Où sont les participants ?

seul au mondeLa réunion a commencée depuis 10 minutes.

Et vous êtes peut-être déjà tout seul, sur une île déserte, conversant avec vous-même.

C’est étrange parce que vous pensez que d’autres sont encore là, à écouter attentivement ce que vous leur racontez pendant cette conférence téléphonique.

Mais ils sont partis.

Oh, ils n’ont pas raccrochés, sinon vous auriez entendu le petit ding-dong.

Mais, certains on posé le combiné et coupé le micro pendant qu’ils font du ménage dans leur messagerie électronique. D’autres sont sortis de leur bureau pour aller discuter à la machine à café. Certains jouent à des jeux vidéos, d’autres relisent un document ou consultent les informations sur Internet, d’autres peaufinent une présentation ou finalisent un rapport, d’autres lisent leurs blogs favoris…

Ceci se produit souvent pendant les téléconférences longues et ennuyeuses. Et je suis persuadé que vous l’avez-vous-même déjà fait. En particulier si la réunion dure des heures, ou bien se répète chaque semaine, où encore porte sur un sujet de moindre importance ou intérêt pour vous.

Il est curieux de voir que malgré la pression toujours plus forte d’obtenir plus de chaque minute de chaque personne, il est parfaitement toléré de leur demander ou même d’exiger qu’elle perde des heures dans de mauvaises réunions.

Que faire pour sensiblement améliorer votre téléconférence ?

Steve Kay, dans son billet “Do You Know Where Your Attendees Are?”, propose 3 conseils.

A) Faire court.

Une téléconférence ne devrait pas excéder une demi-heure. Plus longtemps et les gens partent, physiquement ou mentalement.

B) Faire petit.

Une téléconférence ne devrait pas avoir plus de huit participants. Plus de 8 est la garantie que plusieurs seront des spectateurs muets.

C) Faire simple.

Une téléconférence devrait porter sur un unique sujet qui peut effectivement être traité par téléphone. Les problèmes plus complexes nécessitent une vrai rencontre en face à face.

Et il conclut en nous rappelant que toute réunion est une activité business qui devrait apporter un vrai bénéfice.

Pour ma part, je pense comme Steve que faire court et limiter les participants aux seules personnes directement impliquées par l’objet de la réunion est effectivement une excellente base de départ pour avoir une réunion efficace.

Cependant, je crois qu’il faut également prendre en compte l’objectif de la téléconférence. Ce peut-être par exemple du partage d’informations, du « team  building » pour une équipe géographiquement distribuée, de la résolution de problème, un statut d’avancement, une demande de décision…

Cette clarification de l’objet de la réunion conduit à un nécessaire travail préparatoire sur l’agenda et le contenu. L’agencement des sujets peut alors aider fortement à structurer et améliorer la conférence. On peut par exemple envisager de faire intervenir plusieurs personnes à tour de rôle sur différents sujets pour donner du rythme et pour doper leur attention.

De plus, les outils collaboratifs de partage en temps réel de documents sur lesquels travailler encouragera les participants à suivre la progression sur écran, au lieu de faire d’autres choses.

à l'heure ponctuel ponctualitéCoté animation, je reste convaincu qu’il faut s’attacher à démarrer à l’heure prévue (+ 5 minutes de courtoisie) même si tous les protagonistes ne sont pas encore connectés. Et, surtout, ne pas répéter ce qui a déjà été dit pour les retardataires. Seulement leur préciser où nous en sommes de l’agenda (sinon vous risquez fort de vous trouver dans la situation de cette vidéo). Et puis, faire attendre les personnes qui sont à l’heure ou répéter ce qui a déjà été dit est un manque de respect pour leur temps et un coût pour la société. Rappeler aux participants l’agenda et l’heure de la réunion 24 heures à l’avance peut être utile, en particulier si ils ont à réaliser un travail préparatoire : lecture de document, analyse, recherches…

Enfin, le complément de l’image grâce à la visioconférence permet d’avoir de bien meilleurs échanges et permettent de traiter certains problèmes plus complexes et plus sensibles grâce à la sensation d’une « vraie » rencontre en face à face.

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Dan Ariely nous donne à réfléchir sur notre capacité à contrôler nos propres décisions…

Merci à Yves Najman de m’avoir indiqué cette excellente Video TED de Dan Ariely intitulée: « Are we in control of our own decisions? »

Si vous pensez que vous avez le contrôle de la situation dans votre job de chef de projet et dans votre vie, les messages passés par Dan vont vous surprendre. L’être humain est très facilement manipulable.

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« This is Broken » by Seth Godin

Si comme moi vous êtes fan de Seth Godin, je pense que vous apprécierez cette vidéo, même si vous l’avez déjà vue.  Sinon, découvrez ce spécialiste du marketing et des réseaux sociaux. Seth y épingle quelques uns de nos travers. Après ces quelques minutes, si vous vous surprenez en tant que chef de projet à dire « c’est pas mon boulot »  ou « je ne savais pas »  ou bien à faire preuve d’égocentrisme, à vous contenter d’exécuter au sein d’un processus ou système qui manifestement ne marche pas ou bien qui est est cassé ou stupide, pensez à cette petite vidéo et agissez en conséquence, en pensant d’abord aux utilisateurs finaux des livrables de vos projets.

ou suivez ce lien

gardez vos objectifs personnels par devers vous!

Voici une petite vidéo qui bouscule un peu les idées reçues mais qui reprend l’adage populaire selon lequel « ceux qui en parlent le moins sont souvent ceux qui en font le plus! ». Voici quelques éléments qui corroborent ce dicton en 3 minutes.

Technique Delphi : un guide pas à pas pour atteindre un consensus ou mener un brainstorming

L’auteur de cet article nous propose d’appliquer cette approche et technique au management de projet entre autres pour toute activité de type « brainstorming » (remue-méninges) telles que créer le WBS, identifier risques et opportunités, ou rassembler les leçons apprises. J’ai également entendu dire que Delphi a été utilisé dans certains conflits entre pays pour parvenir à un accord consensuel qui évite ou arrête l’affrontement par les armes. « Qui peut le plus peut le moins », cette méthode pourrait donc vous être une aide utile pour arriver à un consensus sur le prochain sujet épineux de votre projet où certaines personnes campent sur leurs positions et refusent d’en bouger.

Delphi Technique a Step-by-Step Guide de Duncan Haughey, PMP.  Téléchargez la version PDF

prédire l'avenirEn tant que chef de projet, il est important de penser à quels événements futurs pourraient avoir un impact sur votre projet. Ces événements peuvent être positifs ou négatifs, donc leur compréhension vous permet de préparer et de mettre en place des plans d’action. Mais comment pouvez-vous prédire l’avenir avec un quelconque degré de certitude ? C’est un endroit où la Technique Delphi peut aider.

La Technique Delphi est une méthode utilisée pour évaluer la probabilité et le résultat d’événements futurs. Un groupe d’experts est réuni et ils échangent leurs vues et chacun donne individuellement des évaluations et des suppositions à un facilitateur/animateur qui passe en revue les données et publie un rapport résumé.

Les membres du groupe discutent et passent en revue individuellement le rapport résumé et donnent des prévisions mises à jour au facilitateur, qui passe de nouveau en revue le matériel et publie un deuxième rapport. Ce processus continue jusqu’à ce que tous les participants atteignent un consensus.

Les experts à chaque tour de revue ont un  rapport complet des prévisions d’autres experts, mais ils ne savent pas qui les a prédites. L’anonymat permet aux experts d’exprimer librement leurs avis, encourage la franchise et évite d’avoir à admettre des erreurs en changeant des prévisions précédentes.

reaching a consensusCet article se penche sur comment exécuter une session Delphi. A la fin de la lecture de ce guide vous serez capables d’exécuter une session vous permettant de prévoir des événements futurs et leur impact sur votre projet.

La technique est un processus itératif et aspire en premier lieu à obtenir une vaste gamme d’opinions du groupe d’experts. Les résultats du premier round de questions, quand récapitulé, fournissent la base pour le deuxième round de questions. Le résultat du deuxième tour aliment le troisième et dernier round.

Le but est de clarifier et d’entrer dans le détail de ces problèmes, d’identifier les secteurs d’accord ou de désaccord et de commencer à dégager un consensus.

Étape 1 : Choisissez un facilitateur

La première étape doit choisir votre facilitateur. Vous pouvez vouloir vous-même tenir ce rôle, ou trouver une personne ‘neutre’ dans votre organisation. Il est utile d’avoir quelqu’un qui est familier avec la recherche et la collecte de données.

Étape 2 : Identifiez Vos Experts

La technique Delphi repose sur un panel d’experts. Ce panel peut être votre équipe projet, y compris le client, ou d’autres experts au sein de votre organisation ou industrie. Un expert est « tout individu avec la connaissance appropriée et l’expérience sur un sujet particulier. » ¹

Étape 3 : Définissez le Problème

Quel est le problème ou la question que vous cherchez à comprendre ? Les experts doivent comprendre exactement ce sur quoi ils commentent, assurez si que vous fournissez une définition claire et complète.

questionÉtape 4 : Premier round de questions

Posez des questions générales pour acquérir une compréhension d’ensemble des vues des experts à propos d’événements futurs. Les questions peuvent être présentées sous forme de questionnaires ou d’enquêtes. Collationnez et récapitulez les réponses en supprimant tout contenu sans rapport et en cherchant des points de vue communs.

Étape 5 : Deuxième round de questions

Basé sur les réponses aux premières questions, ces questions devraient fouiller le sujet plus en profondeur pour clarifier des problèmes spécifiques. Ces questions peuvent aussi être présentées sous forme de questionnaires ou d’enquêtes. De nouveau, collationnez et récapitulez les réponses en supprimant tout contenu sans rapport et en cherchant des points de vue communs. Souvenez-vous, nous cherchons à construire le consensus.

Étape 6 : Troisième round de questions

Le questionnaire final aspire à se concentrer sur le soutien de la prise de décision. Focalisez-vous sur les secteurs d’agrément. Sur quoi les experts sont-ils tous d’accord ?  (Vous pouvez vouloir avoir plus de trois rounds d’interrogation pour atteindre un consensus plus resserré.)

Étape 7 : Agissez sur vos découvertes

Après ce round de questions vos experts auront, nous espérons, atteint un consensus et vous aurez une vue des événements futurs. Analysez ces découvertes et mettez en place des plans pour traiter ces futurs risques et opportunités de votre projet.

Une méthode pour atteindre le consensus…

Utilisez la Technique Delphi pour créer des Structures de Répartition du Travail (Work Breakdown Structures – WBS), identifier des risques et des opportunités, compiler des leçons apprises et toute période de temps que vous utiliseriez normalement pour du brainstorming.

