10 astuces pour rédiger de bons comptes-rendus de réunion. (Best of #2)

Votre compte-rendu de réunion est vital pour votre projet, votre équipe et plus largement pour toutes celles et ceux que les décisions prises peuvent impacter.

Votre compte-rendu assure que les personnes ont une compréhension commune de quel était l’objet de la réunion, quelles décisions ont été prises et quelles sont leurs prochaines actions à compléter.

Attachez-y grand soin et utiliser ces astuces pour aller plus vite dans cette tache sans rien oublier pour autant.

10 astuces pour rédiger de bons comptes-rendus de réunion (Collection « best-of »)

« La centrale énergétique silencieuse : L’activation des connaissances transforme la livraison des projets. » par Grace Najjar

Les désalignements, les erreurs répétées, les connaissances fragmentées et les performances incohérentes persistent, en particulier, mais pas seulement, dans les grands projets menés par les gouvernements.

« The Silent Powerhouse: How Knowledge Activation Transforms Project Delivery » par Grace Najjar

https://www.linkedin.com/pulse/silent-powerhouse-how-knowledge-activation-transforms-grace-najjar-y6pnf

Dans l’économie actuelle, axée sur les projets, les organisations sont confrontées à un paradoxe : Malgré les outils modernes, les méthodologies avancées et l’abondance de données, des points faibles familiers continuent de bloquer l’exécution. Les désalignements, les erreurs répétées, les connaissances fragmentées et les performances incohérentes persistent, en particulier dans les environnements de livraison de projets à grande échelle et menés par les gouvernements.

L’activation des connaissances devient un facteur de différenciation stratégique.

Les environnements augmentés par l’IA, interfonctionnels et axés sur les informations, alimentent la création de valeur, accélèrent les performances des projets et soutiennent l’innovation à grande échelle. Loin d’être une fonction innée, le management des connaissances (Knowledge Management – KM) est en train de devenir un catalyseur clé de l’agilité opérationnelle, de l’apprentissage organisationnel et de la prospective stratégique.

Cet article rassemble des informations de terrain, des conclusions pour le management exécutif contenues dans le livre blanc « Bridging Gaps in Mega Projects », une recherche mondiale de PMI®, Springer et RealKM, et des expériences pratiques dans les écosystèmes de livraison de la région Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA).

Cartographiez la douleur : Quand les connaissances s’arrêtent, la livraison ralentit.

À travers notre table ronde et notre travail de conseil dans le monde réel, une tendance claire s’est dégagée : De nombreux problèmes chroniques des projets découlent de déconnexions de connaissances.

Les dirigeants citent :

  • Retards dus à une mauvaise intégration et à un mauvais transfert de projet.
  • Fragmentation des informations entre les équipes et les outils.
  • Incapacité à localiser des documents et des experts humains dans des domaines spécifiques.
  • Incapacité à mettre à l’échelle les pratiques réussies.
  • PMOs désengagés ou centres d’excellence passifs.
  • Duplication du travail en raison d’un manque de visibilité.
  • Transitions de leadership sans flux de connaissances structurés.

Ces points sensibles ont été exprimés par des décideurs de haut niveau et cartographiés dans notre livre blanc que nous avons publié lors de l’édition de février 2025 de la Project Control Expo UAE.

Il ne s’agit pas simplement de défauts de processus, mais d’un échec à capturer, connecter et appliquer les connaissances au bon endroit et au moment opportun.

Des écarts aux gains : 10 pratiques pour activer la diffusion axée sur l’information

Niveau opérationnel – Résoudre les problèmes d’exécution

#1 – Corrigez les lacunes d’exécution grâce aux connaissances basées sur les rôles.

Les connaissances spécifiques au contexte doivent être rendues accessibles à ceux qui exécutent des tâches de livraison. Des outils tels que des kits d’intégration, des cartes de flux de travail visuelles et des briefs contextuels permettent aux managers de projet et aux membres de l’équipe de comprendre les rôles, les attentes et les normes dès le premier jour.

#2 – Maintenez la continuité entre les équipes de projet en rotation.

Les projets se dissolvent souvent une fois les objectifs atteints, mais les connaissances institutionnelles doivent persister. L’intégration de transferts structurés, d’observation de rôles et de playbooks atténuent le risque de perte de connaissances et réduisent le temps de montée en puissance des nouveaux membres.

#3 – Intégrez l’intelligence d’exécution dans les flux de travail de livraison.

Les connaissances doivent résider dans les outils et les routines que les équipes utilisent déjà. Intégrez des conseils sur les processus, des tableaux de bord en direct et des recommandations contextuelles dans les outils de management de projet pour vous assurer que les leçons sont exploitables, et non cachées dans ces documents.

#4 – Mettez en œuvre une robuste gouvernance de l’information.

Une classification et une structuration correctes des actifs de connaissances sont essentielles pour les rendre trouvables et réutilisables. Établissez une convention de nommage standardisée, des protocoles de métadonnées clairs et un balisage du cycle de vie pour garantir que le contenu est étiqueté de manière cohérente, fiable et accessible au moment où vous en avez besoin.

Niveau tactique – Favoriser la gouvernance et l’alignement stratégique

#5 – Donnez aux PMOs et aux centres d’excellence les moyens d’agir en tant que moyens stratégiques.

Les PMOs et les centres d’excellence doivent devenir des conseillers en temps réel, des curateurs de données et des orchestrateurs d’apprentissage. Ils doivent permettre la mise en œuvre grâce à un coaching, à une interprétation des informations et à une aide à la décision basée sur des scénarios qui connectent la gouvernance avec l’apprentissage.

#6 – Appliquez une gouvernance intelligente des connaissances pour la confiance et l’impact.

La gouvernance n’est pas une question de contrôle, c’est une question de crédibilité. Établissez des protocoles pour la validation, la propriété des connaissances et leur renouvellement. Cela renforce la confiance dans le contenu partagé et favorise une réutilisation responsable.

#7 – Alignez le flux de connaissances sur le cycle de vie du projet.

Les connaissances ne sont pas statiques. Le cycle de vie d’un projet d’apprentissage intègre activement la découverte, la conception, la mise en œuvre et les revues de clôture. Alignez la capture et l’application des connaissances sur chaque phase du projet pour de meilleures décisions stratégiques et une réduction des choses à refaire ou corriger.

Niveau stratégique – Favoriser l’innovation et l’apprentissage.

#8 – Stimulez l’innovation grâce à la réutilisation intelligente.

L’innovation émerge lorsque des idées éprouvées sont appliquées dans de nouveaux contextes. Encouragez la réutilisation des modèles, des métriques et des cadres de travail qui ont apporté de la valeur. Mettez en évidence les réussites entre les projets et permettez aux équipes de s’appuyer sur des résultats réels.

#9 – Construisez une culture de la réflexion et de la réutilisation.

Apprendre est une habitude culturelle. Créez des rituels de réflexion tels que des rétrospectives, des cafés de partage de connaissances et des revues après action, et associez-les aux jalons du projet. Faites de la réutilisation une mesure de maturité.

#10 – Combinez des actifs codifiés avec un partage centré sur l’humain.

Équilibrez l’usage des bases de connaissances avec le partage expérientiel. Utilisez le storytelling, le mentorat inversé et les outils collaboratifs en temps réel pour transférer des connaissances explicites et tacites entre les niveaux et les générations.

Réflexion finale : Des archives passives à l’intelligence active !

Dans l’avenir émergent du travail, les organisations de projet doivent faire plus que gérer les livrables, elles doivent activer l’information. Le Management des connaissances n’est plus une fonction d’arrière-plan. C’est le tissu conjonctif qui permet la vitesse, la confiance et l’innovation. Lorsqu’il est appliqué efficacement, le management des connaissances améliore la façon dont les informations sont dérivées des données et des bases de données, transformant les informations en connaissances exploitables qui éclairent les décisions en temps réel.

Comme le confirme l’étude « Bridging Gaps in Mega Projects », de nombreux problèmes de planification, de reporting, d’adoption d’outils et de transitions de leadership sont les symptômes d’un problème fondamental : Des connaissances sous-utilisées ou inaccessibles.

Les PMOs et les centres d’excellence les plus efficaces du futur seront ceux qui organisent, contextualisent et mènent les connaissances en actions.

Avec l’essor de l’IA, des infrastructures intelligentes et des écosystèmes numériques, les enjeux n’ont jamais été aussi élevés.

Passons de la gestion de contenu à la mobilisation d’informations. De savoir ce que nous avons fait, à activer ce que nous devrions faire ensuite.

Agile ou l’agilité n’est jamais l’objectif ultime de votre projet !

Cela me gêne toujours quand je vois des gens traiter Agile comme LA solution miracle. Quelque chose à rechercher, quel qu’en soit le prix.

Inspiré de https://mdalmijn.com/p/agile-or-agility-is-never-the-goal de Maarten Dalmijn

L’agilité devrait découler naturellement du type de projet que vous réalisez comme une approche plus efficace qui produit de meilleurs livrables et davantage de valeur, le plus tôt possible à vos commanditaires.

Si les besoins auxquels votre projet doit répondre sont stables et matures et que vous attendez peu ou pas de surprises, vous n’avez pas besoin d’Agile, une approche et méthode prédictives seront très efficaces.

Si vous anticipez de nombreuses surprises mais que vous n’êtes pas en mesure de les manager, vous avez besoin de plus d’agilité.

Rien de réellement nouveau ici.

Si vous êtes un expert dans votre domaine, par exemple dans le management de projet, le développement logiciel, le marketing de produit… vous devez comprendre Agile et être imprégné de ses principes pour savoir quand en tirer bénéfice.

Agile n’est pas un objectif isolé à atteindre, c’est une partie nécessaire et fondamentale pour être bon dans votre job de manager de projet.

L’objectif reste de produire la valeur attendue de votre projet.

Agile peut faire naturellement partie de l’équation de réussite de votre projet, ou pas. Une approche Agile ou hybride fait partie des moyens pour réussir votre projet.

Financez l’avenir, pas les projets morts-vivants !

S’il y a un projet que vous connaissez et dont personne ne veut parler, il y a de fortes chances pour que ce soit un projet « zombie ». Voici 4 idées pour l’envoyer reposer en paix !

Tuer les projets zombies : Un impératif de durabilité.

Killing Zombie Projects: A Sustainability Imperative par Michael Young

https://blog.greenprojectmanagement.org/index.php/2025/05/23/killing-zombie-projects-sustainability-imperative/

Ce sont des projets dont personne ne veut parler. Ils traînent tranquillement en arrière-plan, au-delà du budget alloué, en décalage avec la stratégie et, d’une manière ou d’une autre, toujours vivants dans le système. Plus personne ne les défend, mais personne n’a débranché la prise non plus. Ils prennent du temps, des ressources et de la matière grise, mais offrent peu en retour.

Ce sont les projets zombies. Et dans l’environnement actuel axé sur la durabilité, les laisser s’attarder n’est pas seulement inefficace, c’est irresponsable.

Pourquoi les projets zombies représentent un risque pour la durabilité

Soyons clairs : Dans un monde confronté à des crises environnementales, sociales et économiques croisées, chaque projet a un coût d’opportunité. Chaque heure, euro ou tonne de CO₂ alloué à un projet zombie est une ressource détournée d’initiatives qui pourraient avoir un impact réel et positif.

Les projets zombies :

  • Gaspillent du carbone et des matériaux pour des résultats qui n’ont plus d’importance.
  • Consomment l’énergie de l’équipe et l’attention de la direction qui pourraient être redirigées.
  • Empêchent les projets plus régénératifs d’être prioritaires.
  • Minent la confiance dans la gouvernance et la discipline d’alignement stratégique.

