Vendre le management de projet reste est un sujet souvent épineux pour les chefs de projet selon les organisations.
Et pourtant… Voici un retour d’expérience original que Cindy Lewis avait publié en anglais sur AllPM il ya quelques années et intitulé:
Getting Your Company to Believe in Project Management By Cindy Lewis, PMP, PMI-SP, MCT, MCITP
Imaginez que vous travaillez dans une société qui « ne croit pas » au management de projet. Pourtant, elle fait du management de projet tous les jours sans s’en rendre compte. Que devriez-vous faire pour aider l’entreprise à se convaincre de la valeur de formaliser ce processus ?
En fait, c’est la situation dans laquelle je me trouvais il y a longtemps quand je travaillais dans une société d’ingénierie en architecture qui a réalisait projet sur projet. Nous avions plus de 30 personnes utilisant le titre « chef de projet » même si aucune n’était certifiée PMP® par le Project Management Institute®. A ce moment-là, j’étais fortement impliquée dans mon chapitre PMI local où j’aidais le bureau et travaillais dans l’équipe d’animation côté informatique.
Je n’avais aucune formation professionnelle ni dans l’ingénierie ni dans l’architecture. Donc, essayer de convaincre quelqu’un que PMI et ses principes avaient de la valeur était pratiquement mission impossible et, OUI, certaines personnes ont même ri de moi. Dans cette période de ma carrière, je ne savais pas vraiment dans quoi me spécialiser et si vous jetez un coup d’œil au site de Microsoft, je suis sûre que vous serez étonnés par la quantité de progiciels et certifications que l’on y trouve. Je n’étais vraiment pas certaine de vouloir me spécialiser dans l’administration de serveurs informatiques bien que ce soit déjà 25 % de mon travail. Mon manager du moment (merci Ken si vous me lisez) m’a suggéré de préparer la certification PMP du PMI. Il a pensé que cela aiderait le service informatique à mieux gérer les projets. Quelle super idée!
Donc, je me suis lancée pour obtenir mon PMP et gérer en même temps une autre mise à jour logicielle compliquée. Après 6 mois d’éducation et de formation et le passage de l’examen, j’étais très enthousiaste pour utiliser toutes ces nouvelles connaissances. Je me suis portée volontaire auprès de l’un des chefs de projet de la société pour travailler gratuitement après mes heures de bureau pour voir si je pourrais les aider dans l’exécution de leurs projets ou au moins sur le planning ou le management des coûts. Et le croiriez-vous ? Non, merci ! fut la réponse. Ceci ne s’est pas produit une seule fois mais tant de fois que j’en ai perdu le compte. Cela m’a vraiment choquée de découvrir que pas une seule personne en dehors du service informatique ne valorisait mes certifications, formations et mon expérience. Donc j’ai décidé de consulter mes collègues du PMI pour collecter leurs suggestions.
Il se trouve que le chapitre PMI local organise un dîner mensuel qui incluait justement une réunion-débat sur un sujet de management de projet d’entreprise (EPM). Les sociétés représentées incluaient Steelcase, Amway et Spectrum Health. La question numéro 1 à laquelle chacun voulait une réponse était « Comment puis-je obtenir l’adhésion au management de projet dans ma société ? ».
Méta Projets Management est partenaire de DantotsuPM
Ci-dessous est un bref résumé de ce que j’ai appris :
Ne pas forcer le management de projet par la voie hiérarchique, du sommet vers le bas
Démontrer l’efficacité sur un projet réussi et promouvoir ce succès.
Essayer un seul « truc » de management de projet à la fois. Par exemple, le modèle de documentation du contenu/périmètre du projet.
A la base, contraindre au management de projet dans l’entreprise ne marchera pas.
Vous devez vraiment arriver à convaincre. Au fil des années, en travaillant pour une société et en conseillant plusieurs autres, je vois des tas de problèmes à essayer de convaincre les gens de la puissance du management de projet.
Voici une liste de quelques-unes des choses qui ont tendance à attirer les ennuis lors de la mise en œuvre du management de projet d’entreprise :
Certaine approches ne fonctionnent pas
Le président impose « nous utiliserons le management de projet »
L’embauche d’un Directeur du Management de Projet pour surveiller tous les chefs de projets existants dans la société alors que seul ce directeur est certifié en management de projet
L’organisation de sessions de formation sur des sujets de management de projet pour s’apercevoir que les gens s’y montrent seulement pour le déjeuner gratuit.
L’achat de logiciel de management de projet en supposant que cela suffira à améliorer le management de vos projets.
Ce qui fonctionne vraiment et que j’ai expérimenté à la société d’ingénierie d’architecture mentionnée ci-dessus était de faire un échange de livre.
Vous pourriez penser que c’est curieux, mais j’ai demandé à un Vice-Président de la société (également architecte) de partager avec moi un livre sur sa profession qui me permettrait d’en apprendre davantage et j’en ai partagé un avec lui dans lequel il pourrait en apprendre plus sur le management de projet. Le livre que j’ai partagé est « Winning in Business with Enterprise Project Management » de Paul Dinsmore. J’ai choisi ce livre parce qu’il est facile à lire et très convaincant sur la puissance du management de projet.
Ce qui a étonné le VP/Architecte et moi-même était des similitudes dans les concepts entre les professions et même plusieurs théories identiques y étaient discutées. Aussi, le VP s’est rendu compte qu’il pourrait vraiment tirer bénéfices d’en apprendre davantage sur le management de projet. Suite à cette initiative personnelle, je suis involontairement devenue une porte-parole du management de projet dans la société et il a été enclin à essayer certains de mes processus de management de projet et outils sur son projet suivant.
Book on Amazon
Je réalise que le livre que j’ai choisi pourrait ne pas être le livre le plus récent de la profession, mais voici ce que j’ai aimé de « Winning in Business with Enterprise Project Management » :
Un principe est inscrit sur une page isolée avant chaque chapitre. Ainsi plus tard vous pouvez les retrouver facilement.
Les titres de chapitre sont très attractifs … Livres de cuisine, Restaurants et Management de projet d’entreprise et Management de projet, Éléphants et NBA.
Toute personne ayant une connaissance moyenne du métier pourra prendre le livre et le comprendre.
Il présente le management de projet d’entreprise d’une manière qui convainc les gens qu’ils doivent le faire.
