Récemment, j’ai beaucoup réfléchi à comment augmenter l’agilité personnelle. Non, je ne parle d’exécuter des sauts périlleux ou autres folles poses de yoga. Je parle de la capacité à me concentrer sur la valeur et à être adaptable dans ce que je fais chaque jour. L’agilité telle que mentionnée dans les valeurs et principes du Manifeste pour le Développement Logiciel Agile. Quand le manifeste a été répondu en 2001, il y avait des représentants de Extreme Programming, Scrum, DSDM, Adaptive Software Development, Crystal, Feature-Driven Development, Pragmatic Programming et autres. Aussi, quand je dis Agile, je ne veux pas nécessairement dire Scrum.
Scrum de Un ?
Dans ce billet, je veux mettre le focus sur les personnes et pas les organisations. Étant un coach Agile et un consultant, j’ai appris beaucoup de stratégies qui m’ont aidé à manager des clients. En travaillant avec de grandes organisations complexes, j’ai vu des améliorations de productivité au niveau organisationnel en appliquant Lean et Kanban et au niveau de l’équipe avec Scrum et Kanban. Mais qu’en est-il de toutes les personnes qui travaillent pour ces organisations ou dans ces équipes Scrum ? Qu’en est-il des gens qui n’ont aucune idée de ce qu’est Scrum et ne s’en soucient pas ? Comment peuvent-ils améliorer leur productivité ?
Dans le billet Lifehack « Scrum for One« , Dustin Wax décrit combien des éléments de Scrum pourraient être adaptés à la productivité individuelle. En lisant l’article, je n’ai pas acheté l’idée. Scrum est une approche géniale pour des équipes mais c’est comme vouloir faire passer une pièce ronde dans un trou carré que de vouloir utiliser Scrum pour votre productivité quotidienne.
Dans Scrum, vous démontrez la valeur à votre client toutes les 2 à 4 semaines dans le cadre d’un sprint. Cela a-t-il du sens pour manager votre travail personnel ? Non.
Dans Scrum, vous avez les 3 rôles : ScrumMaster, Propriétaire de Produit et Équipe. À moins que vous n’ayez une double personnalité, il n’y a que vous !
La plupart des choses auxquelles je pense pour atteindre mes objectifs : l’alignement des activités sur les livrables, la décomposition du travail en morceaux exécutables, réitérer sur ce qui est créé pour pouvoir l’améliorer au fil du temps… la liste est longue.
Et ces composants ne sont pas des éléments exclusifs à Scrum. Alors, pourquoi vous limiter à Scrum ?
Manifeste d’Agilité Personnelle
Je crois que la productivité personnelle doit être repensée.
La productivité personnelle est-elle d’être tout le temps occupé ou de réaliser des choses ?
Pour être productif, cela signifie que vous devez produire. Sinon, vous êtes actifs. Il y a une différence! Pour aider à structurer mes pensées, j’ai écrit un Manifeste d’agilité personnelle.
Vous remarquerez que c’est proche du Manifeste Agile. Mais, il y a des différences clés.
D’abord, (tous) les résultats obtenus sont des mesures primaires de progrès. Ceci n’est pas du tout le cas pour le développement logiciel.
Deuxièmement, je me suis concentré sur des minutes, heures et jours pour réaliser des choses. Les équipes continueront à se concentrer sur des jours, semaines et mois pour obtenir le travail escompté et le livrer.
Je cherche à produire quelque chose que tout un chacun puisse utiliser. Quand vous entendez « Agile » c’est en réalité un groupe de niche de personnes concernées. Mais, quand vous parlez de productivité personnelle, la taille de l’audience explose. Comme avec Agile, je ne pense pas qu’il y ait une unique et meilleure voie. Alors, je regarde pour expérimenter et continue d’essayer pour améliorer.
Comme j’écris sur Personnel Kanban depuis 2010, vous pourriez penser que je devrais avoir tout compris à ce jour. Eh bien non, ce n’est pas encore le cas…
Aussi, si vous avez d’autres trucs, astuces et suggestions, j’aimerais les entendre/lire.
CertYou est partenaire de DantotsuPM
Enregistrer
Enregistrer
Enregistrer
Enregistrer
partagez ce billet avec vos amis, collègues et relations professionnelles
L’agilité au niveau des équipes de développement a fait ses preuves depuis des années maintenant principalement grâce à SCRUM et XP .
Aujourd’hui, alors qu’elles montent en maturité, les entreprises qui développent leur SI de façon agile sont confrontées à un double plafond qui limite leur capacité à démultiplier leur performance:
1. les projets de développement deviennent de plus en plus importants ; La synchronisation de nombreuses équipes de développement devient de plus en plus complexe et les coûts de transaction rattrapent les coûts de développement. SCRUM n’a qu’une réponse partielle à cette problématique à travers son SCRUM-of-SCRUMS, mais qui reste très conceptuel.
Résultat : plus l’entreprise grossit, plus elle ralentit ;
2. les équipes agiles qui ont acquis une vélocité soutenable, sont contraintes par les prises de décision et les mécanismes de financement qui eux, ne sont pas du tout agiles. L’environnement de l’équipe agile devient alors un frein à la vitesse acquise.
Résultat : plus on cherche à aller vite, plus on est freiné.
Les entreprises ont donc aujourd’hui de réelles difficultés à percer ce plafond de performance. Il faudrait un référentiel qui démultiplie l’organisation agile existant aujourd’hui dans les équipes à travers toute l’entreprise. On parle de référentiel « scalable », car il doit permettre d’être extrapolé quel que soit la taille des projets de développement : 10, 50, 200, 1000 personnes développant les applications en mode Agile.
Ce référentiel, c’est SAFe® (www.scaledagileframework.com)
Scaled Agile Framework web site
SAFe® est une réponse d’une grande élégance à la problématique de la scalabilité agile en entreprise. Ce référentiel s’articule en 3 (ou 4) couches :
1. la couche « Team »
Dans XP/SCRUM, on retrouve l’équipe de développement avec ses deux rôles pivot : le Scrum Master et le Product Owner. La « Team » implémente des incréments de fonctionnalités sur la base de User Stories.
2. la couche « Program »
Avec le SCRUM of SCRUMS, on trouve de nouveaux rôles qui ont pour objectif de coordonner n Teams contribuant à un même programme. On parle d’Agile Release Train (ART®) qui délivre des incréments de systèmes (agrégation de n incréments de fonctionnalités). Les rôles décrits ici sont le Product Manager (leader des Product Owners), le System Architect/engineer, et le responsable du Train de Release, le RTE® (Release Train Engineer) leader des Scrum Masters. La taille d’un ART® est supposée comprise entre 50 et 125 développeurs.
3. la couche « Value Stream » (optionnelle)
Elle est adossée aux principes du Lean management et a pour objectif de synchroniser les différents trains ART®, de façon à livrer des incréments de Solutions à un client final. Une Value Stream peut synchroniser de 2 à 10 ARTs® (ce qui signifie des équipes de 100 à 1250 personnes).
4. la couche « Portfolio »
Elle rend agile la prise de décisions liées aux investissements, permet la priorisation des epics (histoires de haut niveau décrivant les attendus macro) et abonde aux budgets, eux-mêmes associés aux Value Streams. Grâce à ce niveau, les décisions sont fluidifiées et associées aux flux de valeur à destination directe des clients.
Cet édifice est construit autour de principes très structurants, liés à une approche Lean-Agile permanente.
Des implémentations de SAFe® sont opérationnelles depuis plusieurs années maintenant, mais les entreprises qui utilisent SAFe® ne communiquent pas toujours sur leurs retours d’expérience : certaines considèrent en effet l’adoption de SAFe® comme étant un avantage concurrentiel tant les effets positifs sont rapides et puissants.
Il ne fait aucun doute que les entreprises vont basculer progressivement vers ce référentiel. De nombreuses très grandes entreprises l’ont déjà fait : Microsoft, Air France-KLM, Philips, Astra-Zeneca, SwissCom, HP, Cisco, Pôle emploi, Intel, Sony Interactive, etc….
