Comment manager des parties prenantes et membres d’équipe difficiles

Recommandations pour manager les gens difficiles et adresser avec succès les inévitables conflits

Dealing with Difficult Stakeholders and Team Members

http://www.romanpichler.com/blog/conflict-resolution-tips-product-managers-product-owners/ Par Roman Pichler

Les désaccords et conflits font partie de notre travail de propriétaires de produit et chefs de projets. Nous travaillons avec une grande variété de personnes de départements différents et il est tout simplement naturel que nous ne soyons pas toujours d’accord et parfois nous confrontions. Mais naviguer sur les conflits de manière constructive peut être stimulant. Cet article partage mes recommandations pour manager les gens difficiles et adresser avec succès les conflits.

C’est un challenge on ne peut plus courant

“Vous ne parvenez pas à vous décider. Je regrette vraiment que cette fois, vous ne nous ayez pas donné de priorités claires.” a dit Jane de manière accusatrice à la fin de l’atelier en sortant de la pièce. [1] Je ressentis ceci comme une gifle, une attaque délibérée. Comment pouvait-elle dire quelque chose d’aussi faux ?

Cette histoire vous semble-t-elle familière ? Je constate que en tant que chefs de produit et propriétaires de produit, nous devons parfois composer avec des parties prenantes et membres d’équipe stressés, agressifs, inutiles, ou avec des personnes qui sont juste difficiles.

Si nous réfléchissons à la nature de notre travail, cela ne devrait pas nous surprendre : le management de produit est autant une affaire de personnes que de produits. La friction et le conflit apparaissent généralement quand des personnes  de départements différents travaillent ensemble. Qui plus est, l’innovation et la collaboration efficaces sont seulement possibles si nous pouvons tirer parti du conflit et du désaccord. [2]

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N’ignorez pas le conflit

Il serait facile de mettre la question de côté et oublier ce que Jane a dit. Avec tant de choses réclamant votre attention, devriez-vous vraiment vous inquiéter de la remarque de Jane ? Mais qu’arriverait-il vraiment si vous ignoriez le conflit ?

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Les chances sont grandes que vous gardiez du ressentiment envers Jane, même si vous n’en êtes pas pleinement conscient. La prochaine fois, quand vous vous rencontrerez, cela pourrait vous faire dire quelque chose que vous regretterez plus tard et qui ne ferait qu’empirer les choses. Qui plus est, tolérer un mauvais comportement crée un précédent et une atmosphère de travail malsaine: le manque de respect invite le manque de respect.

Donc, n’ignorez pas le conflit. Voyez-le comme une opportunité d’améliorer votre pratique de management de produit et vos capacités de leadership. Bien sûr, ceci est parfois plus facile à dire qu’à faire : Aborder le sujet exige du courage. Jane pourrait être une personne puissante ou influente comme une partie prenante sénior. De plus, vous devez réfléchir honnêtement à vos propres intentions et actions et être ouverts à l’idée de changer votre comportement.

Regagnez votre maîtrise de vous

Quand je suis exposé à un comportement hostile, cela peut être difficile pour moi de ne pas perdre mon calme. Mais avant de répondre à Jane et lui dire ce que vous pensez, arrêtez-vous et réfléchissez. Prenez conscience de votre propre état, de comment vous vous sentez. Êtes-vous déçu, vexé, ou fâché ? Si c’est le cas, c’est OK. Mais prenez en compte que vos pensées négatives et vos émotions altèrent votre perception; elles rendront malaisé d’avoir une conversation constructive avec Jane.

Qui plus est, la négativité affecte votre propre bien-être; elle vous rend malheureux. « S’accrocher à son irritation a dit une fois un homme sage, ressemble à saisir un charbon ardent dans l’intention de faire mal à quelqu’un d’autre : la seule chose certaine est que vous serez brûlé.«  [3] Même si la colère, la crainte, ou les soucis semblent avoir une forte emprise sur vous, ils s’affaibliront et partiront si vous ne les alimentez pas. Reconnaissez-les, mais ne ne les suivez pas et ne vous identifiez pas à eux.

De plus, pensez aux qualités positives de la personne difficile. Jane ne peut sûrement pas être toute méchante et mauvaise. Pensez aux moments où vous avez vu Jane aider d’autres personnes, apporter une contribution constructive, ou commettre d’autres actes de bonté. Rappelez-vous que quelqu’un qui agit mal doit être profondément malheureux à l’intérieur. Cela vous aidera à faire preuve d’empathie avec la personne difficile et développer de la compassion, plutôt que de diaboliser l’individu et lui tenir rancune. Finalement, dites-vous que comme ces personnes, nous avons tous agi de façons inopportunes et avons dit des choses hostiles; je ne suis certainement pas parfait.