Depuis ce temps-là, la société a organisé des groupes d’étude pour la certification PMP. Ils organisent des sessions de formation sur le management de projet pour toute personne intéressée et le service financier passe même en revue la valeur acquise (« earned value ») sur les projets de toute la société. Ils ont aussi retiré le titre de « chef de projet » à de nombreuses personnes. Cela a pris à la société une très longue période de temps pour se rendre compte que certaines personnes sont meilleures comme experts et d’autres meilleures au management de projets. Quelle heureuse surprise de voir tous ces changements au fil des ans.
Certains des avantages que cette société a réalisé à mettre en œuvre le management de projet d’entreprise sont :
de meilleurs processus qui accélèrent les courbes d’apprentissage de projet;
une meilleure compréhension de la façon de gérer les livrables et de toujours respecter les besoins du client;
et des projets finalement plus rentables (difficile de faire mieux).
Campana & Schott est partenaire de DantotsuPM
Dans les derniers jobs que j’ai eus, les gens empruntent toujours des livres dans mon bureau.
Quoi que ce soit d’écrit par le docteur Harold Kerzner est toujours parti. J’ai finalement dû commencer à maintenir une liste « de qui a quoi ». Aussi, malgré toutes les nouvelles tendances que vous pouvez lire sur le management de projet, je suggérerais que vous laissiez une chance aux échanges de livres et observiez ce qui arrive dans votre société.
Pour conclure, tout ce que je peux dire est que peu importe ce que vous essayez de faire pour améliorer le succès dans le management de projet, ce qui semble vraiment marcher est « le bruit de couloir » sur le management de projet.
PMP and PMI are registered mark of Project Management Institute, Inc.
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La certification agile version PMI®, PMI-ACP®: Mon retour d’expérience, par Martial Bellec PMP, PgMP, PMI-ACP, C2MPC
Martial Bellec
Hello,
Le 25 Octobre, j’ai passé avec succès la certification PMI-ACP®, en candidat libre, c’était ma première tentative.
Pourquoi ?
Ce qui m’a motivé au départ, c’est que PMI a opté, non pas pour créer une méthodologie agile de plus, mais pour favoriser l’acquisition d’une bonne connaissance générale des méthodologies et une connaissance approfondie du fameux « mindset agile ».
Pour la préparation, j’ai passé environ 50 heures entre le 19 août et le 25 octobre
Partenaire de DantotsuPM
Cours
J’ai suivi un cours Scrum de 3 jours mais je suis resté sur ma faim pour la certification car je connaissais déjà Scrum. Le bon point néanmoins est que cette formation ouvre droit aux 21 heures de formation nécessaires au dossier PMI.
Je n’ai pas suivi de cours de préparation PMI-ACP®, les dates étaient trop tardives par rapport à mon objectif de passer en 2 mois.
Dossier
Concernant le dossier d’éligibilité, étant déjà PMP®, cela a été facile à remplir en mentionnant mes 3 projets agiles au cours des 2 dernières années.
Comme je dirige un projet agile en même temps, j’étais toujours en interrogation entre la vraie vie et la théorie, c’est très efficace comme toujours !
Le bouquin « PMI-ACP Exam Prep » de Mike Griffiths: je trouve qu’il ne prépare pas vraiment à l’examen mais il regorge de bonnes pratiques pas toujours connues : affinity estimation, Kano, Dreyfus, etc. et c’est donc une vraie référence facile à utiliser au quotidien, à avoir absolument même si on ne vise pas la certife,
Je déconseille le book des 1000 questions « PMI-ACP Exam Prep: 1000+ PMI-ACP Practice Questions with Detailed Solutions » pas fini et en mauvais anglais (du moins pour un Breton comme moi)
Révisions de dernière minute
J’ai passé le dimanche avant l’examen à faire des questions et à butiner toutes ces références qui se contredisent quelques fois…
L’examen
Il est moins important de bachoter que pour le PMP, car:
Pratiquement aucune question ne porte sur les définitions ou bonnes pratiques (les fameux ITTO « Inputs, Tools, Techniques and Outputs » du PMBOK Guide). Pour l’agile ça aurait pu être par exemple : dans une rétrospective, quel est l’agenda à suivre ? Data gathering, issues identification, prioritization and improvement plan. Mais rien de ça !
si vous voulez être testé sur vos connaissances des nombreux outils agiles : comment écrire un bon user story (INVEST), ou bien tenir votre backlog (DEEP), passez votre chemin ! Vous ne serez pas testé là-dessus non plus.
En revanche, pratiquement TOUTES les questions sont des questions situationnelles, ou les rôles sont (très habilement selon moi) intriqués.
Les situations décrivent n’importe qui concerné de près ou de loin par le projet agile
Agile practitioner
Product owner
Sponsor
Stakeholder
Project manager, qui est, selon la question Scrum master ou relais avec les execs
Les « objets » agiles sont toujours les mêmes et assez basiques : product backlog, risk, priority, value, kanban, Ishikawa… attention cependant au risk-adjusted backlog.
Dans une situation particulière, cette personne concernée par le projet Agile doit choisir parmi 4 possibilités ce qui est le mieux à faire immédiatement.
Comme tout est en anglais, chaque mot compte. Attention il faut avoir un bon niveau d’anglais, même si le vocabulaire est « globbish »… il faut savoir très rapidement en comprendre le sens.
Généralement, il reste 2 réponses entre lesquelles il est difficile de trancher mais en relisant patiemment, la bonne apparaît enfin et semble alors évidente.
J’ai répondu aux 120 questions en 2 heures 6. J’avais environ 30 questions marquées et j’ai pu également repasser en revue les 80 premières d’ici la fin des 3 heures allouées.
Les facteurs clefs de succès
Selon moi, il faut très bien comprendre le Agile manifesto et l’agile mindset et l’avoir déjà pratiqué sur des projets difficiles est un plus.
Je me suis entraîné à un memory dump de 5 minutes (pour occuper utilement les 15 premières minutes de l’examen qui sont en fait une démonstration de l’interface utilisateur PROMETRIC):
manifesto,
xp,
Kanban,
Scrum,
acronymes,
evm,
Dreyfus,
Shu ha ri,
lean principles
Mais ça a peu servi pendant l’examen, le seul avantage est que je vais désormais me servir de cette carte au quotidien !
En conclusion
Je recommande cette certification car elle complète très bien le PMP®. Elle est aussi plus exhaustive que la scrum alliance, car PMI a une approche GENERALISTE (très bonne culture agile et des méthodologies).
