Biais Cognitifs – Le biais d’ancrage nous empêche d’avancer librement

Nous avons tendance à compter trop lourdement sur le premier renseignement que l’on nous a présenté (« l’ancre ») pour prendre nos décisions suivantes.

Il est fréquent que les ajustements que nous faisons par la suite partent en fait de ce point d’ancrage et restent largement insuffisants.

Par exemple, disons que les prestataires de services informatiques réussissent à enraciner dans les esprits l’information selon laquelle le coût de l’homme jour pour un développeur informatique est de €500. Les négociations des acheteurs, même conséquentes, peuvent le ramener à 450€ ou €400. Mais est-ce la vraie valeur ? Le travail produit par cet homme jour sur votre projet vaut-il €400-€450 ou bien tout au plus €300 ? La différence est appréciable et peut permettre à votre projet de rester viable ou pas. Mais si votre esprit est ancré sur cette valeur de €500, vous n’oserez peut-être pas demander une réduction de 40% par rapport à cette base erronée de calcul. Vous ne proposerez peut-être même pas votre projet car le business case construit avec cette valeur ne tient pas la route.

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Ce biais est absolument critique dans le management de projet !

La première date prévisionnelle que vous donnez, les premiers chiffres avancés (ressources, efforts,  bénéfices attendus…) seront mémorisés à jamais, i.e. pour TOUJOURS. Ce seront des ancres dont il vous sera très difficile de vous défaire.

Attention, ne pensez pas  que les conditions autour du chiffre importent, ce n’est pas le cas !

Quelles que soient les précautions que vous avez prises pour préciser cette première donnée ou estimation :

  • l’approximation de l’évaluation (à + ou – 30% par exemple)
  • les conditions préalables pour que l’estimation tienne :
    • les ressources seront à bord le 1er du mois prochain ;
    • nous auront telle personne assignée à temps plein sur le projet ;
    • la décision de lancer le projet sera prise dans la semaine ;
    • les matériels et locaux seront alloués avant le…
Rien de tout cela ne changera le fait que cette première donnée chiffrée ou date sera mémorisée et tenue comme certaine.

douleurDe plus, vous avez la pression en tant que manager de projet pour donner ces informations aussi tôt que possible (sinon avant). En particulier dans les projets pour lesquels le Time To Market  est critique car il FAUT impérativement arriver sur le marché avant la compétition vous martèle-t-on.

L’effet « kiss cool » est qu’une date annoncée un peu rapidement ou sans avoir eu le temps d’approfondir suffisamment risque fort d’entraîner des déviances. On vous dira « soyez Agile », livrez progressivement mais rapidement de la valeur… Ceci risque d’entrainer un lotissement de livrables aux fonctionnalités très limitées voire trop limitées pour apporter une réelle valeur. Ou bien, la solution reposera sur tant de processus manuels que sa rentabilité s’effondrera complètement.

Ce biais peut-il cependant vous être utile ?

Quand vous annoncez au départ une date de livraison lointaine, un budget conséquent, des besoins en ressources importants, vous craignez que votre projet ne passe pas la première barrière et ne soit pas lancé. Et vous avez probablement raison !

Mais, si vos estimations (certes élevées) sont basées sur des faits et prennent bien en compte les incertitudes, ne vaut-il pas mieux que le projet ne soit pas lancé si vous n’aurez jamais les moyens de le mener à bien ?

Il ne s’agit pas d’annoncer un prix élevé pour jeter une ancre et le barrer ensuite plusieurs fois pour le réduire drastiquement et sans réelle justification. Vous n’êtes pas un expérimenté marchand de tapis dans un souk qui sait baser le prix de sa solution par rapport à la valeur perçue par ses clients) ni un expert du marketing (qui sait baser le prix de sa solution par rapport à la valeur perçue par ses clients), vous êtes un manager de projet qui fait son travail et estime donc correctement son projet.

« La carotte et le bâton VS l’open source : comprendre la motivation » par Émilie Lessire

La carotte et le bâton ont toujours été les principaux leviers de « motivation ».

Que ce soit dans un cadre professionnel – si tu atteins tel objectif, tu auras tel bonus – ou dans un cadre privé – réussis ton année et nous t’offrirons cette console que tu souhaites tant, mais si tu échoues, tu seras privé de sortie jusqu’à tes 25 ans !

Pourtant une autre motivation, bien plus puissante, existe et permet non seulement d’atteindre de bien meilleurs résultats mais également de maintenir cette motivation sur le long terme !

Les 2 motivations qui existent depuis la nuit des temps (ou presque)

Au tout début de l’humanité, la motivation de nos ancêtres était simple : survivre.

Cette motivation n’était, il est vrai, pas très subtil mais très utile ! Et a très bien fonctionné pendant un certain temps.

Puis, à mesure que les êtres humains formaient des sociétés plus complexes, le système a évolué et s’est transformé afin de dépasser la définition de « l’être humain comme une suite de pulsions biologiques », c’est la naissance d’une nouvelle source de motivation, basée sur la recherche des récompenses et l’évitement des punitions. Il s’agit donc d’un système de motivation extrinsèque – l’individu va chercher sa motivation à l’extérieur de lui.

Frederick Winslow Taylor (1856-1915).

Taylor disait du travail « qu’il est principalement constitué de tâches simples et pas particulièrement intéressantes. La seule façon d’obtenir des gens qu’ils les exécutent est de les inciter correctement et de les surveiller attentivement ».

Or, les emplois ont considérablement évolué depuis cette époque.

Cependant, c’est encore ce système de motivation qui prévaut dans la plupart des entreprises…

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Curieux… Étonnant me direz-vous…

D’autant plus que si l’être humain est réellement motivé par la carotte et le bâton, comment expliquer le succès de Wikipedia face à Microsoft Encarta ?

Comment une entreprise surpuissante avec des dizaines de milliers d’employés rémunérés peut-elle perdre le combat face à des personnes travaillant bénévolement pour construire une ressource gratuite ?

De nombreux chercheurs comme Harry F. Harlow, Edward Deci, Bruno S. Frey ont mis en lumière, à l’aide de de nombreuses expériences, un troisième type de motivation : la motivation intrinsèque.

Vers la prise de conscience d’une nouvelle motivation

Il était une fois un petit garçon du nom de Tom Sawyer. Sa tante Polly lui demande de blanchir la palissade à la chaux. Le petit Tom n’a, vous vous en doutez, aucune envie de s’adonner à cette besogne ennuyeuse… Son ami Ben passe par là et commence à se moquer de Tom et de son triste sort. Vient alors une idée à Tom. Il répond à son ami qu’à ses yeux, blanchir la palissade à la chaux est un privilège. Ben lui demande s’il peut l’aider, Tom refuse à plusieurs reprises. Tom est tellement convainquant que bientôt Ben et tous ses amis offrent des cadeaux à Tom pour avoir le privilège de se joindre à lui pour blanchir la palissade.

Mark Twain tire une règle essentielle de motivation de cette histoire : « Travailler c’est faire tout ce qui nous est imposé et s’amuser, exactement l’inverse ».

