Si un roi peut apprendre la leçon la plus importante de sa vie d’une petite araignée, combien pouvons-nous apprendre des gens, des choses et des opportunités que nous croisons chaque jour si nous restons ouverts et leur prêtons attention ?
Statue of Robert the Bruce in front of Stirling castle.
Il y a une histoire intéressante à propos de Robert the Bruce (Robert I), roi en Écosse au 14ème siècle. Comme il luttait pour protéger son royaume contre l’ennemi anglais, il s’est trouvé chassé de son château et forcé de fuir pour ne pas être fait prisonnier. Se sentant complètement défait et ne sachant que faire ensuite, il se refugia dans une caverne.
Bientôt il découvrit une petite araignée qui filait sa toile. Il observa comment l’araignée filait et s’arrêtait ensuite, changeait de direction et s’arrêtait. Chaque fois, elle ne faisait aucun mouvement pendant un long moment. Il pensait alors qu’elle avait renoncé et avait échoué dans sa tâche. Mais chaque fois, finalement, elle reprenait à nouveau, se déplaçant avec une lente détermination. Et, avec le temps, après de très nombreux arrêts et redémarrages, elle a achevé sa toile.
Le roi a réfléchi aux trois caractéristiques qui rendaient l’araignée victorieuse : La patience, la conscience et la détermination.
Et il décida de les appliquer à sa propre situation.
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Pour gagner en patience, il a nettoyé l’endroit et s’est assis tranquillement jusqu’à ce qu’il se soit calmé et qu’il ait retrouvé sa maîtrise de soi.
Pour cultiver la conscience, il a pensé à la situation dans laquelle il se trouvait et ce qu’il lui faudrait pour survivre à court terme et continuer à gouverner son pays. Cette conscience l’a non seulement calmé, mais lui a aussi permis de voir des choses d’une nouvelle façon, le sortant un peu de l’obscurité dans laquelle il avait été.
Pour incarner la détermination, il a pensé à ressortir de la caverne prêt à se battre et à faire tout ce qu’il faudrait pour regagner son royaume.
Le roi a quitté la caverne avec patience, conscience et détermination. Le combat fut long et difficile, avec ses démarrages et ses arrêts, mais en quelques années l’Écosse a prévalu et a gagné son indépendance.
Apprenez à tisser votre propre toile avec ténacité, constance et détermination.
Cette petite araignée, disparue depuis des siècles, a changé le cours d’histoire. Et nous pouvons encore appliquer ses leçons aujourd’hui.
Quand vous vous trouvez dans une situation ardue, demandez-vous comment vous pouvez atteindre la patience. C’est la patience, avec vous-même, avec vos circonstances et avec votre pensée, qui vous donnera la sagesse pour trouver de nouvelles solutions à de vieux problèmes.
Quand vous estimez que tout conspire contre vous, demandez-vous quelle conscience vous devez cultiver. La conscience peut vous aider à comprendre que même quand vous ne pouvez pas changer une situation, vous pouvez toujours vous changer vous-même. Le développement de la capacité à tolérer des circonstances négatives vous fera reconsidérer qui vous êtes en tant que leader.
Relisez ce billet sur le « grit » chez les managers de projets.
Quand vous voulez renoncer, demandez-vous comment vous pouvez creuser un peu plus profond pour trouver votre détermination. Le leadership exceptionnel provient d’incarner le grit, la persévérance dans l’effort, en utilisant votre force intérieure pour tenir bon, en ne permettant à aucune rechute de vous empêcher de progresser dans votre mission.
Les leçons de leadership sont tout autour de nous. Si un roi peut apprendre la leçon la plus importante de sa vie d’une araignée, combien pouvons-nous apprendre des gens, des choses et des opportunités que nous croisons chaque jour si nous restons ouverts et leur prêtons attention ?
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Menez de l’intérieur : Certaines de vos leçons de leadership de plus de valeur viendront de sources inattendues. Qu’en capturerez-vous ?
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La gestion d’un projet de priorité élevée peut être une merveilleuse expérience
Vous recevrez habituellement l’appui suffisant de la direction dans les réponses aux points critiques, obtenir du budget pour des célébrations dans l’équipe est rarement un problème et aider les membres de l’équipe et autres parties prenantes à comprendre l’importance du projet et comment son succès leur sera profitable devrait être simple.
Mais c’est rarement le cas.
La plupart du temps, nous travaillons sur des initiatives qui, bien qu’importantes, ne sont pas la préoccupation principale du management exécutif.
Voici juste quelques-uns des défis avec le management de tels projets
Obtenir et conserver l’engagement des membres importants de la direction et leur appui va être beaucoup plus difficile. Même votre sponsor pourrait avoir des projets plus importants à supporter.
Garder votre équipe concentrée sur la livraison du projet, particulièrement s’ils travaillent aussi sur des projets de priorité plus élevée est une bataille constante.
S’assurer que les managers fonctionnels restent sensibles aux changements dans vos besoins en personnels et vous fournissent les « bonnes » personnes pour faire le travail ne sera pas facile.
Sécuriser le financement pour un peu plus que le strict minimum absolu est compliqué, particulièrement les réserves de contingence ou le budget pour des événements d’équipe.
Alors, que pouvez-vous faire pour améliorer vos chances de succès ?
Pratiquez un management du risque efficace de tout le cycle de vie pour réduire le nombre et l’impact de désagréables surprises.
Considérez une approche de livraison incrémentale pour que votre sponsor et autres parties prenantes importantes réalisent un rapide et progressif retour sur leurs investissements.
Dépensez des efforts supplémentaires pour souligner la sainte trinité « objectif, autonomie et maîtrise » pour inspirer les membres de votre équipe à faire de leur mieux.
Redoublez d’attention sur le développement d’équipe avec des événements gratuits ou bon marché et la reconnaissance simple, mais régulière des efforts de l’équipe et des personnes. Aidez votre équipe à identifier les rituels et les modus vivendi qui définiront la culture d’équipe.
Ayez “un Plan B” sous la main pour que si votre dotation en personnel ou financement soit réduite, l’équipe restera toujours capable de livrer quelque chose de valeur. Dès que c’est possible, structurez votre livraison du contenu pour délivrer plus tôt des lots de travail de forte valeur.
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Prenez le temps, tôt dans la vie du projet, de développer des relations de travail positives avec les managers fonctionnels qui fourniront le personnel pour votre équipe. Trouvez des occasions de les aider à réaliser leurs propres objectifs à travers le succès de votre projet. Par exemple, s’ils veulent relever le niveau de compétence de leurs personnels, identifiez des activités de développement ou autres opportunités d’apprendre dans le projet qui pourraient y répondre. Si vous pouvez gagner une certaine reconnaissance de dette au départ avec ces managers fonctionnels, elle vous sera utile plus tard quand vous aurez besoin de leur aide.
