3 qualités difficiles à trouver et qui font un(e) excellent(e) Propriétaire de Produit (Product Owner)

Les caractéristiques qui font un propriétaire de produit de qualité sont difficiles à lister, mais voici trois compétences ou attitudes auxquelles donner la priorité dans votre recherche.

3 Elusive Qualities of a Great Product Owner

https://www.agileconnection.com/article/3-elusive-qualities-great-product-owner par John Yorke

Quand il s’agit de diriger le développement d’un produit et de s’assurer de vous construisez ce dont l’utilisateur a réellement besoin, le/la propriétaire de produit est la personne la plus importante pour l’équipe. Il y a juste un problème : un bon product owner peut être vraiment difficile à trouver. Les caractéristiques qui font un bon propriétaire de produit sont insaisissables, mais voici trois qualités auxquelles vous devriez donner la priorité dans votre recherche.

Cela peut sembler excessivement simpliste, mais généralement les produits réussissent ou échouent en fonction de l’efficacité du propriétaire de produit dans l’équipe. Cela arrive principalement parce que nous sous-estimons l’importance (et la difficulté) des différents aspects du Product Ownership dans le processus de création de produit.

Le rôle d’un propriétaire de produit couvre tout le spectre, de la découverte à la livraison et plus et donc le choix de la bonne personne pour ce rôle est beaucoup plus important que le coach Agile ou autres membres d’équipe.

la propriétaire de produit comprend le métier et les taches des utilisateurs du futur produit.

Cependant, nous avons tendance à penser aux logiciels comme étant des objectifs principalement techniques. Notre focus est trop souvent placé sur la qualité et la capacité des ingénieurs, l’architecture et la conception et nous dépensons un temps disproportionné sur les processus, l’optimisation et l’efficacité. Nous avons tendance à oublier que l’échec le plus commun et le plus répété de tous les produits logiciels (peu importe leur qualité, optimisation et efficacité, ou combien les ingénieurs sont qui les ont construits sont doués) est que si vous construisez le mauvais article, ce sera un échec.

 

Un produit parfaitement conçu mais inutilisé n’est d’aucune valeur.

L’histoire est pleine de grands produits qui ont raté l’objectif. Combien d’applications avez-que vous téléchargées sur votre téléphone que vous avez arrêté d’utiliser après les trente premières secondes ? Sans mentionner les innombrables produits qui échouent à jamais d’atteindre les mains de clients et dont nous n’avons jamais entendu parler.

Les produits de l’informatique interne de l’entreprise sont souvent coupables d’une idée erronée: L’assomption semble être que comme les clients seront forcés d’utiliser le produit, nous ne devons pas vraiment leur demander ce qu’ils veulent ni comment ils l’utiliseront. Aussi, nous finissons souvent par construire de « bons » produits qui ne répondent pas au besoin réel de l’utilisateur.

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Considérez cette citation de Peter Drucker : “Il n’y a sûrement rien d’aussi inutile que de faire avec une grande efficacité ce qui ne devrait pas être fait du tout.”

Quand on parle de direction du développement d’un produit et de garantir que vous construisez ce dont l’utilisateur a en réalité besoin, le propriétaire de produit est la personne la plus importante pour l’équipe. Trouver la bonne personne pour ce rôle est crucial au succès du produit.

Il y a juste un problème : un bon propriétaire de produit peut être vraiment difficile à trouver. Les caractéristiques qui font un bon propriétaire de produit sont insaisissables, mais voici cependant trois qualités auxquelles vous devriez donner la priorité dans votre recherche.

1. La capacité à différencier ce qui est nécessaire de ce qui est voulu

Une partie significative du rôle de propriétaire de produit est d’identifier ce qui est nécessaire pour résoudre les problèmes des utilisateurs, répondre à leurs besoins, leur permettre d’être meilleurs dans leur travail, ou maximiser leur amusement ou relaxation. Le rôle consiste avant tout en la compréhension du problème et la création d’une vision de comment ce problème pourrait être résolu. Pas la solution technique, mais le vrai besoin.

La raison pour laquelle cette compétence est si complexe est que les utilisateurs savent rarement de quoi ils ont besoin. Typiquement la vision d’un utilisateur est contrainte par ce qu’il fait actuellement. En conséquence, beaucoup de produits reviennent à retravailler un système papier existant ou une vieille approche.

Un faible propriétaire de produit donne aux clients ce qu’ils veulent ou ce qu’ils ont demandé mais un bon propriétaire de produit écoute et observe et peut mélanger veut et doit pour résoudre le problème du client et lui donner ce dont il a vraiment besoin.

Ce point nous mène à une citation intéressante par Henry Ford : “si j’avais demandé aux gens ce qu’ils voulaient, ils auraient répondu des chevaux plus rapides.”

Nous voyons souvent des arriérés de produits pleins d’histoires utilisateur qui sont vraiment juste des demandes client non filtrées. Il est plus facile de faire ce que le client demande que de trouver ce qui est en réalité nécessaire. Car cela exige typiquement de l’expérimentation, des retours utilisateurs, des conversations et de l’observation.

Cela peut aussi se produire quand les managers de département décident ce dont leur équipe a besoin ou veut sans impliquer les membres dans la discussion. Mais un bon propriétaire de produit passera du temps avec les utilisateurs du produit et verra comment ils l’utilisent. Un propriétaire de produit avec créativité, initiative et vision pour créer un grand produit vaut son pesant d’or.

2. La compréhension de ce qui exigée pour créer une application réussie

Peut-être à cause de l’accent placé sur le point numéro un, les sociétés choisissent souvent quelqu’un du côté business ou métier pour devenir le propriétaire de produit, car on voit leur connaissance du business comme primordiale et, dans des nombreux cas, la seule et unique qualification pour le rôle. Et pire encore, on leur demande souvent de tenir ce rôle en plus de leur travail habituel.

Cependant, les excellents propriétaires de produit comprennent quoi construire, mais sont aussi familiers avec le processus de développement. Ils comprennent les flux, les implications de la dette technique, l’automatisation et les tests. Ils comprennent aussi à quel point il est crucial de mettre le logiciel entre les mains d’utilisateurs aussitôt que possible.

En général, des propriétaires de produit « business » manquent souvent de cette connaissance et de cette expérience et ils suivront par erreur le désir d’un produit entièrement fonctionnel plutôt que d’apprécier la valeur de retours rapides. Beaucoup essaient d’inclure chaque fonction imaginable plutôt que de travailler vers un jeu de fonctions minimal pour obtenir des retours et tirer de la valeur le plus tôt possible.

Que préfèreriez-vous avoir ? Un propriétaire de produit expérimenté avec zéro connaissance business, ou un expert business avec zéro expérience de livraison de logiciel ? Avant que vous ne répondiez, considériez ceci : la connaissance business peut être obtenue par une discussion efficace, l’observation et les retours. Cependant, la compréhension d’un bon cycle de développement logiciel agile est beaucoup plus difficile à apprendre et il n’y a rien qui remplace l’expérience.

Typiquement les meilleurs produits résultent d’expériences, de tests et de retours, avec une volonté à être flexibles dans les réponses. Les propriétaires de produit posent des priorités et interprètent la vision, donc ils ont plus d’influence sur la création de produit que qui que ce soit d’autre. Leurs choix de priorités peut profondément impacter la valeur et la qualité du produit. S’ils manquent de compréhension sur l’importance des tests, des retours utilisateurs et des bons principes de développement logiciel, ils peuvent entrer en conflit et semer le désaccord dans une équipe.

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3. Une communication efficace avec les parties prenantes tant techniques que business

Pour terminer, il y a un énorme besoin de communication efficace. L’importance ne peut pas en être exagérée.

Les excellents propriétaires de produit écoutent, observent, explorent et réfléchissent. Ils demandent des retours, lisent entre les lignes et observent le langage corporel. Quand il s’agit de comprendre l’utilisateur, ils portent une grande attention aux détails et recherchent attentivement des points de douleur et de satisfaction. Ils cherchent les meilleures façons de servir leurs utilisateurs.

La plupart d’entre nous pensent à la communication comme à une conversation, mais pour un propriétaire de produit, l’observation et l’écoute sont aussi très importantes. Avoir de l’empathie avec l’utilisateur et le client est critique. Il est impératif de comprendre leur domaine et d’utiliser leur vocabulaire pour communiquer. Si vous ne comprenez pas certains termes, il est essentiel de développer une attitude attentive et de poser des questions pour montrer votre intérêt, votre envie d’apprendre et votre engagement.

Un grand propriétaire de produit apprend à dire non avec respect et d’une manière qui indique qu’il comprend ce qui est demandé. Grâce à cela, on ne devrait pas voir un bon propriétaire de produit comme un obstacle ou une barrière, mais un guide vers de bonnes décisions. Le mot « Non » devrait être délivré d’une façon qui laisse le client confiant que cette décision est juste, même si ce n’est pas ce qui a été initialement voulu et que le propriétaire de produit livrera le meilleur produit en fonction de tous les paramètres.

Au contraire, si le propriétaire de produit choisit de dire oui, il devrait être capable d’en transmettre les implications. Les propriétaires de produit devraient avoir un certain nombre d’outils qui peuvent aider les gens à comprendre leurs décisions.

Le propriétaire de produit doit aussi communiquer avec l’équipe de développement et doit comprendre des termes techniques de développement pour qu’ils puissent avoir une pleine compréhension de la mise en œuvre technique, même s’ils n’ont pas d’autorité sur comment les choses sont faites. Autrement dit, ils devraient avoir un fort intérêt dans la compréhension du processus.

Ils doivent aussi être capables de communiquer des besoins business et des termes métier d’une façon qui donne du sens à l’équipe de développement. Être respectés et compris tant par le business que l’équipe technique est un exploit majeur et comme nous le savons, tout groupe parle dans le jargon que seuls ses membres comprennent. Ces signes verbaux que l’on doit expliquer à un étranger peu familier peuvent démoraliser l’équipe. Il est important de ne pas sous-estimer cette capacité.

Les propriétaires de produit ont aussi besoin de créativité pour communiquer des idées de design, ou, si les idées viennent d’autres, la capacité de comprendre cette créativité et de la transmettre aux équipes business et techniques. Il en va de même pour les parties prenantes principales (mis à part les utilisateurs). Ce groupe finance généralement le produit et ils veulent voir la progression et un bon management de leur investissement, donc ils peuvent demander des prévisions et insister même sur des engagements fermes.

Et si un produit doit être vendu, il est probable que le propriétaire de produit devra être impliqué avec les ventes et le marketing, ce qui amène tout un train d’autres compétences et de problèmes de communication, y compris la compréhension des implications sur le marché.

En prenant tout ceci en considération, nous avons maintenant chargé notre propriétaire de produit du besoin de communiquer avec les gens expérimentés qui prennent des décisions financières, d’exprimer les risques et les prévisions de façon concise, mais significative et transparente, informative et confiante. Un propriétaire de produit devrait tenir bon sur sa position et parler vrai face aux autorités et au pouvoir.

Bref, un grand propriétaire de produit est un maître communicateur, a un désir insatiable de connaissance et cherche toujours à comprendre et à être compris.