Prévoir l’avenir n’est pas une science exacte, mais la technique Delphi peut vous aider à comprendre la probabilité d’événements futurs et quels impacts ils pourraient avoir sur votre projet.

Références

¹ Cantrill JA, SibbaldB, Buetow S. The Delphi and Nominal Group Techniques in Health Services Research. International Journal of Pharmacy Practice 1996;4:67-74

le site de microsoft projet en français
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Fons Trompenaars on creating a culture of innovation

fons tompenaars on inovation at Orange Business Services LiveFons Trompenaars est bien connu de tous les chefs de projet qui s’intéressent aux influences des cultures dans le management de projets internationaux. Son livre « Riding the waves of culture » est un best seller depuis de nombreuses années.

Il est intervenu récemment à la manifestation Orange Business Live à Amsterdam pour parler des résultats de sa récente étude sur l’innovation.

Que pouvons-nous faire pour rendre nos organisations plus innovantes? Comment combiner les forces de l’entreprise pour favoriser l’innovation? Quels sont les pièges à éviter?

Cette vidéo de 18 minutes est en anglais.

Fons Trompenaar on enabling innovation

utiliser la puissance de la dynamique des jeux pour influencer vos parties prenantes

Nous dépensons beaucoup de notre temps et énergie de chefs de projet à influencer les équipiers, parties prenantes, sponsors, management, pour qu’ils adhèrent et supportent activement les projets qui nous sont confiés. Notre autorité repose très souvent sur le management par influence car nous ne sommes pas dans une position hiérarchique (sauf en cas d’organisations par projets) pour imposer, donner des ordres, des directives. Par ailleurs, même les quelques fois ou nous pourrions l’être, il reste toujours plus bénéfique de gagner quelqu’un à sa cause, de le faire adhérer à nos objectifs, que de le forcer à faire une chose non souhaitée par cette personne.

La vidéo de Seth Priebatsch ci dessous, présente une idée innovante pour utiliser la dynamique des jeux en sus des réseaux sociaux pour influencer les comportements et motivations des personnes. A utiliser avec modération sous peine de basculer dans la manipulation…

l’Art de la délégation

Article original: The Art of Delegation de Gerard M Blair

La délégation est une compétence dont nous avons tous entendu parler – mais que peu comprennent. Elle peut être utilisée comme une excuse pour faire reposer l’échec sur les épaules de subalternes, ou comme un outil dynamique pour motiver et aider votre équipe à atteindre son plein potentiel.

« I delegate myne auctorite », Palsgrave 1530. (« Je délègue mon autorité » )

Chacun connaît la délégation. La plupart des managers en entendent parler au berceau comme des discussions d’une mère avec la baby-sitter : « appréciez simplement la télévision … voici que faire si … s’il y a un ennui m’appeler au … »; les gens ont écrit sur le sujet depuis presque un demi-millénaire; cependant, peu la comprennent vraiment.

La délégation supporte un style de management qui permet à votre personnel d’utiliser et de développer leurs compétences et connaissances pour atteindre leur plein potentiel. Sans délégation, vous n’obtiendrez pas leur entière valeur.

Comme la citation antique ci-dessus suggère, la délégation est principalement de confier votre autorité à d’autres. Cela signifie qu’ils peuvent agir et initier indépendamment; et qu’ils assument la responsabilité avec vous de certaines tâches. Si quelque chose tourne mal, vous restez responsable puisque vous êtes le manager; le truc est de déléguer d’une telle façon que les choses soient faites, mais n’aillent pas (trop) mal.

objectif cibleObjectif

L’objectif de délégation est de faire faire le travail par quelqu’un d’autre. Pas seulement des tâches simples consistant à lire des instructions et tourner un levier, mais aussi la prise de décisions et les changements qui dépendent de nouvelles informations. Avec la délégation, votre personnel a l’autorité pour réagir aux situations sans se référer à vous.

Si vous dites au concierge de vider les poubelles le mardi et vendredis, les poubelles seront vidées le mardi et vendredis. Si les poubelles débordent mercredi, elles seront vidées le vendredi. Si au lieu de cela vous aviez dit de vider les poubelles aussi souvent que nécessaire, le concierge déciderait combien de fois et s’adapterait aux circonstances spéciales. Vous pourriez suggérer un calendrier régulier (pour enseigner un peu de gestion de temps au concierge), mais, en laissant la décision au concierge, vous appliquerez sa connaissance locale au problème. Considérez franchement : voulez-vous être un expert dans l’action de vider la poubelle, pouvez-vous rédiger une instruction qui couvre toutes les éventualités possibles ? Sinon, déléguer-le à quelqu’un qui est payé pour cela.

Pour permettre à quelqu’un d’autre de faire le travail pour vous, vous devez assurer que :

  • Ils savent ce que vous voulez
  • Ils ont l’autorité pour le réaliser
  • Ils savent comment le faire.

Ceux-ci dépendent tous de la communication claire de la nature de la tâche, la mesure de leur autonomie et les sources d’informations appropriées et de connaissance.

Informations

Un tel système peut seulement fonctionner avec succès si les décideurs (votre personnel) ont l’accès complet et rapide aux informations appropriées. Cela signifie que vous devez établir un système pour permettre le flux d’informations. Cela doit au moins inclure des échanges réguliers entre votre personnel pour que chacun soit conscient de ce que font les autres. Il devrait aussi inclure des briefings par vous sur les informations que vous avez reçues dans votre rôle de manager; puisque si vous avez besoin de connaître ces informations pour faire votre travail, votre personnel aura aussi besoin de les connaître s’ils doivent faire votre (délégation de) travail pour vous.

Un des avantages principaux mis en avant pour la distribution informatisée de l’information est qu’elle facilite la dissémination rapide d’informations. Quelques protagonistes suggèrent même que de tels systèmes incitent des changements dans le partage du pouvoir de management plutôt que de simplement le supporter: que la main-d’œuvre « avec le savoir » montera, assumera le contrôle et innovera spontanément. Vous pouvez ne pas croire en cette vision, mais vous devriez comprendre ses prémisses. Si un manager limite l’accès aux informations, donc seulement il/elle est capable de prendre des décisions qui dépendent de ces informations; une fois que cet accès est ouvert à plusieurs autres, ils peuvent aussi prendre des décisions – et défier celles du manager selon des critères supplémentaires. Le manager qui craint ce défi ne déléguera jamais efficacement; le manager qui reconnaît que le personnel peut avoir une expérience et des connaissances supplémentaires (et peut ainsi améliorer le processus de prise de décision) accueillera leur apport avec bienveillance; La délégation assure que le personnel pratiquera la prise de décision et ressentira que ses avis sont bienvenus.

Contrôle efficace

Une des phobies principales de la délégation est qu’en donnant d’autres l’autorité, un manager perd le contrôle. Cela ne doit pas être le cas. Si vous apprenez à votre personnel à appliquer les mêmes critères que vous (par l’exemple et par des explications complètes) ils exerceront votre contrôle à votre place. Et puisqu’ils seront témoins de beaucoup plus de situations sur lesquelles le contrôle peut être exercé (vous n’avez pas le don d’ubiquité), le contrôle est exercé avec plus de diversité et plus rapidement que vous ne pourriez le faire. En termes d’ingénierie: si maintenir le contrôle est vraiment votre souci, alors vous devriez distribuer les mécanismes de contrôle pour permettre un traitement parallèle et autonome.

homme grimpant sur l'échelle des compétencesDéveloppement progressif

Pour comprendre la délégation, vous devez vraiment penser aux personnes. La délégation ne peut pas être considérée comme une technique abstraite, elle dépend d’individus et des besoins individuels. Considérons un modeste membre du personnel qui a peu ou pas de connaissance du travail qui a besoin d’être fait.

Dites-vous « Jimmy, je veux une proposition d’offre du contrat pour la nouvelle station hydraulique sur mon bureau vendredi » ?  Non. Vous dites : « Jimmy, Jennifer a eu l’habitude de préparer des offres pour moi. Passez environ une heure avec elle à revoir comment elle les a réalisées et essayez d’en compiler une pour la nouvelle station hydraulique. Elle vous aidera pour celle-ci, mais revenez me voir si elle est trop occupée avec un client. Je veux une proposition vendredi pour que je puisse la regarder avec vous » ? si possible.

La clé est de déléguer progressivement. Si vous demandez à quelqu’un de réaliser une tâche qui l’intimide, une dont il/elle ne trouve pas possible de se charger, la tâche ne sera pas faite et votre personnel sera sévèrement démotivé. Au lieu de cela vous devriez construire progressivement; d’abord une petite tâche menant à un peu de développement, puis une autre petite tâche qui construit sur la première; quand c’est réalisé, ajoutez une autre étape; et cetera. C’est la différence entre demander aux personnes d’escalader un mur nu et leur fournir un escalier. Chaque tâche déléguée devrait avoir assez de complexité pour challenger ce membre du personnel – mais seulement un peu.

Jimmy doit se sentir confiant. Il doit réellement croire qu’il sera capable de réaliser la tâche que l’on lui a assignée. Cela signifie qu’il doit avoir une connaissance suffisante, ou il doit savoir où l’acquérir ou bien où obtenir l’aide. Ainsi, vous devez permettre l’accès à la connaissance nécessaire. Si vous êtes le détenteur de cette connaissance, assurez-vous que Jimmy trouve possible de venir vous voir; si quelqu’un d’autre détient la connaissance, assurez-vous qu’ils sont prêts à recevoir Jimmy. C’est seulement si Jimmy est sûr que le support est disponible, qu’il se sentira assez confiant pour entreprendre un nouveau travail.

Vous devez vous sentir confiant en Jimmy : cela signifie le surveiller du coin de l’œil. Il serait fatal de jeter Jimmy à la mer et de s’attendre à ce qu’il rejoigne le rivage : surveillez-le avec une bouée de sauvetage à portée de main. C’est aussi une erreur d’aller voir Jimmy à des moments impromptus et lui demander des comptes rendus : il se sentira vite persécuté. Au lieu de cela vous devez être d’accord à l’avance sur combien de fois et quand vous avez en réalité besoin d’informations et décidez du planning de rapport en l’établissant dès le début. Jimmy s’attendra alors à ces rencontres et se sentira même encouragé par votre support continu; vous serez capables de vérifier le progrès et le stimulerez même un peu.