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Mettez les choses en perspective

Demandez à vous pourquoi vous percevez la personne comme difficile. Qu’est-ce qui rend cette personne si difficile à gérer ? Pourquoi avez-vous répondu de la façon dont vous l’avez faite ? Pourquoi la remarque de Jane vous a-t-elle fait vous sentir fâché ou blessé, par exemple ? Était-ce purement à cause de ce que Jane a dit, ou cela a-t-il plutôt à faire avec vous ?

Je remarque que ma propre réponse à un comportement inadéquat est particulièrement forte quand mes opinions et croyances profondes sont mises en cause. Si je me considère comme quelqu’un de décisif et qui sait ce qui est bon pour son produit, je vais probablement être plus affecté par les remarques de Jane indépendamment de son intention. De même, je constate que quand je suis stressé ou tendu, tout mauvais comportement est plus mal ressenti que quand je suis détendu et relax.

Finalement, regardez les faits et considérez calmement ce qui est en réalité arrivé. La remarque de Jane pourrait avoir ressemblé à une gifle. Mais a-t-elle eu l’intention d’être désagréable ? Avez-vous contribué au conflit d’une quelconque façon ? Y-avait-il eu quoi que ce soit de négatif que vous pourriez avoir dit ou fait à Jane, intentionnellement ou involontairement ? Cela n’excuse pas le comportement de Jane, bien sûr. Mais ça aide à mettre les choses en perspective et à passer de mettre le blâme sur Jane à résoudre le conflit.

Répondez habilement

Quand vous rencontrez Jane pour aborder la question, approchez la réunion dans l’intention de comprendre et réconcilier, pas de gagner. La résolution de conflit n’est pas prendre le dessus sur l’autre personne; c’est développer une perspective partagée sur ce qui est arrivé, convenir des changements exigés et reconstruire la confiance.

Partagez votre perspective et votre expérience de façon constructive et soyez gentil : Jane  peut ne pas être (pleinement) consciente de ses actions et leur impact sur vous. En même temps, soyez honnête et ferme. Utilisez la première personne « Je »; décrivez ce que vous avez vu et entendu et comment ceci vous a affecté. Par exemple, “Je t’ai entendu questionner ma capacité à donner les priorités et prendre des décisions de produit efficaces; puis j’ai constaté que tu es partie sans me donner le temps de répondre. Je me suis par conséquent senti fâché et déçu.”

assomptionSéparez la personne de la question. Ne blâmez pas ni attaquez l’autre personne, ne généralisez pas (“c’est typique de toi”), ne parlez pas de ce que d’autres gens peuvent avoir dit (“John le dit aussi”), ne spéculez pas (“c’est probablement parce que tu n’as pas obtenu ce que tu voulais à la réunion précédente”). Écoutez avec un esprit ouvert et essayez de suspendre toute forme de jugement. Nous détenons tous un morceau de la vérité.

Offrez votre aide et faites des suggestions constructives pour résoudre le problème. Suggérez des changements que vous êtes prêts à faire, comme, “je t’inviterai dorénavant aux ateliers de planification produit pour que tu comprennes mieux la totalité des contraintes dont nous devons tenir compte en priorisant l’arriéré de produit,” ou “j’écouterai plus soigneusement tes suggestions ainsi tu ne te sentiras plus ignorée ni sur la touche.”

Exposez les changements positifs que vous souhaitez, par exemple, “cela m’aiderait vraiment si tu essayais d’être plus patiente et compréhensive,” ou “ce serait top si tu pouvais me faire savoir plus tôt si tu estimes que l’on n’entend pas assez ton avis.”

Souvenez-vous : Bien que vous vouliez être gentil et bienveillant, vous n’êtes pas responsable des pensées et des sentiments de l’autre personne. Vous pouvez encourager une autre personne à changer. Mais vous ne pouvez pas faire changer son attitude et comportement à qui que ce soit.

Passez à autre chose

trop difficile = abandonSi tout marche, vous avez composé avec Jane et avez convenu d’une manière d’avancer. Il reste alors à renforcer la relation et rétablir entièrement la confiance qui pourrait avoir été perdue. C’est en travaillant ensemble aussi bien qu’en socialisant, par exemple, prenant le café ou déjeuner ensemble, que cela se produira.

