L’artisanat Industriel dans les projets de transports urbains par Benoît Kieffer (extrait de l’ouvrage « Innover, Organiser, Inspirer pour réussir sa Transformation »)

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Vous pourrez bientôt le télécharger gratuitement.

Cet ouvrage collectif (infos détaillées ici) nous invite à suivre le parcours original et personnel de professionnel(le)s auteurs chacun d’un chapitre et qui nous y livrent les leçons tirées de leur expérience dans le management de projet et le leadership.

Quatrième thème: « Établir une gouvernance solide, gérer habilement les dimensions technique et politique »

« La lumière viendra de Saint-Hyacinthe »

C’est à un voyage que nous convie Benoît Kieffer et pas seulement ferroviaire quand  il nous conte dans un récit vivant qui se lit comme une « nouvelle », son expérience d’émigration de la France vers le Canada.

Nous suivons son chemin et sa persévérance à vouloir travailler dans le secteur des transports chez des équipementiers d’abord, puis aujourd’hui pour la Ville de Montréal.

Il rappelle combien dans ce type de projets de transports urbains, à dimensions technique et politique, les différents livrables deviennent vite de « l’artisanat industriel » car chaque projet est véritablement unique.

La bonne planification d’ensemble et son suivi, la compréhension partagée des contraintes techniques, l’entente et la coordination des différentes équipes de production (elles possèdent le savoir-faire réel), sont des éléments cruciaux pour tenir les délais. Il faut au préalable créer la confiance et la solidarité nécessaires puis les cultiver tout le long du chemin (de fer).

Ce texte nous éclaire également sur le rôle très prisé outre atlantique de coordinateur de projet (PCO).

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Mercredi 9 – PMI France Région Globale – La lumière viendra de Saint-Hyacinthe

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Mais qui est le PCO, cet acteur de l’ombre des équipes projet ?

Le rôle de PCO ou « contrôleur de projet » assez méconnu il y a encore quelques années se développe de plus en plus au Canada et prend désormais toute sa place dans les équipes projet.

Souvent considéré comme une porte d’entrée dans le métier, le PCO est en fait un acteur à part entière qui peut aussi bien offrir du soutien opérationnel à un gestionnaire de projet que du conseil à un bureau de projet stratégique.

4 idées fausses sur le Chemin Critique (Critical Path)

Il y a beaucoup d’idées erronées sur chemin critique, démystifions certaines des plus courantes.

Four Misconceptions about the Critical Path

https://www.mpug.com/articles/four-misconceptions-about-the-critical-path/ par Ronald Smith

La plupart des personnes non-techniques ne savent pas ce qu’est le chemin critique. Celles travaillant sur des projets informatiques savent ce que cela signifie à un haut niveau, mais ont une faible compréhension de sa réelle mécanique et comment elle peut rapidement changer le résultat de leurs projets !

La vérité est qu’il y a beaucoup d’idées fausses sur chemin critique. Démystifions certaines des principales.

1ère Idée fausse

« Le chemin critique est le plus court chemin pour traverser le le planning du projet (l’échéancier) »

Réalité : Le chemin critique est le chemin le plus long du diagramme de réseau. C’est la séquence des activités qui collectivement définissent les dates de début et de fin pour le projet et dans laquelle aucune tâche n’a de surplus, de marge de temps inutilisé. A l’inverse, des chemins non-critiques ont des marges disponibles qui sont le temps pendant lequel une tâche peut glisser. Vous pouvez avoir un peu de retard sur cette tâche sans décaler celles qui la suivent ni impacter la date d’achèvement du projet.


2ème Idée fausse

« Chaque tâche sur le chemin critique est critique. »

Réalité: Le mot « critique » dans ce contexte n’indique pas combien ces tâches ont d’importance au projet complet, mais se réfère plutôt à comment leur planification affectera la date de fin du projet. Aussi, les gens doivent-ils se souvenir qu’après qu’une tâche sur le chemin critique soit achevée, elle n’est plus « critique » puisqu’elle ne peut plus affecter la date de fin de l’échéancier.