En termes de durabilité, ils sont doublement nocifs : Ils apportent peu de valeur tout en empêchant de meilleures options d’aller de l’avant. Et parce qu’ils sont rarement contestés, ils persistent souvent longtemps après l’expiration de leur justification stratégique ou éthique.

Comment les projets zombies survivent-ils ?

Les projets zombies n’existent pas parce que les gens sont négligents. Ils survivent parce que les organisations manquent souvent de courage, de gouvernance ou d’informations, pour les challenger.

Ils persistent parce que :

  • Personne ne veut admettre qu’un projet est un échec.
  • Les coûts irrécupérables effacent les données actuelles.
  • Les conseils de la gouvernance n’ont pas le pouvoir (ou la volonté) de prendre des décisions difficiles.
  • Les critères ESG (Environmental, Social and Governance) ne sont pas intégrés dans les revues de projet.

Et parfois, ils restent en vie parce que l’analyse de rentabilité originale n’a jamais été réexaminée, même lorsque le monde qui l’entoure a fondamentalement changé.

Du risque à la responsabilité : Pourquoi le PPM (Projects Portfolio Management) doit être un chef de file.

Les managers de projets et de portefeuilles de projets sont depuis longtemps responsables de la livraison et de l’alignement. Mais de plus en plus, nous sommes appelés à diriger avec une responsabilité stratégique et éthique.

Éliminer les projets zombies n’est pas une question d’impitoyabilité. Il s’agit d’être responsable. Dans la gestion de portefeuille durable, le courage de dire « cela n’a plus de sens » est aussi important que de lancer quelque chose de nouveau.

Le vrai défi ? Nous avons besoin de meilleurs mécanismes pour repérer ces projets à un stade précoce, évaluer leur pertinence continue et savoir quand agir.

Signes que vous pourriez héberger un projet zombie

Utilisez cette liste de contrôle pour entamer la conversation avec votre équipe ou votre organe de gouvernance :

  • Pas de sponsor exécutif ou de propriétaire d’entreprise clair.
  • Le suivi de la réalisation des bénéfices a été discrètement supprimée ou reléguée au second plan.
  • Le projet continue d’absorber des ressources, mais n’a pas apporté de valeur depuis des mois.
  • Il n’est pas aligné avec les derniers objectifs ESG ou stratégiques.
  • L’intérêt des parties prenantes est passif ou purement politique.
  • Personne ne le défendrait s’il était contesté aujourd’hui.

Si vous cochez deux ou plus de ces affirmations, il est temps d’enquêter.

Étapes pratiques pour tuer un zombie (et en prévenir d’autres)

Les projets zombies peuvent être difficiles à tuer, mais c’est plus facile lorsque la gouvernance de votre portefeuille est configurée pour le faire de manière délibérée et transparente.

Voici 4 actions clés.

#1 – Introduisez des revues d’extinction.

Intégrez des revues programmées dans votre modèle de gouvernance pour réexaminer la pertinence et l’impact des projets actifs, en particulier ceux de longue durée ou coûteux.

Conseil : Exigez une nouvelle justification de l’analyse de rentabilité avec des évaluations actualisées de la durabilité et de l’impact sur les parties prenantes.

#2 – Utilisez des critères de durabilité dans les décisions de continuation.

Ne vous contentez pas de surveiller la progression par rapport au planning. Questionnez pour vérifier que le projet s’aligne toujours sur les objectifs actualisés en matière d’impact environnemental et social.

Conseil : Si l’empreinte carbone du cycle de vie de votre projet dépasse maintenant sa valeur, soyez prêt à vous retirer, même s’il est à mi-chemin de la livraison.

#3 – Faites de l’élimination un signe de force, pas d’échec.

Célébrez la clôture responsable du projet. Partagez les leçons apprises et réallouez rapidement les ressources à des initiatives à plus fort impact.

Conseil : Changez le langage de « annulation » à « réorientation stratégique » ou « priorisation régénérative ».

#4 – Suivez la dérive du portefeuille de projets.

Tenez à jour un tableau de bord qui mesure la santé du portefeuille de projets, pas seulement en termes de progrès, mais aussi en termes de contribution à la valeur, d’alignement sur la durabilité et d’énergie organisationnelle.

Astuce : Un projet achevé à 80 % mais qui n’est plus pertinent a plus de traînée que de valeur.

Exemple de cas : Une occasion manquée dans les infrastructures publiques.

En 2023, un grand projet de transport dans un centre régional a finalement été achevé après cinq années, soit deux ans de retard et 60 % de dépassement de budget. Conçu à l’origine pour améliorer la capacité des routes, il s’est avéré plus tard qu’il augmentait les émissions de CO², encourageait l’étalement urbain et endommageait des zones humides protégées.

Le point de départ ? Un projet de train régional proposé mais rejeté à l’époque en raison des limites de financement, aurait permis d’obtenir des résultats plus équitables et moins carbonés pour la même population. Mais le projet routier a continué parce que « nous avions déjà trop dépensé pour nous arrêter ».

Le vrai coût des projets zombies, c’est l’opportunité que nous n’avons jamais pu financer.

Partenaire de DantotsuPM, CERTyou est le spécialiste des formations certifiantes dont PMI PgMP !

Réflexion finale : Faites de la place pour ce qui compte !

La durabilité ne consiste pas seulement à lancer de meilleurs projets, mais aussi à leur faire de la place.

Cela signifie qu’il faut avoir l’audace de demander :

  • Ce projet est-il toujours le bon ?
  • Reflète-t-il ce que nous savons, apprécions et croyons maintenant ?
  • Le financerions-nous aujourd’hui, sachant ce que nous savons maintenant ?

Les projets zombies ne font pas que faire perdre du temps. Ils gaspillent des opportunités. Et dans le monde dans lequel nous vivons, ce n’est pas seulement une opportunité manquée, c’est un échec stratégique et éthique.

L’avenir appartiendra aux portefeuilles qui sont disciplinés, dynamiques et suffisamment honnêtes pour lâcher ce qui ne sert plus.

Il est temps de faire le ménage.

Financez l’avenir, pas les morts-vivants !

Pas au courant de votre pouvoir ?

Si vous ne réalisez pas que vous avez du pouvoir, vous ne pourrez peut-être pas l’exercer.

Unaware par Seth Godin

https://seths.blog/2024/01/unaware/

Si vous ne réalisez pas que vous avez du pouvoir, vous ne pourrez peut-être pas l’exercer.

Le pouvoir de prendre la parole, de participer, d’inventer, de diriger, d’encourager, de voter, de connecter, de s’organiser, de marcher, d’écrire, de dire « non » ou de dire « oui ».

Il est tentant d’imaginer que vous avez moins de pouvoir que vous n’en avez. Cela vous permet de rester tranquilles. Pour l’instant.

 

The State of the PMO 2025

Comment améliorer l’impact de votre PMO ?

 

Téléchargez gratuitement ce rapport.

The State of the PMO 2025 a été conçu pour vous aider à comprendre les meilleures pratiques actuelles ainsi que les tendances qui permettront d’améliorer l’impact stratégique de votre PMO et le succès de votre entreprise.

En partageant leurs expériences, les répondants aident leurs organisations à comparer leur PMO à celui des autres et à élaborer une analyse de rentabilité pour renforcer leur PMO.

L’enquête couvre aussi la taille, la portée et la complexité du PMO, ses types d’activités et son rôle.

Après un focus sur qui sont les membres du PMO et quels types de formation ils et elles reçoivent, il leur a été demandé :

  • Votre PMO est-il utilisé en tant que service ?
  • Utilisez-vous l’intelligence artificielle dans vos activités de PMO ?

Enfin, les praticiens font un retour sincère sur la performance globale de leur PMO et indiquent quelles activités sont prioritaires pour les 24 prochains mois.

« Quand un projet échoue, ce n’est pas l’outil : C’est l’adhésion » par Émilie Lerendu

Le vrai problème n’est pas toujours visible.

On lance un ERP (Enterprise Resource Planning). Le plan de transformation est cadré, clair et partagé. Mais quelques mois plus tard, tout s’enlise : On accumule les réunions sans décision, les équipes décrochent, les partenaires externes prennent le contrôle. Ce scénario est courant et pourtant ce n’est pas un problème de méthode.

Les projets échouent rarement à cause de la technologie. Ils échouent parce que l’adhésion humaine n’est pas là. Et ce décalage devient vite un coût invisible : Perte de temps, tensions internes, démotivation. Voici ce que cette réalité m’a appris sur les vraies causes d’échec et les moyens d’y répondre.

#1 – Un ERP stratégique peut devenir une fracture invisible.

Dans un groupe multi-agences régionales, un projet de centralisation d’un ERP financier avait pour but d’harmoniser la gestion financière au siège. Sur le papier, tout était prêt.

Mais rapidement, des blocages ont émergé :

  • Des agences régionales inquiètes de perdre leur autonomie.
  • Des incompréhensions malgré les formations.
  • Des tensions croissantes entre terrain, direction et prestataires.

Résultat : Des jalons majeurs repoussés. Le prestataire externe a peu à peu pris le contrôle du projet. Le projet a été mené dans la douleur et sans l’adhésion de ceux qui allaient l’utiliser.

#2 – Quand la dynamique s’enraie.

Dans ce type de transformation, ce ne sont pas les outils qui bloquent. Ce sont les décalages entre les acteurs : Terrain, direction, partenaires. Ces micro-frictions s’accumulent et finissent par désorganiser la dynamique.

On observe alors :

  • Des équipes écartées des décisions, qui se referment.
  • Des sponsors absents ou peu visibles.
  • Des arbitrages flous, pris sous pression.

À court terme, on constate des tensions, du retard et du désengagement.
À long terme, les conséquences peuvent être plus conséquente avec une perte de gouvernance, une rupture de confiance des équipes.

#3 – Ce qu’on retient de ce projet

  • Les tensions internes sont lisibles de l’extérieur : Un prestataire les détecte et les exploite.
  • Un projet a besoin d’un sponsor fort avec des objectifs communs : Le chef de projet se retrouve seul face à des enjeux politiques.
  • Un planning sans cap humain n’est qu’un échéancier : Il faut aussi suivre l’engagement, et maintenir l’énergie et la compréhension.

Leviers d’action immédiate à mettre en place.

  1. Relancer le dialogue : Mise en place d’ateliers, faire des points individuels, rituels réguliers.
  2. Redonner la légitimité au sponsor.
  3. Clarifier les rôles et les décisions attendues.
  4. Co-adapter les usages avec les équipes concernées.
  5. Redonner du sens : Pourquoi ce projet, pour qui, avec quels bénéfices ?

Conclusion – Un projet bien mené se joue d’abord sur le terrain humain.

Un bon outil mal porté crée du rejet. Une gouvernance floue affaiblit l’adhésion. Et un chef de projet seul ne peut compenser un manque de vision partagée.

Réussir une transformation, ce n’est pas seulement tenir les délais. C’est sécuriser les dynamiques humaines tout au long du parcours. C’est là que se joue la vraie continuité du changement.


Émilie Lerendu

Émilie Lerendu

Émilie est cheffe de projet indépendante avec 5 ans d’expérience au sein de grands groupes industriels français.
Elle intervient sur des projets stratégiques de transformation et conduite du changement en combinant efficacité opérationnelle et dynamique d’équipe.

Devriez-vous réanimer ce projet voué à l’échec ?

Avant de saisir le défibrillateur et de tenter de relancer un projet, déterminez si cette chose a même un pouls.

