différences entre autorité et autoritaire dans le management de projet

Authority v authoritarian

http://www.johngoodpasture.com/2012/06/authority-v-authoritarian.html Par John Goodpasture, PMP

Nous ne parlons pas ici d’autorité morale; nous nous concentrons sur l’autorité que confère la fonction et ses abus potentiels.

Qui dans le domaine du management de projet a une telle autorité ?

Il y a deux réponses :

  • Le chef de projet (ou directeur de portefeuille, ou manager de programmes ou directeur exécutif, selon le niveau)
  • Le conseil ou comité de gouvernance (les personnes qui contrôlent l’application des règles, dont le sponsor de projet)

Chaque leader et chaque manager veulent l’autorité qui soutient leurs responsabilités. Le Principe de Subsidiarité dit de donner l’autorité à l’autorité compétente la plus basse dans l’ordre hiérarchique. Toutes les personnes que je connais sont d’accord avec cette idée. Mais, pour les objectifs de cette discussion, restons sur le chef de projet.

Qu’attend-on de l’autorité ?

  • Esprit de décision : volonté et capacité de prendre une décision, dans un délai adéquat, avec une autorité morale suffisante pour qu’elle tienne.
  • Ordre et protection : tenir à distance les barbares pour que le travail effectif et efficace puisse être réalisé.
  • Un point de décision : autrement dit, pas un comité; et, où tout s’arrête ici sans avoir à circuler dans une boucle infinie d’indécision.
  • La capacité et la volonté de dire oui : (ceci diffère juste du simple fait de prendre une décision) car presque tout le monde dans une bureaucratie peut dire non. C’est l’objet de la bureaucratie… de diffuser et diversifier le risque. Dire « Non » est la même qu’exécuter  le Plan A : Ne rien faire; souvent c’est la chose qui comporte le moins de risque.
  • Surmonter les « tacleurs » : Lié de près à la capacité et la volonté de dire « oui », ceci est un peu différent : cela signifie passer au dessus des personnes qui disent « non ».
  • Garder la tête froide quand d’autres la perdent : Ceci permet de résister à la pression et c’est une antidote à l’affolement (Voir : tragédie de Mann-Gulch)
  • Transparence : ceci peut être le « buzzword » business du jour en matière de décision et d’autorité, mais c’est vraiment le code à suivre pour un traitement juste et équitable de tous les constituants, même si certains y perdent et d’autres y gagnent. Cela ne signifie pas que chacun reçoit une médaille. Et, ceci diffère du manque de secret : le Secret a sa justification opérationnelle dans certains domaines.

Alors, qu’arrive-t-il quand l’autorité devient autoritaire ?

  • L’intolérance aux points de vue différents… c’est-à-dire l’intolérance pour les éléments de décision qui sont inconvénients.
  • L’intolérance envers ceux qui n’adhèrent pas à la doctrine … c’est-à-dire ce sera « à notre façon » ou allez voir ailleurs
  • Le secret sans raison opérationnelle… aucun temps pour justifier les décisions aux plus petits
  • La prise de décision en mode panique qui mène au sacrifice des petites gens
  • La prise de décisions sans considération du sacrifice des petites gens
  • Aucune prise de décision du tout… juste rien
  • Aucune consultation parce que le décideur est autodéterminé
  • Le cercle de décideur est petit… la pensée de groupe peut être tout ce qui en sort

Daniel Kahneman (voir article précédent avec vidéo TED) nous donne un morceau intéressant de compréhension dans son livre « Thinking, fast and slow ». Dans un régime autoritaire, les gens peuvent être persuadés d’accepter un message faux par une simple et fréquente répétition. Dites-le assez et on le croit. Et, vous ne devez pas même répéter le message en entier. Par un phénomène connu sous le nom de « priming » (amorçage), le message est efficacement répété en revenant simplement sur le message d’amorçage.

Au final : c’est bon jusqu’à ce que ce soit mauvais. Alors, il faut y résister et le réparer.

3 réflexions sur “différences entre autorité et autoritaire dans le management de projet

  1. Tagar

    Parfois il s’avère compliqué de manager une équipe, je pense que quand la situation nous dépasse on doit faire appel à un consultant pour nous aider à la gérer. Dernièrement je me suis adressé à un consultant en management complètement dingue qui a traité tous nos problèmes compliqués par le rire. Il nous a fait un bien fou. Mon équipe a vraiment apprécié, ça les a boosté et leur a redonné le moral. Depuis, leur performance au travail s’est améliorée. Rien qu’en regardant ses vidéos je me rappelle de son show et je pleurs de rire. Jetez-y un coup d’œil : http://www.themotivatorofchange.com

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