« Vouloir et souhaiter sont 2 choses très différentes. » Jonathan Friesen
Wishers and wanters Steve Keating
https://stevekeating.me/2026/01/25/wishers-and-wanters/
Il y a plusieurs années, j’assistais à une convention Dale Carnegie. J’étais entourée de centaines de personnes formidables venues du monde entier. La grande majorité des personnes présentes étaient d’excellents orateurs et les meilleurs des meilleurs délivraient des présentations à l’ensemble du public.
Je me souviens d’une présentation particulièrement incroyable où l’orateur jouait de la harpe TOUT en faisant une intervention sur un sujet totalement différent. J’ai dit à la personne assise à côté de moi que je voulais vraiment apprendre à jouer d’un instrument de musique.
Je n’avais jamais rencontré cette personne auparavant, donc j’ai été un peu surpris par sa réaction. Elle m’a dit : « Non, tu ne veux pas. » J’ai réitéré que je voulais vraiment, vraiment apprendre à jouer d’un instrument de musique. Elle a encore dit que non.
Elle m’a expliqué que, même si apparemment je « souhaitais » pouvoir jouer d’un instrument de musique, je n’en avais de toute évidence pas vraiment envie. Elle a ajouté que si je le voulais vraiment, je pourrais probablement déjà le faire. J’ai compris ce qu’elle voulait dire, mais j’étais quand même un peu agacé par cette personne qui me disait ce que je voulais ou pas.
Il a fallu longtemps avant que je comprenne vraiment le profond fossé psychologique et pratique entre un souhait et une volonté. Bien qu’ils commencent souvent au même endroit — une étincelle de désir — ils prennent des directions complètement différentes.
L’un vit dans l’imagination ; l’autre vit dans le calendrier.
La nature du souhait : passif et indolore
Un vœu est essentiellement un fantasme sans prix. Quand nous souhaitons quelque chose, nous nous concentrons entièrement sur le résultat sans réfléchir au processus.
Direction : Vers l’intérieur. C’est un rêve éveillé qui procure une dose temporaire de dopamine.
Le coût : Zéro. Souhaiter n’exige pas de sacrifice, de changement ni de risque d’échec.
Le langage : « J’espère », « Si seulement » ou « Ce serait bien si… »
Le piège : Souhaiter peut en fait devenir une forme de procrastination. Nous ressentons un sentiment d’accomplissement rien qu’en pensant à l’objectif, ce qui peut tromper notre cerveau en lui faisant se sentir satisfait sans jamais faire le premier pas.
La nature du vouloir : active et coûteuse
« Le vouloir assez pour le mériter » transforme un désir passif en engagement. À ce stade, vous n’êtes pas seulement amoureux du trophée ; Vous avez accepté la sueur, les matins de lever tôt et les revers inévitables.
Direction : Vers l’extérieur. Il passe de l’esprit à l’action physique.
Le coût : Élevé. Cela nécessite d’échanger vos ressources les plus précieuses : le temps, l’énergie et le confort.
Le langage : « Je vais le faire », « Je suis » et « Quelle est la prochaine étape ? »
Le filtre : C’est là que la plupart des gens s’arrêtent. Comme le dit le proverbe, « Tout le monde veut la médaille, mais peu veulent le processus. »
Le point pivot : la « décision »
La différence entre les deux se résume généralement à un unique moment d’honnêteté. Pour passer du désir au vouloir, il faut se demander : « Suis-je prêt à supporter les parties ‘ennuyeuses’ de cet objectif ? »
Si vous souhaitez être écrivain, vous appréciez l’idée d’un livre terminé.
Si vous voulez mériter le titre d’écrivain, vous appréciez (ou du moins tolérez) l’acte de vous asseoir sur une chaise et d’écrire alors que vous préféreriez faire autre chose.
« Un but sans plan n’est qu’un souhait. » — Antoine de Saint-Exupéry
Souhaiter est un excellent point de départ — c’est le « pourquoi ». Mais l’atteindre, c’est le « comment ».
Le monde est rempli de personnes qui souhaitent le changement ; Il ne bouge que par celles qui décident d’en payer le prix.