Quand vous parlez à Jimmy du projet, vous devriez éviter de prendre des décisions dont Jimmy est lui-même capable. L’idée même est pour Jimmy d’apprendre à prendre en charge et donc il doit être encouragé à le faire. Bien sûr, avec vous disponible pour vérifier ses décisions, Jimmy se sentira plus libre de le faire. Si Jimmy a tort – le lui dire et expliquer très soigneusement pourquoi. Si Jimmy est presque parfait – le féliciter et suggérer des modifications possibles; mais, bien sûr, laisser Jimmy décider. Finalement, à moins que votre solution n’ait des mérites significatifs sur celle de Jimmy, prendre la sienne : cela vous coûte peu, tout en le récompensant beaucoup.

Disponibilité Contrainte

Il y a un danger avec « la disponibilité permanente » que vous deveniez trop impliqués dans la tâche que vous aviez espéré déléguer. Une stratégie fructueuse pour l’éviter est de formaliser la façon dont ces conversations ont lieu. Le formalisme doit autoriser seulement des rencontres fixes, régulières (à part des cas d’urgence) pour que Jimmy soit obligé de penser aux problèmes et questions avant de vous les élever; vous pourriez même insister pour qu’il y ait une proposition d’ordre du jour. Un deuxième formalisme est de refuser de prendre une décision à moins que Jimmy ne vous ait fourni un exposé clair des alternatives, le pour et le contre et sa recommandation. C’est mon favori. Il permet à Jimmy de s’entrainer à la pleine autorité de prise de décisions tout en étant sécurisé de savoir que vous serez là pour en vérifier le résultat. De plus, l’insistance sur l’évaluation d’alternatives promeut les bonnes pratiques de prise de décisions. Si Jimmy a raison, sa confiance augmente – si vous n’êtes pas d’accord avec Jimmy, il apprend quelque chose de nouveau (si vous expliquez vos critères) et ainsi augmente ses connaissances. Quelque soit le résultat, il en tire bénéfice; et l’analyse est réalisée pour vous.

Résultats et Échecs

Laissez-nous considérer vos standards sans aucun doute élevés. Quand vous déléguez un travail, la personne n’a pas à le faire aussi bien que vous pourriez le faire (dans les délais impartis), mais seulement le faire aussi bien que nécessaire : ne jugez jamais le résultat par ce que vous vous attendriez à faire (il est difficile d’être objectif sur ceci), mais plutôt par l’aptitude à atteindre l’objectif. Quand vous déléguez une tâche, mettez vous d’accord sur les critères et les standards selon lesquels on jugera du résultat.

passer la barreVous devez permettre l’échec. Avec le contrôle approprié, vous devriez être capables de rattraper les erreurs avant qu’elles ne soient catastrophiques; sinon, l’échec est le vôtre. Vous êtes le manager, vous avez décidé que Jimmy pourrait s’en charger, vous lui avez donné assez de corde pour se pendre, vous êtes en faute. Maintenant que ceci est clair, laissez-nous retourner à Jimmy. Supposons que Jimmy fasse mal quelque chose; que voulez-vous qu’il advienne ?

Premièrement, vous voulez que ce soir réparé. Puisque Jimmy a fait l’erreur, il est probable qu’il aura besoin d’un certain apport pour développer une solution : donc Jimmy doit se sentir en confiance pour vous approcher avec le problème. Donc, vous devez traiter principalement avec la solution plutôt que la cause (regarder devant, pas en arrière). Le résultat le plus souhaitable est que Jimmy fournisse lui-même la solution.

Une fois que ceci est fait, vous pouvez analyser la cause. N’esquivez pas le problème; si Jimmy a mal fait quelque chose, dites le, mais seulement en des termes très spécifiques. Évitez des attaques générales sur ses parents : « êtes-vous né aussi stupide ? » Et observez l’événement réel ou la circonstance qui a mené à l’erreur : « vous n’avez pas tenu compte de X dans votre décision ». Vos objectifs sont de vous assurer que Jimmy :

  • Comprend le problème
  • Se sent assez confiant pour reprendre
  • Met en œuvre une procédure pour empêcher que cela se reproduise.

L’éthos le plus sûr à cultiver est celui où dans les faits Jimmy recherche et anticipe les erreurs. Si vous voulez promouvoir un tel comportement, vous devriez toujours remercier Jimmy de son action prompte et avisée à découvrir et traiter les erreurs plutôt que le punir de les causer. Ici l’accent est placé sur la vérification/test/contrôle d’idées. Ainsi vous ne critiquez jamais Jimmy de trouver une erreur, seulement de ne pas avoir des protections en place.

Que déléguer

Il y a toujours la question de ce que vous déléguer et ce que vous devez faire et vous devez prendre une vue à long terme : vous voulez déléguer autant que possible pour développer le personnel afin qu’il soit aussi bon que vous l’êtes actuellement.

Le point de départ est de considérer les activités que vous avez eues l’habitude de faire avant que vous ne soyez promu. Vous avez eu l’habitude de les réaliser quand vous étiez plus juniors, donc quelqu’un de junior peut maintenant les faire. Les tâches dans lesquelles vous avez l’expérience sont les plus faciles pour vous à expliquer à d’autres et ainsi leur apprendre à les reprendre. Vous utilisez ainsi votre expérience pour vous assurer que la tâche est réussie, plutôt qu’exécuter la tâche vous-même. De cette façon vous gagnez du temps pour vos autres devoirs et quelqu’un d’autre devient aussi bon que vous l’étiez autrefois (augmentant la force du groupe).

Les tâches dans lesquelles votre personnel a davantage d’expérience doivent leur être déléguées. Cela ne signifie pas que vous abandonnez la responsabilité parce qu’ils sont experts, mais cela signifie vraiment que la décision par défaut devrait être la leur. Néanmoins, pour être un bon manager, vous devriez vous assurer qu’ils passent un certain temps à expliquer ces décisions pour que vous compreniez leurs critères.

Les décisions sont une fonction normale de management : celles-ci devraient aussi être déléguées – particulièrement si elles sont importantes pour le personnel. En pratique, vous devrez établir les limites de ces décisions pour que vous puissiez vivre avec le résultat, mais cela vous prendra seulement un peu de temps quand la délégation du reste de la tâche vous en fera gagner beaucoup plus.

En termes de motivation pour votre personnel, vous devriez distribuer les tâches les plus banales aussi égalitairement que possible; et distribuez les plus passionnantes tout aussi largement. En général, mais particulièrement avec les tâches ennuyeuses, vous devriez être prudents de déléguer non seulement la performance de la tâche, mais aussi sa propriété. La délégation de tâche, plutôt que l’attribution de tâche, permet l’innovation. Le point que vous devez faire comprendre consiste en ce que la tâche peut être changée, développée, améliorée, si nécessaire ou désirable. Donc quelqu’un qui collationne les résultats chiffrés mensuels ne devrait pas se sentir obligé de les saisir aveuglément chaque premier lundi; mais devrait se sentir autorisé présenter un format de rapport plus efficace, utiliser un logiciel pour améliorer le traitement de données, suggérer et mettre en œuvre des changements à cette tâche lui-même.

négocier un accord, se mettre d'accord, s'entendreNégociation

Puisque la délégation est de donner de l’autorité, vous ne pouvez pas dicter ce qui est délégué, ni comment cette délégation doit être gérée. Pour contrôler la délégation, vous devez établir au début la tâche elle-même, le calendrier prévisionnel de reporting, les sources d’informations, votre disponibilité et les critères de succès. Ceux-ci doivent être négociés avec votre personnel : c’est seulement en obtenant tant leur avis que leur accord que vous pouvez espérer parvenir à une procédure réalisable.

Quand tout est fait pour vous

Une fois que vous avez tout délégué, que faites-vous?

Vous devez toujours contrôler les tâches vous avez délégué et poursuivre le développement de votre personnel pour les aider à bien exercer leur autorité.

Il y a les fonctions de management que vous ne devriez jamais déléguer – celles-ci sont celles liées au personnel qui sont souvent les ajouts les plus évidents à vos responsabilités quand vous assumez un rôle de manager. Spécifiquement, ils incluent : motivation, formation, construction d’équipe, organisation, félicitations, réprimandes, revues de performance, promotion.

En tant que manager, vous avez la responsabilité de représenter et développer l’efficacité de votre groupe dans la société; ce sont des tâches que vous pouvez approfondir pour utiliser votre temps disponible – la délégation est un mécanisme qui permet de créer cette opportunité.

ne le dites pas au chef… (don’t tell the boss…)

J’ai trouvé que cette vidéo de Dan Pink enregistrée à TED arrive à point nommé pour tous ceux dont les bonus ou primes sont attribuées en milieu d’année.

Dan y remet en cause des idées bien établies et pour tant non prouvées scientifiquement sur nos métiers du 21ème siècle: Payer davantage amène systématiquement une meilleure performance, accroît la motivation, et encourage à progresser… Ce qui était vrai sur des jobs relativement simples et automatiques serait-il faux pour les jobs complexes ?

What has happened to your good resolutions for 2010?

compass leadingYou may recall that I had suggested a few ideas at the beginning of 2010, to which you added some more

As we’ve reached mid-year, I suggest that you review where you stand on the ones you chose to adopt. To facilitate the exercise, I propose a short list of questions on each resolution. Please do not respond too fast, really take the time to reflect and to recall concrete examples which support your answers. Good resolutions do not guarantee success but they should be leading you in the right direction as a compass.

So, have you ?

Developed the members of your project team

  • Did you find how to obtain the best from your project team members?
  • Did you help them to develop?
  • Did you give them the opportunity to confront with new areas?
  • Did you provide them with training?
  • If you completed some projects in the first semester, did your support allow the members of the project team to jump to new interesting assignments or not?

Understood the business objectives of the project

  • Did you make sure on your projects that you 100% understood which business results were expected by your customers?
  • That you know how they will perceive and measure these results?
  • Did you establish a baseline of the situation before project to be able to actually prove the improvements or profits brought in by your project?

Respected all commitments that you accepted

  • How many times did you say NO?
  • No to the insufficient budget which was given to you?
  • No to the unrealistic delays?
  • No to the inadequate means?

chemin critiqueIdentified, communicated and managed the critical path

  • On your projects, do you really understand the critical path?
  • Including the parallel activities necessary for success but which may not be in your MS Project plan?
  • Do you master it?
  • Do your experience and common sense confirm this control of the critical path?

Anticipated and planned for changes

  • Did you take the necessary steps and probably go beyond to solidify the needs of your customer?
  • Did you implement a clear, simple and fast process to handle change requests?
  • Including who can submit demands of change, the process to review them, the approach to evaluate the impact and clear criteria of decision?
  • Did you take into account the changes outside the project itself, those who come from the ecosystem in which you and your project evolve?
  • Did you discover positive changes, opportunities to produce better, earlier or cheaper deliverables?
  • Were you caught by surprise by some changes?
  • Were you surprised by missing features during the course of project? At the last minute?
  • Did your project deviate from its initial trajectory because of a poorly defined or poorly managed scope?
  • Did you systematically avoid gold plating?

