La transformation des activités de la gestion de projet passera-t-elle par l’I.A. ? Au-delà de la théorie, des exemples de cas concrets.

Un billet de Antoine DELUGEAU et Julien JEANY du SCALIAN LAB

Site web de Scalian

La division « Performance des Opérations » du groupe SCALIAN est un acteur de 1er rang dans la conduite opérationnelle de projets industriels ou de transformation. Ce positionnement unique de « Spécialiste » se traduit par le rôle de pionnier qu’assure SCALIAN dans la transformation des métiers du management de projet.

Le manager de projet 4.0 peut-il être « augmenté » par l’I.A. afin d’accroître sa maîtrise des opérations qu’il pilote ? Comment recentrer l’impact du manager de projet ou d’un bureau PMO sur ce qui est un facteur tout aussi complexe qu’essentiel à la bonne réalisation d’un projet : L’Humain ?

Une étude du PMI® parue en 2019 dans le “Pulse of the Profession® report” confirme que 81% des managers sondés évoluent dans des organisations impactées par l’Intelligence Artificielle. Pour autant, chaque projet devient aussi un terrain de jeu idéal pour mettre à profit cette technologie car il engage un volume de données et d’acteurs considérable. Les équipes d’experts du LAB SCALIAN se sont intéressées de près à ces problématiques et nous présentent de façon concrète comment l’I.A. révolutionne la gestion de projet.

Parce que les contraintes opérationnelles du chef de projet ne lui permettent pas de dégager le temps nécessaire pour analyser, se projeter et embarquer l’ensemble de ses équipes au quotidien, le LAB SCALIAN inscrit la transformation digitale du manager de projet 4.0 sous 2 axes :

  • L’automatisation des activités chronophages, répétitives, à faible valeur ajoutée, pour lesquelles les agents conversationnels (chatbot) ou le RPA (Robotic Process Automation) apportent des pistes sérieuses;
  • L’accompagnement à la prise de décision en facilitant l’analyse du projet, en optimisant sa capacité à anticiper et en lui soumettant des recommandations éclairées. Dans un écosystème ou la data est reine, le Machine Learning apporte également d’autres pistes à forte valeur ajoutée.

Dans les 2 cas, ces axes de transformation contribuent à l’amélioration de la valeur perçue de la fonction PM/PMO, et à un positionnement beaucoup plus stratégique du manager de projet. D’ailleurs, si d’après le PMI®, 8% des chefs de projet craignent pour l’éradication de leur rôle actuel, 20% d’entre eux imaginent plutôt une évolution de ce dernier, augmenté par la technologie.

Un assistant numérique pour décharger le chef de projet ?

« L’humain est fait pour être créatif, et la robotisation lui redonne cet espace » – Eric Adrian

Les agents conversationnels, ou chatbots, permettent un changement de paradigme par rapport aux outils traditionnels du manager de projet. Les interactions en langage naturel, les retours explicites d’un bot sur sa compréhension des requêtes, sa capacité à exécuter automatiquement tout ou partie d’un processus métier en font aujourd’hui un membre de l’équipe à part entière.

Leur apport opérationnel est tel qu’ils permettent de décharger les chefs de projet de bon nombre de tâches à faible valeur ajoutée, répétitives et avec une certaine forme de lourdeur ou de pénibilité.

Les expérimentations menées par nos experts du LAB se sont centrées sur 2 cas d’usages : l’automatisation du suivi et de la relance des actions / la « Smart » FAQ projet.

Quelles sont mes actions ? Clôture l’action « finaliser le PMP » ! Relance l’équipe sur ses actions ! Quel est l’atterrissage budgétaire à fin Juin ? Où se trouve le template de charte projet ?

L’accès à l’information projet et sa mise à jour sont facilitées. Le chef de projet et le bureau PMO sont déchargés de sollicitations perturbatrices.

Tout ceci est possible grâce au TLN (Traitement du Langage Naturel), qui est une sous-discipline de l’intelligence artificielle. La recherche en TLN a principalement débutée dans les années 1950, avec Alan Turing, et avec ce qui sera nommé plus tard comme le « test de Turing », critère d’intelligence de la machine.

Le TLN a fortement évolué depuis le début des années 2010 : l’explosion de la capacité de calcul des machines, associé à des modèles plus performants de représentation de la connaissance ainsi que des modèles de réseaux de neurones par apprentissage profond (« deep learning » / « deep neural network ») permettent des approches plus « naturelles ».

L’utilisation de ce type de solution a d’autres bénéfices, identifiés parfois comme des effets de bord de tests sur le terrain : Abstraction des problématiques d’utilisation d’outils, point d’accès central à la donnée, notification quasi temps-réel d’évènements nécessitant une prise de décision et plus important encore : modification de la perception du PM/PMO par les différentes parties prenantes.

Un agent intelligent pour prioriser les actions ?

« Il n’y a rien de pire que de faire avec efficacité quelque chose qui n’avait absolument pas besoin d’être fait » – Peter Drucker.

La gestion du temps est un enjeu crucial de performance managériale. Comment s’assurer que les équipes opèrent sur les bonnes activités, au bon instant ? Comment garantir l’exécution d’un plan d’actions créant un maximum d’impact?

C’est à ce titre que l’I.A. intervient en tant que « prioritizer ». Des travaux de R&D menées par SCALIAN ont permis le développement d’un prototype répondant à 3 leviers de performance : Alignement stratégique / Priorisation / Management visuel.

S’appuyant dans un 1er temps sur le framework OKR (Objectives & Key Results), le système construit un « set » d’objectifs sur lequel le manager peut agir régulièrement pour influencer le niveau de focus de l’équipe.

Un modèle de Machine Learning prend alors le relais pour associer dynamiquement les priorités au sein du plan d’actions. Chaque action se voit alors affectée un niveau d’importance et d’urgence.

Enfin, une restitution visuelle est effectuée au sein d’une matrice d’Eisenhower, permettant à minima à chaque membre de l’équipe de se challenger sur sa propre perception de sers priorités.

En cas de changement brutal de direction, ou si les objectifs évoluent, cet agent intelligent devient capable de reconfigurer instantanément les priorités de l’équipe, ouvrant à de nouvelles perspectives d’agilité organisationnelle.