3ème Idée fausse

« Le chemin critique ne changera jamais. »

Réalité: Chaque projet a au moins quelques changements (par exemple, le périmètre, les délais, et-ou l’argent) qui signifie que le chemin critique changera. Cela aboutira à une nouvelle date d’achèvement attendue pour le projet. D’autres raisons pour lesquelles le chemin critique changera parfois est quand certaines des tâches seront achevées en avance ou en retard par rapport au planning, et/ou des relations entre des tâches peuvent changer.


4ème Idée fausse

« Si vous raccourcissez la longueur d’une tâche qui se trouve sur le chemin critique, le projet sera achevé plus tôt. »

Réalité: Ça dépend ! Si cela se produit, il est plus que probable que la tâche « raccourcie » sur le chemin critique soit alors remplacée par une tâche plus longue et non-critique qui devient maintenant une tâche du chemin critique. Cela signifie que vous avez un nouveau chemin critique et une nouvelle date d’achèvement.

Il est important de vous rappeler que réduire le chemin critique sur la plupart des projets afin de raccourcir la durée d’un projet n’est pas un exercice insignifiant. Il peut au contraire être ardu et générer d’autres problèmes. Par exemple, vous pourriez accroître vos risques projet et devoir refaire certaines choses. Bien sûr, il y a des façons et techniques qui peuvent probablement raccourcir la durée d’un projet pour respecter une nouvelle contrainte de temps si cela est réalisé correctement. Par exemple, la portée du projet pourrait être réduite et/ou vous pourriez avoir plus de personnes assignées pour travailler sur des tâches critiques ce qui aiderait à compresser le planning.

Biais Cognitif – Phénomène Eaton-Rosen ou effet de rime

Si vous avez trouvé que l’effet de halo* était un peu bancal, voici encore plus curieux : Les formules avec des rimes sont perçues comme plus véridiques.

Elles sont d’ailleurs pour cette raison très utilisées dans les communications publicitaires. Alors, comme le management de projet est à plus de 80% une affaire de communication, il peut être utile de connaitre ce biais cognitif et de le reconnaitre pour le contrer si nécessaire.

*Effet de halo (à relire)

En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?

En marketing, un slogan vient habiller élégamment l’identité d’une entreprise, d’une activité. C’est une phrase de promotion. Donc, il ne faut sous-estimer la puissance du slogan dans votre projet. Il véhicule la promesse de ce que délivrera le projet : produit, service ou tout autre bénéfice pour les utilisateurs. C’est un message fort qui crée un lien entre vous et votre cible de clients. Il peut être éphémère (uniquement créé pour un projet) et malgré tout perdurer au-delà de la fin de celui-ci. Son objectif est de marquer les esprits.

Par exemple, si je dois justifier un nouveau projet informatique qui favorise une approche adaptative dans le domaine assez conservateur de la finance, je pourrais inventer cette phrase : « Dans l’existence comme dans la finance, il n’y a qu’une vérité : Celle de l’agilité. »

Que l’assertion soit prouvée ou totalement imaginaire, ces rimes vont marquer les esprits et la phrase parait plus vraie. Qu’en dites-vous ?

Comment éviter le plus possible ce travers ?

Quand vous entendez une phrase qui rime bien, méfiez-vous en et analysez-la. Est-elle une vérité ou sonne-t-elle seulement bien ? En quoi cette vérité si c’en est une se justifie-t-elle dans votre cas présent ? Quel message communique-t-elle pour vous ou à l’encontre de votre projet ?

Par exemple, si des livrables arrivent en retard par rapport à l’échéancier, le dicton énoncé par votre fournisseur : « Il vaut mieux arriver en retard qu’arriver en corbillard » reste vrai. Mais en quoi s’applique-t-il à la situation présente ?

Ce biais peut-il nous être utile ?

Pas en tant qu’outil de manipulation ni de répartie déplacée bien sûr. Mais si le slogan porte une rime qui est une réelle promesse, pourquoi pas ? Le fait de jouer avec la langue (française ou anglaise), peut apporter un aspect ludique qui attire tout un chacun.

Et n’oubliez pas :

Mieux vaut mille refus qu’une promesse non tenue !

Le timing des effets secondaires

Les effets « secondaires » et surtout leur prise en compte sont souvent ce qui différencie le management de projet du management de programme

The timing of side effects

https://seths.blog/2019/05/the-timing-of-side-effects/ par Seth Godin

Desserrez les contraintes d’un système et le système obtiendra presque toujours de meilleurs résultats à court terme.

