Biais Cognitifs – Le biais d’ancrage nous empêche d’avancer librement

Nous avons tendance à compter trop lourdement sur le premier renseignement que l’on nous a présenté (« l’ancre ») pour prendre nos décisions suivantes.

Il est fréquent que les ajustements que nous faisons par la suite partent en fait de ce point d’ancrage et restent largement insuffisants.

Par exemple, disons que les prestataires de services informatiques réussissent à enraciner dans les esprits l’information selon laquelle le coût de l’homme jour pour un développeur informatique est de €500. Les négociations des acheteurs, même conséquentes, peuvent le ramener à 450€ ou €400. Mais est-ce la vraie valeur ? Le travail produit par cet homme jour sur votre projet vaut-il €400-€450 ou bien tout au plus €300 ? La différence est appréciable et peut permettre à votre projet de rester viable ou pas. Mais si votre esprit est ancré sur cette valeur de €500, vous n’oserez peut-être pas demander une réduction de 40% par rapport à cette base erronée de calcul. Vous ne proposerez peut-être même pas votre projet car le business case construit avec cette valeur ne tient pas la route.

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Ce biais est absolument critique dans le management de projet !

La première date prévisionnelle que vous donnez, les premiers chiffres avancés (ressources, efforts,  bénéfices attendus…) seront mémorisés à jamais, i.e. pour TOUJOURS. Ce seront des ancres dont il vous sera très difficile de vous défaire.

Attention, ne pensez pas  que les conditions autour du chiffre importent, ce n’est pas le cas !

Quelles que soient les précautions que vous avez prises pour préciser cette première donnée ou estimation :

  • l’approximation de l’évaluation (à + ou – 30% par exemple)
  • les conditions préalables pour que l’estimation tienne :
    • les ressources seront à bord le 1er du mois prochain ;
    • nous auront telle personne assignée à temps plein sur le projet ;
    • la décision de lancer le projet sera prise dans la semaine ;
    • les matériels et locaux seront alloués avant le…
Rien de tout cela ne changera le fait que cette première donnée chiffrée ou date sera mémorisée et tenue comme certaine.

douleurDe plus, vous avez la pression en tant que manager de projet pour donner ces informations aussi tôt que possible (sinon avant). En particulier dans les projets pour lesquels le Time To Market  est critique car il FAUT impérativement arriver sur le marché avant la compétition vous martèle-t-on.

L’effet « kiss cool » est qu’une date annoncée un peu rapidement ou sans avoir eu le temps d’approfondir suffisamment risque fort d’entraîner des déviances. On vous dira « soyez Agile », livrez progressivement mais rapidement de la valeur… Ceci risque d’entrainer un lotissement de livrables aux fonctionnalités très limitées voire trop limitées pour apporter une réelle valeur. Ou bien, la solution reposera sur tant de processus manuels que sa rentabilité s’effondrera complètement.

Ce biais peut-il cependant vous être utile ?

Quand vous annoncez au départ une date de livraison lointaine, un budget conséquent, des besoins en ressources importants, vous craignez que votre projet ne passe pas la première barrière et ne soit pas lancé. Et vous avez probablement raison !

Mais, si vos estimations (certes élevées) sont basées sur des faits et prennent bien en compte les incertitudes, ne vaut-il pas mieux que le projet ne soit pas lancé si vous n’aurez jamais les moyens de le mener à bien ?

Il ne s’agit pas d’annoncer un prix élevé pour jeter une ancre et le barrer ensuite plusieurs fois pour le réduire drastiquement et sans réelle justification. Vous n’êtes pas un expérimenté marchand de tapis dans un souk qui sait baser le prix de sa solution par rapport à la valeur perçue par ses clients) ni un expert du marketing (qui sait baser le prix de sa solution par rapport à la valeur perçue par ses clients), vous êtes un manager de projet qui fait son travail et estime donc correctement son projet.

Dans les projets liés à la conception de produits et services, la priorisation est plus Art que Science

Il n’y a pas d’approche de priorisation foncièrement mauvaise ni systématiquement bonne mais il y a des incontournables.