Anticiper les risques projets, la donnée est-elle la clé ?

« Prévoir, c’est à la fois supputer l’avenir et le préparer ; prévoir, c’est déjà agir » – Henri Fayol.

A l’ère du « process tout puissant », qui peut se targuer de connaître l’ensemble des REX, lessons learnt, données des projets passés, ou même simplement d’avoir le temps d’aller les consulter pour préparer le lancement de son propre projet ?

La combinaison du TNL et de différentes approches de Machine Learning (supervisées ou non), permet de valoriser la donnée « dormante » des projets ou programmes passés. Un cas d’utilisation concret réside dans l’identification de risques projets (ou dans notre cas, de menaces).

Tout projet, même s’il a un objectif unique par rapport à d’autres, partage certaines caractéristiques avec des projets passés. Il est alors possible de faire « apprendre » à la machine, ce qu’est un risque pour cet environnement, et de faire naître des liens non explicites entre les projets. Un algorithme de génération contextuel de menaces peut alors prendre le relais, et extrapoler les caractéristiques du projet courant afin d’identifier les menaces potentielles auquel il pourrait être soumis.

Ces travaux ont notamment conduit au développement d’un démonstrateur dont les conclusions permettent aujourd’hui d’affirmer que la Machine est capable de rivaliser avec succès avec un Risk Manager expérimenté.

Nous sommes convaincus que ces nouveaux outils, embarquant une certaine forme d’intelligence, permettront au manager 4.0 de concentrer ses efforts sur les activités où réside la réelle complexité.

Pour autant, le champ de possibles reste très large, et le LAB SCALIAN compte bien aller plus loin encore dans des preuves de concept toujours aussi pragmatique et répondant à des problématiques terrain réelles. L’année 2020 sera par exemple placée sous le signe de la montée en valeur de l’agent conversationnel, passant d’une fonction d’assistant numérique à celle de « conseiller » (advisor) : un agent capable d’analyser les données du projet dans leur globalité, et de suggérer certaines actions ou recommandations au chef de projet.

Et vous, comment voyez-vous le futur de la profession ?

N’hésitez pas à réagir en commentaire pour partager des cas d’usages, vous projeter et contribuer ainsi à dessiner le futur du management de projet !


à propos des auteurs de ce billet:

  • Antoine DELUGEAU est Directeur du LAB SCALIAN dont la mission consiste à adresser spécifiquement la transformation des métiers du management des opérations (pilotage de projets, management de la qualité, supply-chain, achats et approvisionnements). Ingénieur de formation, complété par un master en gestion d’entreprise, Antoine a assuré le pilotage de grands projets de transformation au sein de cabinets de conseils avant de prendre en charge la Direction du LAB SCALIAN, convaincu que les révolutions technologiques et sociétales d’aujourd’hui étaient une opportunité pour être acteur de ces transformations des fonctions support.
  • Julien JEANYest responsable de projets de R&D au sein du LAB SCALIAN. Issu du monde des sciences cognitives (intelligence artificielle et neurosciences en particulier), son parcours l’a amené à obtenir sa certification PMP® en 2012 et à évoluer ainsi dans ces deux domaines en les connectant. Julien a à cœur de pouvoir faire parler le monde de la recherche avec le monde opérationnel afin de répondre à des problématiques réelles du terrain et de proposer des solutions à la fois disruptives et pragmatiques.
Antoine & Julien interviennent régulièrement en tant que speaker aux conférences et ateliers du PMI®.

Pour les contacter, envoyez un courrier à lab@scalian.com

SAFe 5.0, une brève avant-première par Henny Portman

Elle arrive bientôt, la nouvelle version de SAFe !

SAFe 5.0 brief preview

https://hennyportman.wordpress.com/2019/10/08/safe-5-0-brief-preview/ par Henny Portman

Au début 2020, une nouvelle version de SAFe sera disponible. Elle est, comme d’habitude, entièrement compatible avec la version précédente SAFe 4.6, permettant une migration en douceur.

Il y a maintenant 7 compétences fondamentales qui permettent l’agilité dans le business. Certaines sont repositionnées et restructurées et 2 nouvelles compétences étendent SAFe afin qu’il englobe l’entreprise toute entière et permettent l’agilité d’affaires. Voir la nouvelle grande image de SAFe.

Les deux nouvelles compétences sont : Culture d’Apprentissage Continu (Continuous Learning Culture / CLC) et Agilité Organisationnelle (OA).

La Culture d’Apprentissage Continu est basée sur trois dimensions : L’Organisation Apprenante (vision partagée, systems thinking, modèles mentaux, apprentissage dans l’équipe, maîtrise personnelle), l’Amélioration Inexorable (un sentiment constant de danger, optimisation de l’ensemble, culture de résolution de problème, Prise de recul aux événements marquants principaux, l’amélioration basée sur les faits) et la Culture d’Innovation (les gens innovateurs, le temps et l’espace, aller voir, expérimentation et réactions, pivoter sans pitié ni culpabilité, innovations à contre-courant).

Les trois dimensions d’Agilité Organisationnelle sont : des gens pensant LEAN et des équipes agiles (house of lean, principes SAFe, Manifeste Agile), des Opérations LEAN (temps de traitement –temps d’attente – temps de traitement) et Agilité de Stratégie.

L’ancienne compétence DevOps et release on demand est maintenant appelée Livraison de Produit Agile (Agile Product Delivery). Ici nous voyons des développements sur la Cadence, la livraison sur demande, DevOps et le Pipeline de Livraison en Continu. Une nouveauté est  la Position Centrée sur le Client Customer Centricity qui comprend : étude de marché, design avec l’utilisateur) et Design Thinking dans la Livraison Agile de Produit.

Livre sur mazon

Les équipes business de l’entreprise montent maintenant ‘sur le train’ et participent à la livraison et au support de solutions business innovantes. Ces équipes adoptent les valeurs, principes et pratiques Lean et Agiles.

Un dixième principe SAFe est ajouté : S’organiser autour de la valeur. Ce principe est basé sur Kotter ‘dual operating system’ comme décrit dans son livre XLR8 – Accelerate. Building strategic agilty for a faster moving world.