Une récompense peut donc transformer une tâche intéressante en besogne ennuyeuse et d’un jeu, elle peut faire un labeur : c’est l’« effet Sawyer ».

La motivation intrinsèque s’appuie sur une tendance inhérente pour un individu à rechercher la nouveauté et les défis, à développer et exercer ses capacités, à explorer et apprendre. À cela s’ajoute notre besoin inné de diriger notre propre vie, d’apprendre et de créer de nouvelles choses et de mieux réussir.

Pour revenir à notre exemple de Wikipedia, il n’est pas le seul à s’être emparé du marché selon ce modèle. Firefox, Linux, Apache, Freemind, OpenOffice, entre autres, sont d’autres exemples d’open source.

Mais pourquoi et comment ces modèles peuvent-ils venir concurrencer de puissantes entreprises internationales ?

Comprendre la motivation intrinsèque par l’open source

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Karim Lakhani, professeur de management au MIT et Bob Wolf, consultant du Boston Consulting Group ainsi que 3 économistes allemands qui ont étudié des projets d’open source dans le monde entier, ont enquêté auprès de développeurs de logiciels open source afin de savoir ce qui les incitait à participer à de tels projets.

Les principales motivations étaient le sentiment d’être créatif, de collaborer avec d’autres personnes, l’état d’implication et de réussite optimale (appelée flow), le plaisir de relever le défi de résoudre un problème logiciel donné et le désir d’offrir un cadeau à la communauté des programmeurs.

Bien entendu, toute personne travaillant sur un logiciel open source le fait à titre gratuit mais cela n’exclut pas d’obtenir certaines récompenses extrinsèques comme se faire une réputation, aiguiser ses compétences et/ou accroître sa valeur sur le marché du travail.

Mais pour nombre d’entre eux, c’est la motivation intrinsèque qui guide leur choix de participer à ce type de projet.

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Si vous gérez une équipe, réfléchissez donc à deux fois avant de proposer des récompenses afin de ne pas être victime de l’effet Sawyer et voyez plutôt d’abord si votre équipe n’est pas déjà et « simplement » motivée par le challenge que représente le projet et le plaisir de travailler ensemble dans un but commun !

Si le sujet de la motivation vous intéresse, je vous encourage à lire le fabuleux livre de Daniel H. Pink « la vérité sur ce qui nous motive »

Émilie Lessire, Business coach et architecte digital
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Émilie accompagne les dirigeants de PME et leurs équipes à devenir LA référence incontournable de leur marché grâce, entre autres, au digital. Au travers de ses accompagnements mais également de formations et de conférences, elle encourage et motive les dirigeants et leurs employés afin d’obtenir de meilleurs résultats dans la joie et la bonne humeur.

Relisez ou découvrez ces billets sur la motivation déjà parus sur ce blog

 

Quel jour devrais-je tenir mon prochain comité de pilotage ?

Le jour de la semaine choisi jouera-t-il sur les décisions à prendre ?

Le jour de la semaine influe-t-il sur nos décisions quotidiennes ?

D’après les recherches de Jet Sanders, c’est le cas.

Dans cet exposé, Jet explique comment la prise de décision fluctue au cours de la semaine de travail et comment cela affecte les élections, la santé et d’autres types de décisions que prennent les gens.

Jet Sanders est spécialiste du comportement et professeure au Département de psychologie et de sciences du comportement de la London School of Economics and Political Science.

Elle recherche et découvre des modèles qui peuvent être utilisés pour changer les comportements avec un intérêt particulier pour les effets du cycle hebdomadaire.

Si l’on s’essaie à suivre ses conseils, nous devrions:

  • Présenter toute proposition de futur projet novateur un lundi plutôt qu’un jeudi
  • Faire choisir l’option la moins risquée pour notre projet un jeudi, jour où l’adversité aux risques est la plus prononcée
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Avez-vous des exemples concrets sur vos projets passés qui soutiendraient à postériori les résultats de cette étude ?

Les nombreux biais cognitifs sont à identifier et parfois même à exploiter pour mieux réussir vos projets !

Un biais cognitif est un motif ou système psychologique, cause de déviation du jugement.

Le terme biais fait référence à une déviation systématique par rapport à une pensée considérée comme correcte.

Nous ne voyons pas toujours de choses comme elles le sont vraiment, ni nous rappelons les choses comme elles l’étaient réellement. En conséquence, nous créons notre propre réalité subjective qui affecte notre jugement. Les biais cognitifs ne sont généralement pas conscients.

Les biais cognitifs sont donc des erreurs systématiques dans notre processus de pensée qui affectent les processus décisionnels de tous les êtres humains.

En tant que managers de projets, nous devrions au minimum savoir identifier et si possible tirer profit de ces biais pour mieux réussir nos  projets et créer de meilleurs livrables.

Sans pour autant devenir machiavéliques ni mal intentionnés, nous pouvons y trouver des opportunités de :

  • Prouver que notre projet est bon
  • Démontrer aux utilisateurs qu’ils peuvent faire confiance aux livrables du projet
  • Améliorer les taux d’adoption des changements apportés par le projet
  • Augmenter le niveau d’engagement de l’équipe projet étendue à toutes les parties prenantes
  • Et en conséquence, améliorer les chances de réussite

Il existe plus d’une centaine de biais cognitifs différents. Certains que nous devons éviter, d’autres qui ne demandent qu’à nous servir…

Je me propose de couvrir dans des billets séparés les biais qui me paraissent les plus pertinents dans le domaine du management de projets et qui sont bien sûr utiles à connaitre pour tout un chacun. J’aimerais y décrire le biais, indiquer comment nous pouvons le repérer, ses impacts potentiels et aussi et surtout comment le prévenir ou l’utiliser selon les situations.

Nous avons tendance à penser que nous ne sommes pas si superficiels, que le contenu compte plus que l’emballage, et pourtant, la façon dont l’information est présentée a un grand impact sur notre manière de penser et décider. Hors, dans le management en général et encore plus dans le management de projet, la pression sur les délais, les coûts et les contenus implique de nombreuses interactions et décisions souvent rapides.

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Voici donc un premier biais pour entrer dans le concret : Le bais rétrospectif

Le cygne noir fut découvert en 1698 en Australie. Avant cela le cygne noir était une expression du langage courant désignant une chose impossible. Rétrospectivement, il aurait possible d’imaginer qu’un cygne noir puisse exister quelque part mais l’idée ne venait même pas à l’esprit…

Après l’annonce d’événements surprenants, comme la crise financière de 2007, l’affaire DSK en 2009, Snowden en 2013 ou plus loin la bulle internet de 2000, nombreux sont ceux qui ont dit :

« Je le savais depuis le début…      …je vous l’avais bien dit ! »

Voici une affirmation bien péremptoire et qu’il est toujours plus facile de prononcer à postériori. Par contre, ce n’est jamais une bonne réponse ni attitude pour le/la manager de projet car il/elle lui incombe précisément d’identifier et de manager tous les risques sur le projet, quitte à jouer les oiseaux de mauvais augure quand cela est nécessaire.

Comment pouvez-vous prévenir ce biais ?