“Vous ne devriez jamais voir vos défis comme un inconvénient. Au lieu de cela, il est important pour vous de comprendre que votre expérience à faire face et surmonter l’adversité est en réalité un de vos avantages les plus grands.” Michelle Obama
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J’aide une organisation à passer d’un management de projet prédictif Waterfall à Agile. Cela a mené à bien des discussions sur les bénéfices de Agile. En sus des bénéfices évidents de réponse plus rapide à des circonstances changeantes, la participation continue du client/business et un retour sur investissement accéléré, je veux ajouter l’honnêteté.
L’honnêteté se réfère à être honnête sur combien nous pouvons compléter dans les délais alloués. Je sais que ceux qui s’opposent à Agile se plaignent qu’il n’y ait aucune planification ou rapport mais ce n’est pas vrai et la planification qui est faite dans Agile nous donne une visibilité beaucoup plus claire de ce qui est créé, souvent à un niveau très granulaire. Cela fournit l’honnêteté sur ce que le business peut attendre suite au projet et donc l’honnêteté sur les bénéfices probables qui seront réalisés.
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Honnêteté du planning
La planification est centrée sur la production ou l’accomplissement, plus basée sur les activités. Cela mène à une honnêteté inhérente sur ce qui est créé, depuis les exigences au niveau epics aux user stories (histoires d’utilisateur) individuelles et exigences plus détaillées ensuite jusqu’aux activités spécifiques nécessaires pour livrer ces exigences.
Les équipes utilisent des techniques pour décomposer chaque livrable à réaliser en activités spécifiques, ce qui leur permet de vérifier entre elles qu’elles ont les ressources, compétences et information facilement accessibles pour leur permettre de produire le livrable. De nouveau, il y a de l’honnêteté pour savoir si vraiment tout le nécessaire est en place pour faire le travail.
Honnêteté du développement
Ce niveau granulaire de détail mène à une compréhension beaucoup plus claire du temps exigé pour développer chaque composant. Pour des produits petits, spécifiques, le temps dont on a besoin pour aller du projet initial à la revue, corriger et finir le produit peut être calculé.
Ceci est imposé par le travail en sprints souvent de seulement quelques semaines de durée. L’heureux effet collatéral de ces “décompositions de produit” est la clarté de savoir exactement ce qui va être créé avant que ce ne soit créé.
Les équipes peuvent plus facilement voir dès les premiers sprints combien de travail ils peuvent réaliser et ainsi il y a une plus grande honnêteté dans ce qu’ils promettent de livrer dans les sprints ultérieurs.
Honnêteté d’implication du business
Les propriétaires de produit (aussi connu comme des Ambassadeurs du Business) peuvent clairement voir ce que l’équipe prévoir de livrer. Cela rend plus facile pour eux de partager leurs propres idées sur les besoins devant être inclus et se projeter sur comment ils peuvent s’impliquer dans le design, le développement et les tests de chaque composant.
Cette honnêteté s’étend aussi au déploiement ou le travail de management des changements que le business devra réaliser pour se préparer à travailler de la nouvelle façon. Les pièces spécifiques de travail sont plus faciles à comprendre que les plus grands regroupements d’exigences. Il y a ainsi une meilleure compréhension de quels changements doivent être apportés “au travail comme d’habitude” (Busines as usual) pour adopter les livrables que l’équipe développe.
Melanie Franklin (Co-Chair of the Change Management Institute UK Chapter)
Comme vous pouvez le constater, je suis fan d’utiliser Agile pour diriger une large variété d’initiatives et j’aide beaucoup d’organisations à développer leur transformation Agile.
Mélanie a dédié la dernière vingtaine d’années à aider ds organisations de toutes sortes à construire leur capacité de changement et d’adaptation.
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Le trouble non résolu ramollit les genoux et foule aux pieds la créativité. Les compagnons de la tourmente sont la frustration, l’impuissance et les regrets.
4 sources de bouleversements
#1. Les demandes d’un leadership déconnecté de la réalité. La personne au gouvernail semble stupide quand elle est déconnectée des gens qui rament sur le bateau.
#2. Les retards. Des processus dépassés mènent à des habitudes inefficaces. La survie exige le changement.
#3. L’amélioration des uns… L’amélioration d’une personne peut être le désastre d’une autre.
#4. Les ordres du jour contradictoires. Les gens tirent à l’opposé les uns des autres quand la direction est floue et que les valeurs entrent en collision.
4 façons de naviguer sur les turbulences
#1. Promenez-vous dans les bureaux. Discutez. La pire chose à faire est d’enfiler un gilet de sauvetage et descendre dans la soute pendant la tempête.
Un de mes clients s’est donné le challenge de marcher dans les bureaux 30 minutes par jour. Les gens se sont demandé ce qui n’allait pas pendant la première semaine. Mais à la troisième semaine, il a commencé à avoir de vraies conversations.
Apprenez à connaître les gens.
Écoutez, n’essayez pas de tout solutionner.
Soyez curieux.
Ne minimisez pas les frustrations ou vous semblerez hors circuit.
FDF est partenaire de DantotsuPMÉcoutez vraiment les autres
#2. Concentrez-vous sur les autres. “Il ne s’agit pas de vous” s’applique doublement pendant les périodes de trouble organisationnel. Regardez vers l’extérieur.
#3. Déversez de votre énergie dans les choses sous votre contrôle. La frustration arrive rapidement quand on se concentre sur des choses que l’on ne veut ni ne peut contrôler.
Les événements et les gens que vous ne pouvez contrôler vous tiennent éveillés la nuit.
Les gens veulent que vous éliminiez les turbulences, contrôliez les niveaux supérieurs du management et les rendiez heureux. Vous ne pouvez pas le faire. Les événements et les gens que vous ne pouvez contrôler vous tiennent éveillés la nuit.Que pouvez-vous contrôler ?
#4. Décidez comment vous montrer.
Quelle image projetez-vous ?
Quand vous marchez dans le bureau, vous décidez de comment vous voulez être vu de votre équipe. Aujourd’hui pourrait être un jour pour l’humilité, la curiosité, la sincérité, l’empathie ou la confiance.
Les temps agités sont une bonne raison supplémentaire d’apporter le meilleur de vous-même au travail.
Souvenez-vous de qui vous êtes. Centrez les gens sur leur identité authentique. Que font les gens comme nous dans des situations comme celle-ci ?
Quelles sont pour vous les sources de trouble organisationnel ?