Given evidence of flexibility…

  • What new approaches or methods did you identify?
  • Which ones did you try in practice?
  • What new tools did you learn to use?
  • Did you adapt well to the culture of your new sponsor or new teams?

… and been inflexible with PM ethics

  • Lived up to your responsibilities?
  • Given evidence of respect?
  • Given evidence of justice and equity?
  • Been honest with your sponsors, customers, teams and yourself?
  • Lead with a positive and collaborative attitude
  • Did you remain positive even under pressure?
  • Did you lose your temper?
  • Did you supply a collaborative environment which facilitates team’s communications?
  • Did you build an atmosphere which recognizes urgency, pressure, effort required from each of us and demonstrates your confidence in the capacity of the team to succeed?
  • Did you lead by example?

Concentrated on the people, on the human relationships

  • Did you develop your relationships with the members of your team?
  • Your customers? Sponsors? Stake holders? Partners?
  • Your family?

tutorat, coaching, parrainProvided mentoring and coaching to upcoming PMs

  • Did you share your experience?
  • Did you provoke meetings of young project managers to help them to improve?
  • Did you share openly with peers to help them to see their strengths and weaknesses?

Managed your Stakeholders

  • Did you systematically spend time at the beginning of every phase of your project to identify the persons who could be impacted and who may not be in the decision-making chain, nor in the management of the functions directly included in the project (as you probably already know these very well)?
  • Did you review their power and clout and how they may react to plan how to increase their support to the project and to prevent negative attitudes?
  • Did it work? Why?
  • Foreseen, identified and managed the risks
  • Have you an up to date list of open risks for your project?
  • Despite of your work on risk management, how many caught you by surprise?
  • How many had an impact on one or more of three dimensions of your project (contents, delays, costs)?
  • Did your mitigation plans work well?

Communicated effectively

  • With all the members of the project team?
  • The stake holders
  • The sponsors etc.
  • Do you have an effective communications plan that you execute scrupulously?

Aligned all your resources on a common goal

  • Were you clear on the roles and the responsibilities of each person?
  • Did you make sure that every member of the team (whether dedicated or not to the project) is committed to the same objectives and understands the business purpose of the project?

If you honestly answered the above questions, I think that you already have a good set of lessons learned in this first half of the year and thus clear ideas on what remains to be done in the second half after well deserved vacations.

qu’est-ce qui nous motive ?

Une superbe vidéo d’une durée de 10 minutes de Cognitive Media par Daniel Pink. Quel coup de crayon!

La motivation des membres de l’équipe projet étant au cœur des préoccupations du chef de projet, je pense que tout comme moi, vous serez sensibles à cet exposé. Dan y mentionne les axes principaux de motivation qu’il a observé: autonomie, reconnaissance, maîtrise de son métier, participer à une activité qui a du sens…

Si vous pouvez y accorder plus longtemps, Daniel donna cette présentation de 40′ à la Royal Society for the encouragement of Arts, Manufactures and Commerce (RSA) qui est basée sur son livre Drive: The Surprising Truth About What Motivates Us.

Et vous, à quoi carburez-vous?

Comment créer une culture de « Storytelling » ?

Dans sa forme traditionnelle, le Storytelling est l’art de raconter des histoires. Steve Denning, l’un des maîtres incontestés en la matière et que j’ai eu le plaisir de rencontrer quelques fois, nous propose une démarche en 6 étapes pour créer une bonne culture de Storytelling dans l’organisation.

Here is the original article posted by Steve on his Blog in English.

On me demande parfois : qu’est-ce qu’il faut faire pour créer d’une culture de Storytelling dans une organisation ? Comment créez-vous une organisation dans laquelle un authentique Storytelling est la façon naturelle et normale de communiquer ? Comment réaliser cela d’une manière très productive pour l’organisation aussi bien que profondément satisfaisante pour les participants ?

Je crois que six étapes sont nécessaires.

1. La première étape est de reconnaître que la mise en place d’une culture de Storytelling ne doit pas seulement encourager le bon Storytelling : elle doit aussi répondre à d’autres objectifs. Ainsi une culture de Storytelling dans laquelle les gens resteraient assis toute la journée à se raconter des histoires et ne réaliseraient rien ne serait pas tenable. Nous devons non seulement avoir un bon Storytelling: il doit aussi contribuer à réaliser des choses dans l’organisation. Autrement, on le verra comme une gêne pour l’organisation et il ne survivra pas.

Nous devons aussi reconnaître que le Storytelling n’est pas une fin en soi. Cela a été identifié dans la question que Paul Costello a posée à la fin de la session Smithsonian le mois dernier. Il a demandé : Que faudrait-il mettre dans la création d’une structure analytique pour s’assurer qu’un Storytelling positif a été encouragé et que le Storytelling déshumanisant est identifié et découragé ?

La question de Paul implique qu’il y a un bon Storytelling (qui améliore la vie) et un mauvais (qui la déshumanise). Dans la promotion d’une culture de Storytelling, nous sommes intéressés par la promotion du premier plutôt que du second. Cela met à son tour en évidence le fait que le Storytelling n’est pas une fin en soi. C’est un outil qui peut être utilisé dans de bons buts (améliorer la vie) ou mauvais (la déshumaniser).

Quand nous parlons « d’améliorer la vie », nous avons à l’esprit les interactions qui enrichissent les rapports humains, qui élèvent l’esprit humain et font appel aux plus hautes qualités d’esprit, de corps et d’âme, qui peuvent même favoriser la vérité, la beauté et l’amour.

Quand nous disons « déshumaniser », nous pouvons penser aux interactions qui détruisent l’esprit humain, qui favorisent la crainte, la haine, la bassesse, l’égoïsme et la traîtrise, qui créent des environnements ennuyeux, étouffants, malhonnêtes, laids et qui provoquent de l’abattement. Éventuellement, de telles cultures mènent à la répression, la discrimination et même les guerres.

Une fois que nous reconnaissons que le Storytelling n’est pas une fin en soi, nous devons être clairs sur le but pour lequel il devrait être déployé. Pourquoi aimons-nous le Storytelling ? Pourquoi voulons-nous une culture de Storytelling ? Une réponse courte est que le but pour lequel le Storytelling devrait être déployé est de favoriser des rapports humains interactifs de haute qualité.

2. L’étape suivante est de reconnaître que le Storytelling n’est pas la seule façon de créer des rapports humains interactifs de haute qualité. Le Storytelling permet en grande partie de l’accomplir, mais ce n’est pas la seule manière : des questions ouvertes sont souvent une façon plus puissante et appropriée de favoriser des rapports humains de haute qualité : au lieu de raconter des histoires aux gens, on écoute ce que les autres personnes ont à contribuer. Le but n’est pas de raconter des histoires, mais plutôt d’avoir des conversations ouvertes d’esprit, au travers des histoires, des questions ou indépendamment de la façon de communiquer qui le permette.

3. L’étape suivante est de reconnaître que quelques attitudes et pratiques caractéristiques des organisations sont hostiles à la stimulation de conversations ouvertes d’esprit et de rapports humains de haute qualité. Une de ces attitudes et pratiques concerne le but que vise l’organisation. Si l’objectif de l’organisation est simplement de produire des marchandises et des services ou de faire de l’argent pour la société, il mènera inexorablement à une bureaucratie de commande-et-contrôle à base d’autorité, qui sera hostile aux rapports humains de haute qualité et au Storytelling. Quelques organisations ont surmonté ce problème en se rendant compte que le but de l’organisation n’est pas de produire une chose (un produit ou un service, ou même juste un apport à un produit ou service, ou de faire de l’argent) : le but du travail est de satisfaire, faire plaisir et même enchanter les personnes pour qui le travail est réalisé. À moins que vous n’ayez un objectif de ce type, orienté vers les gens, l’organisation glissera inévitablement vers une bureaucratie de commande-et-contrôle, parce que c’est la meilleure façon de produire des choses. Et une bureaucratie de commande-et-contrôle détruira inexorablement les rapports humains ouverts, interactifs aussi bien que positif du Storytelling. Donc la mise en place d’une culture de Storytelling implique de faire quelque chose à propos de l’objectif final du travail dans l’organisation. À moins que le but ne soit orienté vers les gens pour qui le travail est fait, le Storytelling ne s’épanouira pas de façon durable.

4. L’étape suivante est de reconnaître que la manière standard d’organiser le travail, avec une bureaucratie de commande-et-contrôle dans laquelle le rapport des individus aux chefs, est également hostile aux rapports humains de haute qualité et au Storytelling. Au lieu de cela, le travail doit être organisé avec des équipes auto-organisées, dans lesquelles des rapports humains de haute qualité peuvent se développer, une communication ouverte peut être favorisée et les personnes sont capables de donner leur meilleur.

5. L’étape suivante est de reconnaître que cette façon d’organiser le travail, avec des équipes auto-organisées, doit procéder par cycles de travail relativement courts. En partie, parce que, pour favoriser des rapports de haute qualité, vous avez constamment besoin des réactions des personnes pour lesquelles vous travaillez pour savoir si ils sont satisfaits, heureux ou même enchantés par votre travail. En partie, parce que pour que des équipes auto-organisées soient durables, elles doivent être continuellement productives et ne pas tourner au chaos, ni diverger vers un travail qui ne répondrait aux besoins d’aucun client. Quand chaque cycle de travail est focalisé sur la livraison de quelque chose de valeur aux personnes pour qui le travail est réalisé, il y a en permanence des réactions sur le progrès vers l’objectif. De cette façon, il peut y avoir une conversation entre les personnes faisant le travail et celles pour qui le travail est réalisé : en fait, ils peuvent partager leurs histoires sur la signification de ce qui se passe.

6. L’étape finale est de reconnaître qu’il y a un besoin de franchise plus grand dans la communication qu’il est courant dans la bureaucratie de type commande-et-contrôle. La fable d’Hans Christian Andersen à propos des nouveaux vêtements de l’empereur nous éclaire sur ce que cela implique. Le conte a une partie familière et une partie inhabituelle. La partie familière est que l’empereur d’une ville prospère est escroqué dans l’achat d’un ensemble imaginaire de vêtements et quand il défile autour de la ville, un petit enfant pousse des cris, “Mais il n’a rien sur lui!”. La foule se rend compte que l’enfant dit la vérité. C’est la partie familière de l’histoire. La partie inhabituelle du conte est que la vérité que l’enfant a accidentellement dite à brûle-pourpoint ne fait aucune différence. Ni l’empereur ni la noblesse n’y prêtent la moindre attention. L’empereur maintient la tête haute et continue le cortège, ainsi que les autres courtisans. La parade continue.