Prioritization is More Art Than Science

http://www.cleverpm.com/2018/10/05/prioritization-is-more-art-than-science/ par The Clever PM

Un challenge très commun chez les managers de produit de tous niveaux d’expérience est de comprendre et mettre en œuvre une certaine forme de processus répétable autour de la priorisation.

Certaines personnes prennent une approche très légère, elles font des décisions basées sur leur propre expérience, données et conviction sur la direction du produit.  D’autres prennent une approche beaucoup plus rigoureuse, appliquant des scorecards et autres mesures « objectives » à travers une pléthore de différentes métriques potentielles.

Je dois ici vous dire qu’il n’y a rien de mauvais avec n’importe laquelle de ces approches, mais il m’est aussi apparu clairement au cours de mes années de  manager de produit qu’il n’y a aucune solution miracle pour vous assurer que vos décisions de priorisation seront bonnes plus souvent que mauvaises.

Trop compter sur des systèmes et des scores aboutit souvent seulement à un faux sentiment de sécurité que « le processus » était bon, quand en creusant vous constaterez que ces “scores objectifs” ne sont rien plus qu’un système avec lequel jouer.

Il y a cependant 3 choses dont je pense que chaque système de priorisation devrait tenir compte.  Aussi, sans plus de cérémonie, discutons valeur, difficulté et instinct

#1 – Prioriser c’est prendre en compte la valeur

Si nous pensons au problème racine que nous essayons de résoudre avec nos efforts de priorisation, ce devrait être que nous essayons de livrer la plus grande valeur possible, aussi rapidement que possible, en apportant des bénéfices à nos utilisateurs finaux et clients.  Si c’est votre but (et si ça ne l’est pas, honte à vous !), alors l’un des facteurs les plus importants à considérer dans vos efforts de priorisation est la valeur que cette chose apportera vraiment.

Apporter la plus grande valeur possible, aussi rapidement que possible à nos clients.

Certains lui donnent une valeur numérique, d’autres utilisent une valeur monétaire — quoique ce soit qui marche, tant que vous considérez combien de valeur vos efforts vont délivrer.  Cependant, baser vos décisions seulement sur la valeur marchande peut souvent aboutir à une dépriorisation de la dette technique et des investissements d’infrastructure. S’il vous plaît, pour l’amour de toute puissance supérieure en laquelle vous croyez, n’en soyez pas la victime.  Bien que la dette technique et l’infrastructure pourraient ne pas avoir la valeur évidente pour le client, échouer à investir le nécessaire dans celles-ci causera l’échec de votre produit à un certain point critique pour un certain client critique.  Si vous utilisez la valeur pour le client comme unique ou principale métrique, assurez-vous s’il vous plaît que vous avez un groupe de taches séparé pour le travail qui vous permet de rembourser votre dette technique et investir dans des améliorations d’infrastructure.  Ayez confiance en moi, vous respirerez beaucoup plus librement en sachant qu’il n’y a pas un certain item technique inconnu qui va causer un effondrement général au plus mauvais moment possible.

#2 – Prioriser c’est prendre en compte la difficulté

Alors que la valeur pour le client est importante, il est également important que nous comprenions la quantité de travail qui va entrer dans toute nouvelle fonctionnalité ou amélioration de notre produit.  Peu importe combien la valeur client est incroyablement élevée, si vous ne parviendrez jamais en réalité à compléter le travail à temps pour capitaliser sur cette opportunité.  Trop souvent, des managers de produit décident seuls de la difficulté de quelque chose sans impliquer quelqu’un côté développement, support, ou équipes de livraison : C’est une erreur de débutant que même les managers de produit avec plus de 10 années d’expérience font tout le temps (oui, je la fais aussi parfois).

Attention au mirage venu de la seule imagination du manager de produit sans réelle prise en compte de la faisabilité.Évaluer l’effort exigé pour ajouter une  fonctionnalité ou une capacité est plus précis quand réalisé en impliquant les gens qui feront effectivement le travail. Ils connaissent leurs capacités mieux que vous, ils connaissent la technologie mieux que vous, ils connaissent le code existant mieux que vous, etc.  Cela ne signifie pas que vous devez tout décomposer en tâches, ou même en histoires utilisateur mais cela veut dire que vous devez consulter vos équipes techniques pour avoir une meilleure idée de combien une fonctionnalité est « grande », ou combien de temps il leur faudrait pour la produire.  Quand nous devons évaluer la difficulté de résoudre un problème, assurons-nous que nous nous basons sur des experts et n’utilisons pas simplement nos propres opinions qui seront plus souvent fausses que correctes.