Recherchez et appréciez les bons Propriétaires de Produit

Le jeu de compétences d’un bon propriétaire de produit est large et diversifié, cependant les bons font paraître cela facile. Si vous avez un état d’esprit de propriétaire de produit, il est probable que vous avez déjà de bonnes compétences de communication et que vous aimez en apprendre davantage dans de nombreux domaines.

Il est aussi probable que vous êtes le genre de personne qui donne tout pour livrer un produit et se délecte des réactions, aime la flexibilité et le changement et ne se démotive pas à la pensée de devoir refaire quelque chose pour l’améliorer.

La résolution de problèmes est un challenge et être capable de voir au-delà de l’évident, d’aller chercher l’information chez les utilisateurs et présenter ensuite quelque chose de grand peut être une joie. Cela ne signifie pas, cependant, que ce n’est pas incroyablement difficile, accablant de temps en temps, tristement inapprécié et peut-être sous-payé. Mais un grand propriétaire de produit réussira malgré ces points douloureux.

Le propriétaire de produit est la clé de voute d’un grand produit et nous devrions les rechercher et les utiliser convenablement. Vous serez stupéfié de ce qui peut être réalisé avec la bonne personne dans ce rôle.

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les « burndown Charts » et Agile: Quoi et pour quoi faire ?

Le Scrum Trainer professionnel Ralph Jocham décrit les Burndown Charts et se concentre sur le travail dans un sprint puis dans une release.

Ralph explique comment et pourquoi ils sont utilisés et fournit des conseils sur les moyens de les exploiter au sein de vos équipes.

Voici aussi comment les Burndown Charts peuvent être utilisés dans la planification et les prévisions des releases.

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Management proactif des dépendances avec les approches agiles

La planification est une activité récurrente dans les approches adaptatives et les dépendances entre User Stories doivent y être identifiées.

Proactive dependency management with agile approaches

https://kbondale.wordpress.com/2019/04/07/proactive-dependency-management-with-agile-approaches/ par Kiron Bondale

Quand nous manageons des projets en une approche de livraison prédictive, l’identification des dépendances et leur suivi est fait lors de la grande planification amont en utilisant les activités après décomposition des tâches et la sagesse collective des membres de notre équipe et des principales parties prenantes. Si un changement majeur d’approche ou de portée de solution est identifié, on considère les impacts et nouvelles dépendances lors de l’analyse de la demande de changement.

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scrum methodologie agile
Voici le diagramme du Modèle Scrum

Mais sur ces projets qui suivent un cycle de vie adaptatif, cela devient un peu plus compliqué. Étant donné la nature émergente des exigences et du design, nous sommes seulement capables de voir les dépendances dans la lumière « des phares » de notre équipe et ceux-ci pourraient seulement nous montrer les deux semaines à venir de travail. Une équipe pourrait avoir considéré “Toutes les dépendances ont-elles été identifiées et capturées ?” dans sa définition de Ready (prêt) mais cela ne signifie pas toujours qu’il est possible de satisfaire cette dépendance dans les temps.

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Nous nous efforçons toujours de construire une équipe qui possède toutes les compétences et l’autorité nécessaire pour délivrer la pleine portée du produit ou du projet.

Mais parfois, nous avons besoin d’un expert du sujet pour un petit sous-ensemble des fonctionnalités du livrable et si nous n’identifions pas ce besoin assez tôt, nous ne serons pas capables de livrer ces fonctions au bon moment. De plus, construire une équipe complète dans de grandes organisations est souvent difficile car il y a des équipes en place avec lesquelles travailler pour construire et livrer des fonctionnalités spécifiques, mais elles ne seront pas nécessairement disponibles à la demande.

Une façon de réduire les risques associés aux dépendances qui seraient identifiées trop tard est une combinaison de revue des User Stories avec une planification avancée.

La revue des User Stories fournit une occasion de rassembler les partenaires clés de livraison et de contrôle pour considérer les histoires à un haut niveau avec le Product Owner et l’équipe de développement. Cette revue donne aux partenaires externes une chance d’indiquer quelles histoires les intéressent et aidera l’équipe à savoir avec qui elle doit se synchroniser pour compléter l’une de ces histoires. En fonction de combien ces histoires remontent dans la Story Map, ils comprendront comment elles pourraient devoir être engagées. Les membres de l’équipe peuvent aussi commencer à identifier et capturer les interdépendances entre plusieurs histoires individuelles pour aider le Product Owner dans la priorisation du Product Backlog.

Comme les histoires avec des dépendances commencent à remonter dans le product backlog priorisé, l’équipe peut activement entrer en contact avec les partenaires externes pour demander leur participation un sprint ou deux à l’avance.

La planification est une activité récurrente dans les approches adaptatives car sans cela, un partenaire externe dont votre équipe a besoin va probablement répondre par le vieux cliché : “un manque de planification de votre part ne constitue pas un cas d’urgence de ma part.

Certes il faut apprendre à dire NON, mais ce n’est pas toujours la meilleure approche dans le management de projet.

Négocier sur le séquencement des livrables est souvent préférable à dire non d’emblée à une nouvelle demande de changement.

Idem au niveau du portefeuille de projets

Est-ce le bon moment pour lancer un nouveau projet ? Devrions-nous renoncer à un projet ? Ou devrions-nous temporiser un peu et positionner ce projet dans le portefeuille de projets à venir ?

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Commençons bien l’année, faisons un peu de ménage dans notre « product backlog » !

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai remarqué que nous indiquons rarement une date ou raison de péremption sur nos besoins utilisateurs et autres user stories…

Hors, il n’est pas si rare qu’après une certaine date, jalon projet ou événements internes ou externes, certains des besoins précédemment exprimés (et toujours en attente dans le product backlog) ne soient plus d’actualité.

Qu’en pensez-vous et comment traitez-vous ce problème ?

Est-ce en amont, en indiquant sur la user story une date ou les raisons pour lesquelles elle pourrait devenir inutile ?

Est-ce périodiquement lors de grands « ménages » saisonniers ?

Ou bien, serait-ce plutôt de manière opportuniste, lors par exemple d’un changement d’application de gestion du product backlog ? Ou d’arrivée d’un nouveau product owner, scrum master… ?

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1,2,3… Professional Scrum Product Owner / PSPO

1,2,3… Scrum.org ajoute un nouveau niveau de test d’évaluation de certification de propriétaire de produit Scrum professionnel : Professional Scrum Product Owner

 

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La semaine dernière, Scrum.org a annoncé des changements aux évaluations de certification PSPO.

Une nouvelle évaluation de PSPO II et des modifications sur le PSPO II actuel pour qu’elle devienne PSPO III.

Cela complète la famille d’évaluations et de certifications du PSPO en ajoutant un niveau distinguished en plus des niveaux fondamentaux et avancés fournis par le PSPO I et le PSPO II.

En restructurant ses évaluations et certifications Professional Scrum Product Owner (PSPO), et en ajoutant un niveau supplémentaire, Scrum.org permet aux professionnels de démontrer leur compréhension, leur connaissance et leur pratique du rôle du propriétaire de produit Product Owner avec Scrum.

Ces certifications attestent de leur capacité à maximiser la valeur offerte par le produit.

Pour en savoir davantage (en Anglais)

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Agile, c’est aussi et surtout commencer par faire simple avant d’améliorer, d’automatiser et d’optimiser.

Je vous l’accorde volontiers, il ne s’agit pas avec Agile d’oublier que la complexité est bien réelle ni de l’ignorer…

Mais, il faut savoir commencer petit puis apprendre en marchant si l’on veut tirer rapidement bénéfice des avancées même modestes.

Par exemple, vous pouvez trouver acceptable d’avoir des paramétrages codés en dur dans la première version du logiciel, ou bien des capacités réduites de personnalisation, ou encore un seul profil/persona utilisateur…

Ou des choix de coloris limités pour vos premières productions.

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Devrions-nous adopter certaines des approches de « triage » utilisées dans les services des urgences des hôpitaux pour définir nos MVPs ?

Livre sur Amazon

Darria Long, médecin urgentiste, explique les principales leçons tirées des urgences de l’hôpital sur la gestion du stress, du chaos et de la vie.

Le Dr. Darria Long Gillespie est un médecin d’urgence formé à Yale et Harvard, auteur du livre à succès « Mom Hacks ».

Les billets DantotsuPM.com les plus lus à la rentrée 2019

Comment éviter de stresser tout en utilisant les avantages de l’agilité, telle était la ligne directrice de Septembre.

Déstressez votre équipe projet ainsi que vous-même : 8 choses simples à faire

Ne soyez pas un manager de projet passif face au stress des membres du projet et de ses parties prenantes.

Il y a des actions de prévention simples que vous pouvez initier et mettre en œuvre pour contrer les facteurs de stress.

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Déstressez votre équipe projet : Clarifiez les rôles et responsabilités de chacun

Ne pas savoir ce qui est attendu de nous est stressant. Ceci est d’autant plus vrai que nous évoluons de plus en plus souvent dans des équipes transverses et multi disciplinaires. Il n’est pas rare que les membres de l’équipe projet aient peu d’occasions de se rencontrer en face à face pour faire connaissance. Voici une source de stress que la ou le manager de projet peut attaquer de front.

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Comment vous protéger d’énergies négatives en 6 façons puissantes ?

Il n’est jamais facile d’être confronté au négativisme. Mais en plus, cela peut être carrément toxique et nuisible, favorisant une mentalité de cynisme, de fatalisme et même de défaitisme.

Si vous êtes entourés d’énergie négative qui provienne d’un collègue, associé, ami, ou membre de votre famille, vous devez apprendre à vous protéger et à ne pas vous y laisser emporter.

Voici six stratégies que vous pouvez utiliser pour vous protéger !

Comment garder les pieds sur terre en ces  temps agités : 12 habitudes simples et réalisables à tester et adopter ?

Commencez dès aujourd’hui à développer les habitudes et les stratégies qui vous maintiendront bien campé sur vos deux pieds quand  tout autour de vous chavire. Nous travaillons tous toujours plus longtemps et stressons davantage, plus occupés que jamais. Mais il est vraiment possible de manager tout ce qui arrive, de rester les deux pieds sur terre même quand tout autour de nous semble échapper à tout contrôle.

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MVE et MVP et MMF : Quelle est la différence ?

Livrer souvent un produit certes incomplet mais utilisable et de valeur c’est Agile !

Personnellement, je ne connaissais ni MVE ni MMF et je trouve que ces concepts sont utiles pour préciser ce que l’on cherche à réaliser et surtout ce que l’on peut ou pas livrer aux clients et utilisateurs. L’idée des spikes sur une journée pour préciser les besoins me parait également très intéressante.

Dans les projets liés à la conception de produits et services, la priorisation est plus Art que Science

Il n’y a pas d’approche de priorisation foncièrement mauvaise ni systématiquement bonne mais il y a des incontournables.

Prioritization is More Art Than Science

http://www.cleverpm.com/2018/10/05/prioritization-is-more-art-than-science/ par The Clever PM

Un challenge très commun chez les managers de produit de tous niveaux d’expérience est de comprendre et mettre en œuvre une certaine forme de processus répétable autour de la priorisation.

