la suite au lieu de faire avancer le travail.

Ce billet explique comment mettre en place une structure de management de projet qui aide les petites équipes à rester concentrées, à livrer le travail efficacement et à réduire le stress quotidien.

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À quoi ressemble une structure de management de projet pour les petites équipes ?

Une structure de management de projet aide les petites équipes à organiser leurs priorités, à réduire les frictions et à maintenir le flux de travail. Sans cela, les rôles de projet se brouillent, les échéances sont manquées et les décisions sont retardées.

Voici comment une structure simple peut fonctionner dans une petite équipe :

  • Le manager de projet supervise le flux des tâches, les délais et la communication.
  • Les membres de l’équipe se concentrent sur des taches liées à leurs points forts.
  • Le Responsable Fonctionnel (le cas échéant) gère les compétences, la capacité et le déploiement.
  • Les rôles clairs aident à éviter toute confusion sur qui possède quoi.
  • La structure matricielle permet à la fois l’alignement du projet et fonctionnel.

Ce type de structure organisationnelle n’a pas besoin d’être complexe. Ce qui compte, c’est la cohérence et la clarté. Une structure bien utilisée aide à :

  • Éviter les goulots d’étranglement dans la prise de décision.
  • Maintenir l’alignement entre les départements fonctionnels.
  • Soutenir l’amélioration continue grâce à la gestion visible des tâches.
  • Améliorer la façon dont les retours circulent dans l’équipe.

Une bonne configuration pourrait inclure :

  • Un document d’une page qui définit l’équipe projet.
  • Un flux montrant les approbations de tâches et les points de contrôle.
  • Un échéancier partagé pour les livrables et la progression.

Lorsque de petites équipes appliquent la bonne structure de management de projet, elles gagnent plus que le contrôle : elles gagnent de l’espace pour se concentrer sur les résultats. Elle favorise également la durabilité à long terme grâce à des étapes répétables et traçables.

Si votre équipe a besoin d’une structure de gain de temps qui fonctionne dans la vie réelle, ce guide sur la continuité des activités montre comment la structure soutient aussi le temps libre.

Une structure claire de management de projet aide à rendre le travail moins chaotique et plus gérable, même pour les équipes LEAN.

Comment créer un flux de travail de projet que tout le monde peut suivre ?

Sans structure, les projets stagnent. Pour créer un flux de travail de projet sur lequel les petites équipes peuvent compter, il faut des étapes claires, des délais réalistes et des rôles définis. Un flux de travail simple aide à réduire la confusion, à éviter les tâches manquées et à rendre les progrès visibles pour tous les participants.

Voici comment créer un flux de travail de projet qui supporte le travail réel :

Étape 1 : Définissez les rôles et responsabilités.

Clarifiez les devoirs de chaque personne à travers les départements fonctionnels. Cela aide à éviter les goulots d’étranglement et soutient l’équipe dans l’exécution des bonnes tâches au bon moment.

Étape 2 : Cartographiez les étapes du flux de travail.

Énumérez chaque étape nécessaire au projet du début à la fin. Centraliser cette séquence dans un seul outil, afin que chaque membre de l’équipe comprenne la suite et comment faire avancer le travail.

Étape 3 : Fixez des délais réalistes.

Les délais doivent refléter la capacité réelle. Cela vous permet d’allouer les ressources efficacement sans submerger votre équipe de projet.

Étape 4 : Utilisez un seul système pour suivre le travail.

Évitez de passer d’un outil à l’autre. Mettez en place un processus centralisé pour aider votre manager de projet à capturer les mises à jour, suivre l’avancement et soutenir la réussite du projet.

Étape 5 : Revoyez et affinez le flux de travail.

Instaurez des boucles de rétroaction rapides pour garder le flux de travail flexible et fonctionnel. Cela aide votre équipe à s’adapter au changement de priorités.

Lorsque vous créez un flux de travail de projet de cette manière, il devient plus facile de gérer les rôles de projet, de réduire les retards et de soutenir une exécution cohérente. Pour en savoir plus sur la manière dont les flux de travail alimentent les décisions, lisez notre guide sur les flux de travail d’approbation.

Comment fixer des échéances qui permettent au travail d’avancer ?

Les petites équipes comptent sur la fixation de délais pour garder le travail sur la bonne voie. Quand les délais sont flous, les projets ralentissent et les responsabilités deviennent floues. Fixer des échéances donne à chacun un rythme partagé pour que les tâches avancent sans vérifications répétées ni transmissions bloquées.

Pour rendre efficace la fixation des échéances, concentrez-vous sur la manière dont le travail du projet se déroule dans votre équipe. Une structure simple aide chacun à planifier son temps et à comprendre comment son travail s’inscrit dans l’effort global.