Petit truc: Posez ouvertement la question lors des séances de remue-méninges sur les risques et dans les réunions de projet : « Qu’est-ce qui pourrait nous faire échouer? ».

Ceci libère la parole et peut vous permettre de découvrir :

  • Des raisons encore inconnues pour lesquelles votre projet pourrait rencontrer des difficultés
  • Des intérêts personnels et les agendas cachés de certains
  • Des concurrents tels que d’autres projets qui risqueraient de venir cannibaliser vos ressources
  • Des parties prenantes non encore identifiées qui pourraient avoir un impact
  • Des surcharges de travail chez certains membres de l’équipe
  • De fausses bonnes idées de projet
  • Des coûts sous-estimés, des dates irréalistes, des bénéfices inatteignables…

Attention aux « dead fish projects » !

ça sent mauvais...Vous pourriez aussi vous trouver assigner un projet « dead fish » ! Ce projet est de toute évidence voué à l’échec. Tout le monde s’en rend parfaitement compte car il sent vraiment mauvais mais personne n’ose le dire car le sponsor du projet est surpuissant… Il vaut mieux pour vous le découvrir au plus vite !

Voilà, après ce premier biais cognitif, n’hésitez pas à me dire si une série sur ce thème vous intéressera (ou pas).

Voici pour vous : 5 façons d’arrêter de chercher à résoudre le faux problème !

“Il n’y a rien d’aussi inutile que de faire efficacement ce qui ne devrait pas être fait du tout.” Peter Drucker

5 Ways to Stop Solving the Wrong Problem

https://leadershipfreak.blog/2018/11/07/5-ways-to-stop-solving-the-wrong-problem/  par Dan Rockwell et Teruni Lamberg.

Le travail des leaders est d’aider leur équipe à identifier le BON problème avant d’inventer une solution créative de le résoudre.

Les leaders rament parfois dans une mauvaise direction quand ils continuent à considérer des problèmes depuis la même perspective.

L’habileté du rameur ne sert à rien quand le bateau est dirigé dans la mauvaise direction.

5 façons d’examiner un problème d’une perspective à 360°

#1. Choisir des membres d’équipe avec des origines diverses pour examiner le problème depuis de multiples perspectives.

#2. Demander à chaque personne d’identifier ce qu’elle pense qu’est le problème et pourquoi il existe.

#3. Explorer ce qui marche, aussi bien que ce qui ne fonctionne pas.

#4. Encourager les membres d’équipe à parler les uns avec les autres, pas seulement avec la personne en bout de table. Créez un environnement co-apprenant où la position hiérarchique est sans importance.

#5. Construire sur les idées de chacun. Adoptez une approche aller-avec, plutôt qu’aller-contre l’approche. Quand un membre d’équipe donne son avis sur un problème, dire : “oui, et.”

Les vrais problèmes précèdent les vraies solutions

les vrais problèmes se cachent parfois sous le tapis !

C’est une perte de temps que de résoudre un faux problème.

Mais l’identification du réel problème est le début d’une solution révolutionnaire.

De multiples perspectives étendent votre opportunité de produire des solutions créatives.

Essayez de demander :

  1. Quel est le réel problème?
  2. Pourquoi survient-il ?
  3. Comment une solution créative peut-elle être trouvée ?

Selon vous:

  • Comment les leaders pourraient-ils aider des équipes à identifier les BONS problèmes ?
  • Comment les leaders pourraient-ils inventer des solutions créatrices de valeur pour ces vrais problèmes ?

7 questions importantes à poser aux personnes que vous admirez !

Quelles questions pourriez-vous poser à un ou une leader que vous admirez pour apprendre de sa réussite ?

7 Important Questions to Ask People You Admire

https://www.lollydaskal.com/leadership/7-important-questions-to-ask-people-you-admire/ par Lolly Daskal

Et si vous vous trouviez soudainement à partager un ascenseur ou être attablé lors d’un événement avec quelqu’un vous admirez, quelqu’un comme, Warren Buffett, Elon Musk ou Bill Gates ?

Balbutieriez-vous votre nom en regardant maladroitement vos pieds ou votre assiette, ou seriez-vous capable de profiter pleinement de la rencontre avec un jeu de questions intelligentes et concises ?

Il est peu probable que vous ne rencontriez jamais l’une de ces personnes, mais vous rencontrez probablement d’autres gens excellents sur une base régulière. Que ce soit un leader dans votre pays, dans votre domaine, ou le dirigeant qui travaille au bout du couloir, voici quelques questions que vous pourriez poser à ces leaders que vous admirez pour apprendre de leur réussite.

1. Quel est le plus grand facteur qui vous a aidés à réussir ?

Le succès est différent pour chacun, mais il est toujours intéressant d’apprendre comment les gens sont arrivés où ils sont. Leurs histoires peuvent vous aiguiller dans une nouvelle direction, vous donner la réponse que vous cherchez ou vous motiver pour traverser une période difficile. Les réponses vous donnent aussi une compréhension de leurs valeurs et de leurs priorités.

2. Quelles sont vos habitudes pour réussir ?

Demander aux personnes qui gagnent quelles sont leurs habitudes quotidiennes peut vous donner des idées pour vos propres routines. Les réponses sont rarement ésotériques. Généralement, ce sont des actions que tout un chacun peut prendre. Comme le dit la sagesse populaire : Nous sommes ce que nous faisons de façon répétée. L’excellence, alors, n’est pas une qualité, mais une habitude et les gens qui réussissent sont simplement ceux qui ont des habitudes qui mènent au succès.

3. Quelles erreurs avez-vous fait en chemin ?

Cette question est l’une des choses les plus importantes vous puissiez poser à quelqu’un, parce qu’elle vous permet d’apprendre de leur expérience. Si vous le demandez souvent et écoutez soigneusement les réponses que vous entendez, vous ferez vous-même moins d’erreurs. Vous connaitrez la façon de faire les choses d’une manière qui ne mène pas aux mauvais calculs ou aux bévues.

4. Quelle a été la décision la plus ardue que vous ayez jamais eue à prendre ?

La plupart de ces personnes ont dû prendre au moins quelques décisions authentiquement difficiles, coincées entre le marteau et l’enclume. L’étude ce qu’elles ont choisi de faire et pourquoi, vous donne une vue fine de leurs processus de pensée et de leurs priorités, vous aidant à vous préparer pour les dures décisions faces aux obstacles qui se mettront un jour en travers de votre chemin. Au bout du compte, c’est dans vos moments de prise de décision que votre succès se construit.

5. Quel est le meilleur conseil que vous pouvez donner ?

Certaines personnes répondent mieux que d’autres à une question aussi ouverte, mais cela se produit, on peut atteindre directement la substantifique moelle.

Compilez les réponses que vous obtenez à cette question et gardez-les là où vous pouvez toutes les parcourir de temps en temps.