à quand votre tour ?
CertYou est partenaire de DantotsuPM
Enregistrer
Enregistrer
Enregistrer
Enregistrer
partagez ce billet avec vos amis, collègues et relations professionnelles
Lisa Caillaud, Responsable Communication chez Topformation.fr, site entièrement dédié à la formation professionnelle et continue permettant de comparer des milliers de formations en France, m’a proposé de partager avec vous cette infographie !
Partenaire de DantotsuPM
Bien que selon moi Lean 6 Sigma n’ait pas grand chose à voir avec le management de projets, la pertinence de l’infographie est intéressante avec les positionnements, pré-requis et apports de PMI, Prince2 et IPMA. Ainsi que les nombres de certifiés et fourchettes de salaire.
N’hésitez pas à poster vos remarques et commentaires.
Partenaire de DantotsuPMPartenaire de DantotsuPM
Enregistrer
Enregistrer
Enregistrer
Enregistrer
partagez ce billet avec vos amis, collègues et relations professionnelles
Le terme japonais Gemba (現場) signifie « là où se trouve la réalité ».
On le traduit souvent par « le terrain ». Traditionnellement, les Japonais synthétisent l’attitude Gemba par les termes Genchi Genbutsu, ce qui signifie « aller voir sur le terrain par soi-même » soit le « Go and See » en anglais. C’est une attitude préconisée dans le Lean Management particulièrement utile lors de la résolution de problème.
Elle se décline en 3 réels qui peuvent être facilement illustrés par la métaphore de l’enquête criminelle :
1/
LIEU RÉEL
(Gemba)
Où cela se passe-t-il?
Aller sur le terrain ou dans le bureau où se passe réellement le problème
C’est le principe de l’enquêteur qui se déplace sur le lieu du crime pour appréhender toute la situation
2/
OBJET RÉEL (Genbutsu)
Montre-moi au lieu de m’expliquer
Regarder le ou les éléments matériels portant ou conduisant au problème (processus, attitudes, procédures, documents)
L’observation de la victime fournit les premiers indices
3/
FAITS RÉELS
(Gemjitsu)
Donne-moi des preuves, des éléments tangibles
Approcher la réalité avec des données réelles quantifiées
Le déroulement des faits et l’enquête de voisinage enrichit les observations de départ pour mieux comprendre et valider les hypothèses
Pour obtenir la meilleure solution au problème étudié, l’équipe peut s’appuyer sur les 2 points suivants:
4/
THÉORIE
(Genri)
“sur quelles bases peut-on s’appuyer?”
Se référer aux documentations de base, principes métier, procédures
Les analyses scientifiques donnent un nouvel éclairage et étayent les faits
5/
RÈGLES (Gensoku)
“suit-on toujours les standards ou bonnes pratiques?”
Appliquer les bonnes pratiques ou améliorer les standards/ procédures de travail
Les faits doivent être vérifiés, les preuves irréfutables, les procédures suivies pour une enquête juridiquement aboutie
L’approche Gemba a été reprise en partie par le MBWA (Management By Walking Around) qui met en avant le fait que les managers doivent aller par eux-mêmes constater sur le terrain la réalité des choses.
passez-vous assez de temps à discuter avec les membres de votre organisation ?
Et vous, au quotidien, êtes-vous plutôt du genre « fin limier » sans supposition arbitraire, ou plus souvent « détective en fauteuil » qui ne se rend plus sur le terrain, au risque d’une enquête bâclée ou pire, d’une erreur judiciaire ?
C’est un phénomène courant. Quelque chose arrive, d’habitude quelque chose de négatif. Des réunions quotidiennes sont organisées. Qui que ce soit qui ait un lien avec l’événement est là : des cadres supérieurs au personnel junior. Il y a une intensité incroyable. Puis, la question de départ est résolue. Mais les réunions continuent.
C’est arrivé à chacun d’entre nous. Les réunions commencent avec un objectif clair. Il y a une participation active. Les problèmes sont résolus. Et ensuite survient la dérive des réunions à répétition. Les participants principaux cessent de venir et des représentants sont mandatés à leurs places. Ou bien, les participants arrêtent de venir en personne et participent par téléphone. Les participants à distance font du multitâches et demande : “pourriez-vous répéter ?” si on leur pose une question.
Les crises entament leur propre vie. Elles produisent activité et excitation. Les gens veulent faire partie de la solution. Par conséquent, il est plus difficile de terminer une série de réunions que de la commencer.
Bien que ces interventions soient parfois nécessaires, elles représentent un coût élevé. Les dépenses directes sont mesurables. Une réunion quotidienne d’une heure avec 20 participants peut facilement coûter €10000 par semaine. Les dépenses indirectes de capacité productive perdue et de diversion de l’attention sont plus complexes à mesurer.
CSP est partenaire de DantotsuPM
Voici quatre recommandations sur la façon d’obtenir le contrôle de ces réunions répétitives qui n’en finissent plus
1. Posez la question : Pourquoi sommes-nous ici ?
Cela peut paraître évident de demander “Pourquoi sommes-nous ici ?” mais cela nécessite du courage. C’est l’équivalent de demander au roi s’il porte des vêtements. Mais, c’est un premier pas nécessaire.
Tenez une réunion de revue bien facilitée. Demandez à ce que les leaders exécutifs y participent.
D’abord, rappelez l’objectif original de ces réunions. Utilisez des arguments spécifiques, mesurables et identifiez précisément les durées. Par exemple : le taux d’erreur a doublé de 5 % à 10 % et nous devons le ramener à 5 % d’ici un mois.
Deuxièmement, décidez si l’objectif a été atteint.
Si l’objectif a été atteint, concluez la réunion. Réduisez progressivement l’effort: compléter la documentation, rapporter et communiquer sur les leçons apprises, etc. Remerciez formellement tous les participants. Évitez l’erreur classique de punir l’innocent et féliciter les non-participants.
Si l’objectif n’a pas été atteint et que cela reste un effort à court terme, évaluez ensuite si les réunions sont efficaces. Sinon, régénérez la participation et remettez de la structure.
Si l’atteinte des objectifs exige un effort à long terme, transformez le travail à court terme en un programme dans la durée. Les exigences devraient être clairement documentées et la priorité établie par rapport aux autres besoins de l’entreprise.
2. Régénérez la liste des participants
Après quelque temps, les réunions s’embourbent. Trop de personnes sont là. Les participants exigés ne sont pas tous présents. Les rôles et attentes sont oubliés. Quand cela se produit il est temps de revisiter la liste des participants et de redéfinir les rôles de chacun.
Quand vous repensez la participation, suivez les étapes suivantes :
Examinez et révisez laliste des parties prenantes. Assurez-vous que les participants ont un rôle nécessaire dans le processus;
Construisez un plan de communications qui dresse la carte des besoins des parties prenantes.
Une analyse minutieuse des parties prenantes aidera dans la construction d’un plan de communications efficace. L’analyse déterminera qui doit être impliqué, pourquoi et comment ils devraient être engagés. Font-ils partie du processus décisionnel ? Doivent-ils juste être informés ? Est-ce que ce sont « des personnes d’action » ? Le plan de communications aidera à garantir une participation productive.
Démontrez une cassure claire quand les réunions sont re-démarrées. Passez en revue les objectifs, les rôles et les attentes des participants, etc. Surveillez les agendas cachés et les comportements qui ne sont pas alignés sur les rôles des participants actuels ou sur les objectifs d’ensemble.
NQI est Partenaire de DantotsuPM
3. Mettez de la structure dans les réunions
Des réunions efficaces n’arrivent pas organiquement. Les réunions bien structurées sont plus productives et font des participants plus heureux.
