priorisation des besoins sur un projet Agile

Prioritizing Agile Project Requirements

http://blogs.pmi.org/blog/voices_on_project_management/2011/04/prioritizing-agile-project-req.html

par Bill Krebs

Dans la gestion de projet Agile, nous devons prioriser une liste de demandes pour la planification de version, d’itération et l’insertion de nouveaux besoins ou exigences. Mais il y a plusieurs techniques pour le faire.

Une des méthodes les plus populaires pour déterminer la priorité des demandes est l’approche dite « MoSCoW ». Cela signifie ‘ Must (Doit), Should (Devrait), Could (Pourrait), Won’t (ne fera pas). ‘ Le seul problème avec cette méthode est que d’habitude tout est un Must, ce qui ne permet pas une planification appropriée parce que les besoins ne sont pas nécessairement placés dans leur ordre de priorité.

modèle de KanoUne autre méthode est le modèle de Kano, développé par le Professeur Noriaki Kano, qui s’efforce de satisfaire les exigences et de faire plaisir aux clients. Ce modèle dispose de quatre composants :

Must haves (doit avoir) sont des éléments sans lesquels on ne peut livrer le produit.
Dissatisfiers (générateurs d’insatisfaction) sont des choses que le produit ne doit pas inclure.
Satisfiers (générateurs de satisfaction) incluent besoins pour lesquels plus vous en avez mieux le produit sera perçu. Comme un catalogue commercial dans lequel chaque fonctionnalité ajoute progressivement de la valeur.
Delighters (générateurs de plaisir) amènent le produit plus loin que simplement répondre aux exigences vers l’augmentation de la satisfaction client et la recommandation par le client.

Plusieurs modèles de priorisation réunissent deux variables dans un tableau pondéré : fonctionnalités et clients. Chaque fonctionnalité est pondérée par sa valeur pour chaque client. La somme des poids multipliés par le score permet de voir quelles fonctionnalités sont en général les plus utiles pour un jeu de clients exigeants.

Quel que soit la technique utilisée, votre liste d’exigences de projet doit être triée de la plus grande à la plus faible valeur.

Quelles techniques utilisez-vous pour prioriser les besoins ?

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PMI announces two major updates regarding the Agile certification

1. PMI has selected PMI-Agile Certified Practitioner (PMI-ACP)SM as the name for the certification.

2. The PMI-ACP certification application is now open and available online at PMI.org.

Please note the following

  • As a reminder, the PMI-ACP examination will be not be available until Q3 2011.
  • During the application process, you can also pay the certification fee. After the certification fee is submitted, PMI will randomly select individuals for audit. If you are selected, you can use the time between your application submittal and when the examination is available to complete the audit process.
  • Don’t forget that PMI-ACP participants are eligible for a 20% rebate of the certification. Pilot candidates must pay the certification fee and take the pilot examination on/by 30 November 2011 to receive this 20% rebate. The rebate will be issued within 60 days of taking the examination via the payment method used to pay the certification fee.

As you prepare for the PMI-ACP certification process, please keep in mind the following examination study tips

  1. Review the PMI-ACP credential handbook
  2. Review the PMI-ACP Examination Content Outline
  3. Review the current reference list for the PMI-ACP certification
  4. Enroll in a formal study course offered by PMI chapters, Registered Education Providers (R.E.P.s), or other training providers
  5. Form a study group with colleagues or friends. (You can meet in person or virtually.)

To stay up-to-date on the PMI Agile Certification, please go to the Agile certification home page. If you have questions that cannot be answered by this information, please contact PMI Customer Care at customercare@pmi.org.

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passer de chef de projet à coach Agile, pas si facile !

Voici une vidéo qui donne à réfléchir pour tous ceux qui sont actuellement chefs de projet dans le développement logiciel et qui commencent à adopter les méthodes et approches Agiles sur certains de leurs projets.

Lyssa Adkins nous confie quelques pensées radicalement opposées à ce que les chef de projet dans le modèle « en V » ou « en cascade » ont pu apprendre :

  • éliminer tous les obstaclesSe détacher du résultat, du livrable, pour se focaliser sur comment l’équipe travaille ensemble
  • Demander à l’équipe. Quelque soit le problème à résoudre, ne le faites pas vous-même et demander plutôt à l’équipe de le faire
  • Refléter vers l’équipe sans jugement de votre part ce que vous observez
  • Maîtriser votre communication orale et gestuelle (ok, pas vraiment nouveau…)
  • être confortable avec le silence pour laisser un espace d’expression à chacun dans l’équipe
  • être « déraisonnable », challenger le status quo et l’équipe ainsi que toute assomption
  • Laisser l’équipe apprendre de ses (petites) erreurs
  • être leur plus grand et plus fidèle fan

Au bout du compte, Lyssa mentionne que le coach Agile doit avoir 4 fonctions principales:

  1. Bulldozer qui élimine tout ce qui entrave le progrès de l’équipe
  2. Berger qui mène tout son « troupeau » au succès
  3. Leader au service de l’équipe, facilitateur, supporter
  4. Gardien de la qualité et de la performance

PMI et l’Agilité, avis de Ken Schwaber

Agility and PMI

http://kenschwaber.wordpress.com/2011/04/24/agility-and-pmi/

Posted in Scrum par Ken Schwaber

Le Project Management Institute a récemment annoncé son programme d’incorporer l’agilité dans son programme de management de projet. J’accueille ceci bien sûr avec plaisir et attends avec impatience que PMI change de son approche précédente à une approche agile. Le test en sera, bien sûr, le succès des projets qui adhèrent à ses principes. Dans le passé, le succès de leur approche prédictive a été moins de 50 % de projets (à l’heure, sur la date, avec la fonctionnalité souhaitée). La plupart des méthodes agiles ont un taux de réussite beaucoup plus élevé, y compris le succès à arrêter très tôt des projets à faible retour sur investissement. Nous observerons et verrons si ceux qui emploient l’approche agile du PMI bénéficient de tels succès, ou au moins d’une amélioration du seuil des 50% 1,2,3.

Dans le passé, PMI a embrassé l’approche prédictive, mécanique du management de projet. Cela a été d’abord soutenu par Frederick Taylor dans “Principles of Scientific Management”, qui était la base de la chaîne de montage des Ford Model T. C’est une approche pour une fabrication prévisible, en grand volume et bon marché. Ses bénéfices s’obtiennent en éliminant toute imprévisibilité de l’espace des problèmes à travers la standardisation et la répétition. La planification parfaite, la formation et la répétabilité sont les recettes. Planifiez et répétez ensuite à maintes reprises. La mesure de succès est le taux de rendement, qui est souvent très proche de 100 %. La productivité est optimisée par des processus parfaits, un « workflow » invariable et l’utilisation optimisée des ressources (les personnes ou les machines).

Des processus agiles, travaillent en revanche au développement de produits complexes, où il y a une certaine répétabilité, mais il y a davantage de développement nouveau que d’ancien. Les produits doivent être inventés à nouveau à chaque fois avec les changements des besoins, les techniques et les capacités et la créativité des personnes. Dans ces situations, nous avons constaté que la planification à flux tendu, avec inspection fréquente et adaptation est exigée. Les risques sont managés et la prévisibilité créée en limitant la période de temps entre les événements de planification et en assurant la transparence de tous les artefacts. Nous avons aussi trouvé que la productivité, la qualité et la créativité sont énormément accrues si les personnes réalisant le travail planifient aussi leur propre travail. Elles ne sont pas gérées comme des ressources, mais comme des personnes qui peuvent faire de leur mieux quand elles comprennent comment faire le travail par elles-mêmes. L’auto-organisation et la transversalité fonctionnelle sont essentielles au succès de ces équipes.

Nous avons constaté que le rôle du chef de projet est contre-productif dans un travail complexe et créatif. La ligne de pensée du chef de projet, comme représenté par le plan de projet, contraint la créativité et l’intelligence de tous sur le projet à celle du plan, plutôt que d’engager l’intelligence de chacun au mieux afin de résoudre les problèmes.