Si la conversation s’est mal passée, considérez quelles sont les prochaines étapes. Devriez-vous parler de nouveau à Jane ? Devriez-vous impliquer quelqu’un qui peut servir d’intermédiaire ? Devriez-vous faire remonter le problème ? Parler à votre manager ou ScrumMaster / Coach pourrait vous aider à choisir l’action appropriée.

Notes

[1] Jane est un caractère factice. Je suppose que le conflit peut être résolu par les gens impliqués contrairement aux transgressions sévères comme la violence ou le harcèlement sexuel. Dans le doute, impliquez votre manager et le département des ressources humaines.

[2] Le modèle de construction d’équipe de Tuckman, par exemple, suggère que les gens doivent gérer le conflit avec créativité pour être capables de travailler ensemble efficacement.

[3] Cette citation est souvent attribuée à Bouddha mais elle pourrait provenir en réalité de Buddhaghosa.

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Dream Team, management à la suédoise, industries friandes en PMs, nouvelles certifs du PMI et 24 questions pour découvrir les leçons de votre dernier projet !

Les leviers pour créer votre « Dream Team » dès le kick off d’un projet ! par Thomas Dickele

La réunion de lancement, aussi appelée « kick off », se doit donc d’être efficace mais surtout convaincante.

En 2016 une étude de Google portant sur 180 équipes a révélé que la composition de l’équipe ne détermine pas la performance, mais la manière dont les membres interagissent entre eux oui.

Management à la française ou à la suédoise ? par Francis Dunois

Récemment, un ami est parti en Suède prendre un poste de manager. Pour résumer en un mot ses premiers mois : galère (ou Vasa pour faire plus local).

Si comme le Vasa, son style de management a failli couler à sa première sortie en baie de Stockholm, c’est pour la non prise en compte d’oppositions de valeurs et de traits de personnalités.

Quelles sont les 5 industries qui vont recruter le plus de chefs de projets en 2018 ?

Voici la liste des secteurs les plus demandeurs en profils de chefs de projets :

  1. Ingénierie et Construction
  2. Santé
  3. Technologies
  4. Finance
  5. Légal

24 questions à utiliser lors de sessions de leçons apprises sur votre projet

J’ai accumulé au fil de mes projets, lectures et expérience de très nombreuses questions à (se) poser avec son équipe et ses parties prenantes en fin de projet ou, mieux, à la fin de chaque phase ou passage de jalon majeur.

dates de mise en service des nouveaux examens de certification du PMI®

 

Rien n’importe plus que les résultats !

Nothing matters more than results

http://sethgodin.typepad.com/seths_blog/2017/09/nothing-matters-more-than-results.html par Seth Godin

Mis à part :

La communauté, la contribution et ce que nos amis pensent

La confiance

La perception de qualité

Combien nous aimons travailler avec vous

Les effets secondaires

Et l’estime de soi.

Aussi… faire du travail qui importe, avec des gens dont nous nous soucions.

Il semble que presque toutes les questions importantes importent plus que les résultats.

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une approche pour comprendre et appréhender la complexité grâce au modèle Cynefin

Understanding Complexity

https://www.scrum.org/resources/blog/understanding-complexity par Erwin Van der Koogh

Une des choses les plus importantes à comprendre dans le monde du business (et dans la vie en général) est le concept de complexité. Tandis que nous utilisons les mots compliqué et complexe presque de manière interchangeable dans le parler quotidien, ils signifient en réalité des choses très différentes. Explorons mon modèle favori sur la complexité : Cynefin.

Il existe un certain nombre d’articles et vidéos d’introduction à Cynefin, y compris celle de Dave Snowden, mais certains ne sont pas toujours très accessibles.

Essayons de l’expliquer avec des jeux. Richard Shy a créé une visualisation étonnante de Cynefin dans un de mes cours.

Quatre domaines  Cynefin

Cynefin parle de quatre types différents de problèmes ou domaines. Évident, Compliqué, Complexe et Chaotique. Nous aborderons ces premiers et couvrirons à la fin le Désordre.

Cynefin est une façon d’appréhender de quel type est un problème est et propose une stratégie de haut niveau pour résoudre ces différents types de problèmes.

1. Évident

L’analogie de jeu pour Évident est le Tic-Tac-Toe, aussi appelé « morpion ». Comme dans le Tic-Tac-Toe, les problèmes Évidents ont un lien de cause à effet clair et prévisible.

