S’étirer

Stretching

https://seths.blog/2018/06/stretching par Seth Godin

Il y a deux pôles opposés: Rester immobile et Rupture. Il est facile de visualiser chaque extrémité sur cet axe, indépendamment de l’activité.

Entre les deux se trouve « s’étirer ».

L’étirement est la croissance. L’extension de notre portée. Devenir plus résilient, plus souple et plus puissant. L’étirement fait un peu mal et nous laisse juste légèrement endolori.

Mais ensuite, le lendemain, nous pouvons nous étirer plus loin que nous le pouvions hier. Parce que les étirements s’ajoutent.

Si vous avez peur de vous casser, la réponse n’est pas de rester immobile. Non, si vous n’avez peur de vous casser, la réponse est de vous consacrer à vous étirer.

Le rôle du chef de projet dans un contexte PRINCE2

Dans le contexte d’un projet PRINCE2, le/la chef de projet est responsable devant le comité de pilotage et, en définitive, devant le management exécutif.

Il/Elle détient l’autorité pour manager le projet au quotidien dans les contraintes convenues avec le comité de projet.

La responsabilité principale du manager de projet est de s’assurer que le projet produit les livrables requis en respectant les tolérances spécifiées en matière de durée, de coûts, de qualité, de contenu, de bénéfices et de risque.

Selon PRINCE2, le/la manager de projet, en plus de s’assurer que le projet développe les produits requis, est également responsable de s’assurer que le projet génère un résultat capable de réaliser les bénéfices définis dans le document clé de PRINCE2 : le cas d’affaire (qui justifie la viabilité du projet).

QRP International est partenaire de DantotsuPM

Notre partenaire QRP International détaille ces responsabilités dans cet article.

  • Les activités principales du chef de projet dans un contexte PRINCE2
  • Les compétences et qualités d’un chef de projet PRINCE2
Partenaire de DantotsuPM

 

savoir et comprendre : une distinction critique en ces temps d’infobésité !

Il existe une énorme différence entre savoir (avoir les informations) et comprendre (avoir la connaissance).

Anniversaire : les 10 ans de DantotsuPM, le blog francophone du management de projets, merci aux lectrices et lecteurs !

En ce 26 Juin 2019, voici le 4242ème billet* publié sur ce blog.

Soit une moyenne supérieure à un billet par jour depuis 10 ans.

Bon, à raison de 2 à 3 heures par billet entre trouver les idées, rechercher des articles intéressants, rédiger et traduire, illustrer et promouvoir sur les médias sociaux, je devrais avoir largement atteint les 10000 heures requises pour maîtriser toute nouvelle compétence (cf. le fameux livre de Malcolm Gladwell : « Outliers »). Au minimum, je devrais un peu progresser et m’améliorer, enfin je l’espère… 🙂

En 2009, Scrum et Agile existaient (depuis 1995 pour le premier et 2001 pour le second). Cependant, à cette époque, relativement peu de managers de projet s’y intéressaient alors que, dès juillet de cette même année, je vous proposais une liste de lecture sur le sujet.

En effet, je n’ai jamais cessé depuis mes débuts de m’efforcer de découvrir de nouvelles approches (PMI, Prince2, PM², Scrum, LEAN, SAFE…), compétences (relationnelles, présentation, communication, collaboration, leadership..), techniques (priorisation, influence, décision, business analysis, design thinking…) outils et astuces qui rendent le manager de projet meilleur leader et plus performant puis de les partager avec vous quand elles me paraissent pertinentes.

A l’occasion de cet anniversaire, je me suis posé une question : « Pourquoi me lisez-vous ? »

Pourquoi me lisez-vous ?

D’ailleurs, pourquoi n’importe lequel ou laquelle d’entre nous décide-t-il ou elle de suivre ce que publie une autre personne, d’écouter ce qu’elle partage et communique ?

Je pense que cela vient en grande partie du fait que, au fil de notre éducation, de nos apprentissages, de nos expériences, nous avons constaté qu’il est bon pour nous de lire et d’écouter.

Savoir écouter est une compétence clé pour avancer dans la vie.