Si je prends une vue d’ensemble de la forêt agile, je replace SAFe pour souligner que SAFe couvre maintenant, au niveau produit, cible produit ainsi que le choix de culture.

Voir Bird’s eye view on the agile forest blog pour l’article complet.

Voir le Scaled Agile website pour plus d’information sur SAFe 5.0

Kaizen = amélioration continue

Le livre de Mike Rother Toyota Kata: Managing People for Improvement, Adaptiveness and Superior Results

Voici le kata en bref

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  1. Évaluez ce que vous faites et identifiez un but à long terme pour votre amélioration.
  2. Trouvez une étape intermédiaire, quelque chose que vous pouvez réellement accomplir à court terme pour vous déplacer en direction de votre amélioration (pas y parvenir, juste vous déplacer un peu).
  3. Identifiez 3 choses pratiques que vous pouvez faire tout de suite pour atteindre cet emplacement intermédiaire.
  4. Faites-les.
  5. Répéter à tout jamais.

Affichez la liste d’actions concrètes sur un tableau physique et ajoutez une action à chaque fois que vous en retirez une. L’idée est d’entretenir un flux continu de petites améliorations vous déplaçant vers un plus grand objectif.

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La V2 du GPM « P5 Standard for Sustainability in Project Management » est disponible gratuitement #ecoPMI

Nous l’avons demandé et ils l’ont fait !

La version 2.0 de « The P5 Standard for Sustainability in Project Management » est maintenant disponible en téléchargement gratuit!

Sur Amazon

Dans cette nouvelle version, nous trouvons des améliorations importantes pour nous aider à prendre des décisions pour nos projets et des modèles pratiques avec du contenu téléchargeable pour nous aider à mettre la norme en pratique !

J’espère que vous apprécierez cette norme et la valeur qu’elle va apporter à vos projets.

Elle existe aussi en format papier et électronique pour Kindle (que bien sûr je vous recommande pour rester dans l’esprit du standard) sur Amazon.

Visitez le site GPM

If you like what you see, check out our book Sustainable project Management on amazon.com, it is available in paperback or Kindle! 

Ce modèle vous fera gagner en efficacité et en temps quand vous aurez besoin d’établir et documenter l’approche de management des bénéfices de votre projet !

Un modèle de document PRINCE2 2017 créé par notre partenaire QRP International : « Approche de gestion des bénéfices – PRINCE2 2017 »

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L’approche de management des bénéfices définit les actions de management des bénéfices ainsi que les revues de suivi des bénéfices.

Ces dernières doivent être mises en place pour veiller à concrétiser les résultats du projet, pour confirmer l’atteinte des objectifs et votre compétence de manager de projet !

 

QRP est partenaire de DantotsuPM

Téléchargez ce modèle personnalisable, disponible gratuitement au format Microsoft Word. Non seulement liste-t-il les rubriques qui structurent le document mais il nous donne en plus de précieuses indication sur ce qu’elles devraient contenir et comment les remplir.

Si nous faisons des projets, c’est bien sûr pour en obtenir des bénéfices et résultats !

Le modèle de document personnalisable « Approche de gestion des bénéfices – PRINCE2 2017 »  de QRP International vous sera un document utile dans votre travail sur votre projet PRINCE2 ou toute autre méthodologie de management de projet, prédictive comme Agile.

Télécharger le modèle

Voici pourquoi le #PMI® a acquis Disciplined Agile

ACQUISITION DE DISCIPLINED AGILE PAR LE PMI  (press release)

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C’est pendant l’été, le 12 août, que le Project Management Institute a acquis les

droits sur Disciplined Agile (DA).

 

La boite à outils DA est un ensemble complet de connaissances agiles (un Body of Knowledge – BOK) qui fournit des conseils simples et pratiques pour aider les personnes, équipes et entreprises à décider de leur « façon de travailler » en fonction du contexte.

Parmi les principes clés

  • Être centré sur le client
  • Être pragmatique plutôt que puriste
  • Proposer une large gamme d’options agiles et LEAN
  • Adapter ses pratiques en fonction du contexte
  • Optimiser les flux dans l’ensemble de l’entreprise

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Il s’agit pour les organisations d’adapter « leur façon de travailler » à leur contexte.

Disciplined Agile a compris la nécessité de personnaliser toute méthode ou toute approche, traditionnelle et prédictive, Scrum ou SAFe, afin d’obtenir des résultats qui les différencient de leurs concurrents.

La combinaison de PMI et DA offre donc une proposition de valeur nouvelle et attractive. Voici, je pense, pourquoi le PMI a fait cette acquisition. Elle lui permet de rester à la pointe dans le management de projet en utilisant de manière pragmatique des approches Agiles quand cela fait sens pour le projet.

PMI is a registered mark of Project Management Institute, Inc.

Si vous connaissez ou utilisez déjà Disciplined Agile, n’hésitez pas à me contacter pour partager votre expérience sur ce blog.

Est-il plus pertinent pour vous d’adopter une approche itérative Agile, une prédictive comme Prince2 ou de mixer les 2s ?

La promesse de PRINCE2 Agile : une parfaite tempête ?

https://www.citi.co.uk/blogs/methodology/the-promise-of-prince2-agile/ par Jane Nichols

Comment avoir une approche de management de projet en laquelle on a déjà confiance et y ajouter le nouveau ‘ test de pertinence ’ pour s’assurer que l’approche adoptée est la bonne pour le projet en question ?

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Une parfaite tempête de circonstances dans la gestion de projet dans le secteur public au Royaume-Uni aide à ouvrir la porte aux méthodes agiles et en particulier aux promesses de PRINCE2 Agile.

D’abord, certains projets n’ont pas atteint le succès escompté, ne livrant pas le produit escompté ou ne répondant pas aux attentes des parties prenantes. En combinant ces problèmes  avec la suite probable de mesures d’austérité du Gouvernement et encore plus d’attention sur les projets rend fort attirante l’opportunité d’avoir l’accès à des méthodes qui aideront à les mener plus efficacement.