Dans ce conte, Andersen met son doigt sur une caractéristique clef de toutes les hiérarchies : la simple mise en évidence du mensonge n’y met pas fin ni ne change le comportement. Les fausses déclarations qui supportent la structure de pouvoir d’une hiérarchie ont la priorité sur les vraies déclarations qui mettent en question la structure du pouvoir. Chacun dans la structure de pouvoir a tendance à continuer à agir comme si le vrai est faux et le noir est blanc parce que leur propre rôle dans la structure dépend de la défense de cela.

Une telle culture est non seulement hostile à un authentique Storytelling : cela parvient aussi à être incompatible avec le but du travail — pour satisfaire, faire plaisir ou même enchanter les personnes pour lesquelles le travail est fait. Vous ne pouvez pas atteindre cet objectif, si les gens se disent seulement ce qu’ils ont besoin de savoir ou ce qu’ils veulent entendre. À moins qu’il n’y ait une franchise totale, l’organisation ne sera pas productive et une culture de Storytelling positif ne sera pas possible.

Donc voici les six étapes que je vois comme l’élément essentiel pour l’établissement d’une culture durable de Storytelling dans une organisation :

Steve Denning et l'équipe PMI France-Sud

1. Le but qui est poursuivi dans l’établissement d’une culture de Storytelling est de favoriser des rapports humains interactifs de haute qualité.

2. Les histoires devraient être reconnues comme l’une des façons de favoriser des rapports humains de haute qualité, mais pas la seule.

3. L’organisation doit avoir pour but de satisfaire, faire plaisir et même enchanter les autres personnes.

4. Le travail devrait être conduit dans des équipes auto-organisées.

5. Le travail devrait être réalisé dans des cycles relativement courts.

6. Les communications devraient être plus ouvertes que dans une bureaucratie de type commande-et-contrôle.

Quelques organisations ont pris les mesures que je décris ci-dessus. Les étapes mènent non seulement à la création d’une culture de Storytelling : elles produisent aussi des accroissements significatifs de productivité, une profonde satisfaction dans le travail et l’innovation continue et la satisfaction du client.

Cette façon de faire fonctionner une organisation est très différente. Comme un directeur me l’a dit: “ Une fois que vous l’introduisez, cela affecte tout dans l’organisation — la manière dons vous planifiez, la manière dont vous gérez, la manière dont vous travaillez. Tout est différent. Cela change fondamentalement le jeu. ”

Je décris de telles organisations dans mon prochain livre.

Le Silence est un Signe de Leadership

Voici un sujet original et peu traité il me semble sur la valeur du silence. Mon expérience est que nous parlons souvent trop et trop vite. Il semble que les blancs doivent être comblés, que les silences sont des appels à la parole. Cela peut en effet être le cas. Pour obtenir une réponse difficile ou des éléments supplémentaires, il est souvent très efficace de se taire et de laisser son interlocuteur ressentir le besoin de remplir cet espace. Nous obtenons alors des informations et réponses qu’il n’aurait pas fournies sans cela. Cette technique du silence est bien connue des négociateurs et des vendeurs expérimentés.

Il existe aussi le silence qui n’engage pas sans pour autant approuver. Celui-ci est certainement l’un des plus nocifs pour le chef de projet pressé qui considérerait trop vite que « qui ne dit mot consent ». Il découvrira rapidement qu’il vaut mieux sécuriser ce type d’accord, par exemple au travers du compte rendu de réunion qui décrira clairement les décisions prises. Enfin, il y a le silence de respiration et de réflexion que Samuel B. Bacharach a décrit sur son blog.

Article Original en anglais.

Le leadership implique l’action, le mouvement et, pour beaucoup, il implique le bruit. Nous pensons souvent que le leadership est une force qui est constamment en mouvement et en danger d’être sur jouée et usée. Le leadership se définit comme une série d’actions, de mouvements et de manœuvres. Rarement nous nous concentrons sur les éléments de la réflexion, l’attention et la contemplation qui sont cruciaux au leadership. Les moments introspectifs du leadership sont des outils clefs dans le soutien du mouvement.

Entre les mots, entre les actions, entre les stratégies politiques, les leaders doivent créer le silence. Le silence qui permet aux idées d’être absorbées. Le silence qui permet aux émotions de se poser. Le silence qui tient compte du besoin de récupération et de  guérison. Le silence qui permet aux personnes d’être assises sans menaces ni challenges.

Les leaders intelligents savent comment créer ces petits espaces tant pour eux que leurs collègues. Le meilleur est que ce n’est pas difficile. Créer du silence exige simplement de s’éloigner des débats, des initiatives, des cours, des réunions, des ajustements et des plans. C’est une période qui est pleine de conversations et d’interactions sans être absorbée par la pression des soucis et des problèmes. Au lieu de cela, ces conversations sont informelles et arrivent spontanément. Elles donnent aux gens la chance de se détendre, réfléchir et se recharger.

Emily Dickinson a dit, “Ne rien dire…parfois en dit davantage.” Le silence peut être un outil puissant. Les leaders qui prennent du temps pour créer des périodes calmes peuvent donner aux gens un sentiment de sérénité et de confiance. C’est un exercice de réflexion personnelle et organisationnelle qui inspire une action bien pensée. Les leaders qui peuvent apprécier la valeur du silence peuvent avancer et supporter le mouvement en prenant cette pause.

Cependant, le silence et un environnement calme peuvent avoir ses inconvénients. Il y a toujours le danger qu’un répit organisationnel se métamorphose en une sieste prolongée. La réflexion constante et la contemplation peuvent faire tourner en rond. Prendre du temps pour le silence peut mener à l’entropie. Le silence peut créer une période de réflexion, mais il peut aussi faire caler des organisations.

Prendre du temps pour créer le silence est crucial au leadership. Tandis que le leadership est à propos d’exécution, de réalisation de choses à faire et d’action, il exige du temps de pause et de réflexion. Il exige des conversations informelles et de l’espace pour créer des amitiés et des liens.

3 manières de vous positionner comme un Expert

Un article intéressant pour tous les fans de management de projet, qu’ils souhaitent ou non se positionner en experts. Car, en fait, ces conseils sont très valides tout simplement pour accroître la qualité et le niveau de vos contributions à la communauté des chefs de projet et à la profession de manière plus générale.

Sur PMI en version anglaise

Vous avez le talent et l’expérience pour faire grandir votre carrière. Maintenant, vous devez juste le montrer à tous.

Vous cherchez à changer de job ? Vous voulez vous positionner pour une augmentation ? Ou peut-être êtes-vous prêts à vous aventurer hors de l’entreprise par vous-même ?

Toute évolution majeure de carrière exige que les chefs de projet possèdent une base de connaissance impressionnante, une forte éthique et de solides antécédents. Mais rien de tout ceci n’importe si personne ne le sait.

Si vous voulez vraiment prendre de l’avancement, vous devez vous faire un nom.

Mais ce n’est pas une tâche si facile de nos jours avec la prolifération des outils de réseautage qui permettent à tous et chacun d’exposer l’état de la profession et de faire la publicité de leurs services.

Aussi, comment vous positionner vous-même comme un vrai expert ?

1. Partager votre connaissance et promouvoir votre expertise.

Les livres blancs, bouquins et études sont parmi les sources les plus dignes de confiance de meilleures pratiques et tendances. Lier votre nom à ces types de publications est une des meilleures façons de construire votre marque personnelle.

Et vous pouvez même gagner encore en visibilité en partageant ces matériels lors d’événements et de séminaires de gestion de projet.

Surmontez vos craintes de prise de parole de public et présentez lors de conférences,” dit Elisabeth Harrin, bloggeuse basée en Angleterre sur le blog « A Girl’s Guide to Project Management » qui a été nommé meilleur blog de gestion de projet dans ComputerWeekly en 2009. “Les Conférences ont toujours besoin de personnes pour fournir des papiers et c’est un excellente exposition.”

Mme Harrin a étendu sa renommée au-delà de la blogosphère en intervenant lors de plusieurs conférences, y compris aux Congrès Globaux de PMI®.

John A. Estrella, PMP, a présenté les résultats de sa recherche dans des conférences dans le monde entier, construisant une crédibilité et un suivi.

Le Président d’Agilitek Corp., M. Estrella, a actuellement plus de 37,000 suiveurs sur Twitter.

2. Être un mentor

“Parlez aux ressources humaines de votre organisation et voyez s’il y a des programmes formels pour cela,” dit Rich Maltzman, HP. “S’il y en a, suivez cette voie. Sinon, utilisez n’importe quels réseaux sociaux formels ou informels disponibles et exposez que vous pouvez « parrainer » une personne  dans votre secteur d’expertise.”

Votre organisation et collègues verront que vous une expertise à transmettre et la personne « parrainée » profitera de votre expérience. “C’est une situation mutuellement bénéfique,” dit-il.

3. Apprendre la bonne manière d’utiliser les médias sociaux

Il y a une raison à ce que les réseaux sociaux aient été adoptés en masse comme un moyen de présenter son expertise : Cela marche – mais seulement avec un plan.

“Il y a de nombreux blogs de management de projet et de gens contribuant aux groupes de discussion. Qu’est-ce qui vous distingue ?” demande Mme Harrin.

La nouveauté des réseaux sociaux se dissipe et la plupart des utilisateurs ont appris que de partager ce que vous avez eu à dîner hier soir ne va pas vous amener plus de supporters, suiveurs ou amis.

Les utilisateurs veulent les informations qui peuvent vraiment les aider à faire leur boulot.

Ne postez pas que des réponses, des directives et des prescriptions,” dit M. Maltzman.

Partager des liens sur des histoires à propos de la profession — qu’ils aient votre signature ou pas — et n’oubliez pas de donner votre propre avis. “Postez quelques questions bien pensées et démarrez une discussion,” dit-il. “Soyez vu comme un expert en appliquant vos connaissances à la discussion.”

Les communautés de pratique en ligne offrent aussi un endroit pour créer votre marque.

“Vous pouvez gagner de la reconnaissance en tant qu’expert en donnant des pratiques fortement reconnues et souvent utilisées, ainsi qu’en fournissant des réponses de valeur aux forums de discussion de la communauté,” dit M. Maltzman.

Mais peu importe comment vous choisissez de vous promouvoir ainsi que votre expertise, assurez-vous votre passion est très visible.

Partagez vos commentaires sur PMI Career Central LinkedIn group.