Dans Scrum, nous avons supprimé le chef de projet. Le Propriétaire de Produit, ou le client, fournissent la planification à flux tendu en disant à l’équipe de développement ce qui est nécessaire, aussi fréquemment que chaque mois. L’équipe de développement se gère, fournissant autant de ce que veut le propriétaire de produit en produit utilisable que possible. Le résultat est la haute productivité, la créativité et l’engagement des clients.

Nous avons remplacé le chef de projet par le Scrum Master, qui gère le processus et aide le projet et l’organisation à passer aux pratiques agiles.

Comment PMI va combler la différence profonde dans la philosophie, la pensée, le leadership et le management entre son approche prédictive traditionnelle et la nouvelle approche empirique agile sera fascinant à observer. Comment PMI remodèlera le rôle de chef de projet sera un exercice d’agilité en lui-même. Personnellement, je souhaite le meilleur aux gens de PMI. Ils ont certainement besoin d’un meilleur taux de réussites que 50% pour regagner la confiance de leurs clients.

1. Tiré de “The Rise and Fall of the Chaos Report Figures”, janvier/février 2010 IEEE Software, J. Laurenz Eveleens et Chris Verhoef, Vrije Universiteit Amsterdam.

2. 2009/2010 Standish Chaos Report, Standish Group, indique :

  • 32 % Réussi (À l’heure, Sur Budget, Entièrement Fonctionnel)
  • 44 % Challengés (en retard, dépassement de budget, Et/ou Moins de Fonctionnalités que promis)
  • 24 % Ont échoué (Annulé ou jamais utilisé)

3. En plus d’un taux de rendement bas (le taux de livraisons réussies), les statistiques indiquent aussi que plus de 60 % des fonctionnalités livrées ne seront que rarement ou jamais utilisées, une perte énorme de budget de support et de développement. Résultat de la non priorisation des besoins. http://en.wikipedia.org/wiki/Software_bloat, “Embonpoint Logiciel”.

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PMI commence à nous donner plus de visibilité sur la certification Agile

PMI a publié le document que vous obtiendrez en cliquant sur l’image ci-contre pour nous fournir davantage de détails sur la Certification Agile. Les inscriptions débutent en mai pour les premières sessions d’examen en Septembre.

Vous y découvrirez notamment que l’examen consistera en 100 questions dont la moitié sur les outils et techniques Agiles et la seconde partie sur les compétences et connaissances Agile.

Coté outils et techniques, les aspects suivants seront couverts: Communications, Estimations, Planification, Suivi et Amélioration continue, Analyse et Design, Qualité et Tests, Compétences relationnelles, Priorisation,  Management des risques, mesures et indicateurs, anamyse de la valeur.

Les compétences et connaissances sont organisés en domaines qui sont eux mêmes triés par niveau d’importance sur les projets agiles.

PMI nous propose également quelques pointeurs vers des documents et publications utiles pour préparer cet examen.

Une page dédiée sur le site PMI contient de nombreuses réponses aux questions que vous vous posez peut-être sur Agile.

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le planning poker dans la méthode Agile Scrum

La définition des « bonnes » estimations sur un projet est un savant mélange d’expérience, d’échanges entre experts, de comparaison par analogies, de calculs… Le Planning Poker est l’un des outils de la méthode Scrum qui permet à une équipe lors d’une réunion de planification de donner des estimations pour le développement d’une fonctionnalité.

Lors de la réunion, le product owner (directeur de produit), qui représente comme toujours le client, définit les priorités de développement des nouvelles fonctionnalités du produit logiciel. L’équipe projet doit donner des estimations d’efforts au product owner afin que celui-ci comprenne ce que va coûter chaque nouvelle fonctionnalité. Et c’est là qu’intervient le Planning Poker. Pour jouer au planning poker, l’équipe doit donc avoir la liste de fonctionnalités à livrer (le product backlog) et un jeu de cartes de planning poker.

Dans ce jeu de carte, au lieu de porter des valeurs entre le 2 et l’as, les cartes portent des valeurs qui sont plus pertinentes à l’évaluation de durée de tâches. Typiquement ces valeurs sont : 0, ½, 1, 2, 3, 5, 10, 20, 50, 100. Ces valeurs correspondent au nombre de jours qu’une fonctionnalité donnée prendrait à être développée.

La session de planning poker est habituellement facilitée par un modérateur qui est souvent le ScrumMaster ou bien le coach Agile de l’équipe, les participants sont donc le « product owner » et l’équipe de développement.

Quel est le processus ?

1. Le modérateur lit la description de l’histoire utilisateur (« user story ») ou fonctionnalité que l’équipe doit estimer. Le product owner peut fournir des clarifications sur la fonctionnalité. Chaque expert est doté d’un jeu de cartes.

2. Chaque expert choisit une carte dans son jeu qui correspond à son estimation initiale de l’effort de développement. Chaque expert pose sa carte à l’envers sur la table pour ne pas influencer les autres experts.

3. Quand toutes les évaluations sont sur la table, les cartes sont retournées.

4. S’il y a une palette très large entre les estimations, les experts qui ont suggéré les plus fortes et plus basses évaluations fournissent le raisonnement qui les a amené à ces valeurs.

5. Une fois que la discussion sur la palette d’estimations a été conduite, les étapes 2 à 4 sont répétées jusqu’à ce qu’un consensus soit atteint.

Quel est l’avantage principal ?

L’avantage principal du planning poker est d’encourager une discussion ouverte sur les estimations. Cela aide l’équipe à atteindre une proposition plus précise au lieu de compter sur l’avis d’un membre de l’équipe plus influent ou plus vocal que les autres. Cela permet aussi à l’équipe de bénéficier de l’expérience de tous les membres de l’équipe.

Où obtenir les cartes ?

Les cartes de planning poker peuvent être créées à partir de zéro. Ce lien vous permettra d’imprimer vos propres cartes de planning poker: http://www.sprintplanning.com/planningpoker_cards_1.gif et celui-ci de jouer en ligne: Http://www.planningpoker.com/

Voici une brève vidéo qui explique comment est née cette méthode.

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metrics for Agile projects – interesting whitepaper available from ESI

ESI WebinarsCheck out the document entitled « Metrics for Agile Projects: Finding the Right Tools for the Job » on the ESI Website.

It holds an interesting high level comparison of the metrics and tools available for PMs to track progress and communicate on it: Gantt charts, WBS, Burn Down Charts… It also gives a few hints on how to interpret these as they are quite different from the metrics of waterfall approaches.

Voulez-vous utiliser des techniques Agiles, ou améliorer vos pratiques Agiles ?

Want to use Agile techniques? Or improve your Agile practices?

Apprenez comment la Certification Agile PMI peut vous y aider.

Agile est un sujet d’importance croissante dans le management de projet. Le marché dénote cette tendance comme les pratiquants en management de projet embrassent Agile comme une technique pour gérer avec succès des projets.

À cause de ces changements dans l’environnement de management de projet, PMI développe une certification Agile.

Les leaders qui utilisent des techniques Agiles dans le management de projet ont conseillé PMI sur la meilleure façon de proposer une certification Agile pour servir des membres de projet et les organisations pour lesquelles ils travaillent.

Agile est-il pour vous ?

PMI questionne régulièrement les chefs de projet pour mieux comprendre comment ils pratiquent le management de projet. Une statistique majeure qui est sortie de notre dernière enquête professionnelle est des pratiques standardisées de gestion de projet aboutissent à de meilleures performances de projet. Une des pratiques que PMI a surveillées depuis plusieurs dernières années est la croissance ininterrompue et de l’utilisation des pratiques Agiles dans le management de projet. Beaucoup de PMs ont ajouté Agile à leur « boîte à outils de management de projet » et l’utilisent comme une parmi de nombreuses de techniques de management de projets.

De plus, les organisations qui utilisent le management de projet pour servir leurs clients tant internes qu’externes voient de la valeur dans des méthodes Agiles pour livrer des projets à leurs clients plus rapidement. En conséquence, plus d’organisations et de bureaux de projet (PMOs) demandent à leurs chefs de projet d’appliquer des techniques Agiles. La recherche PMI a révélé que 68 % des organisations utilisant des pratiques Agiles verraient de la valeur dans une certification Agile pour des managers de projet. De plus, 63 % des recruteurs encourageraient leurs chefs de projet à passer une certification Agile.