Et notre libre arbitre nous permet le plus souvent de bien choisir qui et quoi écouter (et lire) !

Quels sont les éléments qui orientent nos choix ?

  • l’intérêt pour la matière, les faits, la substance discutée
  • que lire ?

    la découverte de nouvelles idées (souvent par sérendipité)

  • l’apprentissage de techniques
  • le respect pour la personne qui ose s’exprimer
  • la contradiction quand nous ne sommes pas d’accord avec l’avis exprimé et voulons apprendre à le contrer
  • le partage d’expérience avec les erreurs et réussites d’autres personnes afin de les éviter ou les reproduire
  • la stimulation intellectuelle de la lecture et de l’échange
  • le choix informé d’une approche parmi d’autres, d’un outil, d’une attitude… et en connaissance de cause

Je ne sais pas le ou lesquels de ces éléments vous ont poussé à suivre le blog DantotsuPM.com, mais je vous remercie de le faire.

Sans vous, les partages que j’initie à travers ce blog auraient peu de sens.

Un grand merci aussi aux partenaires et sponsors qui me supportent et me permettent de faire vivre ce blog depuis tant d’années !

N’hésitez pas à me proposer des billets et à commenter les publications, Michel.

*hors annonces événementielles

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comment faire avancer votre projet en 5 étapes très simples

Influence et persuasion sont des compétences business que l’on peut apprendre et améliorer

Five Steps to Influence Your Project Forward

https://www.strategyex.co.uk/blog/pmoperspectives/five-steps-to-influence-your-project-forward/  par : Nadine Rochester

Comme la culture business se déplace du mode “ commande et contrôle” vers des équipes plus collaboratives, transverses et cross-fonctionnelles, les leaders de projet doivent maintenant être capables de manager des membres d’équipe sans avoir aucune autorité formelle.

Des approches plus subtiles comme l’influence et l’adaptabilité sont maintenant nécessaires pour faire avancer un projet mais beaucoup de ceux qui mènent ces projets ne sont pas équipés des compétences exigées pour manager vers le haut, vers le bas, en transverse, ou diagonale dans les organisations.

Cela laisse souvent les managers frustrés, immobilisés et incapables d’exécuter pleinement un projet ou une initiative stratégique. Voici quelque chose de particulièrement problématique dans le contexte business actuel de plus en plus complexe où les changements surviennent rapidement et où les organisations doivent être capables de répondre immédiatement.

La bonne nouvelle est qu’influence et persuasion sont des compétences business que l’on peut apprendre et affuter.

En comprenant les principes clés de la persuasion et mettant en œuvre quelques outils stratégiques, les leaders peuvent influencer les parties prenantes à chaque niveau de l’organisation, faire sauter les barrières internes et mettre les projets en mouvement rapide et efficace vers le succès.

Les principes de persuasion

Livre sur Amazon

La recherche a montré que l’émotion et la façon dont les gens sont traités impactent fortement comment ils prennent des décisions, en ne pensant pas seulement logiquement et rationnellement.

 

Selon le neurologue Antonio Damasio, comment les personnes se sentent, et comment vous les faites se sentir, influencera leurs choix personnels et professionnels.

Et l’auteur et docteur Robert Cialdini  pousse ceci encore plus loin en identifiant des principes universels qui guident le comportement humain et qui, quand compris et employés de façon éthique, peuvent significativement augmenter les chances que quelqu’un puisse être convaincu par une demande.

Les 6 principes de persuasion de Cialdini

1 – Réciprocité

Les gens se sentent obligés de retourner à d’autres le comportement, le cadeau ou le service qu’ils ont précédemment reçu.

2 – Pénurie/Rareté

Les gens ont pour désir d’acquérir davantage de ces choses dont ils ont le moins. Ou, exprimé autrement, les gens valorisent ce qu’ils peuvent perdre autant que ce qu’ils peuvent gagner.

3 – Expertise

Les gens suivent le leadership des experts crédibles, bien informés.

4 – Cohérence

Les gens aiment être cohérents avec les choses qu’ils ont précédemment dites ou ont faites.

5 – Sympathie

Les gens préfèrent dire oui aux gens qu’ils aiment personnellement.