Je suis enfin intimement convaincu, dans un contexte client, que le chef de projet de demain devra fonctionner indifféremment en waterfall et/ou agile sans les opposer mais plutôt en comprenant finement les avantages et inconvénients des 2 dans la situation réelle.
Cette hybridation des méthodes est un vrai challenge pour notre profession et PMI-ACP® me semble être un incontournable sur cette route.
CertYou est partenaire de DantotsuPM
Note : PMI, PMP et PMI-ACP sont des marques déposées de Project Management Institute, Inc.
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« Faites suivre l’action efficace du calme de la réflexion. De la calme réflexion proviendra encore plus d’actions efficaces. » ~Peter Drucker
Avez-vous jamais ressenti ce silence inconfortable lors d’une réunion ou conversation et vous êtes-vous senti obligé de contribuer ? Et bien, ce sentiment que vous devez rompre le silence avec QUELQUE CHOSE est exactement ce qu’éprouvent toutes les autres personnes. Trop de leaders sont les premiers à dire quelque chose pour briser ce silence inconfortable et parviennent seulement à rater une occasion de plus de contribution. Les excellents leaders savent utiliser ceci pour obtenir le meilleur de leur équipe. Quelques secondes de plus que ce à quoi vous vous attendriez normalement est d’habitude tout ce qui est nécessaire. Si vous pouvez devenir à l’aise avec ce sentiment inconfortable, vous pourrez aussi récolter certains des bénéfices pour chaque membre de l’équipe et pour l’organisation dans son ensemble.
Quels sont ces bénéfices à rester silencieux ?
Vous obtenez plus de tout
Plus de personnes contribueront si vous attendez juste un peu plus longtemps. Vous obtiendrez plus de détails, d’explications et des informations sur le problèmes. Le meilleur est que cette première contribution en amènera souvent d’autres. Tout particulièrement quand vous demandez des idées d’une équipe, vous devez les laisser répondre. Il est irrationnel de penser qu’ils n’ont pas d’idées. Assurez-vous de les entendre.
Vous obtenez la vérité
Une sous-partie d’obtenir toutes informations ci-dessus et d’en arriver à la vérité sur la question. Et il arrive que les informations soient tues parce qu’il y aura des fautes à reconnaitre. Dans ces cas, une dose supplémentaire de silence peut souvent vous apporter les informations dont vous avez besoin.
Vous obtenez la prise de responsabilité
Quand les gens contribuent, ils se sentent plus en contrôle et davantage propriétaire de ce qu’ils font. Ceci mène à une prise de responsabilité plus facile et une meilleure contribution dans les détails.
Aussi, la prochaine fois que vous dirigez une réunion et que vous avez besoin d’entendre quelques idées et pensées, assurez-vous de donner à votre équipe toutes occasions de contribuer. Parfois cela nécessite seulement quelques secondes de plus.
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Suivez ces trois astuces pour préparer pour votre prochain rapport d’avancement de projet aux parties prenantes et vous assurer que vous leur fournissez les informations les plus pertinentes et au bon moment.
1. Considérez ce que les parties prenantes veulent et ont besoin de savoir.
Pensez à votre auditoire. Que voudront-ils apprendre sur le projet et qu’ont-ils besoin de savoir du projet?
Par exemple, avez-vous besoin de leurs apports dans la définition des besoins ? Avez-vous des formations planifiées auxquelles ils doivent participer ? Avez-vous besoin d’eux pour tester un nouveau système ? Y-a-t-il eu beaucoup de questions de diverses parties prenantes auxquelles on pourrait répondre dans ce rapport ?
2. Déterminez comment vous communiquerez le message.
Les parties prenantes sont-elles co-localisées et peu nombreuses pour qu’une rencontre en face à face soit envisageable ? Avez-vous des parties prenantes à distance qui peuvent participer en utilisant la technologie collaborative en place ? Les parties prenantes sont-elles très distribuées géographiquement sur une telle variété de fuseaux horaires que de plus petites réunions peuvent être nécessaires ou la communication via le courrier électronique serait-elle appropriée ?
Indépendamment de la méthode que vous choisissez, assurez-vous qu’il existe plusieurs manières pour les parties prenantes de recevoir ces informations. Vous pourriez inviter certaines parties prenantes à une réunion, puis fournir ensuite une version digitale via courrier électronique ou un site Web de projet pour ceux qui ne peuvent pas assister à la réunion en personne. Pour des initiatives plus importantes et complexes, j’organise souvent un comité de support des parties prenantes. Ce groupe est responsable de faire passer le message projet aux autres parties prenantes. Ils peuvent le faire lors de réunions de service ou en ayant seulement des conversations informelles avec d’autres personnes.
3. Déterminez ce que vous fournirez : documents, dossier de lecture préparatoire, etc.
De quoi ont besoin les parties prenantes pour une rencontre d’état d’avancement productive ? Ont-ils besoin que certaines informations soient fournies à l’avance pour en prendre connaissance et permettre une décision lors de la réunion ? Ont-ils besoin de documents à passer en revue pendant la réunion ? Vaudrait-il mieux fournir ces documents après la réunion pour que les parties prenantes aient le temps de digérer les informations ?
NQI est Partenaire de DantotsuPM
Et, comme bonne pratique, faites un suivi après la communication. Demandez s’il y a des questions ou préoccupations chez vos parties prenantes. Ceci est particulièrement important pour le long terme, les projets plus complexes où maintenir les parties prenantes engagées tout au long de l’initiative est important pour le succès du projet.
Vous pourriez aussi envisager de consulter occasionnellement les parties prenantes pour voir si la façon dont vous fournissez ces informations leur convient, répond à leurs besoins et sont suffisantes. Ceci peut être fait de façon informelle, lors de conversations, ou plus formellement, à travers une enquête.
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Le Point de Fonction n’est pas la panacée en matière d’estimation logicielle mais il permet d’établir un référentiel compréhensible par tous !
Cet article a été écrit il y a déjà plus de 5 ans par Jean-Baptiste Jourdant, consultant-formateur et Responsable du département Management de projet pour CSP Formation et partenaire de DantotsuPM.
Le chef de projet informatique Maîtrise d’OEuvre (MOE) client : « Avec cette méthode d’évaluation des charges avec les points de fonction (PF), on croit que tout est résolu, mais le prestataire fait ce qu’il veut avec tous ces ajustements, et on n’est pas plus avancé. »
Le chef de projet SSII : « Depuis qu’ils nous demandent des cotations en PF, on n’a plus de marge de manœuvre. En plus, on ne maîtrise pas les coefficients de productivité, alors on s’engage les yeux fermés, et puis on est coincé. »
La théorie synthétisée
Les PF sont une méthode d’évaluation des fonctionnalités logicielles telles que perçues par les utilisateurs (finaux, administrateurs métiers) de l’application. A travers différents composants (groupes de données, transactions) l’application est cartographiée puis valorisée en nombre de PF.
