Créez l’habitude de ne pas toujours être occupés

Un des problèmes les plus fréquents chez les gens est le sentiment de toujours être occupés.

Creating the Habit of Not Being Busy

https://zenhabits.net/not-busy/  par Léo Babauta

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Et ensuite cela devient une rationalisation : je ne peux pas respecter mes engagements parce que je suis trop occupé ! Je ne peux pas être avec ma famille ou mes amis parce que je suis trop occupé. Je ne peux pas faire de l’exercice physique, méditer, arrêter pour aller dormir, ou prendre du temps pour la solitude et la déconnexion… parce que je suis trop occupé.

La plupart d’entre nous ont utilisé cette rationalisation du “trop occupé”, parce que cela semble très réel. Nous ressentons comme absolument vrai que nous sommes trop occupés. Et il y a un corollaire à cela : si nous voulons être moins occupés, nous devons finir tout notre travail avant (et être plus occupés pendant cette période).

Est-ce vrai ? Ou pouvons-nous développer une habitude de pas être pas occupés, même avec la même charge de travail ?

Allons au cœur de cette habitude du « toujours occupé » et inversons-la ensuite complètement.

L’habitude du « toujours occupé »

C’est un peu compliqué, parce qu’il y a un certain nombre de composants à cette habitude du « toujours occupé »

#1 – La tendance à dire oui, à en prendre trop et à nous sur-engager.

Man holding stack of paperwork with hand on calculator with longJ’en suis coupable comme la plupart d’entre nous. J’ai travaillé dur pour changer, parce que cela nuit à ma mission et aux personnes autour de moi. Nous le faisons souvent parce que nous sommes excessivement optimistes sur combien nous pouvons réellement faire. Parfois, c’est parce que nous avons juste des difficultés à dire non. Nous nous inquiétons de ce qui arrivera si nous ne disons pas oui. Cela nous nuit. Engagez-vous à moins, mais soyez encore plus engagés.

#2 – La tendance à passer d’une chose à l’autre rapidement, restant toujours occupé.

Même si nous avons une quantité gérable de choses à faire et ne nous sommes pas sur-engagés comme des dingues… nous allons probablement continuer à nous démener toute la journée, nous tenant toujours occupés. C’est juste une habitude mentale. Il s’agit de se précipiter pour avancer et passer à la chose suivante, voulant que la chose actuelle soit terminée.

#3 – Un manque de connexion entre la tâche et quoi que ce soit de significatif.

La plupart du temps, nous faisons des tâches juste pour qu’elles soient faites. Parce qu’il y a une date limite, parce que d’autres l’attendent, ou simplement parce qu’elles sont dans notre liste de tâches et nous voulons tout cocher.

Mais cela ne semble pas très significatif et nous fait ressembler à un hamster dans une roue, faisant tourner la roue sans arriver où que ce soit. Au lieu de cela, nous pouvons connecter chaque tâche à quelque chose de significatif et lui donner l’attention qu’elle mérite. C’est une façon complètement différente de travailler par rapport à notre course habituelle pour cocher des cases.

#4 – Nous avons peur de ne plus pouvoir payer les factures ou garder notre job ou rendre les autres heureux si nous ne faisons pas tout.

Il y une sorte de crainte qui nous incite à être occupés. Nous pourrions être inquiets sur nos finances, ou la perte du respect d’autres personnes. Et bien qu’il soit compréhensible de s’inquiéter de ces choses, elles endommagent notre capacité à nous concentrer. Et elles nous font en faire trop. Il vaudrait mieux, au lieu de cela, de nous concentrer sur les choses qui ont l’impact le plus fort. Ainsi,  nous pourrions toujours faire des choses, mais sans être aussi follement occupés. Et oublier la petite voix intérieure qui chuchote à notre oreille.

#5 – La tendance à remettre à plus tard les tâches qui font peur.

Nous nous maintenons occupés pour que nous n’ayons pas à nous concentrer sur des tâches effrayantes d’impact beaucoup plus élevé. Elles sont difficiles ! Alors, nous faisons les tâches courantes et restons dans l’habitude de toujours nous précipiter, ainsi, nous n’aurons pas à ressentir la crainte de faire des tâches ardues, qui font un peu peur. Bien sûr, il vaudrait mieux nous concentrer sur ces tâches intimidantes si elles sont vraiment si importantes.

OK, avec tout ceci, allons-nous nous laisser intimider et renoncer, ou pouvons-nous trouver une nouvelle voie ? Je dis que nous trouvons une nouvelle voie!

Une façon plus concentrée et porteuse de sens de travailler

Imaginons un scénario où vous réalisez des choses, mais avec focus et calme, ne vous précipitant pas, mais étant entièrement présents. Avec un sentiment de but et de sens. Accomplissant des choses importantes même si elles font un peu peur.

C’est ce que nous recherchons tout en sachant que nous n’allons pas toujours atteindre cet idéal. alors, comment y parvenir ?

Il existe un certain nombre d’antidotes à nos tendances habituelles, mais l’idée n’est pas de nous laisser nous engager dans nos tendances habituelles. Nous devons intentionnellement en changer.

Voici les antidotes

Antidote 1 – Donnez la priorité aux tâches à fort impact.

Au lieu de courir faire de petites tâches et répondre et exécuter la routine… Pouvez-vous vous concentrer sur les tâches qui importent vraiment ? Elles ont tendance à être les tâches plus intimidantes que vous évitez. Elles ont aussi tendance à avoir un impact plus grand sur les résultats, sur les projets qui importent, sur notre carrière, le business et les objectifs.

