Comment répondre à la redoutée question : Aurais-tu une minute ?

Combien de fois un jour pensez-vous que l’on demande à un leader : “Auriez-vous une minute ?”

How to Answer the Dreaded Got a Minute?

https://www.lollydaskal.com/leadership/how-to-answer-the-dreaded-got-a-minute/  par Lolly Daskal

La réponse est SOUVENT (et même bien plus souvent que vous ne l’imaginez).

Quand vous avez un travail à faire et des buts à atteindre et des tâches à terminer, il est facile de voir ce flot continu de personnes vous demandant “Aurais-tu une minute ?” comme intrusif et importun. Toute interruption peut vous déconnecter de la tâche en cours et vous faire perdre votre élan et après plusieurs ces coupures invasives du ressentiment peut survenir.

D’un autre côté, il est important pour les leaders d’être disponibles et accessibles. Alors, que pouvez-vous faire ?

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Est-il possible de répondre aux besoins de votre équipe tout en respectant votre propre temps et charge de travail ?

Oui, et voici comment

Répondez oui.

C’est le premier et le plus important principe. Les gens viennent pour vous voir parce qu’ils ont besoin de votre support et en tant que leader vous devez être là pour vos équipes. Les personnes en premier.

Gérez votre réaction.

Devenir un leader c’est apprendre à avoir de la patience et à être disponible même quand vous hurlez “Noooooooooonnnnn !” intérieurement. Assurez-vous que votre réaction est une invitation et un message de bienvenue. Gérez vos émotions et occupez-vous des personnes qui ont besoin de vous.

Établissez un système.

Un bon système est celui que chacun comprend et suit. Un système qui vous permet de prêter attention aux personnes et de toujours conserver des plages de temps sans interruption tous les jours. Les meilleurs systèmes vous donnent un équilibre parfait entre discipline et liberté. Considérez faire venir les collaborateurs proches une heure plus tôt que le reste de l’équipe ainsi vous aurez une période de temps privilégiée pour discuter avec chacun et lui permettre ensuite de tout traiter autant que possible tout seul. Une autre option est de définir des heures quotidiennes de porte ouverte avec un accès plus limité aux autres périodes de temps en cas d’urgence.

N’inventez pas d’excuses.

Chacun est occupé, ne laissez pas votre manque de temps être une excuse. Trouvez le temps pour vos équipes et laissez-les savoir qu’elles sont importantes. Les excuses sont les outils des leaders incompétents.

Traitez le temps comme une ressource précieuse.

Le temps est précieux pour tout le monde !

Rappelez-vous que la façon dont vous utilisez le temps sert de modèle à votre équipe entière. Laissez-les voir que vous organisez votre temps efficacement et en alignement avec vos priorités. Montrez-leur comment créer des périodes de temps pour être accessible. Et rappelez-vous de respecter aussi leur temps, en ne leur demandant pas de le gaspiller sur des réunions sans objet et des tâches administratives inutiles.

Montrez que l’accès est un privilège.

Quand quelqu’un a besoin de vous, laissez-le savoir qu’il a votre pleine attention. En même temps, aidez-le à comprendre qu’il y aura des moments où quelqu’un d’autre aura cette même pleine attention et que votre capacité de concentration vous aide à maintenir une norme d’excellence qui bénéficie à l’équipe entière. Quand les personnes comprennent cela, elles vont probablement moins considérer l’accès à votre temps comme un dû.

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Menez de l’intérieur : “Aurais-tu une minute ?” est peut être l’une des questions les plus redoutées du leader et vous devez être préparé pour y répondre correctement.

 

Souffrez-vous de la ma maladie du pouvoir, le syndrome d’hubris ?

Perte du sens des réalités, intolérance à la contradiction, actions à l’emporte-pièce, obsession de sa propre image et abus de pouvoir !

Tels sont quelques-uns des symptômes d’une maladie mentale qui se développerait durant l’exercice du pouvoir. C’est le syndrome d’hubris.