Should You Resurrect That Doomed Project?  par Bonnie Biafore

https://www.bonniebiafore.com/should-you-resurrect-that-doomed-project/

Lorsque les gens perdent confiance en un projet, ils peuvent toujours trouver des choses plus excitantes à faire, comme réorganiser leurs rangements ou regarder la climatisation gonfler la coiffure de leur collègue.

#1 – Qui est à l’origine de cette demande de redémarrage ?

Et je ne parle pas de la personne qui vous a envoyé un e-mail. Je veux dire le vrai marionnettiste. Si ce sont les mêmes personnes qui l’ont laissé se faner auparavant, soyez sceptique. S’il s’agit de quelqu’un de nouveau, il se peut qu’il ait le muscle nécessaire pour le maintenir en vie cette fois-ci.

#2 – Quel est leur pouvoir ?

Peuvent-ils réellement affecter des ressources et obtenir des financements, ou ne sont-ils que des supporters optimistes ? De plus, est-ce qu’ils se présentent pour être le sponsor du projet ? Si ce n’est pas le cas, préparez-vous pour une autre manche du jeu « Faisons semblant que c’est important ».

#3 – Sont-ils là pour le long terme ?

Un sponsor doit avoir trois choses : l’engagement, la connaissance de ce que ce projet est censé faire et l’endurance nécessaire pour le mener à bien. S’ils sont simplement à la recherche d’une victoire rapide pour impressionner leur supérieur, vous risquez d’être aux prises avec un autre échec.

#4 – Le projet a-t-il encore un sens ?

Si l’analyse de rentabilité était faible la dernière fois, cela pourrait expliquer pourquoi tout le monde a quitté le navire. Vérifiez si ce projet est toujours pertinent. Sinon, il s’agit d’une suite de la franchise « Qui peut ignorer cela le plus longtemps ? ».

#5 – Quelle est la concurrence pour les ressources ?

Y a-t-il des projets plus importants et plus brillants qui pomperont votre personnel et votre budget au moment où les choses se compliqueront ? Si votre projet n’est pas une priorité maintenant, il ne sera pas non plus dans six mois, sauf peut-être comme une future mise en garde contre les « leçons apprises ».

Si, après ce rappel à la réalité, le projet semble pouvoir se tenir debout sur ses deux pieds, allez-y. Mais ne gardez pas vos résultats pour vous, partagez-les avec les acteurs clés et les membres de l’équipe. Si vous êtes sceptique, c’est probablement le cas pour eux aussi. Mieux vaut aborder ces doutes dès le départ que de regarder l’histoire se répéter.

Cet article fait partie de la série Bonnie’s Project Pointers newsletter et vous pouvez  vous y abonner pour recevoir des notifications lorsqu’un nouvel article en langue anglaise est publié.

Les conditions générales de vos contrats sont-elles toujours efficaces pour vous ? par Tiffany Kemp

Dans vos projets, de nombreux contrats sont souvent nécessaires, avec vos clients et avec vos fournisseurs. A quand remonte la dernière fois où vous en avez revu les conditions générales ?

Vous savez, ces paragraphes souvent longs (et que je trouve fastidieux) qui représentent pourtant une partie de vos engagements mutuels.

Ce billet de Tiffany Kemp, l’auteure de Deal Makers – how intelligent use of contracts can help you sell more and deliver better et fondatrice et directrice exécutive chez Devant.co.uk, a attiré mon attention.

Le printemps est dans l’air !

C’est une saison de renouveau, de nouveaux départs et le moment idéal pour prendre du recul et revoir les fondements de votre entreprise :  Vos contrats, vos conditions générales et vos documents clés !

Chez Devant, Tiffany Kemp et son équipe estiment que des contrats bien structurés et à jour ne sont pas seulement des nécessités juridiques. Ce sont des outils puissants qui aident votre entreprise à fonctionner sans heurts, à établir des relations plus solides et à vous assurer que vous tirez le meilleur parti de chaque transaction.

Mais à quand remonte la dernière fois que vous avez fait une véritable revue détaillée de vos contrats ?

Le business évolue rapidement et si vos accords ne suivent pas le rythme, ils ne vous protègent peut-être pas ou plus aussi bien qu’ils le devraient.

Quelles sont vos réponses à ces questions ?
  • Ai-je introduit de nouveaux produits, services ou modèles de tarification ?
  • Ai-je rencontré des défis dans la relation client ?
  • Les retards de paiement ou les litiges sont-ils devenus pour moi un véritable casse-tête ?
  • Mes contrats reflètent-ils les dernières exigences légales ?
Si l’une de ces questions vous donne à réfléchir, il est temps de rafraîchir vos conditions générales !

Une équipe d’avocats experts peut examiner, améliorer et mettre à jour vos documents, en s’assurant qu’ils sont conformes aux réglementations actuelles et aux meilleures pratiques afin que vous puissiez vous concentrer sur la croissance de votre entreprise en toute confiance.

Contactez Tiffany chez Devant.

« Le Project Management Office (PMO), moteur de la durabilité dans les projets » du GPM

 « The Project Management Office: A Driver for Sustainability in Projects » du GPM traite du rôle croissant du Project Management Office (PMO) en tant que moteur de la durabilité dans les projets.

« The Project Management Office: A Driver for Sustainability in Projects »

Téléchargez gratuitement ce document en anglais.

La première partie expose les différents types de PMO et leurs fonctions dans le management de projets.

J’en retiens surtout :

  • Les PMO standardisent les processus de gouvernance liés aux projets et facilitent le partage des ressources.
  • 40 % des PMOs sont principalement impliqués dans la planification et le contrôle des projets.
  • Les PMO peuvent évoluer de PMO de base à PMO avancé en prenant des responsabilités croissantes.
  • Les PMO doivent s’adapter aux besoins et à la culture de l’organisation.
  • Peu de PMOs vieillissent bien : Les PMO sont souvent stoppés après 18 mois d’opération en raison d’une faible perception de leur efficacité.
  • La personnalisation des PMO est essentielle pour répondre aux attentes spécifiques des parties prenantes.

La seconde partie indique comment les principes de durabilité peuvent être adaptés aux PMO pour améliorer son efficacité et sa gouvernance.

6 principes de durabilité pour le PMO visent à enrichir la gouvernance existante sans la remplacer.

#1 – L’importance de l’engagement et de la responsabilité partagée avec la direction.

Le PMO doit promouvoir une relation symbiotique avec la direction. Il doit y avoir une responsabilité partagée à l’égard de la promotion d’environnements sains, sûrs et respectueux des principes de justice et du traitement équitable de toutes les parties prenantes.

#2 – L’éthique et la prise de décision alignées avec la gouvernance organisationnelle.

Le PMO doit aligner ses processus décisionnels sur les principes éthiques universellement acceptés. Il doit s’engager dans l’identification, l’atténuation et la prévention des impacts négatifs potentiels, immédiats et à long terme, sur la société et l’environnement.

#3 – La gestion intégrée et transparente de l’information pour soutenir la durabilité.

Le PMO doit assurer l’intégration et la transparence de l’information pour soutenir la croissance économique, l’intégrité sociale et le management de l’environnement. Ce principe exige un engagement inébranlable à fournir des informations précises et au bon moment qui soutiennent les processus de prise de décision reflétant les objectifs de durabilité.

#4 – Une approche basée sur des valeurs pour générer de la valeur organisationnelle.

Le PMO doit diriger en intégrant une approche fondée sur des principes et des valeurs au cœur des opérations organisationnelles.

Il s’agit de donner la priorité aux pratiques éthiques, à la responsabilité sociale et au management de l’environnement, en plus des objectifs économiques.

#5 – L’équité sociale et écologique.

La capacité d’adaptation du PMO est essentielle pour évaluer et répondre aux vulnérabilités inhérentes aux zones écologiquement sensibles. Ce principe met l’accent sur la nécessité pour les PMOs de fournir des services qui tiennent compte de la dynamique démographique et de l’équilibre écologique. Les PMOs doivent adapter leurs capacités pour servir de catalyseurs de la justice sociale et environnementale.

#6 – La prospérité économique durable.

Le PMO doit montrer l’exemple en adoptant et en promouvant des stratégies financières durables et équitables. Ce principe insiste sur la nécessité pour les PMO d’incarner et de promouvoir des pratiques financières qui tiennent compte à la fois des besoins actuels des parties prenantes et des aspirations des générations futures, assurant ainsi une prospérité économique inclusive et durable.

La troisième partie présente les types de PMO et l’utilisation des outils GPM pour intégrer la durabilité dans la gestion de projet.

  • 3 types de PMO sont discutés : PMO supportant un seul projet ou programme, PMO D’Entreprise supportant tous les projets et programmes de celle-ci et PMO de type Portfolio Management qui priorise et aligne tous les projets et programmes de l’entreprise.
  • Les outils GPM, comme le Standard P5 et PRiSM, aident à intégrer la durabilité dans tous les projets et programmes.
  • Le PMO de projets utilise des outils GPM pour améliorer la performance du projet ou des projets du programme tout en intégrant des considérations de durabilité.
  • Le PMO d’Entreprise développe des guides et des formations pour renforcer les capacités de durabilité à l’échelle de l’organisation.
  • Le PMO Portefeuille de projets aligne la sélection des projets avec les priorités de durabilité, garantissant que les ressources soutiennent les objectifs de durabilité.
  • PSM3 évalue la maturité organisationnelle en matière de durabilité, fournissant des recommandations pour améliorer les pratiques.
  • Les organisations qui adoptent les outils GPM constatent une amélioration immédiate de leurs initiatives de durabilité.
  • L’intégration des outils GPM permet de gérer efficacement les projets tout en contribuant aux objectifs environnementaux et sociaux.

Les PMOs sont essentiels pour intégrer les principes de durabilité dans le management de projet, utilisant des outils comme le P5™ Standard et PRiSM™.

En adoptant des approches comme les PMOs dédiés et basés sur des principes, ils favorisent des pratiques éthiques et responsables.

Leur engagement stratégique peut transformer les organisations vers un avenir durable.

Réalignez-vous pour obtenir des résultats : Que se passe-t-il après la revue de votre portefeuille de projets ?

Après la revue du portefeuille de projets commence le « vrai » travail.

https://www.quayconsulting.com.au/news/realigning-for-results-what-comes-after-the-project-portfolio-review/ par Quay Consulting

Réaligner les priorités, prendre des décisions difficiles et donner au PMO au niveau de l’Entreprise (EPMO) les moyens de s’assurer que chaque projet contribue de manière significative aux objectifs à long terme de l’organisation.

Une revue complète  de votre portefeuille de projets peut donner l’impression d’avoir atteint la ligne d’arrivée, mais en réalité, ce n’est que le point de départ.

La revue offre un aperçu précieux : Quels projets sont à la traîne, lesquels produisent d’excellents résultats et lesquels évoluent d’une manière que vous n’aviez pas prévue.

Une fois ces informations en main, le vrai travail commence : Réaligner le portefeuille pour générer une valeur maximale et intégrer un cycle d’amélioration continue dans votre approche de management de projet.

Réévaluez et réalignez votre portefeuille.

La première étape, et la plus immédiate, le réalignement du portefeuille, exige un leadership décisif à plusieurs niveaux. Idéalement, ces décisions devraient se faire au plus haut niveau de sponsor ou même au comité d’investissement pour s’assurer que chaque changement stratégique est soutenu par une évaluation solide des risques et bénéficie de l’adhésion des principales parties prenantes.