Ces stratégies aident les petites équipes à fixer des délais de manière à soutenir le progrès :

  1. Gardez les délais réalistes pour tous les rôles – Fixer des délais ne fonctionne que la capacité des équipes interfonctionnelles est respectée. Les équipes dans des configurations fonctionnelles et projet ont besoin d’attentes claires qui correspondent à la charge de travail réelle.
  2. Donnez à chaque date limite un propriétaire clair – Quand une personne comprend son devoir et le résultat attendu, la fixation des délais devient plus facile à gérer. Cette clarté est importante dans des environnements matriciels forts où les personnes soutiennent les projets en parallèle à d’autres projets et priorités en cours.
  3. Utilisez un unique endroit pour suivre les progrès – Le suivi centralisé aide les équipes à voir ce qui est à rendre ensuite. Fixer des échéances devient plus simple car tout le monde a la même vision du portefeuille de projets.
  4. Révisez les délais au fur et à mesure que le travail évolue – Les projets traversent différentes phases. La fixation des échéances doit être ajustée au fur et à mesure que les membres de l’équipe terminent leur travail ou identifient de nouveaux besoins.
  5. Reliez les échéances au flux de travail complet – Lorsque vous créez une séquence claire, fixer des échéances aide chaque étape à avancer dans le temps sans confusion.

Fixer des échéances de cette manière soutient la structure et réduit les retards, ce qui facilite la progression des projets. Pour plus d’informations sur l’amélioration du débit, vous pouvez lire ce guide sur l’analyse des goulots d’étranglement  et voir comment le timing affecte l’efficacité.

Quelques conseils pour organiser des projets professionnels sans être submergé.

Même les petits projets peuvent créer de la confusion s’ils ne sont pas structurés clairement. Sans processus commun, les membres de l’équipe peuvent dupliquer les efforts, manquer des échéances ou avoir l’impression d’être toujours en retard. Ces conseils pour organiser des projets professionnels sont conçus pour aider les petites équipes à rester sur la bonne voie—sans ajouter de complexité ni de pression.

Chaque conseil vise à être clair, responsable et à réduire les frictions inutiles dans le travail quotidien.

Conseil 1 : Définissez clairement les rôles et responsabilités.

Dans un environnement hybride ou interfonctionnel, les employés rendent compte à différents managers ou collaborent entre plusieurs équipes. Cela rend essentiel de définir qui possède quoi. Des rôles clairs réduisent la confusion liée aux transferts et aident le projet à atteindre son objectif.

Conseil 2 : Divisez le travail en tâches plus petites et ciblées.

Les grands projets semblent irréalisables quand les éléments sont vagues. Divisez le travail en étapes précises et axées sur les résultats. Assignez les taches selon la spécialisation pour que tout le monde sache quoi faire et quand.

Conseil 3 : Rendez les objectifs et les délais visibles.

Gardez les objectifs et dates limites du projet accessibles à tous les membres de l’équipe. Un plan centralisé améliore la collaboration et évite les surprises de dernière minute entre différents départements.

Conseil 4 : Limitez les flux de travail actifs par personne.

Pour éviter l’épuisement et la duplication, équilibrez les charges de travail. Une forte utilisation des ressources permet à chaque employé d’évoluer à un rythme régulier sans changement constant de contexte.

Conseil 5 : Apportez de l’aide pour structurer le travail.

Si vous ne savez pas comment centraliser ou coordonner le travail de votre équipe, un consultant peut vous aider à mettre en place un cadre flexible adapté à la structure de votre entreprise.

Ces conseils pour organiser des projets professionnels font partie de la manière dont Beyond the Chaos aide les petites équipes à rester claires, confiantes et productives — sans avoir à revoir leur fonctionnement existant.

Rendez le travail plus facile à manager.

Votre équipe ne devrait pas avoir à deviner quoi faire ensuite. Sans structure, même les meilleurs peuvent avoir du mal à faire avancer les projets.

Beyond the Chaos aide des entreprises comme la vôtre à définir leurs responsabilités, à rationaliser la collaboration et à créer des systèmes pratiques qui réduisent la confusion et améliorent le suivi.

« Le mirage du Go-Live » par Julie Guerin

Le mirage du Go-Live : pourquoi un projet ne commence vraiment qu’après le déploiement.

Lors du séminaire de présentation du nouvel outil, tout semble prêt pour le lancement.
Les fonctionnalités sont là, le projet est officiellement lancé.

Pourtant, au moment des premières démonstrations, une réalité apparaît déjà :
une partie de l’équipe continue d’utiliser un fichier Excel partagé.

Pas parce que l’outil est mauvais.
Mais parce que la réalité du quotidien n’a pas été prise en compte.

Et dans les projets de transformation, les freins se nichent souvent dans les détails.

