La courtoisie favorise la collaboration

Un article très original de Ty Kiisel intitulé « Common Courtesy Conducive to Collaboration ».

Il peut paraître trivial voire un peu rétrograde de reconnaître la courtoisie la plus élémentaire comme élément prépondérant dans l’établissement de bonnes relations de travail, et pourtant, combien de fois est-elle piétinée dans le monde du travail ?

« Common Courtesy Conducive to Collaboration »

Je me suis souvent demandé, pendant les presque trente dernières années de ma carrière, pourquoi il semble que la confrontation brutale semble souvent l’emporter sur la courtoisie dans les organisations. J’ai tendance à être d’accord avec Emerson quand il a écrit, « Il y a toujours une meilleure façon de faire toute chose, même si c’est seulement faire bouillir un œuf. Les bonnes manières sont les façons heureuses de faire ces choses. »

Dans des organisations où la collaboration efficace est critique au succès du projet, la qualité de nos interactions avec nos pairs, nos supérieurs et nos subalternes est importante — Voici pourquoi je crois qu’une communication cordiale est si importante pour le succès du management de projet.

En mai 1940, Neville Chamberlain a été démis de son poste de Premier ministre de la Grande-Bretagne pour son échec de répondre à la menace de guerre de l’Allemagne. En tant que Premier ministre nouvellement nommé, sa première intervention devant le Parlement est celle où Winston Churchill a dit le fameux, « je n’ai rien à offrir que du sang, un dur labeur, des larmes et de la sueur. »

Cependant, mon point pour mentionner Winston Churchill n’est pas de discuter sa capacité à rassembler l’Angleterre pour repousser une invasion allemande potentielle, mais de reconnaître sa bienveillance et générosité d’esprit envers un ancien rival au passage. Je crois qu’il aurait été facile de frapper et de châtier le Chambellan pour son inaction, cependant Churchill s’est rendu compte que le faire ne servirait en rien pour promouvoir la cause de la liberté et ternirait seulement le nom de l’ancien Premier ministre et abaisserait le sien.

Au lieu de cela, voici un petit extrait de ce que Churchill a dû dire aux obsèques du Chambellan, « C’est tombé sur Neville Chamberlain lors de l’une des crises suprêmes du monde d’être contredit par les événements, d’être déçu dans ses espoirs et trompé et déçu par un mauvais homme. Mais qu’étaient ces espoirs pour lesquels il a été déçu ?… Ils étaient sûrement parmi les instincts les plus nobles et bienveillants du cœur humain — l’amour de la paix… Quoi que l’histoire puisse dire ou pas de ceux des années épouvantables, incroyables, nous pouvons être sûrs que Neville Chamberlain a agi avec une parfaite sincérité selon les lumières et est allé à l’extrême de sa capacité et autorité … de sauver le monde de la lutte terrible, dévastatrice dans laquelle nous sommes maintenant engagés. »

Nous travaillons dans un âge de messagerie instantanée, d’email et autres communications presque instantanées. Nous ne devrions pas laisser l’immédiateté du média nous autoriser à devenir durs et trop « faciles » dans notre manière d’approcher nos collaborateurs, même quand les problèmes surgissent et que des erreurs sont commises. Même sur le lieu de travail actuel, il y a une place pour la courtoisie.

  1. Prenez du temps pour rendre votre communication réfléchie et cordiale : Quand les délais sont raccourcis et demandent aux équipes projet d’en faire de plus en plus, prenez quelques secondes supplémentaires pour écrire un email ou autre communiqué afin de considérer que votre communication est destinée à une personne. J’aime commencer chaque email par une salutation, qui me rappelle que j’écris à quelqu’un. Les deux ou trois secondes supplémentaires que cela me demande pour m’adresser directement à la personne n’impactent pas négativement ma productivité, mais cela m’aide vraiment à favoriser une relation de travail productive et cordiale.
  2. Prenez le temps d’être poli : Dans le monde imparfait du travail en mode projet, des décisions difficiles sont parfois prises — mais cela ne signifie pas que nous devons jeter la politesse par la fenêtre. Dans mes plus de trente années de carrière professionnelle j’ai observé que ce qui avait l’habitude d’être considéré comme de la courtoisie de base entre supérieurs, subalternes et collègues devient « pittoresque » et considérée « inutile ». Il n’y a rien de mal à prendre en considération les sentiments de quelqu’un qui a besoin d’être réprimandé, aussi stupide que vous pensiez qu’ils soient ou combien était grande l’erreur qu’ils aient fait. Étant poli et prévenant l’un envers l’autre est le moins que nous devrions être capables d’attendre de nos collègues « professionnels ». En faire à moins est improductif et immature.
  3. éliminez la critique de la critique « constructive » : on m’a appris très tôt dans ma carrière, par des amis et des collègues beaucoup plus avisés que moi, que la « critique » n’était jamais « constructive ». Je ne pense pas avoir travaillé dans une seule équipe de projet qui soit tout le temps d’accord. Le management de projet implique beaucoup de créativité dans la résolution de problèmes, ce qui signifie que l’on réussi rarement du premier coup. La stimulation d’un environnement créatif où les membres d’équipe résolvent avec créativité des problèmes et insistent sur l’excellence exige la collaboration, pas la critique. Quand les désaccords surgissent ou un changement de direction est exigé, « je n’aime pas cela, » devrait être suivi par, « voici pourquoi et voici une suggestion sur comment vous pourriez procéder. »

La communication efficace ne repose pas sur des tours de magie ou des trucs. À mon avis, il est important de se souvenir que la communication efficace est personnelle. Il importe peu si c’est en face à face, via l’email, ou même dans un blog, c’est une personne qui interagit avec une autre. Les outils de gestion de projet peuvent aider à faciliter la communication et la collaboration, mais le type de communication dépend seulement de vous.

L’auteur américain et le dramaturge Jean Kerr ont dit, « l’Homme est le seul animal qui apprend en étant hypocrite. Il feint d’être poli et ensuite, finalement, il devient poli. »

Que faites-vous dans votre organisation pour encourager l’interaction prévenante et courtoise entre collègues ?

Quand les projets échouent, c’est très souvent à cause des fondamentaux

Un de nos directeurs informatiques a récemment rappelé à notre équipe : « vous savez, quand les projets informatiques internes échouent dans notre boite, c’est très souvent à cause des fondamentaux ». Cette réflexion fait écho à un article récemment publié par Ty Kiisel et ayant pour titre « Don’t Forget the Fundamentals of Project-Based Work ».

Il est très vrai que comme nous devenons des experts de notre discipline, nous nous concentrons sur ses aspects complexes et avancés. Nous regardons des métriques et mesures perfectionnées, des calculs, des processus … Cependant nous devons garder à l’esprit le fait qu’il y a des fondamentaux, des principes de base qui assassineront notre projet si nous les perdons de vue.

Parmi ceux-ci, Ty mentionne:

  • Un objectif business clairement défini qui soit bien compris de tous.
  • Un engagement actif du management.
  • Une détermination partagée de réussir le projet.

Je suggérerais d’ajouter :

  • Une gouvernance de projet claire et simple
  • Des besoins business clairs
  • Un contenu bien défini et une maîtrise du management des modifications/changements
  • le devoir de satisfaire le client

Même si la gestion de ces principes de base peut ne pas sembler très passionnante, c’est souvent ce qui fait la différence entre les projets et les chefs de projet qui réussissent et ceux qui échouent.

when projects fail, it’s very often because of the fundamentals

One of our IT senior directors reminded our team: « You know, when internal IT projects fail in our company, it’s very often because of the fundamentals ». This echoes an article recently published by Ty Kiisel and entitled « Don’t Forget the Fundamentals of Project-Based Work ».

It is very true that as we become experts in our discipline, we focus on its complex and sophisticated aspects. We look at advanced metrics and measures, calculations, processes… However we must keep in mind the fact that there are some basics, some fundamentals which will kill our project if we loose sight of them.

Amongst these, Ty mentions:

  • Clearly defined business objective that is well understood by all.
  • Active executive commitment.
  • Shared determination to complete the project.

I would suggest that we add:

  • A clear and simple project governance
  • Sound business requirements
  • Clarity on scope and mastering change management

While managing the fundamentals may not sound very exciting, it often is what makes the difference between projects and project managers who are successful and others who aren’t.

comment tirer le maximum des événements professionnels auxquels vous participez

Un article par Sheilina Somani (que j’ai eu la chance de rencontrer lors d’événements organisés par France-Sud PMI) dans PM Network, ayant pour titre « Creating Connections » a attiré mon attention. Sheilina insiste sur le fait que pour obtenir le meilleur d’événements de réseautage, la préparation est reine. Bien sûr, je suis d’accord et je suggère que vous considériez de faire les petites choses suivantes avant et lors du prochain événement que vous suivrez.

Avant l’événement

Assurez-vous que vous êtes clairs sur votre motivation d’y participer.

Il se peut que le sujet ait pour vous un intérêt direct au plan professionnel ou personnel, ou que vous souhaitiez y apprendre quelque chose de nouveau, ou simplement y retrouver de vieux amis ou rencontrer de nouvelles personnes, ou bien vous êtes l’un des intervenants, ou vous prévoyez d’écrire un article pour votre blog, ou d’utiliser cet événement comme opportunité de vendre ou de promouvoir vos produits et société, votre activité ou votre projet … En bref, savoir pourquoi vous y allez vous fournira un meilleur focus dans votre préparation, pendant l’événement et pour son suivi. Efforcez-vous d’être aussi précis que possible. Si votre objectif est de rencontrer de nouvelles personnes : Combien ? Pourquoi ? S’il vous souhaitez trouver des prospects : combien ? Et provenant de quelles sociétés et secteurs ?

Ok, maintenant que votre objectif est un peu plus clair, faites des recherches sérieuses sur l’événement auquel vous êtes inscrit.

Essayez de vous familiariser avec le sujet qui est au cœur de l’événement, faites des recherches sur Internet et lisez des articles sur le sujet, en particulier ceux écrits par les intervenants. Cherchez aussi davantage d’informations sur les organisateurs et voyez si vous pouvez leur être utile. Renseignez-vous également sur le aspects pratiques, comme le style vestimentaire, ou l’heure exacte de début, la localisation et des directions pour y accéder.