Qu’est-ce que la Certification Agile de PMI ?

Les chefs de projet qui utilisent des pratiques Agiles dans leurs projets, ou dont les organisations adoptent Les approches Agile  dans le management de projet sont de bons candidats à la Certification Agile PMI.

En obtenant la certification Agile, les chefs de projet peuvent :

  • Démontrer aux employeurs leur niveau de professionnalisme dans les pratiques Agiles de management de projet
  • Augmenter leur polyvalence professionnelle dans des outils et des techniques de management de projets
  • Démontrer qu’ils ont la capacité à mener des équipes de projet Agiles en possédant une certification qui est plus crédible que les offres basiques existantes de formations seules ou examens seuls

Lisez les conditions d’admissibilité

PMI sert la profession de management de projet en fournissant les chefs de projet avec une sélection d’outils de techniques — et Agile est l’un de ceux-ci. Par exemple, ceux qui ont la certification PMP® et travaillent dans une organisation qui utilise des techniques Agiles, trouveront dans la Certification Agile une base de connaissances applicable des principes et des concepts Agiles.

Apprenez-en davantage sur le pilote de Certification Agile

Le pilote de Certification Agile PMI est ouvert au public et à tout pratiquant du management de projet qui réunit les pré-requis d’admissibilité. PMI cherche actuellement des candidats pour ce pilote et ils pourront s’inscrire en ligne ou sur papier pour la certification à partir de mai 2011. L’examen de Certification Agile PMI débutera pendant le troisième trimestre de 2011. Pour en savoir davantage sur ce pilote, lisez le Document de FAQS (FOIRE AUX QUESTIONS) sur la Certification Agile.

Pour recevoir des nouvelles de ce Pilote de Certification Agile PMI, envoyez un message en anglais à AgilePilot@PMI.org

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le poids de la dette technique

Technical Debt

par Derek Huether

La dette technique et la dette de design sont des métaphores synonymes se référant aux conséquences finales d’une pauvre architecture logicielle et d’un développement logiciel à la va vite. La dette de code se réfère à la dette technique dans un code de programmation de logiciel.

Ward Cunningham a fait la comparaison entre la complexité technique et la dette dans un rapport de retour d’expérience 1992 :

La livraison du premier code ressemble au fait de s’endetter. Une petite dette accélère le développement tant est qu’elle soit remboursée promptement par une réécriture … Le danger se présente lorsque la dette n’est pas remboursée. Chaque minute passée sur du code pas tout à fait exact s’ajoute alors aux intérêts de cette dette. Des organisations entières d’ingénierie informatique peuvent parvenir à un blocage total sous le poids des dettes d’un développement non consolidé qu’il soit orienté objet ou pas.

Les développements réalisés en amont dans le projet peuvent augmenter le coût “du remboursement de la dette” à l’avenir. Une équipe devrait saisir les occasions, sur une base régulière de rembourser (ou régler) cette dette. Réservez un pourcentage de votre cycle de développement ou dédiez un cycle entier pour compléter ce travail. Si vous ne le faites pas, il reviendra vous hanter. Si votre bidouille de solution ne revient pas pour mordre l’équipe de développement, elle hantera probablement le « help desk », l’équipe de support, ou quelqu’un d’autre en aval.

Comme toute dette, vous vous trouvez devant l’obligation de la rembourser tôt ou tard. En tant qu’ancien Manager de Génie logiciel et maintenant que conseiller auprès de mes clients, j’ai vu (et vois) ce que la dette technique peut avoir comme impact sur la vélocité d’une équipe. Elle les prive de temps précieux, après coup. L’équipe de développement achète l’idée que faire les choses de la mauvaise manière, fait gagner du temps dans l’intérim et que cela justifie les risques et le coût total. C’est vraiment un processus de pensée à court terme. La dette technique ressemble à l’obtention d’un prêt d’usurier qui jetterait les dés pour décider de votre taux d’intérêt. Aussi, si vous n’êtes pas absolument obligés de prendre le risque, ne le faites pas.

Soyez honnête avec votre client, votre équipe et vous-même. Évaluez votre travail et tenez vos estimations. Ne laissez pas quelqu’un d’autre vous dire combien de temps il faudra pour livrer un travail de qualité. Si vous y êtes forcés, vous devrez juste délivrer moins de travail. Donc, ne prenez pas de dette en premier lieu.

Plus sur la dette technique sur Wikipedia

comment convaincre votre directeur financier d’utiliser SCRUM

How to Convince Your CFO to Use Scrum

parJan Van den Nieuwenhof

Convaincre votre directeur financier (Chief Financial Officer: CFO) et autres cadres sup de votre société d’utiliser Scrum est en réalité très simple, dans la théorie. Essayez cette stratégie la prochaine fois vous devez aider des exécutifs à comprendre pourquoi Scrum est un processus important et utile pour le développement logiciel.

Selon mon expérience, les experts financiers et les directions sont très attentifs à savoir ce qui arrivera si de certaines situations se produisent et veulent souvent simuler des scénarios dans leur stratégie de management des risques.

stop arrêt de projet "no go"La meilleure approche dans cette situation est d’exposer la valeur business que vous livrerez si le projet devait s’arrêter en cours d’exécution.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles des projets de développement de logiciel sont arrêtés avant leur date de fin :

  • sévères compressions budgétaires
  • changement de priorités de projet,
  • la société a été rachetée
  • le budget approuvé n’est pas suffisant pour couvrir le périmètre complet du projet

En justifiant au management pourquoi utiliser utiliser Scrum il y a quelques années, nous avons posé cette question à la direction : Et si le projet devait être arrêté à environ 60 % de son effort ou calendrier ?

Pour cette démonstration, nous avons comparé deux projets. Le projet W, est exécuté dans une approche traditionnelle en cascade (Waterfall). Le projet S, utilise une approche agile.

Le projet W a un modèle de réalisation et une dépense typique par phase :

  • 10 % du temps/effort concernent la préparation et la définition du projet
  • 25 % du temps/effort sont passés sur une analyse minutieuse du livrable logiciel
  • 40 % du temps/effort sont passés sur le développement et les tests de système
  • 20 % du temps/effort concernent les tests d’intégration et de recette ainsi que les corrections de bogue
  • 5 % du temps/effort sont requis pour mettre le logiciel en production et le lancer avec les clients.

Comme vous pouvez voir, si on ordonne à l’équipe d’arrêter le développement à 60 % du parcours dans ce processus nous serons en réalité en plein milieu de l’écriture de code et de l’exécution de quelques tests système. Dans ce scénario, « la valeur » que le projet W délivre à la société est en fait un tas de documents d’analyse et un morceau de logiciel non testé.

Maintenant jetons un coup d’œil au modèle de dépense du Projet S, fonctionnant en mode Scrum:

  • 10 % du temps/effort concernent la préparation et la définition du projet
  • 85 % du temps/effort sont passés à analyser, développer et tester des incréments de fonctionnalités qui sont livrés itérativement dans des « sprints » bihebdomadaires
  • 5 % du temps est nécessaire pour clôturer correctement le projet

Si le Projet S doit s’arrêter à 60 % en temps ou en effort dépensé, l’équipe aura déjà complété une bonne quantité de sprints  et délivré un certain logiciel utilisable. Dans ce scénario, le projet S délivre une valeur réelle et des fonctionnalités utilisables (probablement environ 40 % à 50 % du produit total) au client.

Dans l’entretien avec la direction, nous avons utilisé un graphique sur la valeur acquise pour mieux illustrer notre point. Il inclut les suppositions suivantes :

  • Le démarrage et la définition d’un projet / produit correspondent à 0 % de la valeur totale
  • La documentation d’analyse et de conception représente 15 % de la valeur totale
  • Le code source avec les tests unitaires système correspondent à 35 % de la valeur totale
  • Le logiciel complètement testé et packagé représente 50 % de la valeur totale

Notre directeur financier et les autres cadres supérieurs ont décidé de commencer à utiliser Scrum pour nos développements de nouveaux produits parce qu’ils croient fermement que, d’une perspective de management des risques de la société, il vaut mieux utiliser Scrum qu’un développement par phase.