Cette scène est loin d’être exceptionnelle.
Dans beaucoup d’organisations, la réussite d’un projet de déploiement d’outil est encore définie de manière très simple :

l’outil est livré, la fonctionnalité est disponible, le projet est considéré comme terminé.

Pourtant, sur le terrain, la réalité est souvent différente.

L’organisation pense avoir livré un outil.
En réalité, elle ouvre une nouvelle phase d’adaptation des pratiques de travail.

Le vrai projet commence dans la majorité des cas… après le déploiement.

Le décalage entre la solution et le terrain.

Dans de nombreux projets, l’objectif initial est clair : répondre à un besoin fonctionnel, comme structurer certaines informations ou simplifier un processus. Sur le papier, ces objectifs sont souvent parfaitement cohérents.

Mais une question essentielle apparaît rapidement : est-ce que la solution correspond réellement aux besoins quotidiens des utilisateurs ?

Dans la salle de projet, tout semble cohérent.

Sur le terrain, les utilisateurs reviennent parfois vers Excel, simplement parce que c’est l’outil qu’ils connaissent déjà.

Une fonctionnalité peut être techniquement pertinente.

Mais si les utilisateurs ne perçoivent pas clairement comment elle s’intègre dans leur quotidien, son adoption restera limitée.

Dans ce type de situation, les équipes ne rejettent pas forcément l’outil. Elles l’ignorent simplement.

L’autopsie d’un cas classique : l’outil d’onboarding*.

Prenons l’exemple d’un nouvel outil d’onboarding client. L’outil permet de structurer la collecte d’informations et de sécuriser certaines données techniques. Du point de vue du projet, l’objectif est rempli. Mais du point de vue des utilisateurs, cet outil facilite-t-il réellement leur quotidien ? Réduit-il certaines frictions opérationnelles ou ajoute-t-il simplement une nouvelle étape dans un processus déjà complexe ? Un outil peut être parfaitement conçu… et rester inutilisé.

La vraie question n’est pas : “Est-ce que l’outil fonctionne ?”

Mais : “Est-ce que quelqu’un a réellement envie de l’utiliser lundi matin ?”

* L’onboarding client est l’équivalent de ce que nous appelons plus couramment l’entrée en relation ou “l’intégration de nouveaux clients”. C’est une étape clé dans la relation commerciale qui marquera le début d’une histoire entre vos clients et votre société.

La pyramide de Maslow de l’adoption

Pour comprendre les mécanismes d’adoption, il faut se rendre à l’évidence : une fonctionnalité ne sera réellement utilisée que si les utilisateurs comprennent pourquoi elle existe et en quoi elle améliore leur travail.

L’adoption repose sur une logique très proche de celle décrite par la pyramide de Maslow appliquée aux usages.

Si l’utilisateur ne perçoit pas clairement le bénéfice dans son quotidien, l’outil restera secondaire. Il faut donc connecter la solution aux problématiques concrètes du terrain et montrer l’impact positif sur le travail des équipes. Parler du travail réel plutôt que des objectifs théoriques est souvent beaucoup plus efficace.

3 leviers pour hacker l’adoption dès le départ

Avec le recul, plusieurs pratiques permettent de favoriser l’adoption dès le départ:

  1. Intégrer les utilisateurs très tôt : Cela passe par des interviews, des phases de tests régulières et des recettes fonctionnelles réalisées par les équipes métier. Cette approche permet de confronter la solution aux réalités opérationnelles.
  2. Armer les « Key Users » : Ces utilisateurs référents jouent un rôle essentiel. Au moment du déploiement, ils deviennent souvent de véritables ambassadeurs, les “Avengers” de la solution. Parce qu’ils connaissent les réalités opérationnelles, ils peuvent expliquer l’outil à leurs collègues et rassurer sur les changements. L’outil cesse alors d’être perçu comme un projet purement technique. Il devient un outil porté par les utilisateurs eux-mêmes.
  3. Instaurer un comité de pilotage transverse : Dans certains projets, cela permet à chaque service d’exprimer ses contraintes et ses attentes. Les décisions deviennent alors plus collectives et mieux comprises.

Redéfinir la réussite (et le rôle du Chef de Projet).

La réussite d’un projet de déploiement d’outils ne peut pas se limiter à la livraison d’une fonctionnalité. Elle doit être évaluée à travers des indicateurs d’usage, tels que le taux d’utilisation réel, le volume de tickets de support, ou encore le niveau de satisfaction des utilisateurs.

Dans ce type de projet, le rôle du chef de projet dépasse largement la coordination technique. Il devient un facilitateur de transformation.

Le chef de projet devient souvent le tampon entre trois mondes qui ne parlent pas la même langue :

  • l’IT
  • les métiers
  • la direction.

Un projet n’appartient ni à l’IT, ni à l’équipe projet.

Il appartient avant tout aux utilisateurs qui devront l’utiliser au quotidien.