Donc, prenez l’habitude d’identifier ces tâches à fort impact et attelez-vous à celles-ci la majeure partie de votre temps. 80 % du temps, si possible. Vous devrez toujours faire de la place pour le travail administratif et les messages/emails, mais autant que possible, vous devriez lâcher ou dire non aux tâches que vous n’avez pas absolument besoin de faire, déléguant celles-ci à d’autres qui peuvent les faire et remettre à plus tard les tâches qui ne doivent pas impérativement être faites aujourd’hui. Au lieu de cela, vous pouvez vous concentrer sur les tâches d’impact élevé.

Antidote 2 – Connectez-les à leur sens.

Comme vous choisissez chaque tâche, rappelez-vous pourquoi elle importe. Qu’est-ce qui est significatif dans cette tâche ? A qui sert-elle ? Pourquoi vous en souciez-vous ? Pour moi, c’est me souvenir que je me soucie des gens qui en bénéficieront car ils sont plus importants que mon petit inconfort et que ma personne.

Créez cette connexion au sens quand vous choisissez la tâche et la commencez. Voyez combien de temps vous pouvez rester connectés à ce sens comme vous exécutez la tâche et continuez à y revenir quand vous l’oubliez. Pour ma part, cette connexion au sens me semble relancer les battements de mon cœur à chaque fois que j’y reviens.

Antidote 3 – Concentrez-vous sur une petite tâche à la fois.

Vous pouvez seulement vraiment faire une tâche à la fois. Et pourtant, votre cerveau est dispersé sur plusieurs que nous ne ferez pas tout de suite. Donner à une chose sa pleine et entière attention signifie que vous lâchez toutes les autres choses vous devez faire, pour l’instant, et vous recentrez juste entièrement ici avec cette tâche spécifique. minuteurRemarquez que j’ai dit “une petite tâche” à la fois. Si une tâche vous parait trop intimidante, effrayante, accablante, cela vaut la peine de la décomposer en tâches plus petites. Par exemple, écrire juste la première page d’un rapport, ou seulement les premiers paragraphes. Faire juste les 5 premières minutes de quelque chose. Oui, vous pouvez passer aux 5 minutes suivantes après cela, mais accomplir ce petit premier pas signifie que vous pouvez entièrement vous concentrer sur ce que vous faites en ce moment au lieu d’entamer une tâche de 4 heures qui ne peut pas être complétée tout de suite.

Antidote 4 – Lâchez la petite voix dans votre tête pour vous concentrer.

Si vous ressentez de la crainte, honte, accablement, inquiétude, souci… c’est tout à fait naturel. Laissez-vous ressentir pleinement ces sensations pendant un instant. Puis, regardez si vous pouvez lâcher cette histoire qui cause la crainte. Quelle histoire vous racontez-vous dans votre tête qui vous fait avoir peur ? “Je ne peux pas le terminer dans les délais que je me suis donné” ou “Ils vont tous penser que c’est épouvantable” ou “Si je ne fais pas tout dans ma liste de tâches, je perdrai leur respect.” Ces idées ne sont pas nécessairement des histoires erronées, mais elles vous blessent peu importe à quel point elles sont vraies. Ces histoires nous empêchent d’être dans le présent, nous incitant au lieu de cela à penser à d’autres choses. Ces histoires ajoutent la crainte et l’inquiétude à notre expérience, ce qui rend plus difficile de nous concentrer. Considérez cette histoire comme une bulle de savon que vous pouvez juste faire exploser d’un coup sec ! Et elle est partie. Soyez présents maintenant et concentrez-vous sur la petite tâche qui vous attend, sans ressasser cette idée dans votre tête. C’est un endroit de paix, un endroit de focus.

Antidote 5 – Concentrez-vous en pleine présence, gratitude et sens.

Maintenant vous êtes ici sans votre histoire mentale, en un endroit de signification, de pleine présence et vous vous concentrez sur une petite tâche simple qui est importante. Pouvez-vous sentir la gratitude dans ce focus ? Pouvez-vous être entièrement présents avec la tâche ? Pouvez-vous sentir le sens ? Cela nécessite une tonne de pratique, bien sûr. Mais il cela en vaut la peine.

Parlons de comment pratiquer cela, parce que sans pratique, c’est juste une fournée de mots.

Mettons cela en pratique ensemble

Le mot clef pour moi est « se souvenir ». Nous pouvons pratiquer ce mode différent de travail, de façon d’être …, mais si nous ne nous souvenons pas, nous ne pouvons pas pratiquer.

Ainsi, comment nous souvenons-nous ?

Cela devient plus facile avec la pratique, bien sûr. Mais au commencement, nous devons nous donner un coup de pouce, aussi souvent que nous pouvons.

Cela aide d’avoir des rappels digitaux, mais selon mon expérience, les rappels physiques fonctionnent le mieux.

Par exemple, vous pourriez avoir plusieurs rappels physiques comme :

  • Une simple statuette sur votre bureau peut servir de rappel visuel.

    Une note avec juste quelques mots écrits sur celle-ci

  • Un calepin où vous écrivez vos tâches les plus importantes du jour
  • Une note sur l’écran d’attente de votre téléphone
  • Une petite statuette placée où vous la verrez
  • Une fleur sur votre bureau ou table basse
  • D’autres personnes dans votre maison ou au bureau qui peuvent vous le rappeler
  • Un rappel sur le fait d’être attentif sur votre ordinateur

A chaque fois que vous voyez ces rappels, il y a une tentation de les ignorer. Allez à l’encontre de cette tentation et prenez cette invitation à pratiquer avec sens, focus, gratitude, paix et pleine présence.

Pratiquez cela encore et encore, jusqu’à ce que cela devienne naturel. Jusqu’à ce que cela change la façon dont vous vivez.

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