D’autre part, il y a eu des dépenses significatives engagées dans les formations et certifications  PRINCE2® dans les secteurs tant publics que privés et les organisations veulent s’assurer que leurs investissements produisent un retour maximal. Les managers de projets qui ont acquis une certification de base ou avancée pourraient appliquer leur expertise de ces pratiques pour un effet encore plus important en se servant plus largement de la méthodologie qu’ils ont appris pour réussir l’examen. Cela signifie porter l’utilisation de PRINCE2 au-delà de la connaissance sur une application tangible et augmenter le retour sur l’investissement en conséquence. Et c’est pourquoi la création de PRINCE2 Agile fournira une combinaison gagnante de méthodologies aux projets : Ajouter Agile à l’approche PRINCE2 la rend plus flexible, pratique et de valeur.

Il s’agit de prendre l’approche de management de projet en laquelle on a déjà confiance et d’y incorporer le nouveau ‘ test de pertinence ’ pour s’assurer l’approche adoptée est la bonne pour le projet en question. Cela aidera les managers de projet à développer leur capacité professionnelle à choisir la meilleure approche pour un projet et prendre les bonnes décisions plutôt qu’être contraints à utiliser une seule et unique méthode.

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Pourquoi mixer PRINCE2 et Agile ?

Le cocktail combinant PRINCE2 et Agile amènera les praticiens au-delà du simple ‘ posséder la connaissance ’ et les équipera de techniques pratiques pour démarrer. L’avantage d’utiliser les deux approches ensemble signifie que les managers de projet ‘ ne repartent pas de zéro ’ mais construisent sur leurs connaissances existantes.

Du point de vue d’une organisation, cela aidera à rentabiliser l’investissement fait dans PRINCE2 et adresser des secteurs où, parfois, cela ne convient pas tout à fait. En termes simplistes, cela permettra aux organisations d’être plus agiles en utilisant des approches qui aident à produire ce que veut l’utilisateur sans s’attendre à ce que l’utilisateur dise d’entrée de jeu “je sais ce que je veux”. Au lieu de cela, le projet peut présenter le résultat possible dans des livrables plus petits et les évaluer avec l’utilisateur pour démontrer ce qui est possible sans devoir décider du produit final dès le départ.

Cette façon de travailler permet d’apprendre rapidement, de manager plus efficacement les exigences des utilisateurs, de contrôler les dépenses et d’augmenter la probabilité de livrer le bon produit au final.

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Dépasser la méthode : la promesse de PRINCE2 Agile

Tant dans PRINCE2 que PRINCE2 Agile, l’utilisation de l’approche dite de MoSCoW (classification des exigences projet entre : Must, Schould, Could et Won’t be included) est une façon pratique de donner aux managers de projet la capacité de retourner voir leurs sponsors et être explicites sur quels sont les éléments à fournir et selon quelles priorités.

Le manager de projet et l’équipe sont donc plus certains des besoins en ressources, des éléments à fournir par le projet et de comment tout cela s’aligne avec le cas d’affaires. Cela, à son tour, rend l’exécution du projet plus prévisible, plus sûre et en fin de compte avec davantage de chance de réussir.

Dans certaines formations PRINCE2, la technique de Moscow peut ne pas être détaillée à moins que les chefs de projet ne soient en position de prendre d’importantes décisions et cette approche peut donc être nouvelle pour ces managers de projet. PRINCE2 Agile comble le trou entre la théorie et la pratique avec une approche pour l’utiliser dans les projets qui devrait la rendre plus facile et plus fréquemment déployée.

Avoir la capacité d’aller au-delà du suivi d’une méthode ou une discipline et commencer à utiliser l’apprentissage résultant de l’expérience apportent extrêmement de valeur aux managers de projet. En fait, il s’agit de construire une plus grande compétence professionnelle, à long terme à travers la communauté des managers de projets et de programmes dans son ensemble.

‘Le 70-20-10’, le modèle d’apprentissage utilisé dans le secteur public correspond à 10 % pour l’étude en salle de formation, 20 % à apprendre des autres et 70 % par l’expérience. Cela signifie des managers de projet qui développent la capacité, par leur expérience aussi bien qu’études et obtention de qualifications, de gérer des projets plus complexes avec une plus grande confiance et meilleure efficacité. PRINCE2 Agile est un bon pont pour lancer les chefs de projet dans ce voyage vers l’application ce qu’ils savent.

Se concentrer sur le futur de la réussite de projet

Une nouvelle approche, comme la promesse de PRINCE2 Agile, accroit l’opportunité que les bons produits soient livrés pour répondre à un cas d’affaires. L’approche se fonde sur ce que l’on a déjà appris et devrait nous amener à progresser tant sur les  processus que les résultats réalisables. Pour des organisations considérant une aussi nouvelle approche, le critère de décision est simple : Obtenir un retour sur investissement.

Mais la volonté d’adopter une telle méthodologie exige la coopération des membres de deux communautés de pratiques tout à fait distinctes et leurs perceptions les uns des autres. La communauté Agile peut considérer PRINCE2 Agile comme inflexible alors que les praticiens PRINCE2 questionnent le niveau de contrôle avec des principes de livraison Agile.

Mais avec une compréhension des bénéfices mutuels sur le contrôle et la flexibilité, basée sur la communication claire de ces avantages, les deux camps devraient reconnaître la valeur que chacun peut apporter pour mener le projet au succès.

Clairement, la gestion du changement impliquant la dimension culturelle sera importante pour persuader des professionnels de projet que mixer PRINCE2 et Agile aura un impact positif sur leur travail dans le long terme.

Comment bien décomposer le travail à réaliser dans son projet pour mieux le planifier ?

Practice Standard for Work Breakdown Structures

Les structures de répartition du travail (SRT) ou en anglais WBS (Work Breakdown Structures) sont un élément clé du processus de planification du projet, quelles que soient les industries, les organisations et les spécialités.

Livre sur AmazonLa SRT organise le périmètre total d’impact du projet et de sa réalisation en reflétant le travail précis et les livrables à produire. Ceci aide grandement les managers de projets à organiser la façon dont ils construisent et partagent l’échéancier, puis en font le suivi des projets. Ils et elles y intègrent les plans de management des risques pour les surmonter s’ils surviennent.
Le PMI® vient publier une mise à jour complète de ce recueil des meilleures pratiques « Practice Standard for Work Breakdown Structures (3rd Edition) » avec un focus spécifique sur les cycles de vie des projets Agile, itératifs, prédictifs comme incrémentaux.