Dans ses discours sur la condition des grands, Pascal jugeait utile d’éduquer les futurs puissants en leur rappelant que leur détention du pouvoir tenait avant tout du hasard : « Surtout ne vous méconnaissez pas vous-même en croyant que votre être a quelque chose de plus élevé que celui des autres […] Car tous les emportements, toute la violence, et toute la vanité des Grands vient de ce qu’ils ne connaissent point ce qu’ils sont. »

Le pouvoir exerce une fascination indéniable, autant sur ceux qui le subissent que sur ceux qui l’exercent.

Assurément, l’exercice du pouvoir n’est pas une activité comme une autre et n’échoit pas au premier venu, mais les « Grands » se souviennent-ils suffisamment de leur condition de simple mortel ?

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Dans un article récent, j’ai lu que certains plaident pour l’instauration d’une nouvelle entité médicale qui concernerait les personnalités politiques dirigeantes. Celles-ci seraient « intoxiquées » par un étrange agent pathogènele pouvoir – les conduisant à manifester un narcissisme pathologique.

Dans son livre In Sickness and in Power (Dans la maladie et le pouvoir) paru en 2008, David Owen examinait le rôle de la maladie dans les prises de décision des chefs d’État durant les 100 précédentes années.

On se souvient aussi du livre de Pierre Accoce et Pierre Rentchnick, Ces Malades qui nous gouvernent, paru en 1978, qui avait relancé le débat classique sur le secret médical chez les hommes de pouvoir, et ce bien avant la révélation du cancer de François Mitterrand.

Selon David Owen, les chefs d’État tiennent entre leurs mains le destin des peuples et, de ce fait, leurs décisions doivent se fonder sur un sens du jugement solide et réaliste. Mais il va plus loin, et propose tout à fait sérieusement au lecteur et à la communauté scientifique de considérer l’idée d’une nouvelle maladie dont seraient victimes certains dirigeants précisément du fait qu’ils détiennent le pouvoir.

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Mais tout ne serait pas si noir à propos d’hubris !

En fait, selon Steve Blank, sériel entrepreneur et professeur à Berkeley, hubris serait avec la passion, les deux plus puissants moteurs pour devenir de grands entrepreneurs.

Je réalise pleinement que la sorte de pouvoir que détienne les managers de projet est bien moins élevée. Mais ne risque-t-elle pas tout de même de faire tourner la tête de celles et ceux qui l’exercent ?

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous personnellement changé lors de projets que vous avez menés, pris la grosse tête, oublié les basiques du bon sens et de l’empathie ? Des témoignages ?

L’humilité est un prérequis à l’agilité

Ressemblez au bambou, plus haut vous vous élevez plus bas vous saluez” – proverbe japonais

Humility is a prerequisite to agility

https://kbondale.wordpress.com/2018/11/11/humility-is-a-prerequisite-to-agility/ par Kiron Bondale

Le Scrum Guide identifie l’engagement, le courage, le focus, la franchise et le respect comme Valeurs de Scrum. Ces valeurs s’appliquent indépendamment de la structure ou méthode utilisées et louper n’importe laquelle d’entre elles réduit les bénéfices d’un voyage agile. Mais cela pourrait valoir la peine d’en ajouter encore un pour compléter la liste : l’humilité.

Merriam-Webster définit l’humilité comme “la liberté de toute fierté ou arrogance“. Je préfère celle du Cambridge Academic Content Dictionary: »le sentiment ou l’attitude que vous n’avez aucune importance spéciale qui vous rende meilleur que d’autres ».

ndlt. la version du Larousse s’approche de la seconde définition: « Sentiment, état d’esprit de quelqu’un qui a conscience de ses insuffisances, de ses faiblesses et est porté à rabaisser ses propres mérites »

Comme les autres Valeurs de Scrum, on pourrait considérer l’humilité dans le contexte tant de l’individu que de l’équipe.

discussion businessNous ne nous considérons pas comme ayant quelque autorité ou rang spécial sur d’autres membres de notre équipe. Nous ne supposons pas non plus que nous avons toujours raison et cela nous fait nous ouvrir à écouter des points de vue différents et nous ne reculons pas devant de saines discussions pour produire les meilleurs résultats possibles pour nos clients.