Comment selon vous les leaders pourraient-les naviguer avec succès pendant ces tempêtes ?
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Un biais cognitif est un motif ou système psychologique, cause de déviation du jugement.
Bonjour, je m’étais proposé en Novembre dernier de commencer à couvrir dans des billets spécifiques les biais qui me paraissent les plus pertinents dans le domaine du management de projets.
Vous y trouvez pour chaque biais, une brève description, comment nous pouvons le repérer, ses impacts potentiels et aussi et surtout comment le prévenir ou l’utiliser selon les situations.
Comme je l’avais écrit: « Nous avons tendance à penser que nous ne sommes pas si superficiels, que le contenu compte plus que l’emballage, et pourtant, la façon dont l’information est présentée a un grand impact sur notre manière de penser et décider. »
Le terme biais fait référence à une déviation systématique par rapport à une pensée considérée comme correcte.
Nous ne voyons pas toujours de choses comme elles le sont vraiment, ni nous rappelons les choses comme elles l’étaient réellement. En conséquence, nous créons notre propre réalité subjective qui affecte notre jugement. Les biais cognitifs ne sont généralement pas conscients.
Les biais cognitifs sont donc des erreurs systématiques dans notre processus de pensée qui affectent les processus décisionnels de tous les êtres humains.
En tant que managers de projets, il est important que nous apprenions au minimum à les identifier et si possible à en tirer profit de ces biais pour mieux réussir nos projets et créer de meilleurs livrables.
Sans pour autant devenir machiavéliques ni mal intentionnés, nous pouvons y trouver des opportunités de :
Prouver que notre projet est bon
Démontrer aux utilisateurs qu’ils peuvent faire confiance aux livrables du projet
Améliorer les taux d’adoption des changements apportés par le projet
Augmenter le niveau d’engagement de l’équipe projet étendue à toutes les parties prenantes
Et en conséquence, améliorer les chances de réussite
Il existe plus d’une centaine de biais cognitifs différents. Certains que nous devons éviter, d’autres qui ne demandent qu’à nous servir…
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27 Biais Cognitifs couverts sur le blog DantotsuPM depuis Novembre 2019
Cette expression anglaise not invented here, littéralement « pas inventé ici », désigne de manière péjorative l’attitude de membres d’une organisation qui rejettent les innovations créées hors de son propre contrôle.
Nous évitons d’utiliser (ou d’acheter) des techniques, compétences ou produits déjà existants mais créés par d’autres à cause de leur origine externe et préférons ré-inventer des produits semblables en interne.
En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?
Repartir d’une feuille blanche est-il la meilleure approche ?
Quand votre équipe technique sur le projet préfère développer quelque chose à partir de scratch au lieu d’utiliser un livrable existant provenant d’une autre équipe. Ceci peut se produire par exemple dans le domaine du logiciel quand le code écrit par d’autres équipes serait a priori considéré comme moins bon ou impossible à intégrer par les développeurs dans le projet en cours.
Cette attitude peut amener à privilégier des solutions bien moins efficaces ou à dupliquer des recherches et efforts déjà effectués par d’autres tout aussi compétents que notre équipe.
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Comment éviter le plus possible ce travers ?
Repartir de zéro alors que plusieurs paliers peuvent être facilement gravis est-il approprié ?
Quand nous voyons se dessiner ce risque, commençons par féliciter les membres de notre équipe pour leurs réalisations. Leurs expertises sont nécessaires pour développer la partie complexe du produit et les fonctionnalités majeures. Leur temps précieux ne peut être « gaspillé » sur des modules annexes ou des solutions ont déjà été produites par d’autres.
Ce biais peut-il nous être utile ?
L’attitude critique de notre équipe projet et sa méfiance envers des solutions toutes faites peut être très utile. En effet, il n’est pas rare que l’intégration d’un composant externe dans votre solution vous coûte plus cher en temps et en efforts que de construire un composant sur mesure aux fonctionnalités peut-être moins riches mais parfaitement adaptées et suffisantes pour votre produit final. Il est donc utile de laisser s’exprimer les doutes puis de demander de les étayer par des faits justificatifs pour prendre une décision informée.
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Votre équipe démontre-t-elle une forte ou une faible intelligence émotionnelle ? Voici comment mesurer et améliorer le quotient émotionnel (EQ) de votre équipe
S’il y a une expression résume le mieux une équipe qui manque de l’intelligence émotionnelle, cela pourrait être le « coupe gorge ».
Ses membres s’interrompent, se battent pour avoir le dernier mot…
“Ses membres s’interrompent, se battent pour avoir le dernier mot, dénigrent explicitement ou écartent les avis et perspectives des autres. Le niveau émotionnel est élevé” dit Halelly Azulay, le PDG de TalentGrow. “Ils crient, expriment souvent de la frustration et s’engagent dans des comportements agressifs ou passifs-agressifs. Ils ne parlent pas entre eux et évitent les interactions. Ils sapent et sabotent le travail de chacun ou leur crédibilité auprès des parties prenantes.”
Il n’est pas surprenant que ce type d’équipe coule à long terme. Un faible Quotient Émotionnel (EQ) peut être particulièrement destructeur dans les équipes informatiques. Cependant beaucoup d’organisations donnent la priorité aux compétences purement techniques (dures) par rapport aux compétences douces, les soft skills lors des recrutements, note Maxim Potomakha, manager de programmes pour Miratech, une société de services et consulting informatiques.
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“Avec la popularité croissante du management de projet Agile et hybride dans un environnement d’affaire en pleine mutation, il est important pour les professionnels de l’informatique d’être capables de travailler comme une partie d’une équipe, de manager leurs réactions émotionnelles, d’interagir les uns avec les autres de façon plus efficaces, d’avoir un niveau élevé de prise de conscience de soi-même, de faire preuve d’empathie et de construire des relations efficaces” dit-il.
Déterminez les forces de votre propre équipe et réfrénez tous les comportements assassins.
Il est facile d’identifier des équipes avec une forte intelligence émotionnelle : Elles sont probablement les équipes les plus performantes. Leurs membres se soutiennent et donnent à chacun une chance de briller et cela traduit par des résultats concrets pour le business.
Nous avons demandé à des leaders du domaine informatique et des experts en EQ d’identifier les qualités majeures des équipes avec un EQ élevé pour que vous puissiez déterminer les forces de votre propre équipe et éliminer les comportements destructeurs avant qu’ils ne deviennent problématiques.