Certaines personnes prennent une approche très légère, elles font des décisions basées sur leur propre expérience, données et conviction sur la direction du produit.  D’autres prennent une approche beaucoup plus rigoureuse, appliquant des scorecards et autres mesures « objectives » à travers une pléthore de différentes métriques potentielles.

Je dois ici vous dire qu’il n’y a rien de mauvais avec n’importe laquelle de ces approches, mais il m’est aussi apparu clairement au cours de mes années de  manager de produit qu’il n’y a aucune solution miracle pour vous assurer que vos décisions de priorisation seront bonnes plus souvent que mauvaises.

Trop compter sur des systèmes et des scores aboutit souvent seulement à un faux sentiment de sécurité que « le processus » était bon, quand en creusant vous constaterez que ces “scores objectifs” ne sont rien plus qu’un système avec lequel jouer.

Il y a cependant 3 choses dont je pense que chaque système de priorisation devrait tenir compte.  Aussi, sans plus de cérémonie, discutons valeur, difficulté et instinct

#1 – Prioriser c’est prendre en compte la valeur

Si nous pensons au problème racine que nous essayons de résoudre avec nos efforts de priorisation, ce devrait être que nous essayons de livrer la plus grande valeur possible, aussi rapidement que possible, en apportant des bénéfices à nos utilisateurs finaux et clients.  Si c’est votre but (et si ça ne l’est pas, honte à vous !), alors l’un des facteurs les plus importants à considérer dans vos efforts de priorisation est la valeur que cette chose apportera vraiment.

Apporter la plus grande valeur possible, aussi rapidement que possible à nos clients.

Certains lui donnent une valeur numérique, d’autres utilisent une valeur monétaire — quoique ce soit qui marche, tant que vous considérez combien de valeur vos efforts vont délivrer.  Cependant, baser vos décisions seulement sur la valeur marchande peut souvent aboutir à une dépriorisation de la dette technique et des investissements d’infrastructure. S’il vous plaît, pour l’amour de toute puissance supérieure en laquelle vous croyez, n’en soyez pas la victime.  Bien que la dette technique et l’infrastructure pourraient ne pas avoir la valeur évidente pour le client, échouer à investir le nécessaire dans celles-ci causera l’échec de votre produit à un certain point critique pour un certain client critique.  Si vous utilisez la valeur pour le client comme unique ou principale métrique, assurez-vous s’il vous plaît que vous avez un groupe de taches séparé pour le travail qui vous permet de rembourser votre dette technique et investir dans des améliorations d’infrastructure.  Ayez confiance en moi, vous respirerez beaucoup plus librement en sachant qu’il n’y a pas un certain item technique inconnu qui va causer un effondrement général au plus mauvais moment possible.

#2 – Prioriser c’est prendre en compte la difficulté

Alors que la valeur pour le client est importante, il est également important que nous comprenions la quantité de travail qui va entrer dans toute nouvelle fonctionnalité ou amélioration de notre produit.  Peu importe combien la valeur client est incroyablement élevée, si vous ne parviendrez jamais en réalité à compléter le travail à temps pour capitaliser sur cette opportunité.  Trop souvent, des managers de produit décident seuls de la difficulté de quelque chose sans impliquer quelqu’un côté développement, support, ou équipes de livraison : C’est une erreur de débutant que même les managers de produit avec plus de 10 années d’expérience font tout le temps (oui, je la fais aussi parfois).

Attention au mirage venu de la seule imagination du manager de produit sans réelle prise en compte de la faisabilité.Évaluer l’effort exigé pour ajouter une  fonctionnalité ou une capacité est plus précis quand réalisé en impliquant les gens qui feront effectivement le travail. Ils connaissent leurs capacités mieux que vous, ils connaissent la technologie mieux que vous, ils connaissent le code existant mieux que vous, etc.  Cela ne signifie pas que vous devez tout décomposer en tâches, ou même en histoires utilisateur mais cela veut dire que vous devez consulter vos équipes techniques pour avoir une meilleure idée de combien une fonctionnalité est « grande », ou combien de temps il leur faudrait pour la produire.  Quand nous devons évaluer la difficulté de résoudre un problème, assurons-nous que nous nous basons sur des experts et n’utilisons pas simplement nos propres opinions qui seront plus souvent fausses que correctes.

#3 – Prioriser c’est aussi suivre son instinct

Des données objectives et quantitatives sont des apports épatants dans tout processus de priorisation et plus de données vous pouvez obtenir, meilleures vont probablement être vos décisions.  Mais il y a aussi un aspect inexprimable à la priorisation qui fait de ce processus tout entier plus un art qu’une science.  Franchement, si tout ce qu’il fallait était des données objectives déposées dans un tableau qui donne un score alors vous n’auriez pas vraiment besoin de managers de produit pour mener vos efforts de priorisation.  Vous auriez un système basé sur l’Intelligence Artificielle qui considère vos idées, prend toute les données disponibles et vous dit exactement que faire et précisément quand le faire.  Heureusement pour ceux d’entre nous qui avons choisi le Management de Produit pour carrière, ce n’est pas le cas.

Il y aura toujours une partie d’analyse subjective quand on regarde les données et prend des décisions sur si vraiment la direction que nous indiquent  les données signifie réellement quelque chose dans le schéma d’ensemble.  J’ai travaillé dans des environnements où les décisions ont été prises par des résultats d’étude Six Sigma, des tableaux, un processus « objectif » de collecte de données et celles-ci ont poussé des fonctionnalités que personne ne voulait ni ne se souciait et en gaspillant des ressources techniques.  L’équipe de Management de Produit savait qu’il y avait de meilleures options, savait qu’il y avait d’autres données subjectives pour soutenir ces efforts, mais a été forcée de se taire et de “laisser marcher le système”.  Mais il n’a pas fonctionné, parce qu’il a ignoré l’expérience globale que de bons managers de produit apportent à la table.  Un bon manager de produit sait quand insérer l’instinct et l’expérience dans l’équation et changer ou réarranger des choix basés seulement sur des données « objectives ».

Sans instinct, sans le ressenti dans ses tripes, seuls les choix apparemment les plus sûrs seront adoptés et l’innovation jetée par la fenêtre.

Comment évaluer les idées de nouveaux produits ?

Voici les 5 questions à poser pour déterminer si une nouvelle idée de produit mérite de le construire.

The 5 questions to ask to determine if a new product idea is worth building.

http://secretpmhandbook.com/how-i-evaluate-product-ideas/ par Nils Davis

Les gens me demandent souvent : “Bonjour, j’ai une idée de produit. Puis-je vous l’envoyer et avoir votre avis ?”

Bien sûr, je réponds positivement.

Ils m’exposent l’idée et c’est d’habitude “une chose technique pour une sorte d’équipe.”

Et ma réponse est, “Bien, cela semble intéressant, mais…” et ensuite je pose quelques questions. Les réponses à ces questions me disent si l’idée est bonne.

Quelles sont ces questions?

  1. A qui est destiné ce produit?
  2. Pourquoi le veulent-ils ? Quel problème résout-il pour eux ?
  3. Comment résolvent-ils ce problème aujourd’hui ?
  4. Qu’est-ce qui ne va pas avec leur solution actuelle ?
  5. Pourquoi votre produit est-il une meilleure solution pour eux ?

Tout d’abord, ils doivent connaitre les réponses à ces questions. Et, idéalement, ils ont parlé à de vrais gens qui rencontrent ce problème pour obtenir ces réponses.

Ces questions les concentrent sur “l’espace problème”. Avant de créer une solution, ils doivent s’assurer qu’il y a bien des personnes qui ont ce problème et qui payeront pour le résoudre.

Avant de dépenser des ressources sur un nouveau produit, assurez-vous qu’il y a de vraies personnes qui sont confrontées au problème que vous voulez résoudre et qu’ils payeront pour une solution.

Mais que je découvre d’habitude qu’ils ne connaissent pas les réponses à ces questions et que les réponses qu’ils fournissent ont été composées par eux-mêmes.

Ce qu’ils ont est “une solution à la recherche d’un problème”. Malheureusement, c’est la meilleure façon de créer une société qui échouera.

Que faire si vous avez une brillante idée de nouveau produit ?

Ma recommandation à quiconque a une idée de nouveau produit : Sortez et obtenez des réponses du monde réel à ces questions.

MVE et MVP et MMF : Quelle est la différence ?

Livrer souvent un produit certes incomplet mais utilisable et de valeur c’est Agile !

Personnellement, je ne connaissais ni MVE ni MMF et je trouve que ces concepts sont utiles pour préciser ce que l’on cherche à réaliser et surtout ce que l’on peut ou pas livrer aux clients et utilisateurs. L’idée des spikes sur une journée pour préciser les besoins me parait également très intéressante.

MVE and MVP and MMF: Defining the Difference

https://blog.gurock.com/mve-and-mvp-difference/  par Catherine Nest

Source : Egg Lighting

La promesse des approches agiles est de livrer quelque chose souvent. Nous livrons, ainsi nous pouvons obtenir des réactions et discuter du reste à faire avec notre client (ou le Propriétaire de Produit / Product Owner). Et, donc nous pouvons évaluer notre processus et notre travail d’équipe tout le temps.

Trop souvent, les gens pensent aux fonctionnalités comme la somme de tout ce qui pourrait être dans ce périmètre. Cependant, nous en avons des alternatives à ce « tout » avec une variété de minimums.

Définissez les divers Minimums

Nous avons beaucoup de « minimums » possibles quand nous pensons aux histoires et plans de travail :

  • MVE, Minimum Viable Experiment – Expérience Viable Minimale : une histoire fournit des réactions pour l’équipe et le propriétaire de produit.
  • MVP, Minimum Viable Product – Produit Viable Minimal : une histoire ou un jeu d’histoires qui apportent assez de fonctionnalités pour que le client puisse les utiliser, même si ce ne sont pas les pleines fonctionnalités.
  • MMF, Minimum Marketable Feature – Fonction Commercialisable Minimale : le plus petit morceau de fonctionnalité qui le client considère de valeur.

Les MVEs peuvent être utiles quand vous voulez savoir si vous devriez même songer à cette partie d’un jeu de fonctionnalités.

Une équipe à la société Acme se débattait avec l’ensemble de fonctionnalités appelé « Rapports ». La fonctionnalité couvrait plusieurs grands rapports : ventes par géographie, par type de produit, agrégées par plusieurs clients et autres.

L’équipe savait qu’elle avait besoin d’une base de données, d’un système de production configurable et de sécurité/protection des données, parce que les clients pourraient accéder directement à certains de ces rapports. Et, chaque client devait avoir ses données protégées. Aucun client ne pourrait voir des données d’autres clients. Ils savaient qu’ils auraient besoin d’au moins deux niveaux de protection pour les clients et en interne à leur organisation.

En essayant d’écrire l’histoire dressant la liste de fonctionnalités des rapports, ils avaient créé plus de 20 histoires, juste pour les rapports client. Ils ont alors décidé qu’ils avaient besoin d’un MVE pour voir ce quels étaient les besoins minimaux pour les rapports clients. Peut-être sur-analysaient-ils le jeu minimal de rapports clients.