La fausse humilité ne le fait pas.

Nous reconnaissons ouvertement quand nous sommes habiles dans certains secteurs et les mieux placés pour aider l’équipe à atteindre un but, mais communiquons honnêtement quand nous en savons moins.

Alors que nous sommes heureux d’accepter les remerciements pour notre travail, nous reconnaissons que nos succès ont été atteints grâce à l’appui du reste de l’équipe.

Nous restons ouverts aux commentaires sur nos activités de travail et résultats personnels et sommes capables de résister à la tendance naturelle de nous mettre sur la défensive quand nous recevons des remarques constructives.

Sans humilité, les piliers d’Inspection et l’Adaptation s’effondrent.

Nous savons qu’il n’y a pas UNE bonne façon (ou structure, ou méthode, ou pratique ou outil).

Nous pouvons atteindre nos objectifs de sprint à chaque sprint et recevoir des critiques dithyrambiques de nos clients mais nous avons l’humilité de reconnaître que nous pouvons toujours faire mieux. Cela soutient la vraie amélioration continue.

Les Product Owners / propriétaires de produit possédent une compréhension profonde du domaine produit mais les plus efficaces ont l’humilité de reconnaître quand un changement majeur dans la direction de produit est nécessaire. Ils ne laissent pas la valeur pour le client ni le moral de l’équipe d’être sacrifiés sur l’autel de leur ego. La méthode scientifique qui est à la base de la bonne pratique de Produits Viables Minimaux dépend de l’humilité du scientifique de reconnaitre que son hypothèse pourrait être réfutée.

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L’humilité s’étend aux rôles qui supportent nos équipes agiles. Les coachs devraient savoir ce qu’ils ne savent pas et être capables de reconnaitre quand ceux qu’ils coachent sont devenus trop grands pour leurs services. De tels coachs possèdent l’humilité de faire un pas de côté pour laisser d’autres qui sont plus à même d’aider coacher pour l’étape suivante de leur capacité de développement.

 

Bonne résolution projet 2020 : Trouver le bon équilibre en bénéfices à court terme et viabilité à long terme.

Durabilité et éthique ne sauraient faire de mal et sont même critiques. Une bonne gouvernance de projet et structuration du portefeuille de projets permettent de mieux poser sa stratégie et de clarifier les messages.

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Un projet n’est pas une lettre au père Noël !

Et même dans le cas d’une lettre au père Noël, vous aimerez vérifier que tout ce qui était commandé a bien été livré 🙂 le 25 décembre !

Au tout début du projet, prenez le temps de vous poser pour imaginer comment vous prouverez à la fin du projet que vous en avez bien atteint les objectifs.

Avez-vous le bureau d’un leader ?

Beaucoup n’ont plus de bureau fermé et certains plus de bureau attitré du tout ! D’autres préfèrent travailler en bureaux paysagés, les open space. Pour les autres, voici ce que votre bureau indique sur vous…


L’état de votre bureau peut révéler beaucoup de choses sur vous en tant que leader.

The state of your office can reveal a lot about you as a leader.

http://www.the-program-manager.com/soft-skill/office-leader/ par Emma Lewis

L’art de la communication est le langage du leadership – James Humes

Êtes-vous un leader fort que les gens suivent par respect ? Faites-vous régner la loi avec une certaine dose de crainte ? Ou est-ce que vous êtes un leader seulement par le titre ?

Voici des symptômes de votre bureau qui vous aideront à diagnostiquer vos compétences.

Séparation de statut

Comment votre bureau est-il positionné ?