Cette surveillance de haut niveau est essentielle, car des choix difficiles devront être faits. Il n’est jamais facile d’équilibrer des priorités concurrentes et de repenser l’allocation des ressources, mais avec les conseils de la direction, ces décisions ont de meilleures chances de rester alignées sur les objectifs et les ressources plus larges de l’organisation.

À ce stade, les projets se répartissent souvent en catégories claires : Ceux qui sont sous-performants, ceux qui se déroulent comme prévu et ceux qui laissent entrevoir de nouvelles opportunités. C’est ce dernier groupe qui suscite le plus d’enthousiasme, lorsque l’examen met en lumière des projets potentiels ou des zones de croissance inexploitées.

Pour les projets qui n’atteignent pas leurs objectifs, les dirigeants doivent se demander s’il s’agit simplement de défis ponctuels ou du signe de quelque chose de plus systémique. Cela peut signifier réduire les ressources, ajuster les échéances ou même arrêter le projet si les bénéfices ne sont plus là. Il est essentiel ici d’éviter l’erreur des coûts irrécupérables (l’envie de continuer à investir simplement parce que vous y avez déjà consacré du temps et de l’argent), plutôt que de vous concentrer sur ce que le projet peut encore offrir de manière réaliste.

Les organisations courageuses et leurs leaders savent quand tenir et quand plier. Pour prendre du recul par rapport à un projet, même après un investissement important, il faut se concentrer clairement sur la stratégie plutôt que de s’accrocher aux efforts passés. Bien que ces décisions puissent être difficiles, elles permettent finalement à l’organisation de réorienter le temps, le financement et les efforts vers des initiatives qui correspondent mieux à sa vision et qui ont plus de chances d’atteindre les objectifs du portefeuille.

Bien qu’il soit naturel de se concentrer sur les projets aux deux extrémités du spectre de performance, un portefeuille bien équilibré comprendra également des projets offrant des rendements stables et solides. Ce groupe peut sembler à faible risque, mais il est crucial de ne pas le laisser sur pilotage automatique. Des contrôles réguliers de l’état d’avancement au niveau du portefeuille et des projets permettront d’éviter les surprises et de maintenir les projets les plus performants en pleine forme.

Le rôle de l’EPMO : Arbitre et coach.

Tout au long du processus de réalignement, le bureau de management de projet d’entreprise (EPMO) joue un rôle essentiel, intervenant à la fois en tant qu’arbitre et conseiller pour maintenir l’objectivité et l’équité des décisions. Son rôle dans le maintien de la transparence à tous les niveaux est crucial.

Mais l’EPMO a un autre rôle clé à jouer : Celui d’un coach, axé sur l’amélioration des performances futures. L’amélioration continue est au cœur des responsabilités de l’EPMO. Plutôt que de considérer chaque revue de portefeuille comme un exercice ponctuel, l’EPMO devrait rechercher des thèmes récurrents et les suivre au fil du temps.

Par exemple, si des problèmes tels que la dérive de la portée ou les dépassements budgétaires sont courants, cela peut être le signe qu’une gestion plus stricte de la portée ou de meilleures prévisions sont nécessaires. De même, si certains sponsors supervisent constamment des projets peu performants, cela pourrait indiquer des lacunes dans la gouvernance ou la nécessité de former les sponsors.

Et puis il y a les redoutables « projets pastèques », ceux qui semblent verts sur le tableau de bord des rapports mais qui sont rouges à l’intérieur, progressant sur des hypothèses trop optimistes. Si ce schéma continue d’apparaître, cela pourrait être le signe d’une culture de bonnes nouvelles , où les manager de projet hésitent à signaler les problèmes. Pour s’attaquer à ce problème, il faut favoriser une culture qui valorise la transparence et les commentaires constructifs.

Parfois, avoir un point de vue indépendant peut faire toute la différence. Un point de vue impartial, qu’il s’agisse d’un conseiller externe ou intégré à des processus comme votre comité d’investissement, peut mettre en lumière des problèmes qui pourraient autrement passer inaperçus ou ignorés, car « c’est ainsi que nous avons toujours fait ici ».

Allez au-delà de la revue.

En fin de compte, une revue de portefeuille n’a d’importance que si elle déclenche l’action. Le réalignement, les décisions difficiles et le leadership intrépide transforment les idées en progrès. Avec le soutien de l’EPMO, les organisations peuvent cesser de se contenter de gérer des projets et commencer à orienter le portefeuille vers un impact réel et stratégique et, en fin de compte, s’assurer que chaque projet contribue de manière significative à la situation dans son ensemble.

Dans vos projets, posez toujours la question de la valeur avant celle du budget.

De nombreux directeurs et managers demandent souvent en premier combien coûtera un projet et combien de temps l’équipe prendra pour le réaliser. Répondez d’abord par la question sur la valeur attendue.

Combien coûtera le projet est important mais ce n’est pas la question la plus utile, car personne ne peut réellement le savoir au tout début du projet.

Par la suite, même après avoir bien avancé dans le projet, peu d’entre nous peuvent le dire précisément. Et à la fin, vous aurez déjà dépensé l’argent et pris le temps nécessaire.

Le cas d’affaire (Business case) du projet doit détailler les bénéfices attendus.

Voici des questions plus utiles sur la valeur.

Avant de commencer

  • Quelle est la valeur de ce projet ?
  • Devrions-nous le faire ou pas du tout ? Demandez ce que la valeur signifie pour ce projet : Revenus, réduction de coûts, satisfaction client, part de marché, innovation, image de l’entreprise, durabilité…
  • Quel est le coût ou le manque à gagner de ne pas avoir ce projet complété ?

Pendant le projet

  • Est-ce que ce projet a encore de la valeur ? Question à poser régulièrement et qui permettra de poser les suivantes.
    • Est-il temps de s’arrêter ?
    • Le futur rapport nouvelle fonctionnalité sur coût et temps additionnels justifie-t-il de continuer ?

Quand vous connaissez la valeur du projet.

Lorsque vous savez ce que la valeur signifie pour vous et pour vos commanditaires, mesurez le temps de création de cette valeur, le temps nécessaire à l’équipe, les moyens nécessaires et donc l’estimation de coût.

Pendant le projet, puis à la fin, mesurez la valeur acquise par rapport à celle attendue. (Et n’oubliez pas que, parfois, la valeur ne s’obtient qu’après de nombreux mois d’utilisation des livrables du projet).

Théorie du portefeuille selon Seth Godin

« Vaut-il mieux mettre tous vos œufs dans le même panier et bien le surveiller ou plutôt répartir vos œufs en plusieurs endroits ? » La question se doit d’être posée si vous êtes l’une ou l’un des décideurs sur la composition de votre portefeuille de projets (PPM).

Portfolio theory par Seth Godin

https://seths.blog/2023/06/portfolio-theory/

Une émission peut faire l’année de Netflix. Une action peut faire les chiffres pour un investisseur. Un joueur peut conduire une équipe à la victoire.

La clé est : « Je ne suis pas sûr duquel ce sera, mais ce sera l’un d’entre eux. »

Le défi de tomber amoureux du potentiel d’un seul œuf est que nous finissons souvent par composer tout le panier de la même manière. Ce n’est plus un portefeuille, c’est un pari encore et encore.

Les meilleurs portfolios ont des éléments dont vous êtes presque sûr qu’ils sont faux. Ils finissent souvent par avoir raison.

 

Comment atteindre la neutralité carbone grâce à la gestion de portefeuille de projets et à la sélection de projets ?

Dans un contexte d’escalade du changement climatique, l’atteinte du zéro émission nette de carbone est peut-être déjà devenue un objectif crucial pour votre organisation. Comment aborder ce challenge ?

Achieving Net Zero Carbon Emissions Through Project Portfolio Management and Project Selection par Michael Young

https://blog.greenprojectmanagement.org/index.php/2024/07/17/achieving-net-zero-carbon-emissions-project-portfolio-management-project-selection/

L’un de nos clients a récemment déclaré une ambition audacieuse :

« Atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. »

Lorsque nous leur avons demandé leur plan, ils ont répondu : « C’est pourquoi vous êtes ici. »

Dans un contexte d’escalade du changement climatique, l’atteinte du zéro émission nette de carbone est devenue un objectif crucial pour de nombreuses organisations. La course est lancée, de nombreuses entreprises s’engageant publiquement à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Malgré ces engagements publics, de nombreuses organisations n’ont aucune idée de la façon dont elles y parviendront. Pour atteindre cet objectif, les organisations doivent gérer leur empreinte carbone, ce qui s’apparente à la gestion d’un budget financier. La gestion de portefeuille de projets (Project Portfolio Management / PPM) et la sélection stratégique des projets jouent un rôle central dans cette entreprise, permettant aux organisations d’aligner leurs activités de projet sur leurs objectifs de réduction des émissions de carbone.

Maîtriser le concept de budget carbone

Un budget carbone est la quantité totale d’émissions de CO2 autorisées sur une période donnée pour rester dans une limite de température spécifique, telle que définie par l’Accord de Paris. Pour les organisations, ce concept se traduit par une limite auto-imposée d’émissions de CO2 de toutes leurs activités, y compris les projets nouveaux et existants.

La gestion d’un budget carbone passe par :

  • Fixer des objectifs d’émissions de carbone : Définir des objectifs clairs et mesurables pour réduire les émissions de CO2 au fil du temps.
  • Surveillance des émissions : Suivi continu des émissions de tous les projets et opérations.
  • Équilibrer les émissions : S’assurer que les nouveaux projets réduisent les émissions ou sont compensés par d’autres initiatives de réduction des émissions de carbone afin de respecter le budget carbone.

Le rôle de la gestion de portefeuille de projets dans l’atteinte de la neutralité carbone

Le PPM fournit un cadre structuré pour la sélection et la gestion des projets afin de s’assurer qu’ils s’alignent sur les objectifs stratégiques d’une organisation, y compris l’atteinte des objectifs de réduction des émissions de carbone. En alignant les projets sur les stratégies de réduction des émissions de carbone, les organisations peuvent prioriser les initiatives qui offrent des avantages environnementaux significatifs.

L’intégration de l’impact carbone dans les critères de sélection des projets est essentielle. Les projets doivent être évalués non seulement sur leurs rendements financiers, mais aussi sur leur potentiel d’augmentation ou de diminution des émissions de carbone. Ce double objectif permet de s’assurer que les projets sélectionnés soutiennent le budget carbone global de l’organisation.

Intégrer la budgétisation carbone dans la sélection des projets

Pour gérer efficacement un budget carbone, les organisations doivent intégrer les considérations carbone dans leur processus de sélection de projet. Lorsque de nouveaux projets sont ajoutés au portefeuille, leurs émissions de carbone doivent être soigneusement évaluées et intégrées dans le budget carbone global. Cette étape est cruciale pour s’assurer que l’organisation reste sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs de carboneutralité. Sans adopter cette approche, comme c’est souvent le cas dans de nombreuses organisations, il n’y a pas de chemin clair pour atteindre la neutralité carbone. Au lieu de cela, l’atteinte de la neutralité carbone est largement laissée au hasard.

En intégrant la budgétisation carbone dans le PPM, les organisations peuvent prendre des décisions plus éclairées sur les projets à poursuivre. Cette approche garantit que les impacts environnementaux sont pris en compte en même temps que les mesures financières, ce qui permet d’obtenir des portefeuilles de projets plus durables.