La stratégie de haut niveau pour résoudre des problèmes Évidents est « Observer  – Catégoriser – Répondre ». Observer n’est rien de plus complexe dans ce cas que regarder la grille. Catégoriser les moyens que nous avons de réduire toutes les combinaisons possibles en sous-ensemble beaucoup plus petit, gérable. Et Répondre faire un déplacement. Tic-Tac-Toe a 255,168 parties possibles, mais nous avons besoin de connaitre seulement quelques règles pour jouer la meilleure partie possible. Prenez le pion de départ, il devrait être placé dans un angle, n’importe quel angle fera l’affaire.

Nous répondons aux problèmes Évidents en choisissant la Meilleure Pratique appropriée. 

Nous avons regardé toutes les options possibles et calculé la meilleure voie. Ils sont appelés « Best », parce qu’il y a toujours exactement une meilleure réponse.

Le problème évident avec les problèmes évidents est que peu d’entre ceux restent sans réponse. C’est la substance qui est facilement automatisée. Les ordinateurs sont extrêmement précieux pour ce type de travail.

2. Compliqué

Maintenant, le Tic-Tac-Toe (les Morpions) est un jeu très ennuyeux précisément parce que nous l’avons calculé. Après, les meilleures pratiques vous feront jouer un jeu parfait. Si les deux joueurs jouent un jeu parfait il est un dessiné.

Les échecs sont très différents. Et notre stratégie de haut niveau pour des problèmes Évidents ne nous aidera pas le jeu d’échecs. Quelques mouvements dans un jeu d’échecs et le conseil sont dans une position vous ne l’avez jamais vu dans auparavant. Et plus important encore une différence minuscule dans le conseil fait une différence massive dans le jeu.

Dans des problèmes compliqués le rapport entre la cause et l’effet est prévisible, mais (très durement prévoir. Des problèmes compliqués sont le domaine d’expert, qui est meilleur capable de prévoir ce qui va probablement arriver. Qui est exactement quels joueurs d’échecs supérieurs font. Ils doivent prévoir ce que les mouvements probables de leurs adversaires vont être. Les experts peuvent simultanément considérer des options plus possibles, mais le réduire aussi à un jeu plus petit des scénarios qui exigent plus d’analyse.

Donc la stratégie devient le Observer – Analyser – Répondre. Et parce que c’est la figure impossible de si un mouvement est le meilleur mouvement (sauf la défaite évidemment) il n’y a aucune pratique la meilleure dans le domaine compliqué.

Mais il y a de bonnes pratiques. Les pratiques que l’on considère utile dans de certains contextes. Dans des échecs un exemple est la valeur de vos pièces. Chaque morceau dans des échecs fait associer une valeur avec cela. Et vous voulez toujours la valeur totale de vos pièces pour être plus haut que vos adversaires. À moins que vous ne vouliez que, parce que vous vouliez sacrifier un morceau pour la position de conseil.

3. Complexe

Les problèmes complexes sont à nouveau complètement différents. Ce qui les met à part est que le rapport entre la cause et l’effet est seulement évident de manière rétrospective. La métaphore de jeu pour la complexité est le poker. À la différence des échecs, qui sont un jeu de prévision, le poker est le jeu de l’étude. Apprendre quelles cartes vos adversaires ont et comment leurs mains se mesurent à la vôtre. Et la stratégie de haut niveau des échecs ne fonctionne pas pour le poker.

Si vous jouez ma version favorite de poker, le Texas Hold’em, vous pouvez regarder vos propres cartes jusqu’à en perdre le souffle, mais la seule chose que vous allez apprendre est que vos adversaires n’ont pas exactement les mêmes cartes que vous. Donc Sentir – Analyser – Répondre est éliminé comme façon de traiter la complexité.

Ce dont nous avons besoin à la place est Investiguer –Sentir – Répondre. Une investigation est une expérience sans risque. Selon le résultat de cette expérience (Sentir) nous répondons en amplifiant les bonnes et/ou réduisant les mauvaises (Répondre).

De nouveau, prenant l’exemple du poker, l’investigation peut prendre la forme d’une mise. Si vous déposer une mise vous forcez des adversaires à y répondre, en se couchant, répondant ou surenchérissant. Cela peut vous donner de l’information sur leur main. Mais d’autres investigations peuvent être d’attirer l’attention des adversaires, sentir peut être seulement regarder leurs comportements.