Paradoxalement, l’un des meilleurs indicateurs de réussite apparaît parfois longtemps après la fin officielle du projet. Lorsque des utilisateurs continuent de revenir vers le chef de projet plusieurs mois ou années plus tard parce qu’ils le considèrent encore comme leur référent, cela signifie souvent que le projet a réussi à créer une véritable relation de confiance autour du changement.


Julie Guerin

Julie Guerin

Julie Guerin est cheffe de projet interne spécialisée dans les projets de transformation organisationnelle et l’optimisation des processus dans des environnements SaaS B2B. Elle accompagne les organisations dans le déploiement d’outils et l’évolution des pratiques de travail, avec une attention particulière portée à l’adoption par les utilisateurs.

Son parcours, qui combine expérience en relation client et pilotage de projets transverses, lui permet d’aborder la transformation sous l’angle des usages réels et de la coordination entre équipes métiers et équipes techniques.

Julie intervient notamment sur des projets impliquant ERP, CRM et transformation des processus internes, en plaçant l’alignement entre stratégie, organisation et outils au cœur de la réussite des projets.

À travers ses publications, elle partage des retours d’expérience concrets sur la conduite du changement, l’adoption des outils et les enjeux humains des transformations organisationnelles.

Livre blanc du PMI France sur les projets au service de la transition énergétique

Avez-vous lu ce livre blanc, plus que jamais d’actualité, paru l’an dernier sur les projets au service de la transition énergétique ?

Notre société tient pour acquis sa souveraineté économique, alors que fortement dépendante des énergies fossiles.

  • Elle doit réagir sur leur épuisement, comme sur l’impact climat des gaz à effet de serre résultants,
  • La transition énergétique est le moyen d’y parvenir,
  • L’ambition du livre blanc est de présenter des cas concrets de projet aux chefs de projet et aux décideurs, issus de l’expérience approfondie de ses co-rédacteurs.

L’attractivité de l’entreprise est démontrée, dès lors que ses engagements RSE s’intègrent dans chacun de ses projets et visent soit l’atténuation, soit l’adaptation au changement climatique.

L’originalité de ce livre blanc est de présenter un double enjeu de cette transition énergétique :

  1. l’atténuation de l’impact du changement climatique,
  2. l’adaptation nécessaire à la poursuite des activités humaines.

Merci aux co-rédacteurs de ce documentLionel BOURCERET, Fabien BREYNAERT, Guillaume COLOMB, François DELIGNETTE, Ivan KOKAREV, Louis-Marie LE LEUCH, Elisabeth LUCAS, Hubert MIGNOT, Cedric PAYRE, Sophie POTTIER.

Comment fournir un plan de livraison sans perdre en agilité par Mike Cohn

Les parties prenantes veulent savoir ce qui sera livré, et quand. Votre équipe veut rester agile. Alors, comment créer une feuille de route ?

C’est-à-dire un plan de livraison ou un plan de jalons sans verrouiller chaque détail ?

How to Provide a Release Plan Without Losing Agility by Mike Cohn

Une feuille de route est un plan, pas une promesse.

Je m’apprête à partir pour un road trip entre l’Idaho et le Colorado : un trajet de 16 heures.

Je sais où je vais, et mon itinéraire général, mais je ne connais pas chaque virage que je vais prendre — et ça me va.

C’est ainsi que les équipes agiles devraient traiter les plans de livraison et les feuilles de route.

Mon itinéraire est un plan, pas une promesse. Il n’est pas gravé dans le marbre. Les virages que j’ai pris et mon temps estimé pouvaient varier en fonction des travaux sur les routes, des embouteillages, d’une opportunité de détour excitant, ou même une crevaison. Plus je dois parcourir de la distance, plus je devrais m’attendre à être ces incertitudes.

Les plans agiles sont identiques. Nous ne pouvons pas prédire chaque éventualité, mais nous pouvons fournir une prévision. Nous pouvons donner une idée générale de la direction que nous envisageons, une plage prévue de moments où nous atteindrons probablement des étapes clés, ainsi que notre niveau de confiance dans le plan.

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Pourquoi les parties prenantes poussent pour avoir des garanties.

La plupart des équipes agiles savent qu’il y a trop d’incertitude pour tout garantir. En même temps, elles pensent qu’une garantie est la seule chose que les parties prenantes accepteront.

Voici ce que les équipes agiles pourraient manquer : les parties prenantes ont leurs propres plans à établir. Et elles sont tout aussi inquiètes que les équipes Agiles de devoir rendre des comptes sur leurs prévisions.

Les parties prenantes ont besoin de dates de livraison et de jalons justes (notez que je n’ai pas dit précis). Elles recherchent la prévisibilité.

