Biais Cognitif – Syndrome « pas inventé ici » (not invented here)

Cette expression anglaise not invented here, littéralement « pas inventé ici », désigne de manière péjorative l’attitude de membres d’une organisation qui rejettent les innovations créées hors de son propre contrôle.

Nous évitons d’utiliser (ou d’acheter) des techniques, compétences ou produits déjà existants mais créés par d’autres à cause de leur origine externe et préférons ré-inventer des produits semblables en interne.

En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?

Repartir d’une feuille blanche est-il la meilleure approche ?

Quand votre équipe technique sur le projet préfère développer quelque chose à partir de scratch au lieu d’utiliser un livrable existant provenant d’une autre équipe. Ceci peut se produire par exemple dans le domaine du logiciel quand le code écrit par d’autres équipes serait a priori considéré comme moins bon ou impossible à intégrer par les développeurs dans le projet en cours.

Cette attitude peut amener à privilégier des solutions bien moins efficaces ou à dupliquer des recherches et efforts déjà effectués par d’autres tout aussi compétents que notre équipe.

FDF est partenaire de DantotsuPM

Comment éviter le plus possible ce travers ?

Repartir de zéro alors que plusieurs paliers peuvent être facilement gravis est-il approprié ?

Quand nous voyons se dessiner ce risque, commençons par féliciter les membres de notre équipe pour leurs réalisations. Leurs expertises sont nécessaires pour développer la partie complexe du produit et les fonctionnalités majeures. Leur temps précieux ne peut être « gaspillé » sur des modules annexes ou des solutions ont déjà été produites par d’autres.

Ce biais peut-il nous être utile ?

L’attitude critique de notre équipe projet et sa méfiance envers des solutions toutes faites peut être très utile. En effet, il n’est pas rare que l’intégration d’un composant externe dans votre solution vous coûte plus cher en temps et en efforts que de construire un composant sur mesure aux fonctionnalités peut-être moins riches mais parfaitement adaptées et suffisantes pour votre produit final. Il est donc utile de laisser s’exprimer les doutes puis de demander de les étayer par des faits justificatifs pour prendre une décision informée.

Biais Cognitif – du « doigt dans l’engrenage »

Ce biais du « doigt dans l’engrenage » ou « phénomène du premier pas » est connu des vendeurs de toutes sortes comme la technique du pied dans la porte.

Cette technique de manipulation, décrite par de nombreux psychologues, consiste à demander une chose peu coûteuse qui sera vraisemblablement acceptée par votre interlocuteur, suivie d’une demande plus coûteuse. Cette seconde demande aura plus de chance d’être acceptée si elle a été précédée de l’acceptation de la première car celle-ci crée une sorte de palier et un phénomène d’engagement.

Le principe de cette procédure est qu’un acte peu coûteux obtenu dans un premier temps (acte préparatoire) prédispose l’individu à accepter plus facilement une requête ultérieure bien plus coûteuse.

Le coût de l’acte peut être estimé en se basant sur le niveau d’investissement en temps,  l’effort cognitif de l’acte, la somme d’argent en jeu, etc. Après un premier pas peu coûteux, le comportement final attendu est accepté dans une proportion supérieure à celle que l’on obtiendrait comparativement avec une unique requête formulée directement (sans acte préparatoire).

FDF est partenaire de DantotsuPM

En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?

Un premier petit oui en entraine un second plus important qui en entraine un troisième énormissime…

Un petit accord crée une obligation entre nous et le demandeur et lui rend potentiellement la tâche plus facile pour nous faire accepter de plus grands accords ou concessions. La demande d’une fonctionnalité ou d’un service supplémentaire qui semble peu coûteux, nous incitera à être conciliants et positifs et à accepter ce « petit » changement sans contrepartie. La demande suivante pourrait avoir bien plus d’impact et requérir davantage d’efforts, et toujours sans contrepartie : Puisque nous avons déjà accepté une demande ainsi une première fois, pourquoi pas une deuxième fois ? Ne sommes-nous pas Agiles ?

Comment éviter le plus possible ce travers ?

Peut-être ! Si ceci ou cela venait en contrepartie…

Tout changement nécessite contrepartie. Ceci est la base de toutes les négociations et la préparation est clé. Réfléchissons avant de répondre à toute demande à ce qui pourrait justifier une réponse positive de notre part tout en demandant un effort ou engagement au demandeur. Cela équilibrera un peu la balance !

Ce biais peut-il nous être utile ?

Comment engager votre client ou utilisateur à faire le premier pas, même tout petit ?