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spécialistes et généralistes dans une équipe projet

Specialization and generalization in a team

Par Bas Vodde

La spécialisation est un sujet chaud dans Scrum depuis de nombreuses années. Cette discussion surgit à chaque cours Scrum que je donne. C’est un sujet important et approprié pour une nouvelle équipe dans son premier Sprint.

La spécialisation arrive quand j’explique aux gens que d’après la définition de Scrum, une équipe doit être cross-fonctionnelle. Je recommande aussi aux membres d’être à 100 % dédiés à une équipe (ils ne sont pas membres de multiples équipes). La plupart des personnes qui sont nouvelles sur Scrum l’acceptent sans considérer les implications. Parfois quelqu’un demandera : « mais que fera la personne des tests au début du Sprint ? »

Il y a un couple de suppositions derrière cette question. La première supposition : le test peut seulement commencer après que le développement soit fait. Cette supposition courante n’est pas vraie. En adoptant des pratiques modernes comme l’ Acceptance Test-Driven Development, les tests commencent avant que le développement n’ait commencé. La deuxième supposition est qu’un spécialiste des tests peut seulement faire des tests. J’ai personnellement constaté qu’une plus grandes compétences des personnes est qu’elles peuvent apprendre de nouvelles choses! Aussi, je ne tiens pas non plus cette supposition pour être vraie.

La question peut être généralisée : « Que fait une personne avec la spécialisation bleue quand il n’y a aucun travail bleu ». « Bleu » pourrait être tester, développer l’interface utilisateur, coder en Java, en C, réaliser changements sur la base de données, écrire la documentation ou autres choses de la sorte. Cela arrive presque toujours dans une équipe utilisant Scrum. Pourquoi ? Regardons le scénario dans l’image ci-dessous.

Dans cette équipe, les membres de l’équipe sont spécialisés – rouge, vert, bleu, violet et noir. Tous les membres sont dédiés à cette équipe et ont une responsabilité partagée de réaliser tout le travail du Sprint Backlog. Le Product Owner choisit le travail sur la base de sa valeur pour le client. Si la priorité numéro 1 pour choisir le travail est la valeur pour le client, quelle chance y-a-t-il que le travail s’équilibre parfaitement sur les compétences dans l’équipe ? Dans la plupart des équipes avec lesquelles j’ai travaillé, la probabilité est proche de 0 %. Donc, dans la plupart des équipes (particulièrement dans les plus grandes organisations), il y a une disparité entre le travail à réaliser et les compétences de l’équipe.

C’est cette disparité qui amène les gens à dire : « Scrum nécessite des généralistes! »

Cette conclusion est incorrecte. Une disparité entre compétences et pré-requis ne signifie pas que chacun dans l’équipe doit pouvoir tout faire. C’est une erreur de raisonnement typique que de penser que le monde est binaire avec seulement deux possibilités : spécialiste ou généraliste.

La vérité est que « le spécialiste dans exactement un seul sujet » et le « généraliste » sont les extrêmes sur l’échelle de spécialisation. Il y a beaucoup de personnes entre ces deux extrêmes ! Par exemple, je peux être principalement un spécialiste bleu, mais je peux aussi savoir faire du violet et du noir. Je pourrais ne pas être aussi efficace que le super spécialiste violet, mais je me débrouillerai.

Trouver la bonne balance dans la spécialisation

Quand une équipe prend vraiment la responsabilité partagée pour tout le travail d’un sprint cela crée le besoin d’équilibrer la spécialisation. Les personnes dans l’équipe doivent apprendre un peu de la spécialité de chacune des autres. Cela ne signifie pas que tous les membres de l’équipe doivent être des généralistes, mais plutôt que les membres s’éloignent de l’autre extrême – être spécialisé dans un unique domaine. Les membres de l’équipe apprennent de multiples spécialités, mais probablement jamais toutes.

L’équilibre dans la spécialisation aboutit à l’équipe dynamique

  • La spécialisation est utilisée quand c’est la manière la plus rapide de produire de la valeur.
  • Il y a des opportunités pour les membres de l’équipe d’avoir de multiples spécialisations.
  • Il y a des opportunités pour les membres de l’équipe de se concentrer sur leur spécialisation tant qu’ils produisent de la valeur.
  • Une disparité entre compétences actuelles et nécessaires crée automatiquement de l’apprentissage dans l’équipe

Regardons celles-ci une par une :

spécialiste bleuspécialisted rougeMaximisez la spécialisation quand c’est possible

Si une équipe consiste en deux spécialistes bleus et deux spécialistes rouges et que le travail bleu est choisi, le spécialiste bleu fera probablement le travail. La plupart des équipes se rendent compte qu’il y a de la valeur dans la spécialisation, donc, quand nous pouvons utiliser la connaissance spécialisée des personnes, nous le faisons. De plus, les membres de l’équipe deviennent activement spécialistes sur des secteurs particuliers parce que cela augmente la productivité de l’équipe.

Opportunités de spécialisations multiples

multi compétences« J’ai été un spécialiste bleu pendant beaucoup d’années. Au Sprint suivant un peu de travail bleu et un peu de rouge sont choisis. Les membres de l’équipe peuvent prendre le travail bleu pour que je puisse apprendre une nouvelle spécialisation rouge. » Beaucoup de personnes veulent activement apprendre de nouveaux secteurs. Cela garde le travail intéressant et leur connaissance fraîche. Dans une équipe qui équilibre la spécialisation l’opportunité d’étendre ma spécialisation devrait exister.

Opportunités de se concentrer sur une spécialisation

« Je me suis plongé dans rouge pour les derniers Sprints. J’avais toujours voulu être un spécialiste rouge. Donc, sur les Sprints suivants, si il y a du travail rouge, je voudrais le faire. » Les personnes à l’intérieur d’une équipe ne devraient pas être forcées d’apprendre une nouvelle spécialisation. Tant que leur connaissance crée la valeur pour le client, elles peuvent continuer à se concentrer sur leur spécialisation. L’équipe devra manager la situation quand il n’y a absolument aucun travail dans un secteur de spécialiste – d’habitude en cassant la spécialisation.

Apprentissage automatique

Si l’équipe consiste principalement en des spécialistes bleus et que les Sprints suivants ont principalement des besoins violets, l’équipe doit casser leurs spécialisations et apprendre le violet. Si le Sprint suivant est constitué principalement de besoins verts, ils devront casser de nouveau la spécialisation et apprendre le vert. Plus les secteurs de compétences dans les besoins changent plus l’équipe devient généraliste. Si le secteur de compétences dans les besoins ne change pas beaucoup alors l’équipe devient plus spécialisée.

Impact sur l’organisation

L’équilibre dans la spécialisation s’est produit dans chaque équipe Scrum avec laquelle j’ai travaillé. Cela cause souvent des conflits dans les premiers Sprints où les nouveaux membres de l’équipe crient « j’ai été bleu pendant des années ! Je ne ferai pas du violet ! » L’équipe devra résoudre ce conflit en apprenant comment travailler en équipe. Un bon ScrumMaster facilite la résolution de ces conflits dans l’équipe.

Les structures et les règles dans beaucoup d’organisations rendent le bon équilibre de la spécialisation plus difficile à trouver. Par exemple, si je suis le spécialiste bleu et sur un plan de carrière bleu et que j’ai un directeur fonctionnel bleu », alors voudrais-je apprendre le violet ? Probablement pas car ce serait nuisible à mon statut et ma carrière. De même, si j’ai pour objectif de performance de devenir encore plus bleu, alors sortir de ce secteur de spécialisation ne se produira pas.