La plupart des managers ont un bureau avec leur propre fauteuil derrière celui-ci, d’habitude une option chère en cuir avec appui pour les lombaires. Il pourrait y avoir une ou deux chaises devant d’aspect moins onéreux. C’est une configuration standard, mais qui renforce aussi une certaine notion même si vous ne le réalisez pas.

En faisant venir vos employés vous parler dans une pièce qui est configurée comme pourrait l’être une pièce d’interrogatoire, vous leur envoyez un message sur votre statut et la distance en-dessous de vous à laquelle ils se trouvent. C’est bon si vous ressentez le besoin de le leur rappeler, mais pas si efficace pour encourager une libre conversation. Autrement dit, vous pouvez sembler être un leader faible qui a un besoin désespéré de montrer à chacun sa toute puissance. Vous pouvez aussi régner par la crainte, plutôt qu’aider votre équipe à communiquer ouvertement.

Si vous voulez une conversation ouverte, sortez de derrière votre bureau et choisissez des chaises plus confortables pour vos employés.

Encore mieux, trouvez une salle de réunion dans laquelle bavarder.

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Désordre et fouillis

Y a-t-il du désordre et du fouillis partout sur votre bureau ? Est-ce que vous n’avez plus vu la surface réelle du plateau de votre bureau depuis des mois ? Vous souvenez-vous même d’où se trouve quoi que ce soit? Un bureau encombré est certainement un signe d’un esprit pas trop porté sur l’organisation, ni la maitrise des choses.

Le désordre dit aux gens que vous ne savez pas ce que vous faites. Ils penseront très probablement que vous avez atterri par chance dans une position de manager et êtes maintenant dépassé. Ils n’auront pas confiance en vous ni ne vous respecteront d’emblée. Ce n’est jamais un bon signe et il donne aussi l’impression qu’il est excellent pour vos employés d’être désorganisés, brouillons et en retard dans leur travail.

Si vous ne voulez pas donner cette impression, considérez de vous débarrasser d’un peu de vos rebuts. Si vous avez des armoires d’archivage pleines de choses inutiles que vous devez garder pour quelque raison, vous pourriez toujours les déplacer vers une zone de stockage. Vous pouvez facilement trouver de l’espace de stockage bon marché sans grever beaucoup votre budget annuel.

Chapelle à votre gloire

Si votre bureau est plein de souvenirs, vous pourriez vouloir y repenser un peu. Quand vous entrez dans un bureau plein de diplômes et récompenses d’un manager, vous avez l’impression que toute tourne autour de sa propre personne. Les photos de leurs gosses, leurs certificats et diplômes, le moment où ils ont rencontré quelqu’un de célèbre, les récompenses gagnées, les cérémonies suivies … tout cela projette le message qu’ils sont plus concentrés sur leurs accomplissements personnels que sur la croissance de la société.

Si vous dites aux gens que vous êtes à 100% dans la collaboration, que vous aimez travailler en équipe et que vous êtes impatient d’aider la société à grandir, il peut vous importer de savoir que votre déco raconte une toute autre histoire. Remplacez-les diplômes par des accomplissements d’équipe et des photos de sorties avec elles et vous aurez déjà fait un premier pas.

Vous pouvez ne pas réaliser combien votre bureau parle de vous en tant un leader avant que vous ne vous y asseyiez et l’analysiez vraiment. La meilleure façon de le voir est d’imaginer comment vous vous sentiriez si ce bureau appartenait à quelqu’un d’autre.

Si vous avez encore un bureau, qu’allez-vous y changer suite à la lecture de ce billet ?

Prêt à servir ? En 2020, les membres du PMI® éliront 4 nouveaux membres au conseil d’administration.

Pourquoi devriez-vous préparer votre candidature ?

En 2020, les membres du Project Management Institute éliront quatre personnes qui siégeront à son conseil d’administration pour un mandat allant de 2021 à 2023. L’un ou l’une de ces directeurs ou directrices pourrait être vous.