Puis, à l’aide d’un coefficient de productivité (nombre de PF produits par homme-jour), on calcule la charge estimée du projet.
Intérêt
Le PF n’est certainement pas une panacée universelle. Toutefois, il permet d’établir un référentiel compréhensible par tous les interlocuteurs de la chaîne de production.
La Maîtrise d’OuvrAge (MOA) voit ses fonctionnalités (disséquées, certes),
la MOE client va disposer d’une base de comparaison entre ses différents projets (à manier avec précaution),
la MOE SSII va disposer d’une image fonctionnelle « anticipée » de ses composants techniques, et faire valoir directement les carences éventuelles.
Les éléments variables
Les différents éléments suivants sont évalués pour prendre en compte les spécificités.
PRODUIT : nouveauté logicielle, complexité du langage, progiciel, niveau d’ergonomie ou de sécurité demandée, réutilisation du code, …
PROJET : Organisation de l’équipe (plateau de développement unique ou éclatement de la réalisation (off-shore), niveau de compétences des acteurs, urgence planning, …
MODÈLE DE PRODUCTION : Répartition des activités entre le client et le prestataire (RTU-Réalisation & Tests unitaires, conceptions, tests d’intégration, pilotage, prise de risques, …)
Microsoft est partenaire de DantotsuPM
Processus de calcul des charges
Entre la fonctionnalité et les charges, le chef de projet passe par plusieurs étapes :
Cartographie : Nombre de PF dits bruts
Ajustements produits : Nombre de points de fonction ajustés
Utilisation du ratio de productivité standard : Charge nominale
Intégration des spécificités projet (périmètre RTU) : Charge brute
Prise en compte du modèle de production : Charge nette
Exemple
1° Cartographie fonctionnelle =>100 PF Bruts
2° Ajustement produit (sécurité, techno), +20% =>120 PF Ajustés
Finalement, dans la méthode, pour passer à l’étape suivante, on utilise un ratio qui mesure la contribution de chaque catégorie.
Et pour une productivité nominale de 2 PF/HJ, on a en réalité entre les PF bruts et la charge nette, une productivité globale de 0,88PF/HJ : 100 PF / 112,5 HJ
CSP est partenaire de DantotsuPM
Recommandations
CONTRAT : C’est votre contrat qui fait foi. Précisez le ratio de productivité sur lequel vous vous appuyez. Et attention aux engagements préliminaires quand vous ne disposez pas de références.
MARGE DE MANŒUVRE : Soyez clair entre clients et fournisseurs sur les éléments variables et cadrer leur influence.
CAPITALISATION : C’est le secret de la fiabilisation de vos ratios de productivité !
Essayez Bubble Plan !
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Ce programme original de formation a pour but d’apprendre aux professionnels du management de projet à construire un PMO et les accompagner tout au long de ce difficile et périlleux exercice qui est un réel projet. Le programme permet de plus aux certifiés du PMI® de gagner 14 PDUs.
Pour en apprendre davantage sur le programme suivez ce lien.
Message de Philip Diab dont le mot clé est selon moi « Pragmatique« , comme toujours avec Philip:
Conduire la transformation & s’aligner sur la stratégie de l’Organisation
Démarrer un PMO est un projet complexe qui amène souvent de la confusion entre processus, structure et même terminologie. Même si la profession a été quelque peu divisée sur le concept et les fonctions de PMO, notre approche nouvelle et innovante offre une approche différente de s’attaquer à ce sujet important. RapidStartPMO est structuré par une approche « comment faire » pour établir un PMO en implémentant simultanément deux groupes de travail pour construire et supporter le PMO. Ainsi, les leaders peuvent mettre en place un PMO qui corresponde exactement à leurs besoins et qui a la capacité de grandir avec l’organisation. Cette approche, basée sur une mentalité de briques, permet de démarrer rapidement en construisant avec ces briques une solide fondation puis d’ériger progressivement sont PMO.
La thématique « RapidStart” consiste en l’adoption d’un modèle pragmatique en opposition à une approche « tout ou rien ». Ceci va quasiment à l’encontre d’autres manières de monter un PMO qui tendent à se focaliser sur le design du PMO « ultime » plutôt qu’un PMO pragmatique.
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PRINCE2 Agile est une solution de management de projet qui combine les qualités de gouvernance et de management de PRINCE2 avec la flexibilité des concepts Agile.
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PRINCE2 Agile a été construit de manière collaborative avec des experts PRINCE2 et des « Agilistes ».
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PRINCE2 Agile couvre les approches Scrum, Kanban, Lean Startup et Cynefin et utilise les principes de PRINCE2 avec 5 comportements clés:
Transparence
Collaboration
Communication
Auto Organisation
Exploration
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Nous vivons dans un monde de communication instantanée. Téléphones mobiles, Internet, SMS, médias sociaux — tous nous maintiennent connectés et communicant, non ?
Bien qu’Alexandre Graham Bell ait considéré le téléphone, son invention la plus célèbre, comme une intrusion dans son vrai travail de scientifique, peu de personnes seraient aujourd’hui enclines à renoncer à leur téléphone mobile.
La technologie a rendu la communication plus accessible mais qu’elle n’a pas vraiment rendu la communication plus facile.
Pour que la communication de projet soit plus efficace, nous devons réfléchir à comment nous utilisons ces technologies. Il est important de nous rappeler que, lorsque nous rédigeons un courrier électronique ou mettons à jour un rapport, la personne à l’autre bout est une personne. C’est probablement simplement la nature de la technologie, mais parfois c’est une bonne idée de se rappeler de ce qui rend la communication efficace.
Voici deux techniques qui pourraient vous aider à améliorer la qualité de votre communication de projet :
1. La Règle du Coucher du soleil
Répondre avant la fin de la journée…
À moins que vous ne travailliez chez Walmart, vous n’en avez jamais probablement entendu parler. Selon eux, c’est seulement une version du célèbre ‘pourquoi remettre jusqu’à demain ce que je peux faire le jour même ?’