Comme ce produit exigeait de la sécurité, tant le MVP que le MMF nécessitaient une base de données avec des fonctionnalités de management de la sécurité. L’équipe savait que pour la base de données, ils auraient probablement besoin de données avant de créer un schéma pour cette base.

Ils ont finalement choisi d’expérimenter avec des données simulées pour voir de quoi les clients auraient vraiment besoin. Puis, ils pourraient élaguer l’arriéré d’histoires.

Les expérimentations créent un accord commun sur ce qui est important

Quand l’équipe a créé son histoire utilisateur originale pour des rapports clients, les membres avaient identifié trois niveaux de sécurité : le vendeur chez le client, le directeur commercial du client (ou tout autre membre de la direction) et les personnels internes de gestion de produit et commercial. Acme avait besoin d’informations sur ses clients et les clients de la sécurité nécessaire pour l’un et l’autre, c’est pourquoi il y aurait des niveaux différents de sécurité.

L’expérimentation initiale était simple : Sur un petit jeu de produits, comment les clients avaient-ils besoin de visualiser les données ?

L’équipe a pensé à simuler les rapports dans un fichier informatique. Puis, un testeur a suggéré qu’ils créent plutôt les prototypes sur papier car ils seraient faciles à changer instantanément, si nécessaire.

L’équipe (incluant le Product Owner) a passé une heure à créer une variété de prototypes papier et de flux de travail qu’ils pensaient que le client voudrait. Ils ont appelé le chef de produit qui avait rencontré un client la semaine précédente. Ils lui ont déroulé les flux.

Le chef de produit a accepté le premier flux et a rejeté les trois suivants et a expliqué pourquoi. Les explications ont surpris tant le Product Owner que le reste de l’équipe. Ils ont appris beaucoup de cette expérimentation et furent capables de reporter à plus tard un certain nombre d’histoires utilisateurs sur les Rapports – le tout en un seul jour de travail.

Puis, ils ont eu besoin de considérer le schéma de la base de données. Ils savaient qu’ils n’auraient pas de MVP sans la sécurité nécessaire. Cela signifiait qu’ils devaient embarquer non seulement la sécurité, mais aussi sa performance.

Les Spikes ont aidé toute l’équipe à apprendre ensemble

Ndlt : Les Spikes sont une invention de la méthode Extreme Programming (XP). C’est un type spécial d’histoire utilisateur qui est utilisé pour acquérir les connaissances nécessaires afin de réduire les risques sur un choix technique, de mieux comprendre une exigence, ou d’accroitre la fiabilité d’une estimation. Une spike a une taille maximale en durée car elle doit tenir dans le sprint qui la contient. À la fin du sprint, la spike sera déterminée comme done ou pas comme toute autre histoire utilisateur. Une spike est un excellent moyen de réduire rapidement les risques et elle permet à l’équipe d’obtenir des retours utilisateurs et de mieux appréhender la complexité.

Copyright 2000 Don Wells

Cette équipe avait essayé les spikes dans le passé et les avait appréciées.

Ils avaient un flux typique
  • L’équipe entière se rencontre 20 minutes maxi le matin (à 9 :00) pour passer en revue l’histoire. L’équipe a souvent besoin de seulement 5 minutes, mais on y alloue 20 minutes.
  • L’équipe décide comment travailler ensemble. Dans ce cas spécifique, deux développeurs travaillent en paire sur le schéma, deux autres membres de l’équipe sur les tests automatisés et l’autre développeur s’assure qu’il créée des outils pour que les testeurs puissent vérifier les résultats dans la base de données. Ils décident de développer et tester directement dans la base avant l’interface utilisateur.
  • L’équipe est séparée en ses sous-groupes et travaille pendant une heure.
  • Toutes les heures, ils se réunissent 5minutes pour un point rapide. Quelqu’un a-t-il été bloqué ? Tout se passe-t-il comme prévu ? Quelqu’un aurait-il besoin d’aide ? Quelqu’un a-t-il terminé et pourrait aider les autres ?

Leurs réunions n’étaient pas des standups traditionnels, où trop souvent, l’équipe se concentre sur la personne. Ces rencontres ont permis aux membres d’équipe de se concentrer sur le travail.

Au point rapide, l’équipe décide si elle a besoin de modifier les sous-équipes pour améliorer le flux du travail. Ils font ceci à chaque heure (avec une pause déjeuner) jusqu’à 16:00 ou quand ils ont terminé, le premier des deux.

L’équipe s’ arrête à 16:00 pour plusieurs raisons
  1. Ils sont fatigués. Ils se sont concentrés toute la journée sur du travail difficile.
  2. S’ils ne peuvent pas « finir » le spike dans la journée, le travail nécessitait probablement plus que même deux journées. Ils ont besoin de se regrouper et de replanifier.
  3. S’ils ont terminé, ils peuvent expliquer ce qu’ils ont découvert au Product Owner.

À la fin de la première journée, ils se sont rendus compte qu’ils auraient besoin d’autres scénarios pour la performance et la sécurité. Il était le temps de discuter de comment ces aspects fonctionnaient ensemble et séparément avec le Product Owner.

Que pourraient-ils reporter en matière de performance, d’autant plus qu’ils n’allaient pas encore exécuter ces rapports sur de gros volumes ?

Les MVPs fournissent des retours à l’équipe

Produit Viable Minimum (MVP)

Le Product Owner mène la discussion d’équipe sur ce qui constitue un réel MVP. Un MVP signifie que les clients devaient être capables d’utiliser ce que l’équipe a livré. Ils choisissent cinq histoires et créent ce premier MVP centré seulement sur le vendeur interne à la compagnie. L’équipe s’attend à recevoir des réactions du personnel commercial sur les fonctionnalités et la performance. Ils utilisent ces retours pour prévoir les MVPs suivants à destination du personnel commercial de la société.

Dans ce cas, le Product Owner décide quel persona est le plus important à quel moment, pour séquencer les MVPs de manière logique. Il faut trouver la balance entre manager les retours de l’équipe et délivrer de la valeur pour les clients.

Les MVPs permettent de créer un produit commercialisable ou MMF

Il faut plusieurs MVPs pour créer une MMF, une Minimum Marketable Feature (Fonction Commercialisable Minimale). Ce MMF fournit assez de valeur (et de cohérence produit) pour trois personae clés : le personnel commercial interne et leurs managers, ainsi que l’équipe de ventes.

Plus petit votre MMF, plus rapide le flux de travail pour le produire.

Vos minimums sont-ils assez petits ?

Je travaille régulièrement avec des équipes qui pensent qu’un MVE est la même chose qu’un MVP et qu’un MMF. Même s’il est possible que les trois soient identiques, le plus souvent ils sont différents.

Je constate que quand les équipes utilisent des spikes d’un jour, apprenant ensemble pendant cette journée, elles sont mieux à même de faire la différence entre ces divers minimums.

A quel point pouvez-vous minimiser votre travail et en maximiser la valeur pour vos clients ?

Livre sur Amazon

Cet article a été écrit par Johanna Rothman. Johanna, est connue comme la “Pragmatic Manager” qui fournit des avis honnêtes sur vos problèmes.

Son dernier ouvrage est “Create Your Successful Agile Project: Collaborate, Measure, Estimate, Deliver.”

 

L’art et la science de la priorisation de l’arriéré de produit (« Product Backlog ») par Kiron Bondale

Comment prendre en compte les multiples facteurs en compétition pour trouver le meilleur équilibre ?

The art and science of backlog prioritization

https://kbondale.wordpress.com/2018/04/08/the-art-and-science-of-backlog-prioritization/ par Kiron Bondale

Une responsabilité clef des « Product Owners » / Propriétaires de Produit est de s’assurer que la priorisation des articles de travail dans un arriéré de produit réalise au mieux les buts et la vision pour le produit. À la différence des portefeuilles de projet où les choix ou décisions de priorisation sont souvent prises par un comité de direction, avec un arriéré de produit, la responsabilité de la réussite business ou de l’échec du produit repose sur les épaules du Propriétaire de Produit.

Cette activité tient autant de la science que de l’art.

On doit prendre en compte de multiples facteurs en compétition et trouver un équilibre

  • Valeur d’affaires
  • Alignement avec la vision originale
  • Dépendances
  • Contraintes
  • Réduction de risque

L’évaluation du coût de retard ou du Weighted Shortest Job First (Travail Pondéré le Plus court en Premier) peut injecter cohérence et objectivité dans l’activité, mais cela demande aussi beaucoup d’apprentissage et d’efforts. Si bien utilisé, de telles approches d’évaluation devraient être utilisées pour guider le processus décisionnel plutôt que le remplacer.

Relisez ce billet sur le Weighted Shortest Job First

Le Propriétaire de Produit doit collaborer efficacement avec les parties prenantes clefs pour valider que les livrables ne satisferont pas seulement les besoins des uns ou des autres. Cette collaboration exige une volonté de la part du Propriétaire de Produit de reculer la sortie de certaines fonctions « très très demandées » si cela aboutira à un meilleur produit d’ensemble.

Quand il travaille avec une nouvelle équipe, le Propriétaire de Produit doit activement écouter pendant les discussions de revue de l’arriéré avec les membres d’équipe car certains pourraient manquer du courage d’ouvertement défier une décision peu éclairée. Une façon d’aider à surmonter ce risque est de demander activement à l’équipe au fur et à mesure que les articles sont classés s’ils voient des défauts dans l’ordonnancement ou s’ils pensent qu’un article pourrait devoir être abordé plus tôt. La priorisation peut être un bon sujet à considérer pendant des rétrospectives afin d’inspecter et adapter régulièrement le processus.

différentes perspectives

Le Propriétaire de Produit voudra naturellement maximiser l’obtention de valeur business tandis que les propriétaires de solution voudront aborder des incertitudes sur la solution ou adresser l’adaptabilité ou la flexibilité dès le début. Une saine priorisation devrait ressembler à une lutte à la corde entre les représentants pour chaque facteur d’influence.

Un bon Propriétaire de Produit devrait mettre son ego de côté lors de l’activité de priorisation car son but n’est pas de démontrer son omniscience sur le séquencement du développement du produit, mais plutôt de livrer le meilleur produit possible.

SMPP est Partenaire de DantotsuPM

Weighted Shortest Job First (WSJF) est un modèle de priorisation des exigences dans les projets

WSJF est utilisé pour séquencer les travaux dans l’optique de générer un bénéfice maximal: Fonctionnalités, Epics et User Stories Scrum.

Le Weighted Shortest Job First est calculé en divisant le « coût du retard » par la taille de la tâche à réaliser pour répondre au besoin, à l’exigence.

Ce « coût du retard » est la somme de trois estimations :

  1. la valeur pour le business et les utilisateurs,
  2. la criticité temporelle et
  3. la réduction de risques ou création d’opportunités.

WSJF est donc utilisé pour prioriser l’arriéré de produit en calculant le coût du retard par rapport à la taille de la tâche (à défaut de durée).