6. Si vous pouviez tout recommencer encore une fois, que feriez-vous différemment ?

Les gens qui gagnent ont tendance à avoir bien pris conscience d’eux-mêmes et il est probable qu’ils ont déjà donné à cette question une certaine attention. Vous pourriez vous attendre à les entendre parler d’éviter une certaine erreur ou un échec, mais les gens qui réussissent savent que les erreurs et les échecs font partie des plus grands enseignements. Beaucoup se focaliseront plutôt sur souhaiter avoir saisi plus d’opportunités et avoir été plus hardis.

7. Quel est LE changement que je devrais faire tout de suite pour m’aider à m’approcher de ma réussite ?

Cette question est appropriée pour quelqu’un qui vous connait déjà ainsi que votre travail. L’amélioration exige le changement et parfois la partie la plus dure est de savoir quelles choses changer.

La plupart des personnes qui ont réussi sont reconnaissantes de ce qu’elles ont réalisé et sont heureuses de partager leur connaissance et expérience. C’est une trop bonne ressource pour ne pas la perdre, alors soyez préparé à tirer le meilleur de chaque rencontre, particulièrement avec ceux que vous admirez.

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Menez de l’intérieur : Souvenez-vous juste que nous avons tendance à devenir ceux que nous admirons.

The Leadership Gap: What Gets Between You and Your Greatness (ce qui se dresse entre vous et votre grandeur)

Et si l’on vous posait ces mêmes questions, que répondriez-vous ?

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Déstressez votre équipe projet ainsi que vous-même : Fin de la mini-série avec 8 actions très simples à entreprendre dès ce jour

Ne soyez pas ou plus un manager de projet passif face au stress des membres du projet et de vos parties prenantes.

Il y a des actions de prévention simples que vous pouvez initier et mettre en œuvre pour contrer les facteurs de stress.

Pour revenir sur cette brève série de billets, reprenons une fois de plus la définition du stress. Puis vous trouverez les pointeurs vers les billets qui vous aideront à vous attaquer de manière concrète et pratique à 8 des principales causes de stress dans tous vos projets !

Pour bon nombre d’entre nous, le stress reste un concept fourre-tout désignant un vague sentiment de malaise. Il est cependant une réaction physiologique bien réelle à une stimulation extérieure physique, psychique ou sensorielle.

Le corps produit des hormones spécifiques pour répondre à ces menaces perçues. Une menace est une perturbation provoquée par la confrontation avec un danger physique ou psychique, ou bien un environnement difficile. Ce réflexe reptilien a permis à nos ancêtres de survivre et il se décompose en trois étapes : alarme, résistance, épuisement. On parle du stress d’un examen, d’une rupture sentimentale, d’une compétition, d’un accident, du bruit ou de la pollution, ou du travail.

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Le stress peut être induit par les projets et trop souvent par nous-mêmes en tant que managers de projets.

Comment attaquer et autant que possible prévenir 8 des causes principales de stress dans le projet ?

  1. Clarifier les rôles et responsabilités de chacun
  2. Communiquer, partager une vision commune
  3. Mettre une bonne ambiance, « well being »
  4. Protéger face aux demandes contradictoires
  5. Mettre en adéquation les ressources et les objectifs
  6. Assurer la justice organisationnelle et promouvoir la bienveillance
  7. Contrôler et anticiper la charge de travail
  8. Donner des perspectives d’avenir pour l’après-projet
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N’hésitez pas à proposer d’autres pistes et actions si vous souhaitez que j’enrichisse ce thème.

Voici pourquoi mener votre équipe projet comme si tous ses membres étaient des volontaires bénévoles est à la fois payant et gratifiant.

Le dimanche 3 novembre* sera la journée de la gentillesse 2019 aussi ai-je relu quelques-uns des billets que j’avais précédemment postés sur la gentillesse et fait le parallèle avec les activités extra ou péri-professionnelles.

Celui de 2014 dont j’ai ici quasiment repris le titre rappelle combien la fidélisation des talents est primordiale à la réussite de toute entreprise.

 

éloge de la gentillesse
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En 2015, je postais une vidéo de Emmanuel Jaffelin et le pointeur vers son livre « Éloge de la gentillesse » sur la philosophie de la gentillesse qui récompense autant le donneur que le receveur.

Je suis très actif depuis toujours dans diverses associations professionnelles et privées et je trouve que ces environnements sont d’excellents terreaux pour développer leadership et compétences de management, de vente et de communication dont les soft skills.

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En effet, les personnes que vous croisez et avec lesquelles vous travaillez dans ces environnements ne sont pas là pour l’argent, la gloire ou la notoriété, ni par obligation.

Elles viennent participer au projet que vous menez parce qu’elles le veulent, parce qu’il a du sens pour elles, parce qu’elles pensent pouvoir y apporter une contribution significative.

Elles vont en retirer une satisfaction du devoir accompli (parfois), ou bien acquérir une nouvelle compétence (très souvent), enrichir leur cercle de connaissances (toujours) et élargir leurs horizons (à jamais).

Bien évidemment, quand nous parvenons à créer un enthousiasme similaire dans notre environnement professionnel, nous attirons les meilleurs profils et compétences tant techniques qu’humaines.

Ce sont ces talents qui font le succès de nos projets et qui nous permettent de grandir.

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*A l’origine, cette journée était célébrée le 13 novembre. Pour des raisons que chacun imagine (commémoration des attentats de Paris 2015) elle a migré au 3 novembre

Comment évaluer les idées de nouveaux produits ?

Voici les 5 questions à poser pour déterminer si une nouvelle idée de produit mérite de le construire.

The 5 questions to ask to determine if a new product idea is worth building.

http://secretpmhandbook.com/how-i-evaluate-product-ideas/ par Nils Davis

Les gens me demandent souvent : “Bonjour, j’ai une idée de produit. Puis-je vous l’envoyer et avoir votre avis ?”

Bien sûr, je réponds positivement.

Ils m’exposent l’idée et c’est d’habitude “une chose technique pour une sorte d’équipe.”

Et ma réponse est, “Bien, cela semble intéressant, mais…” et ensuite je pose quelques questions. Les réponses à ces questions me disent si l’idée est bonne.

Quelles sont ces questions?

  1. A qui est destiné ce produit?
  2. Pourquoi le veulent-ils ? Quel problème résout-il pour eux ?
  3. Comment résolvent-ils ce problème aujourd’hui ?
  4. Qu’est-ce qui ne va pas avec leur solution actuelle ?
  5. Pourquoi votre produit est-il une meilleure solution pour eux ?

Tout d’abord, ils doivent connaitre les réponses à ces questions. Et, idéalement, ils ont parlé à de vrais gens qui rencontrent ce problème pour obtenir ces réponses.

Ces questions les concentrent sur “l’espace problème”. Avant de créer une solution, ils doivent s’assurer qu’il y a bien des personnes qui ont ce problème et qui payeront pour le résoudre.

Avant de dépenser des ressources sur un nouveau produit, assurez-vous qu’il y a de vraies personnes qui sont confrontées au problème que vous voulez résoudre et qu’ils payeront pour une solution.

Mais que je découvre d’habitude qu’ils ne connaissent pas les réponses à ces questions et que les réponses qu’ils fournissent ont été composées par eux-mêmes.

Ce qu’ils ont est “une solution à la recherche d’un problème”. Malheureusement, c’est la meilleure façon de créer une société qui échouera.