L’observation de la Règle du Coucher du soleil est très simple. Que ce soit une requête d’un magasin dans le pays ou un appel d’un collègue au bout du couloir, nous donnons notre meilleur pour fournir le service à nos clients et entre nous, le jour même.
Cette Règle du Coucher du soleil est une réalité chez Wallmart. Peu importe qui vous avez appelé dans la journée, vous recevrez typiquement une réponse avant le coucher du soleil.
Traiteriez-vous le courrier électronique ou toute autre correspondance de projet avec vos membres d’équipe projet différemment si vous saviez que cela implique d’y répondre avant la fin du jour ?
2. Les vendredis sans courrier électronique
Vous avez peut-être également entendu parler du « Aucun Courrier électronique le Vendredi » de U.S. Cellular il y a quelques temps. Le COO, Jay Ellison, pensait qu’avec cela il faciliterait la vie et allégerait la charge de travail des salariés, mais au lieu de cela, il a initialement causé un incendie dévastateur.
Dans un article écrit par Sue Shellenbarger dans Le « Wall Street Journal », elle cite une directrice commerciale : « j’ai pensé, ‘ Il ne comprend tout simplement pas combien de travail nous devons abattre et combien c’est plus facile en utilisant le courrier électronique.’ »
À l’exception des réponses aux questions urgentes, tout autre courrier électronique est tabou.
L’initiative a été conçue pour encourager la communication en face à face avec les clients et entre les collaborateurs, accroître la productivité, ou fournir une pause par rapport au remplissage permanent des boîtes d’arrivée de courrier électronique.
Il semble que cela ait été un succès.
Selon Shellenbarger, « Progressivement, les personnes se sont rendues compte que lire et répondre à tout le courrier électronique qu’ils envoyaient étaient probablement un fardeau pour leurs autres collègues. Maintenant, les gens ne manque pas de rendre visite à leurs collaborateurs le vendredi. Le projet et la communication de projet ne consistent pas seulement d’envois de courriers électroniques ‘contenant des rapports rigides’ et efficaces, il s’agit de personnes et d’interactions.
Ces techniques marcheraient-elles dans votre organisation ?
Je ne sais pas. Il y a tant de fonctionnalités de collaboration et de communication incorporées dans les solutions de management de projet actuelles qu’éliminer complétement ce type de communication pourraient être problématique. Cependant, indépendamment du logiciel de management de projet ou des outils de gestion du travail que vous utilisez, chacun peut se lever de son bureau pendant quelques minutes et avoir une vraie conversation de temps en temps.
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Parfois il est plus facile de contacter un collègue situé à quelques mètres de distance par un Message Instantané que de se lever de sa chaise et aller lui parler de vive voix.
Si vous n’avez pas déjà oublié comment vraiment parler entre êtres humains, donnez une chance à ces deux approches et voyez si elles marchent pour vous et votre équipe projet.
Vous pourriez être étonnés de l’évolution de l’efficacité de votre communication quotidienne quand vous incorporez un peu de discussions en face à face de temps à autre.
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La simulation en pédagogie… ou comment faire grandir son savoir-faire
Ce n’est plus un secret, la simulation fait aujourd’hui partie intégrante des ressources de formation, elle a vocation à couvrir des objectifs pédagogiques d’application (de type savoir-faire). Ainsi, elle permet aux participants de mettre en œuvre et d’expérimenter de nouvelles connaissances et à la fois d’être « challengés » vis-à-vis de leur pratique quotidienne.
Stéphanie Germain et Erick Athier, IQar
Plus encore, la simulation couvre également des objectifs de type savoir-être lorsque par exemple les membres d’une équipe conduisent ensemble le projet simulé, se répartissent rôles et responsabilités, doivent prendre des décisions en commun…C’est ce qu’offre SIMULPROG développé par IQar, cabinet conseil expert en gestion du portefeuille projets et auteur du référentiel francophone sur le sujet, SMPP.
Stimuler et structurer le débat dans l’organisation autour de la maturité du mode projets.
Confier aux managers et aux équipes de Direction la mission d’aligner leurs visions et attentes vis-à-vis de la gouvernance des portefeuilles et des projets.
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SIMULPROG, un outil pédagogique pour développer les compétences collectives en Projets
Véritable plateforme collaborative, entièrement paramétrable et accessible en ligne, SimulProG est un support opérationnel à la fois d’apprentissage ludique mais aussi de partage autour des sujets relatifs au management projets de son organisation.
Entièrement dédié aux organisations et ses managers, ce jeu de simulation est collectif et se joue en ligne sur quelques jours à quelques mois selon les besoins à couvrir. Le scénario proposé couvre tout le cycle du processus du management des projets tout en approfondissant certaines thématiques développées sur-mesure à la demande de l’entreprise en fonction de ses problématiques et niveau de maturité Projet.
Ainsi, la complexité des scénarios mis en œuvre s’adapte avec le niveau de compétence Projet de l’organisation.
Centre d’entrainement, d’apprentissage et d’expression, SimulProG fait partie de la plateforme d’outils PPM développée par IQar et mise à disposition des organisations au cours de nos missions conseil. Découvrez notre plateforme outils PPM, www.iqar-france.fr
Simulprog votre allié pour avancer le curseur en Maturité Projet de votre organisation
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Tout a commencé il a environ 3 ans, début 2014, lorsque mon manager a voulu que je prenne en charge le pôle des Évolutions. Je vais tâcher de vous raconter les changements mis en place au sein de ce département qui ont contribué à améliorer la satisfaction clients tout en délivrant de la qualité. Ces évolutions, telles que l’implémentation d’indicateurs, d’un kanban ou encore d’un planning poker, ont clairement fait progresser la perception utilisateurs et ont su faire évoluer mon mode de fonctionnement aussi côté projets.
Au sein de l’IT dans les entreprises, il y a les projets, la maintenance et le ventre mou, les évolutions. Ces demandes utilisateurs dont on ne sait que faire, pas suffisamment importantes pour les faire passer en projet et où les budgets à allouer, sont toujours plus ou moins compliqués à mettre en place.
Ces demandes ont un coût variable entre un et quarante jours. Elles sont priorisées au sein d’un comité chez LeasePlan France qui a lieu mensuellement. Un représentant de chaque direction vote pour les demandes qu’il qualifie par ordre d’importance. Une moyenne est établie et donne un ordonnancement pour les traiter. A chaque comité sont priorisées dix demandes utilisateurs qui viennent se mettre en backlog du Kanbanavec une limite de dix dans le pipe à traiter.
une limite de dix dans le pipe à traiter (colonne la plus à gauche)
En amont de ces comités, j’allais voir chaque utilisateur qui présentait une évolution qui allait être soumise au vote, pour pouvoir y attribuer un chiffrage grossier en fonction du besoin. Ici, le « je » est important car vous allez voir par la suite comment amener l’équipe à s’engager.