Pendant l’événement

Arrivez tôt.

Il est toujours plus facile d’engager la conversation avec les organisateurs ou les orateurs si l’on arrive parmi les premiers. Si vous avez ciblé des personnes spécifiques que vous voulez rencontrer, demandez aux organisateurs s’ils seraient assez aimables pour vous les présenter. D’ordinaire, ils connaissent beaucoup de participants sinon tous. De plus, comme les gens arriveront petit à petit, vous aurez de bien meilleures occasions de les rencontrer avant qu’il n’y ait foule.

Posé, poli, attentif à la personne que vous rencontrez

De manière générale, je recommanderais d’être posé plutôt que hardi, poli lorsque vous rejoignez des groupes qui discutent, en demandant si vous pouvez intervenir ou poser une question par exemple, écoutez avant de parler. Sheilina rappelle souvent que Dame Nature nous a faits avec 2 oreilles et 1 bouche afin d’écouter deux fois plus que parler. Dédiez vraiment et sincèrement votre attention à la personne avec laquelle vous parlez. Si la rencontre est intéressante, efforcez-vous de laisser quelque chose avec votre interlocuteur pour lui rappeler qui vous êtes, une carte de visite, une adresse électronique, un numéro de téléphone. Et essayez d’obtenir la réciproque de sa part.

Focus sur l’intervenant

Quand l’événement débute vraiment, commencez par choisir un siège d’où vous verrez et entendrez correctement le présentateur et son matériel audio visuel. Recentrez votre attention sur l’intervenant : le sujet, les messages, la personne, la manière dont il délivre sa présentation ou son discours… tous ces domaines sont porteurs d’enseignements.

Tour en faisant ceux-ci, n’oubliez pas d’apprécier l’instant.

Après l’événement

Remerciez organisateurs et intervenants

Envoyez un message de remerciement aux organisateurs ou aux intervenants que vous avez appréciés. Vous seriez peut-être surpris du très très faible nombre de merci que les organisateurs reçoivent malgré leur travail dévoué. Aussi, soyez différent.

Construisez de vraies relations

Donnez suite rapidement auprès de vos nouveaux contacts pendant que la réunion est encore fraîche dans leurs esprits et dans le vôtre. Si vous avez proposé de faire quelque chose pour eux, faites-le. Ce pourrait être de leur envoyer un titre de livre ou les références d’un blog que vous aimez et dont vous avez discuté, ou bien une brochure, ou même un un prospect… Bien sûr, invitez-les à rejoindre votre cercle de contacts sur vos réseaux sociaux préférés (LinkedIn et Viadeo dans mon cas) afin de rester en contact et d’apprendre à mieux se connaître. Cela peut vous fournir des idées sur leurs centres d’intérêt et vous serez alors en meilleure position de nourrir cette nouvelle relation avec par exemple des pointeurs vers des articles sur un domaine d’intérêt qui vous est commun.

Je vous propose d’essayer ces quelques propositions et de me donner des retours d’expérience. Que devrions-nous ajouter à cette liste ?

making the most of professional events

An article by Sheilina Somani (who I had the chance to meet at PMI France-Sud events) in PM Network, entitled « Creating Connections » prompted my attention. Sheilina insists on the fact that to get the most out of networking events, preparation is king. Of course, I do agree and I suggest that you consider doing the following for the next event you will attend.

Before the event

Make sure that you are clear on why you’re going.

It could be that the subject is of direct professional or personal interest, or you’d like to learn something new, or simply meet some old friends or some new people, or you’ll be presenting at the event, or write an article for your blog, or delivering a sales pitch, or marketing you company, activity or project… Knowing why you go will provide you with a better focus in your preparation, during the event and afterwards. And try to be as precise as possible. If your objective is to meet new people: how many? why? If it is to generate contacts with sales focus: how many leads? In which companies or sector?

Ok, now that your objective is clearer, do some research about the event you’ll be attending.

Try to familiarize yourself with the subject of the event, do internet searches and read papers on the topic in particular those coming from speakers who will participate. Also seek more information about the organizing party to see if you can be of any assistance. Seek past events minutes or presentations. Ask for more details about the presentations proposed for the upcoming seminar.

Find out about practical items as well, such as dress code, exact start time, location and driving directions.

During the event

Get there early.

It’s always easier to be one of the first to arrive to engage with the organizers or speakers who are usually there early as well. If you are targeting specific persons that you want to meet at the event, ask the organizers if they would be kind enough to introduce you. Usually, they do know a lot if not all of the attendees.

Be quiet, polite and focused on the person you meet.

Also, as people will arrive, you’ll get a better chance to meet them while it is not yet too crowded. In general, I would recommend being quiet rather than bold, polite when joining group discussions, asking if you may intervene for example, listen before speaking. Sheilina calls this respecting Mother Nature that made us with 2 ears and 1 mouth to listen twice as much as we talk. Focus really and sincerely your attention on the person you speak with. If the encounter is worthwhile and interesting, please remember to leave something behind, a business card, an email address, a phone number. And try to get the same from your counterpart.

focus on the speaker

When the event really starts, select a seat from which you’ll be able to see clearly the speakers and the screen and hear them well. Switch your focus of attention on the speaker: the topic, the messages, the person, the way he delivers his messages… all these areas are carry some learning.

While doing these, do not forget to enjoy the opportunity.

After the event

Thank the organizers and speakers

Send a thank you message to the organizers or speakers you appreciated. You’d be amazed to see how few thank you notes organizers at non profit organizations receive despite their dedication. So, be different.

Build on the newly created relationships

Follow up rapidly with your newly made contacts while the meeting is fresh in their minds and in yours. If you proposed to do something for them, do it. It could be sending them a pointer to a book or a blog you love on the subject of your discussion, a brochure, a lead… Also, invite them of course to join your contacts on your favorite social network (LinkedIn and Viadeo in my case) to keep in touch and learn more about them. This may provide you with insights on their centers of interest and you will then be in position to nurture this new relationship with pointers to articles of common interest.

So, how about giving this a try and letting me know how it worked out for you. What else should we add to the list?

comment faire vraiment adhèrer votre société au management de projet

Vendre le management de projet reste est un sujet souvent épineux pour les chefs de projet selon les organisations. Et pourtant… Voici un retour d’expérience original de Cindy Lewis  publié en anglais sur AllPM.

Getting Your Company to Believe in Project Management By Cindy Lewis, PMP, PMI-SP, MCT, MCITP

Imaginez que vous travaillez dans une société qui « ne croit pas » au management de projet; cependant, elle fait du management de projet tous les jours sans s’en rendre compte. Que devriez-vous faire pour les aider à se convaincre de la valeur de formaliser ce processus ?

En fait, c’est la situation dans laquelle je me trouvais il y a longtemps quand je travaillais dans une société d’ingénierie en architecture qui a réalisait projet sur projet et avait plus de 30 personnes utilisant le titre « chef de projet » bien que pas une ne soit certifiée PMP par le Project Management Institute®. En même temps, j’étais fortement impliquée dans mon chapitre PMI local où j’aidais le bureau et travaillais dans l’équipe administrative coté informatique.

Évidemment, je n’avais aucune formation professionnelle dans l’ingénierie ni l’architecture. Donc, essayer de convaincre quelqu’un que PMI et ses principes avaient de la valeur était pratiquement impossible et, OUI, certaines personnes ont même ri de moi. Dans cette période de ma carrière, je ne savais pas vraiment dans quoi me spécialiser et si vous jetez un coup d’œil au site de Microsoft, je suis sûr que vous réaliserez la quantité de progiciels et certifications que l’on y trouve. Je n’étais vraiment pas sûre de vouloir me spécialiser dans l’administration de serveur bien que ce soit déjà 25 % de mon travail. Suite à quelques idées de mon manager du moment (merci Ken si vous me lisez), il m’a suggéré de préparer la certification PMP du PMI. Il a pensé que cela aiderait vraiment le service informatique à mieux gérer les projets. Quelle super idée!

Donc, je me suis lancée pour obtenir mon PMP et gérer en même temps une autre mise à jour logicielle compliquée. Après 6 mois d’éducation et de formation et le passage de l’examen, j’étais très enthousiaste pour utiliser toutes ces nouvelles connaissances. Je me suis portée volontaire auprès de l’un des chefs de projet de la société pour travailler gratuitement après mes heures pour voir si je pourrais les aider dans l’exécution de  leurs projets ou au moins sur le planning ou les coûts. Et le croiriez-vous ? J’ai été repoussée. Pas seulement une fois mais tant de fois que j’en ai perdu le compte. Cela m’a vraiment choquée de découvrir que pas une seule personne en dehors du service informatique ne valorisait mes certifications, formations et expérience. Donc j’ai décidé de consulter mes collègues de PMI sur leurs suggestions.

Il se trouve que le chapitre PMI local prévoit un dîner d’affaires mensuel qui incluait une réunion-débat sur un sujet de management de projet d’entreprise (EPM). Les sociétés représentées incluaient Steelcase, Amway et Spectrum Health. La question numéro 1 à laquelle chacun voulait une réponse était « Comment puis-je obtenir l’adhésion au management de projet dans ma société ? ». Ci-dessous est un bref résumé de ce que j’ai appris :

  • Ne pas forcer le management de projet par la voie hiérarchique, du sommet vers le bas
  • Démontrer  sur un projet réussi et promouvoir ce succès.
  • Essayer un seul « truc » de management de projet à la fois. Par exemple,  le modèle de documentation de contenu.