Parfois, on a l’impression qu’elles demandent une garantie. Mais en vérité, la seule façon de leur donner une certitude absolue est de :

  • Charger nos estimations (comme dire à quelqu’un que mes 16 heures de route en prendront 24 heures, juste au cas où), ou
  • Refuser de vous adapter lorsque les conditions changent.

Aucun n’est bon ni pour le produit ni pour l’équipe.

Le chemin vers l’alignement commence par l’empathie.

Alors, que pouvez-vous faire lorsqu’une partie prenante semble vouloir une garantie plutôt qu’une prévision ? Essayez ceci : parlez aux parties prenantes en termes qu’elles comprennent. Voici une technique que j’ai trouvée utile :

Comparez leurs demandes à celles de prévisions similaires dans leur propre domaine.

Par exemple :

  • Demandez à un commercial quel serait son niveau de confort s’il devait garantir précisément combien il vendra — et avec quels clients il conclura — pour chacun des six prochains mois, ou durant la première année de sortie d’un produit.
  • Demandez à un responsable marketing quelles seraient ses préoccupations si on lui demandait de s’engager sur des résultats de campagne précis avec des délais précis.

Ne soyez pas dans la confrontation. L’objectif n’est pas de les piéger, c’est de montrer que l’incertitude existe partout, et que l’agilité est une force, pas une faiblesse.

Donnez aux parties prenantes ce dont elles ont besoin pour réussir.

Ensuite, partagez mon analogie de road trip avec vos parties prenantes. Dites-leur que vous ne pouvez pas leur donner de garantie, mais que vous pouvez présenter une feuille de route pour les 3 à 6 mois. La feuille de route montrera l’objectif de l’équipe, le niveau de progrès que vous pensez pouvoir faire à quel moment (exprimé en fourchette), ainsi que la confiance de votre équipe dans le plan.

Rappelez aux parties prenantes que, comme les itinéraires suggérés lors d’un long trajet, les feuilles de route agiles offrent de la visibilité, alignent les attentes et aident les gens à planifier — sans prétendre que chaque virage est connu à l’avance.

Libérer votre équipe d’attentes irréalistes peut accélérer leur transition de bon à excellent niveau.

P.S. Si votre équipe a du mal à concilier agilité avec attentes des parties prenantes, amenez Mountain Goat dans votre organisation pour un atelier de planification de sortie. Nous aidons les équipes à construire des feuilles de route flexibles et à haute confiance — sans trop s’engager. Vous avez besoin d’aide pour communiquer vos projets ? Essayez notre outil de visualisation de plans, gratuit pour tous les membres de MGS Essentials.   

Comment une forte capacité à manager les changements peut-elle accélérer la progression de carrière des managers de projet ?

Manager un projet qui aura des répercussions majeures est une opportunité de laisser votre empreinte.

How Strong Change Capability Can Accelerate Career Progression For Project Managers par Melanie Franklin

https://www.pmtoday.co.uk/how-strong-change-capability-can-accelerate-career-progression-for-project-managers/

Manager un projet qui aura des répercussions majeures est une opportunité de laisser votre empreinte, pourtant seulement 25% des employés estiment que leurs managers considèrent que déployer ce changement majeur est un moment positif déterminant pour leur carrière.

Melanie Franklin, directrice générale de Capability for Change, explique pourquoi et partage son point de vue sur la manière dont la capacité à mettre en œuvre des changements positifs et influençant l’entreprise peut dynamiser la carrière d’un manager de projet.

L’impact des changements internes et externes sur les managers de projet en 2026.

Nos recherches récentes dans le cadre du Rapport sur la capacité au changement 2025 montrent que les entreprises de tous secteurs connaissent des niveaux de changement sans précédent.

Ce changement prend de nombreuses formes, mais les avancées technologiques récentes, y compris l’essor de l’IA, font qu’une augmentation de la numérisation et une amélioration de l’efficacité opérationnelle figurent en tête de liste.

En tant que manager de projet, il est probable que vous soyez fortement impliqué dans le déploiement des programmes liés à ces grands changements. Cela signifie que non seulement vous serez sous pression pour obtenir des résultats visibles pour le reste de l’entreprise, mais vous serez aussi responsable de guider les équipes qui rencontrent actuellement d’énormes changements.

C’est donc votre rôle de maintenir la foi de ces employés dans le changement comme un concept positif.

C’est particulièrement difficile si ces personnes ont connu une période de changement antérieure qui n’a entraîné qu’une augmentation de la charge de travail sans aucun bénéfice tangible. Il est compréhensible que cela conduise au cynisme et à la méfiance, ce qui signifie que vous devrez passer plus de temps à reconstruire leur confiance en vous et dans le changement en tant que concept.

Utiliser le changement comme une opportunité de vous démarquer par rapport aux autres.