Ne surchargeons pas l’utilisateur de tâches trop compliquées, de décisions trop nombreuses ou trop importantes.

Décomposons ces tâches et décisions en de petits pas faciles à réaliser et engrangeons de petites victoires en commun avec nos clients.

Gardons les utilisateurs heureux et prêts à se réengager avec nous pour aller plus loin.

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Mon retour d’expérience sur les 25 ans du PMI France : Une aventure humaine avant tout !

Voici ce que je retiens personnellement de cette aventure qui se poursuit chaque jour.

Quelles ont été les fonctions que j’ai exercées au PMI France ?

  • Membre fondateur du PMI France-Sud en 1999
  • Responsable du Marketing de cette région qui était à l’époque totalement indépendante
  • Vice-Président pendant plusieurs années de la région
  • Président pendant 3 ans de PMI France-Sud
  • Membre et secrétaire du conseil de surveillance de PMI France depuis la réunification des chapitres régionaux

Que retenir de ces 25 ans ?

Steve Denning et l’équipe PMI France-Sud lors de l’un de nos événements.

Beaucoup de fierté sur le chemin accompli car PMI France-Sud a été largement et fréquemment récompensée par de nombreux awards internationaux pour son dynamisme et la qualité de ses volontaires: 3 fois « Best chapter of the year » en 10 ans, 2 fois « volunteer of the year », « retention award » et bien d’autres….

Ce blog DantotsuPM.com n’existerait pas sans cette implication avec le PMI. En effet, après avoir été vice-président de divers domaines puis président du Chapitre France-Sud, j’ai souhaité contribuer de manière différente à la communauté des managers de projets. Je voulais me recentrer sur le contenu du métier, les techniques, outils, approches, partages d’expérience. Et je souhaitais aussi élargir mes horizons vers d’autres approches que celle du PMI de l’époque (Agile, Scrum, Prince2…). Le blog était et reste encore une solution simple, efficace et évolutive.

Voici les réalisations qui m’ont le plus marqué

La phase initiale de création à partir de presque rien: En effet, tout a commencé très simplement et spontanément comme beaucoup de belles aventures. Après avoir préparé et réussi la certification PMP en décembre 98 avec tout un groupe de chefs de projets de la région, nous nous sommes retrouvés pour un pot convivial. « Pourquoi ne pas continuer à échanger sur nos pratiques et nos expériences  au lieu de repartir chacun de notre côté ? ».

L’idée était lancée et une douzaine d’entre nous menés par Gilles Wozelka qui travaillait à l’époque chez IBM se sont motivés les uns les autres. Un premier événement en février 1999 prouvait la validité de l’approche avec déjà plus de 100 participants à Sophia Antipolis !

Après avoir essaimé sur tout le Sud: Lyon, Grenoble, Toulouse, Marseille, Monaco, Montpellier, la construction du tout premier plan stratégique à 5 ans du PMI France-Sud fut une phase extrêmement intense. Créativité, travail d’équipe, compréhension des attentes des membres, approche du « marché », identification des sponsors potentiels, des partenaires institutionnels et du monde de l’éducation, du PMI aux États-Unis et Europe… Tout dans cet exercice difficile fut riche de nouveautés et d’apprentissage pour nous car ces tâches ne sont pas habituellement attribuées à des managers de projets.

Quelles leçons en ai-je tiré ?

L’ikigai permet de matérialiser cette cohérence profonde.

La principale est la cohérence. Toutes mes activités sont centrées sur une unique préoccupation « améliorer les compétences en management de projet ». Elles se nourrissent ainsi naturellement les unes des autres, elles se complètent et s’enrichissent dans une totale perméabilité. Dans ma vie professionnelle, associative et personnelle.

La seconde est bien sur la qualité des rapports humains et du relationnel dans le monde des associations professionnelles. Les personnes y contribuent parce qu’elles le veulent, pas pour l’argent ni la gloire. J’y ai vraiment rencontré des personnes remarquables qui ont largement influencé ma réussite professionnelle.

J’espère que vous avez pu suivre les témoignages de Jean-Claude Dravet, Olivia Le Jeune et Stéphane Derouin, sinon n’hésitez pas à les consulter et/ou visionnez-les en replay.

PMI is a registered mark of Project Management Institute, Inc.

Biais Cognitif – Effet de mode et comportement grégaire

L’« Effet de mode », bandwagon en anglais, signifie en traduction littérale « sauter dans le wagon où joue l’orchestre ».