A la base, contraindre au management de projet dans l’entreprise ne marchera pas. Vous devez vraiment arriver à convaincre. Au fil des années, en travaillant pour une société et en conseillant plusieurs autres, je vois des tas de problèmes à essayer de convaincre les gens de la puissance du management de projet. Voici une liste de quelques-unes des choses qui ont tendance à attirer les ennuis lors de la mise en œuvre du management de projet d’entreprise :

  • Le président impose « nous utiliserons le management de projet »
  • L’embauche d’un Directeur du Management de Projet pour surveiller tous les chefs de projets existants dans la société alors que seul ce directeur est certifié en management de projet
  • L’organisation de sessions de formation sur des sujets de management de projet pour s’apercevoir que les gens s’y montrent seulement pour le déjeuner gratuit.
  • L’achat de logiciel de management de projet en supposant que cela suffira à améliorer le management de vos projets.

Ce qui fonctionne vraiment et que j’ai expérimenté à la société d’ingénierie d’architecture mentionnée ci-dessus était de faire un échange de livre. Vous pourriez penser que c’est curieux, mais j’ai demandé à un VP de la société (également architecte) de partager avec moi un livre sur sa profession qui me permettrait d’en apprendre davantage et j’en ai partagé un avec lui dans lequel il pourrait en apprendre plus sur le management de projet. Le livre que j’ai partagé est « Winning in Business with Enterprise Project Management » de Paul Dinsmore. J’ai choisi ce livre parce qu’il est facile à lire et très convaincant sur la puissance du management de projet. Ce qui a étonné le VP/Architecte et moi-même était quelques similitudes dans les concepts entre les professions et même que quelques théories identiques y étaient discutées. Aussi, le VP s’est rendu compte qu’il pourrait vraiment bénéficier d’en apprendre davantage sur le  management de projet. Suite à cette initiative personnelle, je suis involontairement devenue une porte-parole du management de projet dans la société et il a été enclin à essayer certains de mes processus de management de projet et outils sur son projet suivant.

Je réalise que le livre que j’ai choisi pourrait ne pas être le livre le plus récent de la profession, mais voici ce que j’ai aimé de « Winning in Business with Enterprise Project Management » :

  • Un principe est inscrit sur une page isolée avant chaque chapitre. Ainsi plus tard vous pouvez les retrouver facilement.
  • Les titres de chapitre sont très attractifs … « Livres de cuisine, Restaurants et Management de projet d’entreprise » et « Management de projet, Éléphants et NBA « .
  • Toute personne ayant une connaissance moyenne du métier pourra prendre le livre et le comprendre.
  • Il présente le management de projet d’entreprise d’une manière qui convainc les gens qu’ils doivent le faire.

Depuis ce temps-là, la société a organisé des groupes d’étude pour la certification PMP, ils tiennent des sessions de formation sur le management de projet pour toute personne intéressée et le service financier passe même en revue la valeur acquise (« earned value ») sur les projets dans toute la société. Ils ont aussi retiré le titre de « chef de projet » à de nombreuses personnes. Cela a pris à la société une très longue période de temps pour se rendre compte que certaines personnes sont meilleures comme experts et d’autres meilleures au management de projets. Quelle heureuse surprise de voir tous ces changements au fil des ans. Certains des avantages que cette société a réalisé à mettre en œuvre le management de projet d’entreprise sont :

  • de meilleurs processus qui accélèrent les courbes d’apprentissage de projet;
  • une meilleure compréhension de la façon de gérer des éléments à fournir et de toujours respecter les besoins du client;
  • et des projets finalement plus rentables (difficile de faire mieux).

Dans les derniers jobs que j’ai eus, les gens empruntent toujours des livres dans mon bureau. Quoi que ce soit d’écrit par le docteur Harold Kerzner est toujours parti. J’ai finalement dû commencer à maintenir une liste « de qui a quoi ». Aussi, malgré toutes les nouvelles tendances que vous pouvez lire sur le management de projet, je suggérerais que vous laissiez une chance aux échanges de livres et observiez ce qui arrive dans votre société.

Pour conclure, tout ce que je peux dire est que peu importe ce que vous essayez de faire pour améliorer le succès dans le management de projet, ce qui semble vraiment marcher est « le bruit de couloir » sur le management de projet.

you’ll be a speaker at a large conference: how to best prepare?

Quite like the author of the post  » Preparing to present at conferences « , I spent many hours looking at the back of presenters as they were reading bullet point slides on the screen behind them.

In fact, I do confess that I made this error myself many times. And, I do not think that I should feel so ashamed about it. In the French educational system, at the time when I was a student, nobody explained to me how to realize presentations, speak in public and communicate messages via presentations. Fortunately, I was able to witness that this has changed with my daughters and nephews who have the opportunity in their engineering or management schools to deliver many individual and group presentations to expose their work with the support of PowerPoint slides.

Although certainly less experimented on the subject than the author of the above mentioned post, here are a few points that I personally try to stick to:

  • Know exactly the message which I would like the audience to retain and what I would like to see them do or change after my presentation.
  • Take the necessary time for the preparation of the presentation. Even on a well mastered subject, it is important to carefully prepare the intervention, to analyze the audience and the objective to reach, as well as the physical and material conditions of the presentation. To achieve this, I recently was again reminded not to jump into PowerPoint from the start. I begin by writing on paper or on a whiteboard the scenario, the storyboard of what I wish to tell, structure the talk, before reflecting on how to translate this at best in the form of PowerPoint slides.
  • Avoid busy slides. The presentation is only a support to the speech. It needs to facilitate the memorization by the audience of some elements, in particular with the help of pictures and striking illustrations. In the case of an in person presentation in front of a wide audience, there is no point in having a lot of text on your slides. It is more efficient to create an emotion, send a message, tell a story which the audience will remember easily and on which it will take action. An effective presentation is a presentation of which you can see the effects as would say my professor of « Effective Meetings and Presentation Skills ».
  • Rehearse, rehearse, rehearse … The D-day, the speech must be fluid, natural, seem like it’s not been prepared. No benefit in reading the slides during the presentation, they are « only » an illustration of the speech which you master from A to Z. You also prepared anecdotes and references from your personal experience to give life to the points which you try to make. You also tried to anticipate at best the questions, and may ask them yourself if they do not come spontaneously.
  • Review the room and the material conditions of the intervention in advance. Which type of microphone for example: static (to banish), clip-on microphone, and hand held microphone. This is going to influence, even limit your capacity of movement. It is better to be aware in advance and plan for it. Moving the slides forward: remote control, operator (it will be necessary to prepare this person in advance), requiring yourself to go to the PC to move the presentation forward… This is going to influence the dynamics of your show and choice of animation for your slides for example.
  • If you plan to use sound or video during the presentation (a good idea to revitalize long sessions), please make sure that they work well in the room, both visually and acoustically, and this, even from the back of the room.
  • Preparing a paper to accompany the presentation in Word, Acrobat or a Web article, is a good idea. Indicate that this document exists and where to find him(it) in the audience in the beginning of your presentation(display) so that she(it) focuses on the listening of what you have to tell rather than to try to note everything.
  • Try to understand the expectations of the foreseen assistance as well as the organization which gives you the opportunity to present your topic. Get as much info as you can on both.
  • Supplying your presentation pack well in advance is also a good idea even when it is not expressly required by the organizer. It forces you to be 100 % ready well ahead of the event. In your second reading, a few days before the intervention, you can simply review and decide upon the examples which you plan to use and the stories to be told according to the latest events and news.
  • Plan to have a glass of water during the presentation. It allows you to avoid having a dry throat and it also allows stopping for a few seconds to think during the course of your speech.
  • Exceeding your speaking time is never a good idea, in particular if there are other presenters coming after you.

Here is a video I found to illustrate this topic.

What else would you add to complement this initial list?

5 ideas to deploy an effective management of projects

I wrote this post on OBS Live Blog Yesterday.

I propose to start with five key items which are neither complex nor difficult and nevertheless too often poorly implemented.

Comment créer une culture de « Storytelling » ?

Dans sa forme traditionnelle, le Storytelling est l’art de raconter des histoires. Steve Denning, l’un des maîtres incontestés en la matière et que j’ai eu le plaisir de rencontrer quelques fois, nous propose une démarche en 6 étapes pour créer une bonne culture de Storytelling dans l’organisation.

Here is the original article posted by Steve on his Blog in English.

On me demande parfois : qu’est-ce qu’il faut faire pour créer d’une culture de Storytelling dans une organisation ? Comment créez-vous une organisation dans laquelle un authentique Storytelling est la façon naturelle et normale de communiquer ? Comment réaliser cela d’une manière très productive pour l’organisation aussi bien que profondément satisfaisante pour les participants ?

Je crois que six étapes sont nécessaires.

1. La première étape est de reconnaître que la mise en place d’une culture de Storytelling ne doit pas seulement encourager le bon Storytelling : elle doit aussi répondre à d’autres objectifs. Ainsi une culture de Storytelling dans laquelle les gens resteraient assis toute la journée à se raconter des histoires et ne réaliseraient rien ne serait pas tenable. Nous devons non seulement avoir un bon Storytelling: il doit aussi contribuer à réaliser des choses dans l’organisation. Autrement, on le verra comme une gêne pour l’organisation et il ne survivra pas.

Nous devons aussi reconnaître que le Storytelling n’est pas une fin en soi. Cela a été identifié dans la question que Paul Costello a posée à la fin de la session Smithsonian le mois dernier. Il a demandé : Que faudrait-il mettre dans la création d’une structure analytique pour s’assurer qu’un Storytelling positif a été encouragé et que le Storytelling déshumanisant est identifié et découragé ?

La question de Paul implique qu’il y a un bon Storytelling (qui améliore la vie) et un mauvais (qui la déshumanise). Dans la promotion d’une culture de Storytelling, nous sommes intéressés par la promotion du premier plutôt que du second. Cela met à son tour en évidence le fait que le Storytelling n’est pas une fin en soi. C’est un outil qui peut être utilisé dans de bons buts (améliorer la vie) ou mauvais (la déshumaniser).

Quand nous parlons « d’améliorer la vie », nous avons à l’esprit les interactions qui enrichissent les rapports humains, qui élèvent l’esprit humain et font appel aux plus hautes qualités d’esprit, de corps et d’âme, qui peuvent même favoriser la vérité, la beauté et l’amour.