#3 – Prioriser c’est aussi suivre son instinct

Des données objectives et quantitatives sont des apports épatants dans tout processus de priorisation et plus de données vous pouvez obtenir, meilleures vont probablement être vos décisions.  Mais il y a aussi un aspect inexprimable à la priorisation qui fait de ce processus tout entier plus un art qu’une science.  Franchement, si tout ce qu’il fallait était des données objectives déposées dans un tableau qui donne un score alors vous n’auriez pas vraiment besoin de managers de produit pour mener vos efforts de priorisation.  Vous auriez un système basé sur l’Intelligence Artificielle qui considère vos idées, prend toute les données disponibles et vous dit exactement que faire et précisément quand le faire.  Heureusement pour ceux d’entre nous qui avons choisi le Management de Produit pour carrière, ce n’est pas le cas.

Il y aura toujours une partie d’analyse subjective quand on regarde les données et prend des décisions sur si vraiment la direction que nous indiquent  les données signifie réellement quelque chose dans le schéma d’ensemble.  J’ai travaillé dans des environnements où les décisions ont été prises par des résultats d’étude Six Sigma, des tableaux, un processus « objectif » de collecte de données et celles-ci ont poussé des fonctionnalités que personne ne voulait ni ne se souciait et en gaspillant des ressources techniques.  L’équipe de Management de Produit savait qu’il y avait de meilleures options, savait qu’il y avait d’autres données subjectives pour soutenir ces efforts, mais a été forcée de se taire et de “laisser marcher le système”.  Mais il n’a pas fonctionné, parce qu’il a ignoré l’expérience globale que de bons managers de produit apportent à la table.  Un bon manager de produit sait quand insérer l’instinct et l’expérience dans l’équation et changer ou réarranger des choix basés seulement sur des données « objectives ».

Sans instinct, sans le ressenti dans ses tripes, seuls les choix apparemment les plus sûrs seront adoptés et l’innovation jetée par la fenêtre.

Déstressez votre équipe projet ainsi que vous-même : Fin de la mini-série avec 8 actions très simples à entreprendre dès ce jour

Ne soyez pas ou plus un manager de projet passif face au stress des membres du projet et de vos parties prenantes.

Il y a des actions de prévention simples que vous pouvez initier et mettre en œuvre pour contrer les facteurs de stress.

Pour revenir sur cette brève série de billets, reprenons une fois de plus la définition du stress. Puis vous trouverez les pointeurs vers les billets qui vous aideront à vous attaquer de manière concrète et pratique à 8 des principales causes de stress dans tous vos projets !

Pour bon nombre d’entre nous, le stress reste un concept fourre-tout désignant un vague sentiment de malaise. Il est cependant une réaction physiologique bien réelle à une stimulation extérieure physique, psychique ou sensorielle.

Le corps produit des hormones spécifiques pour répondre à ces menaces perçues. Une menace est une perturbation provoquée par la confrontation avec un danger physique ou psychique, ou bien un environnement difficile. Ce réflexe reptilien a permis à nos ancêtres de survivre et il se décompose en trois étapes : alarme, résistance, épuisement. On parle du stress d’un examen, d’une rupture sentimentale, d’une compétition, d’un accident, du bruit ou de la pollution, ou du travail.

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Le stress peut être induit par les projets et trop souvent par nous-mêmes en tant que managers de projets.

Comment attaquer et autant que possible prévenir 8 des causes principales de stress dans le projet ?

  1. Clarifier les rôles et responsabilités de chacun
  2. Communiquer, partager une vision commune
  3. Mettre une bonne ambiance, « well being »
  4. Protéger face aux demandes contradictoires
  5. Mettre en adéquation les ressources et les objectifs
  6. Assurer la justice organisationnelle et promouvoir la bienveillance
  7. Contrôler et anticiper la charge de travail
  8. Donner des perspectives d’avenir pour l’après-projet
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N’hésitez pas à proposer d’autres pistes et actions si vous souhaitez que j’enrichisse ce thème.