Un autre obstacle commun consiste en ce quand l’organisation « se débrouille autour du goulot d’étranglement de spécialisation » en allouant à temps partiel les gens à de multiples équipes. Cela empire même la situation car il n’y aura aucune motivation du tout à casser les goulots d’étranglement de spécialisation dans ces organisations.

Les ScrumMasters doivent identifier ces dynamiques organisationnelles et essayer de les supprimer. C’est un travail difficile car il exige de changer l’organisation. Quand les obstacles organisationnels tombent, trouver le bon équilibre dans la spécialisation arrivera ‘automatiquement’ dans les équipes.

Une intéressante observation finale consiste en ce que cette même dynamique d’équipe s’applique au niveau organisationnel : les compétences nécessaires correspondent toujours mal aux compétences requises. Cela signifie que les organisations qui optimisent la spécialisation de leurs ressources humaines ne délivreront jamais par rapport à la valeur pour le client.

Vélocité (dans le développement logiciel)

La Vélocité est une mesure de productivité souvent utilisée dans le développement de logiciel avec les méthodes Agile.

vélocitéLa terminologie suivante est utilisée dans le calcul et le suivi de la vélocité.

Unité de travail

L’unité choisie par l’équipe pour mesurer la vélocité. Cela peut-être une unité réelle comme des heures ou des jours ou une unité abstraite comme des points de « user stories ». Chaque tâche dans le processus de développement logiciel devrait alors être estimée en termes de l’unité choisie.

Intervalle

L’intervalle est la durée de chaque itération dans le processus de développement logiciel pour lequel la vélocité est mesurée. La longueur d’un intervalle est déterminée par l’équipe. Le plus souvent, l’intervalle est une semaine, mais il peut aller jusqu’à un mois.

Comment cela fonctionne-t-il ?

L’idée principale derrière la vélocité est de fournir une méthode simple et légère (agile) de mesurer l’allure à laquelle une équipe travaille et faciliter l’évaluation du temps nécessaire à produire des fonctionnalités supplémentaires dans un logiciel.

Pour calculer la vélocité, une équipe doit d’abord déterminer combien d’unités de travail valent chacune des tâches et la longueur de l’intervalle. La vélocité est donc mesurée en comptant le nombre d’unités de travail complétées dans un certain laps de temps, déterminé au démarrage du projet. Le suivi de la vélocité est le fait de mesurer de la vélocité réelle par rapport à la vélocité annoncée. Ce suivi de la vélocité fournit des informations qui permettent d’évaluer la performance d’une équipe dans le temps.

Pendant le développement, l’équipe doit faire un suivi des tâches complétées et, à la fin de l’intervalle, compter le nombre d’unités de travail complétées pendant l’intervalle. L’équipe note alors la vélocité calculée dans un diagramme ou sur un graphique.

La première semaine fournit peu de valeur, mais est essentielle pour établir une base de comparaison. Chaque semaine suivante, le suivi de la vélocité fournira de meilleures informations car l’équipe fournit de meilleures évaluations et devient plus familière de la méthodologie.

nouvelles certifications de APM Group en management de Projet Agile et Earned Value Management

APM Group, qui propose déjà les certifications Prince 2 élargit son offre avec deux nouvelles certifications: Management de projet Agile et Earned Vamue Management (EVM).

Deux niveaux de qualification Agile Project Management sont prévues: « Foundation » et « Practitioner ». Seule la certification « Foundation » est pour l’heure disponible.

La certification EVM, est elle aussi pour le moment seulement disponible en version « Foundation » avec un test à choix multiples de 40 questions sur une heure couvrant votre compréhension de la terminologie et connaissance théoriques des méthodes de Management par la Valeur Acquise.

Si vous décidez de passer ces certifications, merci de nous donner vos retours d’expérience.

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Le multitâche vous ralentit

Multitasking Gets You There Later article de Roger Brown

Le business moderne repose sur le multitâche pour réaliser le travail. Les salariés sont évalués sur leur capacité à travailler en parallèle sur de multiples tâches. Les professionnels de l’informatique sont habituellement assignés à de multiples projets. Avons-nous toujours fait cela ? Le multitâche marche-t-il ? Quels sont les impacts réels du multitâche ? Il y a une alternative ?

Monotâche serait le nom pour représenter comment nous avons eu l’habitude de travailler sur le logiciel avant le multitâche. Par multitâche, je veux vraiment dire « le travail en parallèle sur de multiples projets ». Le business moderne en est venu à appeler cela « multitâche » et à le considérer comme une stratégie pour une production plus efficace des employés. Nous faisons aussi du multitâche à une petite échelle dans nos vies quotidiennes, au travail et en dehors. Il y a des ressemblances à la fois sur comment nous le faisons et sur ce qu’il nous fait.

Une Perspective Différente

scrum methodologie agileQuand nous présentons l’approche Agile (ou Scrum) à de nouvelles personnes, une des plus grandes pierres d’achoppement est l’idée que les équipes travaillent beaucoup beaucoup mieux quand leurs membres sont dédiés à l’équipe à plein temps. Ce n’est pas nouveau. Pendant des années nous avons assemblé « des équipes tigre (tiger team) » et « équipes de choc (swat teams) » pour traiter des problèmes spéciaux, souvent en temps de crise. Cependant, nos organisations en sont venues à préférer un modèle basé sur des individus organisés par silos de compétence assignés à de multiples projets en même temps. C’est devenu la solution de facto pour avoir un grand nombre de choses réalisées en même temps. On le considère comme étant l’utilisation la plus efficace « des ressources rares », c’est-à-dire pas suffisamment de personnes et toutes spécialisées.

Le modèle Agile retourne ce modèle sur sa tête. Formons des équipes de personnes concentrées sur un petit ensemble de choses à la fois. Au lieu de créer le travail et de faire passer les personnes au travers, nous créons les équipes de personnes et faisons passer le travail vers elles. Et nous tirons au lieu de pousser.

Le changement est difficile. Faire les choses de manière différente demande un objectif clair, une vision des bénéfices et du courage. Donc la résistance est naturelle; les personnes ne se sentent pas en sécurité quand les choses commencent à changer autour d’elles. Si nous pouvons faire un changement vers le mode « LEAN », nous pouvons démultiplier deux principes centraux « du respect pour les personnes » et « améliorer continuellement le système » pour définir un objectif, prévoir les bénéfices et entamer les premières étapes vers l’amélioration. Beaucoup de personnes entendent « LEAN » et pensent comment mieux faire ce que nous faisons déjà. « LEAN » dit aussi que nous pouvons souvent éliminer encore plus de gaspillage si nous arrêtons complètement de faire certaines choses, des activités de faible valeur.

Les coûts du Multitâche

Une personne qui travaille sur plus d’un projet encourt un coût à chaque passage d’un projet à l’autre. Le coût primaire est le temps requis pour changer de contexte. Nous savons que des interruptions simples comme un appel téléphonique peuvent coûter au moins 15 minutes de temps de récupération. Plus la tâche est complexe, plus il faut de temps pour effectuer le changement.

Si vous travaillez sur plus de deux projets à la fois le coût peut être encore plus élevé. Il peut s’être écoulé beaucoup de temps depuis que vous avez travaillé pour la dernière fois sur ce projet, demandant plus d’efforts pour vous souvenir d’où vous vous êtes arrêtés. Alternativement, si vous changez fréquemment, votre temps de commutation de contexte demandera une plus grande proportion de votre temps de travail.

Il y a des études qui montrent que les personnes sont assez douées pour des changements entre deux contextes sur de petites tâches. Sur une période de temps réduite, cela semble avoir un rapport avec nos deux hémisphères cérébraux. Jusqu’à un certain degré, nous pouvons travailler en parallèle sur deux tâches indépendantes. Pour de plus grands changements, nous devrions nous attendre à un certain coût de commutation. Jerry Weinberg a montré que le contexte s’intensifiant, si chaque tâche a une pénalité de 10 %, en réalité les coûts cumulés sont fréquemment plus hauts.

Quand une personne fait partie d’une équipe, traditionnelle ou Agile, il y a un coût additionnel de commutation. Quand un membre de l’équipe part pour faire une tâche non liée au travail de l’équipe, l’équipe souffre de l’absence du membre. Quand le membre absent revient, l’équipe passe du temps à l’aider à rattraper les événements qui se sont produits pendant son absence.