Quand nous disons « déshumaniser », nous pouvons penser aux interactions qui détruisent l’esprit humain, qui favorisent la crainte, la haine, la bassesse, l’égoïsme et la traîtrise, qui créent des environnements ennuyeux, étouffants, malhonnêtes, laids et qui provoquent de l’abattement. Éventuellement, de telles cultures mènent à la répression, la discrimination et même les guerres.

Une fois que nous reconnaissons que le Storytelling n’est pas une fin en soi, nous devons être clairs sur le but pour lequel il devrait être déployé. Pourquoi aimons-nous le Storytelling ? Pourquoi voulons-nous une culture de Storytelling ? Une réponse courte est que le but pour lequel le Storytelling devrait être déployé est de favoriser des rapports humains interactifs de haute qualité.

2. L’étape suivante est de reconnaître que le Storytelling n’est pas la seule façon de créer des rapports humains interactifs de haute qualité. Le Storytelling permet en grande partie de l’accomplir, mais ce n’est pas la seule manière : des questions ouvertes sont souvent une façon plus puissante et appropriée de favoriser des rapports humains de haute qualité : au lieu de raconter des histoires aux gens, on écoute ce que les autres personnes ont à contribuer. Le but n’est pas de raconter des histoires, mais plutôt d’avoir des conversations ouvertes d’esprit, au travers des histoires, des questions ou indépendamment de la façon de communiquer qui le permette.

3. L’étape suivante est de reconnaître que quelques attitudes et pratiques caractéristiques des organisations sont hostiles à la stimulation de conversations ouvertes d’esprit et de rapports humains de haute qualité. Une de ces attitudes et pratiques concerne le but que vise l’organisation. Si l’objectif de l’organisation est simplement de produire des marchandises et des services ou de faire de l’argent pour la société, il mènera inexorablement à une bureaucratie de commande-et-contrôle à base d’autorité, qui sera hostile aux rapports humains de haute qualité et au Storytelling. Quelques organisations ont surmonté ce problème en se rendant compte que le but de l’organisation n’est pas de produire une chose (un produit ou un service, ou même juste un apport à un produit ou service, ou de faire de l’argent) : le but du travail est de satisfaire, faire plaisir et même enchanter les personnes pour qui le travail est réalisé. À moins que vous n’ayez un objectif de ce type, orienté vers les gens, l’organisation glissera inévitablement vers une bureaucratie de commande-et-contrôle, parce que c’est la meilleure façon de produire des choses. Et une bureaucratie de commande-et-contrôle détruira inexorablement les rapports humains ouverts, interactifs aussi bien que positif du Storytelling. Donc la mise en place d’une culture de Storytelling implique de faire quelque chose à propos de l’objectif final du travail dans l’organisation. À moins que le but ne soit orienté vers les gens pour qui le travail est fait, le Storytelling ne s’épanouira pas de façon durable.

4. L’étape suivante est de reconnaître que la manière standard d’organiser le travail, avec une bureaucratie de commande-et-contrôle dans laquelle le rapport des individus aux chefs, est également hostile aux rapports humains de haute qualité et au Storytelling. Au lieu de cela, le travail doit être organisé avec des équipes auto-organisées, dans lesquelles des rapports humains de haute qualité peuvent se développer, une communication ouverte peut être favorisée et les personnes sont capables de donner leur meilleur.

5. L’étape suivante est de reconnaître que cette façon d’organiser le travail, avec des équipes auto-organisées, doit procéder par cycles de travail relativement courts. En partie, parce que, pour favoriser des rapports de haute qualité, vous avez constamment besoin des réactions des personnes pour lesquelles vous travaillez pour savoir si ils sont satisfaits, heureux ou même enchantés par votre travail. En partie, parce que pour que des équipes auto-organisées soient durables, elles doivent être continuellement productives et ne pas tourner au chaos, ni diverger vers un travail qui ne répondrait aux besoins d’aucun client. Quand chaque cycle de travail est focalisé sur la livraison de quelque chose de valeur aux personnes pour qui le travail est réalisé, il y a en permanence des réactions sur le progrès vers l’objectif. De cette façon, il peut y avoir une conversation entre les personnes faisant le travail et celles pour qui le travail est réalisé : en fait, ils peuvent partager leurs histoires sur la signification de ce qui se passe.

6. L’étape finale est de reconnaître qu’il y a un besoin de franchise plus grand dans la communication qu’il est courant dans la bureaucratie de type commande-et-contrôle. La fable d’Hans Christian Andersen à propos des nouveaux vêtements de l’empereur nous éclaire sur ce que cela implique. Le conte a une partie familière et une partie inhabituelle. La partie familière est que l’empereur d’une ville prospère est escroqué dans l’achat d’un ensemble imaginaire de vêtements et quand il défile autour de la ville, un petit enfant pousse des cris, “Mais il n’a rien sur lui!”. La foule se rend compte que l’enfant dit la vérité. C’est la partie familière de l’histoire. La partie inhabituelle du conte est que la vérité que l’enfant a accidentellement dite à brûle-pourpoint ne fait aucune différence. Ni l’empereur ni la noblesse n’y prêtent la moindre attention. L’empereur maintient la tête haute et continue le cortège, ainsi que les autres courtisans. La parade continue.

Dans ce conte, Andersen met son doigt sur une caractéristique clef de toutes les hiérarchies : la simple mise en évidence du mensonge n’y met pas fin ni ne change le comportement. Les fausses déclarations qui supportent la structure de pouvoir d’une hiérarchie ont la priorité sur les vraies déclarations qui mettent en question la structure du pouvoir. Chacun dans la structure de pouvoir a tendance à continuer à agir comme si le vrai est faux et le noir est blanc parce que leur propre rôle dans la structure dépend de la défense de cela.

Une telle culture est non seulement hostile à un authentique Storytelling : cela parvient aussi à être incompatible avec le but du travail — pour satisfaire, faire plaisir ou même enchanter les personnes pour lesquelles le travail est fait. Vous ne pouvez pas atteindre cet objectif, si les gens se disent seulement ce qu’ils ont besoin de savoir ou ce qu’ils veulent entendre. À moins qu’il n’y ait une franchise totale, l’organisation ne sera pas productive et une culture de Storytelling positif ne sera pas possible.

Donc voici les six étapes que je vois comme l’élément essentiel pour l’établissement d’une culture durable de Storytelling dans une organisation :

Steve Denning et l'équipe PMI France-Sud

1. Le but qui est poursuivi dans l’établissement d’une culture de Storytelling est de favoriser des rapports humains interactifs de haute qualité.

2. Les histoires devraient être reconnues comme l’une des façons de favoriser des rapports humains de haute qualité, mais pas la seule.

3. L’organisation doit avoir pour but de satisfaire, faire plaisir et même enchanter les autres personnes.

4. Le travail devrait être conduit dans des équipes auto-organisées.

5. Le travail devrait être réalisé dans des cycles relativement courts.

6. Les communications devraient être plus ouvertes que dans une bureaucratie de type commande-et-contrôle.

Quelques organisations ont pris les mesures que je décris ci-dessus. Les étapes mènent non seulement à la création d’une culture de Storytelling : elles produisent aussi des accroissements significatifs de productivité, une profonde satisfaction dans le travail et l’innovation continue et la satisfaction du client.

Cette façon de faire fonctionner une organisation est très différente. Comme un directeur me l’a dit: “ Une fois que vous l’introduisez, cela affecte tout dans l’organisation — la manière dons vous planifiez, la manière dont vous gérez, la manière dont vous travaillez. Tout est différent. Cela change fondamentalement le jeu. ”

Je décris de telles organisations dans mon prochain livre.

L’Art de l’estimation

Article original sur le blog expiriance.

Reconnaissons-le, fournir des estimations n’est pas une tâche facile. Faire des suppositions est beaucoup plus facile.

L’estimation n’est pas seulement l’action concrète de calculer combien de temps une tâche va prendre. Il y a beaucoup d’éléments intangibles qui ne sont pas toujours pris en considération et ce sont eux qui feront ou déferont votre projet.

Comme les organisations pensent qu’une pression toujours croissante produit des résultats plus rapidement, le besoin de précision des estimations est monté en importance au point que la plupart ont développé des standards d’estimation basés sur des produits prédéfinis. Par exemple, une société de construction a une estimation déjà prédéterminée de combien cela prend de construire une pièce de 4 mètres par 5. Un fabricant de meubles de bureau sait ce que cela demande de construire une chaise « Direction modèle Luxe », etc, etc. Ces sociétés font cela tout le temps en utilisant les mêmes outils et matériels, tous très tangibles.

PERT est un des modèles les plus simples et les plus largement utilisés pour évaluer l’effort en déterminant la meilleure estimation du temps requis (Te: Temps estimé) pour compléter une tâche, en assumant que tout se passe normalement. L’implication étant que le temps prévu est le temps moyen que la tâche exigerait si elle était répétée un certain nombre de fois au cours d’une longue période de temps (comme pour la société de construction et le fabricant de meubles de bureau ci-dessus) :

• le temps Optimiste (O) – le temps minimal requis accomplir une tâche, assumant tout se passe mieux que l’on s’y attende normalement

• le temps Pessimiste (P) – le temps maximal requis accomplir une tâche, assumant que tout tourne mal, mais excluant des catastrophes majeures

• le temps le Plus probable (M) – la meilleure estimation du temps requis accomplir une tâche, assumant que tout se passe normalement

La formule pour calculer PERT est :

Te = (O + 4M + P) / 6

J’utilise PERT tout le temps, c’est très précis et cela a prouvé sa valeur dans beaucoup de situations.

Une société de développement de logiciel sur mesure, avec beaucoup d’éléments intangibles en fonction des pré-requis du client, a mis en œuvre une méthode d’évaluation basée sur huit catégories pour qualifier la complexité d’un projet de forte, moyenne ou faible. Un certain nombre de points sont additionnés selon les réponses dans chaque catégorie : 1 point pour faible, 2 points pour moyen et 3 points pour fort. Le score total du projet détermine son facteur de complexité. Celui-ci est alors utilisé pour fournir l’estimation initiale. Si le score total est entre 8 et 12 points alors c’est un projet de faible complexité, s’il est entre 13 et 18 c’est un projet de complexité moyenne et s’il est entre 19 et 24 c’est un projet de forte complexité. Notez que toutes les organisations de développement de logiciel ne peuvent pas suivre ce modèle même s’il peut être utilisé comme une base de départ. Par exemple :

Comme vous pouvez le constater, l’estimation est un art.