Ci-dessous sont quelques composantes critiques :
Posez clairement les règles du jeu et comportements attendus. Les règles du jeu posent les attentes de comportements normatifs et peuvent inclure : Participation, ponctualité, engagement et format des rencontres.
Établissez un processus décisionnel. Un bon processus décisionnel est documenté, transparent, avec des rôles clairement définis.
Utilisez un ordre du jour de réunion formel. Une réunion formelle avec un ordre du jour de rencontre structuré maintient la discipline et la productivité.
Documentez Risques, Actions, problèmes (« Issues ») et Décisions (le RAID). La documentation des items de RAID, les tenir dans un document facilement accessible et les passer régulièrement en revue réduira le turnover et assurera que chacun prenne ses responsabilités. Les tableaux Kanban sont efficaces et aide à assurer la transparence.
4. Passez en revue le processus
L’équipe devrait régulièrement poser deux questions importantes :
Avons-nous fini ? Continuez à passer en revue si les objectifs ont été atteints;
Optimisons-nous ? Optimisons-nous la réunion récurrente et ses réunions subsidiaires ? Pouvons-nous être plus efficaces ou plus productifs ? Pouvons-nous nous rencontrer moins fréquemment ou pour des durées plus courtes ?
Ces questions devraient être évaluées dans des réunions dédiées. Ces réunions devraient être conduites dans un environnement sûr où questionner le statu quo est encouragé et attendu. En passant en revue l’efficacité et la productivité des réunions :
Calculez le coût direct et la capacité perdue. Demandez-vous si nous en tirons toujours bénéfice ?
Passez en revue la structure des réunions et vérifiez que de bonnes pratiques de management sont suivies.
Utilisez un processus de facilitation pour déterminer ce qui marche bien et ce qui ne va pas. Identifiez les façons d’améliorer le processus.
5. Évoluez vers l’amélioration continue
Relisez ce billet sur le LEAN
Les organisations les plus efficaces pratiquent l’amélioration continue. Ce sont des processus méthodiques pour identifier et résoudre des problèmes systémiques. LEAN est une méthode largement utilisée. Quand les problèmes surviennent vraiment, les pratiques structurées sont en place pour guider vers leur résolution.
Si l’on considère les logiciels et la technologie pour supporter des efforts d’amélioration continus, ils peuvent inclure :
Examiner régulièrement les capacités business et leur processus de support opérationnel;
Maintenir et mettre à niveau l’infrastructure technique et la pile technologique d’applications;
Revoir le code applicatif.
Il y a des moments où une intervention est exigée pour se remettre d’un incident opérationnel ou d’un problème significatif. L’attention concentre l’organisation pour rapidement résoudre le problème. Cependant, les interventions devraient être soigneusement contrôlées et managées pour rester productives.
Que pensez-vous de ce retour d’expérience et conseils à appliquer dans vos projets ? Qu’ajouteriez-vous ?
Enregistrer
Enregistrer
Enregistrer
partagez ce billet avec vos amis, collègues et relations professionnelles
Beaucoup d’attention est portée au « Manifeste Agile » et bien qu’il soit une composante importante de Agile, ce n’en est pas toute la substance. Il y a 12 principes directeurs en plus des 4 composants principaux du manifeste. Jetons un rapide coup d’œil à chacun d’entre eux et voyons combien ils affectent comment nous percevons et implémentons les pratiques Agiles…
1. Notre priorité la plus haute est de satisfaire le client par la livraison rapide et continue de logiciel de valeur.
Ceci est l’aspect le plus important d’Agile qui doit être compris et adopté comme une partie de la culture de toute organisation qui veut être « Agile » : le client et l’utilisateur final sont le focus ultime du processus tout entier, du commencement jusqu’à la fin. Le client est le juge du succès ou de l’échec d’un produit ou d’une fonctionnalité, pas la société ni ses parties prenantes. Le client est celui avec les problèmes que nous adressons et comme tel il doit être partie intégrante du processus de développement de produit du commencement à la livraison.
Ignorer vos clients jusqu’à ce que votre produit soit prêt à être expédié est l’anti-modèle Agile numéro 1 dans le monde.
2. Accueillez avec bienveillance les demandes d changement, même tard dans le développement. Les processus agiles exploitent le changement pour donner un avantage compétitif du client.
La deuxième partie la plus importante de Agile est en fait… …de faire preuve d’agilité. N’importe quelle organisation qui investit lourdement dans la définition en amont, la conception et la définition des besoins n’estPas Agile…et ne fait certainement pas preuve d’agilité. Tout le point de l’agilité est que vous pouvez vous accommoder d’importants changements de besoins à n’importe quel point du processus et toujours livrer quelque chose qui est utile pour le client et résout un ou plusieurs de leurs problèmes. Des processus agiles s’appuient sur la Priorisation et non par la Négociation de contrat pour atteindre le succès. Quand de nouveaux besoins surviennent, ils ne sont pas soumis à de lourds et détaillés processus de management des changements. Ils sont plutôt ajoutés à la pile de tout le reste à faire et évalués tout simplement comme une autre tâche ou histoire utilisateur déjà dans le processus.
Ventura Asssociates est partenaire de DantotsuPM et le votre pour dénicher les ressources critiques en PM dont vous avez besoin
Penser que les choses sont totalement ou presque entièrement définies à l’avance est un autre anti-modèle Agile dont beaucoup de sociétés souffrent fréquemment.
3. Livrez souvent (entre deux semaines et deux mois) du logiciel qui fonctionne avec une préférence pour les fréquences les plus rapides.
Il y a plusieurs choses dans ce principe. D’abord du logiciel qui marche est le but du processus à chaque étape, ensuite le travail devrait être itératif et s’améliorer à chaque livraison et, finalement les itérations qui sont engagées devraient être les plus courtes possible. Si vous travaillez sur un projet qui progresse pendant six mois sans vérifier les résultats intermédiaires avec le client (ou son représentant), vous n’êtes pas Agiles. Si vous travaillez sur des itérations d’une semaine, mais ne livrez pas quelque chose qui résout au moins un problème client à chaque itération, vous n’êtes pas Agiles. Les itérations agiles doivent être assez longues pour livrer un logiciel qui fonctionne et assez courtes pour vous assurer que ce que vous livrez résout bien dans les faits des problèmes clients.
CertYou est partenaire de DantotsuPM
Travailler itérativement ne signifie pas nécessairement que vous êtes Agiles; l’itération est importante, mais livrer un logiciel qui fonctionne l’est tout autant.
4. Les gens du métier et les développeurs doivent travailler ensemble quotidiennement pendant tout le projet.
La collaboration et les interactions entre les gens sont critiques au succès de toute organisation Agile. Les silos et le « jeté de besoins par-dessus le mur » sont contre-productifs aux approches Agiles, comme l’est de segmenter votre organisation entre les gens « du métier/business » et les « techniciens ». Tout le monde du côté « métier/business » devrait être prêt, consentant et disponible pour fournir autant de support que possible aux équipes « techniques » et vice versa. L’idée séculaire qu’il y a une certaine différence inhérente entre la façon dont « l’activité business » devrait être exécutée et la façon dont « la technologie » devrait l’être est entièrement artificielle et contre-productive dans un âge d’innovation rapide et de livraisons encore plus rapides.
Décourager la collaboration ou encourager le « silotage » des efforts est un anti-modèle Agile qui persiste dans trop de cultures d’entreprise.
5. Construisez les projets autour de personnes motivées. Donnez-leur l’environnement et le support dont elles ont besoin et faites leur confiance pour faire le travail.