L’utilisation du WSJF à chaque planning de Release et de Sprint maintient les priorités des arriérés de produit à jour en prenant en compte la valeur pour les utilisateurs et le business, les impacts de délais, les risques et opportunités ainsi que les efforts à fournir pour répondre à  l’exigence.

Deux vidéos pour aller un peu ou beaucoup plus loin (en 3 et 20 minutes)

2 pages utiles

CertYou est partenaire de DantotsuPM

C’est dans la comparaison relative des WSJF des différents items de l’arriéré de produit et dans la transparence de la priorisation que réside la force de cette technique.

Il me semble qu’il reste aussi à intégrer dans la priorisation les dépendances entre les besoins ou réponses aux besoins qui peuvent grandement influencer le séquencement des travaux.

Florilège de billets et vidéos sur le célèbre MVP (Minimum Viable Product)

Voici 2 vidéos et 3 billets que j’ai trouvés intéressants sur ce sujet qui se trouve au cœur même de l’agilité.

L’approche MVP (Minimum Viable Product) est une stratégie de conception par la réalisation d’une version produit simplifiée. Elle permet à une équipe de recueillir de manière itérative et incrémentale une quantité maximale de retours validés par des « early adopters ». Elle permet aussi de répondre très vite au besoin client et de le satisfaire à terme bien mieux qu’avec les méthodologies classiques.

En langue anglaise: A minimum viable product is a great way of building user centric digital services in a fraction of the time. It will also lead to big cost savings.

Retrouvez ces billets précédemment publiés sur DantotsuPM.com

1. pensons Produit Minimum Viable (MVP)

Un livre de référence sur ce sujet disponible sur Amazon

Un des buts atteint par Eric Ries’ Lean Startup’ et porteur du plus de valeur est de populariser le terme de « Minimal Viable Product » (MVP), ou Produit Minimum Viable en français. Bien sûr, le concept n’est pas nouveau. Nous utilisions l’idée de « Minimal Marketable Feature » (MMF) depuis les tous premiers jours de Kanban et elle était basée sur la même façon de penser.

2. Vaut-il mieux un livrable parfait et en retard qu’acceptable et dans les temps ?

Dans la plupart des sociétés et organisations la réponse est « acceptable et dans les temps ». Aussi, comme le prônent les méthodes Agile et les concepts tels que le Produit Minimum Viable (MVP), respecter un délai sans être paralysé par la recherche de perfection est-il vital pour l’entreprise.

3. Projet Maximum Faisable

Pour finir, Seth Godin nous challenge un peu sur cette « évidence » de l’agilité…

Les Lean entrepreneurs parlent de MVP (minimum viable product: produit viable minimal), mais bien plus important est le Projet Maximum Faisable.

Étant donné les ressources à votre disposition (vos moyens, votre temps, votre patience), quel est le plus gros résultat que vous pensez pouvoir atteindre ?

regardons ensemble une technique pour nous aider à prioriser notre arriéré de produit

Bien prioriser les items dans l’arriéré de produit est l’une des difficultés que nous rencontrons très souvent.

A technique to help Prioritise your Backlog

http://www.growingagile.co.za/2014/06/a-technique-to-help-prioritise-your-backlog/ par Sam Laing

En tant que Propriétaire de Produit (« Product Owner ») pensez-vous jamais que …. ?

  • vous avez trop de travail et pas assez de temps.
  • vous avez trop de demandeurs criant pour que leurs besoins passent en premier.
  • vous n’avez jamais de temps pour adresser la dette technique ni l’innovation parce que le directeur commercial continue d’exiger de nouvelles fonctionnalités.
Livre sur Amazon

Bien prioriser les items dans l’arriéré de produit est l’une des difficultés que nous rencontrons très souvent. Avoir un arriéré correctement ordonné apporte de la valeur. Cela garantit que votre équipe travaille sur les articles les plus importants pour le business et que votre produit évolue dans la bonne direction. Votre travail le plus important de Propriétaire de Produit est de décider comment utiliser au mieux la capacité de votre équipe.

Nous avons une technique que nous enseignons aux Propriétaires de Produit pour les aider à accorder la bonne priorité aux différentes parties prenantes.

Le schéma ci-dessous montre une façon de représenter tout le travail possible sur 2 axes : le temps et qui le travail aide le plus.

Selon notre expérience, il est plus facile de faire tomber d’accord vos parties prenantes sur le fait que (par exemple) les fonctionnalités pour supporter les nouveaux clients devraient consommer au plus 50 % de votre bande passante ou qu’un item spécifique de la dette technique est plus important qu’une fonctionnalité client donnée. Une fois que vous avez un agrément sur le pourcentage de capacité à dépenser dans chaque secteur, vous pouvez demander aux parties prenantes de chacun des quadrants de donner leurs priorités par quadrant sur la meilleure façon d’utiliser leur part de la capacité disponible.

Faire l’exercice avec l’équipe puis élargir à d’autres

Passé et Business (Support)

Passé se réfère ici aux fonctions existantes ou aux clients existants. Business se réfère aux parties prenantes qui se préoccupent d’articles dont les clients se soucient le plus. Les articles de ce quadrant sont d’habitude appelés des articles de support ou de soutien. Cela pourrait être les corrections à des erreurs signalées par des clients, ou des améliorations mineures à une fonctionnalité déjà livrée pour rendre la vie plus facile au client existant. Les articles de ce quadrant ne vous font pas gagner de nouveaux clients, mais ils ont un impact sur la conservation et la satisfaction des clients existants. Aussi ce quart de cercle est-il souvent financé par la maintenance et des contrats de support, et peut en fait être un quadrant qui génère effectivement du revenu.

Futur et Business (Nouveau Business)

résultatsCe quadrant est souvent le seul sur lequel les gens se concentrent, particulièrement s’il y a une grosse pression pour gagner de nouveaux clients. Les articles de ce quadrant ont pour objectif d’aider à attirer plus de clients dans l’avenir. Ce pourraient être de nouvelles fonctionnalités, permettre une montée en volume, ajouter une plate-forme supplémentaire destinée à servir un nouveau type d’utilisateurs.

Passé et Technique (Dette Technique)

C’est un quadrant trop souvent négligé. Essentiellement, ce sont les articles qui impactent l’équipe technique. La dette technique en est un bon exemple. Par exemple, une fonctionnalité pourrait avoir été mal écrite et être donc très fragile, générant des bogues chaque fois l’équipe travaille dessus. Habituellement, ces articles ne génèrent pas de revenu additionnel mais, si on les choisit bien, ils peuvent être de gros économiseurs de dépenses. Un autre exemple dans ce secteur pourrait être une chose qui fera gagner beaucoup de temps à l’équipe de support. Par exemple si votre personnel de support doit résoudre des problèmes complexes, capturer des informations complémentaires lors de la connexion pourrait être quelque chose qui les aidera à réduire le temps qu’ils dépensent dans leurs investigations.

Futur et Technique (Innovation Architecturale)

Ce quadrant est une projection dans le futur d’une vue technique. Souvent les architectes peuvent proposer des idées pour ce secteur. Peut-être qu’une nouvelle technologie est disponible qui simplifiera significativement votre produit. D’autres items pourraient être des mises à niveau de technologies existantes avant que celles que vous utilisez ne soient dépassées. Par exemple, mise à niveau sur la dernière version Java. Ces articles peuvent parfois rapporter du revenu additionnel, parce qu’ils attirent les clients, mais le plus souvent ce sont des réducteurs de coûts : la nouvelle technologie devrait rendre les développements plus faciles pour votre équipe.

Et ci cela pouvait aussi s’avérer utile comme approche générique pour prioriser un portefeuille de projets ?

SMPP est Partenaire de DantotsuPM

C’est une technique que nous utilisons dans notre livre “Growing Agile: A Coach’s Guide to Mastering Backlogs”.

Comment manager des parties prenantes et membres d’équipe difficiles

Recommandations pour manager les gens difficiles et adresser avec succès les inévitables conflits

Dealing with Difficult Stakeholders and Team Members

http://www.romanpichler.com/blog/conflict-resolution-tips-product-managers-product-owners/ Par Roman Pichler

Les désaccords et conflits font partie de notre travail de propriétaires de produit et chefs de projets. Nous travaillons avec une grande variété de personnes de départements différents et il est tout simplement naturel que nous ne soyons pas toujours d’accord et parfois nous confrontions. Mais naviguer sur les conflits de manière constructive peut être stimulant. Cet article partage mes recommandations pour manager les gens difficiles et adresser avec succès les conflits.

C’est un challenge on ne peut plus courant

“Vous ne parvenez pas à vous décider. Je regrette vraiment que cette fois, vous ne nous ayez pas donné de priorités claires.” a dit Jane de manière accusatrice à la fin de l’atelier en sortant de la pièce. [1] Je ressentis ceci comme une gifle, une attaque délibérée. Comment pouvait-elle dire quelque chose d’aussi faux ?

Cette histoire vous semble-t-elle familière ? Je constate que en tant que chefs de produit et propriétaires de produit, nous devons parfois composer avec des parties prenantes et membres d’équipe stressés, agressifs, inutiles, ou avec des personnes qui sont juste difficiles.

Si nous réfléchissons à la nature de notre travail, cela ne devrait pas nous surprendre : le management de produit est autant une affaire de personnes que de produits. La friction et le conflit apparaissent généralement quand des personnes  de départements différents travaillent ensemble. Qui plus est, l’innovation et la collaboration efficaces sont seulement possibles si nous pouvons tirer parti du conflit et du désaccord. [2]

CSP est partenaire de DantotsuPM

N’ignorez pas le conflit

Il serait facile de mettre la question de côté et oublier ce que Jane a dit. Avec tant de choses réclamant votre attention, devriez-vous vraiment vous inquiéter de la remarque de Jane ? Mais qu’arriverait-il vraiment si vous ignoriez le conflit ?

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Les chances sont grandes que vous gardiez du ressentiment envers Jane, même si vous n’en êtes pas pleinement conscient. La prochaine fois, quand vous vous rencontrerez, cela pourrait vous faire dire quelque chose que vous regretterez plus tard et qui ne ferait qu’empirer les choses. Qui plus est, tolérer un mauvais comportement crée un précédent et une atmosphère de travail malsaine: le manque de respect invite le manque de respect.

Donc, n’ignorez pas le conflit. Voyez-le comme une opportunité d’améliorer votre pratique de management de produit et vos capacités de leadership. Bien sûr, ceci est parfois plus facile à dire qu’à faire : Aborder le sujet exige du courage. Jane pourrait être une personne puissante ou influente comme une partie prenante sénior. De plus, vous devez réfléchir honnêtement à vos propres intentions et actions et être ouverts à l’idée de changer votre comportement.

Regagnez votre maîtrise de vous

Quand je suis exposé à un comportement hostile, cela peut être difficile pour moi de ne pas perdre mon calme. Mais avant de répondre à Jane et lui dire ce que vous pensez, arrêtez-vous et réfléchissez. Prenez conscience de votre propre état, de comment vous vous sentez. Êtes-vous déçu, vexé, ou fâché ? Si c’est le cas, c’est OK. Mais prenez en compte que vos pensées négatives et vos émotions altèrent votre perception; elles rendront malaisé d’avoir une conversation constructive avec Jane.