Notre étude a révélé que de nombreux leaders d’entreprise sont nerveux à l’idée de s’impliquer dans le changement. Et cela est compréhensible, étant donné que, en moyenne, seulement la moitié des projets de management du changement réussissent. Cependant, cette réticence des autres départements crée une véritable opportunité pour les managers de projet de se démarquer de leurs pairs tant aux yeux des équipes plus juniors que ceux du conseil d’administration.

Par exemple, un thème central dans les retours que je reçois de ceux que j’ai formés en gestion du changement est l’augmentation du soutien et de la fidélité envers les managers de projet lorsqu’ils sont capables d’expliquer non seulement les changements, mais aussi la raison qui les sous-tend. La capacité à communiquer le changement de manière cohérente pour les équipes élargies contribuera non seulement à rendre les programmes plus fluides, mais amènera aussi d’autres employés à vous considérer comme une source de confiance et de sagesse. Cela peut avoir un impact énorme sur votre réputation interne.

Mener le changement avec succès peut également vous distinguer aux yeux des parties prenantes seniors de l’entreprise.

Et la bonne nouvelle, c’est que vous avez déjà les compétences nécessaires pour cela. En tant que manager de projet, vous avez l’habitude de créer des changements concrets qui déclenchent de nouvelles façons de travailler dans l’entreprise. Ainsi, la capacité à comprendre l’impact stratégique d’un projet, ainsi qu’à expliquer l’importance commerciale de l’évolution du travail afin d’exploiter pleinement les bénéfices potentiels, fait déjà partie de votre ensemble de compétences fondamentales. Exploiter cette capacité pour valoriser les bénéfices de votre travail et l’impact qu’il a sur la construction de l’avenir de l’entreprise vous aidera inévitablement à vous distinguer aux yeux du conseil d’administration.

Qu’en est-il des risques ?

Le changement est indéniablement risqué. Il y aura toujours la possibilité que les choses ne se passent pas bien – surtout dans des situations où la transformation elle-même risque de se modifier. Mais ces enjeux élevés ne sont pas nouveaux pour les managers de projet, et les professionnels ambitieux ont l’opportunité de s’imposer comme faisant partie d’une minorité extrêmement précieuse : des individus non seulement suffisamment préparés, mais aussi compétents pour mener à bien des initiatives de changement.

En fait, je soutiendrais qu’il y a un plus grand risque à ne pas s’impliquer dans des initiatives majeures et transformatrices. Après tout, ceux qui choisissent de s’impliquer activement dans le changement – dans ce qui est essentiellement la définition de l’avenir de l’organisation – prouvent qu’ils doivent être un acteur clé dans la stratégie de l’entreprise à l’avenir. D’un point de vue professionnel, cela ne peut être qu’une bonne chose.

Conseil final.

Mon dernier conseil pour les managers de projet qui souhaitent utiliser leur expertise et leur expérience en management du changement pour les aider à progresser dans leur carrière serait de consolider votre statut de figure majeure dans l’avenir de votre entreprise. Obtenir cet engagement, tant de la part de collègues juniors que seniors, améliorera non seulement votre réputation et accélérera votre progression, mais il y a de fortes chances que cela augmente aussi le niveau de réussite des programmes à venir.

Et, si vous vous sentez dépassé par ces nouvelles responsabilités changeantes, sachez qu’il existe des ressources et des outils externes de formation au changement  sur lesquels vous pouvez vous appuyer lors d’une transformation – et vous pourriez bien en avoir besoin. Personne n’a toujours toutes les réponses, et c’est très bien ainsi.

Découvrez comment ChangeabilityPro peut vous accompagner dans le développement de vos compétences en management du changement.

Les synergies sont impératives entre le management de projet et le management de produit.

« Les doubles motorisations du succès dans les projets » par PMI® Europe

Près de 40 % des projets actuels sont directement liés au développement de produit, pourtant de nombreuses équipes continuent d’opérer en silos.

Project Management Institute® vous aide à adopter l’état d’esprit d’aligner la livraison agile sur l’ensemble du cycle de vie du produit, garantissant que chaque résultat apporte une valeur qui vaut l’effort et le coût.

Prenez le leadership pour mener la transformation et aller au-delà de l’exécution pour atteindre le succès à long terme. Explorer ces enseignements pour mener la transformation.

“PMI” and “Project Management Institute” are registered marks of Project Management Institute, Inc.

La simplicité, c’est PLUS de travail.

On ne peut rien enlever sans itération.

Simplicity is more work par Maarten Dalmijn

https://mdalmijn.com/p/simplicity-is-more-work

Cette phrase du manifeste Agile est souvent mal comprise :

« La simplicité — l’art de maximiser la quantité de travail non accomplie — est essentielle. »

Résumer la simplicité à atteindre simplement à « ne PAS faire le travail » est trompeur. La simplicité, ce n’est pas seulement « Vous n’en aurez pas besoin » (YAGNI : You Ain’t going to Need it).