Agile valorise les personnes en tant que personnes et les équipes en tant qu’équipes. Les gens ne sont pas des rouages interchangeables que vous pouvez aléatoirement déplacer d’un projet à un autre et vous attendre à ce qu’ils excellent continuellement. Les individus sont motivés par des choses différentes et dans une vraie approche Agile nous exploitons ce qui motive individuellement les membres de notre organisation pour créer des équipes avec ces individus motivés qui sont intrinsèquement motivés pour réussir. Agile déboute de l’idée que la récompense extrinsèque fournit des résultats exceptionnels et se concentre plutôt sur l’assurance que les individus aient la motivation, l’environnement et les outils dont ils ont besoin pour réussir tout seuls. Il n’y a aucune approche de type « la carotte et le bâton » dans Agile. Il y a des problèmes à résoudre pour les clients qui sont intéressants et fascinants et qui sont résolus par des personnes qui ont l’intérêt nécessaire et la motivation intrinsèque pour les résoudre.
NQI est Partenaire de DantotsuPM
Attendre des gens d’être performants simplement parce qu’ils sont membres « d’une équipe » et non pas parce que cette équipe partage la motivation intrinsèque de réussir est un anti-modèle extrêmement commun dans les grandes organisations.
6. La méthode la plus efficace et effective de transmettre des informations dans une équipe de développement est la conversation en face à face.
La méthode séculaire d’avoir un unique expert du sujet qui écrit tout qu’il veut avoir et le remet aux développeurs comme « une liste à exécuter » de besoins est hérétique aux approches Agiles. Des personnes différentes pensent et communiquent différemment et le texte écrit est l’une des pires façons d’exprimer que vous essayez de dire. Au pis-aller, c’est vague et difficile à déchiffrer pour la personne qui ne l’a pas écrit; au mieux, c’est un document clinique, stérile qui remplace le sentiment par la précision. Si le but est d’exprimer la douleur que ressent le client et motiver les équipes à exceller dans leur job parce qu’elles le veulent, alors aucune de ces approches par des besoins écrits n’aura le résultat que nous désirons. Nous utilisons plutôt des choses comme les Histoires Utilisateur, qui explicitent le problème que nous voudrions résoudre, mais qui permettent à notre équipe de développement d’utiliser sa créativité pour y répondre de la meilleure façon possible.
Même quand nous utilisons des outils pour suivre le travail et communiquer les informations les plus basiques, nous ne pouvons pas oublier que la façon la plus importante de communiquer l’un avec l’autre, indépendamment des rôles, est toujours la conversation en face à face.
7. Le logiciel qui marche est la principale mesure de progrès.
Particulièrement dans le monde des grandes sociétés, nous aimons le concept que tout peut être mesuré, évalué et KPIsé. Nous suivons les revenus, des points d’histoire, la vélocité, la consommation, les nombres d’erreurs découvertes, Ad Nauseum. Pourtant nous oublions souvent que ce que nous essayons vraiment de faire est résoudre des problèmes pour les clients. Et aucune de ces mesures n’indique combien de valeur nous apportons en réalité ni si nous résolvons vraiment des problèmes clients. Le but final de chaque itération devrait être du logiciel qui marche, qui fait quelque chose que nous pensons être de valeur. Sans cela, c’est un échec. Quoi que ce soit de plus que cela est du glaçage sur le gâteau. Les équipes Agile se mesurent elles-mêmes sur si elles apportent réellement de la valeur et si elles créent vraiment quelque chose qui marche la fin de chaqueitération.
Répétons ceci : la vélocité n’est pas la mesure du progrès. La consommation n’est pas la mesure de progrès. Les points d’histoire ne sont pas la mesure de progrès. La capacité n’est pas la mesure de progrès. Les délais ne sont pas la mesure de progrès. La seule chose qui importe est combien vous créez de logiciel qui marche.
Campana & Schott est partenaire de DantotsuPM
8. Les processus agiles font la promotion du développement durable. Les sponsors, les développeurs et les utilisateurs devraient pouvoir indéfiniment tenir une allure constante.
Voir les billets sur l’initiative #ecoPMI
Il y a cette idée fausse dans le monde, tenue tant par les développeurs que par des hommes d’affaires, que Agile signifie aucune documentation, que Agile veut dire faire quoi que vous ayez besoin de faire pour atteindre un but, que Agile signifie changer les priorités et équipes rapidement pour assurer une production maximale, que Agile rime avec imprévisibilité et manque de prédictibilité. Le fait est, l’un des buts principaux d’Agile est créer un environnement de prévisibilité, de stabilité et une allure constante et acceptable de développement de produits qui dure indéfiniment. Il n’y a rien dans les principes Agile qui écarte de créer des planning (quoique ces plans portent un peu d’incertitude !) ni d’être capable de prévoir quand quelque chose pourrait être livré. Au contraire, il n’y a rien dans les principes Agile qui s’attend à ce que des développeurs s’engagent dans des comportements de pression exagérée. En fait, de tels comportements sont de bien des façons antithétiques aux concepts Agiles : si votre équipe doit travailler beaucoup trop durement pour livrer quelque chose, vous avez manqué en amont à vos devoirs de priorisation efficace des Histoires Utilisateur.
Aucune vraie pratique Agile ne devrait aboutir à de l’épuisement, des périodes critiques, ni une incertitude constante et prolongée. Les anti-modèles aboutissent à ces comportements contradictoires.
9. L’attention continue à l’excellence technique et à la bonne conception améliore l’agilité.
Des équipes vraiment agiles ne rassemblent pas à la va vite de mauvais morceaux de code pour l’appeler « bon ». Elles prennent le temps et mettent les efforts nécessaires pour comprendre ce qu’elles essayent de réaliser, comment elles pensent pouvoir résoudre les problèmes et décomposer les choses en assez petits « morceaux » de travail pour à la fois itérer sur le problème et livrer des solutions potentiellement exploitables à chaque étape du projet. La majorité de ce travail se produit avant que les équipes ne s’engagent à faire le travail. Il y a là du pré-travail pour parler approches, pour discuter architecture et s’engager dans des discussions avec des représentants du métier, des parties prenantes et les équipes techniques. Nous nous référons souvent à ceci comme à des sessions de démarrage ou de préparation d’arriéré de produit mais Agile ne devrait jamais être une excuse pour la mauvaise qualité ou une conception erronée.
La conception erronée et de faibles standards aboutissent à de pauvres solutions qui ne répondent pas vraiment aux besoins clients; c’est un facteur de ralentissement, pas un facteur d’accélération.
10. Simplicité, l’art de maximiser la quantité de travail non fait, est essentielle.
Beaucoup trop de personnes lisent ceci de la mauvaise façon et limitent ainsi leur capacité à totalement s’engager dans des pratiques Agiles fortes. Simplifier vos buts, vos histoires, votre travail et tout le reste est un processus qui commence par l’opposé : une très large compréhension de ce que sont les buts et de comment ils pourraient être atteints. Le résultat de tels efforts n’est pas nécessairement un projet plus petit, mais des incréments plus petits et plus simples qui peuvent s’additionner en quelque chose de très grand et qui peuvent aussi indirectement réduire les buts globaux. Le plus grand obstacle est ici que lesimple est plus difficile que le complexe, particulièrement quand les gens s’engagent dans des séances de remue-méninges, ce qui arrive souvent avec des équipes techniques. Résolvez le problème d’abord, itérez ensuite par petits morceaux.
« Rendez chaque détail parfait et limitez le nombre de détails à perfectionner. » Jack Dorsey
11. Les meilleures architectures, besoins et conceptions naissent d’équipes auto organisées.
Le mot clé est ici « naissent ». Quand vous réunissez les bonnes personnes et que toutes sont alignées vers les mêmes buts, certaines choses se produisent. D’abord, elles se tiennent naturellement responsables, parce qu’il y a un sentiment intrinsèquede camaraderie et de but commun. Deuxièmement, Elles se supportent et en même temps se défient pour assurer que le résultat final respecte non seulement leurs attentes individuelles, mais aussi leurs attentes collectives qui sont presque toujours plus élevées. Et finalement, elles améliorent le tout par la collaboration : la valeur de n’importe quelle équipe auto-organisée est au moins 2 fois plus importante que la somme de ses parties individuelles. Le facteur clé est ici auto-organisation, qui peut être dure à vendre dans beaucoup d’organisations, mais les meilleures équipes ne sont pas celles assemblées par un cadre intermédiaire, ce sont plutôt des groupes de personnes qui ont choisi de s’aligner vers un but commun.