Mettre en œuvre la budgétisation carbone dans le PPM : un guide étape par étape

Préparation

  1. Fixez des objectifs clairs : Établissez des objectifs clairs et mesurables de réduction des émissions de carbone qui s’alignent sur les objectifs stratégiques de l’organisation et les normes de l’industrie.
  2. Élaborez un cadre de comptabilisation du carbone : Mettez en œuvre un cadre solide pour le calcul et le suivi des émissions de carbone dans tous les projets. Cela devrait inclure des outils et des méthodologies pour des mesures et des rapports précis.
  3. Impliquez les parties prenantes : Impliquez les principales parties prenantes dans le processus de budgétisation carbone, notamment les chefs de projet, les équipes financières et les responsables du développement durable. Assurez-vous que chacun comprend l’importance de la gestion du carbone et son rôle dans l’atteinte des objectifs de l’organisation.

Sélection et priorisation des projets

  1. Intégrez les mesures carbone dans la sélection des projets : Assurez-vous que les mesures carbone sont un élément central du processus de sélection des projets. Élaborez des critères d’évaluation de l’impact carbone des projets et priorisez ceux qui contribuent à la réduction des émissions de carbone.
  2. Évaluez l’empreinte carbone du projet : Évaluez l’empreinte carbone de chaque projet potentiel. Il s’agit de calculer les émissions de CO2 prévues sur tout le cycle de vie du projet, y compris les émissions directes (par exemple, la consommation d’énergie) et les émissions indirectes (par exemple, les impacts sur la chaîne d’approvisionnement).
  3. Privilégiez les projets à faible émission de carbone : Privilégiez les projets qui ont une faible empreinte carbone ou qui contribuent à des réductions significatives de carbone. Par exemple, les projets d’énergie renouvelable, les améliorations de l’efficacité énergétique et le développement de produits durables doivent être prioritaires.
  4. Compensez ou reconsidérez les projets à forte émission de carbone : Pour les projets à fortes émissions de carbone, mettez en œuvre des stratégies de compensation carbone pour neutraliser leur impact. Il peut s’agir d’investir dans des projets de reforestation, des technologies de capture du carbone ou l’achat de crédits carbone.

Équilibrage du portefeuille

  1. Équilibrez en permanence le portefeuille : Gérez la combinaison de projets à fortes émissions et à faibles émissions. Veillez à ce que les émissions globales restent dans les limites du budget carbone fixé. Mettez en œuvre les compensations ou les améliorations nécessaires aux projets à faibles émissions de carbone pour contrebalancer les émissions des projets à forte émission de carbone.
  2. Examinez et adaptez : Examinez régulièrement le processus de budgétisation carbone pour vous assurer qu’il reste efficace et qu’il est conforme à l’évolution des normes et des exigences réglementaires de l’industrie. Adaptez les stratégies au besoin pour rester sur la bonne voie vers les objectifs de carboneutralité.
  3. Surveillez et rapportez les progrès : Surveillez en permanence les avancements par rapport aux objectifs de réduction des émissions de carbone et rendez compte des performances. Utilisez ces données pour prendre des décisions éclairées sur les ajustements de projet et l’allocation des ressources.

Perspectives pratiques

Par exemple, dans l’industrie textile en Europe de l’Est, une entreprise s’est associée à GPM pour aligner son portefeuille de projets sur les objectifs de durabilité. Cela comprenait la mise en œuvre de l’évaluation de certification GPM360º, qui évalue les projets en fonction de 49 critères de durabilité. De même, une société nord-américaine de gestion immobilière résidentielle a réussi à intégrer la gestion de projet durable afin de réduire les émissions de carbone et améliorer la confiance des parties prenantes.

Matière à réflexion

L’atteinte de la carboneutralité nécessite une approche stratégique qui intègre la gestion du carbone dans tous les aspects des opérations d’une organisation. La gestion de portefeuille de projets et la sélection de projets sont des outils essentiels dans cet effort, fournissant un cadre structuré pour aligner les projets sur les objectifs de réduction des émissions de carbone, gérer efficacement les ressources et assurer une amélioration continue.

En adoptant une approche de budgétisation carbone, les organisations peuvent équilibrer leurs émissions de carbone, prioriser les projets durables et démontrer leur engagement envers la gestion de l’environnement. Alors que le changement climatique continue de poser des défis importants, une gestion efficace du carbone par le biais de la PPM sera essentielle pour construire un avenir durable et résilient.

Ne laissez pas le voyage vers le net zéro au hasard. Planifiez de manière stratégique, agissez de manière décisive et suivez méticuleusement les progrès.

 

Reconnaissez-vous facilement de ne pas savoir ?

« Je ne sais pas »

“I don’t know” de Seth Godin

https://seths.blog/2023/03/i-dont-know/

Surtout quand il s’agit de l’avenir. Et peut-être aussi du passé.

Le plus souvent, nous nous retrouvons dans des situations où nous ne savons pas. Où nous ne pouvons pas savoir.

C’est une évidence.

La question ouverte est de savoir combien de fois nous revendiquons cette position. Si cela nous met mal à l’aise ou si nous sommes inconfortables de reconnaître que nous ne savons pas, nous sommes à peu près certains de perdre confiance, de gaspiller notre confiance en nous-mêmes et de nous retrouver dans une impasse de temps en temps.

« Ne pas savoir » va se produire. Le reconnaître est un signe de confiance en soi et de prise de conscience.

Trouver des leaders qui possèdent cette compétence en vaut la peine.

10 nouvelles tendances en matière de gestion de projet en 2024 par Elissa Farrow, Ph.D. et Harold Kerzner, Ph.D.

Une évolution notable des méthodologies traditionnelles vers des approches plus dynamiques et axées sur l’entreprise et centrées sur les personnes.

La gestion de projet est un domaine dynamique, qui évolue continuellement en réponse aux besoins changeants des entreprises et aux avancées technologiques. En 2024, nous pensons que les tendances en matière de gestion de projet refléteront une évolution notable, des méthodologies traditionnelles vers des approches plus dynamiques, axées sur l’entreprise et centrées sur les personnes. Cette transformation signifie qu’il est nécessaire d’adopter des stratégies et des mentalités adaptatives pour naviguer efficacement dans le paysage évolutif de la gestion de projet.

1 – Intégration des technologies de pointe

Dans le domaine de la gestion de projet, 2024 annonce une intégration plus poussée des technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle (IA), l’apprentissage automatique ou Machine Learning (ML) et l’automatisation. Ces outils innovants sont sur le point de révolutionner les processus de projet, d’augmenter les capacités de prise de décision et d’optimiser l’utilisation des ressources. L’intégration transparente de ces technologies devrait augmenter l’efficacité et favoriser une plus grande réussite dans les résultats des projets.

2 – L’accent mis sur la durabilité et les pratiques ESG

L’année 2024 met l’accent sur la durabilité et l’intégration des pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) dans la gestion de projet. Les gestionnaires de projets sont de plus en plus chargés d’intégrer les principes ESG dans la planification et l’exécution des projets, en alignant les résultats des projets sur des objectifs sociétaux plus larges. Cette évolution reflète un effort consciencieux en faveur d’une gestion de projet responsable et de pratiques respectueuses de l’environnement.

3 – Résilience et gestion des risques

Les incertitudes mondiales qui prévalent soulignent l’importance primordiale de la résilience des entreprises et de la société, ainsi que de la gestion proactive des risques dans les initiatives de projet. En 2024, les gestionnaires de projets adopteront des stratégies plus prospectives, mettant l’accent sur la planification de scénarios et des réponses agiles pour maîtriser les défis imprévus. Cette approche axée sur la résilience garantit la robustesse et l’adaptabilité du projet face à l’évolution des facteurs externes.

4 – Collaboration prolongée et styles de leadership engageants

Les projets de 2024 s’étendent sur de longues durées et impliquent des équipes dispersées et parfois mondiales, ce qui nécessite une collaboration soutenue et des styles de leadership adaptatifs. Les chefs de projet et les sponsors devront adopter des approches de leadership qui favorisent l’adaptabilité, la responsabilisation et l’implication active des membres de l’équipe. Ces styles visent à renforcer la cohésion et l’engagement de l’équipe en vue de la réussite du projet dans des cycles de projet prolongés.

5 – La transformation agile au-delà des TIC

Les méthodologies agiles, qui occupent traditionnellement une place prépondérante dans les projets TIC, vont étendre leur influence à diverses industries au-delà du développement de logiciels. Les secteurs non informatiques reconnaissent la flexibilité inhérente, l’adaptabilité et la nature itérative des cadres agiles ou hybrides. Cette adoption généralisée traduit une reconnaissance plus large des résultats axés sur la valeur qu’il est possible d’obtenir grâce aux méthodologies Agiles dans divers domaines.

6 – Prise de décision fondée sur les données

La prolifération de l’analyse des données et de la modélisation prédictive permettra aux chefs de projet de 2024 de prendre des décisions éclairées et fondées sur des éléments tangibles. En s’appuyant sur des données, les équipes de projet optimisent les stratégies, anticiperont les goulets d’étranglement potentiels et garantiront l’alignement du projet sur les objectifs de l’organisation, améliorant ainsi l’efficacité et l’efficience du projet. Les bureaux de portefeuille développeront également leur capacité à produire rapidement des informations prêtes à être utilisées pour la prise de décision afin de passer d’un projet à l’autre en fonction des besoins.

7 – Mesures de réussite personnalisées

Compte tenu de la diversité des définitions de la réussite d’un projet à l’autre, on assistera à une évolution notable vers l’adaptation des mesures de réussite aux objectifs spécifiques du projet. La collaboration entre les équipes-projet et les parties prenantes permettra de définir le succès sur la base de critères multiples englobant la valeur commerciale, l’innovation et la satisfaction des différents acteurs, en intégrant la gestion des avantages dans les justifications et les validations de projet.

8 – Amélioration de la gestion du changement organisationnel et de l’engagement des parties prenantes

Conscients de l’importance de l’implication des parties prenantes, les gestionnaires de projets en 2024 s’attacheront à entretenir des relations solides avec les parties prenantes et à soutenir l’effort de gestion du changement organisationnel. La mise en place de canaux de communication clairs, l’engagement actif et la prise en compte des préoccupations des parties prenantes seront essentiels pour garantir la réussite du projet et l’alignement sur les objectifs de l’organisation. La priorité donnée à la gestion du changement et aux compétences des analystes business permettra de faire entendre la voix du client lors de la conception et de la mise en œuvre du projet.

9- Une gouvernance de projet inclusive

L’année 2024 verra une transformation significative de la gouvernance des projets, mettant l’accent sur l’inclusivité, intégrant les représentants des clients et les perspectives des futurs adoptants dans les processus de prise de décision des projets. En reconnaissant l’importance de la satisfaction de l’utilisateur final et de la préparation du marché, les structures de gouvernance des projets évolueront pour englober un éventail diversifié de parties prenantes, y compris les agents d’intelligence artificielle, les représentants des clients et les futurs adoptants potentiels (qui sont la voix de la génération à venir).

10 – Initiatives en matière de bien-être et d’engagement

Conscients de l’importance de la santé et du bien-être des équipes, les chefs de projet intégreront des initiatives de bien-être dans leurs approches de gestion en 2024. Les stratégies visant à réduire l’épuisement professionnel, à promouvoir l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée et à favoriser une culture d’équipe positive seront prioritaires pour assurer une motivation soutenue et des niveaux de performance élevés au sein des équipes déployées.


En résumé, le paysage évolutif des affaires et de la technologie en 2024 offrira un plus grand mélange de méthodologies innovantes, l’intégration de la technologie, et une plus grande importance à la gestion du changement et à la collaboration des parties prenantes dans les contextes de projet. Ce monde post-pandémique et globalement incertain nécessitera une capacité d’adaptation de la part des décideurs et des gestionnaires de projet, au-delà des domaines de connaissances traditionnels du PMBOK, afin d’exploiter efficacement ces nouvelles tendances. Il est impératif d’envisager et de planifier l’avenir de manière proactive, y compris la modification de la culture d’entreprise, pour que ces changements soient mis en œuvre avec succès.