Ce biais définit l’effet d’un comportement grégaire (voir biais cognitifs « Pensée de groupe » et « biais d’appartenance »), où les personnes suivent le troupeau comme des moutons de Panurge. Soit le fait que certains esprits indécis finissent par prendre tardivement leur décision en imitant ce que pense ou fait la majorité.

En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?

Au plan personnel, nous faisons parfois des choses seulement parce que “chacun les fait !” (Régimes, activités sportives, culturelles, méthodes de travail…). Ceci se manifeste également dans le milieu professionnel. Nous pouvons aussi changer d’avis en fonction du nombre de personnes qui pensent d’une même manière.

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Comment éviter le plus possible ce travers ?

« Tous les projets sont présents sur les réseaux sociaux »

Quand nous nous efforçons de prendre un peu de recul sur les messages qui nous sont communiqués, nous parvenons à discerner les tentatives de certaines personnes d’utiliser cet effet pour nous influencer. Les généralisations à outrance sont légion comme par exemple : Tous les bons managers de projets font ceci ou cela… Les meilleurs cas d’affaires présentent tous un Retour sur Investissement ROI inférieur à 12 mois… Les projets novateurs adoptent tous une approche agile… Tous les projets sont présents sur les réseaux sociaux…

Ce biais peut-il nous être utile ?

Si nous parvenons à convaincre nos utilisateurs que tout le monde utilise notre livrable et en est satisfait, davantage de personnes se mettront à l’utiliser et en seront probablement satisfaites. C’est un peu le principe de « l’essayer c’est l’adopter » avec un petit coup de pouce pour commencer grâce à l’effet de mode. Ensuite, cela fait boule de neige qui roule et grossit, grossit, grossit… jusqu’à déclencher une avalanche en faveur de votre projet, livrable, produit ou service.

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NB: Pour la petite histoire, j’ai lu sur Wikipedia que la définition du bandwagon est un char qui transporte une formation de musiciens lors d’un défilé. L’expression sauter dans le train en marche, to jump on the bandwagon, est apparue dans la politique américaine en 1848 quand Dan Rice, un clown célèbre et populaire, a utilisé son char et sa musique pour attirer l’attention lors de ses apparitions dans une campagne politique. À mesure que sa campagne s’améliorait, d’autres politiciens se sont battus pour obtenir un siège dans ce « train en marche », espérant être associés à son succès. Plus tard, à l’époque de la campagne présidentielle de William Jennings Bryan en 1900, les chars étaient devenus la norme dans les campagnes, et l’expression « monter dans le wagon » a été utilisée comme un terme péjoratif, laissant entendre que les gens s’associaient au succès sans tenir compte de ceux avec qui ni ce à quoi ils s’associaient vraiment.

Biais Cognitif – Biais d’Autorité

Nous attribuons instinctivement et inconsciemment un fort pouvoir à l’avis d’une figure d’autorité, chef ou expert d’un domaine.

Nous serons influencés par cette prise de position, même si le sujet est sans rapport aucun avec l’autorité détenue par la personne.

En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?

Les « experts », qu’ils soient des anciens, des spécialistes, des figures d’autorité hiérarchique de l’organisation et autres seront nombreux à vouloir, en toute bonne volonté, apporter de la valeur aux recommandations de l’équipe projet sur quelque sujet que ce soit. C’est naturel et bienvenu. Mais gardons à l’esprit que ce sont des idées, des propositions et non des directives à suivre à la lettre.

Comment éviter le plus possible ce travers ?

N’hésitons à questionner jusqu’à bien comprendre le pourquoi des recommandations des experts.

N’hésitons pas à systématiquement questionner ces experts et chefs en leur demandant de nous expliquer le pourquoi de leur position en termes simples. N’oublions pas que même les experts ne sont pas toujours d’accord entre eux et il y a de fortes chances pour que leurs explications soient contredites ou complémentées par d’autres personnes. Restons donc calmes et sereins face à ces détenteurs du savoir et du pouvoir et profitons-en pour peut-être apprendre quelque chose de nouveau en écoutant bien. Nous verrons ensuite avec l’équipe projet que faire de ces propositions. Nous pouvons également contacter à l’avance ces prescripteurs pour leur montrer nos livrables et avoir leurs remarques en amont.

Ce biais peut-il nous être utile ?

Il peut nous permettre de construire ou asseoir notre autorité en faisant nous-mêmes appel à des experts célèbres ou des managers respectés de tous.

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En ce lundi de Pentecôte, n’oubliez pas que la réussite de votre projet ne survient pas par l’opération du Saint Esprit.