Multitâche Agile ?

Mais, vous pouvez dire: « attendez un peu ». Une équipe Agile est transversale et occupée à faire toutes sortes d’activités chaque jour. Celles-ci incluent l’élaboration de besoins, l’analyse, le design, les tests et la programmation. N’est-ce pas du multitâche ? La réponse dépend de la portée de contexte. De vastes sauts de sujet et de technologie exigent plus de temps de commutation. Le cerveau est excellent avec les faibles changements d’activités. Sur une équipe resserrée, toutes les activités quotidiennes sont centrées sur une bande réduite de fonctions et technologies. Seulement quelques « storyboard » sont travaillés en même temps. Le contexte est étroit bien que l’éventail d’activités soit varié. De plus, Agile a un certain nombre de dispositifs pour garder le focus – la collaboration, les tableaux de tâche, le test automatisé, l’examen rétrospectif. Ce sont les larges sauts de contexte qui créent problèmes – d’autres projets, d’autres collaborateurs, d’autres parties prenantes.

Neuroscience de Multitâche

Le cerveau humain est fort en multitâche interne. Il le fait tout le temps. Il le fait même la nuit. Il y a beaucoup de parties du cerveau qui fonctionnent ensemble et seules tout le temps. Sinon, nous ne pourrions pas fonctionner dans nos environnements complexes. La plupart du multitâche est subconscient – le filtrage d’apport sensoriel, l’intégration d’informations connectées, déplacer des données de la mémoire à court terme vers celle à long terme, maintenir le cœur et les poumons en marche.

Et nous faisons du multitâche extérieurement – conduire de la voiture tandis que nous naviguons et écoutons les informations de circulation, parler au téléphone pendant que nous dînons, planifier des vacances en sarclant le jardin. Quelques tâches comme plier le linge, marcher, etc. sont mécaniques et n’encourent pas de coût de commutation de tâche. D’autres comme de naviguer à travers un document en frappant des touches ou renommer une méthode peut être faites mécaniquement après quelque temps. Mais le travail de développement logiciel n’est pas si simple. Beaucoup de ce travail en multitâche automatique marche bien. Cependant, il a vraiment des limites.

La commutation de contexte de missions multi-projet modernes crée une nécessité potentielle de re-travail mental. L’intelligence humaine a deux sortes de mémoire séparées – à court terme (la mémoire de travail) et le long terme. Il y a des mécanismes pour déplacer des informations entre les deux. Il n’y a aucune garantie que tout est déplacé ou que les informations entrant sont les mêmes qui en reviendront plus tard. Nous éditons constamment nos mémoires, à chaque fois nous les rejouons. De nouvelles informations doivent résider dans la mémoire à court terme pendant un certain temps avant d’être déplacées dans la mémoire à long terme. Par exemple, le bachotage peut vous permettre d’obtenir une meilleure note mais vous risquez de vous rappeler peu de choses deux semaines plus tard. Simplement, il est possible que vous ne puissiez pas conserver les dernières choses sur lesquelles vous avez travaillé avant la commutation de contexte. Et celles-ci sont probablement les choses que vous voulez le plus vous rappeler quand vous revenez sur le projet.

La recherche suggère beaucoup de façons dont le multitâche est inefficace ou même nuisible.

Considérez :

  • Il y a évidence que le multitâche dégrade en réalité la mémoire à court terme, pas seulement sur les sujets du multitâche, mais probablement en ayant un impact sur certains secteurs du cerveau. Le multitâche crée du stress; le stress invoque les parties plus primitives du cerveau qui sont concernées par la sécurité personnelle, tirant l’énergie des parties plus modernes centrées sur la pensée de plus haut niveau. Le stress peut aussi endommager des cellules nécessaires pour de nouvelles mémorisations.
  • Nous sommes plus enclins aux erreurs quand nous faisons du multitâche aussi la qualité de nos résultats de travail baisse. Cela, bien sûr, ajoute des coûts au projet parce que les choses devront être réparées.
  • Quelques parties du cerveau sont des processeurs séquentiels, capables d’accepter seulement une saisie à la fois.
  • Le cortex préfrontal, la partie du cerveau la plus utilisée pour la connaissance complexe et la prise de décisions, est la plus grande consommatrice d’énergie dans le cerveau. La charge supplémentaire du multitâche mènera à un épuisement plus rapide de capacité cognitive et un besoin plus fréquent de temps de récupération.

Monotâche pour Équipes Agiles

Comment réduire la quantité de multitâche pour des personnes dans un contexte Agile ? Nous y avons mentionné quelques approches. Un environnement plus physique engage davantage de parties du cerveau, menant à la synthèse plus rapide et plus complète d’informations. Un effort plus concentré maintient une portée de contexte étroite. Des interactions humaines et un ScrumMaster pour faciliter certaines des interactions aideront à garder ce focus.

Quelques pratiques techniques modernes améliorent le focus, par exemple :

  • Le Développement piloté par les tests permet de focaliser le travail technique dans un court laps de temps.
  • L’intégration continue aide à porter une attention immédiate à un « build » raté ou test non réussi.
  • « Pair programming » permet à deux personnes de se concentrer sur un petit secteur de code.

Monotâche pour Organisations

On connaît les arguments contre le multitâche depuis longtemps, cependant notre culture d’entreprise moderne est habituée à cette forme « d’équilibrage de charge » pour maximiser l’utilisation efficace de « ressources » humaines. Nous assemblons les équipes de personnes dans de libres groupements de fournisseurs de compétences travaillant à temps partiel sur plusieurs choses à la fois. Pouvez-vous construire une équipe à hautes performances à partir de membres à temps partiel ? comment en sommes-nous venus à penser qu’il est plus important que chacun semble être occupé tout le temps ?

Une des parties les plus difficiles d’apprendre est de devoir désapprendre les comportements actuels. C’est vrai pour les organisations autant que pour les individus, il est simplement difficile de faire le saut mental depuis ce que nous faisons maintenant à ce qui pourrait mieux fonctionner. Voici un argument visuel simple qui pourrait aider à guider un changement qui est non seulement plus facile sur les personnes, il a du sens financièrement.

Un scénario simple montré dans la Figure suivante comporte 4 personnes travaillant sur 3 projets courts. La dynamique est la même pour davantage de personnes et de plus grands projets. Dans le premier scénario, les gens font du multitâche sur 4 projets

La figure: Personnes en Multitâche

La figure qui suit montre un deuxième scénario dans lequel les mêmes personnes forment une seule équipe et complète les projets séquentiellement. Ce scénario fait la supposition très conservatrice qu’il n’y a aucun gain de productivité de teaming ou du nombre réduit de commutations de contexte. Remarquez que tous les projets sont achevés à la même date dans les deux scénarios, mais que 2 des 3 projets finissent plus tôt dans ce scénario. Imaginez les bénéfices financiers résultants.

La figure: Formez une Équipe pour Faire les Projets Séquentiellement

Avec la réduction de commutation de contexte et un modeste gain de 10 % dans la productivité en raison des synergies teaming, nous nous attendrions même à voir tous les projets finir plus tôt comme illustré dans la Figure suivante.

La figure : Une réalisation  plus courte grâce au monotâche et aux synergies d’équipe

Johanna Rothman couvre ce sujet plus en détail dans : « Gérez Votre Portefeuille de Projet »

La Variété est l’Épice de la Vie

Si le multitâche est clairement mauvais, nous devrions ne jamais le faire, n’est-ce pas ? Alors comment le concilions-nous avec l’idée que « la variété est l’épice de vie » ? Des recherches sur le cerveau ont montré que la nouveauté est attractive – elle produit la dopamine, un neurotransmetteur qui nous fait en redemander. La réponse a un rapport avec le focus et la portée. Si la commutation de contexte est importante, le multitâche prend un droit de passage sur la personne et ses collaborateurs. Si la commutation est faible, elle convient à notre manière de penser et peut très bien marcher. Nous obtenons une dose de nouveauté suffisante dans un contexte d’équipe Agile en apprenant l’un de l’autre et en produisant d’autres bons neurotransmetteurs par nos achèvements et nos succès.