Défendez votre idée sans être sur la défensive

Dans notre métier de chef de projet comme dans la vie de tous les jours, nous sommes amenés à être confrontés à des personnes qui ne sont pas du même avis, qui résistent à nos suggestion ou rejettent nos idées. L’article de John Baldoni traduit ci-dessous propose 3 manières de défendre nos idées sans pour autant faire un blocage: préparation, générosité et patience. Cette dernière faisant la par belle au self-control qui reste à mon sens un bon attribut face à toute opposition.

Défendez Votre Idée Sans Être Sur La Défensive

Article original en anglais de John Baldoni

Le fait d’être derrière une idée signifie l’imprégner de votre conviction et de votre passion. Un tel engagement est vital pour pousser une initiative ou une suggestion que vous pensez importante à mettre en œuvre. Cet enthousiasme vous aide aussi à gagner d’autres personnes à votre cause. Mais cela peut aussi être votre pire ennemi quand quelqu’un, comme votre patron, repousse cette initiative.

Puisque vous êtes si ravis de votre idée, votre instinct est de la protéger comme vous le feriez d’un enfant. (Pensez simplement à l’expression familière, « Ce projet est mon bébé. ») Grande erreur! Cela vous met sur la défensive.

Quand vous faites face à la critique, vous devez vous défendre sans être sur la défensive. Cette dernière vous ouvre à des critiques supplémentaires parce que très souvent la défensive provoque des comportements négatifs comme taper du poing ou se renfermer. Vous êtes pris dans le moment et les politesses et finesses de discours poli passent par la fenêtre. Il est excellent d’être passionné mais vous voulez éviter de devenir excessivement passionnés, c’est-à-dire peu disposés et incapables d’écouter d’autres personnes.

Faire front au scepticisme ou même à l’hostilité est un attribut essentiel du leadership, la sorte d’aura que vous devez émettre si vous espérez jamais instiller l’envie de vous suivre. Et quand les personnes rejettent vos idées il est facile de se laisser échauffer par l’instant présent. Le défi est de ne pas réagir de manière excessive et de séparer la personnalité de l’idéologie. Voici comment.

Soyez préparé.

Chaque fois que vous proposez une idée il est certain d’y avoir des gens qui ne comprennent pas l’idée, n’aiment pas l’idée, ou tout simplement qui ne vous aiment pas. Aussi, préparez vous à rencontrer des objections. Considérez qui dira quoi et pourquoi. Par exemple, un collègue peut dire que votre initiative a un coût prohibitif, un autre mettre en doute son efficacité et un autre questionner son timing. Développez des arguments en retour pour adresser des soucis. Utilisez ces arguments de manière préemptive (avant que la critique ne soit levée) ou après que l’objection soit exprimée.

Soyez généreux.

Remerciez les personnes pour les réactions constructives qu’elles offrent. Vous pouvez le faire même quand la critique est plus critique qu’utile parce que cela montre que vous êtes quelqu’un qui est au dessus de toute bassesse. D’autres pourraient en user, mais vous êtes celui qui prend une voie supérieure. Cela démontre de la force de caractère.

Soyez patient.

Peu, s’il en est, embrasseront votre idée tout autant que vous le faites. Après tout, nous avons tous nos propres agendas. Ainsi soyez réaliste avec votre timing. Sachez que cela prendra du temps et des efforts pour persuader d’autres personnes d’adopter votre idée. Vous entendrez les mêmes contre-arguments exprimés de multiples fois; attendez-vous-y. Raffinez vos idées afin de refléter que vous écoutez les autres. Et souvenez-vous cette patience exige aussi restiez cool pendant que votre idée est chaude.

Garder son calme ne signifie pas fuir face à votre opposition. Il est essentiel de continuer à projeter votre passion pour vos idées et démontrer votre résolution intérieure. Quand vous rencontrez la critique, contrer avec un argument qui positionne votre idée comme de faire ce qui est le mieux pour l’organisation — non pas simplement pour vous-même. Canalisez votre énergie sur votre idée et vous resterez cool alors que votre idée est chaude.

Vous défendre sans être sur la défensive exigera de la pratique. Vous pouvez pratiquer avec des collègues de confiance qui vous asticotent avec des questions sur vos idées. Cela vous aidera à affiner votre discours. Travaillez à détendre vos muscles faciaux, ou même votre sourire — vous voulez irradier la maîtrise. Vous n’êtes pas dans le contrôle de comment d’autres réagissent, mais vous êtes dans le contrôle de vous-même, qui est essentiel pour la manifestation de votre leadership face à l’opposition.

comprendre le stress (sans stress)

J’ai eu le privilège de participer à une formation délivrée par Guillaume Pertinant sur ce sujet. Guillaume a mis sa présentation à disposition de tous. Simple et claire, elle reprend les principales idées reçues sur le stress pour sensibiliser sur ce douloureux sujet.

Équipes multi générations et leur impact dans le management de projet

Même si toute généralisation est propice à des erreurs d’appréciation, se poser la question de comment utiliser au mieux des ressources de divers ages qui ont donc une tendance à utiliser divers modes de communication, à avoir des valeurs et un rapport à la hiérarchie significativement différents, ne peut que vous apporter un plus dans votre management d’équipe de projet.

Sur les news PMI, lisez l’article original en anglais: Multigenerational Teams and Their Impact in Project Management de Conrado Morlan, PMP, PgMP et Jamie B. Gelbtuch, MBA, PMP

Traduction personnelle.

Alors que les chefs de projet luttent tous les jours avec des budgets, des planning et des problèmes d’équipe, pour la première fois depuis des décennies un nouvel élément de diversité est adressé — le management d’équipes multi générations.

Bien que l’équipe multi générations existe depuis toujours, la performance de projet est affectée par des perceptions mal comprises de la conduite des membres de l’équipe. Le défi est de concilier des comportements de générations et des valeurs pour créer la synergie exigée pour le projet.

Des équipes de projet incluent maintenant des membres de quatre générations différentes. Des générations plus vieilles incluent Les Matures (nés avant la Deuxième Guerre mondiale) et les Enfants du baby-boom (qui ont grandi dans la prospérité de l’après Deuxième Guerre mondiale) . Des générations plus jeunes comme la génération X (né du milieu des années 1960 au début des années 1980) et la génération Y (les diplômés du nouveau millénaire).

Les générations, comme des cultures, sont semblables aux icebergs. Chacune a des actions et des comportements (« ce » qu’ils font) caractéristiques qui sont très visibles, bien qu’ils représentent seulement les 10% de l’iceberg que nous voyons au-dessus de la ligne de flottaison. Les croyances sous-jacentes des générations et les attitudes (« pourquoi » ils le font) sont en grande partie invisibles, semblables aux 90% de l’iceberg cachés sous l’eau.

Pour essayer de comprendre les motivations invisibles de ces comportements, les chefs de projet peuvent regarder beaucoup de dimensions qui varient selon les cultures. Les générations montrent des tendances différentes sur l’utilisation et la perception de:

Hiérarchie et Autorité

La fidélité et le respect sont un dénominateur commun pour « Matures » et la « Génération Y« . Le Mature est loyal envers les institutions et respecte l’autorité, tandis que le Génération Y est loyal envers les personnes et respecte les vétérans. Les baby-boomers sont les champions du travail d’équipe et de l’équité mais pensent que les règles peuvent être questionnées. Le Génération X, au contraire, n’aime pas le micro-management et pense que les règles sont dynamiques et définies par des individus plutôt que des institutions.

Temps personnel et Temps de Travail

Les enfants du baby-boom et les Matures donnent au travail une forte priorité. Cependant, les Matures ont tendance à apprécier des horaires flexibles tandis que les Enfants du baby-boom se préoccupent du nombre d’heures consacrées aux projets, indépendamment de la productivité. La Génération X est caractérisée par un désir de contrôler et de définir leur parcours professionnel, ambitions personnelles et leur lieu et temps de travail. Un besoin fort conduit la Génération Y vers la recherche de l’équilibre entre travail et vie personnelle et les avantages qui permettent une carrière gratifiante.

Moyens de Communication Préférés

Comme les Matures ont grandi dans un environnement avant les ordinateurs, ils ont développé des compétences relationnelles fortes et valorisent les communications en personne. Les enfants du baby-boom croient aussi que le temps en face à face est important, quoiqu’ils aiment le faire suivre par un écrit. Génération X et Génération Y accordent moins de valeur au temps en face à face. Le Génération X recherche la communication ouverte indépendamment de la hiérarchie et du statut, tandis que le Génération Y aime la communication n’importe quand, n’importe où, et recherche la confirmation positive de supérieurs.

En se basant sur ces tendances, les chefs de projet peuvent ajuster les manières traditionnelles dont ils choisissent et managent des équipes de projet en s’adressant aux membres de l’équipe sur la base des générations. Les suggestions pour surmonter une mentalité multi générations incluent :

  1. Comprendre. Chacun a raison — tout est affaire de perception. Les croyances et valeurs ne peuvent pas être facilement (voir pas du tout) changées, donc nous devons travailler avec les membres de l’équipe tels qu’ils sont, indépendamment de leur âge.
  2. Questionner. Une question simple comme « si vous étiez dans mes chaussures, comment traiteriez-vous cette situation ? » Donnera une énorme visibilité des  motivations d’une autre génération.
  3. Démontrer son engagement. Garder un dialogue ouvert et continu montre un effort de bonne volonté de travailler avec plutôt que contre les différences.

Le succès suprême d’une équipe multi générations dépend de la capacité d’un chef de projet à mener et inspirer une équipe pour non seulement reconnaître, mais aussi concilier ces différences.

Avec une approche pro-active, l’équipe de projet sera capable de chercher des similitudes et de tirer parti de vues divergentes. En tant que chef de projet ou membre d’équipe de projet, comment faites-vous actuellement face à ce défi ?

« what gets measured gets done », une épée à double tranchant

Le billet récemment posté sur Hooverbiz par Tim Walker m’a rappelé l’un des préceptes que j’avais appréhendés à la lecture du livre de Peter Drucker « Management Challenges for the 21st Century » (que je vous recommande).

La nécessité de mesurer ce qui doit être fait

J’aimerais tirer la sonnette d’alarme sur ce sujet.

Je n’ai aucun doute que, pour atteindre un objectif, il est important de bien définir les projets et tâches nécessaires à son accomplissement. Pour mesurer les progrès sur ceux-ci, il faut établir les métriques qui leurs sont propres et savoir les mesurer. Puis, il faut parvenir à cascader ces métriques sur les personnes qui vont les accomplir dans les objectifs organisationnels, d’équipes et/ou personnels, afin que tous travaillent dans la même direction.

Cependant, et sans vouloir paraître hérétique, si vous inversez le processus et observez chacune des mesures en place à l’heure actuelle dans votre environnement, la logique de cascade décrite ci-dessus n’est plus aussi évidente.