Deux questions se posaient, la première, comment rendre plus Lean le process, et la deuxième, comment quantifier la valeur que chaque demande apporte, ou comment apporter de la valeur le plus rapidement possible. En effet, en premier lieu, je me suis rendu compte que passer du temps avec chaque utilisateur en amont du comité était, non une perte de temps, si ce n’est pour ma connaissance personnelle, mais non nécessaire (toutes les demandes n’étant pas priorisées dû à la limite du backlog).
Pour répondre à cette première question et ne pas avoir à chiffrer et analyser des demandes non priorisées, j’ai déporté cette phase d’échange post comité.
Simultanément, j’ai mis en place deux jours avant comité, une revue de chiffrage avec l’équipe dans laquelle toutes les demandes étaient passées en revue pour pouvoir y attribuer un chiffrage moyen établi en consensus. Le tour était joué. Le simple fait de faire participer l’équipe dans l’analyse grossière les stimulait, leur avis étant pris en considération. Qu’y a-t-il de plus essentiel pour une personne que de se sentir importante et impliquée ? Vous y gagnerez en engagement.
L’utilisation du Kanban, insufflé par mon manager et connu de tous, était simple : un backlog, analyse, développement, User Acceptance Testing (UAT) et production. La première pierre était posée.
Après huit mois d’historique, de statistiques et de dérives, deux choses ressortaient. Le chiffrage réel différait du chiffrage initial lors du traitement de la demande et le résultat attendu lors de la mise en UAT amenait souvent des questions ou retours en développement. Force était de constater, on le sait malheureusement, le besoin n’est pas toujours exprimé correctement ou avec les bons mots et même si durant les phases de design nous rencontrons les métiers, nous ne parlons pas toujours le même langage.
Comment quantifier la charge sur une évolution et être sûr de comprendre la même chose que le Métier ?
Deux notions ont été intégrées, une insufflée par mon manager,
les « Efforts » avec la suite de Fibonacci et
la phase dite de « Validation de design » que j’ai introduite.
La première consiste à mettre un effort sur une demande, de prendre une évolution compréhensible par tous et d’obtenir un consensus en équipe.
Ensuite, les autres demandes qui sont passées en revue sont notées en fonction des précédentes. La note est attribuée en fonction du niveau de complexité, de la qualité rédactionnelle et de la compréhension de chacun tout en gardant à l’esprit la charge plus ou moins importante qu’elle peut représenter. Le but de ces sessions pré comité était de voir, aussi, les grands items qui se dégageaient de chaque évolution, de la pré-découper en tâches car plus les items sont petits, plus la marge d’erreur est réduite et vous pourrez être prédictible concernant la charge réelle.
La deuxième notion consiste à sélectionner une évolution et voir avec le métier, durant la phase de design, si ce qu’il a exprimé correspond réellement à son besoin (phase d’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage, AMOA). Cela permet de définir ou redéfinir le design et d’en faire un compte rendu effectué par l’IT, synthèse non technique qui décrit ce qui va être fait lors de la livraison en UAT.
Plusieurs objectifs :
Délimiter un périmètre qui doit respecter approximativement le besoin initial,
Déterminer ce qui ne sera pas fait de ce qui le sera,
Démarrer les développements une fois la validation de l’utilisateur reçue,
Dématérialiser la phase de design pour une question de traçabilité, de gestion et de négociation (on le sait, une fois livrée en UAT, il manque toujours le petit quelque chose auquel l’équipe projet n’avait pas pensé),
Découper en items/user stories, fonctionnelles et/ou techniques,
Chiffrer les items,
Être prédictible concernant la date de mise en UAT
Les bénéfices de cette phase ont été divers :
Faire prendre de la hauteur à certains membres de l’équipe qui ont été capables d’en tirer, profit, être totalement autonome, analyser les process métiers en omettant le technique pour trouver la meilleure solution,
Identifier ceux qu’il a fallu accompagner,
Livrer en UAT ce qui correspond à la demande utilisateur, sans surprise quelconque et de ce fait, limiter les retours en développement,
Développer une satisfaction métier accrue.
Comment déterminer le degré d’efficacité des phases de design et contrôler la qualité des livrables ?
Certes, le métier était satisfait, mais cela restait une impression, notre perception. Comment pouvait-on la mesurer ? Huit autres mois se sont écoulés et c’est à se moment là que j’ai décidé de nous mettre en risque (mesuré).
Premièrement, nous avons comptabilisé le nombre de retour d’UAT en développement en les catégorisant :
Les retours dit « anomalie » causés par l’IT liés aux développements et/ou environnements
Les retours dit « cosmétique » qui sont inférieurs à une demi-journée de développement
Les retours dit « évolution » qui sont supérieurs à une demi-journée car l’équipe projet (métier-IT) est passée au travers du sujet
Deuxièmement, nous avons comptabilisé le nombre de WFT (Write First Time, évolution livrée en UAT ne nécessitant pas de développement supplémentaire) et le nombre d’anomalies générées liées à nos mises en production.
Enfin, un questionnaire de satisfaction était envoyé à chaque évolution livrée avec une notation sur 10 au « key user » :
L’évolution livrée correspond elle à votre besoin ?
Êtes-vous satisfait de l’accompagnement en UAT ?
Des améliorations vous ont-elles été proposées durant la phase de design ? Si oui, lesquelles ?
Le fait de cadrer au mieux durant les phases de design, de faire une « démo » utilisateur à la livraison en UAT et d’accompagner le métier nous ont permis d’obtenir ces résultats sur 75 demandes :
85 % des demandes ont été comptabilisées en WFT
Plus de 90% des demandes n’ont eu aucun retour d’UAT
Moins de 3% des demandes ont générées un bug en production
Une moyenne supérieure à 9 concernant les questionnaires de satisfaction
Dans les faits, chaque responsable métier attribue à une évolution une note prise sur la suite de Fibonacci et une moyenne est effectuée. En fin de séance, l’IT donne les efforts de chaque demande et le ratio valeur/effort détermine l’ordonnancement des évolutions. Le but étant ici d’apporter la plus grande valeur, le plus tôt possible. Certes, la valeur qu’apporte la livraison d’une évolution est subjective en fonction de chacun, mais cela permet néanmoins de partager les points de vue et soulève des débats.