Les entreprises ancrées dans le statu quo ou résistantes au changement risquent de rencontrer des difficultés pour intégrer ces avancées dans leurs pratiques de mise en œuvre de leurs stratégies.

Accepter le changement, favoriser une culture d’adaptation, s’interroger sur les tendances émergentes et y répondre ne sera pas seulement un gage de réussite, mais permettra également aux organisations et aux communautés qu’elles servent de prospérer et de conserver leur pertinence dans le paysage en constante évolution de 2024, et au-delà.

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Dr. Elissa Farrow, Ph.D.

Consultante principale et facilitatrice, International Institute for Learning

Dr. Elissa Farrow

Elissa Farrow est une futurologue, une auteure, une animatrice, une coach et une stratège. Elle a plus de 25 ans d’expérience dans la recherche, l’innovation organisationnelle, la conception, l’adaptation et la réalisation d’avantages. Madame Farrow est connue pour son leadership bienveillant et son approche de l’engagement. Elle est un leader expérimenté et a été un partenaire de la transformation dans divers secteurs. Madame Farrow est une auteure reconnue, dont la thèse a exploré les implications de l’intelligence artificielle dans l’avenir des organisations. Ses recherches ont permis d’élaborer des principes d’adaptation novateurs pour les dirigeants et les équipes exécutantes, ainsi que de nouvelles connaissances sur la meilleure façon de transformer les modèles de fonctionnement des organisations afin d’anticiper et de créer des trajectoires positives. En 2023, Madame Farrow est devenue enseignante auxiliaire à l’université de la Sunshine Coast.

Harold D. Kerzner, PhD.

Dr. Harold D. Kerzner

Harold Kerzner est directeur exécutif principal de l’International Institute for Learning, Inc, une société produisant des solutions d’apprentissage globales qui organise des formations pour des entreprises internationales de premier plan. C’est un expert mondialement reconnu en matière de gestion de projets, de programmes et de portefeuilles, de gestion de la qualité totale et de planification stratégique. M. Kerzner est l’auteur de livres à succès, dont le célèbre Project Management : A Systems Approach to Planning, Scheduling, and Controlling, 13th Edition. Son dernier ouvrage, Project Management Next Generation : The Pillars for Organizational Excellence, coécrit avec Al Zeitoun et Ricardo Viana Vargas, propose une discussion d’experts sur la mise en œuvre de la gestion de projet sous toutes ses formes.

© 2024 International Institute for Learning

« Bonjour et bienvenue ! » Le premier post de DantotsuPM a déjà 15 ans et reste toujours d’actualité.

Les meilleures pratiques du management de projet, programme et portefeuille de projets, partage d’expériences, questions/réponses sur les thèmes de ce domaine qui vous intéresse.

Ce blog est également ouvert aux discussions sur le leadership, l’innovation, les petites idées qui permettent de se faciliter la vie professionnelle et de progresser.

Ci-dessus, un extrait du contenu du tout premier billet, le 26 Juin 2009 !

Le blog DantotsuPM est né de mon envie de partager (dans la continuité de la création du PMI® France-Sud dans les années 2000).

Pourquoi ce nom « DantotsuPM » ?

Comme beaucoup d’entre vous qui suivez mes publications, je cherche en permanence à améliorer les multiples compétences qui permettent de progresser dans ma vie et mes pratiques.

C’est d’ailleurs de là que vient le nom du blog car le mot Dantotsu que j’ai croisé lors de voyages professionnels au pays du soleil levant signifie en Japonais « rechercher en permanence le meilleur du meilleur ».

J’ai accolé PM à Dantotsu pour Project Management, ma passion : DantotsuPM était né !

Je sélectionne, traduit en français et publie sur ce blog des billets liés au management de projets, programmes, Project Management Office (PMO) et Portfeuilles de projets (PPM), aux soft skills, à l’agilité, à l’analyse des besoins business et au leadership.

Je m’efforce d’illustrer ces articles avec des images, vidéos, pointeurs utiles, partages d’expérience, bonnes pratiques, méthodes, outils, astuces, annonces de rencontres et wébinaires….

Vous pouvez suivre tous ces contenus directement sur ce blog https://dantotsuPM.com/ , ou sur vos médias sociaux favoris : Twitter, LinkedIn ou même Pinterest !

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Il y a déjà plus de 4000 billets en ligne et j’en publie un nouveau chaque jour…

Je vous invite donc à venir y piocher à votre rythme et selon vos besoins.

Visitez également l’espace ressources gratuites qui contient de nombreux pointeurs vers des documents utiles aux managers de projets.

J’espère que vous apprécierez d’utiliser les catégories qui regroupent les billets autour de grands thèmes ainsi que les mots clés qui rendront vos recherches plus faciles (dans la colonne de droite).

Voilà, je vous souhaite de belles lectures et de riches échanges et contributions à notre communauté de passionné.e.s du management de projets.

« Cher client, la vérité sur les projets informatiques… » par Allan Kelly

Dans cette lettre personnelle et directe aux clients, Allan Kelly n’y va pas par quatre chemins et explique pourquoi les projets informatiques ne se déroulent pas toujours parfaitement pour toutes les parties concernées.

Je ne suis pas en accord avec tous les constats mais ils ont au moins le mérite d’être clairement énoncés. Quels sont vos propres retours d’expérience sur ce sujet assez controversé ?

Dear Customer: The Truth about IT Projects

https://www.agileconnection.com/article/dear-customer-truth-about-it-projects par Allan Kelly

Cher client,

Je pense qu’il est temps que nous, dans l’industrie informatique, disions la vérité sur la façon dont nous vous facturons, pourquoi nos factures sont parfois un peu plus élevées que ce à quoi vous pourriez vous attendre et pourquoi tant de projets informatiques entraînent des déceptions. La vérité est que lorsque nous commençons un projet informatique, nous ne savons pas combien de temps et d’efforts il faudra pour le mener à bien. Par conséquent, nous ne savons pas combien cela coûtera. Ce n’est peut-être pas un message que vous aimez entendre, d’autant plus que vous êtes absolument certain de savoir ce que vous voulez.

C’est là que réside une autre vérité, que je vais essayer d’exprimer aussi poliment que possible. Vous êtes, après tout, un client, et, vraiment, je ne devrais pas vous offenser. Vous connaissez le dicton « Le client a toujours raison » ? La vérité, c’est que vous ne savez pas ce que vous voulez. Vous le savez peut-être en termes généraux, mais le diable est dans les détails et plus vous essayez de nous donner de détails à l’avance, plus vos désirs sont susceptibles de changer. Chaque fois que vous nous donnez plus de détails, vous offrez plus de prise au hasard.

L’expert en génie logiciel Capers Jones pense que les choses que vous voulez (« exigences », comme nous aimons les appeler) changent de 2% par mois. Personnellement, je suis surpris que ce pourcentage soit si faible !

Relisez ce billet sur VUCA

Pour compliquer les choses, le monde est incertain. Les choses changent, et des entreprises font faillite. Vous vous souvenez d’Enron ? Vous vous souvenez de Lehman Brothers ? Les goûts des clients changent. Vous vous souvenez de Cabbage Patch Kids ? La mode change, les gouvernements changent et les concurrents font de leur mieux pour vous rendre la vie difficile. Donc, vraiment, même si vous savez absolument ce que vous voulez lorsque vous nous parlez pour la première fois, il est peu probable que cela reste statique très longtemps.

J’ai peur de dire qu’il y a des gens dans l’industrie informatique qui vont profiter de cette situation. Ils souriront et seront d’accord avec vous lorsque vous leur direz ce que vous voulez, jusqu’au moment où vous signerez. À partir de ce moment-là, c’est une autre histoire ; Ils savent que les changements sont inévitables et ils prévoient de tirer un profit substantiel des demandes de changement et des ajouts tardifs à vos frais.

plaquer à l'or fin - gold plating deliverablesPendant que j’y suis, il aussi est vrai que « nous plaquons parfois les choses en or ». Vous n’aurez peut-être pas besoin d’un entrepôt de données pour votre magasin en ligne dès le premier jour. Oui, certains de nos ingénieurs aiment faire plus que ce qui est nécessaire, et oui, nous avons un intérêt direct à ajouter des choses afin de pouvoir vous facturer plus.

Il est également vrai que vous pensez tout à fait légitimement aux caractéristiques et aux fonctionnalités que vous aimeriez avoir après que nous ayons commencé. Vous supposez naturellement que quelque chose est « à l’intérieur » du périmètre lorsque nous supposons qu’elle est « à l’extérieur ». Et, dans un esprit d’ouverture, pouvez-vous honnêtement dire que vous n’avez jamais essayé de nous imposer un de ces sous-entendus ? (Ne parlons même pas des bogues pour l’instant, cela ne fait que compliquer l’ensemble.)

Franchement, compte tenu de tout cela, il est touchant que vous ayez autant confiance en la technologie pour livrer des solutions. Mais, quand l’informatique tient ses promesses, elle livre gros. Regardez ce qu’elle a réalisé pour Bill Gates et Larry Page, ou Amazon et FedEx. N’est-il pas intéressant que lorsque l’industrie informatique développe des choses pour elle-même, nous nous retrouvons avec des multimillionnaires. Lorsque nous développons pour d’autres personnes, celles-ci finissent par perdre de l’argent.

Un best seller qui fut une surprise sur Amazon

Comment avons-nous pu vous convaincre de tout cela ? Eh bien, nous emballons joliment ce gâchis disgracieux et essayons de vous le vendre. Pour ce faire, nous devons cacher tous ces désagréments. Nous commençons par un rituel appelé estimation, c’est-à-dire le temps que nous pensons que le travail prendra. Ces « estimations » ne valent guère mieux que des suppositions. Les humains ne sont pas capables d’estimer. Nous le savons depuis au moins la fin des années 70, lorsque Kahneman et Tversky ont décrit le « sophisme de planification » (“planning fallacy”) en 1979 et remporté un prix Nobel. Fondamentalement, les humains sous-estiment constamment la durée du travail et sont trop confiants dans leurs estimations.

Pour aggraver les choses, nous avons une mauvaise habitude dont nous devrions vraiment nous débarrasser. Entre l’estimation du travail et l’exécution du travail, nous changeons généralement l’équipe. L’estimation peut être faite par l’équivalent informatique de Manchester United ou des Mets de New York, mais l’équipe qui fait réellement le travail est plus que probablement un groupe hétéroclite de codeurs, d’analystes et de managers qui ne se sont jamais rencontrés auparavant.

Les données historiques (données sur les estimations, les données réelles, les coûts, etc.) peuvent aider à éclairer la planification, mais la plupart des entreprises ne disposent pas de leurs propres données. Pour ceux qui ont des données, la plupart d’entre elles sont pires qu’inutiles. En fait, Capers Jones suggère que des données historiques inexactes sont un facteur majeur d’échec du projet. Par exemple, les ingénieurs logiciels sont rarement payés pour leurs heures supplémentaires, de sorte que les systèmes de suivi oublient souvent ces heures supplémentaires.  En effet, certaines entreprises interdisent aux employés d’enregistrer plus que leurs heures officielles dans leurs systèmes.