Un siège au conseil d’administration est une opportunité prestigieuse de participer à l’avenir du PMI®.

En plus d’apporter de nouvelles idées, vous élargirez votre expérience et votre perspective en travaillant en étroite collaboration avec d’autres dirigeants internationaux qui apportent également leurs nouvelles vues et idées au PMI.

Vous participerez à la planification stratégique, à l’élaboration des politiques et à la surveillance de la gestion de l’organisation.

Vous dirigerez une organisation très solide en donnant l’exemple et en prenant des décisions.

Qu’allez-vous en retirer ?

Des opportunités inestimables !

  • Collaborez avec un réseau mondial de pairs
  • Façonnez l’avenir de cette grande organisation et de la profession du management de projets
  • Augmentez vos compétences en leadership, en réflexion stratégique, en diplomatie
  • Développez votre sens des affaires

https://www.youtube.com/watch?v=De8bXbw4zDE

Et le plus important, ces positions vous permettent d’apporter une différence significative.

Tous les détails ici: https://www.pmi.org/nominations

PMI is a registered mark of Project Management Institute, Inc.

Parfois les chances de réussite d’un projet paraissent maigres, et pourtant…

…quand tous les membres de l’équipe mettent tous leurs efforts dans la balance, le succès peut et va être atteint.

« La carotte et le bâton VS l’open source : comprendre la motivation » par Émilie Lessire

La carotte et le bâton ont toujours été les principaux leviers de « motivation ».

Que ce soit dans un cadre professionnel – si tu atteins tel objectif, tu auras tel bonus – ou dans un cadre privé – réussis ton année et nous t’offrirons cette console que tu souhaites tant, mais si tu échoues, tu seras privé de sortie jusqu’à tes 25 ans !

Pourtant une autre motivation, bien plus puissante, existe et permet non seulement d’atteindre de bien meilleurs résultats mais également de maintenir cette motivation sur le long terme !

Les 2 motivations qui existent depuis la nuit des temps (ou presque)

Au tout début de l’humanité, la motivation de nos ancêtres était simple : survivre.

Cette motivation n’était, il est vrai, pas très subtil mais très utile ! Et a très bien fonctionné pendant un certain temps.

Puis, à mesure que les êtres humains formaient des sociétés plus complexes, le système a évolué et s’est transformé afin de dépasser la définition de « l’être humain comme une suite de pulsions biologiques », c’est la naissance d’une nouvelle source de motivation, basée sur la recherche des récompenses et l’évitement des punitions. Il s’agit donc d’un système de motivation extrinsèque – l’individu va chercher sa motivation à l’extérieur de lui.

Frederick Winslow Taylor (1856-1915).

Taylor disait du travail « qu’il est principalement constitué de tâches simples et pas particulièrement intéressantes. La seule façon d’obtenir des gens qu’ils les exécutent est de les inciter correctement et de les surveiller attentivement ».

Or, les emplois ont considérablement évolué depuis cette époque.

Cependant, c’est encore ce système de motivation qui prévaut dans la plupart des entreprises…

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Curieux… Étonnant me direz-vous…

D’autant plus que si l’être humain est réellement motivé par la carotte et le bâton, comment expliquer le succès de Wikipedia face à Microsoft Encarta ?

Comment une entreprise surpuissante avec des dizaines de milliers d’employés rémunérés peut-elle perdre le combat face à des personnes travaillant bénévolement pour construire une ressource gratuite ?

De nombreux chercheurs comme Harry F. Harlow, Edward Deci, Bruno S. Frey ont mis en lumière, à l’aide de de nombreuses expériences, un troisième type de motivation : la motivation intrinsèque.