Les personnes qui travaillent vers un but commun parce qu’elles le veulent seront toujours plus efficaces, plus fortes et plus fiables que des équipes travaillant ensemble parce qu’on leur a dit de le faire.
12. À intervalles réguliers, l’équipe réfléchit à comment devenir plus efficace, puis règle et ajuste son comportement en conséquence.
Get the book on Amazon
Dans presque chaque organisation que j’ai observée face au défi d’implémenter les pratiques Agile, la plus grande chose qu’elle loupe est l’importance de l’amélioration continuelle ou continue. Agile a ses origines dans des concepts industriels LEAN : la valeur de l’individu, la primauté du résultat sur le processus et, plus important encore, le besoin de constamment mesurer, ajuster et améliorer comment vous faites ce que vous faites. Toute équipe qui veut ne pas s’engager dans les rétrospectives et les revues d’équipe avec leurs parties prenantes après chaque itération risque la stagnation et les anti-modèles parce qu’elle ne les voit jamais arriver. Beaucoup d’équipes voient ces sessions comme contre-productives, des pertes de temps, des exercices « soft skills » qui consomment seulement de leur temps d’exécution. Mais la plupart des équipes les évitent simplement par crainte (et le rationalisent comme elles le peuvent): la crainte d’être sur la sellette, la crainte d’accepter la responsabilité, la crainte de changement. La vérité vraie est que quand elles sont exécutées correctement, elles peuvent être les réunions les plus enrichissantes dans lesquelles les équipes s’engageront. Elles sont destinées à pousser les gens à constamment s’améliorer et être plus efficaces et il n’y pas de bonne raison de ne pas s’engager dans ces discussions.
L’absence de « regarder derrière soi » profondément et honnêtement pour évaluer comment une équipe avance et où elle peut s’améliorer est un anti-modèle fatal au succès de Agile sur le long terme.
Enregistrer
Enregistrer
partagez ce billet avec vos amis, collègues et relations professionnelles
PRINCE2 Agile est une solution de management de projet qui combine les qualités de gouvernance et de management de PRINCE2 avec la flexibilité des concepts Agile.
Partenaire de DantotsuPM
PRINCE2 Agile a été construit de manière collaborative avec des experts PRINCE2 et des « Agilistes ».
Partenaire de DantotsuPM
PRINCE2 Agile couvre les approches Scrum, Kanban, Lean Startup et Cynefin et utilise les principes de PRINCE2 avec 5 comportements clés:
Transparence
Collaboration
Communication
Auto Organisation
Exploration
Partenaire de DantotsuPM
Enregistrer
Enregistrer
Enregistrer
partagez ce billet avec vos amis, collègues et relations professionnelles
Tout a commencé il a environ 3 ans, début 2014, lorsque mon manager a voulu que je prenne en charge le pôle des Évolutions. Je vais tâcher de vous raconter les changements mis en place au sein de ce département qui ont contribué à améliorer la satisfaction clients tout en délivrant de la qualité. Ces évolutions, telles que l’implémentation d’indicateurs, d’un kanban ou encore d’un planning poker, ont clairement fait progresser la perception utilisateurs et ont su faire évoluer mon mode de fonctionnement aussi côté projets.
Au sein de l’IT dans les entreprises, il y a les projets, la maintenance et le ventre mou, les évolutions. Ces demandes utilisateurs dont on ne sait que faire, pas suffisamment importantes pour les faire passer en projet et où les budgets à allouer, sont toujours plus ou moins compliqués à mettre en place.
Ces demandes ont un coût variable entre un et quarante jours. Elles sont priorisées au sein d’un comité chez LeasePlan France qui a lieu mensuellement. Un représentant de chaque direction vote pour les demandes qu’il qualifie par ordre d’importance. Une moyenne est établie et donne un ordonnancement pour les traiter. A chaque comité sont priorisées dix demandes utilisateurs qui viennent se mettre en backlog du Kanbanavec une limite de dix dans le pipe à traiter.
une limite de dix dans le pipe à traiter (colonne la plus à gauche)
En amont de ces comités, j’allais voir chaque utilisateur qui présentait une évolution qui allait être soumise au vote, pour pouvoir y attribuer un chiffrage grossier en fonction du besoin. Ici, le « je » est important car vous allez voir par la suite comment amener l’équipe à s’engager.
Deux questions se posaient, la première, comment rendre plus Lean le process, et la deuxième, comment quantifier la valeur que chaque demande apporte, ou comment apporter de la valeur le plus rapidement possible. En effet, en premier lieu, je me suis rendu compte que passer du temps avec chaque utilisateur en amont du comité était, non une perte de temps, si ce n’est pour ma connaissance personnelle, mais non nécessaire (toutes les demandes n’étant pas priorisées dû à la limite du backlog).
Pour répondre à cette première question et ne pas avoir à chiffrer et analyser des demandes non priorisées, j’ai déporté cette phase d’échange post comité.
Simultanément, j’ai mis en place deux jours avant comité, une revue de chiffrage avec l’équipe dans laquelle toutes les demandes étaient passées en revue pour pouvoir y attribuer un chiffrage moyen établi en consensus. Le tour était joué. Le simple fait de faire participer l’équipe dans l’analyse grossière les stimulait, leur avis étant pris en considération. Qu’y a-t-il de plus essentiel pour une personne que de se sentir importante et impliquée ? Vous y gagnerez en engagement.
L’utilisation du Kanban, insufflé par mon manager et connu de tous, était simple : un backlog, analyse, développement, User Acceptance Testing (UAT) et production. La première pierre était posée.
Après huit mois d’historique, de statistiques et de dérives, deux choses ressortaient. Le chiffrage réel différait du chiffrage initial lors du traitement de la demande et le résultat attendu lors de la mise en UAT amenait souvent des questions ou retours en développement. Force était de constater, on le sait malheureusement, le besoin n’est pas toujours exprimé correctement ou avec les bons mots et même si durant les phases de design nous rencontrons les métiers, nous ne parlons pas toujours le même langage.
Comment quantifier la charge sur une évolution et être sûr de comprendre la même chose que le Métier ?
Deux notions ont été intégrées, une insufflée par mon manager,
les « Efforts » avec la suite de Fibonacci et
la phase dite de « Validation de design » que j’ai introduite.
La première consiste à mettre un effort sur une demande, de prendre une évolution compréhensible par tous et d’obtenir un consensus en équipe.
Ensuite, les autres demandes qui sont passées en revue sont notées en fonction des précédentes. La note est attribuée en fonction du niveau de complexité, de la qualité rédactionnelle et de la compréhension de chacun tout en gardant à l’esprit la charge plus ou moins importante qu’elle peut représenter. Le but de ces sessions pré comité était de voir, aussi, les grands items qui se dégageaient de chaque évolution, de la pré-découper en tâches car plus les items sont petits, plus la marge d’erreur est réduite et vous pourrez être prédictible concernant la charge réelle.
La deuxième notion consiste à sélectionner une évolution et voir avec le métier, durant la phase de design, si ce qu’il a exprimé correspond réellement à son besoin (phase d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage, AMOA). Cela permet de définir ou redéfinir le design et d’en faire un compte rendu effectué par l’IT, synthèse non technique qui décrit ce qui va être fait lors de la livraison en UAT.