Que faire si vous avez une brillante idée de nouveau produit ?

Ma recommandation à quiconque a une idée de nouveau produit : Sortez et obtenez des réponses du monde réel à ces questions.

Déstressez votre équipe projet : Préparez l’après projet pendant le projet

Huitième item stressant pour les membres de l’équipe projet : Que va-t-il m’arriver à la fin du projet ?

Relisez le billet d’introduction.

Il arrive que les projets restent longtemps à 90% ou 95% terminés parce que certains membres de l’équipe n’ont pas vraiment envie de les laisser s’achever. Si tout s’est bien déroulé, ils aiment la situation, l’équipe et leur position actuelle et n’ont pas envie qu’elles prennent fin.

Et dans tous les cas, une dose de fébrilité est ressentie à propose de ce que l’on va faire après ce projet.

Hors, le manager de projet peut jouer un rôle important pour réduire ce stress et pas seulement en fin de projet. Par exemple, en début de projet, il peut identifier chez chaque ressource ses points forts à exploiter et enrichir, ses compétences à développer, voire ses lacunes à combler.

Cet inventaire lui permet tout au long du projet de trouver des opportunités de faire grandir les ressources humaines qui lui sont confiées et de mieux les équiper et les valoriser pour la suite de leur parcours professionnel.

Le manager de projet donne le plus possible d’occasions de briller aux membres de son équipe devant leur management fonctionnel. Dès qu’il entend parler d’opportunités à venir, il les positionne pour leurs prochaines aventures professionnelles.

En fin de projet, un bilan individualisé des contributions de chacun permet de produire des recommandations intéressantes pour l’avenir de chaque contributeur.

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Intelligence émotionnelle et compétences humaines pour le chef de projet du futur par Jean-Louis Rogé

Bien maitriser la gestion des plannings et des risques, savoir utiliser aux mieux les méthodes d’analyse sont des compétences incontournables mais pas suffisantes pour les chefs de projet.

En effet, ces requis historiques sont en train de passer un peu au second plan par rapport à de nouvelles compétences, plus humaines, qui sont demandées avec insistance.

De fait, les transformations rapides et en profondeur qui se produisent au sein des entreprises exigent des chefs de projet une maîtrise des émotions et une capacité d’adaptation sans précédent.

Voyons quelques bonnes pratiques pour être prêt à relever ce nouveau défi.

Intelligence émotionnelle

Il faut commencer par comprendre et connaitre ses propres émotions pour ensuite essayer de les utiliser afin d’atteindre des objectifs concrets.

Il est clair que nous ne pouvons pas espérer contrôler nos ressentis si nous ne les comprenons même pas !

Débutons avec une technique simple pour prendre conscience de notre état d’esprit.

Réfléchir et donner un nom aux sentiments

Se poser pour éviter les réactions trop impulsives

Il est indispensable de nous accorder une très courte pause pour réfléchir à ce que nous ressentons. Ce simple fait permet d’éviter des réactions impulsives qui sont très souvent négatives et que l’on peut regretter par la suite.

Et si ensuite nous faisons l’effort de donner un nom à notre état d’esprit, nous pourrons par la suite le reconnaitre .

Une fois que nous avons appris à mieux contrôler nos émotions, nous passons à l’étape suivante.

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Identifier les modèles récurrents

Donc, si nous prenons la bonne habitude de donner un nom à nos sentiments, par la suite et naturellement, nous ferons des rapprochements avec des moments déjà vécus.

Cela nous permettra de nous dire : « Quand telle situation se produit ma réaction habituelle est … »

Nous venons tout simplement de comprendre notre comportement face à une situation qui se répète parfois au quotidien.

Il ne nous reste plus qu’à décider comment nous voulons agir dans chaque situation.

Il faut comprendre la spirale dans laquelle on se trouve pour pouvoir en sortir.

Choisir la réaction adaptée

Dans le cas où nous voulons uniquement maitriser notre réaction lorsqu’il n’y a pas d’autres personnes impliquées, nous pouvons envisager des comportements types qui vont nous aider.

Comme par exemple :

Quand je reçois une mauvaise nouvelle si ma réaction habituelle est de me décourager, le comportement type envisagé est : « J’essaye de trouver les aspects positifs et de limiter au maximum les conséquences des points négatifs. »

Mais parfois la situation est plus complexe et des compétences additionnelles sont nécessaires… Voyons de quoi il s’agit sans plus attendre.

Compétences humaines

Les outils et la technologie ne suffisent pas! Pour que nos réactions soient réellement adaptées aux interlocuteurs dans une situation donnée, il faut nous y préparer.

Pour y parvenir il vaut mieux travailler certaines compétences humaines, souvent connues comme soft skills, parfois difficiles à trouver chez un chef de projet et pourtant si recherchées.

Elles nous permettent aussi de nous préparer à de nouveaux défis dans votre vie professionnelle, comme par exemple aspirer à diriger un PMO (Project Management Office).

J’en ai choisi trois pour vous, les plus utiles à mon sens.

#1 – Leadership

Un vrai leader est l’interlocuteur privilégié, celui que tout le monde écoute et suit. Mais pour exercer réellement ce rôle si envié il faut travailler certaines attitudes.

Expliquer au lieu d’ordonner

Si on veut que quelqu’un suive nos thèses il faut d’abord qu’il les comprenne. Soyez clair et direct dans vos explications, prenez le temps de vous assurer que votre interlocuteur a vraiment compris votre message.

Démontrer par l’exemple
suivre la bonne direction
montrez l’exemple

Nous ne sommes pas crédible si nos agissements ne sont pas cohérents avec nos propos. Vous constaterez que si vous êtes conséquent avec vous-même et que vous le prouvez, votre équipe comprendra mieux votre message et vous écoutera.

Être positif

Même si on n’a pas la solution, il faut avoir une attitude confiante. Les autres vous regardent, essayez de voir le côté positif des choses et de le montrer à vos interlocuteurs. Cela permet de créer une dynamique constructive, nécessaire pour établir une relation de confiance avec les autres.

#2 – Communication

Communiquez en permanence : Des messages courts, ciblés et centrés sur l’essentiel.

Pour cela, réfléchissez bien sur le contenu, décidez très clairement l’information que vous voulez passer : Puis, centrez-vous sur celle-ci.

Communiquer l’est pas un exercice unidirectionnel, il faut écouter les retours

Mais, en l’occurrence, l’information doit parfois être plus détaillée et structurée. Au début d’un projet, par exemple, les acteurs veulent tout savoir pour être guidés dans la nouvelle aventure qui commence.

Et là, il faut être très habile: Il s’agit de rentrer dans les détails sans s’y perdre.

Voici une façon très efficace d’y parvenir : Au préalable, réfléchissez, écrivez tout ce que vous avez à dire sur le sujet, sans limites. Ensuite relisez-vous et ne soulignez que ce qui peut le plus intéresser vos interlocuteurs. C’est à partir de cette base qu’il faudra communiquer !

#3 – Motivation

Il faut nous motiver nous-mêmes avant tout !

