quelques raisons de bien se préparer pour l’examen PMP

Personne ne commence à préparer une certification avec l’intention d’abandonner en cours de route. Et encore moins les chefs de projets qui sont par essence tenaces, bosseurs, prévoyants, et qui détestent l’échec. Et pourtant… lorsque j’évoque le sujet avec quelques uns de mes collègues du PMI® qui sont devenus formateurs en management de projet, ils mentionnent des taux d’abandon en cours de route assez significatifs. Alors, la question s’impose à nous, pourquoi? Et surtout, comment éviter cette perte de temps, si cela en est une, mais pas toujours comme nous le verrons plus loin.

les participants ne doivent pas sous estimer la difficulté

La certification PMP est relativement dure et difficile.
Péché d’orgueil? Le prétendant PMP est souvent déjà très expérimenté. Il a mené à bien pas mal de projets de tailles diverses et peut-être dans plusieurs sociétés et domaines différents. Il est certain de ces capacités, de ses compétences, de sa volonté, et ce n’est pas forcément un défaut. Le tout est de ne pas sous estimer la montagne de travail à exécuter pour bien se préparer. Mes propres souvenirs sont que c’est en effet l’un des tests les plus ardus que j’ai jamais pris. Bien sûr, il y aura toujours des personnes que les mises en garde laissent de marbre et qui penseront que les formateurs exagèrent. Par exemple, les participants qui ont été plutôt chanceux dans leurs formations initiales et auront par exemple fait des impasses réussies sur certains sujets ou matières, auront du mal avec la certification. Ils pourront aller jusqu’à se présenter au test la première fois en pensant qu’ils seront facilement capables de distinguer la réponse correcte dans un test à choix multiples. Ce n’est pas toujours le cas. Il y a très souvent au moins deux réponses plausibles ou possibles car PMI veut être certain que la personne comprend la différence entre ces réponses et choisit la meilleure des deux. Seule une préparation sérieuse vous permettra de faire ce bon choix.

les participants qui travaillent dans des organisations qui utilisent PMI partent avec un léger avantage, mais sauront-ils le conserver?

L’utilisation du PMBOK et des processus PMI dans votre organisation vous donne un avantage certain. Vous comprenez déjà combien et comment les processus de management de projet sont intégrés pour être efficaces. La société dans laquelle je travaillais lorsque j’ai passé l’examen PMP, la société internationale NCR, utilise les principes et processus de PMI. La formation m’a permis de formaliser cette connaissance pratique en y apportant des bases théoriques et d’explorer certains domaines que je connaissais moins bien comme les approvisionnements  et les contrats. Donc, si votre organisation suit déjà les processus et meilleures pratiques du PMBOK, vous avez acquis sans vous en rendre compte une bonne partie de la connaissance et pourrez répondre facilement à beaucoup de questions du test. Cela ne signifie pas que vous pouvez aller passer l’exam sans préparation ni travail. Cela ne signifie pas non plus qu’une personne ne peut pas apprendre ces processus si leur organisation ne les utilise pas quotidiennement. Si ce n’est pas le cas, il vous faudra simplement prendre le temps nécessaire et faire l’effort de comprendre pour devenir un expert des processus de management de projet proposés par PMI.

se doter d’un bon plan de travail

La plupart des étudiants qui ont passé le PMP vous diront qu’un plan de travail qui suit les divers processus du PMBOK et leurs définitions est fort utile. Comme il y pas mal de terrain à couvrir, il est particulièrement intéressant de prévoir au départ quand et comment voues évaluerez les progrès réalisés. Donc, il faut inclure des tests de pratique avec des questions qui sont semblables à celles de l’examen PMP. Si vous avez la chance de faire partie d’un groupe de personnes qui préparent ensemble l’examen, testez-vous les uns les autres. Cela vous motivera et renforcera vos liens avec vos condisciples. Les organismes de formation proposent également des jeux de questions de test. La partie la plus intéressante sur les cours en présentiel étant d’ailleurs la correction avec le professeur qui vous expliquera pourquoi seule la réponse qu’il vous donne était la bonne. Dans cette phase, ne cherchez pas à le contrer, cela ne présente aucun intérêt. Il faut au contraire ouvrir bien grand vos oreilles pour comprendre la logique du PMI. Les questions où vous aurez commis des erreurs en phase d’apprentissage peuvent devenir vos points forts le jour du vrai test. Un plan d’étude progressif devra vous permettre d’apprendre les cinq groupes de processus et neuf domaines de connaissance et de de vous rappeler de chacun d’entre eux, ce qui est impératif pour le test. Ce plan devrait aussi vous permettre de confirmer votre disponibilité et volonté de fournir les efforts nécessaires. Si ce n’est pas le cas, contentez-vous peut-être de bosser les secteurs dans lesquels vous avez le plus de lacunes pour trouver des bénéfices à court terme à votre formation sans pour autant aller jusqu’à l’examen.

à savoir, pendant le test

Le test à choix multiples de PMI vous donnera un scénario et demandera une réponse. La formulation de la question est très importante pour comprendre ce que l’examen cherche à savoir. Aussi, lisez la question attentivement plusieurs fois, au moins 3. Puis lisez bien les réponses proposées. Certaines longues questions de type scénario ne doivent pas vous de dérouter par la quantité d’informations et de données qui y ont été insérées, certaines utiles, d’autres pas. Pour ne pas se perdre, l’une des meilleures suggestions pour ces questions de scénario est de commencer par lire la question. Vous relèverez alors plus facilement les données les plus importantes du scénario à sa lecture. Ce qui vous permettra de trouver la réponse rapidement. Pratiquez avant le test pour que cela devienne un automatisme.

L’environnement de test peut être intimidant. J’ai, pour ma part, passé le test sous forme papier. Se retrouver dans une salle d’examen avec plusieurs dizaines d’autres candidats, un par table, sans aucun document, avec des surveillants et un temps chronométré (plus de 4 heures) est déroutant lorsque l’on a passé son dernier examen il y a plus de 15 ans. La certification sur PC est je pense moins intimidante de ce point de vue même si certains sites sont, je crois, équipés de caméra vidéos qui vous filmeront de A à Z pendant le test.

Il est parfaitement compréhensible que vous soyez nerveux en passant une certification de niveau international. Mais, honnêtement, la plupart des chefs de projet que je connais ont une excellente résistance au stress et si vous êtes bien préparés, vous n’échoueriez pas. Ceci n’est qu’un test après tout !

Et n’oubliez pas que c’est la préparation pour l’examen qui vous apporte réellement de la valeur (nouvelles compétences, bases théoriques, recul sur vos pratiques, processus répétables…), la certification est seulement une reconnaissance (éventuellement monnayable tout de même).

PMGS
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3 réflexions sur “quelques raisons de bien se préparer pour l’examen PMP

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