Conclusion

La commutation de contexte entre les projets prend du temps et est un coût pour l’organisation. Plus il y a de projets impliqués et plus ils sont complexes, plus le coût est élevé. En se concentrant sur une chose à la fois pendant une période plus longue, les individus peuvent travailler plus efficacement. En formant des équipes pour aborder des projets séquentiellement, nous pouvons réduire le coût de commutation de contexte et gagner encore davantage par des synergies d’équipe.

Utilisez des « burn down charts » dans vos rapports de management de projet

Use burn down Charts in your project management reports

Les Gantt Charts sont très efficaces pour comprendre le progrès et statut du projet. Mais ils sont lourds côté planification. Ils donnent peu de compréhension de ce qui se passe. Un « burn down chart » est d’autre part bon pour comprendre le progrès du projet et où en sont les livrables.

Un « burn down chart » est la représentation graphique du travail qui reste à faire par rapport au temps. Le travail en attente (ou backlog) est souvent présenté sur l’axe vertical, avec le temps en horizontal. C’est-à-dire c’est un graphe d’exécution du travail en attente (du reste à faire). C’est utile pour prévoir quand tout le travail sera terminé.

Fabrication d’un « burn down chart » sous Excel

Étape 1 : Arrangez les données pour faire un « burn down chart »

Pour faire un « burn down chart », vous devez avoir 2 jeux de données. Le calendrier des tâches réellement exécutées et celui des tâches planifiées. Comme avec la plupart des graphiques, nous devons arranger les données. Je montre 3 colonnes supplémentaires que j’ai calculées pour réaliser le graphique « burn down chart ». Vous pouvez facilement deviner les formules.

Étape 2 : Faites un bon vieux graphique à lignes

Choisissez juste les séries « Balance Planned » et « Balance Actual » et créez un graphique à lignes. Utilisez la première colonne (des jours) dans la susdite table pour les labels sur l’axe des abscisses.

Étape 3 : Ajoutez les valeurs complétées quotidiennes (Daily Completed) pour compléter le « burn down chart »

Choisissez la colonne « Daily Completed » et ajoutez-la au graphique. Une fois ajoutée, changez le type de graphique pour cette série à histogramme (lisez comment combiner 2 types de graphiques en un : combine 2 different chart types in one)

Étape 4 : Ajustez le formatage et des couleurs

Ajouter ou supprimer les lignes de grille selon vos désirs. Ajustez des couleurs et la légende si nécessaire.

Téléchargez le modèle “burn down chart”

Click here [.zip version here] to download the excel burn down chart template. Use it in your latest project status report and tell me what your team thinks about it.

Download 24 Project Management Templates for Excel

faciliter le suivi d’un projet Agile avec Sharepoint

Dans son billet « Agile moving forward », Ryan Endres explique comment il a mis en place un environnement collaboratif basé sur microsoft sharepoint pour documenter et suivre son projet.

Ce Sharepoint projet lui permet bien sûr de stocker tous les documents projet à commencer par la charte, plan de communication, plan de test… et également les notes de réunion en permettant de plus du micro-blogging pour de échanges rapides.

Il indique aussi dans cet article le modèle de document utilisé pour décrire les besoins dans le backlog projet et leur allocation dans les Sprints de développement.

Enfin, j’aime beaucoup son idée de tourner de brèves vidéos des nouvelles fonctionnalités du produit en fin de Sprint pour garder les sponsors et autres parties prenantes informés et impliqués dans le projet.

 

le site de microsoft projet en français
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la dernière version du Scrum Guide en Français et les certifications ScrumMaster et Scrum Developer

Scrum
Connaissez-vous le site Scrum.org?

On peut y trouver des guides, dont les dernières versions du  Scrum Guide écrit par Ken Schwaber et Jeff Sutherland et ce en différentes langues dont le Français: Scrum Guide en français

On y trouve aussi des détails sur les programmes Professional ScrumMaster et Professional Scrum Developer avec des tests payants en ligne ($100) pour valider votre niveau de connaissance de Scrum et des rôles des différents intervenants sur les projets Agiles.

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SCRUM ne serait pas l’apanage des seuls projets de développement de logiciels

Un point de vue original de Craig Brown sur SCRUM en tant que méthode universelle et non pas seulement réservée aux projets de développement de logiciels.

Voici ce que je retiendrais de la description qu’il en donne et qui s’applique à tout projet:

  1. Commencez avec un objectif. Puis, décomposez-le en étapes incrémentales.
  2. Discutez les étapes avec l’équipe qui doit livrer la solution.
  3. Définissez des périodes de temps standards (timeboxing) pour les itérations. Faites de votre mieux pour livrer quelque chose de pratique et d’utile à chaque itération.
  4. L’équipe doit prendre ses « ordres » du client au début de chaque itération et faire un rapport sur ce qui a été « fait » à la fin de chaque itération.
  5. L’équipe doit mettre du temps de coté au début de chaque itération pour planifier son travail.
  6. L’équipe doit mettre du temps de coté pour une brève session journalière d’échanges entre membres sur les progrès et les problèmes.
  7. L’équipe doit s’engager à l’amélioration continue et mettre du temps de coté à chaque itération pour réfléchir sur ce qui est allé bien ou pas et où l’on peut s’améliorer.
  8. La planification, la revue et les sessions de réflexion et réunions d’équipe quotidiennes doivent avoir lieu à des heures régulières pour aider l’équipe à acquérir un tempo.

Confessions of an Agile Project Manager

Des présentations au format Pecha Kucha (20 slides de 20 secondes, soit un peu plus de 6′ par video) à découvrir tant pour le contenu que pour le format.

We have many excellent confessions, now we need your help to pick the best

The community has spoken and we are impressed. With our official call for videos now concluded, we have eight distinct « Confessions » of project managers sharing their experience using Agile practices.

The PMI Agile Community of Practice (CoP) invites you to share these experiences and help us by voting for those you think are best. We will be accepting votes via Youtube comments through June 14th.

You can view and rate the videos by going to the PMI Agile YouTube Group or the PMI Agile PBWiki page: http://agile-pm.pbworks.com/Confessions-of-an-Agile-Project-Manager.

Participation: Anyone is eligible to vote on videos

10 false ideas about Agile Methods

For once, I decided to translate French articles for our English speaking readers and those of us based in France who work in an international context and would like to share these with our foreign colleagues.

The original articles (2 posts in fact) were published by Renaud Choné on the blog of his company, Time Performance: http://www.timeperformance.com/blog/16-generalites/101-5-idees-fausses-a-propos-des-methodes-agiles

The wide variety of agile methods and their practices generates numerous false ideas on this subject. The object of this article is to demystify the most common false ideas found in the debates on Web by answering these factually.

The arrival of the Agile Methods is generating a ditch between their partisans and those of traditional methods. This rupture is strengthened by the fact that 4 founding principles of the agile methods contradict directly the classic approach:

  1. Individuals and interactions over processes and tools
  2. Working software over comprehensive documentation
  3. Customer collaboration over contract negotiation
  4. Responding to change over following a plan

( Cf. the Agile Manifesto, the official site: Http://agilemanifesto.org/)

The idea here is not to take position but to allow healthy debates. Indeed, at Time Performance, we are convinced that there is no good method for every situation. And it is moreover why our management of software projects was designed to be flexible while being inspired by the best practices and tools, agile or classic.

False Idea n°1: the Agile Methods apply only to « small » projects

False, forgery and ultra-false… It is nevertheless the most wide-spread idea. It is also the most false.

1) The reason for being of Agile Methods is to allow the project to adapt itself easily to the changes ( » Reponding to changes « ). It makes sense only for the projects of rather long duration, because the risk of change is strong all the more as the project goes on. Furthermore, the duration is necessary to take the full benefits of the heavy investments made in the tests, their automation and the quality of the code, which are at the heart of the agile methods.