1. Les équipes émotionnellement intelligentes font preuve d’empathie
Relisez ce billet: Apprendre à utiliser les cartes d’empathie permet de construire de meilleures solutions
Robert Reeves, CTO, Datical : “Le signe numéro un d’une équipe émotionnellement intelligente est la capacité à l’empathie, non seulement entre ses membres mais aussi avec ceux auxquels ils s’adressent, c’est-à-dire, leur management et leurs clients. Comme ancien release manager, j’ai tout le temps constaté un manque d’empathie. Les développeurs râlaient constamment à propos des demandes des opérations; les gens des opérations voyaient les développements comme des irritants. Aucun ne voyait les problèmes de l’autre partie. Les opérations devaient passer des nuits et des week-ends quand les livraisons, releases, se passaient mal. Le développement était pénalisé par le management quand leur livraison était retardée par les opérations.
Si les deux côtés avaient plus d’empathie, ils pourraient facilement construire un pont et dépasser leurs problèmes. Quand vous vous retrouvez à vous demander « Pourquoi font-ils ceci ? C’est stupide ! », vous avez un problème d’empathie qui doit être immédiatement adressé.
2. Les équipes émotionnellement intelligentes apprennent du processus
“Les équipes les plus performantes se concentrent autant sur le ‘comment’ que sur le ‘quoi’ dans leur travail.”
Jim Perry, vice-président, BTS : “Les équipes à faible performance ont tendance à voir seulement le travail dans leur coin et se concentrer sur produire leurs livrables immédiats de la façon la plus expéditive possible. Les équipes très performantes s’assurent que leur travail est fait, mais se concentrent aussi sur le processus, tant pour suivre des méthodes qui ont fait leur preuves que continuellement apprendre, documenter et améliorer ces méthodes pour le futur.
Du point de vue de l’intelligence émotionnelle, l’équipe performante est en accord avec sa propre expérience en réalisant le travail et prenddu recul pour adresser les expériences qui conduisent à des émotions improductives, alors que des équipes de plus faible performance continuent d’avancer sans se poser de question.”
3. Les équipes émotionnellement intelligentes demandent au lieu d’imposer
Parler beaucoup et ‘imposer’ au lieu de demander, peut bloquer la discussion
Halelly Azulay, PDG de TalentGrow : “Elles valorisent le questionnement et l’écoute. Pour être émotionnellement intelligent, vous devez apprendre à avoir de l’empathie et à incorporer les vues et besoins des autres. Parler beaucoup et ‘imposer’ au lieu de demander, peut bloquer la discussion. Le développement de la curiosité et encourager l’engagement et l’accueil des autres dans l’équipe créent de meilleures perspectives et améliorent la qualité de votre travail en évitant les angles morts et en réduisant les erreurs au minimum.”
4. Les équipes émotionnellement intelligentes inspirent les gens
Les équipes avec de fortes soft skills, les compétences relationnelles, préfèrent collaborer quand elles affrontent un conflit.
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Maxim Potomakha, manager de programmes chez Miratech : “L’intelligence émotionnelle a un impact profond sur la performance de l’équipe au travail. Les équipes avec de hauts niveaux de soft skillspréfèrent collaborer quand elles affrontent un conflit et savoir comment garder chaque membre d’équipe motivé, créant un environnement positif et une attitude de battant. En conséquence, de telles équipes ont un focus collectif!!!!!!!!!; Elles gèrent mieux les situations stressantes, surmontent le conflit et délivrent un meilleur Retour sur Investissement.”
5. Les équipes émotionnellement intelligentes donnent des feedbacks
Relisez ce billet de QRP International sur DevOps
Steve Burton, évangéliste DevOps chez Exploite : “Pour les équipes DevOps l’intelligence émotionnelle est particulièrement cruciale. À son cœur, DevOps est CAMS : Culture, Automatisation, Métrique et Sharing (partage et collaboration). Les équipes avec un quotient émotionnel (EQ) et intellectuel (IQ) forts ont une communication efficace qui mène au partage et à la collaboration exigée pour réussir. Les équipes doivent apprendre à donner et recevoir des feedbacks si elles veulent s’améliorer et aller de l’avant. Les ingénieurs et personnels des opérations sont des personnes intelligentes avec des quotients intellectuels élevés, mais nombreux sont ceux qui ont besoin d’améliorer leur EQs pour collaborer plus efficacement. Les équipes avec un EQ élevé battront toujours celles avec un faible EQ parce qu’elles peuvent apprendre et livrer davantage.”
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6. Les équipes émotionnellement intelligentes vont chercher des points de vue externes
Des équipes faibles ont tendance à limiter l’exposition de leur travail à des étrangers jusqu’à ce que tout soit ‘prêt’.
Perry : “Les équipes performantes opèrent avec une approche équilibrée, travaillant l’un avec l’autre et partageant leur travail avec les personnes à l’extérieur de l’équipe. Des équipes faibles ont tendance à limiter l’exposition de leur travail aux étrangers jusqu’à ce qu’il soit ‘prêt’ retardant ainsi des retours de valeur.
Des équipes à performance élevée ne sont pas seulement plus confiantes, elles sont aussi meilleures dans la gestion de leur crainte naturelle de montrer leur travail très tôt. Elles reconnaissent que cette crainte est souvent basée sur de fausses suppositions de risque, donc elles challengent ces suppositions, managent le risque et s’engagent plus tôt et plus efficacement avec les personnes extérieures.”
7. Les équipes émotionnellement intelligentes ne créent pas de drame
Livre de Gerardi, B. (2011). The No-Drama Project Manager. Sur Amazon.
Derek Choy, directeur des systèmes d’information chez Rainforest QA: “Les équipes avec des niveaux d’intelligence émotionnelle élevés collaborent généralement très bien, car les membres d’équipe sont capables d’être directs l’un avec l’autre dans leurs réactions et respectent les avis de chacun. Ils savent que les membres de leur équipe ne seront pas excessivement émotionnels et auront confiance que leurs retours seront pris à leur juste valeur.
A l’inverse, les équipes avec des manques d’intelligence émotionnelle ont beaucoup de drames. Les membres d’équipe ne collaborent pas bien les uns avec les autres et les gens ont peur de s’exprimer.”
8. Les équipes émotionnellement intelligentes régulent les émotions
Azulay : “Les membres régulent bien leurs propres émotions pendant les interactions avec l’autre. Les gens qui perdent le contrôle de leurs émotions et lèvent la voix, en ignorent d’autres en exposant de manière passive-agressive leur désapprobation ou ressentiment, ou laissent leurs émotions négatives prendre le dessus quand ils communiquent avec leurs coéquipiers ne démontrent pas d’intelligence émotionnelle. Le management et la gestion de vos réactions émotionnelles sont des composants importants d’intelligence émotionnelle qui peuvent aider les membres de l’équipe à protéger la confiance et à garder des lignes de communication ouvertes.”