C’est ainsi quand nous définissons « meilleurs » comme étant les résultats visibles de ce que le système produit. Et court terme comme “les choses qui arrivent avant que nous ne devions vivre avec leurs effets secondaires.”

Ainsi… si vous éliminez la règlementation environnementale dans une usine, elle produira probablement plus de choses plus rapidement. Pendant quelques temps. Mais alors, la rivière se pollue et les ouvriers meurent, donc à long terme, pas tellement.

Si vous arrêtez de payer des impôts, vous aurez davantage d’argent aujourd’hui. Mais la civilisation dont vous dépendez pour apprécier cette richesse disparaîtra bientôt.

Si vous arrêtez de prendre un médicament parce que vous n’aimez pas le mal d’estomac qu’il vous cause, vous passerez certainement une meilleure journée aujourd’hui. Jusqu’à ce que vous arrêtiez d’avoir une meilleure journée, à cause de la maladie qui revient parce que vous avez arrêté de prendre votre traitement.

Tous les effets secondaires sont plus simplement appelés des « effets ». Et obtenir de la clarté sur les délais qui nous sont impartis est le premier pas vers laisser les choses meilleures que nous les avions trouvées.


Ces effets « secondaires » sont aussi souvent ce qui différencie le management d’un projet du management d’un programme

Pour rappel, relisez « Quelle est la différence entre un Projet et un Programme ? »

Projet ou Programme ?

Le manager de programme a besoin d’évaluer les livrables et effets de bord potentiels de chacun des projets qui composent le programme pour assurer la bonne progression du programme et surtout l’atteinte de ses résultats finaux.

En effet, alors qu’un projet du programme se termine et pourrait laisser derrière lui des effets potentiellement dommageables après que l’équipe parte sur d’autres missions, le programme se poursuit et doit vivre avec ces impacts.

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Bien sûr, en théorie, le projet aurait dû mettre en évidence et gérer ce risque. Mais, bien que nous aimerions souvent vivre « en théorie » car en théorie, tout se passe toujours bien, nous vivons dans le monde réel et la pratique s’avère très différente de la théorie.

Alors, à la fin de tout projet, l’analyse des risques résiduels est critique pour bien comprendre ce qu’il reste de non résolu derrière le projet. Revoyez ce qui aurait pu se produire mais ne s’est pas manifesté à ce jour, êtes-vous certains que cela ne surviendra jamais ?

D’autre part, faites bien attention à ce que de potentiels effets secondaires de vos projets ne deviennent pas de trop réels dommages collatéraux !

Biais Cognitif – l’effet humour

Nous nous rappelons mieux de l’information quand cette information est perçue comme drôle ou pleine d’humour.

En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?

Il arrive souvent que les situations soient très tendues en cours de projet. Quand des livrables ne sont pas fournis dans les temps, quand un imprévu bouleverse votre planning, quand des changements sont nécessaires mais coûteux… Prendre ces situations avec sérieux mais sans morosité, avec le recul que peut donner l’humour est une bonne idée.

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Comment éviter le plus possible ce travers ?

irritation, frustration, énervementAttention ! N’utilisez jamais d’humour dans des situations où l’utilisateur pourrait être réellement frustré.

Par exemple, si votre nouvelle solution n’est pas compatible avec un dispositif en place depuis longtemps, n’essayez pas de faire de l’humour parce que l’utilisateur est probablement tellement frustré qu’il n’est pas prêt d’en rire. Il risquerait de penser que vous vous moquez de lui et de ses pratiques actuelles.

Ce biais peut-il nous être utile ?

Je reste un peu dubitatif personnellement sur ma capacité à bien utiliser l’humour dans le monde professionnel. En particulier lorsque les membres de l’équipe sont de cultures très diverses et parfois opposées : Croyances, langages, coutumes, opinions politiques, formations, champs de connaissances…

Le seul truc qui me semble toujours fonctionner est de vous moquer de vous-même !