Plusieurs objectifs :
Délimiter un périmètre qui doit respecter approximativement le besoin initial,
Déterminer ce qui ne sera pas fait de ce qui le sera,
Démarrer les développements une fois la validation de l’utilisateur reçue,
Dématérialiser la phase de design pour une question de traçabilité, de gestion et de négociation (on le sait, une fois livrée en UAT, il manque toujours le petit quelque chose auquel l’équipe projet n’avait pas pensé),
Découper en items/user stories, fonctionnelles et/ou techniques,
Chiffrer les items,
Être prédictible concernant la date de mise en UAT
Les bénéfices de cette phase ont été divers :
Faire prendre de la hauteur à certains membres de l’équipe qui ont été capables d’en tirer, profit, être totalement autonome, analyser les process métiers en omettant le technique pour trouver la meilleure solution,
Identifier ceux qu’il a fallu accompagner,
Livrer en UAT ce qui correspond à la demande utilisateur, sans surprise quelconque et de ce fait, limiter les retours en développement,
Développer une satisfaction métier accrue.
Comment déterminer le degré d’efficacité des phases de design et contrôler la qualité des livrables ?
Certes, le métier était satisfait, mais cela restait une impression, notre perception. Comment pouvait-on la mesurer ? Huit autres mois se sont écoulés et c’est à se moment là que j’ai décidé de nous mettre en risque (mesuré).
Premièrement, nous avons comptabilisé le nombre de retour d’UAT en développement en les catégorisant :
Les retours dit « anomalie » causés par l’IT liés aux développements et/ou environnements
Les retours dit « cosmétique » qui sont inférieurs à une demi-journée de développement
Les retours dit « évolution » qui sont supérieurs à une demi-journée car l’équipe projet (métier-IT) est passée au travers du sujet
Deuxièmement, nous avons comptabilisé le nombre de WFT (Write First Time, évolution livrée en UAT ne nécessitant pas de développement supplémentaire) et le nombre d’anomalies générées liées à nos mises en production.
Enfin, un questionnaire de satisfaction était envoyé à chaque évolution livrée avec une notation sur 10 au « key user » :
L’évolution livrée correspond elle à votre besoin ?
Êtes-vous satisfait de l’accompagnement en UAT ?
Des améliorations vous ont-elles été proposées durant la phase de design ? Si oui, lesquelles ?
Le fait de cadrer au mieux durant les phases de design, de faire une « démo » utilisateur à la livraison en UAT et d’accompagner le métier nous ont permis d’obtenir ces résultats sur 75 demandes :
85 % des demandes ont été comptabilisées en WFT
Plus de 90% des demandes n’ont eu aucun retour d’UAT
Moins de 3% des demandes ont générées un bug en production
Une moyenne supérieure à 9 concernant les questionnaires de satisfaction
Dans les faits, chaque responsable métier attribue à une évolution une note prise sur la suite de Fibonacci et une moyenne est effectuée. En fin de séance, l’IT donne les efforts de chaque demande et le ratio valeur/effort détermine l’ordonnancement des évolutions. Le but étant ici d’apporter la plus grande valeur, le plus tôt possible. Certes, la valeur qu’apporte la livraison d’une évolution est subjective en fonction de chacun, mais cela permet néanmoins de partager les points de vue et soulève des débats.
La vie côté projets après deux années aux Évolutions
En ce début d’année, avril pour être exact, j’ai basculé côté projets et mon manager me disait : « continue à faire ce que tu as fait et ça se fera tout seul». Cela veut dire tellement de choses à la fois lorsque j’y repense.
Un bon manager essayera de vous insuffler des idées. Toutefois, la capacité de chacun à entendre, à se remettre en question, à réfléchir par soi-même ou encore à faire évoluer sa perception des choses ne sont pas donné à tout le monde. C’est ce que vous en faites qui contribuera à votre évolution si vous en avez toutefois l’envie.
J’ai appris à manager une équipe, en tirer le meilleur avec les qualités et défauts de chacun, à obtenir une émulation que je ne soupçonnais pas ou encore à gérer des personnes avec lesquelles je ne m’entendais pas. On ne nait pas fédérateur, on le devient, c’est mon avis.
Aujourd’hui, j’ai gardé le meilleur de ces deux dernières années et en ai tiré des leçons.
Nous découpons en équipe un projet pour en obtenir des « items/users stories » les plus petits possibles, et ce, dès la phase de « define » pour engager l’équipe.
Cela permet déjà d’être plus ou moins prédictible quant aux UAT en mettant bout à bout tous les items, de voir les modules indépendants et de les livrer plus tôt, indépendamment de tout le projet.
Le but est d’obtenir des items avec un effort maximum de 5 car mes statistiques me font dire qu’en général, la charge correspond à l’effort multiplié par 1,5. Cela reste approximatif mais a fait ses preuves ces deux dernières années. Au-delà, un item avec effort 8 consommera entre 8 et 20 jours, et un item à 13 entre 20 et 40 jours. Plus l’effort est grand, plus il y a de risques, de points d’attention ou d’incompréhensions.
Chaque item fait office « d’évolution », de ce fait, il est analysé avec le métier avec une phase de validation de design, document une fois réconcilié avec les autres, qui serviront à faire un passage à la maintenance.
Ces trois dernières années m’ont permis d’appréhender des concepts de SOA, d’architecture globalisée, une gestion de fournisseurs ou encore de méthode de management. Il m’a fallu une perpétuelle remise en question et une envie démesurée pour obtenir le meilleur des gens, IT ou non d’ailleurs.
S’il fallait résumer
A few videos to get started on Agile, Scrum and Kanban
Le kanban est un outil très utile au management visuel,
Les « stand up », s’ils ne sont pas utilisés à outrance, permettent d’avoir un suivi et un partage au sein de l’équipe. Pour ma part, ils se limitent à deux par semaine, voire trois en fonction des jalons, risques et mises en production,
Les workshops avec l’équipe permettent d’obtenir un engagement des collaborateurs et une vision partagée pour en tirer la meilleure émulation possible,
Les projets doivent être découpés au niveau le plus fin, s’ils le permettent, pour une meilleure visibilité,
Le management est un concept difficile s’il est bien fait, car oui, le manager paternaliste est mort !
En espérant que cela puisse vous servir ou vous inspirer…
Gaël Gomez, Chef de projet informatique au sein de LeasePlan France
Enregistrer
Enregistrer
Enregistrer
Enregistrer
Enregistrer
Enregistrer
partagez ce billet avec vos amis, collègues et relations professionnelles
Si vous ne connaissez pas encore ce guide centré sur l’association du Lean Project Management et des projets de transformations organisationnelles, il n’est pas trop tard pour le lire !
Dans le cadre du PMI France-Sud, un Groupe de Réflexion sur le Lean Project Management associé aux projets de transformations organisationnelles s’était créé en 2010. C’est la production de cette équipe qui vous est proposée à travers cette récolte.
Erick ATHIER, associé chez IQar, a été l’animateur de ce groupe et l’auteur de ce billet.
Téléchargez gratuitement ce guide
Le guide a donc été établi à travers une véritable démarche collaborative réalisée par des acteurs motivés totalement indépendants les uns des autres et pourtant concepteurs et porteurs bénévoles de ce projet.
Le moteur de cette collaboration a été l’envie de partager en groupe des expériences et compétences pour les mettre gracieusement à disposition de tous ceux qui le souhaitent, notamment sous la forme d’un « Guide des Bonnes Pratiques en Lean Project Management ».
Plusieurs personnes ont participé pendant un peu plus d’un an à raison d’au moins une réunion physique par mois, plus les contributions personnelles entre ces réunions. Certains nous ont quitté pour différentes obligations et d’autres sont arrivés en renfort : Marie-France PORTIER, Bruno MOUESCA, André CHAVEL, Michaël DUCRET, Hervé ROUTON, Christian GUERIN et Dominique GARRET, initiateur de cette proposition d’effort collectif.