9. Les équipes émotionnellement intelligentes pratiquent la flexibilité
Chaque personne de l’équipe peut jouer sur ses forces.
Perry : “Les équipes très performantes sont centrées sur les personnes. Elles sont plus attentionnées sur l’optimisation de l’alignement entre le travail et les personnes. Elles sont flexibles dans leur approche pour que chaque personne de l’équipe puisse jouer sur ses forces. Cela signifie que l’équipe prend le temps de connaitre l’expérience de chaque membre, leurs talents et objectifs de développement. Elles opèrent de façon très empathique, adaptant le travail pour maximiser la capacité de chaque individu de fonctionner à son meilleur niveau.”
10. Les membres des équipes émotionnellement intelligentes se soucient les uns des autres
La plupart du temps, notre succès est basé sur une chose sur laquelle nous avons beaucoup de contrôle : notre intelligence émotionnelle.
Azulay : “Elles démontrent une attention sincère de l’un envers l’autre. Vous ne devez pas avoir amour inconditionnel pour être une bonne équipe, mais quand vous estimez et respectez les autres dans votre équipe, vous créez un lien plus fort qui vous aide à mobiliser pendant les périodes de changement et de défis à surmonter qui sont inévitables dans le monde d’aujourd’hui. La manifestation de ce soin peut inclure demander le ressenti d’autres personnes, partager des mots et des gestes gentils et mettre une chaleur authentique dans les interactions entre les membres de l’équipe.”
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Ce biais du « doigt dans l’engrenage » ou « phénomène du premier pas » est connu des vendeurs de toutes sortes comme la technique du pied dans la porte.
Cette technique de manipulation, décrite par de nombreux psychologues, consiste à demander une chose peu coûteuse qui sera vraisemblablement acceptée par votre interlocuteur, suivie d’une demande plus coûteuse. Cette seconde demande aura plus de chance d’être acceptée si elle a été précédée de l’acceptation de la première car celle-ci crée une sorte de palier et un phénomène d’engagement.
Le principe de cette procédure est qu’un acte peu coûteux obtenu dans un premier temps (acte préparatoire) prédispose l’individu à accepter plus facilement une requête ultérieure bien plus coûteuse.
Le coût de l’acte peut être estimé en se basant sur le niveau d’investissement en temps, l’effort cognitif de l’acte, la somme d’argent en jeu, etc. Après un premier pas peu coûteux, le comportement final attendu est accepté dans une proportion supérieure à celle que l’on obtiendrait comparativement avec une unique requête formulée directement (sans acte préparatoire).
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En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?
Un premier petit oui en entraine un second plus important qui en entraine un troisième énormissime…
Un petit accord crée une obligation entre nous et le demandeur et lui rend potentiellement la tâche plus facile pour nous faire accepter de plus grands accords ou concessions. La demande d’une fonctionnalité ou d’un service supplémentaire qui semble peu coûteux, nous incitera à être conciliants et positifs et à accepter ce « petit » changement sans contrepartie. La demande suivante pourrait avoir bien plus d’impact et requérir davantage d’efforts, et toujours sans contrepartie : Puisque nous avons déjà accepté une demande ainsi une première fois, pourquoi pas une deuxième fois ? Ne sommes-nous pas Agiles ?
Comment éviter le plus possible ce travers ?
Peut-être ! Si ceci ou cela venait en contrepartie…
Tout changement nécessite contrepartie. Ceci est la base de toutes les négociations et la préparation est clé. Réfléchissons avant de répondre à toute demande à ce qui pourrait justifier une réponse positive de notre part tout en demandant un effort ou engagement au demandeur. Cela équilibrera un peu la balance !
Ce biais peut-il nous être utile ?
Comment engager votre client ou utilisateur à faire le premier pas, même tout petit ?
Ne surchargeons pas l’utilisateur de tâches trop compliquées, de décisions trop nombreuses ou trop importantes.
Décomposons ces tâches et décisions en de petits pas faciles à réaliser et engrangeons de petites victoires en commun avec nos clients.
Gardons les utilisateurs heureux et prêts à se réengager avec nous pour aller plus loin.
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L’« Effet de mode », bandwagon en anglais, signifie en traduction littérale « sauter dans le wagon où joue l’orchestre ».
Ce biais définit l’effet d’un comportement grégaire (voir biais cognitifs « Pensée de groupe » et « biais d’appartenance »), où les personnes suivent le troupeau comme des moutons de Panurge. Soit le fait que certains esprits indécis finissent par prendre tardivement leur décision en imitant ce que pense ou fait la majorité.
En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?
Au plan personnel, nous faisons parfois des choses seulement parce que “chacun les fait !” (Régimes, activités sportives, culturelles, méthodes de travail…). Ceci se manifeste également dans le milieu professionnel. Nous pouvons aussi changer d’avis en fonction du nombre de personnes qui pensent d’une même manière.
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Comment éviter le plus possible ce travers ?
« Tous les projets sont présents sur les réseaux sociaux »
Quand nous nous efforçons de prendre un peu de recul sur les messages qui nous sont communiqués, nous parvenons à discerner les tentatives de certaines personnes d’utiliser cet effet pour nous influencer. Les généralisations à outrance sont légion comme par exemple : Tous les bons managers de projets font ceci ou cela… Les meilleurs cas d’affaires présentent tous un Retour sur Investissement ROI inférieur à 12 mois… Les projets novateurs adoptent tous une approche agile… Tous les projets sont présents sur les réseaux sociaux…
Ce biais peut-il nous être utile ?
Si nous parvenons à convaincre nos utilisateurs que tout le monde utilise notre livrable et en est satisfait, davantage de personnes se mettront à l’utiliser et en seront probablement satisfaites. C’est un peu le principe de « l’essayer c’est l’adopter » avec un petit coup de pouce pour commencer grâce à l’effet de mode. Ensuite, cela fait boule de neige qui roule et grossit, grossit, grossit… jusqu’à déclencher une avalanche en faveur de votre projet, livrable, produit ou service.
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NB: Pour la petite histoire, j’ai lu sur Wikipedia que la définition du bandwagon est un char qui transporte une formation de musiciens lors d’un défilé. L’expression sauter dans le train en marche,to jump on the bandwagon, est apparue dans la politique américaine en 1848 quand Dan Rice, un clown célèbre et populaire, a utilisé son char et sa musique pour attirer l’attention lors de ses apparitions dans une campagne politique. À mesure que sa campagne s’améliorait, d’autres politiciens se sont battus pour obtenir un siège dans ce « train en marche », espérant être associés à son succès. Plus tard, à l’époque de la campagne présidentielle de William Jennings Bryan en 1900, les chars étaient devenus la norme dans les campagnes, et l’expression « monter dans le wagon » a été utilisée comme un terme péjoratif, laissant entendre que les gens s’associaient au succès sans tenir compte de ceux avec qui ni ce à quoi ils s’associaient vraiment.