Concentrez-vous sur vos objectifs

Prenez le temps d’énumérer et de visualiser les étapes à suivre pour les atteindre. Imaginez-vous en train de tout réussir exactement tel que vous l’avez planifié. Pensez positif le plus souvent possible car cela vous maintient actif et motivé.

Et maintenant transmettez la motivation autour de vous

Il faut d’abord savoir reconnaitre les points forts de vos interlocuteurs. Ensuite il ne vous reste qu’à les mettre en valeur, sans oublier d’encourager en permanence, pour motiver durablement les autres !


À retenir

Le côté humain des chefs de projet est de plus en plus mis en valeur. En effet la nature et la complexité des projets exigent de nouvelles compétences. Un nouveau défi voit le jour pour les project managers qui doivent se pencher sur la gestion des émotions et de leurs propres réactions.

Un univers bien loin des aspects techniques mais tout autant passionnant, qui peut être maitrisé, on a pu le voir, en appliquant de bonnes pratiques et en travaillant sur certaines compétences.


Jean-Louis Rogé

Jean-Louis ROGÉ est Ingénieur informatique et Directeur des services d’informations (DSI). Il a été PCO (contrôleur de projet), responsable de la planification, de la mise à jour et du contrôle de projets pendant plus de 20 ans dans différents secteurs d’activités tels que les télécoms, la grande distribution et le service public. Il partage ses expériences et conseils sur son blog : http://www.comment-reussir-mon-projet.com/

Et vous pouvez également le suivre sur Twitter : https://twitter.com/ReussirProjet

Déstressez votre équipe projet : Donnez davantage de prévisibilité

Septième item stressant pour l’équipe projet (et les parties prenantes) : Ne pas savoir ce qui l’attend.

Relisez le billet d’introduction.

La peur de l’échec est humaine, surtout sur des projets qui présentent toujours des choses qui n’ont jamais été réalisées auparavant.

Saurais-je faire ? Aurais-je assez de temps ? Quelle est ma latitude décisionnelle ?

Autant de questions stressantes que certains membres de l’équipe ne manqueront pas de se poser.

Le manager de projet est celui vers lequel les regards se tournent naturellement pour trouver des réponses. En sa qualité de planificateur et de par sa vision transverse de tous les éléments, il lui incombe d’anticiper pour niveler les besoins en ressources à un niveau supportable par l’équipe projet dans le court comme dans le moyen terme.

En donnant de la visibilité sur la charge de travail actuelle et à venir, il peut réduire considérablement cette source d’anxiété.

De plus, les approches Agile comme l’estimation et l’allocation des tâches par les personnes qui devront les réaliser (« Scrum Poker » et Scrum Planning) permettent aux équipes de mieux comprendre ce qui est attendu et les efforts nécessaires. Ils vont aussi mieux s’approprier les travaux à accomplir pour réaliser les livrables du projet.

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Comment cesser de vous inquiéter de ce que les autres pensent de vous !

De nombreuses façons certaines de vous libérer pour être vous-même.

How to Stop Worrying What Other People Think of Yo

https://www.lollydaskal.com/leadership/how-to-stop-worrying-what-other-people-think-of-you/par Lolly Daskal

Nous voulons tous être aimés et appréciés pour nos nombreux talents, notre vive intelligence, notre bonne nature, notre personnalité brillante.

Mais quand nous commençons à dépendre de ce que d’autres gens pensent de nous et nous mettons leur opinion au cœur de notre succès, nous nous créons des ennuis. Nous commençons à façonner nos vies pour les adapter aux attentes d’autres et à partir de là nous entrons dans un cercle vicieux.

Quand nous remettons notre pouvoir à d’autres et admettons que leurs impressions deviennent comment nous sommes perçus, nous perdons qui nous sommes vraiment. La seule réalité que nous pouvons voir consiste  en ce comment nous pensons que les autres nous voient.

Voici des façons sûres d’éliminer ce souci et de vous libérer pour être vous-même.

#1 – Concentrez-vous sur l’important

Quand vous vous concentrez sur ce qui est important,  vous pensez moins à votre rôle individuel et davantage à la vue d’ensemble. Cela ôte le focus des autres sur vous individuellement.

#2 – Souvenez-vous que la plupart des gens ne paient pas beaucoup d’attention

Les gens passent plus de temps à penser à eux-mêmes qu’à penser à d’autres. S’ils expriment une opinion sur votre vie, ce n’est pas probablement pas une chose à laquelle ils ont beaucoup réfléchi mais juste une idée fugace.

#3 – Conservez votre perspective

L’avis d’une autre personne est souvent basé non pas sur vos croyances et votre comportement, mais sur les leurs. Ce qui est bon pour eux peut être épouvantable pour vous, ou vice versa. Soyez qui vous voulez être de votre propre perspective.

#4 – C’est vous qui le savez le mieux.

Personne d’autre ne vit votre vie. Ils pourraient avoir des opinions ou des idées, mais la seule personne qui sait ce qui est le meilleur pour elle c’est vous. Et cela signifie que vous devez apprendre sur vous-même par vos propres erreurs et échecs.

#5 – Mêlez-vous de vos affaires.

Arrêtez de demander aux gens ce qu’ils pensent de vous. Arrêtez de vous inquiéter de leurs opinions particulièrement s’ils sont critiques, en échec ou malheureux. La plupart du temps, les réactions négatives viennent de gens négatifs.

#6 – Désensibilisez vos déclencheurs

Est-ce que vous êtes trop sensible pour votre propre bien ? Démarrez-vous au quart de tour si les gens disent des choses de vous que vous savez ne pas être vraies ?

Êtes-vous un peu trop rapide à exploser ?

Il est facile pour une nature sensible de gonfler des choses hors de proportion, mais essayez de se vous construire une épaisse cuirasse  qui vous permette de rester de marbre.

#7 – Cessez de sur-interpréter

La surinterprétation peut vous mener à penser que l’on vous juge quand ce n’est pas le cas. Et même quand ça ne l’est pas, vous impacter de votre propre façon. Apprenez à reconnaître ce surrégime et à le remplacer par des pensées positives.

#8 – Cherchez des retours constructifs

Tous les retours n’ont pas la même valeur…

Pour des décisions importantes, vous pouvez vouloir rechercher les avis de personnes en qui vous avez confiance – et oubliez les autres. Choisissez les gens qui savent comment donner des réactions constructives et spécifiques.

#9 – N’essayez pas de plaire à tout le monde

Il est impossible de vivre en accord avec les attentes de chacun, ne vous consumez pas à essayer d’y parvenir. Plaisez-vous à vous-même et laissez les autres apprécier comme ils le peuvent. Certaines personnes peuvent ne pas vous aimer. Et c’est OK.

#10 – Les avis changent sans cesse

Ne permettez jamais les avis des autres vous atteindre trop profondément, parce que les gens peuvent changer d’idée à tout moment.

Si vous avez surinvesti sur une opinion précédente, cela peut vous laisser dans l’embarras quand la personne change d’avis.