La simplicité signifie PLUS de travail. Il est plus difficile de simplifier que de ne rien faire et de laisser les choses compliquées. La première version n’est presque jamais la version la plus simple.

Garder les choses simples signifie faire un travail acharné puis en faire encore plus pour éliminer votre travail acharné.

La simplicité est difficile car nous détestons retirer et perdre ce dans quoi nous avons mis tout notre cœur et notre âme.

Alors, facilitez-vous la tâche en n’ajoutant pas d’éléments inutiles dès le départ.

Mais ne vous laissez pas tromper : Quoi que vous fassiez, la simplicité ne sera pas facile.

Nouvelle version du Code d’éthique et de conduite professionnelle du PMI®

Le Code d’éthique de PMI® rappelle que chacun de vos choix et décisions compte.

Votre conduite en tant que manager de projet valorise en fait toute la profession du management de projets.

Le code d’éthique et de conduite professionnelle décrit les attentes que vous avez envers vous-mêmes et vos collègues managers de projet.

Ce code vous aidera à prendre des décisions raisonnables et appropriées, en particulier dans des situations difficiles sans que votre intégrité et vos valeurs en souffrent.

Pour en faciliter la lecture et l’appropriation, il est divisé en sections qui contiennent des standards de conduite, alignés sur les 4 valeurs identifiées comme les plus importantes pour la communauté du management de projet.

  1. Responsabilité
  2. Respect
  3. Équité
  4. Honnêteté

En respectant ce code, vous instaurez de la confiance avec toutes vos parties prenantes. Une confiance dans vos capacités, votre attitude et dans la profession du management de projet. Vous devenez un(e) meilleur(e) professionnel(le).

PMI is a registered mark of Project Management Institute, Inc.

Partenaire de DantotsuPM, CERTyou est le spécialiste des formations certifiantes dont PMP® et bien d’autres.

Projets à mi-chemin

Certains projets ne nous bénéficient que lorsqu’ils sont complètement terminés.

Halfway projects par Seth Godin

https://seths.blog/2025/02/halfway-projects/

Un demi-canoë vaut moins que pas de canoë du tout.

En revanche, manger une demi-poire est bien mieux que de ne pas en avoir. Vous pourriez obtenir 85 % de la valeur uniquement avec une partie de la poire.

Certains projets ne nous bénéficient que lorsqu’ils sont complètement terminés. Le savoir à l’avance est une stratégie utile. Par exemple, une campagne publicitaire avec un budget de moitié inférieur à ce qu’il aurait dû être, ou une promotion incomplète sur les réseaux sociaux, ne profite bien qu’aux entreprises de ces médias.

Il est possible d’être productif et de créer de la valeur avec des projets à mi-chemin. Le piège est de traiter un projet complet (comme un canoë) comme si un projet à moitié fini suffirait.

𝐏𝐌𝐈® 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐫𝐞𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐢𝐭𝐢𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 « 𝐂𝐨𝐮𝐩 𝐝𝐞 𝐏𝐫𝐨𝐣𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐂𝐡𝐞𝐟𝐟𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐏𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 » !

Une vraie reconnaissance du leadership féminin en management de projet !

La première édition 2024 avait célébré 3 candidates.

  • Ludivine MUNOS – Cheffe de projet sur l’accessibilité aux Jeux Paralympiques de Paris 2024 : Une incroyable aventure.
  • Elea RIOUFRAYS – Leader engagée au cœur de la transition énergétique chez Assystem.
  • Bahiya S. – Cheffe de projets et programmes pour un leadership engagé et inclusif.

Le problème n’est pas le manque de talents féminins, c’est le manque de visibilité !

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La hiérarchisation des priorités n’est plus ce qu’elle était.

Comment le concept historique de hiérarchisation se décompose-t-il dans des systèmes complexes et à grande vélocité, et à quoi ressemble une vision moderne et systémique de la « hiérarchisation » ?

Prioritization isn’t what it used to be par Michael Küsters

https ://failfastmoveon.blogspot.com/2025/10/prioritization-isn’t-what-it-used-to-be.html

Autrefois, la « hiérarchisation » signifiait trouver la chose la plus importante. Dans la racine latine, prior était un absolu singulier. Il ne pouvait y en avoir qu’un. Mais le monde s’est accéléré. En conséquence, le concept s’est fragmenté : Nous avons commencé à jongler avec « des priorités ».

D’où vient la « priorisation ».

Pendant des siècles, le terme « priorité » avait tout son sens : Chaque monastère avait un prieur – celui qui dirigeait le monastère, coordonnait sa logistique et donnait un sens au travail des moines. Les leaders traitaient les événements en séquence, car les informations changeaient lentement : Lors d’une audience publique, il pouvait y avoir des interruptions, mais à part cela, tout était coordonné et disposé dans un ordre clair. Le « Kölner Dom », la cathédrale de Cologne, a été construite au fil des siècles, et la décision de la quantité de main-d’œuvre et de financement à allouer à la construction a été prise à de nombreuses reprises, sur de nombreuses générations. Le monde lui-même se déplaçait à un rythme humain.