6 – Preuve sociale

Les gens regarderont les actions et les comportements des autres pour déterminer leurs propres, particulièrement s’ils sont incertains.

Comment influencer stratégiquement

Une fois que les leaders de projet comprennent les principes clés de la persuasion, ils/elles peuvent commencer à mettre des stratégies en place qui influenceront les parties prenantes.

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Une méthodologie populaire est l’approche par les enseignant business Allen R. Cohen et David L. Bradford. Connu comme le Modèle Cohen-Bradford, il est basé sur le principe de réciprocité combiné avec l’idée que toutes les parties prenantes devraient être considérées et traitées comme des alliées.

En prenant pour base ce modèle, l’approche étape par étape suivante peut aider les leaders du business qui doivent insuffler le changement sans être dans une position d’autorité :

Étape 1

Clarifiez les objectifs et identifiez des priorités. Assurez-vous que vous êtes clairs sur ce que vous voulez et ce dont vous avez besoin. Identifiez vos buts et ce que vous êtes prêt à lâcher pour atteindre votre objectif principal.

Étape 2

Mettez-vous dans leurs chaussures mais ôtez les vôtres d’abord. Cette étape exige que vous mettiez de côté les objectifs que vous avez identifiés et regardiez le scénario du point de vue de l’autre personne.

mettez-vous dans leurs chaussures mais déchaussez-vous d’abord.

Trop souvent les gens essayent de convaincre une partie prenante de leur donner quelque chose sans regarder comment cela impacte l’autre personne.

Quels sont ses buts ? Ce dont vous avez besoin va-t-il créer un conflit ou des obstacles pour cette personne ou son équipe ? Qu’a-t-elle à gagner ou perdre grâce ou à cause de votre demande ? Il est critique d’identifier ce qui pourrait déclencher une réponse positive de cette personne.

Étape 3

Quel crédit avez-vous auprès de cette personne ?

Analysez votre « crédit ». Construire un relationnel professionnel peut être semblable à la demande d’un prêt bancaire ou d’un investissement. Votre crédit est votre force de levier pour influencer cette personne.

Avez-vous aidé cette personne auparavant ? Qu’avez-vous à offrir qui pourrait être de valeur pour elle ? De quand date votre dernier « dépôt » sur le compte de cette une autre personne ?

Étape 4

Évaluez la relation. Faites une honnête analyse de votre relationnel avec cette personne.

Est-il équilibré ? Demandez-vous plus que vous n’offrez ? Avez-vous pris le temps et mis l’effort nécessaire pour établir une confiance mutuelle ?

Étape 5

Procédez à l’échange. Demandez ce que vous voulez et soyez prêts à offrir quelque chose de valeur en retour.

Cela peut ou pas exiger une certaine négociation, mais si les étapes précédentes sont complétées avec réflexion, vous devriez être préparés à le faire avec grâce et dans le respect d’un scénario mutuellement avantageux.

Résultats Durables

Influencer vers le haut comme vers le bas dans une organisation est davantage une affaire de personnes que de pouvoir. En combinant des relationnels personnels forts avec les principes de persuasion, les leaders de projet peuvent stratégiquement et efficacement utiliser l’influence pour amorcer le changement et garantir l’atteinte des résultats souhaités.

Cette compétence est nécessaire maintenant plus que jamais. Dans notre environnement actuel en constant mouvement et l’écosystème business changeant, les leaders doivent être sûrs qu’ils nourrissent constamment leur relationnel, établissent des rapports véritables et construisent des coalitions pour pouvoir les démultiplier quand ce sera nécessaire.

CSP est partenaire de DantotsuPM

Journée Internationale de la Lenteur le 21 Juin lancée depuis plusieurs année par nos amis Québecois !

Je vous propose à cette occasion de relire le billet de Rose-Hélène Humeau sur l’art de prendre son temps pour en reprendre le contrôle.

PAS LE TEMPS… …VOUS ÊTES PRESSÉ ?