Donc, nous faisons cette supposition (pardon, estimation) et la doublons, nous pourrions même la tripler. Si le nouveau nombre semble trop élevé, nous pourrions le réduire. Une fois que nos ingénieurs ont fini de malaxer les chiffres, nous les donnons aux vendeurs, qui les malaxent un peu plus. Après tout, nous voulons que vous disiez oui au prix le plus élevé que nous puissions obtenir. Cela peut sembler horrible, mais rappelez-vous : nous aurions pu le deviner dès le départ.

S’il vous plaît, ne me tirez pas dessus, je ne suis que le messager.

Nous ne savons pas quel chiffre est « correct », mais pour le rendre acceptable pour vous, nous prétendons qu’il est certain et nous assumons le risque. Nous ne pouvons le faire que si le nombre est suffisamment gras (et, même dans ce cas, nous nous trompons). Si le risque est payant, alors nous obtenons un gros bénéfice. Si ce n’est pas le cas, nous n’obtenons aucun profit et nous risquons de subir des pertes. Si c’est vraiment mauvais, vous n’obtenez rien et nous nous retrouvons devant les tribunaux ou fermons boutique.

L’alternative est que vous preniez le risque – et le bazar – et que vous le fassiez vous-même. Malheureusement, une autre triste vérité est que l’informatique interne est généralement encore pire que les fournisseurs spécialisés.  Pour une entreprise de logiciels, le développement est une compétence de base, de telles entreprises vivent ou meurent en fonction de leur capacité à fournir des logiciels et si elles sont peu performantes, elles cessent leurs activités.  L’évolution élimine les mauvais élèves.

L’informatique d’entreprise, en revanche, détruit rarement une entreprise, bien qu’elle puisse nuire aux bénéfices. En effet, les recherches de Capers Jones suggèrent également que les fournisseurs spécialisés sont généralement meilleurs que les services informatiques des entreprises.

Les vendeurs sont peut-être absents, mais l’ensemble du processus d’estimation est ouvert aux jeux provenant de nombreuses autres sources et pour de nombreuses autres raisons. En fin de compte, si vous décidez de prendre ce risque, vous risquez en fait d’augmenter le risque.

Je sais que cela ressemble à un scénario sans issue. Vous pouvez simplement vous asseoir sur un banc et attendre que Microsoft ou Google résolvent vos problèmes avec une solution packagée, mais vos concurrents resteront-ils immobiles pendant que vous le faites ? Serez-vous toujours à la tête d’une entreprise lorsque Google produira une version gratuite de ce dont vous avez besoin ?

Soit dit en passant, méfiez-vous des charlatans qui vendent des applications prêtes à l’emploi. Une fois que les gens commencent à parler de « personnalisation » ou de « configuration », vous vous engagez sur une pente glissante.  La configuration d’une grande installation SAP ne consiste pas à sélectionner des outils, des options, puis à cocher une case. La configuration de logiciels volumineux est une activité majeure de développement logiciel, peu importe ce qu’on vous a dit.  Les personnes qui entreprennent la configuration peuvent être appelées « consultants », mais ce sont en réalité des développeurs de logiciels spécialisés.

Les problèmes complexes ont souvent de multiples solutions et chemins pour les atteindre.

Il n’y a pas vraiment de solution simple et agréable à tout cela. Nous ne pouvons pas résoudre ce problème pour vous. Nous avons besoin de vous, mais vous devez travailler avec nous. En tant que client, vous devez être prêt à travailler avec nous, le fournisseur, encore et encore afin de réduire les risques.  Gérer les risques de manière opportune et rentable implique des décisions et des compromis au niveau de l’entreprise.  Si vous n’êtes pas là pour vous aider, nous pouvons soit prendre la décision pour vous (en ajoutant le risque que vous ne soyez pas d’accord), soit consacrer votre temps et votre argent à la résoudre.

Vous devez être prêt à accepter et à partager le risque avec nous. Si vous n’êtes pas prêt à prendre le moindre risque, nous vous facturerons beaucoup pour tous les risques que nous prenons.

Le partage du risque a pour effet de réduire le risque, car une fois le risque partagé, vous, le client, êtes motivé à réduire le risque.  L’un des risques majeurs sur les projets informatiques est le manque d’implication des clients. Vous pouvez y contribuer simplement en restant impliqué.

En fin de compte, tous les risques sont les vôtres. Vous êtes le client et vous payez pour ce projet, d’une manière ou d’une autre. S’il ne parvient pas à créer de la valeur, c’est votre entreprise qui en souffrira. Lorsque vous partagez les risques et que vous êtes étroitement impliqué dans ce processus, les risques peuvent être traités immédiatement plutôt que d’être laissés s’envenimer et se développer.

Enfin, vous avez peut-être de grandes ambitions, mais nous devons travailler par petits morceaux. Je sais que cela peut ne pas sembler très sexy, mais la création de logiciels fonctionne mieux lorsqu’elle est petite. Les économies d’échelle n’existent pas. En fait, nous avons des déséconomies d’échelle, nous devons donc travailler par petits morceaux encore et encore. Si vous êtes prêt à accepter ces suggestions, alors appuyons sur le bouton de réinitialisation de notre relation et allons un peu plus loin.

Cordialement, L’industrie de l’informatique


Allan Kelly

 

Allan Kelly

Allan Kelly inspire les équipes numériques à fournir efficacement de meilleurs produits grâce aux technologies agiles. Ces approches permettent de raccourcir les délais, d’améliorer la prévisibilité, d’augmenter la valeur, d’améliorer la qualité et de réduire les risques. La plupart de son travail se fait avec des équipes innovantes, des petites entreprises – y compris des scale-ups ; Il est spécialisé dans le développement de produits et l’ingénierie. Il utilise un mélange de formation expérientielle et de  consultation continue.

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Il est à l’origine des Retrospective Dialogue Sheets, Value Poker et Time-Value Profiles.

Allan est l’auteur de l’essai : « Dear Customer, the truth about IT » et de plusieurs livres, dont : « Xanpan – team centric Agile Software Development » et « Business Patterns for Software Developers ». Il a récemment terminé « Continuous Digital », le livre #NoProjects.

 

Les ‘OKR’ (Objectives and Key Results) : C’est si simple ! Alors pourquoi tout le monde ne les utilise-t-il pas ?

Les ‘OKR’ (Objectives and Key Results), comme la plupart des méthodologies, supportent des principes sous-jacents qui, s’ils sont bien mis en œuvre, peuvent fondamentalement changer l’état d’esprit et la conversation au sein de votre organisation.

OKRs: So simple! So then why isn’t everyone using them? par Kim Atherton

https ://www.mindtheproduct.com/okrs-so-simple-so-then-why-isn’t-everyone-using-them/

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Beaucoup d’entre vous connaissent l’histoire des Objectives and Key Results (OKR). Lorsque j’ai découvert la méthodologie pour la première fois en 2013, j’ai été impressionnée par les histoires d’alignement et de concentration organisationnelles de Google, Twitter et LinkedIn. Je me suis précipitée pour acheter l’ancien livre de John Doerr : Mesurez ce qui compte: Comment Google, Bono et la fondation Gates ont révolutionné le monde grâce à la méthode OKR.

Après 7 ans de mise en œuvre d’OKRs à la fois depuis l’intérieur et l’extérieur des organisations, j’ai appris qu’ils ne sont pas la solution miracle que je pensais qu’ils étaient. Cependant, comme la plupart des méthodologies, il existe des principes sous-jacents qui, s’ils sont bien mis en œuvre, peuvent fondamentalement changer l’état d’esprit organisationnel et la conversation.

Dans cet article, je vais vous donner quelques conseils pour vous remettre sur les rails avec les OKRs.

  • Soyez clair sur votre direction pour aider les équipes à aligner leurs objectifs et leurs résultats
  • Concentrez-vous sur ce qui compte vraiment lors de l’utilisation des OKRs. Limitez vos priorités et cherchez toujours à ajouter de la valeur à vos tâches.
  • Faites un suivi et apprenez tout en encourageant un état d’esprit expérimental. L’utilisation de données peut être utile pour assurer la transparence et le sens de tout ce que vous faites. Soyez toujours à la recherche de choses qui fonctionnent et qui ne fonctionnent pas pour créer une culture d’apprentissage au sein de votre équipe et de l’organisation au sens large.

L’utilisation d’OKRs promet des avantages alléchants pour l’organisation.

1) Alignez les équipes et apportez de la clarté

La cascade des OKRs, depuis la stratégie de l’entreprise jusqu’au niveau de l’équipe, signifie que les efforts de chacun sont liés. Plutôt que de travailler en solos indépendants, tous les efforts sont ciblés et coordonnés, ce qui donne un sentiment de clarté qui pourrait autrement manquer. Apprenez-en davantage sur la constitution d’équipes extraordinaires.

2) Mettez l’accent sur les résultats axés sur la valeur

résultatsLes résultats clés (Key Results) doivent être des mesures quantifiables de la réussite de l’entreprise plutôt que des projets ou des jalons indéfinis. Cela permet à tout le monde de se concentrer sur ce qui compte vraiment plutôt que sur une liste de projets de prédilection des équipes de direction et éviter le risque de devenir une usine à fonctionnalités. Tout le monde s’efforce de créer de la valeur pour l’entreprise.

3) Encouragez un état d’esprit expérimental

Le fait de relier les initiatives (qui sont des expérimentations ou des projets) à des résultats clés (Key Results) quantifiables (résultats business) signifie que l’impact qu’elles ont peut être suivi. Cela permet à l’ensemble de l’organisation d’adopter une approche plus entrepreneuriale et contribue à intégrer les principes Agile que beaucoup d’entre vous cherchent à adopter. De plus, la cadence des OKRs est généralement annuelle au niveau de l’organisation, mais trimestrielle au niveau de l’équipe, ce qui conduit à une approche plus dynamique et adaptable.

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4) Donnez de la transparence et une raison d’être

Alors qu’auparavant, les objectifs stratégiques plus larges d’une entreprise n’étaient peut-être connus que de la direction, les OKRs devraient être visibles par tout le monde à tous les niveaux d’une organisation. Cela permet de favoriser la collaboration et le sentiment d’utilité en donnant aux équipes une compréhension de ce sur quoi tout le monde travaille et des opportunités de collaborer ensemble sur des objectifs communs. Dans une récente enquête MTP sur les OKRs, 48 % des personnes interrogées ont déclaré que le principal avantage de l’utilisation des OKRs est une transparence accrue dans l’ensemble de l’organisation.

Ça a l’air génial, mais attention à certains pièges fréquemment rencontrés.

Jusque-là, c’est simple mais hélas, comme toujours, le diable est dans les détails. Lorsque j’ai mis en œuvre les OKRs pour la première fois avec OVO Energy, nous étions une entreprise en pleine expansion qui allait bientôt devenir une licorne et j’ai pensé que bon nombre des pièges dans lesquels nous sommes tombés pouvaient être attribués à cela. Cependant, depuis que  j’ai lancé Just3Things il y a deux ans, en travaillant avec des clients de 200 à 20 000 employés, j’ai constaté qu’il existe des pièges communs aux organisations, grandes comme petites.

1) Les OKRs semblent simples, mais sont trompeusement difficiles à réussir !

La plupart des équipes commencent judicieusement par réfléchir aux objectifs qui soutiennent les résultats stratégiques à long terme et aux critères de mesure qui constitueraient le succès (jusque-là, tout va bien). Cependant, le plus souvent, les résultats clés (Key Results) ne sont pas mesurables, les données ne sont pas disponibles ou la métrique arrive tardivement et on ne s’attend pas à ce qu’elle change pendant des mois, quel que soit le nombre d’initiatives mises en œuvre. De plus, il est trop facile d’essayer d’intégrer trop d’indicateurs clés de performance dans les OKRs.