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Nous attribuons instinctivement et inconsciemment un fort pouvoir à l’avis d’une figure d’autorité, chef ou expert d’un domaine.
Nous serons influencés par cette prise de position, même si le sujet est sans rapport aucun avec l’autorité détenue par la personne.
En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?
Les « experts », qu’ils soient des anciens, des spécialistes, des figures d’autorité hiérarchique de l’organisation et autres seront nombreux à vouloir, en toute bonne volonté, apporter de la valeur aux recommandations de l’équipe projet sur quelque sujet que ce soit. C’est naturel et bienvenu. Mais gardons à l’esprit que ce sont des idées, des propositions et non des directives à suivre à la lettre.
Comment éviter le plus possible ce travers ?
N’hésitons à questionner jusqu’à bien comprendre le pourquoi des recommandations des experts.
N’hésitons pas à systématiquement questionner ces experts et chefs en leur demandant de nous expliquer le pourquoi de leur position en termes simples. N’oublions pas que même les experts ne sont pas toujours d’accord entre eux et il y a de fortes chances pour que leurs explications soient contredites ou complémentées par d’autres personnes. Restons donc calmes et sereins face à ces détenteurs du savoir et du pouvoir et profitons-en pour peut-être apprendre quelque chose de nouveau en écoutant bien. Nous verrons ensuite avec l’équipe projet que faire de ces propositions. Nous pouvons également contacter à l’avance ces prescripteurs pour leur montrer nos livrables et avoir leurs remarques en amont.
Ce biais peut-il nous être utile ?
Il peut nous permettre de construire ou asseoir notre autorité en faisant nous-mêmes appel à des experts célèbres ou des managers respectés de tous.
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Le principe de preuve sociale est le résultat d’un préjugé psychologique profondément enraciné.
Elle se base sur la confiance envers les autres.
Elle comprend la croyance que la majorité sait mieux que la personne isolée.
Selon ce principe, un individu ne sachant que faire ni que penser, aura tendance à adopter le comportement ou le point de vue d’autres personnes.
En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?
Les projets d’innovation sont souvent particulièrement difficiles à justifier de manières factuelle et comptable car ils contiennent de très nombreuses incertitudes puisque cela n’a par définition jamais été réalisé auparavant (sinon ce ne serait plus une innovation). Si personne ne l’a fait auparavant, votre projet est-il une si bonne idée ? Devrait-il être entrepris ?
Comment éviter le plus possible ce travers ?
Quand cela est possible, faites référence à des logos de client ou partenaires bien connus qui soutiennent votre projet. Ceci va rassurer vos sponsors et parties prenantes. Utilisez des témoignages et recommandations authentiques de clients prêts à investir sur les livrables que vous allez produire. Si possible, faites-les participer en co-construction Agile. Si un gros client est prêt à investir avec votre société sur un nouveau projet, il retiendra forcément l’attention de votre management.
Ce biais peut-il nous être utile ?
Si votre projet consiste à implémenter et déployer un progiciel ou un outil déjà en circulation, utilisez ce principe qui laisse penser que si d’autres sociétés comme la nôtre l’utilisent avec succès, cela doit être bon…
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Nous avons tendance à sympathiser davantage avec un individu spécifique qu’avec un grand groupe anonyme.
L’effet « victime identifiable » se réfère à la tendance des individus à offrir une aide beaucoup plus importante lorsqu’une personne spécifique et identifiable (« la victime ») est observée dans des conditions difficiles, par rapport à un grand groupe vaguement défini avec le même besoin (ou des chiffres et statistiques).
En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?
Les business case ou cas d’affaire présentent toujours des données chiffrées sur les résultats attendus du projet. Les bénéfices, les parts de marché, les économies, les gains de productivité… Ces éléments sont bien sûrs utiles et nécessaires mais ils restent froids, techniques voire technocratiques.
Comment éviter le plus possible ce travers ?
Quand vous racontez l’histoire de votre projet ou produit ou service à créer, utilisez les histoires personnelles d’individus au lieu des déclarations génériques. En quoi Pauline Durand, personne réelle de la société ou chez le client, qui souffre aujourd’hui de tel ou tel problème récurrent (choisissez un exemple concret) verra-t-elle la situation grandement s’améliorer avec votre nouveau service ? Comment Jacques Lecoutre à la compta va-t-il pouvoir récupérer à l’heure son adorable petite fille à la crèche chaque jour grâce aux gains de productivité que permet le nouveau processus ? Pourquoi votre client Abc que vous avez vu hier vous a dit vouloir acheter votre nouveau produit dès sa sortie car il sait qu’il lui fera gagner beaucoup d’argent ? …
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Ce biais peut-il nous être utile ?
Votre connaissance de ce biais en tant que chef de projet va vous permettre de composer une histoire plus attractive sur vos livrables de projet pour chaque groupe majeur de parties prenantes. En identifiant leurs attentes et les personnes auxquelles ces parties prenantes s’associent, vous découvrirez probablement des bénéfices inattendus des livrables de votre projet pour ces clients ou utilisateurs. Vous pourrez alors travailler pour les mettre en valeur et les améliorer.
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Qu’en est-il de ce qui concerne l’impact du changement sur le ou la leader, lui ou elle-même ? En tant que leader, avez-vous jamais considéré l’impact d’un changement sur vous-même ?
En fournissant des services de consulting autour du changement avec des leaders, je leur demande toujours comment ils perçoivent le changement ? Comment ressentent-ils ce changement ? Comment pensent-ils que le changement les impactera eux-mêmes ?
Pour que des leaders soient capables d’être les champions du changement, ils doivent l’embrasser eux-mêmes. Nous ne pouvons supposer que juste parce qu’un leader met en œuvre un changement il soit d’accord, ni l’ait pleinement accueilli, ce changement. Les leaders peuvent devoir s’accorder eux-mêmes avec ce changement.
Les gens se connectent au changement avec leurs émotions, par les histoires qui sont partagées; par leur compréhension et « projection » dans la vision pour l’avenir. Les leaders qui doivent s’accorder avec le changement et comment il les impacte eux-mêmes, peuvent partager ces histoires avec ceux qu’ils dirigent et les aider eux aussi à adopter le changement pour eux-mêmes.
Le futur est incertain mais projetez-vous un désastre ou un avenir florissant pour vous-même, vos équipes et votre société ?