Vers la prise de conscience d’une nouvelle motivation

Il était une fois un petit garçon du nom de Tom Sawyer. Sa tante Polly lui demande de blanchir la palissade à la chaux. Le petit Tom n’a, vous vous en doutez, aucune envie de s’adonner à cette besogne ennuyeuse… Son ami Ben passe par là et commence à se moquer de Tom et de son triste sort. Vient alors une idée à Tom. Il répond à son ami qu’à ses yeux, blanchir la palissade à la chaux est un privilège. Ben lui demande s’il peut l’aider, Tom refuse à plusieurs reprises. Tom est tellement convainquant que bientôt Ben et tous ses amis offrent des cadeaux à Tom pour avoir le privilège de se joindre à lui pour blanchir la palissade.

Mark Twain tire une règle essentielle de motivation de cette histoire : « Travailler c’est faire tout ce qui nous est imposé et s’amuser, exactement l’inverse ».

Une récompense peut donc transformer une tâche intéressante en besogne ennuyeuse et d’un jeu, elle peut faire un labeur : c’est l’« effet Sawyer ».

La motivation intrinsèque s’appuie sur une tendance inhérente pour un individu à rechercher la nouveauté et les défis, à développer et exercer ses capacités, à explorer et apprendre. À cela s’ajoute notre besoin inné de diriger notre propre vie, d’apprendre et de créer de nouvelles choses et de mieux réussir.

Pour revenir à notre exemple de Wikipedia, il n’est pas le seul à s’être emparé du marché selon ce modèle. Firefox, Linux, Apache, Freemind, OpenOffice, entre autres, sont d’autres exemples d’open source.

Mais pourquoi et comment ces modèles peuvent-ils venir concurrencer de puissantes entreprises internationales ?

Comprendre la motivation intrinsèque par l’open source

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Karim Lakhani, professeur de management au MIT et Bob Wolf, consultant du Boston Consulting Group ainsi que 3 économistes allemands qui ont étudié des projets d’open source dans le monde entier, ont enquêté auprès de développeurs de logiciels open source afin de savoir ce qui les incitait à participer à de tels projets.

Les principales motivations étaient le sentiment d’être créatif, de collaborer avec d’autres personnes, l’état d’implication et de réussite optimale (appelée flow), le plaisir de relever le défi de résoudre un problème logiciel donné et le désir d’offrir un cadeau à la communauté des programmeurs.

Bien entendu, toute personne travaillant sur un logiciel open source le fait à titre gratuit mais cela n’exclut pas d’obtenir certaines récompenses extrinsèques comme se faire une réputation, aiguiser ses compétences et/ou accroître sa valeur sur le marché du travail.

Mais pour nombre d’entre eux, c’est la motivation intrinsèque qui guide leur choix de participer à ce type de projet.

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Si vous gérez une équipe, réfléchissez donc à deux fois avant de proposer des récompenses afin de ne pas être victime de l’effet Sawyer et voyez plutôt d’abord si votre équipe n’est pas déjà et « simplement » motivée par le challenge que représente le projet et le plaisir de travailler ensemble dans un but commun !

Si le sujet de la motivation vous intéresse, je vous encourage à lire le fabuleux livre de Daniel H. Pink « la vérité sur ce qui nous motive »

Émilie Lessire, Business coach et architecte digital
Visitez son site Internet

Émilie accompagne les dirigeants de PME et leurs équipes à devenir LA référence incontournable de leur marché grâce, entre autres, au digital. Au travers de ses accompagnements mais également de formations et de conférences, elle encourage et motive les dirigeants et leurs employés afin d’obtenir de meilleurs résultats dans la joie et la bonne humeur.

Relisez ou découvrez ces billets sur la motivation déjà parus sur ce blog

 

Comment échapper au syndrome de l’imposteur en 5 étapes ?

99% de toutes les personnes qui réussissent extraordinairement souffrent à un certain degré du syndrome de l’imposteur

5 Easy Ways to Escape The Impostor Syndrome Trap

https://www.lollydaskal.com/leadership/5-easy-ways-to-escape-the-impostor-syndrome-trap/ par Lolly Daskal

Le syndrome de l’imposteur est un phénomène psychologique très répandu dans lequel vous estimez que vous êtes la seule personne dans le groupe qui n’est pas légitime. Vous estimez que vous ne méritez pas les bonnes choses qui vous arrivent. Et plus les autres reconnaissent vos accomplissements, plus vous vous sentez comme une falsification. Vous regardez en permanence par-dessus votre épaule et attendez d’être interpelé pour fraude.