Profitez-en, nous sommes le 21 juin et c’est le jour le plus long de l’année, vous allez pouvoir prendre votre temps pour faire ce que vous avez à faire. Et si vous n’avez rien à faire, c’est encore mieux… vous prendrez votre temps pour regarder le temps passer ! L’origine de cette journée est Québecoise et remonte à 2001.

Plus d’infos sur cette journée sur Facebook

comment traitez-vous les questions particulièrement difficiles ?

« Et vous, que répondriez-vous ? » ou encore « Que feriez-vous ? »

Cette première répartie vous permet de gagner du temps pour réfléchir à votre réponse.

Elle peut aussi révéler des réponses pertinentes en particulier de personnes de confiance (mais pas seulement).

Mais elle peut être perçue comme un signe de faiblesse si utilisée trop souvent  ou de simple temporisation si vous ne faites rien de la réponse de l’autre personne.

Certains penseront que vous ne savez pas répondre ou n’êtes pas pertinent dans votre rôle.

D’autres vous trouveront ouvert à de nouvelles idées et prêt à écouter.

Certains seront tentés de répondre à votre place.

D’autres, plus rapides ou mieux préparés, en profiteront pour s’engouffrer dans la brèche et forcer des paroles dans votre bouche…

Alors, que faites vous en cas de question particulièrement difficile que ce soit dans le domaine professionnel comme privé ?

Les managers efficaces répètent au moins deux fois la même chose

Écoutez attentivement, je ne dirai ceci que deux fois…

Effective managers say the same thing twice

https://geekboss.com/effective-managers-say-the-same-thing-twice/ par Matthieu Stibbe

Les managers combinent les types différents de communication, comme l’email, la messagerie instantanée et les appels téléphoniques, pour répéter et renforcer les messages clés.

« Les managers qui étaient délibérément redondants [c’est-à-dire qui utilisaient de multiples canaux de communication pour un même message] ont fait avancer leurs projets plus rapidement et sans à-coup. »

Les politiciens le savent depuis très longtemps et c’est pourquoi ils choisissent quelques messages clefs et les répètent à satiété.

Les gens du marketing aussi, si possible sans aller jusqu’au « ad nauseam » !

Pourquoi est-ce nécessaire ?

Parce que les gens doivent traiter beaucoup plus d’informations et beaucoup plus de canaux de communication que jamais auparavant.

Certaines personnes peuvent gérer et ont de bonnes tactiques de filtrage, de détermination des priorités et de prise d’actions sur les messages (la boîte d’arrivée vide / Zero Inbox : Est-ce vous ?).

Mais la plupart des personnes sont enclines à ignorer ou reporter des messages, particulièrement s’ils nécessitent du travail.

Si vous ne demandez pas deux fois, elles pensent que ce n’est probablement pas important pour vous.

C’est ainsi : Seule la porte qui grince reçoit de l’huile !

CSP est partenaire de DantotsuPM

Savez-vous que le 1er Mai est né à Chicago en 1886 ? Ou était-ce en Australie en 1856 ? Ou bien en France en 1793 ?

A la fois surprenant et tragique mais qui a permis d’obtenir la journée de 8 heures.

 

Le déclic du placebo

The placebo ratchet

http://sethgodin.typepad.com/seths_blog/2018/04/the-placebo-ratchet.html par Seth Godin

Relisez ce billet: les chefs de projets auraient-ils un effet placebo ?

Un placebo qui fonctionne devient plus puissant.

Ce qui rend plus probable qu’il marche la prochaine fois.

C’est aussi simple que cela, mais c’est magique.

Les placebos fonctionnent pour deux raisons :

  1. La confiance qu’ils créent augmente les chances que notre corps réponde, que notre travail s’améliore, que quelque chose aille mieux.
  2. Les choses pourraient s’améliorer d’elles-mêmes, mais si le placebo était là quand c’est arrivé, il en obtient le crédit.

Et ainsi, nous finissons avec des médicaments ou horoscopes ou mantras ou méthodes ou autres dispositifs qui nous aident. Sans beaucoup de dépense, sans effets secondaires, sans lutte.

Le déclic positif du renforcement peut nous aider si nous le laissons faire.


Relisez ce billet: les chefs de projets auraient-ils un effet placebo ?