Donc la chose la plus importante de la Complexité est qu’il n’y a aucune façon d’apprendre (et ainsi résoudre le problème) sans faire. Réfléchir ne va pas résoudre le problème. Dans les problèmes Complexes, nos pratiques se développent toujours en se basant sur ce que nous apprenons. Dans le poker, même si nous jouerions une partie avec exactement les mêmes joueurs et exactement les mêmes cartes exactes, la partie serait différente. Parce que nous avons appris des choses pas seulement sur le jeu, mais aussi sur nos adversaires.

4. Chaos

Le chaos arrive quand il n’y a aucun rapport entre la cause et l’effet ou qu’ils changent très rapidement. Dans ce cas il n’y a aucune raison de réaliser des investigations parce qu’aucune étude ne nous aidera à nous améliorer.

L’analogie de jeu est ici le jeu d’enfants. Quelqu’un qui a déjà joué avec des gosses sait que les règles changent continuellement. Et il n’y a aucune raison d’essayer d’apprendre les règles avant le départ du jeu. Vous devez entrer et jouer avec eux (Agir), tout en vous assurant de l’amusement (Sentir) et en changeant en conséquence (Répondre).

Mais le plus souvent nous terminons dans le Chaos à cause d’une petite crise. Quand cela arrive nous devons très rapidement stabiliser la situation et ressortir du Chaos. Cela arrive tout le temps dans le business, où nous nous reposons fréquemment sur des leaders héroïques et des équipes spéciales pour nous sortir des problèmes.

Les pratiques sont ici Nouvelles.

Désordre

Le désordre n’est pas un domaine séparé, mais signifie au lieu de cela que nous utilisons le jeu de stratégies avec lequel nous sommes à l’aise au lieu de celles appropriées au problème à résoudre.

Et la malheureuse réalité consiste en ce que la plupart des personnes passent ici la plus grande partie de leur temps.

Je ne plaisante ni n’exagère pas quand je dis que comprendre Cynefin a changé ma vie.

Chaque fois que je me trouve (ou les gens autour de moi) à passer trop de temps à réfléchir, mon premier instinct est de prendre du recul pour m’assurer que le problème à traiter est Compliqué. Quand les organisations continuent à insister sur les Meilleures Pratiques, je vérifie d’abord si le problème est à portée de main en fait Évident. S’il est Compliqué (ce qui est très probable), nous devrions regarder une myriade de bonnes pratiques et calculer quelles pratiques sont applicables dans quelles circonstances.

Mais la leçon la plus importante est que bon nombre de nos circonstances sont complexes. Et ainsi en soi imprévisibles. Et aucune quantité de réflexion ne va les résoudre.

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Il y a “des Leçons à Apprendre”, pas “des Leçons Apprises” !

They are “Lessons to be Learned”, not “Lessons Learned”

http://leadinganswers.typepad.com/leading_answers/2017/05/they-are-lessons-to-be-learned-not-lessons-learned.html par Mike Griffiths

Voici quelques commentaires des lecteurs du blog DantotsuPM sur ce sujet des leçons apprises.

Les suggestions, observations et idées que nous capturons pendant les rétrospectives ne sont pas des Leçons Apprises. Cela impliquerait que nous avons déjà appris d’elles et ne ferons plus de nouveau cette erreur. Au lieu de cela, Elles sont « des leçons à apprendre », ce qui est subtilement différent, mais qui souligne la partie la plus importante : nous devons maintenant en apprendre quelque chose.

L’apprentissage implique plusieurs étapes. David Kolb, un théoricien de l’éducation, décrit un processus en 4 étapes :
  1. Des expériences concrètes (que nous savons déjà)
  2. L’observation et la réflexion (ce que nos rétrospectives nous aident à identifier)
  3. La conceptualisation abstraite (réfléchir aux problèmes et concevoir des solutions potentielles)
  4. L’expérimentation active (essayer quelque chose de nouveau)

Ces étapes agissent comme faisant partie d’un cycle d’étude expérimental. La dernière étape, l’expérimentation active, crée de nouvelles expériences concrètes et se fonde ce que nous savons déjà.

Il est facile de confondre les actions rétrospectives d’observation et réflexion (l’étape 2) avec rassembler des leçons apprises. Cependant, ce n’est pas le cas, au lieu de cela c’est juste une étape dans le processus. Nous devons alors déterminer une solution (l’étape 3) et mener des expériences pour apprendre d’elles (l’étape 4). Seulement alors pouvons alors apprendre en réalité quelque chose.

Pour nous rappeler que réunir des idées et des suggestions d’améliorations n’est pas la même chose qu’apprendre, je suggère que nous arrêtions d’utiliser l’expression “ Leçons Apprises” et utilisions au lieu de cela des « Leçons à apprendre”.