#11 Semez ce que vous voulez récolter

La vie est un écho : Ce que vous projetez vous revient. Trop se soucier de ce que d’autres gens pensent de vous peut devenir une prophétie auto-réalisatrice qui dirige finalement votre comportement et vos pensées.

#12 Concentrez-vous sur le moment présent

Quand vous vous tourmentez de ce que d’autres gens disent ou pensent, vous avez tendance à manquer des instants présents très importants. À l’inverse, quand vous vous concentrez vraiment sur le moment présent, vous avez tendance à ne pas vous inquiéter de ce qui surviendra plus tard, y compris les jugements.

Acceptez-vous pour qui vous êtes et soyez dans le moment présent.

#13 Trouvez un modèle à émuler

Cherchez quelqu’un dont vous admirez le respect de lui-même pour vous aider à vous diriger vers le vôtre. Un guide peut aider à atténuer votre manque de confiance et vous aider à anticiper votre avenir le meilleur.

#14 La vie est trop courte

Remettre les horloges à zéro
On ne peut arrêter ni reculer le temps.

Au bout du compte, nous n’avons vraiment que cette unique vie et la vie est courte. Voulez-vous vraiment dépenser même des instants précieux de ce temps à vous inquiéter de ce que d’autres gens pensent ? Vivre une vie où d’autres vous disent ce que vous voulez ? Ou devriez-vous vous décider pour vous-même qui vous êtes, ce que vous voulez et comment vous prévoyez d’aller le chercher ?

Vous devez faire l’effort conscient de laisser filer ce que pensent les autres. C’est une capacité qui doit être pratiquée, comme la méditation. Mais une fois que vous comprenez vraiment comment vous relâcher, vous verrez le monde de manière entièrement différente.

Des gens vous aimeront, des gens vous détesteront et rien de cela n’aura un rapport avec vous.

Faites vos propres choix et vivez sur ces décisions, prenez la pleine responsabilité de ce que vous faites et de comment vous le faites. En faisant cela, vous gagnerez le respect de soi dont vous avez besoin et le pouvoir de vous donner à vous-même ce que vous voulez, sans blâmer qui que ce soit de vos erreurs.

Déstressez votre équipe projet : Justice et bienveillance sont primordiales !

Sixième item stressant pour l’équipe projet : le sentiment d’injustice amplifie la peur de mal faire.

Relisez le billet d’introduction qui présente cette brève série de billets sur ce sujet.

Il est du devoir du manager de projet d’assurer la justice organisationnelle et de promouvoir la bienveillance. En effet, l’un des facteurs d’insatisfaction et de stress est d’avoir le sentiment d’être victime d’une injustice. Hors, le manager de projet est souvent écartelé entre des demandes difficiles à concilier et qui impacteront directement l’équipe.

Les cas les plus courants sont les restrictions budgétaires, l’accélération des échéances, des changements dans les exigences ou leurs priorités

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Dans chacune de ces situations, des compromis devront être trouvés mais aucun ne devrait être accepté qui puisse être ressenti comme une injustice par des membres de l’équipe projet.

Il convient donc de discuter des problématiques, des options de réponses et des impacts avec l’ensemble de l’équipe pour que la décision soit comprise de tous sinon aimée.

Conformez vous au code éthique du PMI® et apprenez à l’utiliser à votre avantage pour répondre aux demandeurs et au management. Il apporte une logique à vos arguments et les replace dans le contexte plus global de ce que l’entreprise cherche à réaliser.

Essayer de se justifier avec du « C’est pas ma faute : c’est le sponsor, la direction, le client… qui l’impose » n’est pas acceptable pour des personnes qui se démènent chaque jour pour réussir le projet.

au secoursEnfin, si l’un des membre de l’équipe commet une erreur involontaire, il doit savoir que le manager de projet et l’équipe projet seront là pour l’aider à rectifier le tir plutôt que chercher à le blâmer.

Cette solidarité  et bienveillance entre membres de l’équipe projet font souvent la différence entre réussite et échec.

Déstressez votre équipe projet : Mettez les moyens en adéquation avec les besoins et inversement !

Cinquième item très stressant pour tout membre de l’équipe projet : Ne pas avoir les moyens de répondre aux attentes, ambition et objectifs du projet.

Relisez le billet d’introduction qui présente cette brève série de billets sur ce sujet.

Personne n’aime faire un mauvais travail.

Aussi, on préfèrera souvent prendre sur soi, s’investir plus que de raison, voire s’épuiser, à ne pas parvenir à accomplir nos tâches projet comme opérationnelles.

De plus, dans nombre de projets, les personnes ne soient pas dédiées à 100% au projet. Ceci n’est pas nécessairement nuisible et peut même être bénéfique car le projet va se nourrir de l’opérationnel et vice versa. Le travail de la personne sur le projet facilitera le déploiement du changement qu’elle va introduire dans les organisations cibles. Le problème est celui de la charge globale de travail pour ces membres de l’équipe. Et ceci est amplifié par la distance qui gomme certains des ressentis que l’on peut avoir en rencontrant la personne en face à face.

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Relisez ce billet sur comment éviter de se voir imposer des dates irréalistes.

En sus de l’optimisation de la charge de travail, il est aussi du devoir du manager de projet de protéger ses équipes de dates irréalistes qui seraient poussées par le management sans avoir été validées au préalable. Ou encore d’accroissements intempestifs et non contrôlés de périmètre du projet sous le prétexte : « on est Agiles ou pas ? ».

Cela arrive hélas bien plus souvent qu’on ne le souhaite…

Il convient alors de négocier sur le contenu (mettre les objectifs/besoins/délais en concordance avec les moyens). Il faudra en particulier être très clair sur ce que l’on ne pourra pas faire si une date est imposée qui ne permette plus de livrer le produit dans son intégralité.

Produit Viable Minimum (MVP)

Les approches Agile par MVP comme Scrum sont particulièrement utiles pour prioriser le contenu des livrables en fonction des délais et ressources disponibles.

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Voici pourquoi sourire en ce premier vendredi du mois d’octobre

La Journée mondiale du sourire, le 1er vendredi d’octobre, a été inventée par un artiste de Worcester (USA), Harvey Ball, qui a créé le célèbre smiley en 1963.

Curieusement, si les Smiley et émoticônes sont toujours aussi présents dans nos vies, nous utilisons désormais le terme « emoji » venu du Japon pour les désigner. Comme quoi, le sourire est très international !

Selon, Ron Gutman qui a mené de nombreuses études dans le monde entier sur le sourire :

  • Moins de 3€ sur Amazon en format Kindle, de quoi sourire !

    Les personnes qui ont un grand sourire réussissent mieux dans la vie

  • Le pouvoir du sourire transcende les cultures
  • Le sourire est contagieux
  • Le sourire agit sur notre psychique, notre physique (pression sanguine par exemple) et notre stress
  • Le sourire nous fait paraître encore plus compétent

Le sourire nous permet aussi de convaincre « Sourions pour convaincre ! »

de réseauter et rencontrer de nouvelles personnes plus facilement « 5 astuces rapides pour réseauter avec plus de confiance en soi »

et d’accroître notre éloquence !