La vie côté projets après deux années aux Évolutions
En ce début d’année, avril pour être exact, j’ai basculé côté projets et mon manager me disait : « continue à faire ce que tu as fait et ça se fera tout seul». Cela veut dire tellement de choses à la fois lorsque j’y repense.
Un bon manager essayera de vous insuffler des idées. Toutefois, la capacité de chacun à entendre, à se remettre en question, à réfléchir par soi-même ou encore à faire évoluer sa perception des choses ne sont pas donné à tout le monde. C’est ce que vous en faites qui contribuera à votre évolution si vous en avez toutefois l’envie.
J’ai appris à manager une équipe, en tirer le meilleur avec les qualités et défauts de chacun, à obtenir une émulation que je ne soupçonnais pas ou encore à gérer des personnes avec lesquelles je ne m’entendais pas. On ne nait pas fédérateur, on le devient, c’est mon avis.
Aujourd’hui, j’ai gardé le meilleur de ces deux dernières années et en ai tiré des leçons.
Nous découpons en équipe un projet pour en obtenir des « items/users stories » les plus petits possibles, et ce, dès la phase de « define » pour engager l’équipe.
Cela permet déjà d’être plus ou moins prédictible quant aux UAT en mettant bout à bout tous les items, de voir les modules indépendants et de les livrer plus tôt, indépendamment de tout le projet.
Le but est d’obtenir des items avec un effort maximum de 5 car mes statistiques me font dire qu’en général, la charge correspond à l’effort multiplié par 1,5. Cela reste approximatif mais a fait ses preuves ces deux dernières années. Au-delà, un item avec effort 8 consommera entre 8 et 20 jours, et un item à 13 entre 20 et 40 jours. Plus l’effort est grand, plus il y a de risques, de points d’attention ou d’incompréhensions.
Chaque item fait office « d’évolution », de ce fait, il est analysé avec le métier avec une phase de validation de design, document une fois réconcilié avec les autres, qui serviront à faire un passage à la maintenance.
Ces trois dernières années m’ont permis d’appréhender des concepts de SOA, d’architecture globalisée, une gestion de fournisseurs ou encore de méthode de management. Il m’a fallu une perpétuelle remise en question et une envie démesurée pour obtenir le meilleur des gens, IT ou non d’ailleurs.
S’il fallait résumer
A few videos to get started on Agile, Scrum and Kanban
Le kanban est un outil très utile au management visuel,
Les « stand up », s’ils ne sont pas utilisés à outrance, permettent d’avoir un suivi et un partage au sein de l’équipe. Pour ma part, ils se limitent à deux par semaine, voire trois en fonction des jalons, risques et mises en production,
Les workshops avec l’équipe permettent d’obtenir un engagement des collaborateurs et une vision partagée pour en tirer la meilleure émulation possible,
Les projets doivent être découpés au niveau le plus fin, s’ils le permettent, pour une meilleure visibilité,
Le management est un concept difficile s’il est bien fait, car oui, le manager paternaliste est mort !
En espérant que cela puisse vous servir ou vous inspirer…
Gaël Gomez, Chef de projet informatique au sein de LeasePlan France
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Dans un récent billet de Harry Hall intitulé « 8 Choses que tous les mauvais chefs de projet ont en commun », Harry nous rappelle que les mauvais chefs de projet créent des cultures de projet pleines de stress, de confusion et qui débouchent peu de progrès. Bien sûr, ces chefs de projets pensent bien faire et, le plus souvent, ne sont pas conscients de leurs comportements.
Adoptons l’approche inverse et regardons ensemble ce que les bons chefs de projets ont en commun et ce qu’ils font de bien.
1. Stoppons la réunionite aigüe !
La réunion n’est pas la solution universelle à toutes les questions et sujets. Souvent, des solutions simples, tout aussi sinon plus efficaces et moins coûteuses existent. Ce peuvent être un simple coup de fil, un message mail, une communication par messagerie instantanée, la lecture attentive d’un rapport au lieu de se le faire présenter dans un large comité…
Trop de réunions tue leur efficacité, génère du stress pour les membres de l’équipe qui sont déjà tellement préoccupés par tout ce qu’ils ont à faire qu’ils n’écoutent que d’une oreille (et encore).
Efforcez-vous de limiter le nombre de réunions récurrentes hebdomadaires.
Remplacer les réunions d’avancement par des rapports d’avancement.
Limitez au strict minimum le nombre de participants à vos réunions. Demandez uniquement à ceux qui ont à décider et vont avoir des actions à mener suite à la réunion.
Quand une réunion est nécessaire, fournissez à l’avance un ordre du jour clair, les questions dont vous allez débattre, l’objectif de la session et les livrables attendus de cette rencontre.
2. Épargnons les forêts.
Les chefs de projet sont de triste notoriété les producteurs de tonnes de documentation (que personne ne lit). Limitez vos documentations, notes de réunions, rapports d’avancement à l’essentiel. Si un rapport détaillé sur un point précis de votre projet est nécessaire, prévoyez un résumé exécutif de quelques paragraphes qui permette au lecteur de comprendre les oints saillants et mettez les détails dans des annexes consultables au besoin.
3. Affichons notre confiance et nos résultats
Quand il y a un manque de confiance, des équipes ralentissent peu à peu jusqu’à s’arrêter. Clarifiez les raisons de faire le projet, ses objectifs et ses bénéfices. Affichez régulièrement les résultats obtenus, les avancées, les livrables même partiels, les réponses positives des clients, des utilisateurs, des membres de l’équipe…
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4. Évitons toute auto-promotion.
Il n’y a rien de plus démotivant pour les membres d’équipe qu’un chef de projet qui se met en avant continuellement en accordant peu de crédit à l’équipe . Pour éviter ce piège, demandez à un ami ou mentor de vous aider à vous améliorer sur ce point particulier. Cherchez des façons de reconnaître, mettre en valeur et remercier les membres de l’équipe projet. Quand il y a des problèmes, prenez-en l’entière responsabilité et focalisez vous sur ce que vous ferez pour les solutionner. Quand il y a de belles réussites, exacerbez la visibilité et les contributions de l’équipe et minimisez les vôtres.
5. Écoutons mieux.