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Restez sur les rails en gardant à l’esprit les préceptes fondamentaux de Agile et les principes qui les sous-tendent.

Téléchargez gratuitement Le Manifeste Agile : 4 préceptes et 12 principes !

Imprimez-les, affichez-les au mur, faites-les suivre à vos équipes et surtout, appliquez-les !

Le Manifeste Agile a été écrit en février 2001 par 17 développeurs informatiques libres d’esprit. Il a donné naissance au mouvement Agile dans le développement de logiciels. Bien que chaque méthodologie Agile applique les préceptes et les principes à sa manière, ceux-ci leur servent de guide tout au long du processus de développement.

à télécharger en langue anglaise sur Agile Alliance.

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Fournir des estimations n’est pas une tâche facile, supputer l’est davantage :-)

L’Art de l’estimation

Article original sur le blog expiriance.

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Ce billet couvre rapidement l’une des techniques que les aspirants à la certification PMP® apprennent en étudiant le PMBoK® Guide.

Reconnaissons-le, fournir des estimations n’est jamais une tâche aisée. Faire des suppositions est bien plus facile.

En effet, l’estimation n’est pas seulement l’action concrète de calculer combien de temps une tâche va prendre. Il y a de nombreux éléments intangibles qui ne sont pas toujours pris en considération alors que ce sont eux qui feront ou déferont votre projet.

Comme les organisations pensent qu’une pression toujours plus élevée produit des résultats plus rapidement, le besoin de précision des estimations à grimpé en importance au point que la plupart d’entre elles ont développé des standards d’estimation basés sur des produits prédéfinis.

Par exemple, une société de construction a une estimation déjà prédéterminée de combien cela prend de construire une pièce de 4 mètres par 5. Un fabricant de meubles de bureau sait ce que cela demande de construire une chaise « Direction modèle Luxe » etc, etc. Ces sociétés font cela tout le temps en utilisant les mêmes outils et matériels, tous très tangibles.

Évaluer l’effort avec PERT

PERT est un des modèles les plus simples et les plus largement utilisés pour évaluer l’effort. Il permet de déterminer la meilleure estimation du temps requis (Te: Temps estimé) pour compléter une tâche, en assumant que tout se passe normalement. L’implication est que le temps prévu est le temps moyen que la tâche exigerait si elle était répétée un certain nombre de fois au cours d’une longue période de temps (comme pour la société de construction et le fabricant de meubles de bureau ci-dessus)

• le temps Optimiste (O) – le temps minimal requis accomplir une tâche, assumant tout se passe mieux que l’on s’y attende normalement

• le temps Pessimiste (P) – le temps maximal requis accomplir une tâche, assumant que tout tourne mal, mais excluant des catastrophes majeures

• le temps le Plus probable (M) – la meilleure estimation du temps requis accomplir une tâche, assumant que tout se passe normalement

La formule pour calculer PERT est

Te = (O + 4M + P) / 6

J’utilise PERT tout le temps, c’est très précis et la méthode a prouvé sa valeur dans bien des situations.

Une société de développement de logiciel sur mesure, avec beaucoup d’éléments intangibles en fonction des pré-requis du client, a mis en œuvre une méthode d’évaluation basée sur huit catégories pour qualifier la complexité d’un projet de forte, moyenne ou faible.

Les points sont additionnés en fonction des réponses dans chacune des 8 catégories : 1 point pour faible, 2 points pour moyen et 3 points pour fort.

Le score total du projet détermine son facteur de complexité.

Celui-ci est alors utilisé pour fournir l’estimation initiale. Si le score total est de 8 à 12 points, c’est un projet de faible complexité, s’il est entre 13 et 18, c’est un projet de complexité moyenne et s’il est entre 19 et 24 c’est un projet de forte complexité.

Bien sûr, toutes les organisations de développement de logiciel ne peuvent pas suivre ce modèle même s’il peut être utilisé comme une base de départ.

Exemple :

Comme vous pouvez le constater, l’estimation reste un art.

Qu’en pensez-vous ? Quelle méthode utilisez-vous ?

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Gérez vos projets : Les clés pour réussir étape par étape par Thibault Pairis

Bonjour Thibault Pairis, pouvez-vous vous présenter ? Qui êtes-vous et quel est votre parcours ?

Ça va vous paraître étrange, mais ma formation initiale n’a rien à voir avec la gestion de projet ou le management. J’ai passé un master d’histoire (pour être précis : sur le thème du commerce entre les deux rives de la Manche au sein de l’Empire romain) qui m’a donné une rigueur de travail stricte. Mais sur le marché du travail, il n’y avait pas beaucoup de postes d’Indiana Jones de libres, du coup une fois mon master en poche, je me suis réorienté vers un master d’informatique en accéléré.

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J’ai donc commencé l’informatique par la base, celle du développement. Ensuite, j’ai évolué dans la banque puis l’industrie : développeur, ingénieur, chef de projet, puis manager d’une équipe de développement en charge de projets internationaux. Je me suis formé de deux façons : par la formation continue (AgilePM et Prince2 principalement) et en lisant des livres de développement personnel.

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Au cours de mes expériences professionnelles, j’ai rencontré beaucoup de problématiques de gestion de projet très diverses, sans y avoir forcément été sensibilisé durant mes études. J’arrive donc facilement à me mettre à la place du débutant face à ces problèmes, car je suis passé par là. Après 12 ans dans le domaine, je crée mon entreprise dans le conseil en gestion de projet.

Vous avez écrit un ouvrage intitulé « Gérez vos projets: Les clés pour réussir étape par étape ». Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à rédiger ce livre ?

Deux observations m’ont conduit à ce projet de livre :
  1. Il n’y avait pas de livres destinés aux novices absolus en gestion de projet.
  2. Les livres de gestion de projet classiques sont souvent qualifiés d’arides par les débutants, parce qu’ils ne partent pas de zéro ou sont trop théoriques.

Partant de ce constat, j’ai voulu démystifier d’une part et rendre attrayante d’autre part la conduite d’un projet.