Alors qu’attendons-nous pour sourire à nos vies professionnelles comme personnelles ?

Déstressez votre équipe projet : Protégez-la des demandes contradictoires

Quatrième  item stressant pour l’équipe projet : Les injonctions paradoxales et les demandes conflictuelles.

Relisez le billet d’introduction à cette petite série de billets sur le stress dans les projets.

Un grand nombre de projets pour ne pas dire tous sont transverses aux organisations opérationnelles et hiérarchiques.

Le manager de projet intervient le plus souvent en matriciel sans que les ressources allouées au projet ne lui reportent hiérarchiquement. Du coup, les membres de l’équipe ont un double reporting vers leur responsable hiérarchique et vers le manager du projet.

Bien sûr, la matrice des responsabilités vue précédemment permet de clarifier en grande partie des attentes de chacun. Mais il est aussi critique que le manager de projet dédie des efforts suffisants pour s’assurer de la bonne compréhension du projet et de ses objectifs par le management hiérarchique des membres de l’équipe.

Il doit clarifier avec eux  la charge de travail induite par le projet et les résultats attendus de leurs collaborateurs dans le projet. Il s’agit de bien aligner les demandes dirigées vers les membres de l’équipe projet pour ne pas générer de demandes contradictoires voire conflictuelles. Il peut s’agir de choses aussi simples que des créneaux de réunions en conflit entre projet et équipe opérationnelle, ou encore des journées de formations ou de congés.

Ceci demande du temps mais aussi une sensibilité politique pour trouver ce qui saura être attractif et convainquant pour le manager hiérarchique. Il doit être convaincu du bien-fondé du projet pour répondre positivement aux demandes de celui-ci.

Il faut peut-être vendre le fait que le membre de son équipe alloué au projet va développer de nouvelles compétences ou acquérir de nouvelles connaissances qui seront ensuite bénéfiques à l’équipe fonctionnelle ou opérationnelle.

Il s’agit d’un investissement pour l’avenir non seulement du projet mais aussi de toute organisation qui y investit des ressources.

De plus, le manager de projet doit rester très vigilant sur la « ligne de commande » : qui donne les directives et tranche au final si nécessaire !

Parfois la recherche d’efficience réduit votre efficacité et celle de votre projet ! ou « Soyez plus efficace pas seulement efficient ! »

En français, la différence entre efficience et efficacité n’est pas si  évidente.

Selon le Larousse

  • L’efficience est la capacité d’un individu ou d’un système de travail d’obtenir de bonnes performances dans un type de tâche donné.
  • L’efficacité c’est donner la preuve de son efficience.

L’efficacité serait donc centrée sur le résultat obtenu au global plus que sur l’optimisation de chaque geste et processus.

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En fait, selon Margaret Heffernan, plus nous comptons sur la technologie pour nous rendre efficients, moins nous avons de compétences pour faire face à l’inattendu !

Elle explique pourquoi nous avons besoin de moins de technologie et de davantage de compétences humaines moins ordonnées comme l’imagination, l’humilité ou la bravoure, pour résoudre les problèmes dans un monde très incertain.
Si vous menez un projet, la recherche d’efficience dans votre rôle de manager de projet pourrait aller à l’encontre de l’efficacité globale du projet et de l’équipe projet. Pensez-y !
« Nous sommes assez courageux pour inventer des choses que nous n’avons jamais vu auparavant, » dit-elle. « Nous pouvons créer n’importe quel futur que nous choisissons. »

Déstressez votre équipe projet : Souciez-vous de son bien être

Le bien être au travail n’est pas seulement une question d’ambiance mais elle y contribue fortement.

Relisez le billet d’introduction.

Troisième item stressant pour l’équipe projet après les rôles et responsabilité et les communications: L’ambiance, l’atmosphère du projet et les bonnes conditions de travail.

Nous ne sommes bien sûr pas au Club Med, il ne s’agit pas de « simplement » mettre en service un babyfoot dans l’open space.

Mais il est certain qu’une mauvaise ambiance au travail sape le moral, réduit la productivité, fait voir seulement le mauvais côté des tâches et induit des tensions dans l’équipe.

Hors, le manager de projet a un rôle important dans l’animation de l’équipe projet. Il/elle peut et doit créer une réelle cohésion d’équipe. Ceci est aussi et peut-être encore plus le cas quand l’équipe est géographiquement distribuée.

Après s’être assuré que chacun a ce qu’il faut pour bien réaliser ses tâches, i.e. les moyens de bien travailler, il/elle doit dégager une peu de budget pour organiser des rencontres de cohésion d’équipe (« teaming ») ainsi que fournir un environnement le plus agréable possible à l’équipe.

Pendant le projet, les moments favorables abondent pour renforcer le bien être.

  • Célébrer les succès (même petits) et le passage de jalons
  • Organiser des pots d’arrivée quand de nouvelles ressources rejoignent le projet
  • Arranger des sessions communes de revue des besoins entre demandeurs et membres de l’équipe
  • Prévoir des tests et revues des livrables avec l’ensemble de l’équipe et des partie prenantes clés
  • Réfléchir ensemble ou au moins consulter sur la meilleure stratégie pour les prochaines étapes
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Il n’est pas superflu mais au contraire vital pour le projet d’avoir une équipe qui se sent bien et a envie de travailler ensemble.

Déstressez votre équipe projet et vous-même aussi en vous souciant du « well-being » sur le projet !

Plus les budgets sont serrés, plus les ambitions des projets doivent être grandes !

Si vous êtes en période de planification budgétaire pour l’an prochain ou préparez un cas d’affaire pour justifier votre projet en des temps difficiles, voyez grand !

Vous devez aller décrocher la lune…

Contrairement à ce que tout un chacun pourrait penser, ce n’est pas en minimisant les coûts de votre proposition que vous aurez le plus de chances d’obtenir son approbation quand les fonds sont limités.

L’expérience nous prouve que c’est au contraire en accroissant les bénéfices promis et en réduisant les délais pour atteindre de premiers retours sur investissements significatifs que votre projet sera approuvé.

Obtenir rapidement de petits bénéfices ne suffira pas si les temps sont difficiles. Il vous faut marquer les esprits avec une initiative réellement audacieuse !

Attention tout de même au réalisme de vos projections car elles détermineront au final la réussite ou pas de votre projet. Mais pour réussir (ou rater) un projet, ils faut d’abord le démarrer…

Vous devez donc vous démarquer des autres projets pour obtenir les moyens de réussir le votre. En effet, en période de vaches maigres, le management exécutif est encore plus attentif que d’habitude à limiter le nombre de ses investissements à une poignée d’initiatives qui peuvent faire une vraie différence côté business.

Alors réfléchissez-y.

Quand votre cas d’affaire pour justifier votre projet commencera à tenir la route, pensez à comment aller bien plus loin pour atteindre des retours astronomiques à vitesse supersonique… Ne vous limitez pas !

Comment atteindre des retours astronomiques à vitesse supersonique ?
Quels sont vos propres retours d’expérience sur ce sujet ? Avez-vous parfois vu trop petit et vous êtes-vous vu retoqué ? Trop grand ?