Comment planifier le changement dans un monde Agile ! de Mélanie Franklin

How to plan change in an Agile world!

Comme toujours un excellent papier détaillé en anglais de Melanie Franklin à télécharger gratuitement.

Je retiens tout particulièrement la section sur « comment s’organiser ? »

  1. Décrire ce qui va changer et à quoi ressemblera le résultat
  2. Identifier les bénéfices concrets et les coûts et les partager dans un business case simple et compréhensible
  3. Mettre en place la gouvernance et allouer les ressources à ce projet de changement
  4. Établir un plan projet avec un échéancier clair et réaliste
  5. Préparer un plan de communication

Ces 5 actions me semblent constituer une très bonne base de départ pour tout projet de transformation et de changement. Et quel projet n’introduit aucun changement ?

Déstressez votre équipe projet : Donnez davantage de prévisibilité

Septième item stressant pour l’équipe projet (et les parties prenantes) : Ne pas savoir ce qui l’attend.

Relisez le billet d’introduction.

La peur de l’échec est humaine, surtout sur des projets qui présentent toujours des choses qui n’ont jamais été réalisées auparavant.

Saurais-je faire ? Aurais-je assez de temps ? Quelle est ma latitude décisionnelle ?

Autant de questions stressantes que certains membres de l’équipe ne manqueront pas de se poser.

Le manager de projet est celui vers lequel les regards se tournent naturellement pour trouver des réponses. En sa qualité de planificateur et de par sa vision transverse de tous les éléments, il lui incombe d’anticiper pour niveler les besoins en ressources à un niveau supportable par l’équipe projet dans le court comme dans le moyen terme.

En donnant de la visibilité sur la charge de travail actuelle et à venir, il peut réduire considérablement cette source d’anxiété.

De plus, les approches Agile comme l’estimation et l’allocation des tâches par les personnes qui devront les réaliser (« Scrum Poker » et Scrum Planning) permettent aux équipes de mieux comprendre ce qui est attendu et les efforts nécessaires. Ils vont aussi mieux s’approprier les travaux à accomplir pour réaliser les livrables du projet.

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Déstressez votre équipe projet : Mettez les moyens en adéquation avec les besoins et inversement !

Cinquième item très stressant pour tout membre de l’équipe projet : Ne pas avoir les moyens de répondre aux attentes, ambition et objectifs du projet.

Relisez le billet d’introduction qui présente cette brève série de billets sur ce sujet.

Personne n’aime faire un mauvais travail.

Aussi, on préfèrera souvent prendre sur soi, s’investir plus que de raison, voire s’épuiser, à ne pas parvenir à accomplir nos tâches projet comme opérationnelles.

De plus, dans nombre de projets, les personnes ne soient pas dédiées à 100% au projet. Ceci n’est pas nécessairement nuisible et peut même être bénéfique car le projet va se nourrir de l’opérationnel et vice versa. Le travail de la personne sur le projet facilitera le déploiement du changement qu’elle va introduire dans les organisations cibles. Le problème est celui de la charge globale de travail pour ces membres de l’équipe. Et ceci est amplifié par la distance qui gomme certains des ressentis que l’on peut avoir en rencontrant la personne en face à face.

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Relisez ce billet sur comment éviter de se voir imposer des dates irréalistes.

En sus de l’optimisation de la charge de travail, il est aussi du devoir du manager de projet de protéger ses équipes de dates irréalistes qui seraient poussées par le management sans avoir été validées au préalable. Ou encore d’accroissements intempestifs et non contrôlés de périmètre du projet sous le prétexte : « on est Agiles ou pas ? ».

Cela arrive hélas bien plus souvent qu’on ne le souhaite…

Il convient alors de négocier sur le contenu (mettre les objectifs/besoins/délais en concordance avec les moyens). Il faudra en particulier être très clair sur ce que l’on ne pourra pas faire si une date est imposée qui ne permette plus de livrer le produit dans son intégralité.

Produit Viable Minimum (MVP)

Les approches Agile par MVP comme Scrum sont particulièrement utiles pour prioriser le contenu des livrables en fonction des délais et ressources disponibles.