Qu’en pensez-vous?

Adhérents de PMI, rejoignez et participez activement dans 4 nouvelles communautés PMI

Quatre nouvelles communautés de pratiques en management de projet de PMI

PMI vous propose de rejoindre vos pairs pour partager votre connaissance et expériences et améliorer votre pratique dans un environnement collaboratif.

Créé par des volontaires de PMI et des experts de management de projet, les communautés de pratique offrent conseils, forum de discussion, partage de documents, wikis, blogs et un calendrier d’événements pour vous pour apprendre et vous améliorer.

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Join the discussion on risk management, career paths and project management maturity in the public sector. Learn from resources and blogs on varying topics, including the public’s influence on government project schedules. This community focuses on project management and government at the national, federal, state, provincial, municipal and city levels.

Innovation and New Product Development Community of Practice
Innovation and new product development is of central importance to the competitive success of organizations. This community intends to be the go-to resource for individuals interested in the application of project and program management to innovation, new product development and commercialization.

Learning, Education and Development Community of Practice
Learn and share creative techniques for teaching and communicating the value of professional project management. This community also covers: established processes used by the training and development industry; the relationship between learning and project management within other industries and knowledge areas; and international perspectives on learning and development.

PMI Project Risk Management Community of Practice
The mission of this community is to promote and facilitate high-quality risk management best practices. It aims to establish and promote the risk management discipline as a leverage for effective project management. In addition, it plans to develop and disseminate the knowledge of risk management and promote risk management methods and tools through active networking, education, collaboration and communication.

Created by PMI volunteers and project management experts, the communities of practice offer discussion boards, shared documents, wikis, blogs and a calendar of events for you to learn and grow as a professional.

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I am becoming the sponsor of a project, what should I do?

In the literature on project management, the role of project sponsors seems to appear in the 70s. It is at this time that project management spread to all the industries and activities instead of being limited to big construction projects, military and the aeronautics. Certain companies then started to reorganize by project and it rapidly appeared that there were not enough business leaders to lead directly all projects. These leaders had to rely on more operational project managers while keeping a business sponsor’s role and remain the ultimate person responsible for the project.

Being a project manager as many readers of this blog, becoming the sponsor of a project is like crossing the mirror. The PM whom I am has very strong expectations (but nevertheless realistic) of his(her) sponsors. If I became a sponsor, which would or should be my first concerns?

Certainly first of all to define precisely my role and expectations of the PM, in the same way as he or she will have expectations of what I should bring to the project. It is thus necessary to establish mutual trust between us based on clearly established roles and responsibilities, regular communications, and common rules. Let us establish these jointly during a first working session.

Business Champion, legitimacy.

To perform successfully his role, the sponsor must be listened to and recognized by his peers in the business and by his management. It is therefore critical that I get in touch with all stakeholders of the project. I need to understand clearly their expectations of the project, their necessary level of involvement, and to listen to their points of view. It will be in particular useful at this time to obtain an access to their expert resources of the domain. And, also these discussions shall enable me to appreciate the problems to be addressed from the insiders’ view.

Direction and support in decision-making

Here is one of my sponsor’s key roles. It is a matter of giving a direction and management support to the project manager. It is thus imperative that I have an excellent and very clear overall view of the objectives of the project and that I am able to articulate and to communicate these simply and effectively. And this for all the stakeholders: the project manager and his team of course, but also the management of my company, including or maybe even in particular towards those who seem less impacted by the project but have a large influence in the company (not always high-ranking individuals).

Review and approval of plans and deliverables

Beyond the adequacy of the deliverables and project plans to the concrete objectives of the project, my sponsor’s role is to improve these project’s deliverables and to approve them formally. The best sponsors that I had as PM, had the capacity to see farther than the deliverables in themselves. They perceived early how these products would be welcomed according to the expectations of the many stakeholders. They anticipated the potential negative reactions to prevent these, often by modifications which may seem to be cosmetic but which made a huge difference. They were always one or two steps forward in their reflection with regard to my inevitably more operational focus.

Guaranty the availability of the assigned resources in due time (Including my own)

I shall be demanding and even inflexible on the provision in due time of the resources promised to the project team to succeed. How could I be strict on any drift of the project if the authorized means are not provided? The most difficult one will be probably my own availability to the project manager. It must be easy to obtain, immediate, and especially with a 100 % of my attention dedicated to the project on these occasions.

Remove the obstacles

In addition to supplying the necessary resources, I have the duty to unlock complex situations or crisis that the PM despite of all his/her efforts (because it is first of all his/her role to do so) would not know how to address. It does mean removing the responsibility from the PM’s shoulders but rather supplying the required support when necessary.

Establish and decide on the priorities

What should we do? Delay the project production date by a few days or to exceed the budget? The PM will supply me the arguments in favor and against these two alternatives, and possibly his/her recommendation. The decision will be on me and I shall have to take into account all of the following: the objectives and the imperatives of the business, the operational and commercial impacts, the stakeholders… This type of decision cannot be put off and, very often, no decision is worse than making an error which we will correct later.

Examine regularly the progress

A combination of formal and informal sessions seems to me an efficient approach. Formal project committees and the other gates or milestones reviews are necessary but often insufficient. Indeed, reading a report or listening to a well prepared presentation speech will not allow me to understand what’s really happening. It is necessary to read between lines, to hear the unsaid, the intangible, to appreciate the difficulties of the PM and to have a real human relationship. In my past projects, brief (30 minutes) and regular (weekly) sessions appeared to me to be the most effective.

Promote frank and open communications (put down the masks!)

To get the vital info, including the bad news that are difficult to hear, I need on my side to be frank and open with the PM. To communicate without taboo or hidden agenda is a must do. Except information that could place the company at risk such as the legal issues (some financial information for example, or reorganizations and mergers/acquisitions), everything can be explained with a little bit of intelligence and trust.

Provide standards of performance

To be opened and approachable does not mean being permissive. My best sponsors were inflexible with me and my team. I had very clearly their support and knew perfectly what they expected from me. We had high standards of quality and performance and these were mutually shared.

Develop an organization which learns from its mistakes and successes

Finally, as the sponsor of an important project of the company and thus member of its senior management, I owe to develop the skills and the know-how of the resources which are under my leadership and to make sure that The lessons learned will benefit future projects.

je deviens le sponsor d’un projet, que faire?

Dans la littérature sur le management de projet, le rôle de sponsor de projet semble apparaître dans les années 70s. C’est dans cette période que le management de projet s’est développé dans toutes les industries et activités au lieu d’être cantonné aux grands projets de construction, du militaire et de l’aéronautique. Certaines entreprises se sont alors organisées par projet et il est apparu qu’il n’y avait plus assez de leaders business pour conduire directement tous les projets. Ces leaders devaient s’appuyer sur des projet managers plus opérationnels tout en conservant le rôle de sponsors business et responsables ultimes du projet.

Étant un chef de projet comme beaucoup des lecteurs de ce blog, devenir sponsor de projet revient à traverser le miroir. Le PM que je suis a des attentes très fortes (mais tout de même lucides) de ses sponsors. Si je devenais sponsor à mon tour, quelles seraient mes premières préoccupations ?

Certainement en premier lieu de bien définir mon rôle et mes attentes envers le PM, au même titre qu’il ou elle aura des attentes de ce que je peux lui apporter. Il est donc nécessaire d’établir une relation de confiance entre nous basée sur des rôles et responsabilités clairement établis, de communications régulières, des règles de vie. Établissons-les en communs lors d’une première session de travail.

  • Champion métier/business, légitimité.

Afin de remplir pleinement sa fonction, le sponsor doit être écouté et reconnu de ses pairs dans le business et de son management. Il est donc critique que je prenne contact avec les parties prenantes du projet: les « stakeholders ». J’ai besoin de bien cerner leurs attentes du projet, leur niveau d’implication nécessaire, et d’écouter leurs points de vue. Il sera en particulier utile d’obtenir un accès à leurs ressources expertes du domaine pour lequel œuvre le projet et de bien comprendre les tenants et les aboutissants de la problématique à adresser.

Direction et soutien décisionnel

Voici l’un de mes rôles clés de sponsor. Il s’agit de donner une direction et un support managérial au chef de projet. Il est donc impératif que j’ai une excellente vue d’ensemble très claire des objectifs du projet et que je sois capable de les articuler et de les communiquer simplement et efficacement. Et à toutes les parties prenantes: le chef de projet et son équipe bien sûr, mais aussi le management de mon entreprise, y compris ou peut-être même en particulier vers ceux qui semblent moins impactés mais ont une grande influence dans la société (pas toujours les plus hauts placés).

Revue et approbation des plans et livrables

Au-delà de l’adéquation des livrables et plans de projet aux objectifs concrets du projet que nous avons établis ensemble, mon rôle de sponsor est d’améliorer ces livrables et de les approuver formellement. Les meilleurs sponsors que j’ai eu en tant que PM, avaient la capacité de voir plus loin que les livrables en eux-mêmes. Ils percevaient à l’avance comment ces produits seraient accueillis selon les attentes des divers « stakeholders ». Ils anticipaient les éventuelles réactions négatives pour les prévenir, souvent par des modifications cosmétiques en apparence mais qui faisaient la différence. Ils avaient toujours un ou deux coups d’avance dans leur réflexion par rapport à mon focus nécessairement plus opérationnel.

Assurer la disponibilité des ressources allouées (y compris la  mienne)

Je me montrerai exigent, voire intransigeant sur la mise à disposition dans les temps des ressources promises à l’équipe projet pour réussir. Comment être sévère sur toute dérive du projet si les moyens agréés ne sont pas fournis? Le plus difficile sera probablement ma propre disponibilité envers le chef de projet. Elle doit être facile à obtenir, sans délais, et surtout 100% de mon attention doit être dédiée au projet dans ces occasions de rencontre.