« Construire une organisation pérenne : peut-on se passer des outils et techniques standards de management ? » par Auguste YEBOUE

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Troisième thème: « Intégrer dans sa réflexion les facteurs culturels et environnementaux »

Auguste Yeboue s’appuie sur son expérience de conseil en stratégie et en management, exercé notamment au Nigeria et en Côte d’Ivoire. Il nous plonge par un récit exposé avec beaucoup de clarté et de pertinence dans le fonctionnement parfois aléatoire des entreprises africaines et dans les attitudes tout aussi surprenantes de leurs dirigeants.

En contre point, il relate comment la mise en place d’un ERP avec des méthodes mondialement reconnues peut aider à structurer les modes de fonctionnement et garantir une meilleure intégration et pérennité des entreprises.

Pour Auguste, il n’y a pas de fatalité. Il faut mettre à bas les faux aprioris des dirigeants pour adopter des standards éprouvés, de bonnes pratiques et une boucle d’amélioration continue.

Il s’agit avant tout d’une question de prise de conscience et de volonté des dirigeants : La pratique et le bon sens restent utiles et nécessaires mais pas suffisants pour réussir et insuffler une dynamique positive d’équipe.


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Biais Cognitif – L’effet de leurre (ou d’attraction ou de domination asymétrique)

L’effet de leurre (dit d’attraction ou de domination asymétrique) est le phénomène par lequel nous avons tendance à changer de préférence entre deux options lorsque l’on nous en présente une troisième option.

En particulier si cette 3ème option est inférieure à tous égards à la première des deux options mais, comparée avec la seconde option, elle lui est inférieure sur certains points, mais supérieure sur d’autres (asymétriquement dominée).

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En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?

Les opportunités de présenter des choix à faire entre plusieurs options à votre comité de projet ne manquent pas, en particulier avec les approches Agiles qui poussent à fréquemment constater les effets de premiers livrables pour prioriser la suite de vos efforts.

Prenons un exemple concret. Nous devons décider du contenu de la prochaine version commercialisable d’une nouvelle application de saisie des demandes des clients. Supposons que les 2 bénéfices majeurs seront une hausse de la satisfaction client et des économies opérationnelles. Si nous présentons les 2 options A et B ci-dessous, à coûts et délais égaux, les choix seront partagés.

Option A Option B
Économies opérationnelles 20% 15%
Points de hausse de la satisfaction client 10 20
Ajoutons maintenant une troisième option.
Option A Option B Option C
Économies opérationnelles 20% 15% 10%
Points de hausse de la satisfaction client 10 20 10

L’ajout de l’option C qui ne permet d’atteindre pour une même satisfaction client que 10% d’économies alors que l’option A permet d’en atteindre 20% fait immédiatement ressortir l’option A comme beaucoup plus attractive.

Alors que quand l’option D est ajoutée…
Option A Option B Option D
Économies opérationnelles 20% 15% 12%
Points de hausse de la satisfaction client 10 20 15

Le résultat est presque identique. Les décideurs ne préfèrent pas D car moins disante que B au niveau de la hausse de satisfaction des clients et également moins bon sur les économies. Cependant, alors qu’avec l’introduction de l’option C la préférence augmentait pour A, D augmente au contraire de la préférence pour B.

Comment éviter le plus possible ce travers ?

Quand vous préparez des options de choix pour votre comité ou sponsor, veillez à ce que les éléments de comparaison soient les bons et de réels critères décisionnels (qui font une vraie différence). Ne vous la jouez pas facile en choisissant les éléments de comparaison en fonction de la facilité pour votre équipe de les collecter ou les calculer. Assurez-vous plutôt de leur pertinence, de la qualité des hypothèses de calcul, de la robustesse des prédictions, des engagements sur les réductions de coûts, des gains opérationnels, des parts de marché qui seront supposément gagnées…

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Ce biais peut-il nous être utile ?

Vous l’avez compris, il est relativement aisé d’introduire une 3ème option qui fera pencher la balance en faveur de votre choix préféré. Mais, il est tout aussi facile pour des décideurs expérimentés de déceler une telle approche. Elle se retournera alors immanquablement contre vous et l’équipe qui a préparé ces options qui devraient permettre une décision juste et saine.

Acceptez et appréciez pleinement votre incompétence !

Embracing your incompetence

https://seths.blog/2019/05/embracing-your-incompetence par Seth Godin

Vous ne pouvez pas être excellent en tout. Aucun de nous ne l’est.

La question est : Que ferez-vous à ce sujet ?