Qui plus est, la négativité affecte votre propre bien-être; elle vous rend malheureux. « S’accrocher à son irritation a dit une fois un homme sage, ressemble à saisir un charbon ardent dans l’intention de faire mal à quelqu’un d’autre : la seule chose certaine est que vous serez brûlé.«  [3] Même si la colère, la crainte, ou les soucis semblent avoir une forte emprise sur vous, ils s’affaibliront et partiront si vous ne les alimentez pas. Reconnaissez-les, mais ne ne les suivez pas et ne vous identifiez pas à eux.

De plus, pensez aux qualités positives de la personne difficile. Jane ne peut sûrement pas être toute méchante et mauvaise. Pensez aux moments où vous avez vu Jane aider d’autres personnes, apporter une contribution constructive, ou commettre d’autres actes de bonté. Rappelez-vous que quelqu’un qui agit mal doit être profondément malheureux à l’intérieur. Cela vous aidera à faire preuve d’empathie avec la personne difficile et développer de la compassion, plutôt que de diaboliser l’individu et lui tenir rancune. Finalement, dites-vous que comme ces personnes, nous avons tous agi de façons inopportunes et avons dit des choses hostiles; je ne suis certainement pas parfait.

Méta Projets Management est partenaire de DantotsuPM

Mettez les choses en perspective

Demandez à vous pourquoi vous percevez la personne comme difficile. Qu’est-ce qui rend cette personne si difficile à gérer ? Pourquoi avez-vous répondu de la façon dont vous l’avez faite ? Pourquoi la remarque de Jane vous a-t-elle fait vous sentir fâché ou blessé, par exemple ? Était-ce purement à cause de ce que Jane a dit, ou cela a-t-il plutôt à faire avec vous ?

Je remarque que ma propre réponse à un comportement inadéquat est particulièrement forte quand mes opinions et croyances profondes sont mises en cause. Si je me considère comme quelqu’un de décisif et qui sait ce qui est bon pour son produit, je vais probablement être plus affecté par les remarques de Jane indépendamment de son intention. De même, je constate que quand je suis stressé ou tendu, tout mauvais comportement est plus mal ressenti que quand je suis détendu et relax.

Finalement, regardez les faits et considérez calmement ce qui est en réalité arrivé. La remarque de Jane pourrait avoir ressemblé à une gifle. Mais a-t-elle eu l’intention d’être désagréable ? Avez-vous contribué au conflit d’une quelconque façon ? Y-avait-il eu quoi que ce soit de négatif que vous pourriez avoir dit ou fait à Jane, intentionnellement ou involontairement ? Cela n’excuse pas le comportement de Jane, bien sûr. Mais ça aide à mettre les choses en perspective et à passer de mettre le blâme sur Jane à résoudre le conflit.

Répondez habilement

Quand vous rencontrez Jane pour aborder la question, approchez la réunion dans l’intention de comprendre et réconcilier, pas de gagner. La résolution de conflit n’est pas prendre le dessus sur l’autre personne; c’est développer une perspective partagée sur ce qui est arrivé, convenir des changements exigés et reconstruire la confiance.

Partagez votre perspective et votre expérience de façon constructive et soyez gentil : Jane  peut ne pas être (pleinement) consciente de ses actions et leur impact sur vous. En même temps, soyez honnête et ferme. Utilisez la première personne « Je »; décrivez ce que vous avez vu et entendu et comment ceci vous a affecté. Par exemple, “Je t’ai entendu questionner ma capacité à donner les priorités et prendre des décisions de produit efficaces; puis j’ai constaté que tu es partie sans me donner le temps de répondre. Je me suis par conséquent senti fâché et déçu.”

assomptionSéparez la personne de la question. Ne blâmez pas ni attaquez l’autre personne, ne généralisez pas (“c’est typique de toi”), ne parlez pas de ce que d’autres gens peuvent avoir dit (“John le dit aussi”), ne spéculez pas (“c’est probablement parce que tu n’as pas obtenu ce que tu voulais à la réunion précédente”). Écoutez avec un esprit ouvert et essayez de suspendre toute forme de jugement. Nous détenons tous un morceau de la vérité.

Offrez votre aide et faites des suggestions constructives pour résoudre le problème. Suggérez des changements que vous êtes prêts à faire, comme, “je t’inviterai dorénavant aux ateliers de planification produit pour que tu comprennes mieux la totalité des contraintes dont nous devons tenir compte en priorisant l’arriéré de produit,” ou “j’écouterai plus soigneusement tes suggestions ainsi tu ne te sentiras plus ignorée ni sur la touche.”

Exposez les changements positifs que vous souhaitez, par exemple, “cela m’aiderait vraiment si tu essayais d’être plus patiente et compréhensive,” ou “ce serait top si tu pouvais me faire savoir plus tôt si tu estimes que l’on n’entend pas assez ton avis.”

Souvenez-vous : Bien que vous vouliez être gentil et bienveillant, vous n’êtes pas responsable des pensées et des sentiments de l’autre personne. Vous pouvez encourager une autre personne à changer. Mais vous ne pouvez pas faire changer son attitude et comportement à qui que ce soit.

Passez à autre chose

trop difficile = abandonSi tout marche, vous avez composé avec Jane et avez convenu d’une manière d’avancer. Il reste alors à renforcer la relation et rétablir entièrement la confiance qui pourrait avoir été perdue. C’est en travaillant ensemble aussi bien qu’en socialisant, par exemple, prenant le café ou déjeuner ensemble, que cela se produira.

Si la conversation s’est mal passée, considérez quelles sont les prochaines étapes. Devriez-vous parler de nouveau à Jane ? Devriez-vous impliquer quelqu’un qui peut servir d’intermédiaire ? Devriez-vous faire remonter le problème ? Parler à votre manager ou ScrumMaster / Coach pourrait vous aider à choisir l’action appropriée.

Notes

[1] Jane est un caractère factice. Je suppose que le conflit peut être résolu par les gens impliqués contrairement aux transgressions sévères comme la violence ou le harcèlement sexuel. Dans le doute, impliquez votre manager et le département des ressources humaines.

[2] Le modèle de construction d’équipe de Tuckman, par exemple, suggère que les gens doivent gérer le conflit avec créativité pour être capables de travailler ensemble efficacement.

[3] Cette citation est souvent attribuée à Bouddha mais elle pourrait provenir en réalité de Buddhaghosa.

Foire aux questions sur les Histoires d’Utilisateur (User Stories) #Scrum

Frequently Asked Questions About User Stories

https://www.scrumalliance.org/community/articles/2016/april/frequently-asked-questions-about-user-stories par Sandeep Paudel

Les membres des équipes Scrum, participants aux formations, collègues et parties prenantes diverses impliquées dans des projets de mise en œuvre Agiles/Scrum posent souvent les mêmes questions sur les histoires d’utilisateur (User Stories). Ci-dessous, une liste de questions et réponses que je partage avec vous. J’espère que ces informations seront utiles à quiconque veut en apprendre davantage sur les histoires d’utilisateur.

Q: Que sont les histoires d’utilisateur (User Stories) ?

Une histoire d’utilisateur est une brève description de tout besoin fonctionnel. Elle est écrite d’une perspective utilisateur pendant ou avant la priorisation de l’arriéré de produit (Product Backlog) ou une session de planification de Sprint (Sprint Planning). Une histoire peut inclure, mais n’est pas limitée à, une fonctionnalité avec ses caractéristiques et ses règles de gestion, des demandes d’amélioration, des corrections de bogue, l’installation d’infrastructure, ou une documentation technique. Les histoires d’utilisateur peuvent représenter presque n’importe quelle activité pendant le cycle de vie du développement logiciel.

Q: Comment les histoires d’utilisateur sont-elles apparues ?

Il n’y a aucune date spécifique ou événement rapportés sur l’origine des histoires d’utilisateur. Cependant, la littérature suggère que les histoires d’utilisateur ont évoluées pendant le processus de collecte et de mûrissement des besoins qui ont été à l’origine documentés sous forme de cas d’usage. Des « programmeurs extrêmes » à la fin des années 1990 ont rendu les histoires d’utilisateur populaires dans l’arène du développement logiciel. Des approches Agiles plus récentes, comme Scrum et Kanban, ont aidé à largement promouvoir l’usage massif les histoires d’utilisateur.

Q: Comment dois-je écrire  une histoire d’utilisateur ?

Le format le plus populaire pour écrire des histoires d’utilisateur dans beaucoup d’approches Agiles est comme suit :

En tant qu’utilisateur (du système), je veux faire (action) pour que (les bénéfices à avoir cette fonctionnalité).

Par exemple, « En tant qu’étudiant, je veux voir mes notes pour connaitre ma performance. »

Q: Qui est responsable d’écrire les histoires d’utilisateur ?

Il n’y a aucun rôle spécifique responsable d’écrire une histoire d’utilisateur. Toute personne impliquée dans le processus de développement logiciel, des parties prenantes du métier aux membres de l’équipe Agiles, peut écrire des histoires d’utilisateur. Cependant, beaucoup d’histoires sont écrites pendant la session de revue de l’arriéré de produit par les membres de l’équipe de développement, comme les programmeurs, testeurs et analystes, ainsi que le propriétaire de produit (Product Owner).

Q: Quelles sont les qualités d’une bonne histoire d’utilisateur ?

Une histoire d’utilisateur idéale devrait être courte, simple et sans équivoque. Beaucoup de partisans Agiles considèrent le modèle de Bill Wake INVEST comme une base pour une bonne histoire.

I.N.V.E.S.T. (Relisez le billet sur INVEST)

  • IIndépendante
  • N– Négociable
  • V– de Valeur
  • EEstimable
  • SSuffisamment petite (Small)
  • TTestable

Q: Les histoires d’utilisateur exigent-elles une approbation ?

qui approuve une histoire utilisateur ?

Contrairement aux exigences opérationnelles ou aux documents dans des approches de développement logicielles traditionnelles, aucun processus formel n’existe pour approuver des besoins dans un environnement Agile. Et les histoires d’utilisateur ne sont pas les seules fonctionnalités, donc ce sont les membres de l’équipe Agile qui acceptent les histoires quand la plupart d’entre eux sont confiants sur la capacité à livrer cette histoire en une itération. Tous les doutes sur une histoire d’utilisateur sont clarifiés par le propriétaire de produit dans le cadre de Scrum.

Q: Quels sont trois Cs des histoires d’utilisateur ?

En 2001, Ron Jeffries Proposé le concept de trois Cs : Carte (fiche), Conversation Et Confirmation, pour atteindre le consensus sur une histoire de la part des parties prenantes dans le cadre Agile.

  • La Carte d’histoire est écrite sur une fiche, qui est souvent un Post-it®.
  • La Conversation est une série de discussions entre l’équipe de développement et les parties prenantes internes et externes pour comprendre la complexité et la valeur de l’histoire.
  • La Confirmation doit s’assurer que la conversation tournant autour de l’histoire est parvenue à une conclusion.