Éliminer les obstacles

En sus de fournir les ressources nécessaires, j’ai le devoir d’intervenir efficacement pour débloquer les situations complexes ou les crises que le PM malgré tous ses efforts (car c’est en premier lieu son rôle) ne saurait résoudre. Il ne s’agit pas de déresponsabiliser le PM mais au contraire de lui fournir le support dont il a besoin quand cela est nécessaire.

Établir et trancher sur les priorités

Que faire? Décaler une mise en production de quelques jours ou dépasser le budget? Le PM saura me fournir les arguments pour et contre de ces deux alternatives, et éventuellement sa recommandation. La décision m’en reviendra et je devrai prendre en compte les objectifs et impératifs business, les impacts opérationnels et commerciaux, les « stakeholders »… Ce type de décision ne saurait être remis et, souvent, pas de décision est pire que de faire une erreur que l’on corrigera plus tard.

Examiner régulièrement l’état d’avancement

Une combinaison de réunions formelles et informelles me semble une bonne base d’efficacité. Le coté formel des comités de projet et autres revues de jalons et de documents est nécessaire mais souvent insuffisant. En effet, ce n’est pas en lisant un rapport ou en écoutant un laïus de présentation bien rodé que l’on perçoit ce qui se passe réellement. Il faut lire entre les lignes, comprendre les non-dits, les intangibles, apprécier les difficultés du PM et avoir une vraie relation humaine. Dans mes projets passés, de brèves (30 minutes) sessions fréquentes (hebdomadaires) et régulières m’ont paru être les plus efficaces.

Promouvoir une communication franche et ouverte (bas les masques!)

Pour avoir l’info vitale, y compris les mauvaises nouvelles difficiles à entendre, il faut que de mon coté je sois franc et ouvert avec le PM. Communiquer sans tabou ni agenda caché est un pré-requis. Hormis certaines informations de nature à mettre à risque la société au plan légal (certaines infos financières par exemple, ou des réorganisations et acquisitions), tout peut être expliqué avec un peu d’intelligence et de confiance.

Fournir des standards de performance

Être ouvert et approchable ne signifie pas être permissif. Mes meilleurs sponsors étaient intransigeants envers moi et mon équipe. J’avais très clairement leur support et je savais parfaitement ce qu’ils attendaient de moi. Nous avions de hauts standards de qualité et de performance et ils étaient partagés.

Développer une organisation qui apprend de ses erreurs et de ses réussites

Enfin, en tant que sponsor d’un projet important de la société et donc membre du senior management, je me dois de développer les compétences et le savoir-faire des ressources qui me sont confiées et m’assurer que les leçons apprises bénéficieront aux futurs projets.

Nous prenons la route vers la certification CMMI en mode projet

Voici un premier retour sur l’expérience de l’organisation de notre « voyage » vers la certification CMMI en mode Projet. Soyez indulgents car je ne prétends en aucun cas être un expert CMMI.

Comme beaucoup d’équipes informatiques, nous avons lancé des programmes d’Amélioration Continue. Ceux visent à accroître la qualité et la fiabilité des services que nous fournissons à nos clients internes. Sur le plan du développement de logiciel, il y a plusieurs initiatives que nous ciblons. Le défi le plus important que nous sommes donnés, en tant qu’équipe de management de notre informatique interne, est d’atteindre la certification CMMI.

Bien sûr, cela soulève de nombreuses questions :

  • De quel niveau de certification CMMI avons-nous besoin et lequel est le plus approprié pour nos activités au vu de notre situation actuelle ?
  • Lequel pouvons-nous nous permettre financièrement ?
  • Dans quelle période pouvons-nous l’atteindre ?
  • Pourquoi et avec quelles ressources ?
  • Qui prend le leadership ?
  • Qui décide ?

Pour atteindre un consensus et établir une direction claire, nous avons lancé cette initiative d’amélioration de notre performance comme un projet avec une responsable de projet et des sponsors seniors dans la communauté informatique. Après un certain nombre de sessions de travail entre les sponsors et la responsable de projet et son équipe, nous avons un plan d’attaque :

1. Dresser la carte de nos processus par rapport à CMMI et à ITIL pour nous assurer que nous avons une compréhension non ambiguë de quel standard utiliser pour chaque processus.

Par exemple, la plupart des processus de management de projet sont couverts par le Niveau 2 CMMI à l’exception du management des risques qui est de Niveau 3. Les étapes de définition initiales de notre cycle de vie des projets de développement de logiciel sont dans le périmètre du Niveau 2; alors que la conception, le développement et les tests relèvent du niveau 3 de CMMI. Des étapes postérieures comme le déploiement en production, le support et l’amélioration continue sont plutôt dans le périmètre ITIL…

2. Clarifier ce que les Niveaux 2 et 3 CMMI signifient pour nous

Bien sûr, nous avons des processus en place dans la plupart de ces secteurs. Cependant, nous sommes une organisation globale résultant de multiples fusions et d’évolutions successives au fil des ans. Aussi, il est important d’être clair sur la portée de chaque niveau pour décider comment se lancer au mieux et quel objectif devrait être le nôtre.

CMMI Niveau 2
Sept secteurs de Processus doivent être couverts pour une liste définie de projets qui devraient être représentatifs des activités de l’organisation : Gestion des Exigences, Planification de Projet, Suivi et contrôle de Projet, Gestion des approvisionnements et fournisseurs, Mesures et Analyse, Processus d’Assurance qualité de Produit et Gestion de Configuration
le Niveau 2 de CMMI est clairement centré sur le management de projet et des processus de support pour assurer qu’un jeu représentatif de projets de notre activité est :

  • Managé avec des plans documentés et en conformité avec les règles établies
  • Pourvu en personnel convenablement qualifié
  • Contrôlé et suivi pour vérifier le progrès et assurer la participation des parties prenantes
  • Contrôlé au niveau des livrables produits
  • Fourni une bonne visibilité au management aux jalons définis

CMMI Niveau 3
Dix-huit secteurs de Processus à maîtriser (11 de plus que le Niveau 2) : Développement des exigences, Solution Technique, Intégration de Produit, Vérification, Validation, Processus de gouvernance, Formation sur l’Organisation, Gestion de projet Intégrée, Management des risques et Analyse de Décision et Résolution.
La portée à ce niveau est l’organisation toute entière et non plus un sous-ensemble de projets.
Tous les Objectifs du Niveau 2 doivent être atteints. Les processus standards d’organisation (des procédures, des outils, des méthodes etc.) doivent être définis, mis en œuvre et institutionnalisé à travers l’organisation entière.

CMMI Niveau 4 et 5: A voir plus en détail lorsque nous aurons atteint le niveau 2.

3. Évaluer les scénarios alternatifs dans notre situation pour être bien tous d’accord avec le niveau que nous visons et comment au mieux l’atteindre.

Pour nous, nous pourrions décider de partir pour :
1. Le niveau 2 de Maturité suivi par le Niveau 3 avec notre organisation entière
2. Allez directement au Niveau 3 de Maturité avec notre organisation entière
3. Le niveau 2 de Maturité suivi par le Niveau 3 mais avec une portée limitée (par exemple un sous-ensemble des domaines des applications logicielles)
4. Allez directement au Niveau 3 de Maturité, mais avec une portée limitée
Nous sommes arrivés à la conclusion que, dans notre situation spécifique, «le Niveau 2 de Maturité suivi du Niveau 3 avec notre organisation entière dans le périmètre» est la décision la plus appropriée. Les raisons sont que cela nous permet d’adopter une approche pas à pas; nous atteindrons des jalons intermédiaires qui valideront les efforts et progrès et augmenteront la motivation; cela facilite la gestion du changement car nous formons progressivement de plus en plus de managers et chefs de projets; cela assure la disponibilité nécessaire de l’infrastructure de processus quand nous nous lancerons dans l’objectif Niveau 3.

4. Définir et mettre en œuvre l’approche qui nous convient

Pendant la première étape, CMMI le Niveau 2, nous choisissons des projets au sein de notre organisation par rapport à leur criticité métier, complexité technique et budget annuel alloué. Pour la deuxième étape, préparer le Niveau 3, nous généraliserons les meilleures pratiques CMMI Niveau 2 à travers l’organisation. Ainsi, à la troisième étape, le Niveau 3, nous pourrons embarquer tous les projets dans le périmètre de la certification.

5. Tout au long du chemin parcouru, nous avons identifié nos Facteurs Critiques de Succès

  • Engagement à 100 % des Leaders de l’informatique : nous avons passé du temps à expliquer l’approche, notre analyse et nos conclusions pour nous assurer que tous étaient à l’aise avec le projet avant d’engager l’étape 1.
  • Gouvernance de projet : Nous avons voulu une gouvernance très simple et directe pour ce projet critique. Ainsi, la responsable de projet continue à travailler avec les mêmes sponsors qui étaient impliqués dans la préparation de la proposition initiale. Elle a accès à l’équipe de direction informatique sur une base régulière pour donner des nouvelles, éliminer les obstacles, prendre des décisions et maintenir la mobilisation générale.
  • Les ressources sont clairement identifiées et nommées : l’effort requis pour entreprendre ce projet dans chaque équipe de développement ne doit pas être pas sous évalué. Il dépend en grande partie de votre point de départ, donc nos évaluations ne sont pas d’une grande utilité pour vous mais il est important que vous construisiez les vôtres avec réalisme et de manière conjointe avec les équipes de développement. Il est important d’être très clair dès le départ, par exemple : «chaque chef de projet dont le projet est dans le périmètre de la certification de Niveau 2 devra consacrer 4 jours par mois pendant la phase de démarrage (2-3 mois) et ensuite 2 jours par mois jusqu’à l’évaluation (6-9 mois)».

Conclusion (pour le moment)

Comme vous pouvez l’apprécier, le voyage CMMI n’est pas une ballade facile. Il exige de l’engagement, la clarté de but, le leadership et un management de projet rigoureux pour réussir.

Je vous garderai informés de notre progression.