Dans mon travail de coach de managers, j’ai constaté que 99% de toutes les personnes qui réussissent extraordinairement souffrent à un certain degré du syndrome de l’imposteur. Donc, vous et moi et beaucoup de gens que nous connaissons souffrent de ce syndrome. Alors, comment échapper au piège du syndrome de l’imposteur ?

Il s’agit en grande partie d’appliquer 5 très simples étapes.

1. Reconnaissez que le syndrome existe.

La première chose que vous devez faire est reconnaitre que le syndrome de l’imposteur existe bien dans la réalité. Avec la reconnaissance vient la conscience et avec la conscience vient le pouvoir de manager vos propres pensées. Souvenez-vous, ce n’est pas ce que vous êtes qui vous retient, c’est ce que vous pensez que vous n’êtes pas qui vous éloigne du succès. Se sentir comme un imposteur est de temps en temps, pour beaucoup d’entre nous, un effet secondaire naturel de l’acquisition de compétences ou d’une nouvelle expertise.

2. Reconnaissez vos capacités.

Parfois nous sommes si accaparés par ce que nous ne savons pas que nous oublions que nous sommes en réalité bien plus capables et plus compétents que nous ne le pensons. Nos compétences sont les forces qui peuvent nous mener partout où nous passons et dans tout ce que nous faisons. Nous devons juste les reconnaître, les posséder et leur permettre de nous porter quand nous nous sentons peu sûrs de nous et pleins de doutes sur nous-mêmes.

3. Soyez fier de vos accomplissements.

Appropriez-vous vos accomplissements car chacun d’eux vous qualifie pour mériter votre succès. Prenez vraiment possession de vos accomplissements et expériences, apprenez d’eux, absorbez en autant que vous le pouvez. Préparez-vous pour votre propre grandeur en maintenant votre esprit conditionné pour accomplir encore plus. Posséder ses accomplissements avec fierté est l’une des choses les plus courageuses et les meilleures que vous puissiez faire quand vous vous sentez peu sûrs de vous ou dans le doute.

4. Souvenez-vous que la perfection n’existe pas.

Reconnaissez que la perfection n’existe pas. Des problèmes surgiront et vous ferez des erreurs. Ce n’est pas la perfection, mais faire de votre mieux dans vos défis vous donne la confiance dont vous avez besoin dans vos accomplissements. Quand vous vous attendez à la perfection, vous avez tendance à oublier vos propres forces. Ceux qui essayent d’apparaître parfaits feront finalement des erreurs, les plus confiants se sentiront peu sûrs d’eux et les mieux informés se remettront en question. C’est la nature d’une vie imparfaite.

5. Cessez de vous comparer à d’autres.

Un des accomplissements les plus importants dans la vie est d’apprendre à résister à se comparer à d’autres, parce que c’est une guerre que nul ne peut jamais gagner. Il y aura toujours quelqu’un de plus brillant, de meilleur ou qui réussit mieux et cela ne devrait pas être un souci. La vraie mesure du succès vient de vous-même. Comment vous mesurez-vous par rapport à qui vous êtes et ce que vous voulez faire ?

En bout de ligne, nous devons apprendre à nous valoriser, ce qui signifie que nous devons nous dire que nous sommes assez bons, assez intelligents, assez capables. Et si nous devons apprendre quelque chose de nouveau, nous le ferons, parce que ce que nous réalisons dans la vie tient en fin de compte à ce que nous croyons et à qui nous sommes.

Mener de l’intérieur : Notre confiance provient de faire ce que nous faisons du mieux. La seule chose qui peut nous abattre est de permettre à nos propres insécurités de nous tenir scotchés.

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