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Prendre le temps de faire le point (sur la route comme dans vos projets) va vous permettre de ne pas vous perdre.

Prenez le temps nécessaire pour vérifier régulièrement votre progression !

Avez-vous avancé comme prévu ? Tenez-vous toujours le bon cap pour atteindre les objectifs du projet ? Avez-vous pensé à faire un petit « Reality Check » pour valider que les indicateurs qui vous sont remontés ou que vous calculez correspondent bien à une réalité ?

Quelques questions à vous poser fréquemment à vous-même (avant que l’on ne vous les pose) !

Ces 5 articles sur le management projet furent vos préférés en Février 2019

Profitons de ce début Août pour découvrir ou relire ces quelques billets que les suiveurs du blog DantotsuPM ont particulièrement appréciés.

Leadership, management d’équipe projet, astuces et meilleures pratiques ont su retenir votre attention.

Comment mener des gens qui sont plus intelligents que vous ?

Mener une équipe de personnes exceptionnellement brillantes exige de l’habileté, et, comme Steve Jobs l’a prouvé à maintes reprises, la récompense le vaut bien !

Comment gérer d’ennuyeuses personnes présomptueuses dans votre vie (et vos projets)

Nous rencontrons tous ce type de personnes de temps en temps, celles qui semblent toujours tout savoir sur tout…

Parfois, il est difficile de ne pas les laisser nous impacter.

Mais il y a une façon efficace de gérer les gens présomptueux.

Comment s’y prendre pour mener des discussions téléphoniques professionnelles efficaces ?

Quel est le B.A.-BA pour mener des entretiens téléphoniques efficaces ?

Peut-être êtes-vous comme moi étonné du manque apparent de professionnalisme dont font preuve certaines personnes dans leur manière de conduire des entretiens téléphoniques. En particulier lorsqu’ils ont lieu avec des clients, prospects, commanditaires ou des niveaux élevés de management.

Les meilleures pratiques pour les jalons de projet

Les jalons sont de véritables trésors : Comment pouvez-vous utiliser au mieux des jalons pour assurer le succès de votre projet ?

Les jalons dans la méthode Hermès

La règle 90/90/1 va booster votre trajectoire

Hyper simple et pourtant si efficace. Décidez dès aujourd’hui que pour les 90 prochains jours, vous allez investir les 90 premières minutes de votre journée de travail à vous concentrer totalement, à 100%, sans aucune interruption, sur votre unique projet le plus important.

Avez-vous essayé cette technique ? Quels sont vos retours ?

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Comment bien décomposer le travail à réaliser dans son projet pour mieux le planifier ?

Practice Standard for Work Breakdown Structures

Les structures de répartition du travail (SRT) ou en anglais WBS (Work Breakdown Structures) sont un élément clé du processus de planification du projet, quelles que soient les industries, les organisations et les spécialités.

Livre sur AmazonLa SRT organise le périmètre total d’impact du projet et de sa réalisation en reflétant le travail précis et les livrables à produire. Ceci aide grandement les managers de projets à organiser la façon dont ils construisent et partagent l’échéancier, puis en font le suivi des projets. Ils et elles y intègrent les plans de management des risques pour les surmonter s’ils surviennent.
Le PMI® vient publier une mise à jour complète de ce recueil des meilleures pratiques « Practice Standard for Work Breakdown Structures (3rd Edition) » avec un focus spécifique sur les cycles de vie des projets Agile, itératifs, prédictifs comme incrémentaux.
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PMI is a registered mark of Project Management Institute, Inc.

Le nouveau défi de la collaboration dans le « project management » par Jean-Louis Rogé

Les nombreux avantages de la collaboration sont autant de challenges à relever et gagner.

L’évolution technologique avance à grands pas et elle offre un environnement parfait pour la multiplication des services de partages et des réseaux sociaux. Des échanges se créent tout naturellement et des liens se tissent dans tous les domaines entre les individus.

Dans ce nouveau scénario, la collaboration prend toute son ampleur. Pour cela profiter de ses nombreux avantages représente un défi à ne surtout pas manquer.