Seule la satisfaction client est le véritable critère de la réussite ou échec de notre projet, alors n’oublions jamais de vérifier avec nos utilisateurs, clients, consommateurs, que nos livrables leur donnent pleine et entière satisfaction.

Biais Cognitif – Le principe de preuve sociale

La majorité sait mieux que la personne isolée.

Le principe de preuve sociale est le résultat d’un préjugé psychologique profondément enraciné.

Elle se base sur la confiance envers les autres.

Elle comprend la croyance que la majorité sait mieux que la personne isolée.

Selon ce principe, un individu ne sachant que faire ni que penser, aura tendance à adopter le comportement ou le point de vue d’autres personnes.

En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?

Les projets d’innovation sont souvent particulièrement difficiles à justifier de manières factuelle et comptable car ils contiennent de très nombreuses incertitudes puisque cela n’a par définition jamais été réalisé auparavant (sinon ce ne serait plus une innovation). Si personne ne l’a fait auparavant, votre projet est-il une si bonne idée ? Devrait-il être entrepris ?

Comment éviter le plus possible ce travers ?

Quand cela est possible, faites référence à des logos de client ou partenaires bien connus qui soutiennent votre projet. Ceci va rassurer vos sponsors et parties prenantes. Utilisez des témoignages et recommandations authentiques de clients prêts à investir sur les livrables que vous allez produire. Si possible, faites-les participer en co-construction Agile. Si un gros client est prêt à investir avec votre société sur un nouveau projet, il retiendra forcément l’attention de votre management.

Ce biais peut-il nous être utile ?

Si votre projet consiste à implémenter et déployer un progiciel ou un outil déjà en circulation, utilisez ce principe qui laisse penser que si d’autres sociétés comme la nôtre l’utilisent avec succès, cela doit être bon…

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Le sens de la vie résumé en un graphique par Chris Croft, voilà qui donne à réfléchir…

Nous voici à discuter du sens de la vie en un seul et simple graphique.

Comment le bonheur est-il connecté à nos réalisations et notre qualité de vie ?

Quels sont les impacts du stress et de la gestion du temps, de l’efficacité et de la productivité?

Cette brève vidéo peut agir comme un révélateur sur votre position actuelle et  votre balance entre satisfaction du devoir accompli /atteinte de vos objectifs et qualité de vie.

Cela pourra peut-être même vous aider à planifier ou reconfigurer certains aspects de votre vie. Vous pouvez poser une véritable gouvernance de vos projets personnels comme vous le devriez pour le faites pour le portefeuille de projets de votre entreprise si vous œuvrez dans un programme office.

Hexagon est partenaire de DantotsuPM

Devriez-vous entreprendre de nouveaux projets ou commencer à dire non à certains ?

Cette vidéo est une introduction à un cours Udemy de Chris Croft (Anxiety course €13). Abonnez-vous à sa newsletter mensuelle (www.free-management-tips.co.uk, qui est gratuite). Chris est un professionnel extrêmement intéressant à suivre.

Biais Cognitif – L’effet de victime identifiable

Nous avons tendance à sympathiser davantage avec un individu spécifique qu’avec un grand groupe anonyme.

L’effet « victime identifiable » se réfère à la tendance des individus à offrir une aide beaucoup plus importante lorsqu’une personne spécifique et identifiable (« la victime ») est observée dans des conditions difficiles, par rapport à un grand groupe vaguement défini avec le même besoin (ou des chiffres et statistiques).

En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?

Les business case ou cas d’affaire présentent toujours des données chiffrées sur les résultats attendus du projet. Les bénéfices, les parts de marché, les économies, les gains de productivité… Ces éléments sont bien sûrs utiles et nécessaires mais ils restent froids, techniques voire technocratiques.

Comment éviter le plus possible ce travers ?

Quand vous racontez l’histoire de votre projet ou produit ou service à créer, utilisez les histoires personnelles d’individus au lieu des déclarations génériques. En quoi Pauline Durand, personne réelle de la société ou chez le client, qui souffre aujourd’hui de tel ou tel problème récurrent (choisissez un exemple concret) verra-t-elle la situation grandement s’améliorer avec votre nouveau service ? Comment Jacques Lecoutre à la compta va-t-il pouvoir récupérer à l’heure son adorable petite fille à la crèche chaque jour grâce aux gains de productivité que permet le nouveau processus ?  Pourquoi votre client Abc que vous avez vu hier vous a dit vouloir acheter votre nouveau produit dès sa sortie car il sait qu’il lui fera gagner beaucoup d’argent ? …

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Ce biais peut-il nous être utile ?