Que ferez-vous des secteurs où vous n’avez pas l’engagement, le temps ou l’habileté pour être exceptionnel ?

se taire ou au contraire en parler

Une approche est de ne jamais en parler. C’est hors de question. Mal faire le travail, mais feindre que ce n’est pas le cas.

Une autre approche est d’en parler avec zèle. Travaillez pour trouver des ressources que vous pouvez utiliser pour éviter de faire les choses que vous faites mal. Trouvez une foule de personnes qui vous challengeront de vous améliorer. Trouvez de nouvelles et meilleures façons de vous améliorer …

Il est difficile d’imaginer que le fait d’éviter le problème va améliorer la situation.

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Biais Cognitif – L’Effet Google (ou Amnésie Digitale)

Depuis l’avènement d’internet et des moteurs de recherche, nous oublions toute information qui peut facilement être trouvée en ligne (ou dans notre smartphone) !

En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?

La barrière digitale existe et le digital ne remplace pas la richesse des interactions en direct.

Si vous enregistrez et mettez en ligne toutes vos démonstrations de produit en fin de sprint, toutes les formations utilisateurs, toute votre documentation, tous vos trucs et astuces sur le projet et ses livrables… ne risquez-vous pas de vous retrouver un peu seul et par là-même un peu trop isolé ?

Les retours en ligne seront quasi nuls car, en général: 1% des suiveurs vont se donner la peine de participer activement, 9% liront réellement en détail vos publications, 90% les scanneront très rapidement et les oublieront tout aussi vite.

De plus, vous risquez de noyer vos cibles de communications dans un océan de documents et enregistrements.

Comment éviter le plus possible ce travers ?

Quand vous avez besoin de la participation de certaines personnes spécifiques à un comité de projet, appelez-les avant la session et dites-le leur (surtout si elles savent que la session sera enregistrée alors que leurs agendas sont si encombrés). Expliquez aux futurs utilisateurs ce qu’ils ont à gagner à participer en personne et interagir avec les développeurs lors des démonstrations. Promettez et donnez des suppléments d’informations, des pointeurs, des contacts, des trucs et astuces pour aller plus loin à celles et ceux qui participeront en direct à vos formations.

Donnez aux gens une (ou plusieurs) bonne raison de participer activement au projet.

Ce biais peut-il nous être utile ?

Certaines personnes vont vouloir à tout prix participer à vos comités de projet, surtout si celui-ci est stratégique, marche bien, attire la participation d’exécutifs importants de votre société. Leur promettre de leur communiquer l’enregistrement de la session peut vous permettre d’éviter certains de ces « touristes ».

Dans certains cas, vos formations ne pourront être efficaces que si enregistrées et jouées à volonté en « replay » au moment précis où les utilisateurs en auront besoin, surtout si votre produit ne sera utilisé que plus tard ou de manière épisodique.

Vous pouvez également utiliser ce biais à votre avantage en documentant bien les leçons apprises dans le projet et en les mettant en ligne pour qu’elles ressortent facilement au prochain projet de ce type.

L’importance des compétences dans le management des projets par Thierry Quertier (extrait de l’ouvrage « Innover, Organiser, Inspirer pour réussir sa Transformation »)

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Sixième thème: « Toujours avoir l’envie de se professionnaliser et de développer ses compétences »

« Comme beaucoup, j’ai démarré dans le management des projets sans avoir toutes les formations aux méthodes nécessaires » nous dit Thierry Quertier.

Au travers de sa longue carrière à la SNCF, il est passé pourtant par tous les stades du métier : de chef de projet jusqu’à celui de directeur de portefeuille.

Il nous conte d’une manière très méthodique et pédagogique l’évolution de sa professionnalisation et s’intéresse plus particulièrement à sa montée progressive en compétences.

Il met en évidence à chaque fois la simplicité et les « petits pas » qui consolident le savoir et la confiance.

Thierry fait preuve de beaucoup de recul et de pragmatisme par rapport à l’utilisation de tel ou tel outil ou telle ou telle approche et nous montre comment en tirer à chaque fois le meilleur tout en soulignant les limites éventuelles.

Ce texte servira donc de très bon guide de réflexion pour tous les managers de projets qu’ils ou elles soient débutants ou expérimentés.


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