Nous avons tendance à gaspiller trop de temps sur des sujets insignifiants et laisser trop peu de temps à la substance importante.
La loi de futilité de Parkinson est l’observation selon laquelle les organisations donnent une importance disproportionnée à des questions futiles. Parkinson a pris l’exemple imaginaire d’un comité discutant d’un projet de réacteur nucléaire et dépensant la majorité de son temps à discuter de problèmes plutôt mineurs mais relativement faciles à appréhender comme le type de matériau à utiliser pour l’abri à vélos du personnel (le bikeshedding) alors qu’il néglige la conception même du réacteur, tâche plus compliquée et difficile, et surtout bien plus critique.

En quoi sommes-nous concernés dans nos projets ?
Les choses les plus basiques et les moins utiles d’un projet font parfois l’objet de longues discussions, du fait qu’elles sont comprises de tous et donc faciles à traiter, au détriment des éléments plus importants et complexes. Il semble que chacun ait un avis primordial sur le sujet et ait impérativement besoin d’avoir voix au chapitre.
Pour cette raison, la discussion s’éternise et consomme bien plus de temps qu’elle ne le devrait.
Comment éviter le plus possible ce travers ?
Celui-ci se manifeste souvent dans les réunions de projets. Les 1-2 premiers sujets prennent plus longtemps que nécessaire, ne laissant plus assez de temps pour le reste des items. Idem pour les daily stand-up où une ou deux personnes « bavardes » peuvent consommer tout le temps disponible au détriment des autres. Un ordre du jour bien pensé et donc priorisé peut aider à éviter ce phénomène ennuyeux. De plus, maintenant que vous savez ce qu’est le bikeshedding, vous pouvez en être plus conscient et le reconnaitre rapidement : “J’apprécie la passion de notre groupe pour ce sujet. Cependant, notre temps serait mieux utilisé en passant au sujet suivant…”
Ce biais peut-il nous être utile ?
Si vous vous assurez que les objectifs du groupe soient clairs et surtout que vous allez ensemble accomplir quelque chose de bien spécifique, vous avez d’emblée plus de chances de réussir. Si vous priorisez bien les sujets et leur allouez des durées spécifiques, puis gérez bien le temps, les discussions seront plus productives.
Pour aller plus loin sur le sujet, lisez ce billet de Leigh Espy « How to handle Bikeshedding: Parkinson’s Law of Triviality »

Ma maman, qui a toujours été très impliquée dans des associations et des comités, me racontait souvent comment les réunions partaient en vrille sur des détails insignifiants : la couleur des flyers, la police de caractère du bulletin… pendant que les vrais sujets importants (budget, stratégie) passaient à la trappe en 5 minutes ! Cet article sur le biais cognitif bikeshedding (ou loi de futilité de Parkinson) m’a fait sourire jaune : c’est exactement ça ! On passe des heures sur l’abri à vélos au lieu du réacteur nucléaire… Résultat : perte de productivité, réunions interminables et frustration générale. Depuis qu’on a pris conscience de ce piège, on essaie d’être plus vigilants : ordre du jour clair, timer sur les points, recentrage rapide. Et pour garder la concentration et réduire le stress de ces discussions sans fin, ma maman prend maintenant des compléments alimentaires naturels qui aident à la concentration, à la gestion du stress et à la clarté mentale : adaptogènes, rhodiola, ashwagandha, ginkgo, magnésium… J’ai trouvé une super marque therapinov avec des formules clean (resvératrol, lutéine, etc.) qui nous aident vraiment au quotidien. Merci pour cet article super clair qui rappelle qu’on peut tous lutter contre ces biais cognitifs pour des réunions plus efficaces et une meilleure gestion du temps. Courage à tous ceux qui galèrent avec ça !
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