Votre connaissance de ce biais en tant que chef de projet va vous permettre de composer une histoire plus attractive sur vos livrables de projet pour chaque groupe majeur de parties prenantes. En identifiant leurs attentes et les personnes auxquelles ces parties prenantes s’associent, vous découvrirez probablement des bénéfices inattendus des livrables de votre projet pour ces clients ou utilisateurs. Vous pourrez alors travailler pour les mettre en valeur et les améliorer.

Entre deux livres comme entre deux projets, que faire ?

Que devrais-je faire entre deux livres si je suis écrivain ? Ou entre 2 projets si je suis manager de projet ?

Between Books

https://stevenpressfield.com/2020/03/between-books par Steven Pressfield

Les auteurs me demandent parfois, “Que devrais-je faire entre deux livres ?”

Stephen King écrit chaque jour, y compris pour son anniversaire et Noël.

Ma réponse

Livre sur Amazon

Il ne devrait jamais y avoir un « entre des livres.”

Ne vous arrêtez pas.

Ne stoppez pas votre élan.

Moi-même, je veux être 90 pages dans le livre suivant avant que je ne finisse celui sur lequel je travaille actuellement. Mon but est de me déplacer sans couture de l’un à l’autre. Si je termine le 13ème livre le mardi, je suis profondément dans le travail sur le 14ème le mercredi.

Pourquoi ?

La résistance.

La résistance aime quand nous arrêtons de travailler.

J’ai un ami à club de gymnastique qui avait l’habitude de traîner avec Jack Lalanne. Il m’a dit que Jack avait une règle.

C’est OK si vous sautez un jour d’exercice. Mais ce jour-là vous n’avez pas le droit de manger.

Jack avait un autre axiome :

Chaque jour que vous sautez demande six jours de rattrapage.

Est-ce vrai ? Je n’en ai aucune idée. Mais je sais que chaque jour d’écriture que nous manquons rend les choses beaucoup plus dures quand nous reprenons.

Stoppons pendant trois jours et nos muscles d’écriture commencent à ramollir.

Sautons une semaine et nous resterons terriblement à la traine.

Loupons un mois et c’est comme repartir de zéro.

Stephen King écrit 365/365, y compris le jour de Noël et son anniversaire.

Ne vous arrêtez pas.

Il ne devrait y avoir aucun “entre deux livres.”


Comment rapporter ceci au management de projet ?

Plutôt qu’un parallèle avec l’écriture que je connais peu (même si j’écris sur ce blog tous les jours…), le mien est avec la pratique régulière d’une activité physique.

Si vous courrez ou nagez une fois par mois, vous ne pouvez noter aucune progression, vous repartez de zéro à chaque fois que vous vous chaussez ou enfilez le maillot.

Si vous le faites une fois par semaine, le premier quart d’heure est difficile à chaque session, 2 fois par semaine et chaque entrainement laisse moins de douleur et fatigue, à partir de 3 fois par semaine vous éprouvez du plaisir plus rapidement à chaque session et c’est devenu une habitude qui ne demande plus d’effort de motivation pour y aller.

Ainsi, la séance d’étirements du matin, propice à la méditation, devient un plaisir et une source de dynamisme et de sérénité pour la journée.

Dans les projets

Dans le management de projets, comme dans l’écriture, il est important que le manager de projet mais aussi toute l’équipe projet et chacun de ses membres se préparent avant la fin du projet au suivant. Le propre des projets est d’avoir un début et une fin et il est important selon moi de se positionner avant la fin du projet pour votre challenge suivant.

J’ai vu trop de brillantes personnes terminer avec grand succès un projet, en récolter les lauriers, être encensés, recevoir des awards et autres récompenses, puis se retrouver brutalement le bec dans l’eau sans projet ni job intéressant vers lequel rebondir en profitant de cet élan positif.

Cela peut mener les plus consciencieux et motivés à de sérieux risques de dépression.

Alors, évitons ce piège, commençons à poser nos jalons pour le prochain challenge bien avant que l’actuel ne soit totalement achevé.

Il ne s’agit pas de se disperser mais de planifier son propre avenir et celui des membres de son équipe projet comme on planifie son projet !

Matchware est partenaire de DantotsuPM

Quelles sont vos propres retours d’expérience en la matière ? Attendez-vous toujours la fin complète de votre projet pour en chercher un nouveau ? Pourquoi ?