La nécessité de se poser les bonnes questions

Posez-vous les questions suivantes pour chaque mesure qui fait partie de vos objectifs personnels actuels et ceux de votre organisation (ou projet) :

  • Quel objectif business nous aide-t-elle à atteindre ?
  • Permet-elle effectivement de mesurer nos progrès vers ce but ?
  • Quel est son coût d’obtention ou de calcul en rapport du bénéfice escompté ?
  • Est-elle facile à comprendre ?
  • Est-elle bien communiquée pour toute personne impactée ?
  • Que se passerait-il si nous arrêtions de l’utiliser ?

Toute mesure, même bien ciblée sur un objectif précis, devrait avoir une durée de vie définie et être retirée ou remaniée dès que l’objectif est atteint sous peine d’accumulation de mesures inutiles, voire dangereuses. En effet, chaque mesure coûte à l’entreprise et, plus important, chaque mesure erronée peut avoir des conséquences graves quand elle est prise en isolation. Nombre d’entre elles entrent dans les mœurs et habitudes et nous oublions souvent de les questionner tant au niveau de leur adéquation aux objectifs qui peuvent avoir changés que de leur utilité et de leur mode de calcul.

Par exemple, si vous mesurez le nombre de tâches complétées dans les délais prévus par chaque membre de l’équipe sur votre projet et utilisez bien cette mesure, vous obtiendrez probablement une meilleure prédictibilité. Cependant, cela pourrait être au détriment de la qualité du contenu, de la satisfaction du client, de la capacité à réaliser certaines tâches plus rapidement que prévu ou bien éliminer certaines activités qui seraient inutiles…

On s’aperçoit donc rapidement que chaque mesure doit être bien pensée et pesée avant d’être implémentée. De plus, les mesures doivent être bien coordonnées entre elles pour se combiner harmonieusement pour atteindre l’objectif souhaité et ne pas être conflictuelles. Les mesures doivent être en nombre limité pour ne pas diluer notre attention et limiter les efforts nécessaires à calculer leur valeur.

Donner davantage d’oxygène au bon sens

Mais le risque peut-être plus important est de ne faire que ce qui va permettre d’améliorer les mesures. J’ai pu hélas souvent observer ce phénomène dans de grandes entreprises qui utilisent des mesures très sophistiquées. Il arrive que les personnes se focalisent sur les mesures qui vont faire évoluer favorablement leur bonus à court terme et perdent de vue  l’intérêt de la société que leur dicterait leur simple bon sens. Ils sont ficelés, muselés dans leur créativité par un jeu de mesures trop restrictives et trop nombreuses.

Donc, il faudra éviter à tout prix que les mesures mises en place limitent la capacité de décision, l’autonomie, l’innovation, le respect du simple bon sens business. Et, pour ce faire, il convient de rester mesuré dans le nombre et intelligent dans l’implémentation de ses mesures.

Mieux comprendre et prévenir le stress

J’ai assisté à une excellente présentation (suivre ce lien et sélectionner l’image « stress ») il y a quelques jours au PMI France-Sud sur « Mieux comprendre et prévenir le stress ».

La présentation fut délivrée par Guillaume Pertinant de la société Havasu qui nous a parlé des sources du stress et de bonnes pratiques pour mieux le gérer et surtout essayer de le prévenir.

7 attributes of leadership for the project manager

logo PMI France SudI have been privileged, thanks to my activities within the professional association PMI® during 15+ years and my professional activities since 30 years, to meet many project managers in France and abroad.

7 Attributes of Leadership in PMI have been so often asked « why are some project managers considered as administrators of projects while others were real leaders? » that I decided to study this topic. I read numerous articles, notably from PMI® and also from Prince2® and Agile, I discussed with project managers and experimented managers. I gave presentations and facilitated workshops on this subject in many professional PMI forums in France and Europe. Every time, more than the presentation itself, it was the debate with novice and experienced project managers that was the most interesting part and allowed me to further enrich my ideas.

I tried to synthesize those attitudes, qualities and characteristics which I could identify in the most brilliant of the project managers I know. I summed them up in 7 main attributes which make exceptional leaders in Project Management.

I am commenting on these attributes in this rather long post on the subject:

  1. Know how to communicate a clear vision
  2. Maintain a balance
  3. Learn to trust your instinct
  4. Enthusiasm, to inspire your team members
  5. Show respect
  6. Dare to persevere even in the adversity
  7. Know when to change and quickly adapt

Ablog post is less adapted to interactive discussions than live forums and I nevertheless encourage you to react and share with me your own experience.

1. Know how to communicate a clear vision

  • Have a clear vision
  • Deeply understand the objectives
  • Synthesize them
  • Adapt the vision to each person
  • Keep it simple and very concise

Vision Road Sign with dramatic blue sky and clouds.How could we communicate clearly if we do not have a very clear vision of the project? It is critical to grasp and integrate all the objectives of the project: financial, professional, technical, human, process, strategic, tactical … An exercise that is both complex and necessary. As long as we do not understand in the details the objectives of the project, we cannot synthesize and explain them in a simple and understandable way.

Furthermore, the communication of the vision must be adapted to each interlocutor:
  • The technical team,
  • The future users of the project’s deliverables,
  • The sponsors and Other stakeholders,
  • Etc.

All may have different and nevertheless very justifiable expectations from the project. It is necessary to deliver this communication in an extremely precise, simple and concise way not to lose his interlocutors in a vague hubbub.

It is easier to say that to do… Nevertheless I have seen it executed with virtuosity on several projects and witnessed complete failure on others.

One of these successes was a project of deployment of a financial and logistic system. The synthetic vision was that this project was going to allow the whole company to share a unique truth on its accounts across the world, at every hierarchical level, and for each of the divisions and product lines.

The communication per type of interlocutor integrated this core message and added to it messages tailored to the interlocutors:
  • communiquer vers le hautFor the technicians, the fact that we were migrating towards a leading software package in the industry (Oracle eBusiness suite not to mention it),
  • For the finance guys, a centralized consolidated database together with the adoption the best processes in every finance organization of our company across the world,
  • For the decision-makers, dashboards containing indisputable figures, access to the data via queries and a reporting environment,
  • For the end-users, training courses, a homogeneous, ergonomic and functional user interface, with detailed processes on-line.
The second example is in fact a counter-example.
field engineer

Our objective was to implement an automated dispatching system of field interventions on electronic equipments to our support technicians. The message was clear: the solution, through routes optimization, will increase customer satisfaction and productivity. The message retained by the ground was only the increase of productivity. This one was quickly translated into increase of workload, risk of job cuts, and less autonomy for the interested party, the technicians, in the choice of which incidents to handle next. And, it is precisely these technicians who could make the project a success or a failure. Thus, we had a poor communication of the vision towards the technicians. Furthermore, the people in charge of customer accounts who would easily have understood and known how to explain benefits to their customers were forgotten from the communications. After a very successful initial period of tests in real situation arose the inevitable first problems. The account managers supported the complaints of the technicians. This resulted in a pure and simple decision to kill the project.

The project manager needs to acquire or grow this capacity to know how to communicate a clear vision and, also, not to miss anybody in the communication, in order to increase his leadership

2. Maintain a balance

  • Objectives and motivation of the team
  • Listening and discipline of execution
  • Sponsors desires and ground realities
  • Risk-taking and security
  • Attention to details and global view
  • Perseverance and flexibility

The project manager is subjected to permanent and sometimes divergent pressure from his customers, team members and sponsors. It is difficult to him(her) to find the happy balance between the necessary realization of the objectives of the project and the motivation of his(her) team. Listening to the members of the team is important and necessary and has to be accompanied by a firm discipline in the execution of tasks and achievement of the milestones of the project. It is thus necessary to discuss, to listen to and to explain (again and again) while maintaining the pressure to obtain the expected results. Passing milestones, production of intermediate / partial deliverables, sharing of positive feedback from the steering committee are as many opportunities to be leveraged to motivate the team by celebrating these results.

management des risquesWe often walk a tightrope between the satisfaction of the desires of our customers and our understanding (and that of our teams) of what is feasible or not. The compromises are numerous during a big project to find the fine balance between desire and reality.

On the other hand, I was able to notice that organizations have different levels of tolerance to risks in general and towards some in particular (environmental, legal, safety). Naturally, it is going to influence the approach in risk management and steer us towards either solutions of avoidance, or mitigation plans, or insurances, or transfers of responsibility when feasible. And in each case, we need to adapt the answer to the impact and to the probability that the risk could materialize.

A concrete example was reported to me by the project manager of the construction of the rail cabs in two big cities in France.

This project manager explained that he had adopted diametrically opposed approaches in the communication and realization of these two undertakings. In one of the cities, the main sponsor was extremely resolute to go fast. His reasoning was that regardless the dialogue and communication, the construction of the rail cab was going to be painful for the local residents and storekeepers. Thus, he’d better go fast and pass this difficult stage as quickly as possible. In other city, the sponsor was persuaded that the dialogue was imperative, that it was necessary to take time for discussion, to take into account the remarks… Naturally, the second project took 4 or 5 times longer than the first one. But, should it be considered a failure? Maybe not for the city in question, but the sponsor of the second city is not longer in position to appreciate the outcomes …

résultats à long termeAlso, it will be necessary to pay very high attention to details while keeping a little distance to maintain a global view of the project and its final objectives. Not always easy to raise our eyes towards the horizon when the daily tasks monopolize us.

And to complete this subject of the necessity to maintain a balance, I would mention a point which I find particularly difficult to manage: perseverance.

Perseverance is very certainly one of the major qualities asked of the project manager. He has an objective to achieve and has to try hard to eliminate any obstacle preventing him from reaching it in time and on budget. Nevertheless, things changes all the time around us and in the project in particular. Change management requires rigor and also flexibility to avoid extremism and yet deliver the best product or the service possible to the customers.

3. Learn to trust your instinct

  • Not enough data
  • Too much data
  • The detailed analysis provides several options
  • The situation calls for an innovative approach
  • Necessity of fast decision-making
The vast majority of the project managers I work with are Cartesian, logical, and pragmatic.

It may be due to the fact that I evolve in a world largely populated with engineers and technicians. However reasoned we may be, we often feel a chill, an instinctive reaction which warns us of danger. It is possible that unconsciously a situation reminds us of another one. Let us take the time to listen to these messages and to decode them before deciding to integrate them or not into the decision.

 

Image courtesy of stockimages] / FreeDigitalPhotos.net
Image courtesy of stockimages] / FreeDigitalPhotos.net

More concretely, it is frequent that we do not have enough data to make a really informed decision based on certainties. In other cases, it is the overload of data that kills the information and we are flooded under the mass. At other times, the consultants or the experts who studied the subject do not succeed in identifying a best option among those that they studied, or do not manage to agree on a common recommendation.