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Cette “Règle 1-3-5” peut complètement changer votre To-Do Liste !!!

This “1-3-5 Rule” Can Completely Change Your To-Do List

https://chrisguillebeau.com/to-do-list-1-3-5-rule/ par Chris Guillebeau

Avez-vous une liste de choses à faire (To-Do List) encombrée et surchargée ?

Essayez-vous de tout accomplir, seulement en vous consommant et finissant par vous sentir toujours plus en retard ?

S’il en est ainsi, vous n’êtes pas tout seul.

En lisant The New Rules of Work, un nouveau livre des co-fondateurs de The Muse, vous trouverez une stratégie alternative de To-Do List dont j’ai pensé qu’elle valait la peine d’être partagée.

Voici la stratégie :

N’importe quel jour donné, supposez que vous pouvez seulement accomplir une grande chose, trois choses moyennes et cinq petites choses et réduisez votre To-Do liste à ces neuf choses.

Visuellement, cela pourrait donner :

Simple, non ? Vous voudrez probablement toujours tenir une liste de référence de toutes les choses de votre liste (les avoir écrites ou stockées sous forme digitale est bien meilleur que d’essayer de se les rappeler), mais cette liste est avant tout de la priorisation.

Livre sur Amazon

Il est important de faire des progrès sur les grandes choses. Cependant, la plupart d’entre nous ont aussi et toujours de petites choses à compléter dans leur liste. Et bien sûr, certaines choses ne sont pas tout à fait ni grandes ni petites, elles sont entre les deux.

Vous ne pouvez pas faire cinq grandes choses par jour. Mais vous pouvez faire cinq petites choses. Choisissez donc une grande chose, trois choses moyennes et cinq petites choses. Mettez-vous alors au travail !

Lisez le livre de The Muse The New Rules of Work: The Modern Playbook for Navigating Your Career pour plus d’idées et de détails !

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Que faire quand une personne s’accapare la discussion ?

Comment le manager ou le chef de projet devrait-il gérer un dominateur pendant une réunion d’équipe ?

How Should the PM Handle a Dominator During a Team Meeting? http://www.projectmanagers.net/profiles/blogs/how-should-the-pm-handle-a by Dana Pigford Brownlee

Le Problème : Chacun a eu l’occasion de rencontrer “LE dominateur” (ou LA dominatrice).

C’est la personne dans le groupe qui semble s’approprier la discussion et ne plus laisser d’autres personnes s’exprimer. Parfois ce sont seulement des bavards trop prolifiques… …d’autres fois, ce sont des personnalités excessivement agressives qui pompent tout l’oxygène de la pièce.

Malheureusement, ces personnes semblent parler au nom de tous les autres et ne les laissent pas exprimer leurs avis ou idées. En tant que facilitateur, on attend de vous que nous créiez et supportiez un environnement inclusif et une bulle sécurisante dans laquelle des idées diverses et différentes peuvent être exprimées. Mais quand vous êtes face à un (ou deux !!) dominateur, que faire ???

Essayez une ou plusieurs de ces 8 techniques très simples et efficaces !

1. Remerciez le dominateur pour ses apports au débat et demandez l’apport des autres

“Michel, c’est une idée très intéressante ! Voyons si d’autres ont également des suggestions ?”

2. Répétez le commentaire du dominateur, écrivez-le visiblement pour que tous puissent le voir, et demandez ensuite d’autres idées afin de poursuivre la liste.
Inscrivez la proposition du dominateur au tableau et passez à la personne suivante !

“Stéphane, il semble que vous recommandiez que nous utilisions ces trois sociétés en tant que liste des vendeurs retenus… est-ce bien cela ? C’est une excellente suggestion.

Compilons une liste de plusieurs propositions, puis discutons-les toutes.

Nous inscrivons votre suggestion comme numéro 1 dans la liste.

Je voudrais obtenir au moins trois autres suggestions de l’équipe.

Qu’en pensez-vous tous ?”

3. Au lieu de demander au groupe de répondre à une question oralement, demandez leur de prendre 2 minutes pour écrire leur idée, question, ou proposition sur un Post-It.

Demandez ensuite à chaque personne à tour de rôle de partager l’un des billets qu’elle a écrit.

4. Suggérez que le groupe utilise la technique du tour de table

Faire un tour de table (même virtuelle si vous êtes en conférence téléphonique) en demandant nominativement à chaque personne de partager au moins un commentaire. Démarrez du coté de la table qui situé à l’opposé du dominateur pour ne pas revenir vers lui immédiatement.