Une définition commune du héros est une personne que l’on admire typiquement pour son courage et ses nobles qualités, on admire beaucoup de « héros » au travail pour des raisons similaires. Les héros dans les organisations sont souvent ceux vers lesquels « vont » les gens en temps de crise ou d’intense nécessité. Ces collaborateurs héroïques se prévalent de connaitre et comprendre des processus spécifiques dans le business et gardent leur précieuse connaissance sous clé. Bien que ces personnes héroïques soient souvent excellentes pour s’élever et faciliter la résolution quand un problème surgit, elles sont souvent rapides à repartir quand les solutions sont élaborées pour que ces problèmes spécifiques ne se reproduisent plus. Pourquoi? Probablement parce que le héros a peur de perdre son statut de » héros » qu’il a travaillé si durement à établir. Ceci peut générer des ennuis dans beaucoup de situations business, particulièrement dans les entreprises qui pratiquent le LEAN qui est centré sur l’élimination de problèmes et leur prévention avant qu’ils ne puissent faire surface et causer des problèmes.
Prenons un peu de recul. Un héros devrait-il vraiment être quelqu’un qui entre pour fixer un problème uniquement pour en récolter la récompense en matière de reconnaissance et l’admiration puis partir ensuite et ne revenir que quand un autre problème majeur surgit ? Ou un héros est-il quelqu’un qui est enclin à partager les informations apprises sur des processus business et à être entièrement impliqué dans la recherche de façons d’arrêter ces problèmes d’arriver avant même qu’ils ne deviennent une possibilité ? La deuxième option semble soutenir plus d’héroïsme dans bien des situations.
Comment transformer un héros de crise en héros préventif
Ceci peut être une tâche délicate. Dans de nombreux cas, les héros du business ont si peur de ne plus être nécessaires et reconnus qu’ils refusent de partager leur connaissance dans des domaines spécifiques.
Pour changer cette mentalité, la patience et la persévérance sont nécessaires.
Les héros sont souvent des collaborateurs de valeur dans la société et ont tendance à prendre leur travail au sérieux. Ils sont dévoués à leurs employeurs et devraient tout d’abord être reconnus pour cela. Cependant, une fois que cela a été établi, les héros doivent être impliqués dans le brainstorming et la planification de sessions à propos de leur expertise.
Ceci donne la sensation au héros d’être précieux et dans une position estimée avec une connaissance pertinente à partager, ce qui aide aussi à remonter leur moral.
Souvenez-vous, la clé est de faire en sorte que le héros se sente toujours héroïque, mais d’une façon différente, sur un niveau plus préventif.
Une fois que de certains processus ont été revus en utilisant les informations préventives fournies par le héros, il ou elle devrait être aussi reconnu pour son dévouement sur le projet préventif.
Relisez ce billet sur le LEAN
Restez LEAN avec l’aide de héros préventifs
Les héros peuvent exister et on en trouve vraiment dans beaucoup de sociétés, cependant, pour garder des pratiques vraiment LEAN, le héros doit être une partie du mouvement préventif.
Quand on parle de LEAN, on regarde tout de la planification aux processus aux produits et, quand des collaborateurs déterminés sont impliqués dans cette pratique, ils peuvent eux-aussi devenir des héros préventifs.
partagez ce billet avec vos amis, collègues et relations professionnelles
Une enquête récente auprès des utilisateurs de Prince2 a montré que la planification basé sur le Produit est leur partie préférée de Prince2 – sans lui, Prince2 ne serait pas Prince2, ont-ils dit. C’est leur préférée, mais est-ce « Lean » ?
Partenaire de DantotsuPM
La Planification basée sur le Produit est Lean essentiellement pour plusieurs raisons.
Elle focalise sur le livrable final
Guide des Bonnes Pratiques en Lean Project Management
La structure de décomposition du produit est un bon outil de travail en équipe et de consensus (je suggère de créer le PBS en utilisant des post-it sur un paperboard avec l’ensemble de l’équipe debout et en mode participatif)
La structure de décomposition du produit est un bon outil de communication
Elle réduit la complexité du processus de planification (typiquement il y a une vingtaine de produits mais des centaines de tâches)
Elle rend la planification en un processus structuré
Elle soutient le management par séquence, qui permet des décisions tardives (c’est une clef de voûte du management Lean)
Les descriptions de Produit aident à collecter les besoins clients et leurs critères qualité et aident donc à éviter de faire deux fois le même travail
Les descriptions de Produit peuvent être écrites sur une base de flux tendu (typiquement en séquence avant que le produit ne soit produit).
Alors Lean ou pas Lean ? La Planification Basée sur le Produit est très clairement Lean.
Partenaire de DantotsuPM
Lisez ou re-lisez ces billets sur le Lean dans le management de projets:
In order to stay competitive, product development organizations must deliver more valuable products to the market faster.
The failure of some organizations to get the right product fast enough has sparked (a much needed and long lasting) debate to find a « perfect » innovation process that could develop any product faster and better than anyone else. New project management methods such as the lean startup, SCRUM, lean product development and so fourth make fairly similar promises to fix very difficult challenges.
The truth is rather that there is no quick fix to deliver great products in such a short time. Instead, successful companies use pragmatic approaches where the solution varies greatly depending on their specific context. One trend places the backlog in the center. It has been proven that, if properly adapted to the context, lean backlog management together with actionable metrics can make a major impact on project success.
The presentation Lean Projects start with Lean Backlog will have three parts:
a summary of some theory behind a great backlog, a walkthrough of two cases from very different organizations with similar lessons learned and finally our suggestions on how to get started with lean backlog management and actionable metrics.
Partenaire de DantotsuPM
partagez ce billet avec vos amis, collègues et relations professionnelles
APMG partner with Lean Six Sigma Academy to offer complete range of Lean Six Sigma certifications.
APMG International is a DantotsuPM Partner
The partnership ensures that APMG courses (delivered by APMG’s Accredited Training Organizations – ATOs) are delivered in line with the LSSA syllabi. This in turn assures candidates are undertaking the definitive version of Lean Six Sigma.
The APMG scheme will now be expanded to offer candidates the full suite of available certifications (or ‘belts‘) – Yellow, Orange, Green and Black.
About Lean Six Sigma: Lean Six Sigma provides a management approach to business performance improvement – with an emphasis on maximizing efficiency, effectiveness and error removal. It’s an attractive management tool for any individual or organization looking to improve ability to resolve problems, quickly and effectively.
PMGS est partenaire de DantotsuPM depuis sa création
partagez ce billet avec vos amis, collègues et relations professionnelles
Le secteur du traitement de déchets se caractérise par l’absence de « flux tirés », ainsi que l’absence de lots puisque nous sommes plutôt en flux continus et poussés à certaines étapes du processus. Pour certains, cela disqualifie de fait les approches lean.
Face aux objections, notre démarche a été pragmatique.
Nous n’avons pas passé des mois à nous « disputer » sur les concepts et la théorie, mais cherché à les transposer à notre réalité économique. Nous croyons que le plus important pour nos industries en France est déjà de passer à l’action et de devenir des entreprises performantes et « apprenantes ».
Image courtesy of David Castillo Dominici at FreeDigitalPhotos.net
Nous reconnaissons que, certes, les caractéristiques du secteur demandent une adaptation intellectuelle des méthodes lean, voire de la destination de certains outils.
Par exemple : sur une usine d’incinération, on peut envisager du SMED (Single Minute Exchange Die – changement rapide d’outil), non pour réduire des tailles de lot, mais pour augmenter la disponibilité des équipements (réduction des temps d’arrêt technique), et ainsi, éviter des détournements de volumes vers la concurrence/sous-traitance. Cela évite en outre un certain nombre d’allers-retours de camions, ce qui contribue à la réduction de l’empreinte carbone. De même, on peut utilement analyser les flux via une VSM pour limiter des déplacements d’engins et de personnes.
Dans le cas évoqué, il s’agit de la mise en place d’une démarche TPM (Total productive maintenance) appliquée à un centre de tri sélectif de déchets. Si les gains financiers et techniques de la démarche sont évidents, l’apport managérial l’est également. L’organisation et la montée des compétences, la communication du terrain vers les services techniques facilitée, sont les principaux gains humains obtenus.
Nous sommes donc convaincus que ce secteur d’activité peut s’inspirer des meilleures pratiques d’excellence opérationnelle issues des autres secteurs industriels (automobile…). Ce retour d’expérience en est une illustration.