Quand nous entendons comment d’autres perçoivent un changement, l’impact de ce changement sur ces personnes et comment ils ont bien réfléchi à ce changement pour le comprendre et s’accorder avec lui, nous faisons un meilleur travail pour adopter nous-mêmes le changement.
Il est parfaitement acceptable pour nous en tant que leaders de reconnaître que nous n’avons pas aimé un changement nous avons dû mettre en œuvre, c’est juste humain !
Les leaders qui désirent partager leur propre histoire du changement et comment ils y ont réfléchi et sont parvenus à y voir une perspective d’opportunité positive font un meilleur travail pour aider leurs équipes à adopter le changement.
Alors, leaders, pensez à un changement passé que vous avez dû mettre en œuvre et pour lequel vous n’étiez pas complètement en faveur de prime abord. Mais vous êtes ensuite parvenus à vous accorder avec lui pour sa perspective de valeur pour la société tout autant que pour vous en tant qu’employé de cette société.
Comment pourriez-vous raconter cette histoire pour aider votre équipe dans un changement à venir ?
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Quand quelqu’un d’autre se loupe, c’est à cause de qui il est, sa race, son éducation… un aperçu de son vrai caractère.
Quand nousfaisons quelque chose, c’est parce que la situation dans laquelle nous nous trouvons la fait se produire.
L’erreur fondamentale d’attribution est basée sur un problème dans la façon dont nous relions causalité et effets statistiques et alimentée par notre façon unique de nous voir nous-mêmes. Parce que je suis la seule personne à pourvoir entendre la petite voix dans ma tête.
Il est évident que le sexe et autres aspects facilement visibles sur les personnes ne sont pas complètement corrélés aux comportements observés. Et pourtant, nous agissons comme s’ils l’étaient, ignorant totalement d’innombrables personnes au lieu d’embrasser la contribution qu’elles peuvent offrir.
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Nous avons tendance à ignorer l’information générale pour nous concentrer sur des cas particuliers.
En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?
En théorie, tout se passe toujours comme rêvé.
Quand nous restons à un niveau très général ou théorique, les gens cessent souvent de nous écouter. Certains se disent et nous diront peut-être « J’aimerais bien vivre moi aussi en théorie, parce que en théorie tout se passe toujours très bien ! ».
Comment éviter le plus possible ce travers ?
Lorsque nous communiquons sur notre projet, ne partageons pas seulement une information clinique sur nos livrables. Au lieu de cela, montrons des témoignages de clients, des exemples concrets d’utilisation de personnes ou d’organisations avec lesquelles les autres peuvent se rapporter, voire s’identifier. Cette somme de cas spécifiques est plus parlante pour la plupart d’entre nous que les grandes déclarations générales. Pour être plus convaincants, mélangeons nos données quantitatives avec quelques histoires individuelles. Les données quantitatives viendront alors en soutien de ces avis pour le côté rationnel, pas l’inverse. Les exemples spécifiques transmettront notre message avec émotion.
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De plus, le choix des premiers clients de test/béta/pilote doit prendre en compte ce phénomène qui nous touche aussi. Choisissons des cas représentatifs en taille et volume de ceux que nous souhaitons adresser avec notre solution. Élargissons l’échantillon pour avoir suffisamment de retours provenant de circonstances et types d’usage différents (régions et pays, sortes d’organisation, taille, volumes de transactions…).
Ce biais peut-il nous être utile ?
Certains cas particuliers que vos interlocuteurs peuvent mentionner dans la discussion pourraient aussi venir soutenir notre idée générale alors pourquoi ne pas les utiliser ?
Apprenons à rebondir sur le cas particulier que le client vient de citer et qui peut justement servir notre cause.
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Nous avons tendance à développer une préférence pour des choses avec lesquelles nous sommes familiers. Avoir déjà été exposé à une situation la rend plus positive.
En quoi suis-je concerné dans mes projets ?
Totalement perdue…
Quand nous n’utilisons pas le jargon professionnel de mes clients, ils peuvent être perdus au départ ou du moins ne pas se sentir confortables avec la solution que nous proposons. De même, il va falloir faire un effort d’éducation pour passer de termes familiers en cycle en V à de nouveaux plus Agile comme par exemple appeler une expression de besoin une user story, ou un échéancier un story board ou Sprint content. D’autant plus que ces concepts ne sont pas exactement similaires.
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Comment éviter le plus possible ce travers ?
Dans le management des risques, il convient de faire très attention à ce biais. Il est fréquent qu’un risque majeur qui a déjà été rencontré sur un précédent projet paraisse moins critique qu’il ne l’est sur le nouveau projet. En réalité, le fait qu’il nous soit familier peut nous inciter inconsciemment à croire qu’il sera plus facile à adresser que d’autres totalement inconnus. Alors que sur le projet actuel, la solution utilisée précédemment pour le manager peut ne pas être applicable du tout voire en accroitre l’impact.
Ce biais peut-il vous être utile ?
En développant un nouveau parcours utilisateur, connaitre les anciennes interfaces utilisateurs nous permettra de construire les nôtres pour qu’elles ressemblent à celles déjà connues ou bien nous aidera à préparer les utilisateurs pour qu’ils se projettent plus facilement des anciennes habitudes vers les nouvelles. De même, une forte cohérence dans les matériels et agendas que nous utilisons de réunion en réunion crée un sentiment de familiarité très rassurant pour les participants.
Enfin, ce biais peut s’avérer très utile pour préparer des décisions difficiles, en travaillant à la japonaise et en communiquant sur les sujets de potentielles divergences en amont en « one to one » avec les décideurs et leurs conseils avant de les amener en comité de projet.
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Vous pouvez toujours trouver de bonnes raisons de soutenir vos décisions.
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Le développement d’intuitions d’expert
Quand les conditions suivantes sont présentes, les gens développent une intuition d’expert.
#1. Il doit y avoir une certaine régularité dans le monde.
Vous pourriez sentir que les numéros que vous avez choisis gagneront la loterie, mais l’intuition à la loterie est inutile.
Les traders qui sélectionnent des titres d’entreprise dans un monde imprévisible et volatil. Leurs intuitions sont inutiles. Le marché boursier n’est pas suffisamment régulier pour supporter le développement de l’intuition d’expert.
Les joueurs d’échecs et les personnes mariées ont une régularité élevée.
#2. Beaucoup de pratique.
Les novices peuvent avoir un sentiment à propos d’une décision, mais vous avez besoin de beaucoup de pratique avant de pouvoir prendre confiance en vos tripes.
Beaucoup de choses correctes semblent fausses aux novices.
Rappelez-vous que la condition #1 ci-dessus doit aussi être vraie. Énormément de pratique dans un environnement fortement volatil ne développe pas l’intuition d’expert.