“C’est une question si importante que je veux être sûr d’obtenir des idées de chacun.

Faisons un rapide tour de table en commençant par Gilles…”

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5. Adressez-vous directement à plusieurs personnes qui n’ont rien dit.

“Patricia, je ne pense pas avoir entendu ton avis. Quelles sont tes idées sur cette question ?”

6. Faites une pause, prenez le dominateur à part et sollicitez son support

Demandez l’aide du dominateur pour faire participer les autres personnes.

“Stéphanie, vous avez amené plusieurs points clefs. J’aimerais faire participer plusieurs autres membres de l’équipe dans la discussion pour entendre leurs idées. Certains membres du groupe ne sont pas aussi affirmés que vous et je voudrais être sûr que nous les entendions.”

7. Répartissez le groupe en paires ou petites équipes et laissez-les discuter de la question ensemble avant d’entamer une discussion de groupe
8. Obtenez l’accord de votre équipe d’utiliser un objet physique pour équilibrer la discussion.

La personne tenant par exemple une balle s’exprime puis doit la passer à quelqu’un d’autre qui prendra à son tour la parole.

méfiez-vous des crocodiles dans vos réunions !

Certaines personnes risquent de monopoliser le temps de parole sans jamais écouter ni laisser de place aux autres pour s’exprimer.

Si vous êtes le facilitateur et/ou organisateur de la réunion, il est de votre responsabilité de les gérer !

Si vous n’êtes que participant et que l’organisateur ne réagit pas, vous allez perdre de précieuses minutes si vous ne stoppez pas cela par exemple en ramenant la discussion sur l’ordre du jour…

Cette idée sera développée dans un billet à paraitre demain 11 Juin !

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Rencontres sur le management de projets – 25 au 30 Juin

Quelles rencontres sur le management de projet puis-je vous recommander pour bien commencer cet été ?

Deux événements au Maroc cette semaine sur le coaching et la gamification, un wébinaire Scrum sur les organisations apprenantes et du management de projet antisismique à Toulouse et PMI Development day au Liban !

Mercredi 27

Conférence en partenariat avec l’Université Internationale de Rabat à travers son pôle formation continue Executive Education à 18H à l’hôtel Farah Casablanca. Intervenants : 2 Coachs et un Expert en Management de Projet. 2 PDUs

Jeudi 28

Insights from research into lessons learned: How lessons learned processes struggle to deliver a return on investment. Overview of the challenges involved. Predisposition, symptoms and early warnings!

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In this session, we will explore how to integrate Peter Senge’s 5 Disciplines of Learning Organizations with the Nexus Framework to help organizations to scale their business agility with Scrum.

Along the way, we will find out what Michelangelo had to say many centuries ago that can guide and inspire them in their journey.

 

Vendredi 29

Peut-on faire une comparaison entre le management et les techniques antisismiques ? Une rumeur sourde, un tremblement, et sous vos yeux, la lampe au plafond qui oscille… Ouf, cette fois-ci, votre logement, votre bureau ont résisté. Mais lors du prochain séisme, que se passera-t-il ? De même qu’un bâtiment, une entreprise reste soumise à des aléas et des contraintes pouvant gravement et durablement l’affecter. Alors, pourquoi ne pas établir un parallèle concernant les bonnes techniques antisismiques et les bonnes pratiques organisationnelles ?

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A 18H00, à la salle de conférence de l’ENSMR  Rabat. En dehors de l’aspect purement ludique, les jeux forment l’esprit et permettent de développer des qualités d’organisation et de prise de décision. Par ailleurs, avec la généralisation des smartphones, le jeu vidéo est devenu un passe-temps très largement utilisé par tous et accessible à tout instant. Il est donc intéressant d’utiliser ces caractéristiques pour réaliser des jeux dont l’objectif est à la fois ludique mais également éducatif au sens le plus large. La « gamification » des problématiques est devenue un axe de développement à part entière dans la communication d’entreprise et est de plus en plus utilisée pour transmettre des savoirs efficacement, en particulier dans l’ordonnancement et dans la réaction aux imprévus.

Samedi  30

PMI is a registered mark of Project Management Institute, Inc.

Vous accordez-vous un peu de temps chaque jour juste pour vous poser et réfléchir ?

Chers chefs de projet, levez la tête de votre diagramme de Gantt et posez vous quelques minutes chaque jour pour prendre du recul et réfléchir !