It happens frequently enough that the project, which according to PMI® « is a temporary endeavor undertaken to create a unique product or service.”, is very precisely unique and requires achieving something never done before. Only an innovative approach will permit to reach the objective. The experience and the reasoning by analogy will not be of great help.

On top of this, certain decisions cannot be postponed.

big clock train stationWe can be in a situation where we have to decide before midnight if we backtrack in the installation of the new version of the software (that is taking longer than planned) or continue (at the risk of no-return solution in due time). We can have a limited window of opportunity. For example, have to launch the project operational on January 1st or postpone it by several months or even cancel it altogether if we are not ready on time.

4. Enthusiasm, to inspire your team members

  • Trust the team
  • Delegate real responsibilities
  • Belonging and loyalty to the project
  • Know yourself ( personal style)
  • Globalize your approach
  • Lead by example
Trust the team. Confidence in others.

confianceIt is almost impossible to create a reliable climate without demonstrating every day your confidence in the team, in its members and in our capacity to make together the project a success. It is often easier as a first reaction not to trust. We may wish to take back a task previously allocated to someone because his first deliverables are not matching what we expected in terms of contents, quality or duration. We can be tempted to request heavy and\or too frequent reporting. We can even simply stretch out excessively the duration of certain tasks for a given person due to a lack of confidence in his capabilities … However, the slightest error is fatal. The lack of trust will be perceived by the interested party and by his team-mates. It takes a lot of time to gain trust and only seconds to lose it.

The following topic in this same subject is delegation.

TeamThis one is all the more difficult when the project manager is himself an expert of the domain and capable of executing perfectly the task he delegates. It also may happen that a task appears so important to us that we think we cannot possibly delegate it. The leader will start by surrounding himself with good skills, better than his own as much as possible. He will attempt to develop the resources which are entrusted to him through giving them difficult, critical, complex assignments and by providing them the necessary support to succeed. I have been favored to work with some great leaders and it always was a pleasure to learn and to grow next to them. All had very different styles but in common this capacity to trust you. A trust you do not want to disappoint.

It is also true that we cannot on one hand « bad mouth » the project and on the other ask team members to go out of their ways to deliver an excellent product in due time. It seems evident, and nevertheless … This commitment to the project can begin with quite simple things such as the signature at the bottom of your emails which will indicate clearly your belonging to the project, the message on your answering machine ( » here Pierre, leader of the project X within the division Y of Z « ), the positive comments at the coffee machine, the well prepared elevator speech that will not miss to praise the project in response to the classic question about your job …

There is also a notion of authenticity in leaders: to be conscious of your style, your personality is very important.
"Image courtesy of Stuart Miles / FreeDigitalPhotos.net"
« Image courtesy of Stuart Miles / FreeDigitalPhotos.net »

I explain. Are you rather directive, consensual, paternalistic, action oriented? In my personal case, I am very action oriented and I have a rather participative / cooperative style. When I involuntarily fell over under the pressure towards a more directive and cutting style, it was a fiasco. Even more badly perceived that I did not feel at ease in this operating mode and that this change was thus very badly lived: a lack of authenticity. On the other side, I had the opportunity to work with some very directive bosses. And it was not really raising issues for the team because they knew very well what to expect upfront.

Globalize your approach.

I work since ever it seems to me in an international environment. The teams are geographically distributed, the customers also. We use English as common working language with naturally quite important disparities in the level of practice of the language. We come from different cultures: Latin, Anglo-Saxon, Indian, Cairo, Japanese … When we evolve in such an environment, it is necessary to think global and to take into account the local differences which can lead to very different results for a same activity.

jardin japonaisFor example, during my first professional visit to Japan, I have very stupidly (but I learned it only later) tried to conduct with my Japanese colleagues the same session of brainstorming as realized with a lot of success in Europe and in North America. Complete disaster! After a course upon my return about the Japanese culture, I was able to appreciate not only my error but also the very uncomfortable situation in which I had involuntarily placed my colleagues (my apologies again, Hiroshi-San). I had happily asked at a common session and without preparation to persons of very different hierarchical levels to exchange openly on their ideas. I went against their very mode of operation as teams where they try to understand/test in small touches the positions of each other before softly pushing ideas. Nothing is innate in this domain of intercultural work and nothing is ever acquired. It is necessary to constantly keep it in mind.

reflectI had on the last point, « to lead by example », animated discussions with some project managers. I shall let you be your own judges. Personally, I sincerely think that the leader project manager has to lead by example.

I push the ball a little further in workshops in front of professionals by saying: first arrived, last to leave, always open and happy, hard at work, positive … Naturally, it is not only the number of hours which count, but it is also what we put inside: the intensity. Nevertheless, all the great leaders whom I worked with in the field of project management are hard at work and volunteer. They are open and approachable. They have faith in the future.

5. Show respect

  • Learn to listen
  • Proximity
  • Honesty and fairness
  • Provide opportunities to team members
  • Recognize own limits and ask advice from experts
The respect begins in my opinion by listening.

I know project managers who speak all the time. It is very true that communication is a major part of our job and it is also true that communication is bidirectional. It is necessary to stop speaking from time to time to be able to listen to others, to verify that the message was received and understood. To remain silent is not enough: the project managers not only has to listen to but also look for the dialogue, arouse comments, look for the criticisms and value the ideas of his interlocutors. Numerous leaders succeed in strengthening their efficiency by their capacity to listen and to ask the right questions. It may even be their key strength.

To receive true and sincere comments, it is necessary to establish a relation of proximity (and of trust)…

the opening…with his team and customers, particularly in the case of geographically distributed teams. The « open door » attitude and the management by « wandering around » are particularly effective. Cooperative tools can reproduce at distance a certain level openness and even create proximity: instant messaging, Twitter, LinkedIn, blogs …

On the other hand, to monopolize the successes of others cannot be a proof of leadership and will not lead the project manager very far. On the contrary, to recognize the contributions of each and advertise it is very welcome. Additionally, it is necessary to facilitate the development of the people entrusted to us for the duration of a project by giving them tasks which challenge their abilities. These will always benefit to the company in due time, on this project or following ones. Additionally, to help to build their reputation will facilitate at the end of project their transition to their next challenge.

Finally, we cannot be expert in all trades and should not even attempt to become. To know how to attract good skilled people is the strength of all leaders and the project managers in particular.

6. Dare to persevere even in adversity

  • We cannot always please everybody
  • Understand the position of opponents and partners
  • Remain constructive
  • Keep up
Project manager’s role sometimes appears thankless.
seul au monde
Feeling alone…

In particular to those whose engine is the recognition and the appreciation of others. Indeed, to produce in due time quality deliverables and under constrained costs requires decisions not always appreciated by all. The technician of the team may have difficulty in accepting that we do not use the latest version of the database engine. The customer will be tempted to add requirements along the way without taking the time to fully specify them and expecting no impact on costs and timing. The sponsor can at the same time reduce the budget, refuse any compromise on the launch date and reject risk-taking or perimeter reductions. So many examples lived by many of us and this almost daily. Thus, there will inevitably be compromises to find and not everybody will see his dreams become reality.

One of my first managers when I started as software developer used to tell our customers:  » it is simple, we have 3 parameters: time, contents and costs. Pick 2 and leave me free on the third one ». A little bit extreme, but there is a lot of truth in this very simple and direct message. We cannot always win on all boards. It is important for the project manager to understand indeed on which axis he can eventually expect some flexibility.

What motivates your stakeholders to support you and your project?

la motivationAn English consultant with whom I worked for several years had a very sharp sense of politics in his most interesting meaning for us as project managers. He always asked the question (and often out at loud so that I could benefit from his experience): « What could Mr or Mrs X gain in helping us to make this project a success? ». This voluntarily positive attitude in the search of how to sell the project to such or such person was very useful in the numerous countries and organizations we worked with. The corollary « what could Mr or Mrs. X be afraid of or have to lose because of the project «  is also interesting to work on your selling arguments. (Thank you for your numerous advices Ralph)

Remaining constructive at all times.
"Image courtesy of pakorn / FreeDigitalPhotos.net"
« Image courtesy of pakorn at FreeDigitalPhotos.net »

A project is rarely a long and quiet river. Hurdles will be numerous and the tough passages also. When things are going well, it is easy to be positive and constructive. But it is when they harden and do not go as we wish that it is most important for the leader to keep in mind that his attitude is observed and is essential for the members of the team. He cannot give up, or let go some pessimistic comments … It is his constructive strength that will step by step, stone after stone, help the project team to progress towards satisfactory if not ideal solutions.

Finally, the road is long towards the success of the project. As for a marathon, it is necessary to get ready for the inevitable difficulties, not to run out of juice by throwing all our strengths in the beginning of race, to find the good rhythm and to keep it up until the final straight line where it will again be necessary to accelerate if we have some strength left. It is necessary to run the full distance!

7. Know how to change and quickly adapt

  • Keep listening to the environment
  • Think off the beaten track
  • Look for the differences
  • Learn from others
  • Accept unavoidable changes
Image courtesy of Manostphoto at FreeDigitalPhotos.net
Image courtesy of Manostphoto at FreeDigitalPhotos.net

The concentration, necessary for the project manager to drive his project and reach the objectives, needs not to isolate him and prevent him from listening. In particular, it is necessary to remain informed of what is happening outside our ecosystem: project, company, customers, partners, team members …

Some events external to the project can have important impacts on this one.

The recent « sub primes » crisis can be an example. The vote of a new law, the emerging of a new technology, a new competitor unheard of before, the arrival of new shareholders, changes in the executive management… the list is endless.

Additionally, it is necessary to constantly look for novelty and as often as possible outside our usual perimeter.

I advise you for example to follow on-line broadcasts of video recordings from TED, these events share some of the best ideas on the planet (Http://blog.ted.com/).

ted

It is not rare that a presentation on a subject that is totally foreign to me, allows me to establish a parallel with a situation which I meet or met. And, to find new ideas for solutions and new approaches which I would not have thought of. In the same vein, if you keep recruiting clones of your own person (similar environment, nationality, experience, school or culture), you are not likely to obtain many different perspectives. Thus, looking for difference, remaining curious of everything rather than specializing excessively, are good tracks to increase your project management leadership.

Finally, one of the leaders of a big multinational for which I worked said: « If you see that something is inevitable, don’t fight it. Lead It! ». There are situations where perseverance, one of very qualities for which you were recruited, can play against you and your project.

It is probably the difference between stubbornness and tenacity …