L’ère industrielle a changé la donne, et Internet nous a complètement perdus.

La communication est devenue instantanée ; L’exécution, cependant, ne s’est pas accélérée au même rythme. Soudain, plusieurs « premières choses » se sont disputées un temps et une attention limités.

Le dilemme POTUS

Imaginez une minute que vous êtes le président des États-Unis. Vous regardez votre téléphone. Il y a 3 messages :

  • La Chine a déclaré la guerre.
  • Une foule en émeute prend d’assaut le Capitole.
  • Quelqu’un menace de kidnapper votre fille.

Vous ne pouvez ignorer aucun de ces problèmes, mais vous ne pouvez passer qu’un seul appel à la fois. Quel numéro appelez-vous en premier ?

Ceci est la priorisation !

L’effondrement du temps

En 1875, si la Chine avait déclaré la guerre, le message aurait mis des semaines à vous arriver. Aujourd’hui, il frapperait tous les appareils sur terre en quelques secondes; Mais la machinerie de réponse se déplace toujours à la vitesse humaine.

Résultat : L’information voyage plus vite que l’action. Les décisions sont toujours à la recherche de pertinence. La « priorisation » devient moins une question de choix que d’ adaptation.

La boucle de décision

Lorsque les personnes au niveau opérationnel prétendent qu’il y a « échec de  priorisation », elles veulent généralement dire que « la direction n’a pas réussi à décider ce qu‘il ne fallait pas faire ». Mais ce n’est qu’un transfert de responsabilité. Cela ne reconnaît pas qu’il existe un problème de conception systémique beaucoup plus profond : Ce n’est pas si facile.

Aujourd’hui, toutes les organisations passent par le même entonnoir cyclique :

  • Information : Que remarquons-nous ?
  • Décision : Quels compromis acceptons-nous ?
  • Action : Qui agit, quand et avec quels moyens ?
  • Résultat : Quels sont les résultats qui compteront comme significatifs ?

La hiérarchisation ne se produit pas une fois à l’intérieur de cette boucle. Elle se produit continuellement, à chaque étape. Et alors que dans le passé, il était assez facile d’exécuter ce cycle peut-être une fois par trimestre au niveau du conseil d’administration, aujourd’hui, même une journée est trop longue.

Où réside vraiment la hiérarchisation des priorités ?

Nous devons aller au-delà du concept selon lequel la « hiérarchisation » est l’activité de management qui consiste à décider quel travail sera fait et ce qui ne le sera pas. Bien que ce concept ne soit pas totalement faux, il rate la cible. En pratique, la « hiérarchisation » n’est pas un acte réservé à la direction. Tous les filtres cognitifs que nous appliquons à notre environnement sont des actes de hiérarchisation : Prêtons-nous d’abord attention à notre propre domaine ou au système en entier ? Prêtons-nous attention au court terme, quelle attention accordons-nous au long terme ?

Lorsque les organisations ont du mal à établir des priorités, c’est rarement parce que « la direction ne décide pas correctement ». C’est parce que le système n’est pas pensé de manière à ce que la hiérarchisation s’écoule naturellement et efficacement dans la boucle.

La tâche du leadership n’est donc pas de choisir des projets, des tâches ou des activités individuels à partir d’une liste prédéfinie d’options, mais de concevoir comment se produit la hiérarchisation des priorités.

Conclusion

La « hiérarchisation » est un concept d’un temps passé, où la vitesse de l’information se mesurait en jours et où l’information du monde pouvait être mesurée en livres. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à des informations qui arrivent en quelques secondes, et chaque jour Internet est inondé de plus de nouvelles informations que la plus grande bibliothèque du monde ne pourrait en contenir. Le contexte n’est plus celui où nous pouvons facilement séquencer nos activités, sans perte de qualité des résultats.

Le problème central est l’incapacité à détecter, interpréter et s’adapter assez rapidement pour rester concentré sur ce qui compte vraiment.

À mesure que l’information s’accélère et que l’IA commence à la traiter à une vitesse proche de celle de la lumière, le sens de la « hiérarchisation » passera du choix d’actions à la définition de systèmes de valeurs qui permettent une automatisation complète non seulement de la décision de l’information importante, mais aussi de la détermination de l’impact : Ce qui doit changer et qui doit être informé.

La vraie question à laquelle nous devons répondre en matière de hiérarchisation n’est pas celle des lots de travaux. Il s’agit des informations que nous devons envoyer et traiter.

Le défi n’est pas de dresser une liste de tâches ordonnée. C’est comment nous la gardons pertinente en temps réel.