Q: Quelles sont les différences entre un cas d’usage (Use Case) et une histoire d’utilisateur ?

Bien le cas d’usage et l’histoire d’utilisateur semblent semblables et que beaucoup de personnes les confondent comme une des façons de décrire des besoins, ils sont différents de bien des façons, comme suit :

Histoires d’utilisateur et tâches :

Les membres de l’équipe exécutent des tâches basées sur l’ensemble d’activités pour construire une fonctionnalité, comme exprimé dans l’histoire d’utilisateur. Par exemple, l’histoire d’utilisateur est: Comme un acheteur de mon futur domicile, je veux voir la liste de maisons dans mon voisinage pour que je puisse faire une liste des maisons candidates sélectionnées que je veux acheter.

Les tâches pour l’histoire pourraient être:

    • Codage, utilisation de la logique appropriée
    • Intégration d’APIs de recherche et de cartographie
    • Développement de scénarios de test
    • Intégration avec des sources de données
    • Finalisation de filtre de sélection

Les histoires d’utilisateur sont mesurées de manière relative avec des tailles comme S, M, L, XL, etc., ou en utilisant la séquence de Fibonacci : 1, 2, 3, 5, 8, 13 …, basée sur la complexité de développement des histoires. Les tâches sont toujours calculées en heures et sont basées sur le niveau d’effort que chaque membre doit fournir pour chacune des tâches.

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Histoires d’utilisateur et épopées

Une épopée est un jeu de fonctionnalités qui ressemblent à une histoire au début, mais quand les membres de l’équipe commencent à l’analyser, ils constatent qu’elle pourrait être plus grande que précédemment envisagé. Donc ils doivent la décomposer en de multiples histoires. Une façon de différencier une épopée d’une histoire est en vérifiant qu’elle suit le modèle INVEST discuté plus tôt.

Que signifie vraiment “le Produit Viable Minimal” ou mVP de toute façon ?

Elon Musc donne du sens à une idée qui peut nous embrouiller.

Un extrait de l’excellent billet https://medium.freecodecamp.com/what-the-hell-does-minimum-viable-product-actually-mean-anyway-7d8f6a110f38 de Ravi Vadrevu

Un processus MVP simplifié en 3 étapes

J’ai pris des méthodologies complexes comme LEAN, Agile et Guerilla pour en distiller le process mVP en 3 étapes :

  1. Commencez avec un produit simple et unique résolvant un minuscule sous-ensemble d’un grand problème;
  2. Continuez à itérez, en résolvant constamment de plus grands problèmes connectés à la résolution du grand problème;
  3. Communiquez constamment la vision du grand problème qui sera résolu.

Utilisons l’évolution de l’éclairage pour illustrer comment cela fonctionne.

Source : Egg Lighting

Grand problème : l’Humanité a besoin d’un éclairage bon marché, efficace pendant l’obscurité

1er mVP : Feu. Les gens ont observé comment la foudre des cieux pouvait enflammer des forêts et créer le feu. Après expérimentation, en frottant des bouts de bois entre eux, ils ont créé leur propre feu. Problème résolu. Mais le feu n’est pas particulièrement portable.

2ème mVP : Lampes à pétrole, Bougies et Lanternes à Gaz. Maintenant les gens pouvaient emporter la lumière avec eux quand ils se déplaçaient. Problème résolu. Mais les bougies et des lanternes à gaz ne sont pas particulièrement éclairantes et la plus légère brise les éteint.

3ème mVP : Ampoules incandescentes. Les premières ampoules étaient alimentées par batterie et plus fiables qu’une bougie vacillante. Problème résolu. Mais comme les villes ont grandi en taille, la demande pour un éclairage plus répandu a grandi. Le réseau national n’avait pas encore été construit.

4ème mVP : Électricité largement disponible. Pour transmettre l’électricité sur de longues distances, le courant alternatif et les transformateurs ont été développés. Des centrales électriques thermales ont été construites pour satisfaire la demande massive. Problème résolu. Mais comme la demande mondiale en électricité augmentait, des alternatives sont devenues nécessaires.

5ème mVP : Énergie solaire. Des ampoules de consommation en watts inférieures remplacent les ampoules incandescentes originales tandis que les panneaux solaires deviennent plus efficaces et meilleur marché à produire. Problème résolu. Mais les solutions solaires restent encore relativement chères et l’adoption trop faible pour être en position d’éteindre le réseau électrique.

6ème mVP : une Planète dont l’énergie provient seulement du soleil. Des batteries hautement efficaces peuvent être chargées par des panneaux solaires bon marché et omniprésents. À ce point il devient possible d’éliminer notre dépendance aux carburants fossiles. Nous n’y sommes pas encore tout à fait.

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Elon Musk est un entrepreneur qui est exceptionnel dans son application du processus mVP en 3 étapes.

1. Commencez avec un produit simple résolvant un problème minuscule.

Il a lancé une voiture électrique en moins de 3 ans qui est devenue la voiture électrique la plus demandée au monde.

2. Continuez à itérer, en résolvant constamment des problèmes plus grands.

L’autonomie de la batterie continue de s’améliorer pour que les voitures aient davantage d’autonomie et améliore leurs performances: 100km/h en 2.28 secondes, la technologie de conduite sans chauffeur réduit les accidents, la seconde phase de Tesla introduit des bus et des camions électriques, la fusion de Tesla avec Solar City et l’achèvement de Gigafactory.

3. Communiquez constamment la vision du grand problème.

La vision suprême de Musk est une planète actionnée entièrement par le soleil et finalement habiter de multiples planètes. Il n’est pas le meilleur communicant du monde. Beaucoup de ses discours sont maladroits (il s’améliore avec le temps). Mais il a capturé l’attention du monde parce qu’il communique constamment sa vision, en livrant des mVPs tout au long de ce voyage.

Imaginez si Musk avait commencé à résoudre son grand problème en construisant d’abord la Gigafactory (avant Tesla et Solar City). Il pourrait avoir lancé un mVP qui produise 1 batterie par mois. Cette idée n’irait nulle part, parce qu’il ne nous aurait pas embarqué dans ce voyage depuis où nous nous trouvons maintenant vers où il voit que nous devons aller. Son mVP ne serait pas viable.

Les entrepreneurs font très souvent l’erreur de commencer par le grand problème. Ils livrent alors un mVP, mais le marché ne répond pas parce qu’ils ne nous ont pas embarqués sur le voyage exigé. Le résultat ? mVP non viable qui aboutit souvent à un flop.

Processus mVP en 3 étapes en pratique

Disons que vous ayez lancé votre produit. Une poignée de clients a signé pour votre première version. Votre outil de suivi vous dit qu’il y a des téléchargements. Mais vous remarquez aussi que l’engagement est très faible. Vos projections financières sont loin de l’utilisation que vous aviez prévue.

Contrairement à la croyance populaire, ce n’est pas un désastre.

La bonne nouvelle est que les gens adhèrent à une certaine partie de votre vision. C’est le premier pas dans la validation de votre marché. C’est à ce moment que le responsable de la stratégie produit doit sortir du bureau, parler aux clients et comprendre la situation :

  • Quelle est exactement la partie de votre vision qui a initialement capté leur attention ?
  • Qu’est-ce qui précisément rend votre produit difficile à utiliser pour atteindre la vision ?
  • Y a-t-il quelqu’un d’autre qui fait ceci mieux que vous? Que fait-il différemment ?
  • Le problème est-il que les clients veulent résoudre un problème différent de celui que vous adressez ?

C’est un processus systématique d’analyse et de compréhension du sens. C’est un processus scientifique qui se base sur des données et une métrique bien définie. Mais le processus est guidé par la vision de l’artiste qui imagine un futur meilleur plus enrichissant. Non seulement l’artiste voir l’avenir, mais il peut voir le chemin à parcourir pour atteindre cet avenir. Et il sait que les livraisons de mVPs sont comme des tremplins pour nous déplacer d’ici jusque là-bas.

C’est ma compréhension de ce que fait un Produit Viable Minimal qui est réellement Viable.

Quelle est la vôtre ?

Accueil bienveillant des changements dans les besoins exprimés

Le principe Agile d’accueillir des exigences changeantes avec bienveillance peut s’avérer le plus difficile à adopter !

Welcoming Changing Requirements

https://www.scrumalliance.org/community/articles/2017/may/welcoming-changing-requirements par Joseph Collins

Quelqu’un qui a passé du temps dans le cycle de vie de développement de logiciel traditionnel peut certifier que le principe Agile d’accueillir des exigences changeantes peut s’avérer le plus difficile pour des organisations basculant vers Agile. Dans le cycle de vie traditionnel, changer les besoins génère de la frustration, de la colère, du désespoir et, dans certains cas, des frais d’avocats et des coûts additionnels.

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Le mouvement Agile demande que les clients et les organisations de développement travaillent ensemble et embrassent le changement pour le plus grand bénéfice de l’utilisateur final. Ce niveau de transparence exige que les murs tombent entre clients et développeurs. Il nécessite aussi que le client reconnaisse l’impact que le changement aura sur le projet et le coût complémentaire du changement sur le budget de projet, ainsi qu’acquérir un meilleur niveau de compréhension du travail.

Le client et les développeurs  atteignent une compréhension mutuelle

Dans une mauvaise mise en œuvre de Agile, les clients pensent qu’ils peuvent changer les exigences aussi souvent qu’ils le souhaitent et que le personnel de développement doit gérer ces changements. « Hé, vous avez dit que vous étiez Agiles, non ? »

Dans une bonne mise en œuvre, le client et le développement travaillent ensemble en étroite collaboration pour examiner et adapter le produit à chaque occasion possible. Comme le produit est revu fréquemment, le client et l’équipe maintiennent une compréhension partagée de l’état actuel du produit et de l’état actuel du marché. Quand le client change des exigences, le changement, son coût de mise en œuvre et son impact sur le projet dans son ensemble, sont mutuellement compris.

Jeff Sutherland utilise l’expression « Money for nothing and your change for free » (« l’Argent pour rien et votre changement gratuit ») quand il conseille des organisations sur la façon d’écrire des contrats Agiles (ndlt. Tiens, je ne savais pas que Jeff est fan de Dire Straits). En essence, on tient compte des deux côtés pour avoir une flexibilité maximale; l’équipe de développement tient compte d’exigences changeantes sans modifier le contrat ni charger des honoraires de modification et, en échange, le client consent à participer conjointement au processus Agile et au cycle de vie du développement de logiciel. Dans le cas où le client est satisfait avec moins de travail que prévu à l’origine, ils peuvent finir le contrat plus tôt, avec le paiement d’une partie prédéterminée du contrat restant.

Le changement est bon

La position est que le changement est bon. Il permet au client de satisfaire l’utilisateur final avec les fonctionnalités de plus forte valeur et de terminer le contrat au plus tôt. Il permet à l’entité de développement de recevoir la juste compensation pour livrer tôt et leur permet de se passer à l’opportunité suivante.