Dans le contexte de frénésie voire de boulimie d’activités dans lequel nous baignons tous et où toute minute inoccupée semble être du temps perdu, il est facile de se laisser manager par son agenda Outlook, ses emails, ses alertes, ses tâches projets et domestiques.

Steve Radick nous rappelle combien il est important de savoir se créer des espaces de réflexion pour se ressourcer et sortir grâce à ceux-ci du rôle d’exécutant qui nous menace.

Article original sur le blog de Steve Radick.

Occupés, certes ! mais efficaces ?

Je sais que nous sommes tous occupés. Nous avons des dates-buttoir à respecter, des emails à écrire ou auxquels répondre, des projets sur lesquels travailler, des problèmes à traiter, des courses à faire, des familles dont prendre soin, et bien d’autres choses que nous faisons quotidiennement.

très occupéPour donner du sens à tout cela, nous nous créons des routines et des programmes quotidiens : se lever, sortir les chiens, aller faire un jogging, amener les enfants à l’école, répondre aux courriers urgents, faire un premier brouillon de document de projet, assister à la réunion de statut, etc.

Dieu sait que je n’effectuerais pas la moitié du travail réalisé sans mon agenda Outlook pour me rappeler quand je dois aller à une réunion ou passer un appel téléphonique. Souvent, diviser notre journée en tâches plus gérables est la seule manière de conserver un certain niveau de santé mentale.

Que perdons-nous quand nous entrons dans de telles routines ?

Pouvez-vous introduire l’« innovation » comme une partie intégrante de cette routine ?

  • Quand est la dernière fois où vous avez créé un rendez-vous avec vous-même dans Outlook pour rattraper du retard dans vos suivis de blogs (ou RSS) ?
  • Quand une date d’échéance de projet approche ou est avancée, quelle est la première chose qui est éliminée ?
  • Combien de fois avez-vous dit, « je sais, je devrais vraiment écrire un article sur un blog ou commenter des articles ce soir, mais je suis épuisé et cela peut attendre.»?
  • Combien de fois sortez-vous de votre « bulle » projet et faites-vous l’effort concerté de simplement vous en échapper et apprendre quelque chose de nouveau ?

Quand était la dernière fois où vous vous êtes simplement assis et avez réfléchi à votre projet/organisation/contrat/initiative et vous êtes-vous questionné à ce sujet ?

  • La stratégie dans le long terme ?
  • Comment booster le moral de votre équipe ?
  • Comment devenir plus efficace ?
  • Améliorer les choses?
  • Quels risques externes pourraient positivement ou négativement impacter votre travail ?
Quand était la dernière fois où vous avez proposé une idée nouvelle qui n’était pas dans votre description des fonctionnalités ou du contenu de votre projet « Statement Of Work/SOW » ou Arriéré de produit « Product Backlog » ?

Bon versus excellent

J’ai eu une intéressante conversation récemment avec un des responsables sénior dans ma compagnie et il m’a dit que c’est l’une des choses qui sépare le bon de l’excellent. Le bon travailleur respectera toutes ses dates-butoirs, sortira des produits de qualité, ne hérissera personne, sera là à l’heure, et fera tout qui lui est demandé.  L’excellent peut rater quelques dates-butoirs et peut rendre folles quelques personnes, mais il sera également celui qui proposera la prochaine grande idée.

Quelle est la dernière vraie idée que vous avez eue au travail qui ne vous a pas été imposée par quelqu’un d’autre ? En avez-vous parlé ?  Avez-vous agi sur cette idée ?
CSP est partenaire de DantotsuPM

Aussi, suivez ce conseil et libérez 30 minutes de votre temps chaque jour pour réfléchir.

Ceci peut vouloir dire :
  • Rattraper votre retard de lecture des blogs ou fils de discussions que vous suivez
  • Lire un journal
  • Avoir une réunion d’équipe où le seul point de l’ordre du jour est « que pouvons-nous améliorer ? »
  • Sortir déjeuner avec une personne d’un métier ou business différent et se renseigner sur ce qu’elle fait
  • Faire comme le Dr. House, trouver une balle à jeter en l’air et réfléchir à la façon résoudre un problème
  • Installer des alertes Google sur des sujets liés à votre organisation et vous engager à les lire
  • Créer une liste d’idées « si j’étais roi/reine pendant 1 jour » pour votre organisation
  • Faire une recherche Twitter sur votre organisation/marque et voir ce que les autres en disent

Alors, pouvez-vous créer de l’espace dans votre agenda pour devenir excellent ?