Les enseignements retirés de cette formidable expérience :
flux d’un centre de tri
Non, on ne pourra pas tirer la production !
Ce qui ne veut pas dire que nous n’avons pas utilisé des kanban dans les magasins de pièces de rechange. Toutefois, nous pensons avoir montré que la majeure partie de l’approche lean est tout-à-fait applicable dans une industrie où les flux sont poussés.
Nous voulons également répondre à des objections évoquées, soit pour ne pas lancer des approches de progrès continu, soit pour les repousser… à beaucoup plus tard. Nous préconisons de ne pas nous complaire pendant des mois ou des années dans des phases de Plan très détaillées et ambitieuses d’un PDCA (Roue de Deming). Mais de valider assez rapidement par une mise en œuvre « Do » et des adaptations éventuelles « Act » un bon nombre d’hypothèses évoquées dans le Plan.
Donc :
Oui, lean et finance sont compatibles
En se focalisant sur des actions où une partie des dépenses étaient des charges externes visualisées dans les comptes d’exploitation, nous avons légitimé les bénéfices du lean et fait baisser la garde aux opposants. Nous avons réconcilié les opérationnels et le financier. Nous pensons que le lean demande aux managers des compétences de type coach qui fait grandir ses équipes en les associant à la résolution de problèmes et à la définition des standards. A contrario, nous ne croyons pas à des approches autoritaires qui viseraient à imposer des standards a priori décidés par le seul chef.
problématique économique d’un centre de tri
Oui, on peut lancer une démarche lean avec peu de moyens
Tout cela s’est fait sans budget spécifique pour commencer. L’absence de budget a eu néanmoins quelques mérites. Celle de nous rendre débrouillards : ce n’était pas « beau », mais cela fonctionnait très vite et très bien. Les équipes étaient contentes de voir des choses qui marchaient. Nous avons constaté que rien ne marche mieux que ce que l’on a fait soi-même et dont on est fier.
Une fois les premiers résultats obtenus, il nous a été plus facile d’obtenir un peu de budget.
Oui, on peut lancer une démarche lean sans une totale adhésion de la Direction a priori
Nous sommes d’accord : c’est mieux si on est soutenu par la DG, et nous préconisons toujours d’essayer d’obtenir son appui. Mais nous pensons également qu’il est parfois aussi facile (ou difficile !) d’obtenir une adhésion par des réalisations que par des présentations Powerpoint. Souvent, le délai mis à profit pour démontrer par l’exemple l’intérêt du lean chez nous était du même ordre que celui qu’on aurait mis à convaincre la DG par des présentations théoriques ou des réalisations chez d’autres.
Comme beaucoup de choses dans cette liste, la première des 10 choses est facile à dire et très difficile à faire. C’est un mantra majeur de la pensée LEAN – « Faites-en Moins ».
Il y a des surcoûts et donc de la perte, dans la commutation de tâche (relisez « le multitâche vous ralentit »). Et il y a aussi plus de valeur à livrer quelque chose plus tôt, plutôt que de progresser de multiples choses et les avoir toutes partiellement achever et prendre plus de temps pour finir.
Voici un exemple délibérément simpliste de pourquoi Cela *paye* d’en faire moins…
Disons que vous avez 3 projets. Chaque projet demande un effort de 3 mois pour être achevé. Chaque projet ne délivre qu’une valeur de $10,000 le premier mois, augmentant de $10,000 chaque mois jusqu’à atteindre un plateau de $50,000 par mois.
Le scénario 1 est que les 3 projets sont menés en parallèle, qui est ce qui se produit d’habitude, particulièrement dans les plus grandes organisations. Aucune valeur ne sera réalisée avant la fin des 9 mois. En réalité cela pourrait aussi prendre plus longtemps, en raison de l’inefficacité de la commutation de tâche.
Le scénario 2 est que vous complétez chacun des projets à son tour, vous concentrant entièrement sur chaque projet jusqu’à ce qu’il soit fini. Après le mois 3, le projet 1 commence à accumuler de la valeur. Après le 6ème mois, le projet 2 commence à accumuler lui aussi de la valeur. Après le 9ème mois, le projet 3 est lui aussi livré, pas plus tard que dans le scénario 1.
Dans cet exemple simple, cumulativement nous avons réussi à réaliser beaucoup plus de valeur dans le scénario 2 où chaque projet est complété à son tour. Nous avons aussi le bénéfice d’une vitesse plus rapide pour commercialiser les 2 premiers projets, qui pourraient potentiellement nous donner un avantage sur nos concurrents et nous permettre d’établir notre position en premier sur le marché.
Maintenant regardons les chiffres pendant l’année 1 :
Scénario 1 : accumule une valeur de $180,000
Scénario 2 : accumule une valeur de $610,000
C’est une différence massive selon tout standard! 330 % de plus de valeur.
C’est un concept si simple.
Et du point de vue de la logique, il est vraiment indiscutable. Mais nous tous semblons tomber dans le même piège commun. Le piège de devoir montrer à tous du progrès, donc nous finissons par en faire trop tout de suite, même si cela délivre moins de valeur au final pour notre organisation.
Peut-être cette explication vous aidera-t-elle à en convaincre d’autres, parce que je suis certain que dans de plus grandes organisations vous pouvez ajouter un ou deux zéro aux chiffres ci-dessus !
Et imaginez tous les maux de tête en problèmes d’approvisionnement et de priorisation qui s’envolent quand on permet à l’équipe de se concentrer sur un projet à la fois. Quel bonheur!
S’il y a une chose qu’un cadre exécutif peut faire pour davantage aider ses équipes, c’est leur fournir l’opportunité de se concentrer.
Partenaire de DantotsuPM
partagez ce billet avec vos amis, collègues et relations professionnelles
Guide des Bonnes Pratiques en Lean Project Management
Le GBP-LPM vous est offert gracieusement et vous pourrez contribuer à son évolution. Il à été réalisé, exclusivement par des bénévoles de différents métiers, au sein du GR-LPM : « Groupe de Réflexion Lean Project Management »
Objectif :
Les bénévoles : Initiateur, pilote, membres permanents, parrains, de cette initiative se sont fixé pour objectif principal d’offrir un support de référence pour les acteurs de la gestion de projets souhaitant développer leurs connaissances et leurs compétences du Lean appliqué à la Gestion des Projets de Transformation Organisationnelle.
Découvrez les pratiques, par exemple :
Utiliser les facteurs de succès pour réussir un projet de transformation…
Formaliser l’idée du projet en choisissant les méthodes et outils…
Tout au long du GBP-LPM vous pourrez vous aider des nombreuses annexes qui traitent de méthodologie, théories, modèles d’évaluation et autres référentiels…
Bien évidemment ce Guide intègre des liens vers le « Lexique Glossaire du Management » sur de nombreux termes et concepts pour optimiser la compréhension de chacun selon ses acquis et besoins.
partagez ce billet avec vos amis, collègues et relations professionnelles
Nous entendons souvent ces termes dans l’entreprise: Lean, Six Sigma. Ils sont quelquefois utilisés de manière interchangeable, d’autres fois opposés. En fait, ils se réfèrent à deux méthodes distinctes qui lorsqu’elles sont utilisées conjointement se complètent en Lean Six Sigma.L’article ci-dessous, truffé de pointeurs vers des documents plus détaillés, permet de mieux comprendre les différences et l’intérêt de ces deux approches.
Six Sigma?
TQM?
BPM?
BPR?
…
In business, we often hear the terms Lean and Six Sigma mentioned. They are often used interchangeably other times opposed. Actually, they refer to two different methods that can be combined for greater effects and then called Lean Six Sigma.The article is rich of pointers to more detailed papers to better understand the differences and benefits of the two approaches.
Il y a beaucoup de discussions et souvent de la confusion sur la différence entre Lean et Six Sigma. En général, voici l’essence des deux approches :