Pour vous apporter une aide concrète, je vous propose des conseils pratiques ainsi qu’un aperçu des bénéfices attendus sur 3 aspects clés :

  1. apprendre le travail collaboratif,
  2. choisir la bonne plateforme,
  3. mais surtout sur les actions à maitriser par le chef de projet

Le manager de projet est, une fois de plus, un protagoniste incontesté.

1-Savoir travailler ensemble

Comment faire

Les outils et la technologie ne suffisent pas !

Une collaboration réussie dépend avant tout de l’humain.

En effet si on ne prend pas conscience qu’il faut modifier les habitudes et changer d’état d’esprit, une collaboration effective et durable ne se pourra pas mettre en place.

Il faut donc changer d’attitude au moins sur les points suivants

  • cliquez pour agrandir cette image

    Profiter du brainstorming. La réflexion collective est un moyen très efficace de trouver des solutions. Pour qu’elle soit effective il faut choisir un petit groupe motivé et bien annoncer le sujet au début. Il est préférable de se poser des questions simples et se donner le temps d’y répondre. Il ne faut pas juger les contributions apportées, par contre il est préférable de les noter pour les sélectionner et les compléter ultérieurement.

  • Savoir échanger. La communication entre individus produit un échange dans les deux sens. Pour passer une information le message doit être clair, direct et surtout il faut être convaincu de ce que l’on dit !
Plutôt que de s’exprimer ainsi

« J’aimerais qu’un suivi du projet soit fait le plus souvent possible par les personnes disponibles »

Il vaut mieux dire

« Afin de détecter à temps des erreurs, 2 personnes de l’équipe devront participer chaque vendredi à une réunion de suivi du projet »  

Tout est plus clair

L’objectif (« afin de détecter à temps des erreurs »), les personnes impliquées (« 2 personnes de l’équipe »), le moment (« chaque vendredi »).

Par contre lorsqu’on reçoit un message il faut être certain de vraiment le comprendre.

Pour cela on doit d’abord laisser l’autre s’exprimer, sans émettre de jugements et sans interrompre. Pour être sûr d’avoir compris ce qu’on vient d’entendre, reformuler l’idée avec nos propres mots est une très bonne méthode. Elle peut nous aider aussi à instaurer un climat de confiance avec notre interlocuteur.

  • réfléchissonsGarder l’esprit ouvert. Chacun a ses principes et ses préjugés, c’est un côté plus ou moins présent dans chaque individu. L’objectif est de savoir les oublier par moment pour comprendre vraiment de nouvelles idées. Pour pratiquer au quotidien, essayez de changer vos habitudes, rencontrer de nouvelles personnes, visiter de nouveaux endroits par exemple.

Bénéfices

Les résultats attendus sont premièrement une solution avec plus de qualité grâce au brainstorming. En effet, plus d’idées, plus de points de vues différents produisent une solution complète et mieux adaptée.

Ensuite la cohésion de l’équipe se voit sensiblement améliorée si on apprend à mieux échanger : l’entraide qui en découle augmente la productivité et la motivation.

Appliquer les idées plus innovantes et intéressantes qu’on peut découvrir autour de nous, enfin, nous assure d’être compétitifs et est un gage supplémentaire de qualité.

2-Choisir la bonne plateforme collaborative

Comment faire

Les outils collaboratifs sont très variés et les fonctionnalités peuvent être complexes.

Pour cela il est très fortement conseillé de procéder par étapes dans la mise en service d’une plateforme collaborative selon un ordre de priorités établi.

Un espace pour stocker toute l’information du projet, pour pouvoir la partager, est une fonctionnalité indispensable pour tout projet, mais il y en d’autres moins utilisées qui montrent la puissance d’un environnement de travail collaboratif.