C’est un coup de chance quand vos intuitions sont justes alors que la situation est volatile.
#3. Retours immédiats.
Vous devez rapidement voir le résultat de vos décisions ou vos actions pour développer l’intuition d’expert. Votre décision a-t-elle produit ce que vous anticipiez, pas dans des mois, mais quelques heures ou jours plus tard ?
Les résultats doivent être quasiment immédiats comme de brancher cette prise pour allumer l’ampoule.
Généralement, la confiance et l’exactitude d’intuition sont au mieux faiblement liées.
Le danger de l’intuition est une décision prématurée.
Les astuces de Daniel Kahneman sur l’intuition
Retardez l’intuition.
Soyez systématique dans la collecte de données.
Quelles autres suggestions avez-vous développées pour accroître votre intuition d’expert ?Comment les leaders peuvent-ils apprendre à examiner leurs intuitions ?
Ce billet est basé sur la présentation de Daniel Kahneman au World Business Forum à New York en 2018
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Nous donnons plus de poids à de mauvaises expériences qu’à de bonnes.
Une émotion négative pèse autant que 3 positives.
En quoi suis-je concerné dans mes projets ?
Nous essayons de prendre des décisions raisonnables, mais parfois nos émotions sont juste plus fortes que nous ne le pensons. Nos parties prenantes sont humaines et donc émotionnelles. Le choix des mots est important. Un bon relationnel (ou pas) entre les membres de l’équipe projet se ressent assez facilement par des personnes même si elles sont totalement extérieures au projet.
FDF est partenaire de DantotsuPM
Comment éviter le plus possible ce travers ?
Il faut essayer de partir du bon pied en communiquant de façon positive sur le projet. Il ne s’agit pas de masquer les difficultés qui ne manquent pas de survenir sur les grands comme sur les petits projets. Mais la manière de les introduire, les présenter en se focalisant sur la recherche de solutions plutôt que de coupables, la mise en avant des réussites déjà acquises… jouent grandement sur ce biais de négativité qui est naturel.
Ce biais peut-il vous être utile ?
Commencez par le problème avant de décrire la solution qu’apporte votre projet.
Il peut arriver qu’en illustrant la valeur du livrable de votre projet par l’expérience négative qu’il va permettre d’éviter ou le problème qu’il va résoudre, vous parveniez à mobiliser davantage les énergies. De même, si vous espérez que votre message ait un impact ou devienne même viral, utilisez du contenu qui génère une émotion négative au départ avant d’expliquer comment le projet va résoudre le problème.
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L’approche Agile signifie que les idées sont très tôt dans leur développement distribuées au business pour qu’ils les essayent. Leurs retours sont essentiels au concept et pour ajouter plus de fonctionnalités.
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Mais…Je commence à se demander combien d’entre nous sont vraiment prêts pour ces retours. Après tout, c’est souvent un mélange d’éloges et de critiques, qui penche trop souvent vers la critique :
Il ne fait pas ce que nous avons dit !
Où est la fonctionnalité X ?
J’ai pensé que ça allait remplacer Y mais maintenant il ne semble pas que ce soit le cas ?
Il ne se connecte pas avec Z donc nous aurons besoin d’un processus manuel pour enregistrer ces données!
Ceci vous semble-t-il familier ? Il est difficile d’aller chercher des réactions, mais si ce doit être utile, je dois le faire dans un état d’esprit de curiosité.
Curiosité
La curiosité est une belle qualité plutôt qu’un vilain défaut.
Je dois commencer le processus avec un véritable intérêt pour ce que je vais entendre. Et pour obtenir les retours les plus utiles, je dois entendre des perspectives différentes. J’ai besoin de courage pour dépasser mes contacts habituels et trouver un ensemble le plus diversifié possible de voix. Après tout, plus la personne donnant les réactions a une expérience et un contexte différents des miens plus ils vont possiblement poser des yeux neufs sur la question.
Je viens de finir de lire l’excellent livre par Michelle Obama où elle fait ces remarques “la similarité amène davantage de similarité, jusqu’à ce que vous fassiez un effort réfléchi pour la neutraliser.” Elle parlait des recruteurs à la Maison Blanche mais c’est vrai de tous ceux avec qui nous travaillons.
Mes efforts pour neutraliser la similarité impliquent un effort conscient de reconnaître mes expériences et rechercher des personnes qui en ont de différentes. À moins que je ne sois très honnête avec moi-même sur mon contexte, mes accomplissements, mon chemin de vie, il est ardu de reconnaître l’existence de quoi que ce soit de différent.
Cherchez votre opposé
Beaucoup de mes clients essaye d’encourager cette auto-évaluation sur les biais cognitifs inconscients, qui semble vraiment être la tendance. Ce que je retiens de cela est “cherchez l’opposé” car semble être une bonne place pour commencer :
Je cherche des personnes qui ont la moitié de mon âge.
Je cherche des personnes sans diplômes.
Je cherche des personnes qui ont changé d’industries de multiples fois.
Je cherche des personnes qui ont travaillé pour le même employeur pendant des décennies.
Je cherche des personnes qui ont vécu et ont travaillé dans des pays différents.
Comme nous changeons de saison, je veux vous soumettre le défi suivant. Sortez et faites-vous de nouveaux contacts !
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Commencez à discuter avec de nouvelles personnes
Au lieu de regarder votre montre, engagez la conversation avec vos voisins.
Faites l’effort conscient d’engager la conversation avec des personnes que vous ne connaissez pas dans la file d’attente pour déjeuner. Demandez-leur où elles travaillent et ce qu’elles font. Allez dans une autre partie de votre bâtiment et présentez-vous à de nouveaux collègues. Demandez à être conférencier externe dans d’autres réunions d’équipe pour pouvoir partager ce sur quoi travaille votre équipe avec d’autres parties de votre société.
Engagez la conversation avec des clients et des fournisseurs et demandez-leur quelles sont leurs priorités et défis pour la saison prochaine et dites-leur sur quoi vous travaillez. Découvrez s’il y a les zones d’intérêts communs et une chance de collaborer.
Un printemps d’opportunités !
Je sais que tout cela semble un travail difficile mais chacun a ce nouveau printemps à l’esprit et c’est une belle occasion de parler de ce qui a été réalisé récemment et ce qui vient ensuite.
Autrement dit vous avez déjà une entrée en matière, alors sortez et utilisez-la.
partagez ce billet avec vos amis, collègues et relations professionnelles
De votre gestuelle à la manière dont vous dites bonjour, vous « contaminez » la façon dont les autres perçoivent votre confiance et vont répondre à vos messages.