Le contenu du livre est façonné par ces objectifs :
  • J’ancre chaque présentation d’un concept par une anecdote historique sur un projet réel (il y en a 27 en tout)
  • Il y a beaucoup de schémas concrets pour expliquer des concepts abstraits : l’organisation en silos, l’effet tunnel, le concept d’itérations, etc.
  • Des exercices permettent de devenir acteur d’un projet : on apprend ainsi à définir les référentiels dans une PME d’outillage, modéliser les processus d’une agence de voyage ou gérer les conflits interpersonnels lors d’une réception de mariage !

Ce livre mentionne de nombreux projets qui peuvent être qualifiés d’échecs, pourquoi ?

John Hancock Tower

On pèche toujours par excès de confiance. Par exemple, quand a été construite la John Hancock Tower à Boston, tout le monde ne parlait que de ses prouesses : Le plus haut immeuble, la plus grande surface vitrée, le plus discret en raison de sa teinte bleutée. Les ingénieurs qui l’ont conçue ne prévoyaient pas que ses vitres de 227 kilos allaient se détacher une par une pour aller s’écraser sur les trottoirs en contrebas, et pourtant c’est ce qui s’est passé !

Donner des exemples de projets classiques, comme construire un immeuble, qui se muent en cauchemars, ça donne une leçon d’humilité. On se rend compte que dans un projet, les ennuis guettent à chaque pas, et que ce n’est pas juste aller d’un point A vers un point B situé 10 mètres plus loin. Entre les deux, on découvre des virages (les changements de cahier des charges), des dénivelées (les difficultés techniques inattendues), des intersections (les choix fonctionnels à faire). On peut vite se perdre à faire du hors piste, avec les risques que cela représente pour l’entreprise et pour le manager en question.

Vous proposez aussi de nombreux exercices concrets et quizz que les lecteurs et lectrices pourront utiliser tout au long de la vie du projet. Pourquoi avez-vous choisi de mettre des exercices pratiques ?

D’expérience, on retient mieux les situations concrètes que les exemples théoriques. Si vous lisez la recette du soufflé au fromage, sans faire de soufflé au fromage immédiatement : Vous ne vous rappellerez pas bien toutes les étapes, leur ordre, les quantités d’ingrédients, etc. Le meilleur moyen pour bien réagir face à tous les cas de figure dans un projet, c’est de les avoir déjà vécus en s’immergeant dans la situation et en réfléchissant à ce que l’on ferait soi-même.

Tous les exercices sont ancrés dans la réalité avec des détails, comme MagiCompote qui produit des confitures ou Volcano qui installe des chauffages. Ce n’est pas anodin : c’est pour se rappeler facilement des problématiques et de leurs solutions. Regardez, vous vous rappelez que j’ai fait un master d’histoire car j’ai évoqué Indiana Jones au début de l’interview. C’est le principe que j’ai voulu appliquer tout au long de mon livre.

Blog de Thibault Pairis

Thibault Pairis

Avec maintenant 10 ans de gestion de projet derrière lui, Thibault Pairis commence à être plus expérimenté… et à vouloir partager un peu de cette expérience autour de lui. Il a commencé un blog en 2017 (http://www.rocketprojet.com/) et, en parallèle, travaillé sur ce livre qui récapitule toutes les bonnes pratiques de la gestion de projet, en collaboration avec les éditions ENI.

 

Rapport sur les compétences essentielles de DevOps en entreprise

Si votre projet est exécuté en approche DevOps, cette étude très complète devrait vous intéresser.

En effet, cette étude offre une vue complète des compétences essentielles de la méthodologie DevOps et de la transformation numérique dans la communauté informatique mondiale.

rapport

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Le transfert de connaissances change-t-il avec #Agile ?

Le transfert de connaissances est-il différent quand l’équipe utilise une approche Agile ?

Does knowledge transfer change with agile?

https://kbondale.wordpress.com/2018/07/01/does-knowledge-transfer-change-with-agile/ par Kiron Bondale

Nous l’avons tous vécu : une personne clé annonce son départ et une folle bousculade s’ensuit pour faire passer leurs connaissances au reste de l’équipe.

Mais ceci est-il différent quand l’équipe utilise une approche et un cycle de vie Agile ?

En surface, il pourrait sembler qu’il n’y a pas de différences significatives sur comment le faire, quel que soit la nature du travail ou de comment il est exécuté. Après tout, le transfert de connaissance est d’habitude la formation par un expert d’autres experts au moyen de sessions présentielles ou par une sorte de documentation persistante comme un wiki, une vidéo ou un enregistrement audio.

Bien que ceci soit vrai, il y a des caractéristiques et des pratiques spécifiques dans la livraison agile qui peuvent impacter ce transfert de connaissance.

Les approches traditionnelles comptent d’habitude sur des spécialistes individuels qui restent concentrés leur rôle et leur secteur d’expertise. Alors que l’approche Agile encourage le développement de généralistes qui développeront un jeu plus large de compétences et de connaissances. On s’attend aussi à des niveaux plus élevés de collaboration dans ce contexte, ce qui augmente la quantité d’exposition que chacun des membres d’équipe a des connaissances de chacun.

Bien que cela ne se traduise pas par une totale polyvalence des membres de l’équipe, il y a moins de probabilités que seulement un membre d’équipe possède l’information critique. Cela ne se produira pas en un jour. Il faudra beaucoup de semaines de travail ensemble ainsi que l’encouragement explicite des parties prenantes clés comme les managers fonctionnels pour que les spécialistes développent leurs compétences généralistes.

Un autre activateur est de moins travailler en solo : La programmation en paires (en binômes), les hackathons, la programmation de foule et toutes les pratiques utilisant ce principe. Bien que le but primaire de ces pratiques ne soit pas le transfert de connaissances mais plutôt la qualité et la vitesse, c’est un bénéfice collatéral de valeur.

Plutôt qu’avoir des experts qui partagent leurs connaissances de façon académique, démontrer comment leur connaissance peut être appliquée pour compléter des items de travail est plus efficace.

pile de papiersAlors que la livraison traditionnelle a eu tendance à souligner la documentation comme le moyen de transférer le travail entre des rôles, les approches agiles se concentrent sur un minimum suffisant. Tandis qu’une équipe nouvellement formée pourrait exiger plus de documentation pour faciliter le partage de compréhension, une équipe avec un plus long vécu pourrait livrer avec succès avec beaucoup moins de documentation.