Concrètement les phases de mise en service de la plateforme peuvent se faire selon l’ordre suivant

  1. Environnement de partage centralisé. La première des choses est mettre à disposition des utilisateurs un espace accessible à tout dispositif (PC, tablette, smartphone…), depuis n’importe où et à tout moment. La solution adaptée est sans doute une plateforme en nuage. Mis à part le stockage ordonné des documents, pour réaliser des recherches multicritères, il faut penser aussi aux outils qui nous permettent de partager les modifications et de gérer leur suivi et les versions des fichiers. Établir une base de connaissance pour mettre en commun la méthodologie, les formations et tout autre information d’intérêt, est aussi une fonctionnalité à ne pas oublier.
  2. Businessman Using ComputerGestion des réunions virtuelles. Avoir la flexibilité de réaliser des réunions dès que nécessaire, même si toutes les personnes concernées ne sont pas physiquement présentes, est un atout indiscutable d’une plateforme collaborative.

Il faut s’assurer qu’on puisse utiliser le son et l’image, partager l’écran et la présentation, se servir d’un tableau collaboratif, partager des fichiers, voter, etc.

  1. Support en temps réel. Et si à un moment donné on a une question bloquante ou un doute qui nous traquasse, une option très intéressante à utiliser est le chat en ligne qui donne la possibilité d’interagir avec les autres acteurs de façon simple et rapide. Des données statistiques, des résumés du projet mis à jour en temps réel, peuvent être aussi accessibles à tout moment.

Bénéfices

L’atout indiscutable de ce type de plateforme est de pouvoir disposer de tout type d’information concernant le projet, à n’importe quel moment. De plus, le côté interaction et partage permet d’apporter des modifications à un même contenu et d’avoir un suivi complet des documents.

Organiser une réunion n’est plus un exercice compliqué, en seulement quelques messages on peut tout mettre en place : la distance n’est plus un problème et la technologie donne les moyens à tout le monde de s’exprimer et de participer.

Pour les doutes urgents quoi de mieux qu’un chat en ligne pour avoir une réponse immédiate sans trop d’effort.

3-Coordoner, planifier, motiver: les actions incontournables du chef de projet

Comment faire

Mais tout ne se fait pas tout seul ! Là aussi le chef de projet a un rôle à jouer qui est déterminant. En effet la présence d’un chef d’orchestre est nécessaire pour que tout fonctionne sans problème.

Les aspects où le chef de projet peut être décisif

  • Aider à suivre l’avancement du projet. Une vision globale de l’exécution du projet est nécessaire. Premièrement toute tâche doit être enregistrée correctement au niveau de la plateforme, ensuite elle doit être réalisée selon la priorité établie. L’autorité et l’expérience du chef de projet sont indispensables pour assurer tout ce processus.
  • Planifier et organiser le temps. Surtout dans le cas des méthodes agiles, le planning est révisé en permanence : il y a des actions qui sont reportées, d’autres qui sont modifiées ou supprimées. L’équipe doit être concentrée sur le travail à réaliser, l’optimisation des ressources et la gestion du temps doivent être assurées par le chef de projet.
  • Motiver l’équipe. Le fait de partager toute l’information depuis le début du projet est un moyen d’impliquer et motiver les individus. Si en plus on laisse exprimer tous les membres et on communique souvent avec eux, on donne à chacun l’importance qu’il ou elle mérite : il ne faut pas oublier qu’une équipe motivée est indispensable à la réussite du projet. La plateforme collaborative nous donne tous les outils pour y parvenir et le chef de projet détient l’expertise pour que la motivation dans le projet soit une réalité.

Bénéfices

L’intervention du chef de projet est nécessaire, sa grande expérience permet de profiter pleinement des avantages d’une plateforme collaborative. En effet l’information enregistrée au niveau des tâches est immédiatement disponible pour tous les membres de l’équipe. De plus, toute modification est directement connue des personnes concernées, qui n’ont pas à se préoccuper de collecter une information plus récente. La communication enfin, est beaucoup plus facile et directe : le chef de projet a tous les moyens à sa disposition pour motiver son équipe à tout moment.

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Jean-Louis Rogé

JEAN-LOUIS ROGÉ est Ingénieur informatique et Directeur des services d’informations (DSI). Il a été PCO (contrôleur de projet), responsable de la planification, de la mise à jour et du contrôle de projets pendant plus de 20 ans dans différents secteurs d’activités tels que les télécom, la grande distribution et le service public.

Il partage ses expériences et conseils sur son blog : http://www.comment-reussir-mon-projet.com/

Et vous pouvez également le suivre sur Twitter : https://twitter.com/ReussirProjet