Moreover the Agile methods were designed for the development of software products (hence the term of Product Owner which we find in SCRUM), for which the life cycle extends over several years or even several decades.

This false idea was maybe inspired by the brevity of the development cycles. And precisely, an iterative development aims at avoiding the risk of tunnel effect, which is important all the more as the project is long.

Thus the Agile methods are particularly adapted, even recommended, for long projects and not for the small ones.

2) Concerning the size of the team, it is true that SCRUM limits the size of the teams to 8 or 9 individuals, and XP recommends it in practice, because it is the optimal functioning. But nothing forbids establishing several teams which will work each on a sub-project. Moreover SCRUM embeds it with a coordination mechanism which is called the SCRUM of SCRUMs. A team of several dozens of persons can be so constituted.

False Idea n°2: the classification « Agile Method » determines a homogeneous group

The Agile methods are very different from one to another. They are even sometimes almost totally complementary, as XP and SCRUM. If these last 2 methods mark a real break with regard to the classic approach, some as Unified Process establish intermediate steps in the evolution of the methods during the last 20 years.

All these methods agree only on the 4 principles, that is little. Furthermore, the Agile Manifesto offers certain freedom in interpretation. It is thus risky to speak about Agile Methods generally. It is better to speak about practices proposed by such or such method.

On top, it is necessary to add that the implementations of these methods are even more heterogeneous.

False Idea n°3: the Agile Methods are methods of project management

Firstly, the object of the agile methods is software development and not the management of projects. If certain topics of project management are mentioned such as the estimates and the planning, others are plainly absent (for example costs management).

Secondly, the agile methods are not methods. The authors of XP and SCRUM define them as sets of good practices.

False Idea n°4: the Agile Methods are methods of rapid development or prototyping

Short cycles of delivery do not mean that the developments are rapid. It implies simply to validate the progress regularly and concretely.

There are even chances that the developments will be less fast at first with regard to a V cycle, because of the requirements in quality of code and tests coverage, including of numerous re-developments. It is not thus a good approach to use for prototyping.

The Agile projects are marathon runners and not short-distance runners. That is why they travel light. And on the distance, they are generally the fastest and consume less.

False Idea n°5: the agile developments are with difficult to maintain because of the lack of documentation

The fear of seeing the knowledge of the functioning of the software leaving with developers at the conclusion of the project is perfectly justifiable when the documentation is insufficient.

However it is an error to consider that there is no documentation. Following the example of Open Source, in an Agile approach, the main documentation is the source code. And as numerous deliveries are realized throughout the project, everything is made to guarantee a perfect maintainability.

On one hand, the coding rules are very strict and their validation is automated. Several practices at the heart of the Agile methods (the refactoring, the absence of Code Ownership, the Pair Programming etc.) guarantee in the end an appropriate, well designed, legible and well documented source code.

On the other hand, in the source code it is necessary to include the tests (unit, integration, functional etc.). The tests are similar to a document of detailed specifications and an integrated validation tool. It is a significant but indispensable investment for the maintainability and the evolution.

In an agile approach, the source code and the tests stand for respectively detailed design and detailed specification, expressed in natural language in comments and in IT language. The big advantage is to guarantee that the documentation is always up to date with regards to the code, and that the code corresponds to the specifications thanks to the daily tests execution and continuous integration. An agile development should thus be very easy to maintain.

Really, the true question is: « between a complete documentation (specification, analysis, design etc.) and an appropriate and well tested source code which would you choose? »

The agile methods give the priority to the source code and to the tests. The V cycle favors in practice the documents which are generated upstream in the project, to the detriment of the code and the tests situated downstream in the cycle when the pressure to go fast, too fast, is much stronger.

False Idea n°6: the Agile Methods, it is the freedom to do it its own way

Team in « self-management » mode, questioned project manager’s role, redistribution of the responsibilities, the abolition of the contractual aspects, no detailed planning, absence or almost of documents, mainly verbal communication…

All these elements which seduce the teams have a flavor of freedom and emancipation which will frighten more than a manager.

However it would be false to consider that the Agility is synonymic of absence of rules, constraints and structures.

The Agility is above all a change in priority, as demonstrate the 4 principles of the Agile Manifesto. With more distance, it is also a change in the nature of a project, the objectives of which are not any more the respect for a requirements book, at costs and on time.

Now all these changes rest on different organization models which have their own rules.

To be Agile, it is not enough not to apply the former rules, it is especially necessary to apply the new ones.

False Idea n°7: the Agility, it is simple thus it is easy

Following the example of a chess game, the rules of the Agility are simple but their application is not. Several years of practices are needed to master well the game.

The Agility is synonymic of lightness and simplicity. It is natural to see a promise of ease there.

This promise is confirmed by books on Agility. They are generally less thick and less heavy than their equivalents; the principles and the presented concepts are much less numerous and simpler.

To acquire the theory is thus easy, but what about the practice?

In practice, the Agile methods impose very strong requirements on the individuals and the organizations.

For the individuals, there is at first a requirement in technical skills to produce an evolutionary, quality and easy to maintain software, well tested etc. This does not apply only to the Agile methods. The difference is that it becomes a priority with the Agility.

For the individuals, there is then a requirement of behaving and personal discipline to collaborate, communicate, make a commitment, and demonstrate self discipline… It is very difficult to set up Pair Programming; and Daily Scrum can easily turn into chaos.

Some organizations would need almost reorganization. For example, to involve more the business in the development, to redefine the jobs (project manager, scrum master etc.) etc.

For organizations, there is also a problem of the lack of mid-term and long-term visibility with an impact on how projects are budgeted.

Finally, the Agility rests on a strong requirement of Transparency. It can have heavy implications for organizations and individuals. Ken Schwaber, co-author of the Scrum method, expresses with provocation a direct consequence of this transparency strengthened by fast feedbacks:  » [the Agility] expose  the incompetence « . Stated this way, it makes you think…

In practice, very few teams arrive at the end of an Agile step(initiative). But fortunately, the passage in the Suppleness can be gradually made with immediate gains (cf n°9).

False Idea n°8: the Agile Methods require senior developers

The requirements of Agility on the individuals (cf. N°7) lead to think that the agile methods are reserved for experimented teams, teams of champions of the development. This is exaggerated.

The minimum required by the Agility would be rather a team consisting of an experimented coach and open-minded individuals, capable of questioning, capable of learning and especially who want to progress.

With regard to other methods, an advantage of the agile methods is to facilitate the fast grow in skills of the team members.

How? Simply thanks to the very short iterative cycles which allow fast feedbacks on performance and improving for the following iteration. In SCRUM, it is institutionalized under the shape of a Retrospective at each iteration end.

Besides, practices such as the Pair Programming and the Daily Scrum facilitate largely the transmission of knowledge between the members of the project.

We can retain a principle: the less the team is experimented, the more the « Coach » owes to be.

False Idea n°9: incompatibility with the classic approaches

The agile methods propose practices which, taken separately, are not incompatible with the classic approaches (cascading cycle, CMMI, PMBoK etc.).

For example, it is possible in a cascading cycle to introduce Peer Programming, Retrospect, daily meetings, the Palnning Poker, Burndown charts, continuous integration, the Test Driven… Why not?

If there is incompatibility, it is not at the level of the practices, but rather at the level of the values.

False Idea n°10: the Agility can apply to anything and everything

When, to test its software, it was necessary to reserve several days in advance some machine processing time on the central server and print its software on punch cards, the Agility and its Test Driven and Continuous Integration would have made anyone laugh out loud

To be Agile, it is necessary to have the will but also the means.

In domains, as construction or industry *, the constraints certainly do not allow to be as agile as in the software development.

In a project at fixed price, a purely agile approach is inconceivable. It is inevitably necessary to fix the perimeter.

In a deployment project, the Agility may bring more inconveniences than advantages.

To be able to be Agile, the change has to be desirable but also possible at low-cost. That is why the software development is the privileged domain of the Agility.

* In the industry, there is a Lean Manufacturing. This approach shares some of the values and objectives of the Agility, but with different practices oriented towards the industry.