Pour essayer de décrire la différence : Imaginez que vous êtes allé chez le médecin pour un bilan de santé et que votre tension artérielle est bonne. Vous pourriez garder un œil dessus, mais vous ne prendrez aucune mesure pour la changer. Cependant, si votre tension artérielle est élevée, vous prendrez des mesures pour l’améliorer (par exemple, commencer à faire de l’exercice, changer de régime alimentaire, etc.), auquel cas la pression artérielle passera d’un indicateur clé de performance à un résultat clé. Étant donné qu’il est difficile de trouver des KRs (Key Results) qui sont mesurables, qui ne sont pas trop en retard, qui ne sont pas des KPIs (Key Performance Indicators)  et qui se rapportent réellement à l’objectif, il n’est pas étonnant que…

2) quand les OKRs sont prêts à être diffusés, c’est la déjà fin du trimestre !

J’ai vu cela à plusieurs reprises, allant de pair avec le piège d’avoir tellement d’OKRs par équipe qu’ils ont à peine le temps de commencer à faire bouger l’aiguille du cadran pour le prochain trimestre avant qu’il ne soit temps de recommencer à planifier. En fait, la nécessité de limiter les équipes à un petit nombre de priorités, afin de maintenir la faisabilité de leurs plans, est exactement le principe intégré à « Just3Things » depuis le départ.

3) Il est difficile d’obtenir le bon alignement.

Beaucoup de choses ont été écrites sur la question de savoir si les équipes devraient posséder un KR (Key Result) de l’objectif d’une autre équipe ; Si les équipes doivent partager les OKRs ; Si l’alignement doit être horizontal ou vertical ?

Ayant vécu cela avec de nombreuses organisations, la seule conclusion que je peux en tirer est qu’il n’y a pas de « taille unique » qui conviennent à toutes les organisations. Cependant, il est essentiel d’avoir une combinaison d’alignement descendant (où la direction définit les objectifs stratégiques et les OKRs annuels) et d’alignement ascendant (où les équipes définissent les OKR ssur lesquels elles savent qu’elles travaillent).

4) La prise de conscience que tout doit changer !

Lorsque j’ai commencé à travailler avec les OKRs, j’ai pensé qu’ils constitueraient un complément intéressant à la gouvernance et aux pratiques organisationnelles existantes. La réalité a commencé à s’immiscer lors de la première réunion de l’équipe de direction, lorsque le PDG a demandé à chaque département sa mise à jour mensuelle (le tour de table habituel des indicateurs clés de performance et du BAU « Business As Usual »). Il m’est venu à l’esprit que rien de ce qui avait été dit au cours de la dernière heure ne concernait les OKRs dont, quelques semaines auparavant, nous avions tous identifiés comme étant les choses les plus importantes que l’entreprise devait réaliser. Nous n’étions pas les seuls.

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Beaucoup de mes clients ne réalisent pas la nécessité de changer :

  • La façon dont les progrès sont suivis ;
  • La façon dont les mises à jour sont présentées ;
  • La manière dont les équipes relaient leurs progrès ;
  • La façon dont les réunions sont présidées et managées.

Et ceci est nécessaire avant de commencer à réfléchir à la façon dont les OKRs s’intègrent aux évaluations de performance (alerte spoiler : ce n’est pas le cas). Cependant, si vous faites les choses correctement, vous pourrez vraiment commencer à vous concentrer sur ce qui compte, jusqu’à ce que…

5) L’équipe de direction demande « qu’en est-il de mon projet favori ? »

Même si le rose est la couleur préférée du dirigeant, tout ne peut être peint en rose.

J’ai vu de nombreux déploiements d’OKRs dérailler au moment où un cadre exécutif se rende compte que : Si nous encourageons une culture responsabilisée d’équipes qui expérimentent des initiatives et leur donnons accès aux données client sous-jacentes pour voir si leurs livrables fonctionnent réellement… alors les backlogs ne peuvent plus contenir de fonctionnalités que moi et le reste de l’équipe de direction « avons vu l’entreprise X faire et elles doivent donc être géniales » !

6) Ne pas rendre les OKRs transparents, avec des progrès facilement traçables et des résultats faciles à apprendre.

Je suis le pire des vendeurs et je ne suis pas là pour blâmer les logiciels (honnêtement), mais avoir un moyen de partager l’alignement des OKRs, de suivre régulièrement les progrès et d’examiner ce qui fonctionne est essentiel à leur succès.

Il n’est pas nécessaire qu’il s’agisse d’une plate-forme logicielle – un disque partagé, un tableau blanc de bureau physique pré-COVID ou tout autre moyen de partage qui fonctionne est génial – mais les progrès doivent être suivis sinon les OKRs vont dans le sens de l’objectif annuel Powerpoint et ne seront dépoussiérés que lorsqu’il est temps de faire le bilan de l’année.

Alors pourquoi s’embêter ? Quelques points clés à retenir.

Il est indéniable que les OKRs sont difficiles à mettre en place et que trop d’entre nous peuvent être pris dans les « règles ». Cependant, comme tant de méthodologies, il existe des principes sous-jacents fantastiques.

Les choses que je retiendrais si je voulais créer une organisation responsabilisée habilitée seraient les suivantes :

Définissez une direction claire

En définissant les objectifs stratégiques et les objectifs organisationnels, les équipes peuvent aligner leurs objectifs et le travail qu’elles accomplissent pour les atteindre.

Concentrez-vous sur ce qui compte vraiment

Faites la distinction entre les résultats business et les projets/initiatives/fonctionnalités car c’est déjà une énorme victoire. Concentrez-vous sur moins de priorités et travaillez en équipe pour les atteindre pour une réelle valeur ajoutée pour l’organisation et ses employés.

Suivez les progrès, apprenez et adaptez-vous

Assurez-vous que tous les objectifs et initiatives sont transparents. Encouragez les équipes à vérifier régulièrement les progrès et à noter pourquoi une initiative a fonctionné ou pas pour référence future afin de partager les apprentissages au sein de l’organisation.

Découvrez plus d’informations sur les OKRs.

 

Le quoi, le pourquoi et le comment de l’appétit pour le risque.

Une mauvaise compréhension de l’appétit pour le risque des parties prenantes peut entrainer votre projet à sa perte !

The What, Why, & How of Risk Appetite par Harry Hall

https://projectriskcoach.com/the-what-why-how-of-risk-appetite/

Un manager de projet prend des décisions en fonction de son point de vue sur les risques. C’est-à-dire qu’il perçoit les désirs de l’organisation et des parties prenantes et cherche à les satisfaire. Cependant, le manager de projet peut rater la cible. Pourquoi ? Mauvaise compréhension de l’appétit pour le risque des parties prenantes. Dans cet article, explorez le quoi, le pourquoi et le comment de l’appétit pour le risque d’un projet.

Qu’est-ce que l’appétit pour le risque ?

L’appétit pour le risque est « le degré d’incertitude qu’une organisation ou une personne est prête à accepter en vue d’une récompense » (Guide PMBOK®, septième édition).

Regardons cette définition de plus près.

Premièrement, l’appétit pour le risque est le degré d’incertitude.

Relisez ce billet sur le cône d’incertitude

Nous ne possédons pas certaines connaissances, ou les choses ne sont pas clairement définies.

Et il y a un degré d’incertitude qui peut être exprimé qualitativement (par exemple,  faible, moyen, élevé) ou quantitativement (par exemple,  être prêt à accepter une exposition à un risque de € 100 000).

Deuxièmement, l’appétit pour le risque peut être au niveau d’une organisation ou d’un individu.

Vous pouvez analyser l’appétit pour le risque d’un groupe d’individus ou de parties prenantes.

Ces intervenants peuvent avoir des opinions différentes sur le niveau de risque acceptable, et leurs opinions peuvent changer au cours du projet.

Troisièmement, nous définissons l’appétit pour le risque afin de clarifier le niveau de risque que l’on est prêt à accepter.

Les « sunk costs » sont des dépenses non récupérables quoi que l’on fasse ou décide maintenant. Relisez ce billet.

Il y a la possibilité de perdre l’investissement une fois que nous finançons un projet.

Comment ?

Le projet peut échouer, ou nous pouvons annuler le projet à mi-chemin et assumer les pertes.

Quatrièmement, nous nous attendons à une récompense.

Pourquoi investissons-nous dans des projets ?

Parce qu’il y a un rapport coût/bénéfice favorable, nous attendons un retour sur investissement.

Enfin, l’appétit pour le risque définit les types de risques que nous prenons.

Par exemple, un sponsor de projet peut être prêt à prendre un risque budgétaire plus élevé, mais avoir une tolérance zéro pour le non-respect d’une échéance.

Dans ce cas, le manager de projet peut constituer des réserves de contingence et de management appropriées.

Pourquoi l’appétit est-il important ?

Ma femme et moi sommes mariés depuis plus de 30 ans. Elle me connaît très bien. Imaginez que nous nous tenions tous les deux dans une file d’attente pour un buffet avec elle derrière moi. Avant que je ne choisisse mes aliments, elle pourrait vous dire quels seront mes choix. Comment peut-elle faire cela ? Parce qu’elle connaît mon appétit : Ce que j’aime et ce que je n’aime pas.

Si vous travaillez avec des sponsors de projets et des parties prenantes depuis des années, vous connaissez probablement leurs désirs. Bien sûr, ce n’est pas une excuse pour une mauvaise analyse des parties prenantes. Nous devrions interroger chacune d’entre elles et leur poser des questions sur leurs besoins et sur la quantité et les types de risques qu’elles sont prêtes à accepter.

Un manager de projet repose sur une base solide pour prendre de meilleures décisions une fois que l’appétit pour le risque a été discuté et documenté. C’est alors que le manager de projet peut mieux répondre aux attentes des parties prenantes.

Comment analyser l’appétit pour le risque

Il existe plusieurs façons d’analyser l’appétit pour le risque des parties prenantes. Un manager de projet peut utiliser une liste de catégories de risques (par exemple,  échéancier, budget, contenu, qualité) et demander à chaque intervenant d’évaluer sa volonté de prendre des risques sur celles-ci (par exemple,  faible, moyen, élevé).

Une autre méthode consiste à utiliser des scénarios pour évaluer l’appétit pour le risque. Décrivez les différents scénarios de perte potentielle et demandez-vous quels scénarios seraient acceptables.

Le manager de projet doit utiliser  des stratégies de management des conflits  (par exemple, consensus, résolution de problèmes) pour résoudre ces conflits et parvenir à une entente sur l’appétit pour le risque.

Appétit pour le risque au niveau de l’entreprise, du portefeuille, du programme et du projet

L’appétit pour le risque peut être défini pour chaque domaine de risque, tel que

  • Management des risques d’entreprise
  • Management des risques de portefeuille
  • Management des risques liés aux programmes
  • Management des risques liés aux projets

Les appétits pour le risque doivent être harmonisés afin de s’assurer que chaque domaine soutient les objectifs stratégiques de l’organisation.

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Exemple d’appétit pour le risque d’un projet

Alors, à quoi ressemble une déclaration d’appétit pour le risque ? L’appétit pour le risque peut prendre plusieurs formes et peut être à la fois qualitatif et quantitatif.

Voici un exemple concret :

L’équipe du projet Magic Tech cherche à réduire les menaces et à augmenter les opportunités d’atteindre les objectifs du projet. Il y a un faible appétit pour les manques de fonctionnalités. L’échéancier du projet ne doit pas déraper de plus de deux semaines. Appétit modeste pour les augmentations budgétaires. Les réserves pour éventualités ne devraient pas dépasser €125 000.