Le défi refait surface quand un membre nouveau ou junior rejoint l’équipe car il peut y avoir un matériel de référence insuffisant pour permettre l’auto apprentissage.

Mais cela ne devrait pas causer de problèmes majeurs si quelqu’un sur l’équipe se porte volontaire pour s’appairer avec le nouveau venu pour l’aider remplir les cases vides.

Même si le besoin de connaissances partagées est présent dans tous les contextes, une approche de livraison agile efficace peut réduire la criticité du transfert explicite de connaissance.

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Je suis très curieux de connaitre votre retour d’expérience sur vos projets Agiles ?

Xavier Koma nous propose une petite vidéo de 5 minutes de l’animation « Speedboat » pour faciliter une rétrospective de fin de sprint.

Le « Speedboat » (ou « Sailboat ») fait partie des « serious games » très utiles dans les ateliers de travail Agile de fin de Sprint.

Et il peut être utilisé sur tous les types de projets, Agile ou pas.

Cette technique d’animation permet de rappeler la cible du projet, de matérialiser les succès du Sprint, les atouts et les freins pour l’équipe sous la forme d’un dessin et d’une histoire qui invite facilement toute l’équipe au voyage en mer (parfois tumultueux).

En bonus, vous pouvez télécharger un petit kit à découper pour avoir les éléments rapidement sous la main lors de votre session avec l’équipe. Xavier reprend les bases très simples de la méthode puis détaille comment la dérouler lors d’un atelier avec votre équipe projet.

Relisez cet article précédent sur la technique.

Merci à Xavier Koma et visitez sa chaine sur YouTube !

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Avez-vous déjà entendu parler de la technique Agile dite des « Tres Amigos »

Three Amigos

https://www.agilealliance.org/glossary/three-amigos par Alliance Agile

Les trois amigos se réfèrent aux 3 perspectives de base pour examiner un incrément de travail avant, pendant et après le développement.

Les 3 perspectives

  1. The 3 Amigos is an Agile technique to balance between no collaboration between people with different perspectives and involving an entire team in discussing all the details of every increment of work.

    Business – Quel problème essayons-nous de résoudre ?

  2. Développement – Comment pourrions-nous construire une solution pour répondre à ce problème ?
  3. Test – Qu’est-ce qui pourrait possiblement se produire ?

Les gens qui tiennent ces différentes perspectives devraient collaborer pour définir que faire et convenir comment ils sauront quand cela sera réalisé correctement.  Le résultat final d’une telle collaboration aboutit à une description plus claire d’un incrément de travail souvent sous forme d’exemples, menant à une compréhension partagée pour l’équipe.

C’est aussi la bonne pratique pour les autres. Ils devraient eux aussi passer en revue depuis chacune de ces différentes perspectives les incréments du produit qui ont été mis en œuvre pour s’assurer qu’ils sont corrects.

Le concept des trois amigos a pour objectif de trouver un point d’équilibre entre aucune collaboration entre les personnes qui ont des perspectives différentes et impliquer toute l’équipe dans la discussion de tous les détails de chaque incrément de travail.

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Le « Standard for Earned Value Management » du PMI® est disponible pour revue et commentaires, contribuez !

Obtenez votre copie du brouillon de « The Standard for Earned Value Management » et commentez-le

PMI is a registered mark of Project Management Institute, Inc.

Rappel de ce qu’est « Earned Value Management »

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Pourquoi utilisons-nous les nombres de la suite de Fibonacci pour estimer les histoires d’utilisateur / User Stories ?

Why Do We Use Fibonacci Numbers to Estimate User Stories?

https://www.scruminc.com/why-do-we-use-fibonacci-numbers-to-estimate-user-stories/ par Jeff Sutherland

Il y a fréquemment de grands débats sur l’utilisation de la suite de Fibonacci pour estimer des histoires d’utilisateur. L’estimation est au mieux un outil imparfait, mais un outil nécessaire pour planifier le travail.

L’estimation d’histoire d’utilisateur est basée sur la recherche du Ministère de la Défense américaine en 1948 qui a développé la technique Delphi. La technique a été classifiée jusqu’aux années 1960 (il y a des douzaines de papiers sur le sujet sur rand.org). Essentiellement, les chercheurs de Rand ont voulu éviter la pression vers la conformité de groupe qui menait typiquement à de mauvaises évaluations. Donc, ils ont décidé que les estimations devaient être faites dans le secret. Initialement, les évaluations seraient très éloignées parce que les gens auraient des perceptions différentes du problème donc ils les feraient parler des maximums et des minimums proposés après l’estimation en secret, puis estimer ensuite dans le secret de nouveau. Sur Rand Worldwide vous pouvez lire les papiers originaux qui démontrent de la convergence.

Les chercheurs de Rand ont alors étudié l’effet des choix de nombres parmi lesquels choisir et ont constaté qu’un ordre linéaire donnait de plus mauvaises évaluations qu’un jeu de nombres augmentant exponentiellement. Il y a quelques arguments mathématiques récents pour ceux qui sont intéressés. La question, si vous voulez la meilleure évaluation statistiquement prouvable, est alors quelle série d’augmentation exponentielle utiliser. La suite de Fibonacci est presque, mais pas tout à fait exponentielle et a l’avantage que c’est le modèle de croissance vu dans tous les systèmes organiques. Pourquoi la suite de Fibonacci se répète-t-elle dans la nature ? Donc, les gens sont très familiers avec elle et l’utilisent constamment dans le choix des tailles de vêtements. Par exemple, les tailles de T-Shirt suivent Fibonacci. Puisque quelques développeurs sont opposés aux nombres (un phénomène vraiment étrange pour ceux qui travaillent avec des ordinateurs), ils peuvent utiliser des tailles de T-Shirts et leurs évaluations sont facilement traduites en chiffres.

Microsoft a répété cette recherche ces dernières années et publié un papier primé par l’IEEE. En conséquence, Microsoft a abandonné les estimations horaires des projets. Voir le papier récompensé en 2011 par IEEE de Laurie Williams, Gabe Brown, Adam Meltzer, Nachiappan Nagappan (2012) Scrum + Engineering Practices: Experiences of Three Microsoft Teams.