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« Accueillir des changements dans les exigences, même tard dans le développement » ne signifie pas que le propriétaire de produit, le « Product Owner », est libre d’ajuster les critères d’acceptation après que le sprint ait commencé. Les processus Agiles qui exploitent le changement pour y gagner un avantage compétitif devraient être mis en œuvre avant l’exécution de sprint. De l’avis de tous, il existe un processus pour terminer un sprint plus tôt; cependant, c’est rare.

Les processus agiles facilitent l’élaboration progressive, la décomposition, le raffinement de l’arriéré de produit, une approche incrémentale et la planification de sprint; Ils exploitent pleinement le changement tout en protégeant l’équipe.

fausses idées sur l’arriéré de produit (Product Backlog)

L’Arriéré de Produit n’est pas une liste géante d’histoires utilisateurs

Misconceptions about the Product Backlog

http://www.extremeuncertainty.com/misconceptions-product-backlog/  par leontranter

Il y a beaucoup de fausses idées sur l’Arriéré de Produit. En fait, je dirais que c’est probablement l’artefact le moins bien compris de Scrum. Et cela peut causer de gros problèmes, pas seulement pour votre produit et son planning, mais pour vos développeurs également. Étant un propriétaire de produit et manager cette chose est un travail difficile et il est facile se tromper. Cet article dissipera certaines des fausses idées sur l’arriéré de produit.

L’Arriéré de Produit n’est pas une liste géante d’histoires utilisateurs

Beaucoup de gens pense que l’arriéré de produit est essentiellement une grande liste d’histoires d’utilisateurs, classées de la plus haute à la plus faible priorité. Comme si vous aviez un grand tableau et chaque ligne dans le tableau était une histoire d’utilisateur, avec un identificateur, un nom et une description et c’est votre arriéré.

Cela semble agréable et simple, mais c’est un arriéré de produit épouvantable, pour nombre de raisons :

  • Les histoires ne sont reliées l’une à l’autre d’aucune façon significative
  • Il n’y a aucune dépendance entre les histoires
  • Les histoires sont non seulement sans rapport l’une avec l’autre mais elles ne sont liées à aucun horizon particulier ou version
  • Il n’y a aucune explication “de l’image plus grande” sur comment les histoires touchent au produit, ses fonctions et sa vision.

Un arriéré de produit est vraiment une feuille de route

Un bon arriéré de produit commence par une feuille de route, qui est une vue très de haut niveau de l’avenir du produit. Il y a évidemment beaucoup de choses que nous ne savons pas au commencement, mais un propriétaire de produit devrait commencer par une feuille de route et une vision de comment le produit pourrait se développer puis commencer à décomposer ce plan en des fonctionnalités ou des épopées et des versions ou des horizons.

roadmap to success...
Il s’agit d’une feuille de route

Cela vous permet de :

  • Rapprocher des histoires l’une de l’autre, via une fonction ou une épopée
  • Donner les dépendances entre histoires
  • Définir les fonctionnalités et épopées et quelle valeur elles fournissent et pourquoi vous les construisez.

Les fonctionnalités et épopées peuvent entrer dans l’arriéré. Et elles peuvent avoir leur propre description avec valeur, risque, bénéfices, dépendances et critères d’acceptation définis. Elles peuvent être évaluées et priorisées. Tout cela fournit “l’image plus grande”, la « big picture ». Si vous avez juste une liste d’histoires, comme quelqu’un l’a une fois dit, vous avez “un sac de feuilles, au lieu d’un arbre”.

Un arriéré de produit devrait être un arbre, pas un sac de feuilles

Donc vous voulez vraiment des histoires dans votre arriéré, mais vous voulez d’autres choses aussi. Et vous voulez que les histoires découlent de ces autres choses. Les histoires entrent en dernier, pas en premier.

arbre de la connaissanceAinsi, si vous voulez un arbre :

  • Débutez avec une vision de produit et une feuille de route
  • Décomposez-les en fonctionnalités et épopées
  • Dressez la carte des fonctionnalités et des épopées sur des horizons ou des versions
  • Décomposez -les alors en histoires d’utilisateur.

C’est un grand sujet et qui mérite beaucoup plus de couverture. Je recommanderais que vous lisiez User Story Mapping par Jeff Patton si vous voulez en savoir davantage.

Vous n’avez pas besoin d’évaluer toutes les histoires de l’arriéré

Certaines personnes pensent que vous devez avoir des évaluations sur tout dans l’arriéré, parce qu’autrement les items ne sont pas prêts à être travaillés. C’est-à-dire, ils ne respectent pas votre définition de « Prêts » (Ready). Et avoir quelques histoires prêtes à engager est bon, vous n’avez pas besoin que tout l’arriéré soit prêt à être entrepris. Le fait est que certaines des choses dans l’arriéré pourraient ne pas être travaillées avant une longue période de temps. Certaines d’entre elles pourraient ne jamais être développées. Et c’est OK.

Souvenez-vous, votre arriéré est fondamentalement superflu. Pour être plus spécifique, c’est le gâchis de type « Inventaire » en Lean. C’est une pile de choses qui restent là à attendre. Sans faire quoi que ce soit, sans allant où que soit, sans ajouter aucune valeur. Vous pouvez dépenser beaucoup de temps à construire, définir et évaluer un énorme arriéré de choses. Ou vous pouvez dépenser ce temps à faire en réalité du travail. C’est-à-dire à construire un logiciel.

Trouvez le bon équilibre

balance temps vs ressourcesIl existe un bon équilibre et le trouver n’est pas aisé. Si vous n’évaluez rien, vous ne savez pas combien de temps il faudra pour construire quoi que ce soit. Si vous évaluez tout, c’est beaucoup de travail. Je pense qu’il est bon d’utiliser un système « n+1 » ou « n+2”, où vous avez le prochain ou les 2 sprints suivants de travail bien défini et évalué et prêt à entreprendre. Ainsi, si vous entrez dans la planification de sprint, vous pouvez avoir une vue d’où vous allez vous rendre. Et si les choses changent et que vous décidez de prendre quelque chose d’autre dans l’arriéré qui est un peu plus loin, vous pouvez aussi le faire. Mais vous ne dépensez pas 90 % de votre temps en planification et estimations.

Mais comment faisons-nous la planification d’une version si nous n’avons pas évalué les histoires ?

Les gens se bloquent sur ce point, mais c’est très simple. Vous pouvez simplement utiliser des moyennes. Donc, vous avez les un ou deux sprints d’histoires évaluées et pour le reste de votre arriéré, vous pouvez juste utiliser des points d’histoire médians (pour cette équipe) pour chaque histoire. Si vous avez 50 points d’histoires dans vos deux sprints suivants, avec une moyenne de 6.2 points (ce ne sera probablement pas un nombre de Fibonacci). Vous avez 30 autres histoires dans votre arriéré. Donc votre taille d’arriéré de produit est de 186 (6.2 fois 30) plus 50 (vos sprints évalués) pour un total de 236. Vu ? Facile.

La vérité est, quelques histoires s’avéreront être plus grandes que la moyenne et certaines s’avéreront être plus petites et c’est OK. Parfois votre vitesse sera plus élevée, parfois plus lente et c’est OK. Si vous le pouvez, essayez de faire décomposer les histoires en tailles semblables, proches des 5 ou 8. Cela rend l’affaire plus simple et plus précise. Vous pouvez même faire des estimations approximatives pour des fonctionnalités où vous n’avez pas décomposer les histoires, avec des évaluations de niveau de fonctionnalité, ou en utilisant un nombre moyen d’histoires par fonctionnalité et en multipliant le tout.

Souvenez-vous, l’estimation n’est pas porteuse de tant de valeur en premier lieu. N’y investissez pas trop de temps. Parce que les incertitudes sur les bénéfices sont plus fortes que les incertitudes sur les dépenses.

Vous ne devriez pas mettre chaque idée à laquelle vous pouvez penser dans l’arriéré

Certains propriétaires de produit se lâchent un peu trop quand ils passent sur Agile et disent “Super, je peux mettre tout ce que je veux ici ! Étonnant !”. Et passer les 20 jours suivants à bourrer l’arriéré de plein de particules et des pièces aléatoires, comme des gosses dans une confiserie.

Ce n’est pas une bonne pratique. Souvenez-vous, les articles dans l’arriéré sont une forme de gâchis. Vous voulez une feuille de route claire et une vision pour votre produit, pas une grande liste aléatoire de blanchisserie “de choses qui pourraient être sympas”. L’arriéré devrait refléter votre vision et stratégie pour le produit. Il devrait être capable de prendre en compte des changements, mais ne l’exagérez pas et surinvestissez pas. Concentrez-vous sur votre sprint actuel et paire suivante de sprints. Essayer de penser beaucoup plus loin que cela est de la pure spéculation et n’apporte pas de valeur.

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Vous pouvez aussi totalement enlever des choses de l’arriéré

Des personnes pensent qu’une fois que quelque chose entre à l’arriéré, il ne peut jamais en ressortir. Ils pourraient penser “quel serait le point d’ôter quelque chose de l’arriéré ? C’est juste une idée, c’est juste un item de contenu potentiel. Nous pourrions ne jamais le construire, mais il n’y a aucun mal à le garder là”. Il y en a, c’est du superflu. Il introduit de la confusion embrouille les choses. De nouveau, l’arriéré n’est pas une liste de blanchisserie, c’est une feuille de route des fonctionnalités par version et qui reflète une vision et une stratégie de produit. Tenez-le fermement et propre et à jour. N’ayez peur de supprimer des choses. Si vous voulez vraiment y revenir plus tard, vous pourrez probablement la déterrer ou y bien réfléchir de nouveau (les choses peuvent avoir changé et reprendre le besoin pourrait ne pas être une mauvaise chose de toute façon).

Les développeurs devraient avoir voix au chapitre dans l’arriéré de produit

Certains pensent que l’arriéré de produit est exclusivement le domaine du propriétaire de produit. Et c’est partiellement vrai, mais pas tout à fait. Le propriétaire de produit dit ce qui y entre et dans quel ordre. Il est responsable de l’arriéré de produit. Et généralement, les développeurs s’occupent de l’arriéré de sprint, puisque c’est leur domaine. Ils construisent la portée qui entre dans le sprint. Mais un propriétaire de produit avisé parle toujours à l’équipe comme il construit et manage l’arriéré.

Les développeurs comprennent de domaine technique du produit. Ils comprennent ce sur quoi d’autres équipes travaillent et quelles nouvelles technologies arrivent (au minimum, ils le devraient). Ils comprennent les risques techniques et les dépendances dans le travail. Donc la discussion sur l’arriéré de produit avec eux est extrêmement importante.

La planification de sprint devrait être un environnement “sans aucune surprise”. Personne ne devrait lever la main en lisant un article de l’arriéré et dire “qu’est-ce diable que cela ? Je n’ai même aucune idée de ce que cela signifie ». La planification de sprint devrait être le choix final de quels articles de portée bien définis et compris de l’équipe prêts pour entrer dans le sprint.

J’espère que cet article effacera quelques fausses idées sur l’arriéré de produit! C’est un sujet important, difficile et il existe beaucoup de lectures que vous pouvez faire si vous êtes intéressés par ce sujet.