Si vous vous êtes embarqués sur un voyage similaire, je vous invite à  partager vos astuces de voyages vers la certification CMMI avec les lecteurs de ce blog …

getting started on our CMMI certification journey as a project

This is a first return on experience about organizing our CMMI certification journey as a Project. Please bear with me as I am by no means pretending to be a CMMI expert.

As an internal Information Technology team, we have launched a number of Continuous Improvement programmes. These aim at enhancing the quality and reliability of the services we provide to our internal customers. On the development side, there are several initiatives that we are pursuing. The most important challenge that we set for ourselves, as an IT management team, is to reach a CMMI certification. Of course, this raises many questions:

  • Which CMMI level do we need and is the most appropriate one for our activities?
  • Which can we afford?
  • In what timeframe can we reach it?
  • Why and with what resources?
  • Who leads?
  • Who decides?

In order to reach consensus and establish clear direction, we launched it as a project with a clear project owner and senior sponsors in the IT community. After a number of working sessions between the sponsors and the project owner and her team, we had a plan of attack:

1. Map our IT processes to CMMI levels and to ITIL to ensure that we have a clear understanding about which standard is to be used for which process.

For example, most of the project management processes are covered by CMMI Level 2 with the exception of Risk Management that is Level 3. The initial definition steps of our Software Project life cycle are within Level 2 scope; while design, development and test are in CMMI level 3. Later steps such as deployment to production, support and continuous optimization fall into the ITIL best practices perimeter…

2. Clarify what CMMI Level 2 & 3 means for us

Of course, we have processes in place in most of these areas. However, we’re a global organization resulting from multiple mergers and evolutions over the years. So, it is important to be clear on the scope of each level to decide how to best get started and what objective should be ours.

CMMI Level 2

Seven Process areas need to be covered for a defined set of projects that should be representative of the organization’s activities: Requirements Management, Project Planning, Project Monitoring and Control, Supplier Agreement Management, Measurement and Analysis, Process and Product Quality Assurance and Configuration Management

CMMI Level 2 is clearly focused on project management and support processes to ensure that a set of projects representative of our activity are:

  • managed using documented plans & in accordance with policy
  • adequately staffed with suitably skilled resources
  • monitored & tracked to check progress and ensure stakeholders involvement
  • produce controlled outputs
  • visible to management at defined points (milestones)

CMMI Level 3

Eighteen Process areas to master (11 more than Level 2): Requirements Development, Technical Solution, Product Integration, Verification, Validation, Organization Process Focus, Organization Process Definition, Organization Training, Integrated Project Management, Risk Management and Decision Analysis and Resolution.

The scope at this level is the entire organization rather than a subset of projects.

All Level 2 Objectives must be met. The organization’s set of standard processes (procedures, tools, methods etc) are to be defined, consistently implemented & institutionalized across the entire organization.

3. Assess the alternative scenarios in our own situation to agree to the level we’re aiming at and how to best get there.

For us we could go for:

  1. Maturity Level 2 followed by Level 3 with our entire organization in scope
  2. Go direct to Maturity Level 3 with our entire organization in scope
  3. Maturity Level 2 followed by Level 3 but with limited scope (for example a subset of the applications’ domains)
  4. Go direct to Maturity Level 3 but with limited scope

We came to the conclusion that, in our specific situation, « Maturity Level 2 followed by Level 3 with our entire organization in scope » was the appropriate decision. The reasons are that it allows us to adopt a step by step approach; we will achieve intermediate milestones that validate the efforts and progress and boost motivation; it facilitates change management as we progressively get more managers and PMs educated; It ensures availability of necessary process infrastructure when we embark upon the Level 3 objective.

4. Define and implementation approach that suits us

During the first step, CMMI Level 2, we are selecting projects across our organization based on their business criticality, technical complexity and annual budget. For the second step, prepare for Level 3, we will generalize CMMI best practices across the organization. So, that, at the third step, Level 3 certification, we can embark all projects an activities in scope.

5. Along the way we identified our Critical Success Factors

  • 100% commitment of the IT Leaders: we spent time explaining the approach, our analysis and conclusions to ensure that all IT Leaders were comfortable with the project before engaging in step 1.
  • Project governance: We wanted very simple and straightforward governance for this critical project. So, the project owner continues to work with the same sponsors who were involved in preparing the proposal. She has access to the IT leadership team on a regular basis to provide update, remove roadblocks, make decisions and keep the momentum going.
  • Resources needs clearly identified and committed: The effort required to undertake such in each of the development shall not be under estimated. It will depend largely on your starting point, so our estimates are not relevant to you but it is important that you build yours with a very realistic mindset and jointly with the development teams. It is important to be very clear upfront, for example: « each project manager whose project(s) is/are in scope for Level 2 certification will have to spend 4 days a month in the startup phase (2-3 months) and then 2 days per month until the assessment (6-9 months) ».

Conclusion (for now)

As you can appreciate, the CMMI Journey is not an easy ride. It requires commitment, clarity of purpose, leadership and rigorous project management to succeed.

I’ll keep you posted on how well we progress.

If you have embarked on a similar journey, please share your CMMI certification tips with the readers of this blog…

Compréhension de la Culture d’entreprise – Questions Clefs à vous poser

Un article original de Gina Abudi sur son blog: http://www.ginaabudi.com/understanding-the-corporate-culture-key-questions-to-ask-yourself

En rejoignant une organisation, indépendamment de votre rôle, il est important que vous preniez du temps pour comprendre la culture d’entreprise. Il y a différentes façons d’y parvenir, y compris en apprenant à connaître les autres départements et leur fonction/but dans l’organisation et en vous présentant à d’autres personnes dans l’organisation.

Pour comprendre la culture de votre organisation – ce qui vous aidera à mieux intégrer l’organisation et à y réussir dans votre rôle – répondez aux questions suivantes :

  • Quelles sont les personnes clés dans l’organisation – celles qui réussissent, auxquelles ont fait appel quand des problèmes surgissent, qui prennent la parole régulièrement sans qu’on le leur demande, qui sont « visibles” dans l’organisation ?
  • Comment les joueurs principaux dans l’organisation influencent-ils les autres ? S’expriment-ils fréquemment si quelque chose ne semble pas être juste ou s’ils ne sont pas d’accord ? Ou restent-ils silencieux parce que, de leur perspective, les choses ne peuvent pas tout simplement être changées ?
  • Comment votre organisation travaille-t-elle avec d’autres départements ?
  • Quels sont les processus et les procédures en place pour votre département ? Qu’en est-il de celles des départements avec lesquels vous interagissez régulièrement ?
  • Quelles sont les règles de l’organisation ? Et les règles « tacites » ?
  • Quelles sont les valeurs de l’organisation – qu’est-ce qui est le plus important pour eux ?
  • Comment l’organisation interagit-elle avec ses clients – internes et externes ?
  • Comment les décisions sont-elles construites et prises dans l’organisation ? Quels sont les joueurs majeurs pour des décisions stratégiques ? Qui est impliqué dans les prises de décisions non stratégiques?
  • Quelles sont les priorités principales business pour l’organisation dans son ensemble – quels sont ses buts – cette année ? à 3 ans ? 5 ans ? 10 ans ? Plus long terme ?
  • Quelles sont les priorités principales pour votre département – cette année ? à 3 ans ? 5 ans ? 10 ans ? Plus loin ?
  • Comment communique l’organisation: au sein du département ? De département à département ? Avec les clients externes ? Depuis l’équipe de direction ? Quelle méthode est la plus efficace pour communiquer dans chaque situation ?
  • Comment les réunions sont-elles exécutées dans l’organisation – face à face ? A distance ? Téléconférence ? Quelle est la meilleure manière pour vous de contribuer aux réunions de votre département ? Et pour les réunions avec la participation de divers autres départements?

Demandez à d’autres dans l’organisation ce qui leur permet de réussir dans leur job. Qu’ont-ils appris qu’ils peuvent partager avec vous pour vous aider à partir du bon pied et à être efficace dans votre rôle ? Les employés sont souvent enclins à aider de nouveaux arrivants en les guidant dans la bonne direction.

Quelles autres questions pourriez-vous poser pour parvenir à comprendre la culture de l’organisation ?

why forcing unrealistic project dates is often counter productive

It is not rare that project dates, in particular the end date, are forced on the project manager and his team. Are they realistic? How were they estimated and approved? What is their foundation?

Here are some ideas to better handle this somewhat frequent problem.

The arbitrary…

Let’s keep in mind the 3 parameters of projects: any project can be represented as a triangle which summits are time, costs and contents. To freeze or force one of the summits often implies sacrifices on one of the other two.

Thus, fixing a completion date in an arbitrary manner can lead the project team to try to reduce the contents (the scope) to fit the timeframe. It can also drive costs up with the use of more resources to reach by all means the time target either with more resources, or superior skills or more expensive ones due to time pressure (reduced negotiation position) or all three. Naturally, these changes should generate the necessary discussions with sponsors and stakeholders to reach an agreement. If the compulsory date is absolutely unrealistic, it is of the duty of the project manager to pull the alarm bell and even consider refusing the project (must read: « Code of Ethics and Professional Conduct » of  PMI).

On the sponsors’ side, it is necessary to be capable (I would even say that it is a duty) to explain the reasons behind the forced dates. These reasons can very well be valid and the project team, once it will have integrated them, will be motivated all the more to reach them.

A real life example was the implementation of a new accounting system at a big multinational firm. The sponsor of the team dedicated the necessary time to explain to all the stakeholders, project teams, future users, and management, the necessity of a launch of the new processes and application software on January 1st. Any delay would have caused big difficulties in data conversion and reconciliation at any other time during the year, i.e. additional pain for each person… The whole company was mobilized from then on; the deployment took place in time and was a success.