Donc la communauté Agile a convergé sur Fibonacci comme la suite de nombres à utiliser. Malheureusement, beaucoup d’équipes agiles ne l’utilisent pas correctement et essayent de faire chacun converger sur un nombre de Fibonacci, ce qui vous donne mathématiquement et par expérience de mauvaises évaluations à cause du biais de conformité au groupe. C’est exactement ce que les chercheurs de Rand ont cherché à éviter en inventant la Technique Delphi.

À maintes reprises, les chercheurs ont montré que les estimations en heures ont de très forts taux d’erreur. C’est vrai même si l’utilisateur est un expert. C’est l’outil qui est le problème. Si vous voulez pratiquer en vous basant sur les évidences, des évaluations de taille relatives livrent tout simplement une estimation beaucoup plus précise.

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Agilité : Approche ou Méthode ?

La réponse pourrait paraitre évidente de prime abord.

Cependant, en considérant la signification des mots (par exemple dans le Larousse), on peut se reposer la question.

Agilité

  • flexibilitéLégèreté, souplesse dans les mouvements du corps
  • Vivacité intellectuelle

Approche

  • Mouvement par lequel quelqu’un […] s’approche de quelqu’un ou de quelque chose
  • Proximité d’une période, d’un événement
  • Manière dont quelqu’un accueille ceux qui l’abordent
  • Action, manière d’aborder un sujet, un problème

Méthode

  • Marche rationnelle de l’esprit pour arriver à la connaissance ou à la démonstration d’une vérité
  • Ensemble ordonné de manière logique de principes, de règles, d’étapes, qui constitue un moyen pour parvenir à un résultat
  • Manière de mener, selon une démarche raisonnée, une action, un travail, une activité
  • Ensemble des règles qui permettent l’apprentissage d’une technique, d’une science

Livre blanc de notre partenaire QRP International

Avis personnel

tout le monde a le droit de partager mon opinion 🙂

Si je considère que, dans le management de projet, Agile relève en grande partie de la souplesse, de la flexibilité, de la rapidité, de la proximité avec l’utilisateur final…

Alors, Agile est une approche car Agile est avant tout une manière d’aborder le projet, d’adresser et de répondre aux problèmes majeurs des clients et utilisateurs.

Et, Agile est aussi une méthode qui propose différentes démarches rationnelles avec des étapes ordonnées de manière logique, des principes et des règles ainsi que de l’action.

Qu’en pensez-vous : Approche ou Méthode ?

une représentation particulièrement intéressante de VUCA (VICA)

Commençons par VUCA et Leadership par Lanfranco Fiorentino – PMP ®

Article original: https://www.linkedin.com/pulse/vuca-leadership-lanfranco-fiorentino/

Relisez ce billet sur VUCA

Êtes-vous en tant que leader, en train de créer un environnement résistant à VUCA/VICA ?

VICA est un acronyme de Volatilité, Incertitude, Complexité et Ambiguïté. Tous ces facteurs peuvent affecter votre business, équipe ou environnement. Mais il y a certainement quelque chose que vous pouvez faire pour y faire face et, de même, apprendre à vos gens à y faire face.

Analysons brièvement comment on peut approcher un environnement VUCA :

VOLATILITÉ

PROBLÈME : Le changement arrive brusquement, de façon incontrôlable et non de manière prévisible. Il peut déstabiliser et mener à de mauvaises décisions si l’organisation n’a pas de compréhension détaillée de l’environnement.

SOLUTION : Une vision motivante donne aux gens une image plus claire de la situation. C’est fondamental pour permettre une réaction rapide aux changements.

INCERTITUDE

PROBLÈME : L’avenir est presque imprévisible et ne tient pas compte d’un plan détaillé. Vous ne pouvez tout simplement pas tenir compte de toutes les variables possibles.

SOLUTION : Étudiez « le champ de bataille ». Plus vous connaissez le business/environnement, mieux vous pouvez faire face aux menaces ou profiter d’opportunités.

COMPLEXITÉ

PROBLÈME : Les marchés et l’environnement, en général, sont chaotiques parce qu’ils consistent en trop de variables.

SOLUTION : Les objectifs et tâches doivent être clairs pour chacun. Apprenez aux gens à travailler ensemble et à résoudre des problèmes complexes; les compartiments étanches mèneront à l’échec.

AMBIGUÏTÉ

PROBLÈME : Il n’y a aucune clarté et il est difficile de trouver la cause première des problèmes.

SOLUTION : Encouragez la créativité et l’agilité. Favorisez une culture d’amélioration continue et d’apprentissage; les gens habiles et pleins de ressources peuvent facilement découvrir des menaces émergentes.

Venons-en maintenant à ce billet LinkedIn de Amerjit Walia qui m’a intrigué !

J’en ai repris l’illustration en français car je pense qu’elle peut nous être utile.

Utile pour considérer les événements, risques et opportunités sur nos projets sous le prisme Volatilité, Incertitude, Complexité et Ambigüité.

Sur l’axe des abscisses, horizontal, nous prenons en compte notre connaissance de la situation avec l’ensemble des facteurs qui peuvent l’impacter. Donc en élargissant notre vue à l’écosystème dans lequel notre nouveau projet vient s’insérer par exemple.

Sur l’axe des ordonnées, vertical, nous examinons avec honnêteté notre capacité à anticiper le résultat de nos actions.

Ainsi un événement survenant quand nous en savons peu sur la situation et ne savons prédire le résultat de nos actions génère de l’ambigüité. Si nous connaissons bien le présent et bien l’impact de nos actions, le risque majeur peut être la fréquence des changements, donc la volatilité

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Partagez vos propres idées et réflexions sur cette représentation bi-dimensionnelle de VUCA.

 

Vous êtes-vous déjà demandé dans votre projet ou organisation : Qu’est-ce que l’open source ?

Une vidéo tente de l’expliquer le plus simplement possible (avec des Lego) à qui que ce soit.

Les principes positifs dans le paradigme de l’open source sont nombreux et pas limités au monde du logiciel informatique. Aussi, même pour les personnes n’ayant aucune connaissance préalable du logiciel libre ou gratuit comprendront les analogies et exemples choisis.

Bien sûr, la vidéo elle-même est en open source, pour que vous puissiez l’utiliser, la modifier et la partager.