Les bons chefs de projet savent comment écouter. Plutôt que d’interrompre pour placer une remarque, les leaders écoutent avec l’intention de creuser le plus profond possible pour bien comprendre la perspective des autres. Concentrez-vous davantage sur ce que dit l’autre personne. Ne pensez pas à la réponse ou au commentaire que vous allez fournir alors que l’autre personne n’a pas fini de s’exprimer. Maintenez un bon contact, les yeux dans les yeux. Posez des questions complémentaires qui montrent que vous suivez, que vous faites preuve d’empathie et et vous souciez réellement de ce qui vous ai communiqué
6. Déléguons mieux.
La marque de l’excellent chef de projet est qu’il ou elle délègue beaucoup de son travail aux membres d’équipe. Comme indiqué dans le point 3 ci-dessus: « Clarifiez les raisons de faire le projet, ses objectifs et ses bénéfices. »
Si les membres d’équipe ne sont pas sûrs de ce que vous attendez d’eux et quand, ils ont plus de difficultés à prendre des initiatives. Soyez très clairs sur ce que vous leur déléguez, par écrit/email si possible en plus de l’expliquer de vive-voix. Exposez leur niveau de responsabilité, d’autonomie de décision, les dates butoirs, les moyens alloués… et surtout votre disponibilité pour discuter des problèmes et questions et comment le suivi avec vous devra être effectué.
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7. Traitons les cas difficiles.
N’essayez jamais de cacher ces vrais problèmes sous le tapis !
Un énorme facteur de motivation pour l’équipe est de voir le chef de projet se confronter aux manquements de certains membres de l’équipe et parvenir à les résoudre. Ce sont par exemple des membres qui achèvent rarement des tâches dans les temps, impactant par là-même leurs collègues et ayant toujours une « bonne » excuse. Ou bien une personne qui arrive systématiquement en retard au travail ou aux réunions d’équipe. Soit la raison de ces retards répétés est valable et vous devez l’adresser, soit ce n’est pas le cas et vous devez le faire savoir à la personne. Si la situation ne s’améliore pas suite à cette clarification, veillez avec votre sponsor à écarter cette personne de l’équipe avant qu’elle ne sape le moral des autres. Un autre moment de vérité est quand le chef de projet montre à l’équipe qu’il peut confronter les manquements d’autres parties prenantes du projet qui seraient défaillants: sponsor, management, partenaires, clients…
Quels autres bons comportements de chef de projet ajouteriez-vous à cette liste ?
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Nous parlons souvent de l’humilité chez les leaders, mais pourquoi ?
Selon moi, il y a deux raisons principales pour lesquelles l’humilité de est importante.
Premièrement, c’est l’impact qu’elle a sur nos propres pensées en tant que leader.
L’humilité est au cœur de la réflexion auto actualisée car elle met en évidence que, bien que nous ayons des forces en tant que leader, nous avons aussi des faiblesses et des fragilités.
Les sportifs, même de haut niveau, ont des doutes sur eux-mêmes donc l’humilité est importante dans notre propre conviction qu’il est acceptable d’avoir des faiblesses. C’est une forme d’auto-acceptation qui se traduit aussi en termes d’être ouvert sur nos faiblesses et en même temps de ne pas laisser nos points forts nous monter la tête.
Si nous nous définissons par notre talent, il y aura toujours quelqu’un de meilleur que nous et à un certain point notre sentiment de supériorité aboutira à un sentiment d’inadéquation. En réalité, nous parviendrons à un point où nous ne saurons plus répondre à nos propres attentes.
Bref, l’humilité construit le respect de soi et l’auto-acceptation, tandis qu’avoir besoin de se sentir supérieur masque un sentiment d’inadéquation.
Deuxièmement, c’est l’impact qu’elle a sur les personnes autour de nous.
pour aller plus haut ensemble
L’humilité chez les leaders motive fortement car elle les pousse à estimer ceux qui travaillent avec eux. Ceci crée une forte fidélité dans l’équipe tout en maximisant la performance des autres personnes.
Les leaders qui sont authentiquement humbles, particulièrement ceux qui montrent de la gratitude envers leur équipe et les personnes autour d’eux construisent de l’engagement perpétuel et une fidélité à vie.
Essayez Bubble Plan !
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Le succès du management de projet Agile se base sur des conditions indispensables : des chefs de projet et des équipes impliquées et adaptables, des points réguliers, d’étroites relations avec le client, et un sens de l’organisation incomparable.
Alexis Sgaros
Dans un projet, le changement est normal. Tel est le principe sur lequel se base le management de projet Agile. Un changement qui peut toucher le besoin du client ou les technologies disponibles par exemple, et auquel le chef de projet et son équipe projet doivent être capables de s’adapter. Une méthode de travail qui s’est imposée assez naturellement dans le monde du développement de logiciel, mais qui peine davantage dans d’autres secteurs. « C’est tout un ensemble de fondamentaux à remettre en cause en termes de culture d’entreprise », selon Alexis Sgaros, formateur consultant chez CSP Formation. Cela signifie qu’il faut être en relation proche avec le client tout au long de la vie du projet, afin de s’assurer qu’on ne s’écarte pas de son besoin. En fait, le client fait presque partie de l’équipe.
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Une organisation renforcée et un pilotage serré
De son côté, « l’équipe doit être plus fortement responsabilisée. Le chef de projet devient davantage un coach qui laisse l’équipe s’auto-organiser. » Aux membres de se porter volontaires pour accomplir des tâches spécifiques, avec des points à organiser, quotidiennement dans la plupart des cas, afin d’éviter les doublons et oublis. Alexis Sgaros prévient que « comme la zone d’incertitude est plus forte, le pilotage doit être plus serré. On a souvent l’impression que le management de projet Agile est plus simple et demande moins de rigueur, mais en réalité, il en demande plus en termes d’organisation. » Et de sens des priorités, puisqu’il faut réagir instantanément pour traiter d’abord les changements les plus urgents.
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L’émergence des méthodes hybrides
Attention : Une clé de la gestion de projet Agile est de travailler avec une équipe entièrement dédiée au projet, et physiquement sur le même site, ce qui n’est pas le cas de tous les projets. Au final, Alexis Sgaros remarque que « on a de plus en plus tendance à voir apparaître des méthodes hybrides. Il n’est pas rare que certaines parties d’un projet soient gérées en mode normal et d’autres en agilité. Bien sûr, cela demande une forte ouverture d’esprit du chef de projet, qui doit accepter que tout le monde ne travaille pas de la même manière. »
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