Rough estimates

There are many more or less scientific estimation techniques. The most wide-spread are the analog, parametric, intuitive methods or the experts’ advice, and « Bottom-Up ». Without going into too much details in this article, by analogy is about comparing a future project to similar already realized projects and extrapolating the estimates from this base. For example, if I have already implemented a software package in country X and I have to deploy the same product in country Y which of comparable size and complexity. I consider by analogy that the cost and the timeline for country Y will be sensibly the same as country X. The parametric method focuses at a high level at defining parameters that will allow estimating duration, efforts and costs. This is often used in Information Technology with parameters such as the number of screens, lines of code, interfaces between systems, and the other « Function Points » … The intuitive method is as its name indicates based on the personal appreciation of the estimator and it is mainly used to get quickly an order of magnitude. It is particularly useful upstream to prioritize approaches and downstream to identify potential incoherencies in the results produced by more detailed methods. The experts’ advices are often used to rationalize intuitive results. The experts draw from their experience and skills to provide their best estimates. Finally, the  » Bottom-Up » method, more analytical requires much more detailed work at the level the deliverables of the project to estimate efforts, duration and costs. Generally, it is implemented via the Work Breakdown Structure of the project (WBS), and we try to estimate at the lowest level possible.

The best is to apply to several methods and compare the results.

Involvement of the team and the project manager

For the project to be successful, we will need that the team understands and signs off for the dates, even if imposed, as well as the effort estimates… If we take the example of Scrum in the software industry, at the beginning of each code development iteration (the Sprint), the members of the team often have the possibility of choosing themselves in the list prioritized by the customer (« product backlog ») which they take the commitment to realize over the period. They are completely engaged from then on with the task and the duration.

At minimum, the project manager must be able to be confident that he dates can be held in order to motivate his team on the duration, contents and quality.

Realistic and reachable plans

Realists for whom? First of all for the project team. As mentioned above, the project manager and his team are going to have to answer in a positive way the following questions: Will we succeed in delivering a product or a service that we we will be proud of in the allotted time? What sacrifices will it require and are we ready for these? Will we get the necessary support from our sponsors?

Maintaining a completion date in spite of the delays to start

This case is regrettably very frequent. The supplied estimates are correct and the end of September was reachable with January 1st start of the project. But, here we are, on March 9, and over the past three months sponsors and stakeholders hesitated, asked additional questions, did not manage to find time slots to meet…  Finally, they saw each other this morning and agreed: we have the green light, this is great news! And (not as good) we are asked to respect the end of September completion and the budget!!! It will sound familiar to you, I am quite sure. However, unless we had inflated extravagantly our estimates (by 30 %) or are able to cut into the deliverables/contents, it will be mission impossible. Increasing the number of resources in such a drastic way at short notice does not seem plausible. One of the practices to be used to avoid as much as possible this type of situation is to include a milestone in the project’s critical path for the approval of the project (Project Approval Milestone – PAM).  Then, express the next dates only as a matter of delays from this milestone date. For example, the analysis will be ended 2 months after the PAM, the design 4 months, the construction 8 months and the phase of test 9 months (PAM + 9 Months). I know, not easy in practice, but it is worth trying it.

Involvement of the customer

Is the date really convenient for the end customer? For example, to deliver a new booking system for a hotel just before peak season is probably not an excellent idea. Maybe would it be better to wait for the following quiet season and to enrich the features, or on the contrary, to minimize functionality to the bare minimum and deliver the system much faster? Also, in accounting some periods are to be avoided to deploy novelties: balance sheets, month end closure, invoicing runs, the tax declarations … It is thus advisable to make sure upfront of the relevance of forced dates coming from sponsors and stakeholders and not to assume that they are fully aware of the customers’ impact.

Resources

For a reason and another, totally independent from your will, it was not possible to you to recruit the resources in time: order forms blocked in purchases, slow controls by the recruiters, delays by certain managers to give the required skills to the project… Nevertheless the sponsors and the stakeholders are not willing to accept any delay!

In fact, they are probably right. It is our job as PM to anticipate, avoid or surmount this type of obstacles and to call upon sponsors to help remove any roadblocks before the project is negatively impacted.

Beware not to confuse good idea with project / Attention à ne pas confondre bonne idée et projet

I wrote the following article for Orange Business Live in English and French.

Beware not to confuse good idea with project: Ideas are immaterial and often vague but the « raison d’être » of the project does not suffer approximations…

Attention à ne pas confondre bonne idée et projet

10 minutes on your project with the big boss

I read an article written by Ty Kiisel that made me think about key things to have in mind when you get a chance to present your project to one or more senior executives.

His article is entitled « When Presenting to Stakeholders—You’ve Only Got About a Minute ».

Like Ty, I observed that a common trait of senior executives is that they’re often fighting for time. As a result, their attention span is quite limited and you better not waste the opportunity to address them when it arises. Having said that, everyone’s time is precious.  Time is something we get in very limited quantity when we come to birth. So, be concise, adapt your language to the other party, tease their interest, be specific…

All 10 tips proposed by Ty are certainly worth the lecture. I’d retain 3 as really key in my experience when it comes to presenting to senior executives and I would add one that I could not find in the list.

1. Big picture (personal addition): Remind them of the overall context of the project or issue that you want to discuss. Do not assume that they recall who you are or what your project is about. They have many things to juggle. So, start from the basics of how your project supports one or more of their strategic objectives for the company before diving into any detail. Then, provide a rapid overview of the project scope, investments, duration and key milestones. Position where you are at present against these.

2. Keep it simple: Be straightforward. Expose the facts and why their involvement is required.  Don’t overwhelm them with information, be concise, do not use jargon.  Doing otherwise would be a waste of time and they’ll think that you can’t synthesize a situation effectively or can’t express yourself intelligibly.

3. Always offer a solution: Offer a couple of options for a solution (but no more than 2). As pointed by Ty, there is no point in bringing up problems without potential solutions. They can decide between two solutions but it is your job to come up with well articulated options that highlight pros, cons, costs and project impact.

4. Specify the actions required of them: What exactly do you need from them? A memo or phone call to unlock a situation, more money, more time, more resources, arbitration, prioritization decision…

When Presenting to Stakeholders—You’ve Only Got About a Minute

I read an article written by Ty Kiisel that made me think about key things to have in mind when you get a chance to present your project to one or more senior executives. His article is entitled « When Presenting to Stakeholders—You’ve Only Got About a Minute ». (http://blogs.attask.com/blog/strategic-project-management/0/0/when-presenting-to-stakeholdersyouve-only-got-about-a-minute )

Ty is very correct that a common trait I observed with senior executives is that they’re often fighting for time. So, their attention span is quite limited and you need not to waste the opportunity to address them when you have one. Having said that, everyone’s time is precious.  Time is something we get in very limited quantity when we come to birth. So, be concise, adapt your language to the other party, tease their interest, be specific…

All 10 tips proposed by Ty are certainly interesting. I’d retain 3 as really key in my experience when it comes to presenting to senior executives and I would add one that I could not find in the list.

  1. Big picture (personal addition): Remind them of the overall context of the project or issue that you want to discuss with them. Do not assume that they recall who you are or what your project is about. They have many things to juggle. So, start from the outskirts of how your project supports one or more of their strategic objectives for the company before diving into any detail. Then, the project scope, investment, duration and key milestones. Position where you are at present against these.

  1. Keep it simple: Expose the facts and why their involvement is required in straightforward terms.  Don’t overwhelm them with information, be concise.  It would be a waste of time and they’ll think that can’t synthesize a situation effectively.

  1. Always offer a solution: Or a couple of options for a solution but no more than 2. There is no point in bringing up problems without potential solutions. They can decide between two solutions but it is your job to come up with well articulated proposals that highlight pros, cons, costs and project impact.

  1. Specify the actions required of them: What exactly do you need from them? A memo or phone call to unlock a situation, more money, more time, more resources, arbitration, prioritization decision…

10 minutes avec le grand chef pour parler de votre projet

J’ai lu un article de Ty Kiisel qui m’a fait penser aux quelques points à garder à l’esprit lorsque l’on a opportunité de présenter son projet à un ou plusieurs dirigeants.

L’article de Ty s’intitule: « When Presenting to Stakeholders—You’ve Only Got About a Minute ».

Comme Ty, j’ai pu apprécié que l’un des points communs des dirigeants est qu’ils ont très peu de temps. Aussi, leur temps d’attention pour notre projet est très limité et il vaut mieux ne pas gâcher l’opportunité de s’adresser directement à eux si elle se présente. Cela dit, le temps de tout un chacun est précieux. Le temps est une denrée qui nous est donnée en quantité limitée à notre naissance. Donc, soyons concis, adaptons notre propos à notre interlocuteur, attisons son intérêt, soyons précis…

Les 10 points proposés par Ty méritent d’être lus. J’en retiendrais 3 qui sont réellement primordiaux selon mon expérience et j’en ajouterais un que je n’ai pas trouvé dans la liste:

1. Vue d’ensemble (mon addition personnelle): Rappelons le contexte dans lequel s’insère notre projet. N’assumons pas qu’ils se souviennent de qui nous sommes ou l’objet de notre projet. Ils ont beaucoup de choses à gérer en parallèle. Démarrons par la manière dont notre projet supporte un ou plusieurs de leurs objectifs stratégiques avant d’entrer dans les détails. Poursuivons ensuite par un résumé du contenu, coûts, délais, et jalons majeurs du projet. Expliquons où nous en sommes par rapport à ceux-ci.

2. Faisons simple: Soyons directs. Exposons les faits et pourquoi leur implication est nécessaire. Ne les inondons pas d’informations, soyons concis, n’utilisons pas de jargon. Procéder autrement serait un gaspillage de temps et ils penseraient que nous sommes incapables de faire une synthèse efficace et de nous exprimer clairement.

3. Proposons des solutions: Offrons une ou deux options (mais pas plus). Comme Ty l’indique dans son article, il ne nous servirait à rien de présenter des problèmes sans proposition de solution. Ils savent décider entre deux solutions mais c’est notre responsabilité de présenter des options cohérentes et documentées qui mettent en évidence avantages, inconvénients, coûts et impacts sur le projet.

4. Soyons spécifiques sur ce que nous attendons d’eux: Un mémo ou un coup de fil pour débloquer une situation, plus d’argent, de temps, de ressources, un arbitrage, une décision sur les priorités…